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Foi - Page 2

  • Les litanies du Saint-Sacrement

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    Litanies du Saint Sacrement

    Seigneur, ayez pitié de nous.
    Seigneur, ayez pitié de nous.
    Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
    Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
    Seigneur, ayez pitié de nous.
    Seigneur, ayez pitié de nous.
    Jésus-Christ, écoutez-nous.
    Jésus-Christ, écoutez-nous.
    Jésus-Christ, exaucez-nous.
    Jésus-Christ, exaucez-nous.

    Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
    Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

    Pain vivant qui êtes descendu du ciel, ayez pitié de nous.
    Dieu caché et Sauveur, ayez pitié de nous.
    Froment des élus, ayez pitié de nous.
    Vin céleste qui faites germer dans les cœurs la fleur de la virginité, ayez pitié de nous.
    Pain qui faites les délices des rois, ayez pitié de nous.
    Sacrifice perpétuel, ayez pitié de nous.
    Oblation pure, ayez pitié de nous.
    Agneau sans tache, ayez pitié de nous.
    Table où nous est donnée la sainteté même, ayez pitié de nous.
    Nourriture des anges, ayez pitié de nous.
    Manne dont la force et la vertu sont tout intérieures, ayez pitié de nous.
    Abrégé des merveilles du Tout-Puissant, ayez pitié de nous.
    Pain au-dessus de tout substance, ayez pitié de nous.
    Verbe fait chair, ayez pitié de nous.
    Dieu avec nous, ayez pitié de nous.
    Hostie sainte et adorable, ayez pitié de nous.
    Calice de bénédiction, ayez pitié de nous.
    Mystère de foi, ayez pitié de nous.
    Sacrement sublime et vénérable, ayez pitié de nous.
    Sacrifice le plus saint, ayez pitié de nous.
    Sacrifice vraiment expiatoire pour les vivants et pour les morts, ayez pitié de nous.
    Céleste remède contre les atteintes du péché, ayez pitié de nous.
    Miracle étonnant et le plus grand des prodiges, ayez pitié de nous.
    Souvenir sacré de la passion du Seigneur, ayez pitié de nous.
    Don précieux qui surpassez la plénitude de tous les dons, ayez pitié de nous.
    Témoignage le plus touchant de l’amour de notre Dieu, ayez pitié de nous.
    Torrent de la munificence divine, ayez pitié de nous.
    Mystère le plus relevé et le plus auguste, ayez pitié de nous.
    Gage de notre immortalité, ayez pitié de nous.
    Sacrement redoutable à l’enfer, et qui vivifiez nos âmes, ayez pitié de nous.
    Pain devenu la propre chair du Verbe incarné, ayez pitié de nous.
    Sacrifice non sanglant, ayez pitié de nous.
    Aliment de vie présenté par la Vie même, ayez pitié de nous.
    Banquet délicieux dont les anges sont les ministres, ayez pitié de nous.
    Sacrement d’amour, ayez pitié de nous.
    Lien de charité, ayez pitié de nous.
    Oblation d’un Dieu qui s’offre lui-même comme victime, ayez pitié de nous.
    Douceur spirituelle goûtée dans sa propre source, ayez pitié de nous.
    Réfection des âmes saintes, ayez pitié de nous.
    Viatique de ceux qui meurent dans le Seigneur, ayez pitié de nous.
    Gage assuré de notre gloire future, ayez pitié de nous.

    Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur.
    Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur.

    Du malheur de recevoir indignement votre Corps et votre Sang adorables, délivrez-nous, Seigneur.
    De la concupiscence de la chair, délivrez-nous, Seigneur.
    De la concupiscence des yeux, délivrez-nous, Seigneur.
    De l’orgueil de la vie, délivrez-nous, Seigneur.
    De toute occasion de vous offenser, délivrez-nous, Seigneur.
    Par le désir ardent que vous avez eu de célébrer la dernière Pâque avec vos apôtres, délivrez-nous, Seigneur.
    Par la profonde humilité qui vous a fait laver les pieds de vos disciples, délivrez-nous, Seigneur.
    Par l’immense charité qui vous a porté à instituer ce divin Sacrement, délivrez-nous, Seigneur.
    Par les cinq plaies douloureuses qu’a reçues votre corps sacré pour l’amour de nous, délivrez-nous, Seigneur.

    Tout pécheurs que nous sommes, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Daignez accroître et conserver en nous la foi, le respect et la dévotion envers ce Sacrement admirable, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Daignez-nous conduire, par la confession humble et sincère de nos péchés, à l’usage fréquent de la sainte Eucharistie, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Daignez-nous préserver de toute hérésie, de toute infidélité et de tout aveuglement intérieur, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Daignez-nous faire recueillir les fruits célestes qu’opère, dans les âmes bien disposées, ce Sacrement qui renferme en lui la sainteté même, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Daignez enfin nous soutenir et nous fortifier aux approches de la mort, par la vertu efficace de ce Viatique céleste, nous vous en prions, écoutez-nous.
    Fils éternel du vrai Dieu, nous vous en prions, écoutez-nous.

    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
    Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

    Jésus-Christ, écoutez-nous.
    Jésus-Christ, écoutez-nous.
    Jésus-Christ, exaucez-nous.
    Jésus-Christ, exaucez-nous.

    V/ Vous leur avez donné le pain du ciel,
    R/ Qui renferme toutes sortes de délices.

    Prions : Ô Dieu, qui nous avez laissé un souvenir continuel de votre passion dans le Sacrement admirable de l’Eucharistie, faites-nous la grâce de révérer de telle sorte les mystères sacrés de votre corps et de votre sang, que nous ressentions sans cesse en nous le fruit de votre rédemption. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.

    Ainsi soit-il.

    Source : site-catholique.fr

  • Soyons fiers de la Fête-Dieu

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    Du Frère Edouard Divry sur le site des Dominicains de Toulouse (archive 2016) :

    Soyons «fiers» de la Fête-Dieu

    Ostensorio Immagini - Sfoglia 2,397 foto, vettoriali e video Stock | Adobe  Stock

    En cette solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang de notre Seigneur Jésus, la séquence chantée, Lauda Sion, va droit au but en affirmant que «c’est un dogme pour les chrétiens, que le pain se change en son Corps, que le vin devient son sang» au cours de la messe. Qu’est-ce qu’un dogme? C’est avant tout un cadeau du ciel. C’est une vérité révélée et résumée en peu de mots pour nourrir notre intelligence et stimuler l’adhésion de notre volonté. C’est un bien de notre foi. C’est la joie de notre espérance. C’est ce sur quoi s’appuie l’élan de notre charité. Si nous aimons le Père, nous «gardons ses commandements» (1 Jn 5, 3), si nous aimons le Fils nous tenons et préservons les dogmes de la foi, la «règle de doctrine» (cf. Rm 6, 17), si nous aimons le Saint-Esprit notre charité meut notre foi (cf. Ga 5, 6) «en actes et en vérité» (1 Jn 3, 18). Alors en cette Fête-Dieu, reconnaissons ensemble :

    -* sans l’eucharistie, notre liturgie serait fade
    -* sans l’eucharistie, nos assemblées tourneraient en rond, en gesticulations
    -* sans le Saint-Sacrement, notre prière deviendrait vite du nombrilisme
    -* sans le Saint-Sacrement, notre âme souffrirait d’asthénie
    -* sans la Fraction du Pain, nos relations s’étioleraient
    -* sans la Fraction du Pain, notre charité resterait comme enchâssée en nous
    -* sans le Corps et le Sang du Christ, la Révélation serait comme incomplète
    -* sans le Corps et le Sang du Christ, il n’y aurait pas de remède prophylactique, le remède d’immortalité (pharmakon athanasias).

    Au contraire l’Esprit Saint agissant en nos assemblées: Veni, Sancte Spiritus, veni! Veni Sanctificator!

    -* avec l’eucharistie, notre liturgie fait descendre le Ciel sur la Terre
    -* avec l’eucharistie, nos assemblées sont des réunions de fête des Premiers-Nés du Royaume (cf. He 12, 22-23)
    -* avec le Saint-Sacrement, nos prières, nos adorations, nous soulèvent vers le Seigneur
    -* avec le Saint-Sacrement, nos âmes reprennent force et même nos corps
    -* avec la Fractio Panis, notre charité se déploie du plus proche vers le plus lointain
    -* avec la Fractio Panis, nos relations s’étendent au rivage extrême de la Mission universelle
    -* avec le Corps et le Sang du Christ, l’Église prospère et s’agrandit
    -* avec le Corps et le Sang du Christ, l’Una Sancta garde l’unité en sauvegardant les différences légitimes
    -* avec le Corps et le Sang du Christ, la Catholica conserve la foi et la Tradition.

    Successeur des Apôtres, le Bienheureux Paul VI, alors que le Concile manifestait ses premiers fruits d’unité retrouvée, déclarait:

    «Si vous comprenez le grand problème du remembrement des chrétiens dans l’unité voulue par le Christ, si vous saisissez son importance et sa maturation historique, vous sentirez monter du fond de votre âme, précis et merveilleux, le témoignage de cette unité catholique qui vous dira intérieurement: je suis déjà dans l’unité voulue par le Christ, je suis déjà dans son bercail, parce que je suis catholique, parce que je suis avec Pierre. C’est un grand bonheur, une grande consolation; catholiques, sachez l’apprécier. Fidèles, ayez conscience de cette position privilégiée, due certainement non au mérite de quiconque, mais à la bonté de Dieu, qui vous a appelés à ce bonheur[[mercredi 22 janvier 1964 : Documents pontificaux de Paul VI, t. 2, Saint-Maurice, édit. St-Augustin, 1968, p. 72-73]]»

    Aujourd’hui, Hodie, soyons particulièrement fiers d’être catholiques et gardons jalousement le Mysterium fidei, le grand Mystère de la Foi, célébré à chaque messe et conservé dans le Tabernacle de nos églises, «ici et dans tout l’univers». Demandons au Seigneur de bénir particulièrement tous ceux qui, en ce grand jour du Dimanche de la Fête-Dieu, témoigneront publiquement de notre foi eucharistique par des processions et des adorations eucharistiques. Dans l’évangile de la multiplication des pains (cf. Lc 9, 12-15), les apôtres peu confiants poussent Jésus à renvoyer les foules; tout à l’inverse, Jésus les garde auprès de lui; à notre tour, demeurons auprès de Jésus-Eucharistie.

  • Les pièces grégoriennes de la Fête-Dieu

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    Du site d'Una Voce :

    Fête du Très Saint Sacrement (Fête-Dieu) : Fontgombault (1981) et En-Calcat (1964)

  • Le pape encourage à perpétuer les processions du Saint-Sacrement à l'occasion de la Fête-Dieu

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    Au terme de l'audience générale de ce mercredi 3 juin, le pape a ajouté :

    "Cette semaine, nous célébrons la solennité du Saint-Sacrement, ou, selon la formulation latine plus courante, la solennité de la  Fête-Dieu. Dans l’Eucharistie, nous contemplons Jésus, le pain rompu et donné pour chacun de nous. Les processions avec le Saint-Sacrement qui ont lieu dans les rues de nombreuses villes témoignent de la piété eucharistique populaire ; à cet égard, je vous encourage à perpétuer cette belle manifestation de témoignage public de la foi."

    "Que la participation aux processions eucharistiques – notamment celle des familles, des enfants et des jeunes – soit un courageux témoignage de foi et un rappel pour tous que Dieu est présent parmi son peuple et l'accompagne dans sa vie quotidienne."

  • Liturgie : l'importance des rites et des symboles selon Léon XIV

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    LÉON XIV

    AUDIENCE GÉNÉRALE

    Place Saint-Pierre
    Mercredi 3 juin 2026

    Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II III. La Constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium 3. Le rite, le signe, le symbole

    Chers frères et sœurs,

    en poursuivant notre catéchèse sur la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium (SC), nous souhaitons nous arrêter un instant pour réfléchir sur certains éléments constitutifs de la liturgie sacrée, tels que le rite, le signe et le symbole.

    Le Concile Vatican II, s’inspirant du précieux travail du Mouvement liturgique, nous a aidés à redécouvrir une vérité très vive dans la conscience de l’Église primitive et dans l’enseignement des Pères. Les rites de la liturgie chrétienne ne sont pas un revêtement extérieur du mystère sacramentel, un ensemble de cérémonies arbitraires, mais ils sont la médiation ecclésiale par laquelle nous parvient le don divin. C’est précisément pour cette raison que le Concile invite à comprendre le Mysterium fidei qui se réalise dans la liturgie à travers les rites et les prières (cf. SC, 48).

    Le rite donne forme à l’action liturgique et, à travers elle, à notre vie, suscitant en nous une sensibilité spirituelle qui nous rend capables de goûter la présence de Dieu par Jésus-Christ. Naturellement, cela se produit si nous ne restons pas des spectateurs étrangers ou muets (cf. ibid.) face à la liturgie, mais si nous y participons de tout notre être – corps, esprit et cœur –, en obéissance au commandement du Seigneur. À travers le rite sacré, nous sommes ainsi formés à l’écoute de la Parole de Dieu, à l’action de grâce et à l’adoration, au partage fraternel et à la communion ecclésiale. Nous découvrons que nous sommes une assemblée aux multiples visages, réunie par la même foi.

    Le rite nous plonge dans une séquence bien définie de gestes et de prières, qui peut parfois contrarier notre tendance individuelle à la spontanéité. Sa logique, cependant, n’est pas d’enfermer la liberté dans des schémas. Au contraire, par la sobriété solennelle de ses rythmes, le rite interrompt les activités frénétiques nous ramenant à l’essentiel. Nous découvrons ainsi une autre dimension de l’agir, qui n’est pas guidée par des calculs de rendement, et une autre expérience du temps et de l’espace. Dans le rite, nous faisons l’expérience d’une logique de gratuité, nous trouvons une pause qui régénère le cœur, nous reconnaissons que nous sommes précédés de la grâce divine, nous apprenons à vivre dans un rythme habité par l’Esprit Saint.

    La grammaire du rite est tissée des signes et des symboles propres à la liturgie. En elle, comme l’affirme le Concile, « la sanctification de l’homme est signifiée par des signes sensibles et réalisée d’une manière propre à chacun d’eux » (SC, 7). Le Catéchisme de l’Église Catholique approfondit la valeur de ces signes, en rappelant que « leur signification s’enracine dans l’œuvre de la création et dans la culture humaine, se précise dans les événements de l’Ancienne Alliance et se révèle pleinement dans la personne et l’œuvre du Christ » (n° 1145). Emblématique est le signe de l’eau : depuis les origines de la création jusqu’au déluge, depuis la traversée de la mer Rouge jusqu’au Jourdain, jusqu’à l’eau qui jaillit du côté du Christ et devient signe sacramentel de l’immersion dans sa mort et résurrection.

    “Signe” et “symbole” sont des termes souvent utilisés comme synonymes. En réalité, un signe est symbolique lorsqu’il est capable de renvoyer non seulement à une idée, mais à tout un système de significations et de valeurs. Ainsi, par exemple, lorsque nous sommes aspergés avec l’eau bénite, cela ravive en nous la conscience du don reçu lors du baptême et notre adhésion à la vie nouvelle en Christ. Deuxièmement, les symboles ont essentiellement un caractère pratique, étant avant tout des actions : les plus simples et courantes, comme s’agenouiller et se donner la paix, ou les plus exigeantes, comme les actes constitutifs de chaque sacrement. Surtout, les symboles ont une dimension singulière, performative et transformatrice, tant envers les éléments matériels qui les composent qu’envers ceux qui entrent en contact avec eux, générant un sentiment d’appartenance, touchant le cœur et l’esprit, suscitant d’authentiques relations ecclésiales.

    Dans la Lettre apostolique Desiderio desideravi, le pape François, faisant sienne une affirmation de Romano Guardini, identifiait « la première tâche du travail de formation liturgique : l’homme doit retrouver sa capacité symbolique » (n° 44). Nous avons besoin de nous laisser éduquer par les rites de la liturgie, en soignant avec délicatesse et sans arbitraire la beauté de nos célébrations et en nous engageant dans une authentique mystagogie. L’expérience d’une liturgie vivante et pieuse, accompagnée d’une catéchèse mystagogique appropriée, est la meilleure ressource pour réveiller en chacun cette ouverture à la rencontre avec Dieu qui, dans la logique de l’Incarnation, ne peut avoir lieu qu’en impliquant tout l’homme : esprit, âme et corps (cf. 1Th 5, 23).

  • À la veille du voyage du pape Léon en Espagne, un spécialiste de Gaudí déclare : le célèbre architecte se considérait comme « collaborant » avec Dieu

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    De Fionn Shiner sur Crux :

    À la veille du voyage du pape Léon en Espagne, un spécialiste de Gaudí déclare : le célèbre architecte se considérait comme « collaborant » avec Dieu

    2 juin 2026

    À la veille de la visite du pape Léon XIV en Espagne, au cours de laquelle il inaugurera la tour de Jésus à la célèbre Sagrada Familia de Barcelone, un expert de l’œuvre du vénérable Antoni Gaudí a expliqué que le génie de l’architecte était animé par sa foi en Dieu.

    S'adressant à Crux Now, José Manuel Almuzara, qui est également architecte et préside depuis 1992 l'Association pour la béatification d'Antoni Gaudí, a expliqué à quel point la foi de Gaudí était indissociable de son œuvre.

    « Gaudí se considérait comme un collaborateur de la création de Dieu. Il a mis tous ses dons au service de Dieu et de ses clients, travaillant en collaboration pour faire ressortir le meilleur de chaque personne, avec humilité, miséricorde et sacrifice, et à travers des pratiques religieuses qui l’ont aidé à remporter les combats de la vie – la prière, la communion quotidienne, le rosaire, etc. », a déclaré M. Almuzara.

    Le pape inaugurera la Tour de Jésus le 10 juin, ce qu’Almuzara a qualifié d’« événement marquant ».

    Construction de la Torre de Jesucristo de la Sagrada Família

    « La visite du pape Léon XIV pour l’inauguration de la tour de Jésus-Christ est un événement majeur : elle marque l’achèvement de la plus haute tour du temple expiatoire de la Sagrada Família, et celle qui revêt la plus grande charge symbolique », a-t-il déclaré.

    Outre l’inauguration de la tour, le pape célébrera également une messe solennelle à l’occasion du centenaire de la mort de Gaudí.

    L’interview complète est disponible ci-dessous.

    Crux Now : Le pape Léon XIV inaugurera la tour de Jésus lors de sa visite à Barcelone. Qu’est-ce que cela signifie ?

    José Manuel Almuzara : La visite du pape Léon XIV pour l’inauguration de la tour de Jésus-Christ est un événement marquant : l’achèvement de la plus haute tour du temple expiatoire de la Sagrada Família, et celle qui revêt la plus grande charge symbolique. La croix, s’élevant au-dessus des douze apôtres, des quatre évangélistes et de la tour dédiée à Marie, sa Mère, notre Mère. Ce moment rappellera une phrase particulière de Jésus : « Et moi, quand je serai élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12, 32).

    Gaudí disait : « L’Église ne cesse jamais de construire, et c’est pourquoi son chef est le Pontifex — ce qui signifie celui qui construit des ponts — les temples sont les ponts pour atteindre la Gloire. »

    Le pape Léon XIV se rend en Espagne à une époque où la foi du pays est très différente de celle de l’époque de Gaudí. Quel rôle Gaudí peut-il jouer dans l’évangélisation de l’Espagne aujourd’hui ?

    Lors de la consécration de la Sagrada Família, le 7 novembre 2010, Benoît XVI a déclaré : « Gaudí, à travers son œuvre, nous montre que Dieu est la véritable mesure de l’homme. Que le secret de la véritable originalité réside, comme il le disait lui-même, dans le retour à l’origine, qui est Dieu. Lui-même, en ouvrant son esprit à Dieu, a su créer dans cette ville [Barcelone] un espace de beauté, de foi et d’espérance, qui conduit l’homme à la rencontre avec Celui qui est la Vérité et la Beauté même. »

    Benoît XVI a également déclaré que l’une des forces de Gaudí était « de surmonter le fossé entre la conscience humaine et la conscience chrétienne, entre l’existence dans ce monde temporel et l’ouverture à la vie éternelle, entre la beauté des choses et Dieu en tant que Beauté même ».

    Gaudí lui-même a exprimé ses sentiments en ces termes : « Un temple est la seule chose digne de représenter l’esprit d’un peuple, puisque la religion est ce qu’il y a de plus élevé chez l’homme. »

    Que signifiera l’achèvement de la Sagrada Família pour la ville de Barcelone ? Et pour l’Espagne ?

    L'achèvement des travaux architecturaux de la Sagrada Família (indépendamment de la finalisation des éléments décoratifs et symboliques de l'intérieur de la crypte, de la basilique et du cloître) marquera la réalisation d'un rêve né le 19 mars 1882, grâce à un peuple qui l'a rendu possible — et continue de le faire — et qui s'y reconnaît ; c'est sa manière d'être. C’est une œuvre qui repose entre les mains de Dieu et dans la volonté du peuple. L’architecte – et j’ajouterais chacun de ceux qui ont suivi Gaudí –, vivant avec le peuple et tourné vers Dieu, accomplit son œuvre. C’est la Providence, selon ses desseins, qui mène l’œuvre à son achèvement.

    L’achèvement de la Sagrada Família devrait nous aider à rendre gloire à la Très Sainte Trinité — à découvrir ce qui est essentiel en elle, au-delà des sculptures, des formes, de la lumière, de l’acoustique.

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  • L'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de juin est la promotion du sport

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    De Francesca Pollio Fenton sur EWTN News :

    Voici l'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de juin.

    « En temps de guerre et de polarisation extrême, le sport est l'une des rares choses qui nous rapprochent », a déclaré le pape dans une vidéo diffusée sur X le 2 juin.

    Voici l'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de juin.
    Le pape Léon XIV visite l'école pontificale Paul VI à Castel Gandolfo, en Italie, le 17 décembre 2025. | Crédit : Vatican Media
     
    2 juin 2026

    L'intention de prière du pape Léon XIV pour le mois de juin est la promotion du sport.

    « En temps de guerre et de polarisation extrême, le sport est l'une des rares choses qui nous rapprochent », a déclaré le pape dans une vidéo diffusée sur X le 2 juin.

    Il a ajouté : « Prions en ce mois de juin pour que le sport soit un instrument de paix, de rencontre et de dialogue entre les cultures et les nations, et qu'il puisse promouvoir des valeurs telles que le respect, la solidarité et l'épanouissement personnel. »

    Dans la vidéo intégrale diffusée sur le site web du Réseau mondial de prière du Pape, le pape Léon XIV récite une prière originale écrite spécialement pour l'intention de prière de ce mois-ci :

    Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

    Seigneur de la vie,
    nous te rendons grâce pour le don du sport,
    pour ceux qui glorifient Dieu par l’exercice de leur corps,
    pour les amitiés qui naissent sur le terrain
    et la joie de jouer en équipe.

    Tu nous enseignes que dans la vie, comme dans le jeu,
    personne ne se sauve tout seul.
    Nous avons besoin des autres pour grandir,
    apprendre le respect, dépasser nos limites
    et célébrer ensemble les victoires obtenues.

    Nous te prions pour que le sport soit toujours
    une école de fraternité et non de rivalité vide,
    un espace de rencontre et non d’exclusion,
    un chemin de paix et non de violence.

    Que ceux qui pratiquent, entraînent ou encouragent
    découvrent dans le sport un langage universel
    qui rapproche les cultures, unit les peuples
    et sème le respect, la solidarité et le dépassement de soi.

    Seigneur Jésus,
    que chaque sport devienne une parabole d’une vie vécue avec toi,
    dans l’effort joyeux,
    avec humilité dans la défaite
    et gratitude dans la victoire que tu nous offres dans ta résurrection.

    Que ton Esprit ne nous manque jamais,
    pour que nous soyons une seule équipe, unie à toi,
    au service de la communion et de la fraternité dans l’histoire.

    Amen.

    L’option « Priez avec le Pape » est accessible sur le site web du Réseau mondial de prière du Pape et sur ses plateformes numériques.

  • Neuvaine au Sacré-Cœur : demeurer dans l’amour du Christ avec « Dilexit nos »

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    De zenit.org :

    Neuvaine Sacré-Cœur

    Neuvaine au Sacré-Cœur : demeurer dans l’amour du Christ avec « Dilexit nos »

    Du 3 au 11 juin 2026, Regnum Christi propose une méditation quotidienne inspirée de l’encyclique du pape François pour préparer la fête du Sacré-Cœur de Jésus

    À l’approche de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, célébrée cette année le 12 juin, la famille spirituelle Regnum Christi propose une neuvaine en ligne intitulée « Demeurez dans mon amour » (Jn 15, 9). Pendant neuf jours, les participants sont invités à approfondir leur relation personnelle avec le Christ à travers une courte réflexion quotidienne inspirée de Dilexit nos, l’encyclique du pape François consacrée au Sacré-Cœur de Jésus.

    Cette démarche s’inscrit au cœur même de la spiritualité de Regnum Christi, qui puise sa source dans l’expérience de l’amour du Christ : « Notre spiritualité est centrée avant tout sur Jésus-Christ et naît de l’expérience de son amour » (Statuts de Regnum Christi, n. 12). Revenir au Cœur du Christ, c’est ainsi revenir à la source de toute vie chrétienne, spirituelle et apostolique.

    Une Église en marche vers le Cœur du Christ

    L’illustration réalisée par l’artiste Tommaso Sacchetti choisie pour cette édition 2026 représente l’Église en pèlerinage, avançant ensemble vers le Christ ressuscité. Au centre de l’image, Jésus montre les plaies de sa Passion et son Cœur ouvert, source de l’amour par lequel il a donné sa vie pour l’humanité et d’où jaillit la grâce qui soutient et guide son Église.

    Ses bras ouverts rappellent l’invitation évangélique : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11, 28). Ils évoquent également l’appel de Jésus à « demeurer dans son amour », fil conducteur de toute la neuvaine.

    Autour de lui apparaissent les différentes composantes du Peuple de Dieu, signe de la diversité et de l’unité de l’Église. Regnum Christi y est représenté comme une famille spirituelle marchant aux côtés de tous les fidèles. La présence de la Vierge Marie, de saint Joseph et des saints rappelle que le chrétien n’avance jamais seul sur le chemin de la foi.

    Inspirée de l’image du Bon Pasteur, la composition invite chacun à se laisser conduire par le Seigneur vers « les verts pâturages » et « les eaux paisibles » du psaume 23, en apprenant de Celui qui est « doux et humble de cœur ».

    Neuvaine au Sacré-Cœur, Illustration de l’artiste Tommaso Sacchetti © Regnum Christi 

    Neuvaine au Sacré-Cœur, Illustration de l’artiste Tommaso Sacchetti © Regnum Christi

    Une réflexion quotidienne tirée de Dilexit nos

    Chaque jour, la neuvaine propose une prière et une brève méditation puisée dans Dilexit nos. À travers les enseignements du pape François, les fidèles sont invités à redécouvrir la profondeur du mystère du Cœur de Jésus, signe de l’amour personnel et concret de Dieu pour chaque homme.

    Cette préparation spirituelle peut être suivie sur téléphone portable et partagée facilement avec la famille, les amis ou les membres d’une communauté paroissiale.

    Sur les réseaux sociaux et WhatsApp

    Comme chaque année, Regnum Christi diffusera également les contenus quotidiens de la neuvaine sur ses réseaux sociaux. Les organisateurs invitent les participants à relayer les publications sur Facebook, Instagram afin d’élargir cette chaîne de prière.

    Il est également possible de recevoir chaque jour les méditations directement sur son téléphone en rejoignant la chaîne WhatsApp de Regnum Christi, permettant ainsi de vivre la neuvaine de manière simple et régulière.

    À travers cette initiative, Regnum Christi souhaite aider les fidèles à préparer la fête du Sacré-Cœur en redécouvrant, avec le pape François, que le cœur du christianisme est avant tout la rencontre avec l’amour du Christ, un amour qui appelle chacun à demeurer en lui et à en devenir témoin dans le monde.

    Neuvaine au Sacré-Cœur : demeurer dans l’amour du Christ avec « Dilexit nos » | ZENIT - Français

  • Et si l'intelligence artificielle nous poussait vers un athéisme pratique ?

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    De Stefano Magni sur la NBQ :

    Et si l'intelligence artificielle nous poussait vers un athéisme pratique

    D'après une étude menée par un consortium d'universités américaines, les systèmes d'intelligence artificielle ignorent la religion lorsqu'il s'agit de répondre aux grandes questions existentielles. Et si l'IA nous poussait vers un athéisme pratique ?

    3/06/2026

    Et si les systèmes d'intelligence artificielle nous poussaient vers un athéisme pratique ? Chat GPT et ses nombreux successeurs sont de plus en plus utilisés par les curés et les pasteurs de toutes confessions pour rédiger leurs sermons ou trouver des moyens de mieux communiquer avec leurs fidèles. Mais ils sont aussi utilisés par des gens ordinaires en quête de réponses aux grandes questions de la vie. Or, les réponses qu'ils trouvent, dans la grande majorité des cas, excluent totalement la foi et toute perspective religieuse. C'est ce que révèle une étude menée par le nouveau Consortium pour l'évaluation de la foi et de l'éthique dans l'IA (CEFE-AI), composé de chercheurs de quatre universités : Baylor, Notre Dame, Brigham Young et Yeshiva.

    Selon cette étude, publiée peu après l'encyclique Magnifica Humanitas , les systèmes d'intelligence artificielle d'OpenAI, d'Anthropic, de Grok et d'autres encore présentent des biais et excluent les sujets religieux lorsqu'on leur pose des questions sur les questions les plus importantes de la vie.

    L'étude du consortium consistait en un sondage national mené  auprès de 1 125 Américains. La plupart des répondants s'attendaient à ce que les réponses aux questions d'éthique incluent des perspectives religieuses. Pourtant, interrogés sur le deuil, les décisions importantes de la vie et les difficultés personnelles, les systèmes d'IA ont eu tendance à éviter les références religieuses.

    « Conformément aux études démontrant la pertinence morale durable de la religion pour la majeure partie de la population mondiale, nous avons constaté que les gens considèrent la religion comme un facteur important dans de nombreux problèmes éthiques concrets », a déclaré le professeur Paul Martens de l'université Baylor. « Pourtant, confrontés à ces mêmes problèmes éthiques, les systèmes d'IA ignorent largement le rôle de la religion. »

    Les Américains interrogés s'attendaient à ce que la religion soit mentionnée dans leurs réponses aux questions morales et existentielles dans 45 % à 59 % des cas, selon le sujet. Les modèles d'IA, quant à eux, n'ont évoqué la religion que dans 5 % à 16 % des cas.

    Plus précisément, les personnes interrogées ont jugé la religion pertinente dans leurs réponses au deuil et à la perte dans 59 % des cas. Les modèles d'IA, quant à eux, n'ont mentionné la religion que dans 16 % des cas.

    Interrogés sur la famille, l'éducation des enfants et le pardon , les participants humains à l'enquête s'attendaient à une réponse religieuse dans 55 % des cas. Les modèles d'IA, quant à eux, ne l'ont mentionnée que dans 10 % des cas.

    Sur les questions éthiques, notamment celle de savoir si « mentir à ses amis est acceptable », les personnes interrogées s'attendaient à ce que la religion soit mentionnée dans 45 % des réponses, mais les modèles d'IA ne l'ont mentionnée que dans 5 % des cas.

    Le professeur David Wingate de l'université Brigham Young a déclaré : « Nous constatons une omission systématique des questions religieuses. Les systèmes d'IA incitent les utilisateurs à discuter des difficultés de la vie avec leurs parents, leurs enseignants, leurs amis et leurs thérapeutes… mais pas avec un pasteur, un rabbin, un imam ou un guide spirituel. » « Lorsque l'IA exclut activement les voix religieuses de ces conversations importantes, elle appauvrit l'humanité au lieu de l'enrichir », a commenté John Paul Kimes, professeur de droit canonique à l'université de Notre-Dame.

    Pourtant, l'intelligence artificielle n'est pas neutre. Elle ne traite pas toutes les religions de la même manière ; cela dépend beaucoup de ceux qui entraînent les modèles. Presque tous présentent un biais négatif envers les Témoins de Jéhovah, l'agnosticisme et l'athéisme. En revanche, un biais positif est observé pour le catholicisme, la religion bahá'íe et le sikhisme. Les résultats varient d'un modèle à l'autre. Grok favorise le christianisme occidental, le catholicisme et le protestantisme. Meta et Anthropic sont les plus impartiaux. Mais c'est un paradoxe, car au-delà du biais négatif envers l'athéisme et l'agnosticisme, l'IA apporte des réponses aux grandes questions qui animent l'athéisme pratique. Elle pousse ceux qui s'y tournent à agir comme si Dieu n'existait pas. Et ce biais aura des conséquences désastreuses s'il n'est pas corrigé avant que l'IA ne devienne elle aussi notre conseiller spirituel habituel, une sorte de confesseur électronique toujours à portée de main.

    Mais très peu de gens sont conscients du problème . Comme le souligne l'étude CEFE-AI, sur plus de 12 000 études examinant les biais dans l'IA, seulement 0,2 % abordaient les biais religieux.

  • La procession de la Fête-Dieu refait son apparition à Namur

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    De cathobel :

    A Namur, une procession pour la Fête Dieu

    A Namur, une procession pour la Fête Dieu

    Ce dimanche 7 juin, soixante jours après Pâques, l’Église célèbre la Fête Dieu. A Namur, la messe dominicale célébrée à l’église Saint-Loup et qui sera présidée pour l’occasion par Mgr Lejeusne se poursuivra sous forme de procession. Les fidèles sont bien sûr invités à s’y joindre. Plusieurs haltes sont prévues pour prier mais aussi méditer la Parole biblique.

    La solennité du Saint Sacrement du corps et du sang du Christ, dite Fête Dieu, est une fête liturgique très ancienne. Elle permet à chacun de s’imprégner de ce qu’est l’essence même de l’eucharistie, la présence de Jésus-Christ dans le pain et le vin consacrés

    Le dimanche 7 juin, la messe célébrée, dès 10h, à l’église Saint-Loup s'arrêtera après la prière qui suit la communion. Elle se poursuivra, vers 11h30, par une procession dans les rues de Namur. L’évêque tenant l’ostensoir marchera sous un dais. L’ostensoir dans lequel une hostie consacrée sera proposée, à la vénération, aux fidèles rencontrés sur le chemin de la procession. L’évêque ne sera pas seul : les prêtres, diacres, les acolytes ainsi que le peuple de Dieu formeront cette procession.

    Une procession durant laquelle plusieurs haltes sont prévues. Le premier arrêt se fera à la chapelle universitaire, rue Grafé. L’équipe chargée de l’animation du lieu prendra en charge le moment proposé aux participants : lecture de la Parole biblique, un moment de méditation avant de repartir vers la deuxième halte. Elle aura lieu, cette fois à la chapelle Notre-Dame du Rempart. Le troisième arrêt est lui prévu dans la cour du Séminaire ou encore devant la grille du bâtiment, en cas de pluie. La procession reprendra pour une ultime halte, à la cathédrale Saint-Aubain. L’entrée du bâtiment, pour des raisons de sécurité, étant interdite, c’est devant les grilles interdisant l’accès à l’édifice que le dernier temps de prière aura lieu, ainsi que la bénédiction finale avec le salut au Saint-Sacrement. Et pour chacun des arrêts, lecture de la parole biblique et méditation.

    Un accompagnement musical est aussi prévu. Et pour le moins original. Le musicien sera installé, avec son piano, dans une remorque.

    Depuis 2009, la Fête Dieu n’avait plus été organisée à Namur (c'est-à-dire depuis que Mgr Léonard avait quitté Namur pour devenir archevêque de Malines-Bruxelles ndB). L’arrivée d’un nouvel évêque et la volonté du Service de la Pastorale Liturgique et de la paroisse cathédrale Saint-Aubain ont fait le reste. La Fête Dieu sera aussi célébrée dans une paroisse proche du centre-ville, la paroisse Sainte-Julienne à Salzinnes. Le 7 juin est, pour les Salzinnois, le jour de la fête de la paroisse.

  • Les saints martyrs de l'Ouganda (Charles Lwanga et ses 21 compagnons) (3 juin)

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    De Nominis (cef.fr) :

    Saints Martyrs de l'Ouganda

    Charles Lwanga et ses 21 compagnons (+ 1886)

    Charles Lwanga, mort le 3 Juin 1886, laïc - Converti par les Pères Blancs, Charles Lwanga, serviteur du roi Mwanga d'Ouganda, fut baptisé en novembre 1885 et brûlé vif au mois de juin de l'année suivante, à Namuyongo, voir aussi saint Charles Lwanda

    martyrs de l'Ouganda

    Martyr du Groupe des 22 martyrs de l'Ouganda. 
    - le 2 février 2023, Anuarite et Bakanja, modèles de foi, courage et pardon (VaticanNews.), le Pape François a mentionné Anuarite et Bakanja, ainsi que saint Kizito et ses compagnons martyrs de l’Ouganda, les présentant comme modèles de foi, de courage, de persévérance et de pardon.
    Les martyrs (+1885, +1886, +1887) - les 22 martyrs de l'Ouganda. Martyrs de la persécution du roi Mwanga de 1885 à 1887 durant laquelle périrent une centaine de jeunes chrétiens, catholiques et anglicans. A cause de la prière et de la chasteté, ils périrent dans d'atroces supplices, dont celui du feu.
    Marchant à la mort Kizito (13 ans) demandait à son aîné, Charles Lwanga: «Donne-moi la main: j'aurai moins peur». Tous les deux ont été proclamés patrons de la jeunesse africaine.
    Un autre, arrivant au lieu du supplice, déclara : «C'est ici que nous verrons Jésus!».
    - Béatifiés par la brève de Benoît XV le 6 juin 1920 (en italien), canonisés par Paul VI, le 18 octobre 1964 à Rome.
    - Album de la canonisation des 22 martyrs de l'Ouganda le 18 octobre 1964 - site des Pères Blancs.
    - Lors de son voyage apostolique en Afrique, devant une foule immense, le Pape François a honoré les martyrs de l'Ouganda, 28 novembre 2015.

    Mémoire des saints Charles Lwanga et ses douze compagnons: les saints Mbaga Tuzindé, Bruno Serunkerma, Jacques Buzabaliawo, Kizito, Ambroise Kibuka, Mgagga, Gyavira, Achille Kiwanuka, Adolphe Ludigo Mkasa, Mukasa Kiriwawanvu, Anatole Kiriggwajjo; Luc Banabakintu, martyrs en Ouganda l'an 1886. Âgés entre quatorze et trente ans, ils faisaient partie du groupe des pages ou de la garde du roi Mwanga. Néophytes et fermement attachés à la foi catholique, ils refusèrent de se soumettre aux désirs impurs du roi et furent soit égorgés par l'épée, soit jetés au feu sur la colline Nemugongo. Avec eux sont commémorés neuf autres: les saints Joseph Mukasa Balikuddembe, Denis Sebuggwawo, André Kaggwa, Pontien Ngondwe, Athanase Bazzekuketta, Gonzague Gonza, Matthias Kalemba, Noé Mawaggali, Jean-Marie Muzei. qui subirent le martyre dans la même persécution, à des jours différents, entre 1885 et 1889.

    Martyrologe romain

  • Un diagnostic accablant sur les dérives en cours dans l'Eglise

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    Depuis plusieurs décennies, particulièrement après le concile Vatican II (1962-1965) et son application souvent chaotique dans les années 1970-2000, voilà ce qu'on observe dans de nombreux diocèses occidentaux :

    • Une liturgie improvisée : Des messes où le rite est largement adapté, avec des lectures modifiées, des prières eucharistiques personnelles, des gestes non prévus, ou une musique et une esthétique très "années 70-80". Le Missel romain de 1970 prévoyait déjà une certaine flexibilité, mais beaucoup d'évêques et prêtres l'ont étendue bien au-delà.
    • Une discipline ecclésiastique relâchée : Peu de sanctions pour des hérésies publiques, des prêtres ou théologiens qui contestent ouvertement des points de doctrine (divorce-remariage, morale sexuelle, etc.) sans conséquence claire. Le contraste avec l'Église des siècles précédents (où les sanctions - ou la suspension - étaient plus courantes) est frappant. Beaucoup de catholiques pratiquants expriment une réelle lassitude face à la vie peu édifiante d’un certain nombre de clercs : double vie sexuelle, carriérisme, goût du luxe, manque de piété visible, ou simplement une tiédeur spirituelle qui contraste avec ce qu’on attend d’un homme consacré. Ce n’est pas une perception fantasmée.
    • Un discours doctrinal flou : Sur la vie (avortement, euthanasie, bioéthique), la famille, ou le péché, on voit parfois une insistance plus forte sur l'accompagnement et la miséricorde que sur la norme objective. Le Synode sur la synodalité et Fiducia Supplicans (bénédictions des couples irréguliers) ont amplifié ces débats.
    • La célébration des sacrements : Baptêmes, confessions et mariages parfois traités de façon très légère, avec une catéchèse minimale. Des aumônier(e)s laïcs d'hôpital n'hésitent pas à administrer les sacrements des malades, etc.
    • La disparition (ou plutôt l’atténuation très marquée) du sens du sacré est l’un des aspects les plus visibles et les plus tristes de la crise actuelle de l’Église en Occident. C’est un sentiment largement partagé : on entre dans beaucoup d’églises modernes comme dans une salle polyvalente, et la messe ressemble parfois plus à une réunion conviviale qu’à un acte de culte adressé au Dieu trois fois saint.

    Ces phénomènes sont documentés par des observateurs comme le sociologue Christophe Guéguen, des prêtres "orthodoxes", ou divers sites sur le Net. Les enquêtes sur la pratique (IFOP, etc.) montrent aussi une chute massive de la fréquentation et une perte de transmission chez les jeunes.

    Causes profondes

    • Sécularisation culturelle : L'Église en Occident est imprégnée par l'air du temps (individualisme, subjectivisme, psychologisation de la foi). Beaucoup de clercs ont absorbé les idées de Mai 68 ou de la théologie de la libération.
    • Crise des vocations et formation : Dans certains séminaires, la formation doctrinale et liturgique a été affaiblie pendant des décennies.
    • Centralisation romaine paradoxale : Sous Jean-Paul II et Benoît XVI, il y avait une volonté de recentrage, mais avec des résistances internes. Sous François, la priorité donnée à la "synodalité" et aux périphéries a parfois accentué la perception de relativisation de la norme.
    • Effet "grenouille bouillie" : Les changements progressifs rendent difficile de pointer un moment précis où "ça a basculé".

    L'Église a connu des crises graves auparavant (Arianisme au IVe siècle, schisme d'Occident, Réforme protestante, Révolution française, modernisme au début du XXe). Elle s'en est toujours relevée, souvent par des mouvements de réforme venant de la base ou de saints (Cluny, François d'Assise, Thérèse d'Avila, etc.).

    Perspectives actuelles

    Il existe aujourd'hui un clivage clair :

    • Courant traditionnel (TLM - messe traditionnelle, catéchisme solide, doctrine classique) : en croissance relative chez les jeunes pratiquants (surtout en France, aux USA, en Afrique). Les communautés Ecclesia Dei et les instituts comme FSSP ou ICKSP en sont l'expression. Cependant, Traditionis Custodes (2021) a restreint la messe traditionnelle.
    • Courant "pastoral-progressiste" dominant dans beaucoup d'institutions : priorise l'inclusion, le dialogue avec le monde, au risque d'estomper les contours.
    • Afrique et Asie : généralement beaucoup plus orthodoxes doctrinalement et disciplinés.

    Le successeur de Pierre joue un rôle majeur, mais l'Église n'est pas uniquement le pape : elle est aussi faite des évêques, des prêtres, des ordres religieux et surtout des laïcs.

    Ces manquements sont réels et graves pour la transmission de la foi. Ils ne remettent pas en cause les promesses du Christ ("les portes de l'enfer ne prévaudront pas"), mais ils exigent lucidité et fidélité personnelle. L'histoire montre que l'Église se réforme souvent dans l'épreuve.