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Foi - Page 2

  • François-Xavier, un compagnon de Jésus très abouti (3 décembre)

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    Photo44.jpgUne homélie du père Rondet à l'occasion de la saint François-Xavier (source).

    « Allez, de toutes la nations faites des disciples. Baptisez-les au nom du père, du Fils et du Saint Esprit(…) Et moi, je suis avec vous tous les jours » (Mt.28,19).

    Il n’est peut-être pas dans toute l’histoire de l’Eglise d’homme qui ait vécu plus intensément cette parole d’Evangile que François-Xavier. Mais évangéliser toutes les nations n’est pas une tâche facile, nous le savons bien aujourd’hui et il ne suffit pas de le désirer généreusement pour le réaliser. Xavier va en faire la rude expérience.

    Parti d’Europe avec les idées de son temps, il va se heurter au sud de l’Inde à des mondes entièrement nouveaux : un Islam compact, un bouddhisme dévotionnel très présent et ce qu’il n’avait pas prévu des chrétiens portugais dont l’exemple et la conduite vont se révéler comme le principal obstacle à la conversion des païens. Habitué à un monde où cité et religion s’appuient, il ne cherchera pas à entamer l’Islam, par contre, il essaiera de regrouper les nouveaux chrétiens en communautés autonomes soustraites à l’influence des portugais. Un peu comme feront plus tard les Jésuites au Paraguay avec les réductions, mais cette stratégie a ses limites et ne tient pas assez compte de l’universalité du salut en Jésus-Christ.

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  • François Xavier : "malheur à moi si je n'annonce pas l'évangile"

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    On fête aujourd'hui saint François Xavier. Voici une lettre illustrant sa soif de porter l'évangile, adressée à Ignace de Loyola :

    Malheur à moi si je n'annonce pas l'Evangile !

    Nous avons traversé des villages de chrétiens qui s'étaient convertis il y a quelques années. Aucun portugais n'habite en ces lieux, car la terre y est extrêmement stérile et pauvre. Faute de prêtres, les chrétiens qui y vivent ne savent rien d'autre que dire qu'ils sont chrétiens. Ils n'ont personne pour dire la Messe ; ils n'ont personne pour leur enseigner le Credo, le Pater Noster, l'Ave Maria et les Commandements de Dieu.

    Lorsque je suis arrivé dans ces villages, je les ai tous parcourus activement et j'ai baptisé tous les enfants qui ne l'étaient pas encore. C'est pourquoi j'ai fait enfants de Dieu une grande multitude de petits enfants qui, comme on dit, ne savaient pas même distinguer leur droite de leur gauche. Les enfants m'assiégeaient tellement que je ne trouvais le temps ni de dire mon office, ni de manger, ni de prendre du repos ; il fallait absolument que je leur enseigne des prières ; je commençai alors à comprendre que c'est à eux qu'appartient le Royaume des Cieux.

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  • La prière d'abandon de saint François-Xavier

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    Prière de Saint François Xavier (source)

    La Prière de Saint François Xavier « Je m'abandonne à Vous, ô mon Seigneur et mon Père avec la confiance la plus entière ! » :

    « Ô Dieu tout-puissant, créateur de toutes choses, c'est Vous qui m'avez créé, c'est Vous qui m'avez donné une âme, c'est Vous qui avez formé mon corps; je tiens de Vous, ô mon Dieu, tout ce que je suis et tout ce que je possède. Vous m'avez fait à votre image, à Votre ressemblance, je suis créé pour Vous, et Vous serez un jour ma suprême félicité.

    Je m'abandonne à Vous, ô mon Seigneur et mon Père avec la confiance la plus entière !

    J'espère de Votre adorable miséricorde obtenir mon salut éternel, par les mérites infinis de la sainte passion et de la sainte mort de mon Sauveur, le Seigneur Jésus, quels que soient le nombre et l'énormité des péchés que j'ai commis depuis que je suis au monde.

    Je Vous remercie, ô mon Dieu ! Je Vous rends mille actions de grâces de m'avoir accordé le bonheur de connaître la foi de l'Eglise et votre divin Fils, mon Seigneur Jésus-Christ.

    Père des miséricordes ! Mettez dans la balance de Votre justice, d'un côté tous les péchés de ma vie, et de l'autre tous les mérites de la passion et de la mort de mon divin Rédempteur, Jésus-Christ votre adorable Fils, et alors je serai pardonné, je serai délivré, j'obtiendrai la gloire éternelle du Paradis. Amen. »

    Saint François Xavier (1506-1552)

  • Triors : 43 moines et un abbé de 35 ans

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    Sur le site de La Nef, Christophe Geffroy interviewe Dom Louis Blanc, père abbé de Triors :

    Triors : une voie balisée par les siècles

    Triors a été fondé par Fontgombault en 1984 et érigé en abbaye en 1994 avec Dom Hervé Courau comme premier Abbé. Élu Père Abbé de Triors le 30 novembre 2021, Dom Louis Blanc, âgé de 35 ans, a reçu la bénédiction abbatiale le 2 février 2022.

    La Nef – Pourriez-vous d’abord nous brosser votre itinéraire et les raisons de votre entrée à Triors ?

    Dom Louis Blanc – Le Seigneur m’a fait naître en 1986 dans une famille chrétienne, aîné de nombreux frères et sœurs. Mes parents ont veillé à ce que notre religion s’enracine sur la conscience aimante que nous vivons en présence de Dieu. Le matin, cartable au dos, nous faisions une rapide prière commune, et le soir nous récitions ensemble le chapelet.

    Ma scolarité s’est déroulée en région versaillaise, à Saint-Jean de Béthune puis à Saint-Dominique. Pour le lycée et la prépa, j’étais dans le public, au contact du monde de l’incroyance, heureux et fier de témoigner de la joie d’être chrétien. J’avais le désir de servir mon pays comme officier de marine, et la voie s’ouvrait bien. Reçu, sans même y avoir rêvé, à l’École Polytechnique, je pus embarquer sur le porte-avions pour une mission dans la mer d’Oman. J’ai certes vu bien des belles choses, en mer et en escale, mais la messe quotidienne dans la microscopique chapelle sous le pont d’envol, et les oraisons auprès du tabernacle m’attiraient toujours plus. « Plus que la voix des eaux profondes, des vagues superbes de la mer, superbe est le Seigneur dans les hauteurs ! » (Ps 92, 4).
    Le désir du sacerdoce s’enracine dans mes jeunes années, peut-être au contact de mes deux oncles moines. Vers 15 ans, j’ai lu la Règle de saint Benoît et je m’émerveillais de la bonté du patriarche qui donne des directives claires, mais qui précise toujours qu’on les adaptera aux capacités de chacun. Je concevais une grande vénération pour cette vie où la sainteté est assurée à la fidélité. Et puis je me suis enthousiasmé pour l’Histoire d’une âme, et je désirais suivre la sainte de Lisieux.

    Mais le flou demeurait sur la destination, et la perspective du mariage ne me paraissait pas non plus fermée. Je demandais à Dieu un signe et en même temps j’investiguais. Un prêtre m’a proposé d’aller voir deux abbayes, mais je n’étais pas tenté : les deux noms m’étaient trop connus ! Je voulais une vie monastique cachée, ignorée. Alors il m’a indiqué l’abbaye Notre-Dame de Triors et cela m’a plu, parce que je ne connaissais pas ! J’avais pourtant déjà rencontré le Père Abbé, Dom Courau, lors d’une conférence qu’il était venu donner en 2004 aux responsables du mouvement de jeunes Missio.

    Après une courte semaine à l’abbaye, où je n’ai vu que cohérence avec mon éducation, je suis revenu à ma vie d’étudiant. Apprendre l’entrée de plusieurs de mes amis au service de Dieu a été le déclencheur final de ma ferme décision, prise dans la cathédrale de Chartres, un lundi de Pentecôte. Je n’ai jamais mis en doute cette résolution, engagement personnel dans l’appel. Les choses n’ont pas traîné : j’ai posé ma démission et je suis entré en octobre 2008, dans ma communauté drômoise.

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  • 15.000 jeunes Vietnamiens réunis pour vivre et annoncer la foi

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Plus de 15 000 jeunes catholiques vietnamiens rassemblés dans le diocèse de Hung Hoa

    1/12/2022

    Les 25 et 26 novembre dans la province de Phu Tho, dans le diocèse de Hung Hoa, plus de 15 000 jeunes catholiques de 11 diocèses du nord du Vietnam ont participé au 18e Rassemblement de la jeunesse du nord. Des groupes de cinq diocèses du sud du pays ont également rejoint la rencontre, organisée sur le thème « Aller vers les périphéries ». Mgr Joseph Vu Van Thien, archevêque de Hanoï, a appelé les jeunes participants à « vivre et annoncer la foi », en particulier dans les régions reculées du plus grand diocèse du pays.

    Le 26 novembre lors du 18e Rassemblement de la jeunesse du nord, qui a eu lieu au temple national Hung dans la province de Phu Tho.

    Plus de 15 000 jeunes catholiques venus de 11 diocèses vietnamiens ont participé au 18e Rassemblement de la jeunesse du nord (Northern Youth Gathering), qui a eu lieu les 25 et 26 novembre au temple national Hung dans la province de Phu Tho, dans le diocèse de Hung Hoa. Ils ont également été rejoints par des groupes de jeunes de cinq diocèses du sud du pays.

    Durant la rencontre, Mgr Joseph Vu Van Thien, archevêque de Hanoï, leur a confié qu’en se rassemblant sur ce site du nom des rois Hung, considérés comme les fondateurs du pays, les jeunes participants sont appelés à vivre et annoncer la foi catholique et à rester unis avec la nation vietnamienne. Mgr Thien a ajouté qu’évangéliser, ce n’est pas seulement accueillir de nouveaux membres mais aussi montrer un visage positif, joyeux et vivant de l’Église, en faisant en sorte que d’autres personnes s’intéressent à ses enseignements.

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  • Accompagner sans convertir : la façon de faire des évêques belges ?

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    De Luisella Scrosati sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Accompagner sans convertir : la façon de faire des évêques belges

    30-11-2022

    La visite ad limina est désormais le prétexte pour entériner le bouleversement de la foi et de la morale au son des tapes (romaines) sur l'épaule. Pour dédouaner la bénédiction des couples homosexuels, le cardinal De Kesel s'appuie sur les propos du doyen de l'Institut Jean-Paul II au nom d'une ouverture à tout sauf à la conversion.

    Depuis quelque temps, les visites ad limina Apostolorum semblent être devenues une sorte de vitrine permettant aux évêques de relancer dans les médias de masse leur volonté d'aller droit au but dans le renversement de la foi et des mœurs. Une sortie communautaire à Rome avec une belle discussion avec le pape, qui semble donner une tape dans le dos à chaque fois pour confirmer les choix pastoraux les plus disparates. Les évêques allemands sont rentrés chez eux en disant que le pape les avait encouragés à maintenir les tensions et en rejetant la demande du cardinal Ouellet d'un moratoire sur les documents du Synodaler Weg.

    Une semaine à peine s'est écoulée et c'est au tour des évêques de Belgique, eux aussi ravis d'avoir un dialogue cordial avec le pape, après que certains des leurs, les évêques flamands, aient approuvé un rite de bénédiction des couples de même sexe. En fait, la visite ad limina était prévue pour la fin septembre ; on ne sait pas si cette initiative liturgique a suggéré au Saint-Siège qu'il était plus prudent de la reporter de quelques semaines. Le cardinal Jozef De Kesel, président de la Conférence épiscopale belge, a déclaré : "Nous avons parlé des couples homosexuels, nous avons parlé des viri probati, nous avons parlé de la possibilité du diaconat pour les femmes." Aucune mention de la réduction effroyable des ordinations sacerdotales et des catholiques assistant à la messe et aux sacrements.

    Concernant la bénédiction des couples homosexuels, Mgr De Kesel a expliqué que "ce que nous avons voulu faire, c'est structurer un peu la pastorale, de sorte que dans chaque diocèse, au sein de l'équipe de pastorale familiale, il y ait quelqu'un qui s'occupe du problème. À Rome, nous avons pu en parler et nous nous sommes sentis écoutés : cela ne veut pas dire que mon interlocuteur est nécessairement d'accord avec moi, mais nous avons pu en discuter. Nous devons aider ces gens, si nous ne les aidons pas, ils sont perdus". Et de toute évidence, la création d'une liturgie pour l'occasion est une façon de s'occuper un peu du problème.

    Au cas où il viendrait à l'esprit du lecteur bienveillant d'interpréter la préoccupation pastorale du prélat de la manière la plus chaste possible, c'est De Kesel lui-même qui dissipe tout doute sur ce que l'on entend par pastorale des couples homosexuels : "Peut-on demander à ces personnes de vivre dans la chasteté ? Il faut être réaliste...". Et il ajoute : "J'ai lu la position du président de l'Institut pontifical Jean-Paul II pour la famille, Monseigneur Phlippe Bordeyne, selon laquelle personne ne peut être privé de la bénédiction de Dieu. Nous y reviendrons dans un instant.

    Le cardinal flamand en profite également pour repousser la question de l'ordination d'hommes mariés, "non pas pour changer la discipline de l'Église, le célibat ; mais dans certaines situations, pourquoi dire non à des viri probati ?". Or, le moins que l'on puisse dire est que De Kesel ne voit pas la contradiction logique de son affirmation ; car permettre l'ordination des viri probati, c'est précisément changer la discipline de l'Église sur le célibat.

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  • Ils sont revenus satisfaits de Rome mais que vont faire à présent les évêques belges ?

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    D'Anton de Wit sur KN.nl :

    Ils sont revenus satisfaits de Rome mais que vont faire à présent les évêques belges ?

    29 novembre 2022

    Les évêques belges se sont sentis "entendus" lors de leur visite ad limina à Rome, y compris sur la question controversée de la "bénédiction des homosexuels". Au niveau national, cependant, presque personne n'a été sensibilisé par cette visite, qui soulève une question fondamentale et encore sans réponse : comment annoncer l'Évangile dans une société largement sécularisée et indifférente ?

    Auparavant, les similitudes entre les visites ad limina successives des évêques allemands et belges étaient particulièrement frappantes. Les deux pays semblent être devenus en quelque sorte les "gauches" du continent européen, avec des propositions progressistes sur des questions toujours épineuses telles que l'acceptation de l'homosexualité et l'ordination des femmes.

    Les deux pays - contrairement aux "enfants les plus courageux de la classe" comme les Néerlandais - ont donc bénéficié d'une réunion supplémentaire dans le cadre du programme. Celle-ci semblait d'avance devoir être une tape pédagogique sur les doigts de la part des enseignants romains, de toute façon.

    C'est d'ailleurs ce qui s'est passé dans le cas de la "réunion inter-dicastère" des Allemands. Ils ont eu droit à une attaque contre leur "Voie synodale", ensuite mise par écrit par les enseignants en question, les cardinaux de la curie Luis Ladaria (Dicastère pour la doctrine de la foi) et Marc Ouellet (Dicastère pour les évêques).

    C'est là qu'apparaît immédiatement la première grande différence entre les Allemands et les Belges. Il semble que la réunion inter-dicastère des évêques belges ait été beaucoup plus conviviale. Et contrairement aux Allemands, il n'y avait pas un seul sujet à l'ordre du jour, mais une série de sujets. Lors de la conférence de presse de clôture vendredi, le cardinal Jozef De Kesel en a énuméré quelques-unes : l'évangélisation, la pénurie de prêtres, l'engagement des laïcs et la présence des femmes dans l'Église.

    Qu'en est-il de cette prière de bénédiction controversée pour les couples homosexuels, que les évêques belges, soit dit en passant, ne permettent pas d'appeler une "bénédiction gay" ? Oh oui, celle-là aussi est apparue, bien sûr. "Je me suis senti écouté et respecté", a déclaré De Kesel à ce sujet, selon Kerknet. "Cela ne veut pas dire que tout le monde était d'accord, mais on pouvait en parler. J'en suis très satisfait." Autrement, peu d'annonces substantielles ont été faites au sujet de la conversation, écartant la question avec la remarque plutôt curieuse : "Une visite ad limina ne sert pas à discuter de dossiers concrets."

    De Kesel avait une mission différente, plus "personnelle" pour la visite ad limina. Il a voulu "expliquer dans chacun des dicastères notre situation de société pluraliste et sécularisée". Car à Rome, selon le cardinal, la situation belge est "parfois jugée avec des présupposés propres à une situation qui n'existe plus chez nous depuis les années 50, à savoir celle d'une Eglise de grand prestige et de grand pouvoir, dans une société chrétienne homogène".

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  • Saint André : une foi fondée sur la confiance

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    Homélie pour la fête de saint André, apôtre, du Père Joseph-Marie Verlinde (homelies.fr) :

    La liturgie de la fête de Saint André nous invite à faire une interruption dans notre lecture continue de Saint Luc, pour entendre l’appel des premiers disciples, dans l’Évangile de Matthieu.

    Saint Grégoire le Grand était frappé par le fait que ces hommes, Simon-Pierre et André son frère, puis Jacques et Jean, abandonnent leurs filets pour suivre Jésus dès le premier mot, sans avoir vu aucun miracle, ni entendu aucune promesse de récompense. Telle est la foi vigoureuse que Jésus attend de ses disciples : une foi qui ne se fonde pas sur des signes, mais sur la confiance absolue dans celui que nous reconnaissons, à la lumière de l’Esprit, comme notre Seigneur et Maître.

    La promptitude, la générosité, bref la liberté avec laquelle ces simples pêcheurs répondent à l’appel de Dieu devrait nous donner honte de notre tiédeur, remarque le prédicateur qui précise : « En suivant le Seigneur, ils ont abandonné tout ce qu’ils auraient pu désirer en ne le suivant pas. Il n’y a pas ici de prix fixé ; mais le Royaume de Dieu te coûte ni plus ni moins que ce que tu possèdes. Il coûta ainsi à Zachée la moitié de ses biens, puisqu’il se réserva l’autre moitié pour rembourser au quadruple ce qu’il avait pris injustement (cf. Lc 19,8). Il coûta à Pierre et à André l’abandon de leurs filets et de leur barque. Il coûta deux piécettes à la veuve (cf. Lc 21,2), et un verre d’eau fraîche à tel autre (cf. Mt 10,42). Oui, comme nous l’avons dit, le Royaume de Dieu te coûte ni plus ni moins que ce que tu possèdes ».

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  • Saint André, apôtre (30 novembre)

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    Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse consacrée au premier apôtre appelé par le Christ prononcée par le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale du mercredi 14 juin 2006 (source) :

    Chers frères et sœurs,


    Dans les deux dernières catéchèses, nous avons parlé de la figure de saint Pierre. A présent nous voulons, autant que les sources le permettent, connaître d'un peu plus près également les onze autres Apôtres. C'est pourquoi nous parlons aujourd'hui du frère de Simon Pierre, qui était lui aussi l'un des Douze. La première caractéristique qui frappe chez André est son nom: il n'est pas juif, comme on pouvait s'y attendre, mais grec, signe non négligeable d'une certaine ouverture culturelle de sa famille. Nous sommes en Galilée, où la langue et la culture grecques sont assez présentes. Dans les listes des Douze, André occupe la deuxième place, comme dans Matthieu (10, 1-4) et dans Luc (6, 13-16), ou bien la quatrième place comme dans Marc (3, 13-18) et dans les Actes (1, 13-14). Quoi qu'il en soit, il jouissait certainement d'un grand prestige au sein des premières communautés chrétiennes.

    Le lien de sang entre Pierre et André, ainsi que l'appel commun qui leur est adressé par Jésus, apparaissent explicitement dans les Evangiles. On y lit: « Comme il [Jésus] marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac: c'était des pêcheurs. Jésus leur dit: “Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes” » (Mt 4, 18-19; Mc 1, 16-17). Dans le quatrième Evangile, nous trouvons un autre détail important: dans un premier temps, André était le disciple de Jean-Baptiste; et cela nous montre que c'était un homme qui cherchait, qui partageait l'espérance d'Israël, qui voulait connaître de plus près la parole du Seigneur, la réalité du Seigneur présent. C'était vraiment un homme de foi et d'espérance; et il entendit Jean-Baptiste un jour proclamer que Jésus était l'« agneau de Dieu » (Jn 1, 36); il se mit alors en marche et, avec un autre disciple qui n'est pas nommé, il suivit Jésus, Celui qui était appelé par Jean « Agneau de Dieu ». L'évangéliste rapporte: ils « virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là » (Jn 1, 37-39). André put donc profiter de précieux moments d'intimité avec Jésus. Le récit se poursuit par une annotation significative: « André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit: “Nous avons trouvé le Messie (autrement dit: le Christ)”. André amena son frère à Jésus » (Jn 1, 40-43), démontrant immédiatement un esprit apostolique peu commun. André fut donc le premier des Apôtres à être appelé à suivre Jésus. C'est précisément sur cette base que la liturgie de l'Eglise byzantine l'honore par l'appellation de Protóklitos, qui signifie précisément « premier appelé ». Et il est certain que c'est également en raison du rapport fraternel entre Pierre et André que l'Eglise de Rome et l'Eglise de Constantinople se sentent de manière particulière Eglises-sœurs. Pour souligner cette relation, mon prédécesseur, le pape Paul VI, restitua en 1964 les nobles reliques de saint André, conservées jusqu'alors dans la Basilique vaticane, à l'évêque métropolite orthodoxe de la ville de Patras en Grèce, où selon la tradition, l'Apôtre fut crucifié.

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  • « The Chosen », un succès cinématographique en marge d’Hollywood

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    De Jerónimo José Martín et José María Aresté* sur didoc.be (traduction française de Stéphane Seminckx :

    « The Chosen », un succès en marge d’Hollywood

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    The Chosen (Les Elus), une série originale sur la vie de Jésus, a été bien accueillie par un large secteur du public. En raison de son financement particulier, elle n’a été diffusée que par le biais d’une application pour appareils mobiles et sur le site web du projet.

    Cette production d’Angel Studios sur Jésus de Nazareth et ses premiers disciples a atteint 420 millions de vues en ligne au cours de ses deux premières saisons, avec des téléspectateurs en provenance de 140 pays et parlant 56 langues. Le tout a été entièrement financé par une audacieuse opération de crowdfunding (micro-mécénat), ce qui a permis aux producteurs une grande indépendance créative. Et c’est ainsi qu’ils veulent continuer jusqu’à compléter les 7 saisons prévues, avec un total de plus de 50 épisodes.

    « Rompre les schémas traditionnels »

    « Lorsque vous tournez un film ou une série pour d’autres, vous devez suivre leurs règles. La règle d’or dans la Bible est différente de celle d’Hollywood, où celui qui a l’argent impose sa loi. Ici, nous imposons nos règles et, oui, nous rompons les schémas traditionnels ». C’est ce que nous a dit Dallas Jenkins, créateur, réalisateur et coscénariste de The Chosen, lors du tournage de la troisième saison de la série l’été dernier au Texas. En 2000, alors qu’il avait 25 ans, ce chrétien évangélique, marié et père de quatre enfants, a créé une société de production, Jenkins Entertainment, avec sa mère, Dianna. Son premier film a été Hometown Legend de James Anderson, qui a été distribué par Warner Brothers.

    Jenkins a été membre de l’équipe de direction de la Harvest Bible Chapel, où il a occupé le poste de directeur exécutif de Vertical Church Media. Après avoir réalisé deux courts métrages, il a fait ses débuts dans le long métrage en 2006 avec Midnight Clear, basé sur une nouvelle écrite par son père, le romancier Jerri B. Jenkins, connu pour sa saga Left Behind, vendue à 60 millions d’exemplaires.

    En 2010, Jenkins a réalisé le film What If..., sur un homme d’affaires à qui un ange montre ce que sa vie aurait pu être s’il avait suivi l’appel de Dieu. Il a ensuite produit The Ride (2012) et Once We Were Slaves / The Two Thieves (2014). Et en 2017, il s’est associé à Blumhouse Productions et Warner Bros. Films pour produire et réaliser The Resurrection of Gavin Stone, une comédie dramatique chrétienne, qui a été son plus gros flop professionnel. Ensuite son chemin a croisé celui de la société de production VidAngel, devenue Angel Studios.

    Le côté humain de l’histoire

    « Je pense que The Chosen, nous a dit Jenkins, nous donne l’occasion d’approcher Jésus non seulement en tant que Dieu, mais aussi en tant qu’homme, et non seulement ses disciples, mais aussi ses ennemis. Nous les traitons aussi comme des êtres humains. Même si vous n’êtes pas croyant, vous pouvez apprécier la vérité historique de Jésus, de ses disciples et de son époque. Et tout cela dans un style très européen, filmé à la main, mais situé au 1er siècle. » Cette approche humanisante est, selon beaucoup, l’une des clés du succès de la série. « Voilà ce qu’il y avait de beau dans la façon de prêcher de Jésus », insiste Jenkins. « Il n’est pas venu sur terre en disant : "Voici la vérité". Il parlait en tête-à-tête avec les gens et partageait les choses qui comptaient pour eux. Nous voulions refléter cela. »

    Un autre point qui attire le public est le rôle si important attribué par la série à de nombreuses femmes : la Vierge Marie, Marie-Madeleine, la femme de Pierre, Tamar, la Samaritaine... « Nous savons que Jésus s’est révélé publiquement comme le Messie à une femme, la Samaritaine, au puits. Et nous savons qu’une autre femme, Marie-Madeleine, a été la première personne à qui il est apparu après sa résurrection. Il nous semble authentique, vrai et fidèle de montrer le grand rôle des femmes dans son ministère. Il a également traité les femmes d’une manière différente, pas de la manière dont la culture de l’époque les traitait. »

    L’approche particulière de The Chosen est complétée par des gags comiques percutants. « Le sens de l’humour joue un rôle important dans le spectacle et dans ma vie », déclare Jenkins. « Je pense que l’humour rend les gens plus humains. Lorsque vous voyez Jésus, les disciples ou les pharisiens faire quelque chose de drôle, la relation entre eux est plus réelle. Si je te provoque, c’est parce que je te fais confiance, parce que je sais que notre relation peut le supporter. Lorsque Jésus se moque de quelqu’un, qu’il plaisante avec lui ou qu’il lui fait un clin d’œil, le public se dit : "ça alors, ils étaient humains. Ça me plaît. J’interagis aussi de cette manière avec les gens". Et cela évoque automatiquement pour les gens qui regardent The Chosen l’idée suivante : "Oui, ce sont des histoires bibliques, mais ces gens étaient humains". Je pense que le fait de savoir que Jésus était humain et qu’il avait des amis avec lesquels il interagissait comme nous le faisons vous aide à l’aimer encore plus. »

    * Jerónimo José Martín et José María Aresté sont des critiques de cinéma. Source: https://www.aceprensa.com/cine-series/series/the-chosen-un-exito-al-margen-de-hollywood/. Ce texte a été traduit de l'espagnol par Stéphane Seminckx.

  • Vingt familles chrétiennes fuient l'Irak chaque mois

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    De Cécile Séveirac sur Aleteia.org :

    20 familles chrétiennes fuient chaque mois l’Irak

    28/11/22

    Les chrétiens irakiens continuent de quitter le pays "au rythme de 20 familles par mois", selon un chiffre donné le 25 novembre par le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de l'Église chaldéenne, dans une réflexion douloureuse sur la condition des chrétiens en Irak.

    Le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de l’Église chaldéenne, a alerté vendredi 25 novembre sur la situation préoccupante des chrétiens d’Irak. Le prélat a rappelé que plus de la moitié d’entre eux ont dû quitter le pays au cours des cinq dernières années, et que cet exode, massif et pourtant silencieux, est loin d’être terminé. Ce sont en ce moment même près de 20 familles par mois qui sont contraintes de quitter l’Irak. 

    Le cardinal Sako a évoqué les causes multiples qui expliquent cette migration forcée, la principale étant les persécutions subies quotidiennement par les chrétiens sur leur terre natale. Fustigeant les discriminations infligées à ces derniers, Mgr Sako a pointé du doigt le défaut de dispositions légales garantissant l’égalité devant la loi de tous les citoyens, quelle que soit leur confession. Ces derniers sont en effet soumis à des lois s’inspirant directement ou indirectement de la loi islamique, la charia, — son application étant plus ou moins rigoureuse selon les pays — , qui régit aussi bien la vie privée que la vie publique des musulmans.

    Une communauté martyrisée, contrainte à l’effacement

    En 2020, 70% des chrétiens indiquaient que le chômage et la pauvreté dûs à cette discrimination juridique et sociale était l’une des principales raisons de leur départ. À cela s’ajoutent un sentiment profond d’insécurité et la crainte perpétuelle du retour de l’État Islamique. « Si quelqu’un ne veut pas que nous restions dans notre pays en tant que citoyens à égalité de dignité », poursuit Mgr Sako, « dites-le nous franchement, afin que nous puissions aborder la question avant qu’il ne soit trop tard ». 

    En Irak, la population chrétienne n’a cessé de diminuer, à tel point que l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a averti du risque d’extinction qui menace cette communauté dans son rapport de 2022. Avant la chute de Saddam Hussein, l’Irak était le pays du Proche-Orient qui comptait le plus de chrétiens. Ces derniers, pleinement irakiens, vivent sur cette terre depuis près de 2.000 ans. Après la guerre de 2003, la descente aux enfers a progressivement commencé, pour trouver un point d’orgue avec l’avènement de Daesh en 2015. En 2014, ils étaient 300.000. Aujourd’hui, leur nombre est estimé à 150.000.

  • Apparitions de Beauraing: il y a juste 90 ans

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    De Jean-Pierre Snyers :

    Que s'est-il passé à Beauraing ? | "Venez ici en pèlerinage"

    Apparitions de Beauraing: il y a juste 90 ans

    29 novembre 1932-29 novembre 2022; juste 90 ans que la Mère du Christ apparaissait à 5 enfants à Beauraing. Dans ce bourg belge situé à quelques encablures de la frontière française, Celle qui s'est manifestée comme étant "la Vierge immaculée, la Reine des cieux" n'est-elle pas une immense espérance dans ce monde marqué par le matérialisme et par ce nihilisme qui nous rongent? Pour ne rien vous cacher, j'ai eu la chance de bien connaître trois d'entre eux: Albert Voisin, Gilberte Voisin et Gilberte Degeimbre. Je ne veux pas polémiquer au sujet de tous les arguments qui plaident en défaveur ou en faveur de leur conviction profonde et qui ont conduit l'évêque de Namur à déclarer qu'elles sont authentiques.. Ma très grande documentation sur ce sujet est telle que  que rationnellement, il m'est impossible de nier  la véracité de ce qui s'est passé en ce lieu.  .Cela dit, une parole de mon ami Albert Voisin me reste toujours à l'esprit: "quand on a vu un coin du ciel, il est si difficile de rester dans la brume d'ici-bas". Lui, savait de quoi il parlait. Et nous, qui en parlons de l'extérieur, ne sommes-nous pas victimes d'un monde au-delà de l'espace et du temps que nous ne connaissons pas et qui nous empêche d'avoir accès à un monde qui est au-delà de nos dimensions et de nos sens? Merci Albert, merci Gilberte pour le témoignage que vous nous donner et qui dépasse tellement ce que l'ici-bàs ne  peut nous offrir.