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Foi - Page 2

  • Mois de juin, mois du Sacré Coeur

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    Mois de juin : mois du Sacré-Coeur

    Du Pape François :

    « Au mois de juin, la piété populaire nous fait prier avec plus de ferveur le Coeur Sacré de Jésus. Que ce Coeur miséricordieux vous enseigne à aimer sans rien demander en échange et qu’il vous soutienne dans les choix de la vie les plus difficiles. »

    Le pape a recommandé la prière au Coeur du Christ spécialement pour son ministère et pour tous les prêtres : « Priez-le aussi pour moi et pour mon ministère mais aussi pour tous les prêtres afin qu’il fortifie leur fidélité à l’appel du Seigneur. »

    « Je vous invite, pendant tout le mois de juin, à prier le Coeur de Jésus et à soutenir vos prêtres par votre proximité et votre affection de façon à ce que les prêtres soient l’image de ce Coeur plein d’amour miséricordieux. »

    Et en s’adressant aux jeunes, aux malades, et aux nouveaux mariés : « Puisez au Coeur de Jésus la nourriture et la boisson spirituelle de votre vie afin que, nourris du Christ vous soyez des personnes nouvelles, profondément transformées par cet amour divin. »

    « La fête du Sacré-Cœur nous rappelle que Dieu nous a aimés en premier : Lui nous attend toujours pour nous accueillir dans son cœur, dans son amour. »

    Pour le pape François, pape jésuite, « le cœur du Christ est le centre de la miséricorde » : il l’a rappelé aux prêtres à l’occasion de leur Jubilé de la miséricorde, le 2 juin 2016, à Sainte-Marie Majeure. Il leur a recommandé de lire l’encyclique de Pie XII « Haurietis Aquas » sur le Cœur du Christ. Il a souligné que « la miséricorde est une question de liberté », de cœur à cœur.

    L’encyclique de Pie XII a été publiée le 15 mai 1956. On peut la trouver en ligne en français dans la traduction du spécialiste du Cœur de Jésus qu’était le P. Edouard Glotin SJ en cliquant ici.

    « Chaque personne a besoin d'un "centre" à sa vie, d'une source de vérité et de bonté, à laquelle puiser dans l'approche de différentes situations et dans la fatigue quotidienne. Lorsqu'on se recueille en silence, chacun de nous a besoin de sentir non seulement le battement de son cœur, mais plus profondément, la pulsation d'une présence fiable, perceptible par les sens de la foi et cependant beaucoup plus réelle : la présence du Christ, cœur du monde. C'est pourquoi j'invite chacun à renouveler pendant le mois de juin sa dévotion au Cœur du Christ, en mettant également en valeur la prière traditionnelle d'offrande de la journée et gardant à l'esprit les intentions que je propose à toute l’Église. »

    Le pape a insisté, lors de son voyage en Equateur, le 9 juillet 2015, sur les fruits de la Consécration au Coeur du Christ – qui est un renouvellement de la grâce du baptême -, en disant: « Cela tournait dans ma tête et je priais. J’ai demandé à Dieu plusieurs fois dans la prière : « Qu’est-ce que ce peuple a de différent ? » Et ce matin, en priant, cela s’est imposé à moi : la consécration au Sacré-Cœur. Je pense que je dois vous le dire comme un message de Jésus. Toute cette richesse que vous avez, la richesse spirituelle de la piété, de la profondeur, viennent d’avoir eu le courage, en dépit de moments très difficiles, de consacrer la nation au Cœur du Christ, ce coeur divin et humain qui nous aime tant. (…) Et ensuite, quelques années après, la consécration au Cœur de Marie. N’oubliez pas que cette consécration est un jalon dans l’histoire du peuple de l’Équateur. Et à propos de cette consécration, je sens que cette grâce que vous avez, cette piété, cette chose qui vous rend différents, vous vient de là. »

  • Mois de juin, mois du Sacré-Coeur

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    Le Sacré-Coeur par Georges Rouault

    L'encyclopédie en ligne Wikipedia consacre une page détaillée au culte du Coeur sacré de Jésus que nous vous suggérons de consulter : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacr%C3%A9-C%C5%93ur.

    "Le mois de juin lui est consacré, mois pendant lequel a lieu la Fête du Sacré-Cœur qui est célébrée dans toute l'Église catholique romaine depuis 1856. Cette solennité est célébrée 19 jours après le dimanche de Pentecôte, soit un vendredi."

    La Belgique fut consacrée au Sacré-Coeur en 1868.

    Léon XIII introduisit cet Acte de Consécration du genre humain au Sacré-Coeur, qu'il était de coutume de réciter chaque premier vendredi du mois avant que le vent de l'aggiornamento post-conciliaire ne vienne balayer toutes ces dévotions "traditionnelles" :

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  • Liège, 6 juin : Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement

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  • Dimanche de la Sainte Trinité; la prière de la bienheureuse Elisabeth de la Trinité

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    Masaccio - La Trinité (détail) (Florence - S. Maria Novella)

    Elévation à la Sainte Trinité - de la bienheureuse Elisabeth de la Trinité

    PRIÈRE DE LA BIENHEUREUSE ÉLISABETH DE LA TRINITÉ 

    Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. 

    O mon Dieu, Trinité que j'adore,
    aidez-moi à m'oublier entièrement
    pour m'établir en vous, immobile et paisible
    comme si déjà mon âme était dans l'éternité!
    Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,
    ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte
    plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
    Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,
    votre demeure aimée et le lieu de votre repos;
    que je ne vous y laisse jamais seul,
    mais que je sois là tout entière,
    tout éveillée en ma foi, tout adorante,
    toute livrée à votre action créatrice.

    O mon Christ aimé crucifié par amour,
    je voudrais être une épouse pour votre cœur;
    je voudrais vous couvrir de gloire,
    je voudrais vous aimer...jusqu'à en mourir!
    Mais je sens mon impuissance et
    je Vous demande de me revêtir de Vous-même,
    d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme;
    de me submerger, de m'envahir, de Vous substituer à moi,
    afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie.
    Venez en moi comme Adorateur,
    comme Réparateur et comme Sauveur.

    O Verbe éternel, parole de mon Dieu,
    je veux passer ma vie à Vous écouter,
    je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de Vous;
    puis, à travers toutes les nuits, tous les vides,
    toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et
    demeurer sous votre grande lumière.
    O mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse
    plus sortir de votre rayonnement.

    O Feu consumant, Esprit d'amour,
    survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme
    comme une incarnation du Verbe;
    que je Lui sois une humanité de surcroît,
    en laquelle il renouvelle tout son mystère.

    Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature,
    ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel
    Vous avez mis toutes vos complaisances.

    O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,
    Solitude infinie, Immensité où je me perds,
    je me livre à Vous comme une proie;
    ensevelissez-vous en moi,
    pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant
    d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.

    Ainsi soit-il

  • Que soit bénie la sainte et indivisible Trinité (Introit du dimanche de la Sainte Trinité)

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    IN FESTO SANCTISSIMÆ TRINITATIS

    Ant. ad Introitum. Tob. 12, 6.
    Benedícta sit sancta Trínitas atque indivísa Unitas : confitébimur ei, quia fecit nobíscum misericórdiam suam.
    Bénie soit la sainte Trinité et son indivisible unité : glorifions-la, parce qu’elle a fait éclater sur nous sa miséricorde.

    Ps. 8, 2.
    Dómine, Dóminus noster, quam admirábile est nomen tuum in univérsa terra !
    Seigneur notre Maître, que votre nom est admirable dans toute la terre !

    V/. Glória Patri.

  • Homélie pour le Dimanche de la Sainte Trinité

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    Homélie pour le Dimanche de la Trinité

    par le Père Simon Noël osb (archive 2017) (source)

    Souvent nous devrions remercier le Seigneur dans notre prière de nous avoir faits chrétiens, de nous avoir donné la foi catholique, la connaissance de Dieu et de son mystère trinitaire. Oui, quel Dieu magnifique est le Dieu en lequel nous croyons : Dieu unique en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

    Dans la première lecture, Dieu se révèle comme un Dieu tendre et miséricordieux. Dieu avait dit, la première fois qu'il était apparu à Moïse, qu'il était Celui qui est. Cela veut dire que Dieu est le seul être qui existe par lui-même, qui soit éternel. Nous, nous existons parce que nous avons été créés, parce que nous avons été désirés par Dieu, parce que nous sommes aimés de Dieu. Dieu est non seulement l'être éternel, que nous devons adorer, mais il est aussi l'amour éternel, que nous devons aimer en retour et en qui nous devons avoir une totale confiance.

    C'est ce que saint Jean nous dit dans l'évangile : Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique. A l'origine, Dieu avait créé l'homme pour qu'il soit heureux sur la terre et qu'ensuite il jouisse de Dieu dans l'éternité. Mais l'homme a désobéi et s'est détourné de l'amitié divine. Le péché est entré dans le monde et avec lui la souffrance et la mort. Mais Dieu n'a pas rejeté l'homme. Il a envoyé son Fils, comme Sauveur, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais obtienne la vie éternelle.

    Beaucoup de gens croient que Dieu existe, mais Dieu reste tout de même un grand mystère. Pour nous, c'est Jésus qui nous a révélé le mystère de Dieu. Il nous a parlé de Dieu d'abord comme un Père, son propre Père à lui et aussi notre Père. Lui même s'est fait connaître comme étant le Fils. Puis il a promis la venue du Saint-Esprit. Ainsi Jésus nous a confirmé qu'il n'y a qu'un Dieu, mais que ce Dieu est Père, Fils, et Saint-Esprit. Une belle et vivante image du mystère divin est la rivière. Il y a d'abord la source, c'est la personne du Père. Ensuite la rivière qui naît perpétuellement de la source, c'est la personne du Fils. Enfin il y a le courant qui ne cesse de faire couler la rivière, c'est la personne de l'Esprit. Quant à l'eau, commune à la source, à la rivière et au courant, c'est l'unique nature ou substance divine, commune aux trois personnes. Un seul Dieu, trois personnes divines.

    Dans la deuxième lecture, saint Paul nous rappelle que la vie chrétienne doit être empreinte de joie, de paix et d'amour. La vie chrétienne est une vie qui se déroule au sein de la Trinité. C'est d'abord une vie dans la grâce du Seigneur Jésus-Christ. Parce qu'il est mort et ressuscité pour nous, le Christ nous a obtenu la grâce sanctifiante, et toutes les grâces actuelles dont nous avons besoin pour sauver notre âme et parvenir à la vie éternelle. La grâce sanctifiante fait de nous des enfants du Père, des membres du corps mystique de Jésus-Christ et des temples du Saint-Esprit.

    Ensuite Paul nous parle de l'amour du Père. Le Père est amour et cet amour demeure en nous par l'Esprit-Saint qui a été répandu dans nos cœurs. Le Père est à l'origine de tout ce que Dieu a fait pour nous et c'est par amour que Dieu a fait toutes choses. Le dessein éternel du Père est un dessein d'amour.

    Enfin, Paul nous souhaite la communion du Saint-Esprit. Par la communion eucharistique nous sommes remplis du Saint-Esprit, qui en Dieu est l'amour personnel du Père et du Fils. Cet amour nous met dans une communion intime avec les trois personnes de la Sainte Trinité. Il nous met aussi en communion les uns avec les autres et avec toute l’Église.

    Laissons-nous habiter par le mystère de la Sainte et indivisible Trinité. La Trinité au fond de notre cœur, c'est déjà le ciel sur la terre. Que la Vierge Marie, qui est la fille du Père, la mère du Fils et l'épouse du Saint-Esprit ne cesse de nous aider à grandir dans notre union aux trois personnes divines.
  • Un évêque italien exhorte les catholiques à évangéliser les musulmans

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    De sur The European Conservative :

    Un évêque italien exhorte les catholiques à évangéliser les musulmans

    L'évêque Antonio Suetta affirme que l'accueil des migrants musulmans devrait inclure une invitation à embrasser le christianisme.

     
    Un évêque catholique du nord de l'Italie a appelé les chrétiens à évangéliser activement les musulmans vivant en Europe, les avertissant qu'ils ne doivent pas « cacher » leur foi face à la montée des migrations et à la sécularisation.

    Dans une lettre pastorale publiée à l'occasion de la Pentecôte, l'évêque Antonio Suetta de Vintimille-San Remo a soutenu que l'accueil des migrants musulmans devait aller de pair avec la proclamation ouverte du christianisme, insistant sur le fait que le salut ne vient que par Jésus-Christ.

    La lettre, intitulée « Il n'y a pas de plus grand amour que celui-ci » , a été publiée en amont d'une nouvelle initiative diocésaine visant spécifiquement à établir des liens avec les musulmans vivant dans la région proche de la frontière française, une zone fortement touchée par l'immigration ces dernières années.

    S'inspirant de la célèbre rencontre de saint François d'Assise avec le sultan pendant les croisades, Suetta affirmait que les chrétiens devaient aborder les musulmans avec « charité » et « respect », mais sans pour autant abandonner le zèle missionnaire ni diluer l'enseignement catholique.

    L’évêque a insisté à plusieurs reprises sur le devoir des chrétiens de convertir les non-chrétiens, notamment les musulmans résidant en Europe. Tout en reconnaissant que les musulmans vénèrent un seul Dieu et partagent certaines valeurs morales avec les chrétiens, il a soutenu que l’islam et le christianisme présentent des conceptions de Dieu fondamentalement différentes.

    « Pour les chrétiens, Dieu est notre Père et, dans son essence, il est Amour », écrivait Suetta, opposant cela à ce qu’il décrivait comme la conception islamique d’un Dieu plus distant auquel l’homme doit se soumettre.

    Il a également mis en garde contre ce qu'il a décrit comme l'effondrement moral de la société occidentale laïque, affirmant que de nombreux migrants musulmans associent à tort l'immoralité moderne au christianisme lui-même.

    « Ce n’est que lorsqu’ils entrent en contact avec des chrétiens fidèles à leur foi qu’ils réalisent que la sécularisation est une corruption du christianisme », a écrit l’évêque.

    Suetta insistait sur le fait que la simple coexistence pacifique avec les musulmans ne suffisait pas, car les catholiques ont la responsabilité de partager ce qu'ils croient être la vérité de l'Évangile.

    Dans l'un des passages les plus percutants de sa lettre, il comparait l'évangélisation au fait de jeter une corde à quelqu'un qui se noie dans une rivière.

    « Si nous voyons quelqu’un emporté par le courant et que nous possédons une corde pour l’aider, ce serait une négligence grave de ne pas la lui lancer », a-t-il écrit.

    L'évêque a également fait valoir qu'éviter l'évangélisation par crainte d'offenser autrui reviendrait à trahir la mission même du christianisme.

    Dans le même temps, il a souligné que les efforts de conversion ne doivent jamais impliquer de coercition. L’évangélisation, a-t-il déclaré, doit se faire « avec douceur et respect », par le dialogue, la charité, la prière et le témoignage personnel.

    Le diocèse de Vintimille-San Remo a annoncé qu'à partir de l'année pastorale 2026-2027, il lancera des programmes de formation et des rencontres visant à aider les catholiques à mieux comprendre l'islam tout en renforçant leur confiance en leur propre foi.

    Suetta conclut en qualifiant l'évangélisation d'« acte de charité le plus élevé et le plus beau », exhortant les catholiques à prendre au sérieux le commandement du Christ de « faire des disciples de toutes les nations ».

     
    Nick Hallett est rédacteur adjoint pour europeanconservative.com. Il a auparavant travaillé comme journaliste pour Breitbart et comme rédacteur en chef du site web du Catholic Herald .
  • La prière de Jeanne à Domrémy (Péguy)

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    jeanne_d_arc.jpgAujourd'hui, nous célébrons la fête de Jeanne d'Arc qui appartient à l'Eglise universelle et non seulement à la France. Qui a mieux célébré Jeanne que Charles Péguy? C'est l'occasion, en ces temps de détresse où la grande pitié de l'Eglise nous accable et où le mal semble partout triompher de méditer cette prière de Jeanne à Domrémy (Le Mystère de la Charité de Jeanne d'Arc) :

    Ô mon Dieu si on voyait seulement le commencement de votre règne. Si on voyait seulement se lever le soleil de votre règne. Mais rien, jamais rien. Vous nous avez envoyé votre Fils, que vous aimiez tant, votre fils est venu, qui a tant souffert, et il est mort, et rien, jamais rien. Si on voyait poindre seulement le jour de votre règne. Et vous avez envoyé vos saints, vous les avez appelés chacun par leur nom, vos autres fils les saints, et vos filles les saintes, et vos saints sont venus, et vos saintes sont venues, et rien, jamais rien.

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  • Jeanne d'Arc, une figure de foi et d'amour (30 mai)

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    Le texte intégral du « panégyrique de Jeanne d’Arc » prononcé par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, le samedi 30 mai 2015 en la cathédrale Notre-Dame de Rouen. (source)

    Jeanne d'Arc, figure de foi et d'amour

    Le cardinal Vingt-Trois encourage les Français à redécouvrir la figure de sainte Jeanne d’Arc, dont la vie « fut d’abord une affaire de foi chrétienne », et qui a « fait la guerre par amour des gens opprimés par la violence et les destructions sauvages, amour de son roi et de son pays, amour même de ses ennemis qu’elle s’emploie à convaincre de se retirer avant le combat ».

    Dans le cadre des « Fêtes Jeanne d’Arc », le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, avait prononcé ce « panégyrique de Jeanne d’Arc » le samedi 30 mai 2015 en la cathédrale Notre-Dame de Rouen – ville où mourut la sainte.

    Dans une société de chrétiens « vivant comme si Dieu n’existait pas », la « leçon de Jeanne d’Arc » est nécessaire, a-t-il souligné : « Quand il aurait été si commode de se taire, d’oublier, voire de renier l’appel de Dieu, quand une simple abjuration semblait capable de lui sauver la vie, elle ne voulut connaître que la fidélité à Celui qui était son seul Seigneur. »

    Panégyrique de sainte Jeanne d’Arc, par le card. Vingt-Trois

    Le 30 mai 1431, après avoir été jugée par le tribunal ecclésiastique et avoir été livrée à la justice séculière des anglo-normands, Jeanne d’Arc fut brûlée vive à Rouen sur la Place du Vieux-Marché et ses cendres jetées à la Seine depuis le pont où nous lui avons rendu hommage ce matin. Un quart de siècle plus tard, la sentence fut rapportée et Jeanne d’Arc réhabilitée. Prise dans l’étau d’une guerre civile dont notre pays a malheureusement trop souvent éprouvé les dégâts, Jeanne d’Arc a très vite, -et pour longtemps-, symbolisé une figure du patriotisme et de l’unité nationale. Sa canonisation en 1920 s’inscrit aussi dans la reconnaissance de ce symbole.

    Cette canonisation a marqué un tournant dans les relations entre l’Église catholique et l’État français. Après les luttes passionnées qui avaient abouti à la loi de Séparation en 1905, les gouvernants des années vingt, héritiers politiques des grandes figures de la lutte anticléricale, n’ont pas hésité à prendre leur part de l’hommage rendu à Jeanne d’Arc. Au lieu d’ignorer, de combattre ou même d’interdire les solennités johanniques, ces gouvernants républicains trouvèrent plus utile à la société d’en faire une fête nationale et d’y associer étroitement l’État français lui-même. Le président de la République protestant, Gaston Doumergue n’hésita pas à présider personnellement en 1929 les fêtes johanniques à Orléans.

    Dans les mêmes années vingt, l’Action Française se taillait une réputation militante à coups d’agressions, verbales ou physiques. Se présentant comme le dernier rempart du nationalisme et la seule école du patriotisme, elle fustigeait l’invasion de la France par des vagues d’immigration et faisait monter la haine contre ceux qu’elle appelait les « métèques ». Elle tentait de récupérer la fête de Jeanne d’Arc, récemment canonisée, et d’en tirer une caution religieuse que son opposition déclarée à la hiérarchie catholique lui rendait d’ailleurs inaccessible.

    La laïcité de la République progressait mieux par l’inclusion des différences et leur gestion raisonnable que par l’interdit et l’exclusion des particularités. Ces gouvernants, sans renoncer à leurs convictions laïques, comprenaient que la force et la richesse d’une société dépendent plus de la vitalité de ses corps intermédiaires que de leur effacement, de leur marginalisation et moins encore de leur extinction. Leur laïcité était assez vigoureuse, -et peut-être, pour certains, était-elle devenue assez sereine !-, pour ne point trembler d’entretenir des relations publiques avec l’Église catholique.

    Il n’est pas anecdotique que Jeanne d’Arc fût l’occasion symbolique de cette nouvelle étape des relations entre l’État français et l’Église catholique. Sa figure héroïque était demeurée très vive dans la conscience collective. Les épreuves récentes et sanglantes de la Première Guerre mondiale pour la défense du territoire national donnaient à sa canonisation un ton d’authentique actualité dans une France où le patriotisme n’avait pas encore sombré dans la défaveur qui l’identifie trop commodément à un nationalisme étroit.

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  • Quand Paul VI professait la foi catholique

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    On célèbre aujourd'hui la mémoire de ce pape; l'occasion de se rappeler la belle Profession de foi" qu'il publia le 30 juin 1968.

    PAUL VI

    PROFESSION DE FOI (30 juin 1968)

            A la gloire du Dieu très saint et de Notre-Seigneur Jésus-Christ, confiant en l'aide de la Très Sainte Vierge Marie et des bienheureux apôtres Pierre et Paul, pour l'utilité et l'édification de l'Église, au nom de tous les pasteurs et de tous les fidèles, Nous prononçons maintenant cette profession de foi, dans la pleine communion spirituelle avec vous tous, chers frères et fils.

    UN SEUL DIEU, PERE, FILS ET SAINT-ESPRIT

            Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, créateur des choses visibles comme ce monde où s'écoule notre vie passagère, des choses invisibles comme les purs esprits qu'on nomme aussi les anges, et créateur en chaque homme de son âme spirituelle et immortelle.

            Nous croyons que ce Dieu unique est absolument un dans son essence infiniment sainte comme dans toutes ses perfections, dans sa toute-puissance, dans sa science infinie, dans sa providence, dans sa volonté et dans son amour. Il est Celui qui est comme il l'a révélé à Moise; et il est Amour, comme l'apôtre Jean nous l'enseigne : en sorte que ces deux a voulu se faire connaître à nous, et qui, "habitant noms, Être et Amour, expriment ineffablement la même divine réalité de Celui qui a voulu se faire connaître à nous, et qui, " habitant une lumière inaccessible ", est en lui-même au-dessus de tout nom, de toutes choses et de toute intelligence créée. Dieu seul peut nous en donner la connaissance juste et plénière en se révélant comme Père, Fils et Esprit-Saint, dont nous sommes par grâce appelés à partager, ici-bas dans l'obscurité de la foi et au-delà de la mort dans la lumière éternelle, l'éternelle vie. Les liens mutuels constituant éternellement les trois personnes, qui sont chacune le même être divin, sont la bienheureuse vie intime du Dieu trois fois saint infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine. Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l'unité de Dieu, bien qu'ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité.

            Nous croyons donc au Père qui engendre éternellement le Fils, au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils comme éternel amour. Ainsi en les trois personnes divines, coaeternae sibi et coaequales, surabondent et se consomment, dans la surexcellence et la gloire propres à l'être incréé, la vie et la béatitude de Dieu parfaitement un, et toujours " doit être vénérée l'unité dans la trinité et la trinité dans l'unité ".

    LE CHRIST, DIEU FAIT HOMME

            Nous croyons en Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu. Il est le verbe éternel, né du Père avant tous les siècles et consubstantiel au Père, homoousios to Patri, et par lui tout a été fait. Il s'est incarné par l'œuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s'est fait homme : égal donc au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l'humanité et un lui-même non par quelque impossible confusion des natures mais par l'unité de la personne.

            Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Il a annoncé et instauré le Royaume de Dieu et nous a fait en lui connaître le Père. Il nous a donné son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme -il nous a aimés. Il nous a enseigné la voie des béatitudes de l'Évangile : pauvreté en esprit, douceur, douleur supportée dans la patience, soif de la justice, miséricorde, pureté du cœur, volonté de paixpersécution endurée pour la justice.

            Il a souffert sous Ponce Pilate, Agneau de Dieu, portant sur lui les péchés, du monde, et il est mort pour nous sur la croix, nous sauvant par son sang rédempteur. Il a été enseveli et, de son propre pouvoir, il est ressuscité le troisième jour, nous élevant par sa résurrection à ce partage de la vie divine qu'est la vie de la grâce. Il est monté au ciel et il viendra de nouveau, en gloire cette fois, pour juger les vivants et les morts : chacun selon ses mérites - ceux qui ont répondu à l'amour et à la pitié de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu'au bout allant au feu qui ne s'éteint pas.

            Et son règne n'aura pas de fin.

    L'ESPRIT-SAINT ET LA VIERGE MARIE

            Nous croyons en l'Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Il nous a parlé par les prophètes, il nous a été envoyé par le Christ après sa résurrection et son Ascension auprès du Père; il illumine, vivifie, protège et conduit l’Église; il en purifie les membres s'ils ne se dérobent pas à la grâce. Son action, qui pénètre au plus intime de l’âme, rend l'homme capable de répondre à l'appel de Jésus : " Soyez parfaits comme votre Père céleste est Parfait " (Matth., 5, 48).

            Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu'en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d'une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures.

            Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes ; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l'égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.

            LE PECHE, LA CROIX ET LE BAPTEME

            Nous croyons qu'en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n'est pas celui où elle se trouvait d'abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l'homme ne connaissait ni le mal ni la mort. C'est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l'empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c'est en ce sens que chaque homme naît dans le péché.

            Nous tenons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, "non par imitation, mais par propagation", et qu'il est ainsi "propre à chacun".

            Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par la sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la Parole de l'Apôtres "là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé".

            Nous croyons à un seul baptême institué par Notre -Seigneur Jésus-Christ pour la rémission des péchés Le baptême doit être administré même aux petits enfants qui n'ont pu encore se rendre coupables d'aucun Péché personnel, afin que, nés privés de la grâce surnaturelle, ils renaissent "de l'eau et de l'Esprit-Saint" à la vie divine dans le Christ Jésus.

            L’ÉGLISE, EDIFIEE PAR JESUS-CHRIST

            Nous croyons à l'Église une, sainte, catholique et apostolique, édifiée par Jésus-Christ sur cette pierre qui est Pierre. Elle est le Corps mystique du Christ, à la fois société visible instituée avec des organes hiérarchiques et communauté spirituelle, l'Église terrestre; elle est le peuple de Dieu pérégrinant ici-bas et l'Église comblée des biens célestes; elle est le germe et les prémices du Royaume de Dieu, par lequel se continuent, au long de l'histoire humaine, l'œuvre et les douleurs de la Rédemption et qui aspire à son accomplissement parfait au-delà du temps dans la gloire.

            Au cours du temps, le Seigneur Jésus forme son Église par les sacrements qui émanent de sa plénitude. C'est par eux qu'elle rend ses membres participants au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, dans la grâce du Saint-Esprit qui lui donne vie et action. Elle est donc sainte, tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu'elle n'a elle-même d'autre vie que celle de la grâce : c'est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient; c'est en se soustrayant à sa vie qu'ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C'est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ces fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de ]'Esprit-Saint.

            Héritière des divines promesses et fille d'Abraham selon l'Esprit, par cet Israël dont elle garde avec amour les Écritures et dont elle vénère les patriarches et les prophètes; fondée sur les apôtres et transmettant de siècle en siècle leur parole toujours vivante et leurs pouvoirs de pasteurs dans le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui; perpétuellement assistée par le Saint-Esprit, elle a charge de garder, enseigner, expliquer et répandre la vérité que Dieu a révélée d'une manière encore voilée par les prophètes et pleinement par le Seigneur Jésus.

            Nous croyons tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise, et que l'Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. Nous croyons à l'infaillibilité dont jouit le successeur de Pierre quand il enseigne ex cathedra comme pasteur et docteur de tous les fidèles, et dont est assuré aussi le corps des évêques lorsqu'il exerce avec lui le magistère suprême.

            L'UNITE ET LA CATHOLICITE DE L'EGLISE

            Nous croyons que l'Église fondée par Jésus-Christ et pour laquelle il a prié est indéfectiblement une dans la foi, le culte et le lien de la communion hiérarchique. Au sein de cette Église la riche variété des rites liturgiques et la légitime diversité des patrimoines théologiques et spirituels et des disciplines particulières, loin de nuire à son unité, la manifestent davantage.

            Reconnaissant aussi l'existence, en dehors de l'organisme de l'Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l'unité catholique et croyant à l'action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l'amour de cette unité. Nous avons l'espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion de l'unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur.

            Nous croyons que l'Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l'Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l'Évangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l'influence de la grâce, s'efforcent d'accomplir sa volonté reconnue par les injonctions - de leur conscience, ceux-là, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut.

            LE CORPS ET LE SANG DU SEIGNEUR

            Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre représentant là personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l'ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son corps et en son sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d'apparaître à nos sens de la même façon qu'auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle.

            Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l'Église l'appelle d'une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit, pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d'exister après la consécration, en sorte que c'est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur J'a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associera l'unité de son Corps mystique.

            L'unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n'est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c'est pour nous un devoir très doux d'honorer et d'adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu'ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s'est rendu présent devant nous.

            ROYAUME DE DIEU ET CIVILISATION

            Nous confessons que le Royaume de Dieu commencé ici-bas en l'Église du Christ n'est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de la technique humaines, mais qu'elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l'amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes.

            Mais c'est ce même amour qui porte l'Église à se soucier constamment du vrai bien temporel des hommes. Ne cessant de rappeler à ses enfants qu'ils n'ont pas ici-bas de demeure permanente, elle les presse aussi de contribuer, chacun selon sa vocation et ses moyens, au bien de leur cité terrestre, de promouvoir la justice, la paix et la fraternité entre les hommes, de prodiguer leur aide à leurs frères, surtout aux plus pauvres et aux plus malheureux. L'intense sollicitude de l'Église, épouse du Christ, pour les nécessités des hommes, leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs efforts, n'est donc rien d'autre que son grand désir de leur être présente pour les illuminer de la lumière du Christ et les rassembler tous en lui, leur unique Sauveur. Elle ne peut signifier jamais que l'Église se conforme elle-même aux choses de ce monde, ni que diminue l'ardeur de l'attente de son Seigneur et du Royaume éternel.

            LES VIVANTS ET LES MORTS

            Nous croyons à la vie éternelle. Nous croyons que les âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ, soit qu'elles aient encore à être purifiées au purgatoire, soit que dès l'instant où elles quittent leur corps Jésus les prenne au paradis comme Il a fait pour le bon larron, sont le peuple de Dieu dans l'au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la résurrection où ces âmes seront réunies à leur corps.

            Nous croyons que la multitude de celles qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au paradis forme l'Église du ciel, où dans éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu'il est et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle. Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et Nous croyons que dans cette communion l'amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l'écoute de nos prières, comme Jésus nous l'a dit : Demandez et vous recevrez. Aussi est-ce avec foi et dans l'espérance que Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.

            Béni soit le Dieu trois fois saint. Amen.

  • Une communauté mariale franciscaine traditionnelle florissante au Royaume-Uni va être dissoute.

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    D'Edward Pentin sur le NCR :

    Une communauté mariale franciscaine traditionnelle florissante au Royaume-Uni va être dissoute.

    Après des années de croissance en termes de vocations, de conversions et de présence médiatique, la Famille de Marie Immaculée et de Saint François a demandé sa dissolution en raison d'un manque de « soutien pratique et canonique ».

    Le père franciscain marial Serafino Lanzetta figure parmi les frères et sœurs touchés par la dissolution.
    Le père franciscain marial Serafino Lanzetta figure parmi les frères et sœurs touchés par la dissolution. (photo : Edward Pentin)

    Une communauté traditionnelle florissante de frères et sœurs franciscains sera entièrement dissoute le 31 mai, exactement huit ans après sa création au Royaume-Uni. 

    La Famille de Marie Immaculée et de Saint François, communément appelée Marian Franciscans, a annoncé sa décision le 27 mai, après que les frères eux-mêmes aient voté pour sa dissolution le 27 avril. L'évêque Philip Egan de Portsmouth, en Angleterre, a publié un décret le 24 mai confirmant cette décision. 

    Dans un communiqué, les frères ont déclaré : « Il ne nous appartient pas de présenter les motivations de l’évêque de Portsmouth », mais ont ajouté qu’ils avaient décidé de cesser leur ministère au Royaume-Uni après « une période de discernement » concernant leur avenir à long terme dans le pays. 

    « Malgré la croissance du nombre de fidèles et de l’activité apostolique, il n’a pas été possible d’obtenir le soutien pratique et canonique nécessaire à la formation, au parrainage et aux futures ordinations sacerdotales », ont-ils ajouté. Ils ont précisé qu’« une série d’options ont été envisagées », mais qu’aucune n’offrait de solution viable pour assurer la pérennité de la communauté « sous sa forme actuelle ».

    Les frères ont souligné que cette décision n’était « ni le résultat, ni une réaction à un incident ou une série d’incidents », ajoutant que leur demande de dissolution « découlait de questions plus générales concernant la viabilité future de la communauté et de sa mission au Royaume-Uni ».

    Les Marian Franciscans, une communauté d'une vingtaine de frères mendiants inspirés par la spiritualité mariale de saint François d'Assise et de saint Maximilien Kolbe, ont développé un apostolat important au Royaume-Uni à travers le ministère paroissial, les retraites, la prédication, la vie dévotionnelle, l'édition et l'évangélisation en ligne.

    L’évêque Egan les a accueillis pour la première fois dans le diocèse de Portsmouth en novembre 2014 ; ils ont pris en charge la paroisse Sainte-Marie de Gosport, près du port de Portsmouth. Quatre ans plus tard, l’évêque Egan a officiellement érigé l’association publique de la Famille de Marie Immaculée et de Saint François. 

    Face à l'augmentation des vocations, les frères ont ouvert une deuxième maison dans le diocèse en février 2020, et leur ministère offre aux fidèles la messe traditionnelle en latin, les vêpres quotidiennes et l'Heure Sainte, les premiers vendredis et premiers samedis du mois, des groupes d'hommes, des retraites et des conférences, ainsi qu'un travail pastoral à Londres, notamment au couvent de Tyburn.

    Mais suite à la lettre apostolique Traditionis Custodes du pape François en 2021 , la communauté a déclaré que l'autorisation diocésaine pour les célébrations de la liturgie traditionnelle « était devenue plus restrictive ».

    En 2022, des frères ont quitté Gosport pour le diocèse de Dunkeld, en Écosse, où ils ont été accueillis par l'évêque de l'époque, Mgr Stephen Robson, en compagnie d'une vingtaine de sœurs franciscaines mariales. Des projets d'acquisition d'un couvent, d'une chapelle et d'un terrain pour leur usage à long terme étaient à l'étude, mais ils ont été suspendus lorsque le nouvel évêque du diocèse, Mgr Andrew McKenzie, les a informés en février 2025 que l'achat du bien immobilier, pourtant convenu, « ne serait pas ratifié et qu'ils devraient quitter le diocèse ». 

    Les fidèles affirment que la communauté de Dundee, située dans le diocèse de Dunkeld, est en plein essor, avec une fréquentation en forte hausse et de nombreuses jeunes familles participant à la vie liturgique et spirituelle de l'apostolat. Le communiqué précise également que la communauté de Dundee est marquée par un grand nombre de baptêmes, de consécrations mariales et un engagement accru des fidèles.

    Les Marian Franciscans attiraient des vocations du Royaume-Uni et de l'étranger, et la communauté comptait des membres de nationalités diverses répartis sur quatre continents. Les frères ont développé une importante présence médiatique grâce à Radio Immaculata, une station de radio en ligne diffusant 24 heures sur 24, et à une chaîne YouTube, utilisées pour leurs homélies, leurs conférences et leurs émissions en direct. 

    Dans leur communiqué de presse, les frères ont déclaré que les sympathisants de la communauté « ont exprimé leur gratitude pour le témoignage, la prière et le ministère des frères au Royaume-Uni, leur attribuant le mérite d'avoir favorisé les conversions, les vocations, la dévotion mariale et une participation renouvelée à la vie sacramentelle et dévotionnelle dans un large éventail de communautés. »

    En novembre dernier, un membre éminent des Marian Franciscans a publiquement critiqué le document marial du Vatican, Mater Populi Fidelis , qui minimisait deux titres historiques de dévotion à la Vierge Marie. Le père Serafino Lanzetta a déclaré que cette note doctrinale représentait un net recul, non seulement par rapport à l'enseignement des saints, des docteurs de l'Église et du magistère ordinaire des papes, mais aussi par rapport à la position du concile Vatican II sur le rôle de Marie dans le salut. Il a également lancé un appel filial au pape Léon XIV afin qu'il réexamine le document.

    Suite à la dissolution de la communauté, les frères ont déclaré dans leur communiqué que l'évêque de Portsmouth autoriserait les frères-prêtres incardinés dans le diocèse à poursuivre leur apostolat dans les trois lieux existants au sein du diocèse, dont une église de l'ordinariat. 

    Ailleurs, les Marian Franciscans « cesseront d'exister en tant que communauté canonique » le 31 mai, et leurs « apostolats et activités communautaires prendront donc fin ». Les frères et sœurs ne seront plus Marian Franciscans. Dans l'intervalle, des « dispositions transitoires » sont mises en place, notamment un soutien concret par le biais de l'association caritative de la communauté, les Amis des Marian Franciscans. 

    « La dissolution des Marian Franciscans marque la fin d'un chapitre singulier de la vie catholique contemporaine au Royaume-Uni », ont-ils écrit. « Leurs soutiens gardent espoir que la mission des frères, et les fruits spirituels qui y sont associés, perdureront et pourront un jour renaître en Grande-Bretagne sous une nouvelle forme. »

    Le journal The Register a contacté les Marian Franciscans et le diocèse de Portsmouth pour obtenir des commentaires, mais ils n'avaient pas répondu au moment de la publication. 

  • "Ce n'est certainement pas en édulcorant le contenu ou en adoucissant les exigences que le christianisme peut devenir attractif" (Léon XIV)

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    Discours du pape Léon XIV
    aux participants à l'assemblée plénière
    du Dicastère pour l'évangélisation –
    Section des questions fondamentales concernant
    l'évangélisation dans le monde

    Salle du Consistoire, jeudi 28 mai 2026

     

    Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, que
    la paix soit avec vous !

    Éminences, Excellences,
    Chers frères et sœurs,

    C’est une joie pour moi de vous rencontrer à l’issue de la session plénière du Dicastère pour l’Évangélisation – Section des questions fondamentales concernant l’évangélisation dans le monde. Cette occasion me permet de partager avec vous quelques réflexions sur la vie de l’Église, notamment pour les années à venir.

    Avant toute chose, je tiens à exprimer ma plus profonde gratitude pour l'excellent travail accompli par le Dicastère lors du Jubilé de l'année dernière . Nous avons vécu un temps de grâce qui a vu des millions de pèlerins affluer à Rome. Quel était le chiffre final ? On parle de 30 millions…  [le chiffre est annoncé]  Plus de 33 millions ! Cet événement a nécessité un effort d'organisation considérable, qui s'est traduit par un accueil chaleureux sur tous les fronts et, surtout, par l'attention portée à la dimension spirituelle, compte tenu de l'abondance des grâces que le Seigneur a répandues sur les fidèles.

    La destination de la Porte Sainte des quatre basiliques papales n'a pas empêché l'Année Sainte d'être vécue intensément dans les Églises locales. Partout dans le monde, l'espérance est devenue le thème central de la vie chrétienne. L'accent mis sur la « plus jeune sœur », qui, presque inaperçue, entraîne avec elle les deux aînées, la foi et la charité, doit encore être proclamé et vécu avec ferveur et conviction. Le monde a plus que jamais soif d'espérance. Il aspire à vivre en paix et dans la certitude que l'engagement à bâtir une cité digne des enfants de Dieu est non seulement possible, mais réel, car il est imprégné d'une espérance qui offre des objectifs authentiques, non illusoires. Ne cessons donc pas cette proclamation, soutenue par la promesse du Seigneur Jésus de demeurer toujours avec nous ; elle se manifeste dans le témoignage que nous sommes appelés à rendre en disciples fidèles à sa Parole (cf.  Mt  28, 18-20).

    L’évangélisation doit demeurer la motivation fondamentale de toute action de l’Église universelle et des communautés locales ; c’est la seule façon pour la foi elle-même de se redécouvrir sans cesse dans toute sa beauté et d’exprimer pleinement sa crédibilité. L’annonce de l’Évangile, qui suscite l’espérance, n’est pas une utopie : c’est un témoignage qui attire les cœurs car il révèle l’appel à l’amour et à la vérité.

    Il ne faut pas sous-estimer le fait que, notamment dans les pays occidentaux, la crise de la foi, conjuguée à d'autres facteurs socioculturels, a engendré une indifférence religieuse généralisée. Pour beaucoup, la foi n'a plus sa place dans leur vie. Le danger sous-jacent, dont la gravité n'est pas toujours perçue, est que l'essence même de ce qu'il y a de plus humain – à savoir la quête de sens – risque de se perdre. Les grandes questions existentielles demeurent sans réponse, tandis qu'une culture technologique censée satisfaire tous les besoins se répand.

    Même dans ce contexte, la rencontre avec le Christ redonne tout son sens et sa valeur à la vie des personnes, et l’Église redécouvre la pertinence permanente du mandat qu’elle a reçu du Seigneur ressuscité. Nul ne peut la remplacer dans cette mission, aussi urgente que nécessaire pour assurer un fondement solide à l’avenir de l’humanité, un avenir de paix, de justice, de liberté et de fraternité.

    Comme l’a souligné le Consistoire de janvier dernier, l’exhortation apostolique  Evangelii gaudium du pape François « demeure une référence essentielle. Outre l’introduction de nouveaux contenus, elle recentre tout sur le  kérygme  , cœur de notre identité chrétienne et ecclésiale » ( Lettre aux cardinaux , 22 avril 2026). Je vous invite donc, vous aussi, à revisiter  Evangelii gaudium  dans votre action, à tous les niveaux, afin de promouvoir une mission « christocentrique et kérygmatique… née d’une rencontre avec le Christ, capable de transformer des vies » ( ibid . ).  

    La forte demande de spiritualité, qui prend de l’ampleur – notamment chez les jeunes – et qui s’est manifestée clairement lors du Jubilé des jeunes, mérite toute notre attention. La nouvelle génération n’est pas fermée à l’Évangile ; au contraire, nombreux sont ceux qui, en le redécouvrant, souhaitent mieux le connaître, car ils pressentent qu’il recèle le secret du vrai bonheur. Je suis certain que votre Dicastère est particulièrement attentif à cette question que nos contemporains posent avec une insistance croissante et qui exige une réponse crédible et cohérente. L’évangélisation ne repose ni sur l’efficacité des structures, ni sur la pertinence sociale, ni même sur l’approbation que l’on peut recevoir à un moment donné. L’essentiel demeure de se confier à la conduite de l’Esprit Saint, de suivre les chemins qu’il trace pour conduire de nombreuses personnes au Christ, à sa Parole qui sauve, à son amour qui renouvelle la vie.

    Aujourd'hui, l'évangélisation doit notamment composer avec l'évolution des conditions et des dynamiques qui entourent la transmission de la foi d'une génération à l'autre. Dans certaines régions du monde, cette transmission a quasiment cessé, ce qui exige de relever de nouveaux défis. Les causes de cette situation sont multiples et bien connues ; il en résulte toutefois une « pauvreté » spirituelle chez les jeunes générations, un manque de motivation et de moyens pour développer, en toute liberté, cet engagement envers la foi qui donne sens à la vie. Grâce à Dieu, de nombreuses initiatives, diverses et variées, voient le jour à travers le monde, permettant aux communautés, associations, mouvements et groupes ecclésiaux chrétiens de rencontrer les jeunes, de les écouter et d'engager le dialogue avec eux. Le climat culturel dominant, dans des sociétés saturées de médias et de consommation, diminue la capacité d'apprendre avec patience et de mener, avec effort, une quête personnelle de la vérité, avec persévérance et esprit critique. Chaque message risque d'être perçu comme une simple opinion parmi d'autres.

    Dans ce contexte, la transmission de la foi implique nécessairement la rencontre de personnes et de communautés qui expriment la joie de la foi chrétienne et la cohérence d'une vie inspirée par l'Évangile. Ce n'est certainement pas en édulcorant le contenu ou en adoucissant les exigences que le christianisme peut devenir attractif, mais en témoignant avec humilité et courage du « chemin, de la vérité et de la vie » qui ont converti et sanctifié tant de personnes. Comme l' a déclaré Benoît XVI : « Ce dont nous avons besoin en ce moment de l'histoire, ce sont des hommes qui, par une foi éclairée et vécue, rendent Dieu crédible dans ce monde. […] Nous avons besoin de personnes qui gardent les yeux fixés sur Dieu, apprenant de Lui la véritable humanité. Nous avons besoin de personnes dont l'intelligence est éclairée par la lumière de Dieu et dont Dieu ouvre le cœur, afin que leur intelligence puisse dialoguer avec celle des autres et que leur cœur puisse ouvrir celui des autres. Ce n'est que par des hommes touchés par Dieu que Dieu peut revenir aux hommes » (L' Europe dans la crise des cultures, par Benoît XVI , Sienne, 2005, p. 63-64). Le caractère sacré de la vie demeure donc l’expression la plus convaincante de la beauté de la foi chrétienne, qui transcende les âges et parle à toutes les cultures.

    Je voudrais également vous adresser quelques mots concernant la catéchèse, qui joue un rôle déterminant dans la vie de l’Église par son engagement dans la formation et la transmission de la foi. Une attention particulière est due aux catéchumènes, dont le nombre de demandes de baptême ne cesse d’augmenter. Le service joyeux de la communauté, qui consiste à accueillir et à accompagner les catéchumènes, ne saurait s’arrêter à la célébration du sacrement. La tâche qui suit exige une responsabilité tout aussi grande : celle d’offrir un environnement où s’accomplissent les attentes qui les ont conduits à adhérer au Christ et à son Église. Le devoir de faire vivre le choix de foi accompli par le baptême implique, en particulier pour les communautés paroissiales, la nécessité de rechercher constamment la haute qualité de la vie chrétienne (cf. saint Jean-Paul II, Lettre apostolique Novo millennio ineunte , 31), afin de veiller à ce que les nouveaux baptisés aient un espace de croissance harmonieuse, fruit de relations interpersonnelles vécues dans l’amour et le service réciproque. 

    Il convient d’accorder une attention similaire aux garçons et aux filles qui reçoivent le sacrement de la Confirmation. J’encourage les nombreuses initiatives qui les accompagnent dans leur cheminement de foi, contribuant ainsi à leur épanouissement humain et chrétien. Ces initiatives sont d’autant plus efficaces que chacun d’eux bénéficie d’une attention personnalisée, reflet de l’amour unique et personnel du Seigneur.

    Chers amis, je vous remercie pour votre service à mon ministère et à toute l'Église et, vous confiant à la Vierge Marie, disciple parfaite et missionnaire de l'Évangile, je vous accompagne de ma bénédiction. Merci !

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    Bulletin du Bureau de presse du Saint-Siège , 28 mai 2026