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Foi - Page 2

  • Saint Luc, évangéliste, patron des médecins, des sculpteurs et des peintres

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    Du blog "Christ Roi" :

    Patron des médecins, des sculpteurs et des peintres.

    Saint Luc l'évangéliste en peintre, Guerchin, 1562

    Saint Luc l'évangéliste en peintre, Guerchin, 1562

    Saint Luc, né à Antioche. On sait peu de chose de ses premières années ; on ignore si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive ; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée. (1)

    L'historien des débuts de la vie de l'Église

    Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut très habile médecin (Col 4,14), et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

    Il possédait une culture grecque vaste et une connaissance approfondie de la tradition et des observances juives, comme les observances alimentaires (Ac 10), le culte juif synagogal du sabbat à Antioche de Pisidie, composé de la lecture de la Loi et des Prophètes, et d'une parole d’exhortation qui est un commentaire homilétique de l'Écriture (Ac 13, 14-15).

    Dans son Évangile, il exposa avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné, en scribe de la miséricorde du Christ, et, dans les Actes des Apôtres, il se fit l'historien des débuts de la vie de l'Église jusqu'au premier séjour de saint Paul à Rome. (Martyrologe romain)

    On n'a pas connaissance dans l'Antiquité d'un païen aussi fin connaisseur du judaïsme et de la Septante. Une hypothèse récente établit que Luc viendrait de la mouvance des Craignant-Dieu, c'est-à-dire des païens attirés par le judaïsme et vivant dans son orbite. (2)

    La tradition chrétienne le considère comme l'auteur de l'Évangile qui porte son nom ainsi que des Actes des Apôtres. (3)

    Pentecôte

    Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce Jésus qui venait d'inaugurer sa vie publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il le vit, crut en sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : Que celui qui veut être mon disciple quitte tout et me suive, il suivit dès lors le Sauveur pas à pas dans ses courses apostoliques ; il fut témoin de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension, reçut le Saint-Esprit au Cénacle, le jour de la Pentecôte - ou envoi de l'Esprit-Saint sur les Apôtres que Luc affiche comme l'évènement fondateur de la Chrétienté - (Ac 1,13-14), et partit pour évangéliser Antioche, sa patrie.

    Plein d'enthousiasme pour le génie de saint Paul, Luc le prit pour son maître et se joignit à lui pour l'aider dans ses travaux ; il lui fut si fidèle, qu'il l'accompagna dans tous ses voyages et supporta patiemment avec lui fatigues, souffrances et persécutions. 

    Après la mort du grand apôtre, Luc continua son apostolat en Italie, dans les Gaules, la Dalmatie, la Macédoine. Il rédige en Grèce, sous l'inspiration de l'Esprit-Saint, ses deux ouvrages, l'Évangile qui porte son nom et les Actes des Apôtres.

    Son Évangile est surtout précieux par ses récits assez détaillés des mystères de l'Incarnation et de la Nativité du Sauveur, de l'Annonciation et de la Visitation. Les Actes des Apôtres servirent à faire disparaître beaucoup de mensonges qu'on répandait sur le christianisme naissant, et à confirmer les fidèles dans la foi.

    L'Évangile selon Luc + les Actes des Apôtres sont situés de manière habituelle dans les années 80, mais ils pourraient bien être aussi des années 60. L'Évangile selon Marc est situé autour des années 60 après l'avoir été autour des années 70, mais il pourrait bien être des années 50. L'Évangile selon Jean est situé autour des années 90, mais à cause de son caractère mystique et de certaines caractéristiques relevant de la topographie et de la chronologie il pourrait bien être des années 60." (4)

    Les Actes des Apôtres sont la suite de l'Évangile selon Luc. D'un point de vue historien, ils ont été considérés comme rapportant des récits sur l'histoire des origines du christianisme. Leur premier objectif pourrait avoir été de montrer aux disciples de Jésus que le message de Pierre et de Paul est tout aussi légitime que celui de Jacques le Juste si ce n'est plus et de présenter les apôtres Pierre et Paul comme les continuateurs principaux de l'oeuvre de leur maître, le Messie Jésus. (5)

    Cette oeuvre (Évangile selon Luc + Actes des Apôtres) attribuée à Luc, [...] présente l'activité religieuse du mouvement des disciples de Jésus à ses débuts." (6)

    Pour les exégètes, l'auteur "lucanien" expose comment Dieu se détourne d'Israël qui refuse le Messie pour adopter l'universalité du monde gréco-romain, tout en situant l'Église dans l'exacte continuité d'Israël, dans une volonté de tenir ensemble les Judéens qui accueillent Jésus-Messie et les Gréco-Romains "craignant Dieu". (7)

    Simon Claude Mimouni avance l'hypothèse que les élites judéennes disparues de certaines régions de la Diaspora romaine de langue grecque entre 70 et 135, voire après, consécutivement à la destruction du Temple de Jérusalem, "n'ont pas tout simplement adhéré au mouvement chrétien, [...] et n'existant plus désormais que comme chrétiennes. [...] Auquel cas, les Actes des Apôtres, quelques décennies plus tard auraient joué leur rôle auprès des Judéens de la Diaspora romaine." (8)

    Les autorités chrétiennes de la seconde moitié du IIe siècle (150-200) ont intégré l'Évangile selon Luc au corpus des Évangiles, en constituant ainsi le "premier canon dont le document de Muratori pourrait en être le témoin principal." (9)

    Saint-Luc-Evangeliste.jpg
    Saint Luc, Évangéliste

    Qui n'a entendu parler des Vierges peintes par saint Luc ?

    Un tableau de la Vierge Marie fut retrouvé à Jérusalem quelques années après sa mort : on considère que saint Luc en est l'auteur. (10)

    D'après une tradition, il aurait obtenu de Marie la grâce de faire son portrait [Selon la tradition, la représentation de "Notre-Dame du Perpétuel Secours" est tiré de ce premier dessin] ; le travail terminé, la Sainte Vierge l'aurait béni en disant : "Ma grâce sera toujours avec cette image."

    Les Madones de saint Luc sont vénérées en plusieurs lieux. 

    C'est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit: "Elle méditait toutes ces choses en son cœur", ce qui veut dire qu'avec amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l'a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la bonté de notre Père du ciel.(11)

    Luc répandit son sang pour la foi, à l'âge de 84 ans, soit dans le Péloponnèse, soit en Bithynie.

    Saint Luc, fêté le 18 octobre, dans Christine Barrely, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011. (12)

    Les peintres et les médecins le regardent comme leur patron.

    En France, l'Académie de Saint-Luc préfigurait avant la Révolution l'Académie des Beaux-Arts.

    Saint Luc est représenté accompagné ou symbolisé par un taureau. (13)

    Saint Luc, Évangéliste, Patron des médecins (Ier s.)

    "Je m’engage à suivre Luc, Saint Patron des soignants, en montrant par mon attention aux autres que le seul souhait du Sauveur est de nous guérir de notre mal intérieur par Sa Miséricorde pour pouvoir ainsi accéder au Royaume de l’amour éternel qui nous unit au Seigneur !" (Mgr JM LE GALL Twitter)(14)

    Saint Luc peignant la Madone, Andrea Delitio, 1477

    Saint Luc peignant la Madone, Andrea Delitio, 1477

    Sources : (1) l'Évangile au quotidien ; (2) Daniel Marguerat, Le Judaïsme synagogal dans les Actes des Apôtres, dans Les Judaïsmes dans tous leurs états, aux Ier – IIIe siècles (Les Judéens des Synagogues, les chrétiens et les rabbins), Actes du Colloque de Lausanne, 12 – 14 décembre 2012, publiés sous la direction de Claire Clivaz, Simon Claude Mimouni et Bernard Pouderon, Brepols 2015 , p. 182-184 ; (3) Wikipedia ; (4) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, Bayard, Italie 2018, p. 21 ; (5) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid.,, p. 88-90 ; (6) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p.  117 ; (7) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p. 103 ; (8) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p. 108 ; (9) Simon Claude Mimouni, Le Judaïsme ancien et les origines du christianisme, ibid., p. 99 ; (10) Priya Hemenway, Saints, Evergreen, Taschen 2007 p. 57 ; (11) Nominis ; (12) Christine Barrely, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 115 ; (13) Marguerite-Marie Thiollier, Dictionnaire des religions, Collection Marabout Université, Saint-Amand 1982, p. 222-223 ; (14) https://twitter.com/mgrjmlegall/status/1582236232255696896?s=20&t=6ZoGcFKqBt-pkUx0w-XwLw

  • Saint Luc et la Vierge Marie

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    Le site "Marie de Nazareth", très bien construit, analyse l'évangile de saint Luc (fêté ce 18 octobre) et la très riche information qu'il contient concernant la Vierge Marie :

    L'Evangile selon saint Luc et la Vierge Marie

    Saint Luc est celui qui parle le plus de la Vierge Marie : sur 152 versets du Nouveau Testament regardant la Vierge de Nazareth,  environ 90 sont en Luc (cliquer sur les liens pour accéder aux textes).

    Evangile selon St Luc

  • Le cardinal Semeraro béatifiera ce samedi à Ibiza vingt prêtres assassinés par haine de la foi en 1936.

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    D'InfoVaticana :

    Semeraro béatifiera ce samedi à Ibiza vingt prêtres assassinés par haine de la foi en 1936.

    Juan Torres et ses dix-neuf compagnons, âgés de 24 à 77 ans, sont décédés entre le 7 août et le 13 septembre 1936 ; dix-sept d’entre eux, au château de Dalt Vila.

    Le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les causes des saints, béatifiera Juan Torres Torres et dix-neuf de ses compagnons ce samedi 17 octobre à 11 h à la cathédrale d'Ibiza. Ces prêtres diocésains ont été assassinés par haine de la foi entre août et septembre 1936 sur le territoire du diocèse d'Ibiza. Le cardinal Semeraro présidera la cérémonie au nom de Léon XIV, qui a autorisé la promulgation du décret reconnaissant leur martyre le 18 juin. Selon le diocèse, il s'agira de la première béatification célébrée aux îles Baléares.

    Le diocèse entame aujourd'hui, vendredi, sa veillée par un pèlerinage sur les lieux de décès des nouveaux bienheureux. Mgr Vincent Ribas présidera une prière à 10h00 au château de Dalt Vila, aujourd'hui transformé en parador (hôtel d'État). Il priera ensuite à Sa Carrossa et à La Savina, sur l'île de Formentera, puis à 19h00 sur la place de l'église Sant Carles. À 20h30, il présidera les vêpres en l'église Santa Eulària. Dimanche 18, une messe d'action de grâce sera célébrée à la cathédrale. Les 24 et 25 octobre, des messes seront célébrées dans toutes les paroisses. Enfin, le 6 novembre, la fête liturgique des nouveaux bienheureux sera célébrée pour la première fois.

    Les vingt prêtres, âgés de 24 à 77 ans, périrent en un peu plus de cinq semaines, entre le 7 août et le 13 septembre 1936. Le premier à mourir fut Juan Torres Torres, qui donna son nom à la cause. Ordonné le 6 juin de cette année-là, il fut tué à La Savina le 7 août, puis son corps jeté à la mer. Il avait 24 ans. Le plus âgé du groupe, José Tur Bennassar, avait été ordonné en 1884 ; un demi-siècle sépare donc les deux ordinations. Le lendemain de la mort de Torres, l’intendant de Sant Carles, Antonio Tur Costa, et son père furent fusillés ; selon le diocèse, son frère fut également tué plus tard à Santa Eulària, simplement parce qu’il était son frère. Dix-sept des vingt furent assassinés au château de Dalt Vila le 13 septembre, date à laquelle le diocèse commémore leur mémoire chaque année.

    Parmi eux, Antonio Roig Guasch, économe de Sant Francesc Xavier à Formentera, fut emmené à Ibiza, contraint d'abjurer sa foi et de blasphémer, et mourut à Sa Carrossa en criant « Vive le Christ Roi ! ». L' évêque Ribas résuma alors la cause en une phrase : « Ils sont morts uniquement pour leur foi . » Trois des futurs bienheureux, Antonio Cardona Vingut, José Ramón Escandell et Mariano Roig Marí, figurent dans les registres de la Confrérie du Saint-Christ du Cimetière, fondée en 1890. Sa présidente, María de las Nieves Jiménez Bonet, déclara au même journal : « C'est une immense joie que trois personnes ayant appartenu à notre confrérie soient béatifiées . »

    La cause a été ouverte par l'évêque Vicente Juan Segura le 23 novembre 2008. La phase diocésaine s'est achevée le 12 juin 2015 et Rome a reconnu sa validité le 27 janvier 2017. Les conseillers historiques ont approuvé la Positio le 28 janvier 2025, les théologiens ont donné leur avis favorable un an plus tard, et les cardinaux et les évêques du Dicastère ont rendu leur jugement le 16 juin 2026, deux jours avant l'approbation du Pape. La procédure a débuté avec vingt et un noms. Le Dicastère a exclu Francisco Planells Tur car, selon le diocèse, les preuves recueillies ne permettaient pas d'atteindre la certitude morale requise. Le diocèse examine également les cas de onze laïcs et d'un groupe de jeunes de l'Action catholique de la paroisse Sant Jordi.

    Cette béatification intervient deux jours après la mise à jour des données du Bureau des causes des saints de la Conférence épiscopale concernant la persécution religieuse des années 1930 : selon El Debate , on compte 2 404 bienheureux, 11 saints et 3 040 cas de béatification encore à l’étude dans les diocèses, soit un total de 5 455, sans compter les cas en cours d’instruction ni ceux dont la cause n’a jamais été officiellement ouverte. Quatre-vingt-dix ans plus tard, ces vingt prêtres seront béatifiés dans la cathédrale du diocèse où ils ont exercé leur ministère, et non à Rome.


    Lire aussi

  • 100e dimanche mondial des missions (18 octobre) : le Vatican accorde une indulgence plénière

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    De kath.net/news :

    Dimanche des missions mondiales : le Vatican accorde une indulgence plénière

    17 octobre 2026

    Selon la Pénitencerie apostolique, la confession, la réception de la Sainte Communion et les prières pour la diffusion de l'Évangile et « pour les intentions du Saint-Père » sont nécessaires pour l'octroi de la dispense – l'Église célèbre le 100e Dimanche mondial des missions le 18 octobre.

    À l'occasion du centenaire de la Journée mondiale des missions, les fidèles ont la possibilité d'obtenir une indulgence plénière. Une notification en ce sens a été envoyée aux évêques par la Pénitencerie apostolique du Vatican, autorité compétente en la matière, quelques jours avant la Journée mondiale des missions, qui sera célébrée ce dimanche 18 octobre.

    Pour obtenir une indulgence plénière, les fidèles doivent communier le dimanche des Missions mondiales et prier pour la diffusion de l'Évangile dans le monde entier. De plus, la confession sacramentelle est requise dans les jours précédant ou suivant ce dimanche. Comme pour toute confession, elle doit être accompagnée d'une contrition sincère et d'une volonté de se repentir. Les fidèles doivent également réciter une prière aux intentions du Saint-Père, par exemple le Notre Père et le Je vous salue Marie. L'indulgence peut être obtenue pour soi-même ou pour les défunts.

    Selon la conception catholique, une indulgence est un signe de grâce qui libère des peines temporelles du péché. Dans le sacrement de la Réconciliation (confession), le pécheur repentant reçoit le pardon de ses péchés de Dieu après la confession. Cependant, l'expression théologique « peines temporelles du péché », dans ce contexte, ne signifie pas que Dieu pardonne les péchés puis inflige des sanctions pour les fautes et les omissions, à l'instar d'un tribunal séculier. Elle désigne plutôt les conséquences persistantes des péchés qui, bien que pardonnés par le sacrement de Pénitence, continuent de peser sur les personnes.

  • Les Statistiques de l'Église catholique 2026

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    Vatican - Les Statistiques de l'Église catholique 2026

    16 octobre 2026
     

    Cité du Vatican (Agence Fides) – Le nombre de catholiques dans le monde augmente et celui des prêtres recommence à croître, même si ce n’est que légèrement. En revanche, le nombre de religieuses et de séminaristes majeurs continue de diminuer, tandis que la contribution des missionnaires laïcs et des catéchistes se renforce.

    Voici quelques-unes des données qui ressortent du dossier sur les statistiques de l’Église catholique rédigé par l’Agence Fides à l’occasion de la 100e Journée Mondiale des Missions, qui sera célébrée le dimanche 18 octobre 2026 sur le thème « Un dans le Christ, unis dans la mission ».

    Derrière ces chiffres globaux se dessinent des situations différentes sur les cinq continents : l’Afrique enregistre la plus forte augmentation du nombre de baptisés et est le seul continent où l’on observe une hausse tant du nombre de religieuses que de grands séminaristes.

    Ce dossier, rédigé par Luca Mainoldi, rassemble et analyse les données tirées du dernier « Annuaire statistique de l’Église », publié cette année, et dresse un tableau de la présence catholique, des structures pastorales ainsi que des activités éducatives, sanitaires et sociales.

    Les données relatives à la population et aux baptisés se réfèrent au 30 juin 2024 ; les autres, au 31 décembre de la même année. Les variations indiquent la comparaison avec le recensement précédent, relatif à 2023.

    Les catholiques sont en augmentation sur tous les continents

    Au 30 juin 2024, la population recensée par l’Annuaire s’élevait à 7 995 573 000 personnes. Les catholiques étaient au nombre de 1 422 144 000, soit une augmentation de 16 690 000 par rapport à l’année précédente. Leur pourcentage au sein de la population mondiale reste de 17,8 %.

    La hausse du nombre de baptisés concerne tous les continents. La croissance la plus importante est enregistrée en Afrique, avec 7 580 000 catholiques supplémentaires, suivie par l’Amérique (+6 992 000), l’Asie (+968 000), l’Europe (+911 000) et l’Océanie (+239 000). En Europe, la hausse déjà observée lors du précédent recensement se confirme donc.

    Il y a plus de catholiques en Afrique qu'en Europe

    L'Amérique reste le continent comptant le plus grand nombre de catholiques : 678 869 000, soit 64 % de sa population. En Afrique, on dénombre 288 312 000 baptisés, un chiffre supérieur à celui de l'Europe, où l'on en compte 287 240 000. L’Asie, avec 156 166 000 catholiques, et l’Océanie, avec 11 557 000 suivent. La part des catholiques dans la population de chaque continent est de 19,9 % en Afrique, de 39,7 % en Europe, de 3,3 % en Asie et de 25,9 % en Océanie.

    Prêtres : une légère reprise, avec des différences selon les continents

    Pour la première fois en cinq ans, selon ce dossier, le nombre total de prêtres recommence à augmenter : ils sont 407 421, soit 425 de plus que lors du dernier recensement. Ce solde positif résulte de la hausse enregistrée en Afrique (+1 676), en Asie (+1 065) et en Amérique (+199), qui compense les baisses observées en Europe (-2 483) et en Océanie (-32). L'Amérique passe ainsi de la baisse enregistrée l'année précédente à une augmentation.

    Le nombre de prêtres diocésains s’élève à 279 238 (+496), tandis que celui des prêtres religieux recule à 128 183 (-71). Malgré la légère augmentation globale du clergé, le nombre moyen de catholiques par prêtre augmente également, passant à 3 491, soit 38 fidèles de plus que lors du recensement précédent. Ce ratio augmente en Amérique, en Europe et en Océanie, tandis qu’il diminue en Afrique et en Asie.

    On compte 5 525 évêques, soit une augmentation de 95 : 4 365 évêques diocésains et 1 160 évêques religieux. La croissance du nombre de diacres permanents se poursuit également, avec un total de 52 102 (+669), grâce notamment à des hausses en Amérique (+424) et en Europe (+236).

    Religieuses et séminaristes : la baisse mondiale se poursuit

    Le nombre de religieuses dans le monde s’élève à 580 131, soit une baisse de 9 292 par rapport au recensement de l’année précédente. L’Afrique est le seul continent à enregistrer une augmentation (+2 190). Les baisses concernent l’Europe (-6 473), l’Amérique (-4 432), l’Asie (-320) et l’Océanie (-257). Les religieux non prêtres sont quant à eux au nombre de 48 511 (-237) : leur nombre augmente en Afrique et en Asie, mais diminue sur les autres continents.

    Le nombre de séminaristes majeurs, diocésains et religieux, est également en baisse : il passe de 106 495 lors du recensement précédent à 103 604, soit une diminution de 2 891. La seule augmentation concerne l’Afrique (+786), où l’on compte 35 710 séminaristes majeurs. La baisse la plus importante est enregistrée en Asie (-2 733), suivie de l’Europe (-701), de l’Amérique (-227) et de l’Océanie (-16).

    Le nombre de séminaristes mineurs recule à 94 041 (-980). Dans ce cas, on observe une hausse en Afrique (+132) et en Océanie (+20), tandis qu’il diminue en Europe (-872), en Asie (-182) et en Amérique (-78).

    La contribution des missionnaires laïcs et des catéchistes ne cesse de croître

    Le dossier fait état d’une augmentation du nombre de missionnaires laïcs, qui s’élève à 463 079, soit 18 473 de plus que l’année précédente. Cette croissance se concentre principalement en Amérique (+20 492) ; des hausses sont également observées en Afrique et en Océanie, tandis que leur nombre diminue en Asie et en Europe.

    Le nombre de catéchistes s'élève à 2 889 336 (+22 370). Les hausses les plus importantes sont enregistrées en Amérique (+16 515) et en Asie (+13 616), auxquelles s'ajoute celle de l'Océanie (+48). En revanche, leur nombre diminue en Europe (-7 603) et, dans une moindre mesure, en Afrique (-206).

    Le monde compte 3 047 circonscriptions ecclésiastiques, soit six de plus que lors du dernier recensement. On dénombre au total 111 602 stations missionnaires : parmi celles-ci, 4 187 disposent d’un prêtre résident, tandis que 107 415 n’en ont pas. Par rapport à l’année précédente, les premières sont en augmentation (+987) et les secondes en diminution (-12 162).

    Le réseau éducatif, sanitaire et d'aide sociale

    Dans le domaine de l'éducation, les institutions et les structures de l'Église catholique gèrent 75 448 écoles maternelles, fréquentées par 7 480 373 élèves ; 103 666 écoles primaires, comptant 36 314 935 élèves ; et 51 810 établissements d'enseignement secondaire, comptant 20 340 808 élèves. À cela s’ajoutent 2 685 027 étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur et 4 091 087 dans les établissements universitaires rattachés à l’Église catholique. Par rapport au recensement précédent, le nombre d’écoles maternelles augmente, mais celui de leurs élèves diminue ; en revanche, tant le nombre d’établissements que celui des élèves de l’enseignement primaire sont en hausse. Dans l’enseignement secondaire, ces deux chiffres sont en baisse. L’Afrique accueille le plus grand nombre d’élèves des écoles primaires catholiques, avec 21 292 853 inscrits.

    Les établissements de santé, de bienfaisance et d’assistance sont au nombre de 101 110 au total. Ils comprennent 5 397 hôpitaux, 13 646 dispensaires, 468 léproseries, 16 263 maisons pour personnes âgées, malades chroniques et personnes handicapées, 8 138 orphelinats, 10 352 crèches, 10 624 centres de consultation conjugale, 3 194 centres d’éducation ou de rééducation sociale et 33 028 institutions d’autres types. L’Afrique compte le plus grand nombre d’hôpitaux et de dispensaires, tandis que l’Europe concentre la majeure partie des maisons pour personnes âgées, malades chroniques et personnes handicapées. Un réseau qui associe aux structures pastorales une présence quotidienne dans les domaines de l’éducation, des soins et de l’assistance.

    Le tableau concernant les circonscriptions placées sous la responsabilité du Dicastère pour l'Évangélisation indique que le nombre total de ces circonscriptions s'élève à 1 130.



    (Agence Fides 16/10/2026)

  • 1000 raisons de croire en Jésus; une enquête sans précédent

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    Vous avez été des centaines de milliers à lire Dieu, la science, les preuves sorti en 2021. Le livre approche aujourd’hui les 500 000 exemplaires vendus et vient de paraître aux États-Unis.

    L’ambition était grande : montrer, à partir de la physique, de la biologie et de la philosophie, que l’existence de Dieu n’est pas une croyance irrationnelle, mais la conclusion la plus raisonnable. 

    Mais une question, pourtant, restait en suspens. Ce Dieu, qui est-il ?

     C’est à cette question que nous avons consacré notre nouveau livre, 1000 raisons de croire en Jésus, qui sort aujourd'hui.

    Pendant trois années, un collectif d’experts a examiné des faits scientifiques, historiques, archéologiques, philosophiques et théologiques. Cette enquête explore les fondements de la foi chrétienne, jusqu’à sa « raison de croire » fondamentale : la Résurrection.

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    La question à laquelle nous voulons répondre traverse toute l’histoire humaine : Jésus-Christ est-il vraiment ressuscité ? Car si c’est le cas, cela change tout.

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    • la permanence de l’Église à travers les siècles,
    • la vie de milliers de saints,
    • les 2 400 apparitions mariales recensées à travers le monde,
    • les guérisons inexpliquées,
    • les miracles eucharistiques,
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    Merci de nous accompagner dans cette nouvelle enquête.
    L’équipe de 1000 raisons de croire

  • Saint-Pierre : un film documentaire dévoile les origines de la basilique

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    La contribution la plus insolite de ce film est la participation de Léon XIV, qui a accepté de se montrer devant les caméras © VATICAN MEDIA

    Saint-Pierre : un documentaire dévoile les origines de la basilique

    Avec la participation exceptionnelle de Léon XIV et de l’acteur Chris Pratt, le film explore les découvertes archéologiques autour du tombeau de l’apôtre.

    ZENIT — 16 octobre 2026

    (ZENIT News / Cité du Vatican, 13 octobre 2026) — Une chambre funéraire cachée sous la basilique Saint-Pierre, des découvertes archéologiques s’étalant sur plusieurs décennies et une apparition exceptionnelle du pape Léon XIV à l’écran sont au cœur d’un nouveau documentaire explorant les origines de l’un des lieux saints les plus importants de la chrétienté.

    Intitulé Pétros ení : À la découverte des origines, le film sera projeté en avant-première le 16 octobre au Festival du film de Rome, à l’approche du 400e anniversaire de la consécration de l’actuelle basilique Saint-Pierre.

    Pétros ení : À la découverte des origines

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    Réalisé par la cinéaste espagnole Paula Ortiz et écrit par Andrea Tornielli, directeur éditorial de Vatican Media, ce documentaire mêle recherche historique, archéologie et foi chrétienne.

    L’acteur américain Chris Pratt guide les spectateurs à travers ce récit, les emmenant dans la nécropole vaticane située sous la basilique, où le tombeau traditionnellement identifié comme celui de saint Pierre demeure inaccessible aux visiteurs.

    Cette production est une collaboration entre AF Films, Vatican Media et la Fabrique de Saint-Pierre, l’institution chargée de l’entretien de la basilique.

    L’apport le plus original du film réside dans la participation de Léon XIV, qui a accepté de témoigner devant les caméras pour évoquer l’importance de l’apôtre et la signification de sa sépulture sous l’église construite en son honneur.

    Son intervention offre une perspective papale contemporaine sur une histoire qui relie les débuts du christianisme à Rome à l’architecture monumentale qui domine aujourd’hui le paysage du Vatican.

    Pratt a décrit l’opportunité de travailler avec le Pape et le Vatican comme un honneur extraordinaire, exprimant sa gratitude pour la confiance et l’accès accordés à la production. Il a déclaré que l’histoire de saint Pierre demeure fondamentale pour la foi chrétienne et qu’il était heureux de contribuer à porter l’héritage de l’apôtre à l’écran.

    Le récit historique du documentaire commence avec Pierre lui-même : le pêcheur de Galilée à qui Jésus confia la direction de l’Église naissante et qui, selon la tradition chrétienne, fut martyrisé à Rome lors des persécutions de l’empereur Néron.

    La colline du Vatican devint peu à peu un lieu de pèlerinage et de dévotion, et les premiers chrétiens cherchèrent des sépultures près du tombeau de l’apôtre.

    Cette dévotion a fini par transformer le paysage. Au IVe siècle, l’empereur Constantin, premier empereur romain à se convertir au christianisme, ordonna la construction d’une basilique majeure sur le site funéraire.

    Pour permettre l’édification, une partie du versant de la colline du Vatican fut nivelée, et le site associé au tombeau de Pierre fut intégré à la structure. La basilique actuelle, dont la colonnade monumentale fut conçue par Gian Lorenzo Bernini, s’inscrit dans cette histoire bien plus ancienne de culte et de commémoration.

    Chris Pratt

    L’acteur américain Chris Pratt guide les spectateurs dans la nécropole vaticane située sous la basilique.

    Les fouilles archéologiques ont permis de mieux comprendre cette histoire. Le pape Pie XII a fortement soutenu les fouilles entreprises pendant la Seconde Guerre mondiale et, en 1950, il a annoncé officiellement la découverte du site identifié comme la sépulture de Pierre dans la nécropole vaticane.

    Les recherches se sont poursuivies, conduisant finalement le pape Paul VI à annoncer en 1968 que les ossements de l’apôtre avaient également été identifiés grâce à ce qu’il considérait comme des preuves convaincantes.

    Paul VI a décrit ces restes comme les rares mais sacrées reliques corporelles du Prince des Apôtres.

    Il est essentiel de distinguer l’identification d’un site funéraire de celle de restes humains pour comprendre cette découverte. Le documentaire s’appuie sur des témoignages historiques et des découvertes archéologiques pour expliquer la démarche des chercheurs, avec l’apport de l’expert Pietro Zander, consultant archéologique et spécialiste reconnu de la nécropole vaticane.

    Le film promet également des images inédites, offrant aux spectateurs un accès à des parties de l’ancien complexe funéraire habituellement dissimulées sous la basilique.

    Sa sortie coïncide avec l’anniversaire de la dédicace de l’actuelle basilique Saint-Pierre, le 18 novembre 1626, soit exactement quatre siècles avant l’anniversaire de 2026.

    https://fr.zenit.org/2026/10/16/244155/

  • À l'occasion de l'exécution de la Reine Marie-Antoinette; un regard chrétien sur le chemin qu'elle a suivi vers la vie éternelle

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    16 octobre 1793 : À l'occasion de l'exécution de la Reine Marie-Antoinette. Un regard chrétien Sur le chemin Qu'elle a suivi vers la vie éternelle.

    L'ancienne reine de France Marie-Antoinette a été exécutée le 16 octobre 1793. Après avoir été condamnée à la peine capitale pour haute trahison par le Tribunal révolutionnaire au petit matin, elle a été guillotinée à 12h15 sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde) à Paris. 

    Jeune femme légère et peu préparée à assumer le rôle de reine de France, on la retrouve à l’âge de 36 ans confrontée à des épreuves qu’aucune femme au monde ne devrait vivre. Elles vont profondément changer son âme. Son martyre (Exécution de son mari, séparation de ses enfants, abandon de ses amis, cancer, accusation d’inceste, faux témoignages et calomnies, condamnation à mort) permet de comprendre la notion théologique de « purgatoire » de la Terre.

  • Ignace d'Antioche : l'ardent désir d'union avec le Christ et de vie en Lui (17 octobre)

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    0201ignace2.jpgLors de l'audience générale du mercredi 14 mars 2007, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Ignace d'Antioche (vatican.va) :

    Chers frères et sœurs!

    Comme nous l'avons déjà fait mercredi, nous parlons des personnalités de l'Eglise naissante. La semaine dernière, nous avons parlé du Pape Clément I, troisième Successeur de saint Pierre. Aujourd'hui, nous parlons de saint Ignace, qui a été le troisième Evêque d'Antioche, de 70 à 107, date de son martyre. A cette époque, Rome, Alexandrie et Antioche étaient les trois grandes métropoles  de  l'empire  romain. Le Concile de Nicée parle de trois "primats":  celui de Rome, mais Alexandrie et Antioche également participent, d'une certaine manière, à un "primat". Saint Ignace était Evêque d'Antioche, qui se trouve aujourd'hui en Turquie. Là, à Antioche, comme nous l'apprenons des Actes des Apôtres, se développa une communauté chrétienne florissante:  le premier Evêque fut l'apôtre Pierre - c'est ce que nous rapporte la tradition - et là, "pour la première fois, les disciples reçurent le nom de chrétiens" (Ac 11, 26). Eusèbe de Césarée, un historien du IV siècle, consacre un chapitre entier de son Histoire ecclésiastique à la vie et à l'œuvre littéraire d'Ignace (3, 36). "De Syrie", écrit-il, "Ignace fut envoyé à Rome pour être livré en pâture aux bêtes sauvages, à cause du témoignage qu'il avait rendu du Christ. En accomplissant son voyage à travers l'Asie, sous la surveillance sévère des gardes" (qu'il appelle les "dix léopards" dans sa Lettre aux Romains, 5, 1), "dans toutes les villes où il s'arrêtait, à travers des prédications et des avertissements, il renforçait les Eglises; et surtout, il exhortait, avec la plus grande vigueur, à se garder des hérésies, qui commençaient alors à se multiplier, et recommandait de ne pas se détacher de la tradition apostolique". La première étape du voyage d'Ignace vers le martyre fut la ville de Smyrne, où était Evêque saint Polycarpe, disciple de saint Jean. Ici, Ignace écrivit quatre lettres, respectivement  aux  Eglises  d'Ephèse, de Magnésie, de Tralles et de Rome. "Parti de Smyrne", poursuit Eusèbe "Ignace arriva à Troade, et de là, envoya de nouvelles lettres":  deux aux Eglises de Philadelphie et de Smyrne, et une à l'Evêque Polycarpe. Eusèbe complète ainsi la liste des lettres, qui nous sont parvenues de l'Eglise du premier siècle comme un trésor précieux. En lisant ces textes, on sent la fraîcheur de la foi de la génération qui avait encore connu les Apôtres. On perçoit également dans ces lettres l'amour ardent d'un saint. Enfin, de Troade, le martyr arriva à Rome où, dans l'amphithéâtre Flavien, il fut livré aux bêtes féroces.

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  • Ignace d'Antioche (17 octobre) : "priez sans cesse"

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    Priez sans cesse (1 Th 5, 17) pour les autres hommes, car on peut espérer les voir arriver à Dieu par la conversion.

    Permettez-leur au moins d’être enseignés par vos actions. À leurs colères, vous, opposez la douceur, à leur vantardise l’humilité, à leurs blasphèmes les prières, à leurs erreurs la fermeté de la foi, à leur sauvagerie la civilité, sans chercher à les imiter.

    Soyons leurs frères par la bonté. Cherchons à être des imitateurs du Seigneur : qui davantage a subi l’injustice ? le dépouillement ? le mépris ? pour qu’aucune herbe du diable ne se trouve parmi vous, mais qu’en toute pureté et tempérance, vous demeuriez, de chair et d’esprit, en Jésus-Christ…

    Mieux vaut se taire et être que de parler sans être. Il est bon d’enseigner, si celui qui parle agit. Il n’y a donc qu’un seul enseignant, celui qui a dit et a fait (Ps 32, 9) et ce qu’il a fait dans le silence est digne de son Père. Celui qui possède véritablement la parole de Jésus peut entendre même son silence, afin d’être parfait, c’est-à-dire d’agir par sa parole et d’être reconnu par son silence.Rien n’échappe au Seigneur.

    Nos secrets mêmes sont près de lui. Faisons donc tout en nous souvenant qu’il habite en nous. Nous serons ainsi ses temples et il sera en nous notre Dieu, ce qu’il est en effet, et qui apparaîtra devant notre face si nous l’aimons selon ce qui est juste.

    Source : Ignace d’Antioche (fêté ce 17 octobre), Lettre aux Éphesiens, X et XV.

    Et aussi :

    «Soyez donc sourds quand on vous parle d’autre chose que de Jésus-Christ, de la race de David, [fils] de Marie, qui est véritablement né, qui a mangé et qui a bu, qui a été véritablement persécuté sous Ponce Pilate, qui a été véritablement crucifié et est morts, aux regards du ciel, de la terre et des enfers, qui est aussi véritablement ressuscité d’entre les morts. C’est son Père qui l’a ressuscité, et c’est lui aussi, [le Père], qui à sa ressemblance nous ressuscitera en Jésus-Christ, nous qui croyons en lui, en dehors de qui nous n’avons pas la vie véritable.»

    Ignace d’Antioche, Lettre aux Tralliens 9.1-2

    "...je mourrai de grand cœur pour Dieu, si vous ne m'en empêchez. Je vous en conjure, épargnez-moi une bienveillance intempestive. Laissez-moi devenir la pâture des bêtes : c'est par elles qu'il me sera donné d'arriver à Dieu. Je suis le froment de Dieu, et je suis moulu par la dent des bêtes, pour devenir le pain immaculé du Christ. Caressez-les plutôt, afin qu'elles soient mon tombeau, et qu'elles ne laissent rien subsister de mon corps . Les funérailles ne seront ainsi à charge à personne. C'est quand le monde ne verra même plus mon corps, que je serai un véritable disciple de Jésus-Christ. Priez le Christ de daigner faire de moi, par la dent des fauves, une victime pour Dieu. Je ne vous donne pas des ordres, comme Pierre et Paul : ils étaient des Apôtres, et moi je ne suis qu'un condamné, ils étaient libres, et moi, jusqu'à présent,  je suis esclave ; mais la mort fera de moi un affranchi de Jésus-Christ en qui je ressusciterai libre. Pour le moment j'apprends dans les fers à ne rien désirer."

    Extrait de son "épître aux Romains", http://missel.free.fr/

  • Saint Ignace d'Antioche (17 octobre)

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    images.jpg"Ignace fut envoyé de Syrie à Rome pour y être jeté en pâture aux bêtes féroces, à cause du témoignage qu’il avait rendu au Christ. Accomplissant son voyage à travers l’Asie mineure sous la surveillance sévère de gardes qu’il appelle « les dix léopards » (dans sa Lettre aux Romains, 5, 1), dans toutes les cités où il s’arrêtait il renforçait les Églises par ses prédications et ses admonitions ; surtout, il exhortait avec grande chaleur à se garder des hérésies qui commençaient alors à pulluler, et il recommandait de ne pas s’éloigner de la tradition apostolique." (Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique)

    "...je mourrai de grand cœur pour Dieu, si vous ne m'en empêchez. Je vous en conjure, épargnez-moi une bienveillance intempestive. Laissez-moi devenir la pâture des bêtes : c'est par elles qu'il me sera donné d'arriver à Dieu. Je suis le froment de Dieu, et je suis moulu par la dent des bêtes, pour devenir le pain immaculé du Christ. Caressez-les plutôt, afin qu'elles soient mon tombeau, et qu'elles ne laissent rien subsister de mon corps . Les funérailles ne seront ainsi à charge à personne. C'est quand le monde ne verra même plus mon corps, que je serai un véritable disciple de Jésus-Christ. Priez le Christ de daigner faire de moi, par la dent des fauves, une victime pour Dieu. Je ne vous donne pas des ordres, comme Pierre et Paul : ils étaient des Apôtres, et moi je ne suis qu'un condamné, ils étaient libres, et moi, jusqu'à présent,  je suis esclave ; mais la mort fera de moi un affranchi de Jésus-Christ en qui je ressusciterai libre. Pour le moment j'apprends dans les fers à ne rien désirer." (Extrait de son "épître aux Romains", http://missel.free.fr/)

  • Mgr Varden, après la rencontre sur Amoris Laetitia, plaide pour "l'exil sacramentel" des fidèles en situation irrégulière

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    D'InfoVatticana :

    Mgr Varden, après la rencontre sur Amoris Laetitia, plaide pour "l'exil sacramentel" des fidèles en situation irrégulière

    «C'est reconnu, pas relativisé.»

    Mgr Varden affirme que, d'après son expérience, les communautés catholiques gèrent généralement ces situations avec maturité. Pour les personnes vivant des relations non conventionnelles, soutient-il, il peut être libérateur de se trouver dans un environnement où cette situation est reconnue et non relativisée. Dans ce même environnement, elles sont accueillies avec une amitié chrétienne et peuvent contribuer à la vie communautaire.

    L’évêque cite en exemple de nombreux fidèles qu’il connaît et qui, « dimanche après dimanche », s’approchent pour recevoir une bénédiction au moment de la communion, « sachant qu’ils ne peuvent recevoir le sacrement, mais confiants en la miséricorde de Dieu à l’œuvre dans l’Église ». À ses yeux, cette fidélité fortifie la communauté et témoigne « du réalisme vivant du sacrement et de la vertu d’espérance ». Il conclut : « Un exil sacramentel vécu dans le temps peut préparer un joyeux retour à la maison ».

    Le Christ, écrit Mgr Varden, nous a donné ses « commandements rigoureux » pour nous éduquer et nous libérer de nous-mêmes. Son dessein, nous rappelle-t-il en citant la quatrième prière eucharistique, est que « nous ne vivions plus pour nous-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour nous ». L’objectif que tout homme doit viser, souligne-t-il, est toujours la vie nouvelle et divinisée, « et non une simple affirmation humaine, même si nous en avons tous besoin ».

    Une réunion axée sur la « fragilité »

    La réunion avait pour titre « Dix ans après Amoris Laetitia : Annoncer l’Évangile aux familles aujourd’hui ». Léon XIV l’a convoquée du 7 au 14 octobre avec les présidents des conférences épiscopales et les chefs des Églises orientales, et les participants ont travaillé en utilisant la « conversation dans l’Esprit », la méthode du Synode sur la synodalité.

    La session du lundi 12 a abordé la question des catholiques divorcés et remariés dans le contexte des situations familiales dites « fragiles ». Au cours de cette session, la théologienne Julie Hanlon Rubio a relaté le cas d'une femme âgée atteinte de démence qui refusait l'Eucharistie car son mari avait été remarié. Selon le magazine America , le cardinal Joseph Tobin a déclaré ce jour-là n'avoir entendu parler d'aucune personne souhaitant revenir aux pratiques antérieures à Amoris Laetitia .

    Le compte rendu de la réunion n'a pas été rendu public. Selon le père Giacomo Costa, c'est Léon XIV lui-même qui a demandé une rencontre privée pour examiner les documents et faire une déclaration après son hospitalisation.

    La controverse entourant l'exhortation du pape François s'est concentrée depuis 2016 sur la note 351. L'interprétation des évêques de la région pastorale de Buenos Aires a également joué un rôle, puisqu'ils ont admis l'accès à la Pénitence et à l'Eucharistie dans certains cas après une période de discernement accompagné. Familiaris Consortio , en revanche, a réaffirmé la pratique de ne pas admettre à la communion les catholiques divorcés et remariés.

    Le jour même de l'ouverture, Mgr Varden a publié sur son blog , Coram fratribus , des notes de lecture sur l'exhortation . Parmi elles figure le passage où François avertit que l'Église ne doit en aucun cas renoncer à proposer l'idéal plénier du mariage (n° 307). Dans son nouveau texte, il ne propose pas l'accès aux sacrements. Il décrit plutôt l'abstinence sacramentelle vécue comme un chemin de conversion et d'espérance.