Lu sur le site de l’ "Homme Nouveau" cet article rédigé par l’ Abbé Claude Barthe le 09 avril 2015 dans Rome :
"Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Müller a profité de divers entretiens occasionnés par sa venue en France en mars dernier, pour rappeler la doctrine intangible de l’Église. L’enseignement moral ne peut en effet être infléchi au gré de la pastorale.
En visite en France pour notamment présenter Jésus de Nazareth, le sixième volume des Œuvres complètes de Joseph Ratzinger (1), le cardinal Gerhard Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, en a profité pour revenir sur les questions soulevées par le Synode sur la famille, touchant principalement au lien entre dogmatique et pastoral. Ce qui n’est pas sans rappeler les tentatives du cardinal Alfredo Ottaviani, prédécesseur du cardinal Müller, il y a cinquante ans, face aux avancées progressistes lors des discussions conciliaires.
Des cardinaux bien reçus
Sauf que la situation n’est plus la même. Par exemple, la France catholique reçoit aujourd’hui à bras ouverts les cardinaux les plus romains, ce qu’elle n’eût pas fait à l’époque : Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, est venu présenter à Paris son livre d’entretiens avec Nicolas Diat :Dieu ou rien. Entretiens sur la foi. Les discussions synodales en forment l’arrière-fond. Pour le prélat africain, « il n’est pas possible d’imaginer une quelconque distorsion entre le magistère et la pastorale. L’idée qui consisterait à placer le magistère dans un bel écrin en le détachant de la pratique pastorale, qui pourrait évoluer au gré des circonstances, des modes et des passions, est une forme d’hérésie, une dangereuse pathologie schizophrène ».




