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Foi - Page 2

  • Antonio Banderas confesse au pape : « Je suis victime d’un sortilège divin »

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    De Victoria Cardiel sur aciprensa :

    Antonio Banderas confesse au pape : « Je suis victime d’un sortilège divin. »

    Antonio Banderas et le pape Léon XIVAntonio Banderas a livré un témoignage poignant lors de la rencontre du pape Léon XIV avec des représentants du monde de la culture, des arts, de l'économie et du sport à la Movistar Arena de Madrid, le deuxième jour de son voyage apostolique en Espagne. | ​​Crédit : Daniel Ibáñez/EWTN News.

    La rencontre a réuni d'éminentes personnalités de la culture espagnole de renommée internationale, comme l'acteur Antonio Banderas ; le monde du sport était représenté par la légendaire joueuse de badminton Carolina Marín, triple championne du monde ; et le monde universitaire par José María Coello de Portugal, vice-recteur chargé de la planification, de la coordination et des relations institutionnelles de l'Université Complutense de Madrid. À leurs côtés, des représentants des syndicats et des organisations patronales ont fait part de leurs préoccupations et de leurs défis au Pape, dans l'optique de construire ensemble une société tournée vers le bien commun, capable de surmonter la fragmentation et la polarisation.

    Leur présence était, en soi, la preuve que, même dans une société fragmentée, la rencontre est possible. 

    Un événement historique qui répondait à la devise de la première visite papale en Espagne depuis 15 ans, « Levez les yeux », et à l’appel de Léon XIV à construire des réseaux entre différents acteurs sociaux, démontrant qu’au-delà des divergences légitimes, il existe une ferme volonté de bâtir des alliances solides et transversales pour relever les défis de l’avenir.

    L'un des moments forts fut le discours d'Antonio Banderas, dans lequel il récita un texte sur l'union entre la foi et la culture. « Je confesse être sous l'emprise de Dieu », déclara-t-il en regardant le pape droit dans les yeux.

    L'acteur, qui avait dirigé la veille la troupe de la comédie musicale Godspell lors d'une représentation spéciale donnée pendant la veillée de prière avec des jeunes sur la Plaza de Lima, a également évoqué la religiosité populaire de sa ville natale, Malaga, et les processions de la Semaine sainte qui ont marqué son enfance.

    Dans son discours, elle a souligné la capacité de l'art à soulever des questions profondes : « Dans un monde parfois trop simplifié, l'art nous aide à retrouver la profondeur et l'âme que les intelligences artificielles nous volent. »

    Auparavant, l’archevêque de Madrid, le cardinal José Cobo, avait présenté le pape Léon XIV comme un modèle dans la lutte contre l’extrémisme. Dans cette optique, le pape a tenu à souligner que l’Église, depuis ses origines, s’est rangée du côté de la culture et de l’art, favorisant la rencontre des sensibilités diverses dans une quête commune de transcendance.

    Le « désir » de l’Église de rester en dialogue avec le monde contemporain

    « L’Église, consciente de ses succès comme de ses erreurs à travers l’histoire, aspire à rester en dialogue avec le monde contemporain », a-t-il déclaré.

    Dans son discours, Léon XIV a exhorté le monde d'aujourd'hui à ne pas négliger « l'expérience séculaire de l'Église », qui propose sans cesse « des voies vers une vie digne et le bien commun ». À cet égard, il a invoqué saint Paul VI qui, devant les Nations Unies, a rappelé à tous que, quelles que soient les opinions que l'on porte sur le pape, sa mission est bien connue.

    Le pape a également cité son encyclique Magnificat Humanitas , publiée le 25 mai 2025, pour revenir à la question centrale : « Que signifie être pleinement humain ? » À cette question, il a offert une réponse claire : « L’Église, avec humilité mais aussi avec fermeté, partage ce qu’elle a découvert dans l’expérience de la foi : que Jésus-Christ répond aux grandes questions sur la vie humaine et son accomplissement, en ce monde et jusqu’à son aboutissement dans l’éternité. »

    Pour répondre à ces questions, le pape a proposé un dialogue social, qu’il a comparé à l’art du tissage de filets, fondé sur la rencontre, l’écoute, le dialogue et le respect. Cette approche n’est pas nouvelle lors de ce voyage en Espagne. Elle figurait déjà sur ses armoiries épiscopales et s’est confirmée depuis son élection à la papauté – un terme qui signifie « bâtisseur de ponts » – : un pont, d’abord avec Dieu, puis avec les hommes, les sociétés et les cultures.

    Concrètement, il a expliqué que « tisser des réseaux » implique que « l’université ne tourne pas le dos au monde du travail ni ne renonce à la vérité ; que l’activité commerciale ne considère pas l’employé comme un simple facteur dans l’équation de ses intérêts ; que l’art n’a pas pour seul but les élites ; que le sport n’est pas réduit à un spectacle ni transformé en un simple commerce ; que le progrès technologique prenne en compte les personnes âgées, les pauvres et ceux qui n’ont pas voix au chapitre. »

    Dans ce contexte, le Pape, mathématicien de formation, a évoqué avec admiration les grands classiques de la littérature espagnole, citant Lope de Vega, sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix et Calderón de la Barca. Il a également rappelé la sérénité de la prose de saint Thomas d'Aquin, dont nous avons hérité les magnifiques hymnes de la Fête-Dieu, solennité que l'Église célèbre aujourd'hui.

    Pour le pape, tisser des réseaux signifie aussi « servir avec désintéressement », comme l’ont fait des hommes et des femmes à travers les siècles, animés par la foi, en fondant des hôpitaux, des écoles et des œuvres caritatives. C’est pourquoi il a invité chacun à se demander sincèrement si l’Europe aurait forgé son identité « sans l’empreinte spirituelle qui a imprégné son histoire ».

    « Il ne s’agit pas d’une provocation, mais d’une invitation à réfléchir à la possibilité de concilier l’éternité, qui a fait irruption dans le temps et l’espace par l’incarnation de Jésus-Christ, avec le quotidien », a-t-il souligné. Il a ajouté : « Est-il vraiment possible de croire que l’Europe – que nous aimons tant – serait elle-même sans l’empreinte de la foi ? Pourquoi craindre que l’éternité n’imprègne la vie de tous les jours ? »

    Enfin, le Pape a affirmé que le Christ redonne au bien commun toute sa place centrale en tant qu’arbitre qui « apaise la cupidité des uns et nourrit l’espérance des autres, tout en aspirant à les sauver tous ».

  • L'homélie du Pape lors de la célébration de la Fête-Dieu à Madrid

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    VOYAGE APOSTOLIQUE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
    EN ESPAGNE

    (6-12 JUIN 2026)

    MESSE, PROCESSION ET BÉNÉDICTION EUCHARISTIQUE
    EN LA SOLENNITÉ DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

    HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

    Plaza de Cibeles (Madrid)
    Dimanche 7 juin 2026

    Éminences et Excellences,

    chers prêtres, religieux, religieuses,
    Majestés,
    frères et sœurs,

    le cœur débordant de joie, en ce début de voyage en Espagne, je préside cette célébration en ce jour de la solennité du Corpus Christi.

    Nous sommes réunis autour de l’Eucharistie, don de la présence vivante du Christ parmi nous. C’est lui qui a voulu nous offrir sa vie pour nous faire entrer dans la communion du Père et faire de nous ses enfants. Il est ici, comme le Pain vivant descendu du ciel, qui nous nourrit de la vie même de Dieu, d’un amour plus fort que la mort.

    Ce mémorial du Seigneur présent dans le Pain eucharistique est au cœur de votre foi et de l’histoire de votre peuple. Ici à Madrid, mais aussi dans tant d’autres lieux d’Espagne, le Corpus Christi n’est pas une fête de plus dans le calendrier liturgique, mais un retour aux racines de la foi pour renouveler l’amour et la fidélité à Dieu. Les processions solennelles de ce jour ont façonné pendant des siècles la piété, l’art, la musique, l’architecture et la vie du peuple espagnol. Encore aujourd’hui, elles expriment et manifestent le sentiment spirituel de ce pays à travers la beauté et l’élégance des tapis de fleurs, des autels dans les rues, du soin apporté aux ostensoirs et à leur exposition, ainsi que des chants et des ornements. Il ne s’agit pas d'une manifestation extérieure, d’une survivance folklorique ou d’une simple parure esthétique : il s'agit ici de la foi en la présence du Seigneur ressuscité, qui est vivant et continue de passer au milieu de nous, qui se fait pain pour notre faim de vie et visite les recoins de notre cœur et de notre histoire, même les plus sombres.

    Ainsi, si le Christ se donne en nourriture lors de la célébration eucharistique, la procession dit qu’Il ne reste pas enfermé dans le temple, mais qu’Il sort à notre rencontre. Jésus marche dans les rues, traverse les places, visite nos quartiers, habite les lieux de notre vie quotidienne. Il est le Dieu proche qui marche avec son peuple, le Seigneur de l’histoire, la consolation des faibles, la lumière pour les familles, l’espérance pour les malades, la paix pour ceux qui souffrent. Le Christ qui passe dans les rues dans l’ostensoir est le même qui s’identifie aux pauvres, aux opprimés, à ceux qui sont seuls et sans défense. Ce n’est pas un hasard si ici, en Espagne, l’Église a uni pendant des années la solennité du Corpus Christi à la Journée de la Charité.

    Il ne s’agit pas seulement de sortir l’ostensoir, mais de sortir nous-mêmes de l’égoïsme, de l’indifférence, d’une foi confortable et privée, pour répondre à son invitation à la conversion, changer notre regard, accueillir sa présence qui nous transforme et fait de nous des bâtisseurs d’un monde nouveau.

    C’est pourquoi la mémoire historique des processions du Corps et du Sang du Christ ne se laisse pas emprisonner dans la nostalgie ; elle devient, au contraire, une invitation aujourd’hui, pour notre vie personnelle, pour nos relations, pour la société, pour la construction de l’avenir. C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre l’invitation à “se souvenir” que nous avons entendue dans la première lecture : « Souviens-toi de tout le chemin que le Seigneur, ton Dieu, t’a fait parcourir ces quarante années dans le désert » ; souviens-toi de comment, quand tu avais faim, il t’a nourri de la manne. Il s’agit de “se souvenir” précisément pour ne pas oublier qui est le Seigneur et pour ne pas succomber à la tentation de se fier à d’autres idoles et de se nourrir d’un pain qui ne rassasie pas.

    Voici donc une exhortation pour l’Espagne d’aujourd’hui et de demain : que la religiosité qui anime ce pays depuis des siècles ne soit pas un musée du passé, mais une école de foi où on peut encore s’abreuver. Une école qui nous enseigne à nous agenouiller devant Dieu et devant notre prochain, car personne ne peut s’agenouiller devant le Seigneur et mépriser son prochain ; une école qui nous enseigne la gratuité de l’amour qui se fait don, afin qu’il circule parmi nous et brise les chaînes de tout égoïsme ; une école où nous apprenons que Dieu est une présence réelle et que nous sommes nous aussi appelés à être présents dans les situations et les défis de la société, à ne pas fuir et à nous engager personnellement dans la construction du bien commun.

    Frères et sœurs, je souhaite rappeler ici saint Manuel González, l’évêque des tabernacles abandonnés. Sa vie nous rappelle que l’Eucharistie ne doit pas être honorée uniquement lors des grandes célébrations ou de manière occasionnelle, mais aussi dans la fidélité silencieuse de celui qui accompagne le Seigneur par une amitié humble et discrète qui se nourrit jour après jour. Je voudrais également rappeler les vers poétiques de saint Jean de la Croix : « Je connais bien moi la source qui jaillit et coule, bien que de nuit » (Chant de l’âme qui se réjouit de connaître Dieu par la foi). Dans la prison conventuelle de Tolède, où il était incarcéré dans des conditions extrêmement dures, précisément aux alentours de la fête du Corps et du Sang du Christ en 1578, il reconnaît, depuis la nuit de cette prison, la présence cachée du Seigneur d'où jaillit une lumière qui ne connaît pas de crépuscule et d’où coule une vie qui ne s’épuise pas. Jésus Eucharistie est « cette source éternelle qui est cachée », source qui coule et étanche la soif sans éblouir, sans s'imposer par une puissance extérieure, sans se présenter de manière spectaculaire (cf. ibid.).

    Revenons à Lui par un amour sincère. Ouvrons-nous à la rencontre avec Lui, laissons-Le désaltérer les aridités de notre cœur, pour ensuite sortir sur les chemins de la vie et de l’histoire et porter parmi les gens ce courant d’eau fraîche, ce courant d’amour, de paix, de justice et de joie. Buvons à nouveau à cette source eucharistique, qui ne nous enferme pas dans une dévotion privée, mais nous envoie arroser nos frères, les familles, les pauvres, ceux qui souffrent, ceux qui ont perdu espoir. La grâce eucharistique nous transforme, et fait aussi de nous des acteurs de la transformation de l’histoire et un signe d’espérance pour ceux que nous rencontrons.

    Que le Seigneur Jésus présent dans l’Eucharistie fasse de vous le pain rompu, donné et offert, afin qu’une vie pleine jaillisse pour vous, pour vos familles et pour votre pays.

  • Espagne : Des foules considérables se rassemblent autour du pape qui dit non à une « foi confortable et privée »

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Espagne : Des foules se rassemblent autour du pape qui dit non à une « foi privée »

    Un million deux cent mille fidèles ont assisté à la messe et à la procession de la Fête-Dieu présidées par Léon XIV. Cette procession n'était pas une simple « survivance folklorique », mais l'expression de la « foi en la présence du Seigneur ressuscité ». L'homélie contenait un appel implicite contre l'euthanasie.

    8/6/2026

    Photo Vatican Media-LaPresse

    Les organisateurs s'attendaient à près d'un million de participants. Finalement, la place de Cibeles et les rues avoisinantes furent envahies par 1,2 million de fidèles venus assister à la messe et à la procession de la Fête-Dieu, conduite par Léon XIV. La foule était impressionnante, comme le pape a pu le constater de ses propres yeux lors de son passage en papamobile au cœur de la ville.

    Dans son homéliele pape a rappelé comment « les processions solennelles de ce jour ont façonné la piété, l'art, la musique, l'architecture et la vie du peuple espagnol pendant des siècles, et qu'aujourd'hui encore, elles expriment et manifestent le sentiment spirituel de ce pays, à travers la beauté et l'élégance des tapis de fleurs, des autels de rue, le soin apporté aux ostensoirs et aux objets liturgiques, aux chants et aux vêtements liturgiques. » Léon XIV a déclaré que la procession de la Fête-Dieu n'est ni « une manifestation extérieure », ni « une survivance folklorique ou un simple ornement esthétique ». « Il s'agit », a-t-il précisé, « de la foi en la présence du Seigneur ressuscité, qui est vivant et qui passe encore parmi nous. » « Ici à Madrid, mais aussi dans de nombreux autres endroits d'Espagne, la Fête-Dieu n'est pas simplement une fête de plus dans le calendrier liturgique, mais un retour aux sources de la foi pour renouveler l'amour et la fidélité à Dieu. »

    Le pape a également exhorté les Espagnols à ne pas considérer la religiosité comme « un musée du passé à visiter, mais plutôt comme une école de foi où puiser encore aujourd'hui ». « Une école », a-t-il ajouté, « qui nous enseigne à nous agenouiller devant Dieu et devant notre prochain, car nul ne peut s'agenouiller devant le Seigneur et mépriser son frère. » Un autre passage significatif de son homélie était celui où il mettait en garde contre la tentation d'une « foi confortable et privée », soulignant que « le Christ qui parcourt les rues avec l'ostensoir est le même qui s'identifie aux pauvres, aux malades, aux solitaires et aux rejetés ». Ce rappel est important dans un pays où une loi visant à simplifier le recours à l'euthanasie sera bientôt débattue au Congrès.

    À la fin de la messe, comme il l'avait fait l'année précédente à Rome, de San Giovanni à Santa Maria Maggiore, Léon XIV a porté l'ostensoir contenant l'Eucharistie en procession à travers les rues de Madrid. La participation des Madrilènes fut impressionnante et prolongea la veillée de prière de la veille avec les jeunes sur la Plaza de Lima, au cours de laquelle le pape avait déclaré aux participants : « N'ayez pas peur de penser à la vocation du mariage et de fonder une famille », adressant ses meilleurs vœux aux jeunes couples sur le point de se marier.

    Hier après-midi, après une rencontre privée avec les Augustins, comme il l'avait fait en Afrique, Léon a décidé de se consacrer au monde de la culture. Aujourd'hui, troisième jour de son voyage qui durera jusqu'à vendredi, l'événement le plus attendu sera le discours du Pape devant les parlementaires espagnols. Ce sera la première fois qu'un pape s'adressera au Congrès espagnol.

  • Dix choses à savoir sur l'Église catholique en Espagne avant la visite du pape Léon XIV

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    De

    Dix choses à savoir sur l'Église catholique en Espagne avant la visite du pape Léon XIV

    Le pape Léon XIV se rendra en Espagne du 6 au 12 juin, et fera escale à Madrid, Barcelone, aux îles Canaries et à Tenerife.

    De gauche à droite : la basilique de la Sagrada Familia ; le roi Felipe VI d'Espagne avec le pape Léon XIV ; et Notre-Dame de l'Almudena.
    De gauche à droite : la basilique de la Sagrada Familia ; le roi Felipe VI d’Espagne avec le pape Léon XIV ; et Notre-Dame de l’Almudena. (Photo : Daniela Perez via Canva Pro ; Vatican Media ; Bernard Gagnon, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons)

    Le pape Léon XIV se rendra en Espagne du 6 au 12 juin, avec des étapes à Madrid, Barcelone, aux îles Canaries et à Tenerife. C'est la neuvième fois qu'un pape visite le pays. Jean-Paul II s'y est rendu cinq fois et Benoît XVI à trois reprises.

    Au cours de ce voyage, le pape Léon XIV participera à 20 événements officiels, parmi lesquels une grande veillée avec les jeunes, une messe en plein air pour la Fête-Dieu et une procession dans les rues de Madrid seront parmi les moments les plus attendus.

    Voici 10 choses à savoir sur l'Église en Espagne, avec un accent particulier sur les régions que le Saint-Père visitera.

    1. L'Espagne est le pays qui envoie le plus de missionnaires.

    L'Espagne est actuellement le premier pays au monde en termes d'envoi de missionnaires catholiques à l'étranger et figure parmi les principaux donateurs des Œuvres pontificales missionnaires. Selon le rapport 2024 de ces dernières, l'Espagne compte près de 10 000 missionnaires, dont environ 5 000 sont actifs ; plus de la moitié sont des femmes et la plupart œuvrent sur le continent américain.

    2. Le pape Jean-Paul II a appelé l'Espagne Tierra de María (« Terre de Marie »).

    Saint Jean-Paul II, lorsqu'il était pape, a souvent qualifié l'Espagne de « terre de Marie », notamment lors de ses visites de 1982 et 2003, soulignant ainsi la richesse du réseau de sanctuaires mariaux et de dévotions qui y règne. L'Espagne est littéralement parsemée de lieux de culte mariaux – des grandes basiliques aux minuscules ermitages perchés sur les collines – si bien que presque chaque région possède son propre titre marial, sa fête et son pèlerinage.

    3. C'est un lieu de témoins et de martyrs chrétiens.

    La guerre civile espagnole a laissé l'une des plus importantes « empreintes de martyre », selon l'historien espagnol Monseigneur Vicente Carcel Orti, dans l'histoire moderne de l'Église, et elle a profondément marqué le panthéon des saints et bienheureux d'Espagne. Durant la guerre et la période de persécution qui suivit, environ 6 832 évêques, prêtres, religieux et religieuses furent tués pour leur foi, ainsi que des milliers de laïcs catholiques qui risquèrent leur vie pour protéger le clergé et les religieux.

    De cette persécution massive est née une reconnaissance progressive par l'Église d'un très grand nombre de martyrs : en 2007, la béatification de 498 martyrs sous le pontificat de Benoît XVI, en octobre, fut la plus importante cérémonie de béatification jamais organisée. À la fin des années 2000, près de 1 000 martyrs de la guerre civile espagnole avaient été béatifiés ou canonisés.

    4. La cathédrale de Madrid a été consacrée par un pape.

    L'un des monuments catholiques les plus importants de Madrid est la cathédrale Notre-Dame de l'Almudena, consacrée par le pape Jean-Paul II en 1993. De telles consécrations papales sont relativement rares en dehors de Rome, ce qui confère à la cathédrale une importance particulière dans la vie catholique espagnole. L'édifice demeure un lieu central pour les grandes célébrations religieuses de la capitale espagnole.

    La construction de la cathédrale de l'Almudena a débuté en 1883 et ne s'est achevée qu'en 1993. Ce projet centenaire témoigne de l'importance durable du catholicisme en Espagne et de l'évolution architecturale de l'époque moderne. Aujourd'hui, la cathédrale se dresse face au Palais royal de Madrid, symbolisant le lien historique entre l'Église et la Couronne.

    5. La patronne mariale de Madrid était « cachée dans les murs ».

    La sainte patronne de Madrid est la Vierge de l'Almudena, dont l'image est liée à une tradition séculaire remontant au Moyen Âge espagnol. Selon la tradition, lors de l'invasion maure de la région en 712, les Madrilènes cachèrent secrètement leur statue de la Vierge Marie dans les épais remparts de la forteresse, y laissant deux bougies allumées. En 1085, après la reconquête de Madrid par le roi Alphonse VI, les chrétiens se mirent à la recherche de la statue. Alors qu'ils arpentaient les remparts, une section s'effondra miraculeusement, révélant la statue parfaitement conservée, les bougies brûlant encore après des siècles.

    Cette même image vénérable sera portée en procession dans le stade Santiago Bernabéu lors de la rencontre du Saint-Père avec la communauté diocésaine de Madrid le 8 juin.

    6. La famille royale espagnole entretient des liens étroits avec l'Église.

    La famille royale espagnole entretient des liens étroits avec l'Église catholique, comme en témoigne le mariage, en 2004, du prince Felipe avec Letizia Ortiz à la cathédrale de l'Almudena à Madrid. Cette cérémonie a mis en lumière le rôle continu des traditions catholiques dans les grands événements nationaux.

    7. L'église la plus célèbre de Barcelone est une catéchèse en pierre.

    La basilique de la Sagrada Família est bien plus qu'un chef-d'œuvre architectural : elle fut construite comme un instrument d'évangélisation. Ses fondateurs imaginaient une église qui communiquerait la foi chrétienne à travers l'art, le symbolisme et l'architecture, faisant d'elle l'une des expressions les plus singulières de la foi catholique au monde.

    Les visiteurs de la Sagrada Família découvrent une représentation visuelle du récit central du christianisme. Les principales façades de la basilique illustrent la Nativité, la Passion et la gloire du Christ, et célèbrent la gloire, l'ascension et la vie éternelle de Dieu.

    La Sagrada Família est devenue l'édifice religieux le plus haut du monde, culminant à 172 mètres. Malgré ses dimensions immenses, la basilique a été conçue pour orienter l'attention vers Dieu plutôt que vers les réalisations humaines.

    La célèbre basilique fut initialement conçue par Francisco de Paula del Villar en 1882. Cependant, l'architecte catalan Antoni Gaudí reprit le projet en 1883 et transforma complètement le dessin en un mélange de styles gothique et Art nouveau, supervisant sa construction jusqu'à sa mort en 1926. Après son décès, plusieurs autres architectes ont poursuivi son œuvre dans le but de réaliser sa vision originale.

    Gaudí a délibérément conçu la Sagrada Família de manière à ce qu'elle reste légèrement plus basse que la colline de Montjuïc, située à proximité de Barcelone, car il estimait qu'aucune œuvre humaine ne devait surpasser la création divine.

    8. L'architecte de la Sagrada Família sera peut-être un jour canonisé.

    Antoni Gaudí était connu pour sa foi profonde et son dévouement à la construction de la Sagrada Família. Le Vatican a annoncé le 14 avril 2025 que le pape François avait officiellement reconnu la « vertu héroïque » de Gaudí, une étape cruciale du processus de canonisation. Deux miracles attribués à son intercession sont désormais requis pour sa canonisation.

    9. Le grand sanctuaire marial de Tenerife est le site de pèlerinage le plus important des îles Canaries.

    La basilique Notre-Dame de Candelaria à Tenerife est le plus important lieu de pèlerinage catholique des îles Canaries. Depuis des générations, elle est le cœur spirituel de l'archipel et demeure une destination majeure pour les pèlerins et les visiteurs, attirant environ deux millions de personnes par an.

    La basilique est dédiée à la sainte patronne des îles Canaries, la Vierge de Candelaria. La tradition veut que l'image de la Vierge de Candelaria ait été vénérée par le peuple autochtone guanche avant même la conquête de Tenerife par l'Espagne. La Vierge de Candelaria est souvent associée à la tradition des Vierges noires, ces images de Marie à la peau sombre vénérées dans différentes parties du monde.

    10. Les îles Canaries furent un des premiers avant-postes catholiques.

    Les îles Canaries sont divisées en deux diocèses catholiques : l’un centré à Las Palmas et l’autre à San Cristóbal de La Laguna, sur l’île de Tenerife. Établis au début du XVe siècle, plusieurs décennies avant l’évangélisation d’une grande partie des Amériques, ces diocèses ont fait des îles une frontière importante de l’expansion catholique durant une période charnière de l’histoire mondiale.

    De par leur situation stratégique dans l'Atlantique, les îles Canaries devinrent une étape incontournable pour les explorateurs, les missionnaires et les colons voyageant entre l'Europe et les Amériques. De ce fait, elles jouèrent un rôle important dans la diffusion du catholicisme à travers le Nouveau Monde.

  • L’urgence missionnaire de l’Espagne qui attend Léon XIV

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    Une dépêche de l'Agence Fides (Marie-Lucile Kubacki) :

    L’urgence missionnaire de l’Espagne qui attend Léon XIV

    5 juin 2026  
     

    Madrid(Agence Fides)- Du 6 au 12 juin 2026, c’est en Espagne que Léon XIV a choisi de se rendre pour son quatrième voyage apostolique hors d’Italie. À cette occasion, il se rendra à Madrid, Barcelone où il célébrera notamment une messe à la basilique de la Sagrada Família, dans le cadre des commémorations du centenaire de la mort de son célèbre architecte, Antoni Gaudí (1852-1926).) et aux Canaries, archipel  frappé par la crise migratoire.

    D’un point de vue ecclésial et missionnaire, la situation espagnole est assez intéressante. Pays historiquement marqué par le christianisme, l’Espagne est rattrapée par la sécularisation même si l’Église conserve une certaine visibilité.

    Une enquête publiée par le CIS (Encuesta sobre Tendencias Sociales V, étude n° 3535, décembre 2025), estime que 15,2% des personnes interrogées se définissent comme catholiques pratiquants, et, que parmi l’ensemble de l’échantillon, 11,4% déclarent aller à la messe « tous les dimanches et jours de fête » tandis que 4,7% y assistent « plusieurs fois par semaine. » 
    C’est pénétrée de ce constat que la Conférence épiscopale espagnole, mène depuis plusieurs années une profonde réflexion afin de repenser la mission à partir de la réalité du pays.

    Quelques semaines avant la venue du Pape, elle a publié un long document particulièrement intéressant intitulé « Mettez-vous en route » (citation extraite de l’Évangile de Lc 10,3), proposant des lignes pastorales pour les quatre années à venir.

    Alors que le Pape Léon XIV, dans un récent discours livré devant les participants à l’assemblée générale des Oeuvres Pontificales missionnaires, a rappelé aux « fidèles des Églises plus anciennes » combien il était important de s'inscrire « dans l’esprit missionnaire de l’Église tout entière », on peut trouver là un constat à la fois lucide et dynamique. « En Espagne, l'époque révolue, ancrée pendant des siècles, où l'on disait : « je suis catholique parce que je suis né en Espagne », est bien derrière nous », affirme le texte.

    « Les difficultés que nous rencontrons dans l'évangélisation, ainsi que le vieillissement et la diminution numérique des membres de la communauté chrétienne, des époux, des consacrés, des pasteurs et des laïcs engagés dans la mission de l'Église, provoquent un certain découragement dans l'Église, aggravé par la surcharge de travaux et de défis évangélisateurs, particulièrement chez les ministres ordonnés, peut-on lire encore. Les consacrés vivent en Espagne une extraordinaire reconfiguration de leurs provinces et de leurs présences apostoliques. La réorganisation permanente des paroisses en « unités pastorales » — quelle qu'en soit la dénomination — ainsi que ce qui vient d'être exposé, nous font vivre avec la sensation d'être centrés sur l'« administration d'une pénurie quantitative » qui entrave l'avancée dans la « conversion pastorale » que la nouveauté du changement d'époque exige. »

    La tentation de la « double vie » et les attentes à prendre en compte

    La CEE proposent de réfléchir à partir de l’épisode du Cénacle, où les disciples sont d’abord enfermés dans la peur. « Certains pensent qu'il vaut mieux se réfugier dans le « cénacle » jusqu'à ce que la tempête se dissipe », écrit la CEE, en mettant en garde contre la tentation de penser la mission de manière clivée, en scindant sa vie entre ce qui se joue à l'intérieur du “temple”, en contexte ecclésial, et ce qui se joue à l’extérieur, le reste du temps. « Les difficultés, d'une profonde racine culturelle, poussent à une sorte de double vie, dans laquelle on peut arborer des étendards évangéliques tout en adoptant des formes de vie, des instruments et des moyens mondains, poursuit le texte. On finit par réduire la vie évangélique aux temples, mais en dehors d'eux — là où se vivent les relations de travail, les relations avec les autres, avec les voisins, les relations en tant que parents d'élèves à l'école, en tant que professionnels dans tel ou tel domaine — il faudrait accepter les règles du jeu du monde, dominées par l'argent et le pouvoir, qui engendrent l'indifférence et la passivité au moment d'évangéliser dans les replis de la mentalité dominante. Cette sorte de double vie est l'« aliénation sociale » à laquelle se réfère François dans l'encyclique Dilexit nos (2024). » C’est de ce climat, analyse la CEE, que jaillissent «les réductions idéologiques de la foi ou la nostalgie des temps passés », « imputant à la réforme conciliaire et à son accueil tous les maux de l'Église.»

    Parmi les symptômes de la mondanité contemporaine, la CEE identifie la culture de  l'« empowerment », dans les sphères anthropologiques, économiques et politiques, qui engendre « une mentalité contraire à la compréhension chrétienne de la personne.» Autre symptôme, le consumérisme. « Le système culturel, économique et politique contemporain est structuré à la manière d'un supermarché : le plaisir, compris comme la satisfaction d'un désir, et le pouvoir et l'argent comme instruments pour l'atteindre », peut-on lire. Dans un contexte marqué par l’essor d’un individualisme qui fragilise la perception traditionnelle des liens familiaux et communautaires, la CEE pointe relève une inquiétude croissante face à l’inconnu. La « réduction anthropologique de la personne à simple individu » engendre une forme d’insatisfaction profonde, en appauvrissant « la raison, l’affectivité et la volonté ». Cette insatisfaction est souvent compensée par la quête de « pouvoir » ou par des « succédanés addictifs », sans jamais combler le malaise persistant. Pourtant, cette tension révèle une aspiration plus profonde : redécouvrir que « la vie est don, et non pouvoir ». Ainsi, derrière l’exaltation de l’individu se manifeste la « nostalgie de la personne », derrière la recherche de pouvoir celle de « l’amour », et derrière les promesses d’un « projet de vie accomplie » proposées par une société de consommation, celle de « la sainteté ». Pour la CEE, ce sont ces attentes que l’Église doit écouter pour être missionnaire.

    Le triomphe du « bricolage » religieux

    Un autre constat fondamental est qu’au sein de la société espagnole sécularisée, « le défi de l'Église n'est pas tant l'athéisme que la faim de Dieu qui se manifeste de très diverses manières.» En effet, selon une enquête publiée la Fundación SM, “Jóvenes españoles 2026” (10ᵉ rapport sur la jeunesse), reprise dans plusieurs médias catholiques espagnols, si la proportion de jeunes qui se disent catholiques est passée de 31,6% à 45% entre 2020 et 2025, la teneur de cette foi est souvent syncrétique, puisqu’entre les catholiques pratiquants 60,7% déclarent croire au karma, 48,5% à la réincarnation et 44,1% aux arts magiques, composant une spiritualité à la carte où se mêlent des éléments de tradition catholique et des fragments de « spiritualités néo‑ésotériques. » Même s’il faut toujours se garder d'idolâtrer les chiffres, ceux-ci manifestent la complexité de la situation qui ne peut être simplement pensée à l’aune de la dialectique effondrement / renouveau. Comment, répondre à cette faim de Dieu sachant qu’elle s’assortit dans de nombreux cas d’une démarche plus individualiste et distanciée au regard des institutions? La mission à l’égard ceux ce que les sociologues  des religions appellent parfois “spiritual but non religious” ou “nones” est en effet un des grands défis de l’époque.

    Des éléments que l’on retrouve aussi en France, où le pape doit se rendre du 25 au 18 septembre prochain. Dans les deux pays, le même constat que la sécularisation et la baisse des courbes de la pratique invitent à se recentrer plus que jamais sur la cohérence et la vitalité du témoignage.

    En Espagne, l’Église invite à opérer ce changement de paradigme en utilisant la clé de discernement offerte par le Pape François lors de son discours à la Curie romaine de 2023  : « Soixante ans après le Concile, avait-il déclaré, nous continuons à débattre de la division entre "progressistes" et "conservateurs" ; mais ce n'est pas là la vraie différence : la différence véritable et principale est entre les "amoureux" et les "habitués". Voilà la différence. Et seuls ceux qui aiment peuvent marcher ».

    Mais comment passer de la logique de l’habitude à celle de l’amour? De nombreuses initiatives et essais apostoliques ont été mis en oeuvre ces dernières années « dans le domaine de la première annonce, du catéchuménat d'adultes, du renouveau de l'initiation chrétienne, des nouveaux itinéraires de préparation au mariage, de la piété populaire, de l'adoration eucharistique et de l'aide aux personnes les plus pauvres » relève la CEE, qui pointe aussi l’apport des immigrés catholiques en terme de revitalisation et rajeunissement des communautés parmi les éléments de renouveau. En somme, il ne s’agit pas tant d’inventer de nouvelles recettes que de retrouver, à chaque époque et en chaque lieu, le puits d’eau vive de l’Évangile et les gestes de toujours des Béatitudes. (Agence Fides 5/6/2026)

  • Pologne : béatification de neuf prêtres salésiens assassinés

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    Du Père Łukasz Bankowski sur Vatican News :

    Les neuf salésiens martyrs qui seront béatifiés.Les neuf salésiens martyrs qui seront béatifiés. 
    Neuf religieux tués par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale seront béatifiés le 6 juin au sanctuaire Saint-Jean-Paul II de Cracovie. Le lieu de la cérémonie n’est pas le fruit du hasard: enfant, le futur Jean-Paul II avait assisté à l’arrestation de certains d’entre eux, et leur témoignage l’avait profondément marqué.

    Les pères Jan Świerc, Ignacy Antonowicz, Karol Golda, Włodzimierz Szembek, Franciszek Harazim, Ludwik Mroczek, Ignacy Dobiasz, Kazimierz Wojciechowski et Franciszek Miśka. Tels sont les noms des neuf prêtres salésiens tués dans les camps de concentration nazis allemands d’Auschwitz et de Dachau entre 1941 et 1942. Après que Léon XIV eut approuvé le décret sur leur martyre le 24 octobre 2025, l’heure est venue pour leur béatification. Samedi à 10 heures, heure de Cracovie, le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère des Causes des saints, présidera la messe solennelle au sanctuaire Saint-Jean-Paul II de la ville polonaise.

    Le courage face à la persécution

    Les futurs bienheureux étaient engagés dans des activités pastorales et éducatives, mais après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, ils furent arrêtés au seul motif qu’ils étaient prêtres catholiques. Ils n’avaient pris part à aucune activité politique ou militaire, et pourtant, le régime nazi considérait leur ministère comme une menace. Même enfermés dans les camps de concentration, les neuf salésiens sont restés fidèles à leur vocation, résistant à la faim, aux humiliations et à la torture, continuant à soutenir leurs compagnons de captivité, à prier et à témoigner de leur foi. Leur martyre a été reconnu par l’Église comme une mort in odium fidei, par haine de la foi.

    Un lieu lié à Jean-Paul II

    La béatification au sanctuaire de saint Jean-Paul II, dans le quartier Mer Blanche de Cracovie, revêt une profonde signification historique et spirituelle. Le jeune Karol Wojtyła, qui vécut à Cracovie dans le quartier de Dębniki pendant la guerre, fut témoin de l’arrestation de six des neuf salésiens. Les Allemands les déportèrent au camp de concentration de Dachau et cette expérience marqua la vie du futur Pape, devenant l’un des événements qui influencèrent son choix de devenir prêtre. «Je crois fermement que la vocation sacerdotale de saint Jean-Paul II est également née de leur martyre», a déclaré le cardinal métropolite de Cracovie, Grzegorz Ryś. Pour le cardinal, le jeune Wojtyła a compris à ce moment-là ce que signifiait le manque de prêtres et l’immense perte que représentait, pour la communauté de l’Église, le fait de priver les fidèles de leurs pasteurs. «Cette béatification – soulignent les organisateurs de la cérémonie – est une reconnaissance publique de leur dévouement à Dieu, qui s’est révélé plus fort que la violence, la peur et la mort. Dans la réalité de la haine totalitaire, ils sont restés fidèles au Christ, à l’Église et à leur vocation salésienne jusqu’à la fin».

    Prière pour les nouvelles vocations

    Le métropolite de Cracovie a souhaité que cette béatification ne soit pas seulement une célébration des héros de la foi, mais aussi une prière pour les nouvelles vocations sacerdotales et religieuses: «Qu'elle devienne notre grande prière pour les vocations sacerdotales et religieuses, nous en avons tant besoin aujourd'hui! Ce serait merveilleux de savoir que le témoignage de ces neuf martyrs soit une invitation pour d'autres à les suivre.»

  • Centenaire du monument du Sacré-Coeur de Dison-Andrimont 1926 - 2026

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    Capture d'écran 2026-05-19 144250.png

  • La vie de saint Norbert : Comment Jésus peut faire d’une pierre un enfant d’Abraham (6 juin)

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    La vie de saint Norbert : Comment Jésus peut faire d’une pierre un enfant d’Abraham (1080-1134) (44 mn) (6 juin) Sujets traités : Une conversion d’origine divine. L’urgence du salut.

  • De quoi l'archevêque Fulton Sheen sera-t-il le saint patron ?

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    De

    L'archevêque Fulton Sheen sera le saint patron… de quoi ?

    L'héritage tout entier du vénérable Sheen était animé par une seule mission : amener des âmes au Christ.

    L'archevêque américain Fulton J. Sheen est photographié en train de prêcher (photo non datée). (Photo CNS)
    Lors d'un récent discours devant l'Assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires, le pape Léon XIV a donné ce qui est peut-être l'indication la plus claire à ce jour de ce que sera l'héritage du vénérable archevêque Fulton Sheen dans l'Église catholique : saint patron des missionnaires.

    Le Saint-Père a salué la foi et les émissions de Sheen, qui ont « touché des millions de personnes par l’espérance de l’Évangile », y compris le pape Léon XIV lui-même. Il a souligné le rôle de Sheen dans l’apport d’une aide spirituelle et matérielle à l’Église dans les régions les plus pauvres du monde.

    En citant Sheen comme un exemple pour les « directeurs nationaux et diocésains des Œuvres pontificales missionnaires du monde entier », le pape Léon XIV laissait entendre que Sheen deviendrait le saint patron des missions et du travail missionnaire.

    Ayant passé des années à étudier de près la vie de Sheen, je suis convaincu qu'il n'y a rien de plus approprié. Tout son héritage — de sa vie de prière intense et de sa rigueur intellectuelle à son évangélisation récompensée par un Emmy et à ses actions caritatives à travers le monde — était animé par une seule mission : amener des âmes au Christ.

    Cette mission a joué un rôle déterminant dans la production littéraire prolifique de Sheen, dont 66 ouvrages qui restent populaires aujourd'hui. Sheen était réputé pour sa profonde compréhension théologique. Il connaissait Jésus personnellement et savait transmettre ces réflexions avec habileté et clarté aux lecteurs. Certains de ses livres, notamment La Vie du Christ et Un trésor dans l'argile , continuent de se vendre à des chiffres records.

    Sheen a également été un pionnier de la radio et de la télévision modernes dans les années 1930, 40 et 50.

    Son émission primée aux Emmy Awards,  « Life Is Worth Living » , a attiré des audiences record, venues écouter son message d'espoir. Il s'exprimait avec éloquence et son intégrité donnait du poids à ses paroles.

    De plus, son humour autodérisoire témoignait d'une humilité dont les personnalités médiatiques d'aujourd'hui feraient bien de s'inspirer. Nombre d'entre elles seraient fascinées de voir comment l'archevêque captivait des millions d'Américains chaque semaine, armé d'un simple tableau noir et d'une craie.

    L'engagement héroïque de Sheen envers la prière et sa relation personnelle avec le Seigneur ont inspiré ceux qui le connaissaient. Le jour de son ordination, Sheen promit de faire une heure sainte eucharistique quotidienne et continue. Il tint cette promesse jusqu'à sa mort, comme il se doit devant le Saint-Sacrement. Au cours de ces 22 000 heures saintes, Sheen témoigna de la profondeur de son engagement envers le Seigneur dans le Saint-Sacrement. Il exhorta ses pairs à s'engager eux aussi dans cette adoration quotidienne du Seigneur, nous rappelant à tous que nous avons toujours le temps. Nombreux sont ceux qui ont été inspirés à suivre son exemple.

    Sheen a également rapproché les catholiques de la Vierge Marie, à qui il a confié sa vocation et qu'il appelait affectueusement « Belle Dame vêtue de bleu ».

    De plus, Sheen a démontré avec force l'importance d'une solide formation pour rechercher la vérité divine et la partager avec autrui. Passionné par l'apprentissage, il a obtenu de nombreux diplômes, dont un doctorat en philosophie de l'Université catholique de Louvain, en Belgique.

    Il fut également professeur et consacra des décennies à l'enseignement de la théologie et de la philosophie à l'Université catholique d'Amérique à Washington. Il se distingua par la rigueur de ses cours et par sa volonté d'inciter ses étudiants à approfondir leurs connaissances. Les érudits catholiques d'aujourd'hui gagneraient à suivre l'exemple de Sheen.

    Enfin, l'engagement de Sheen au sein de la Société de la Mission pontificale – malgré son succès médiatique international et ses relations prestigieuses – a démontré son amour pour tous les enfants de Dieu et son dévouement total à Dieu plutôt qu'à la gloire personnelle.

    Sheen a fait remarquer que les pasteurs sont responsables d'une paroisse et les évêques d'un diocèse. Pourtant, en tant que directeur de la Propagation de la Foi, Sheen avait le privilège de servir et d'évangéliser le monde entier. Il a embrassé cette responsabilité avec enthousiasme et a consacré des années à collecter des fonds, tant matériels que spirituels, pour les missions à travers le monde.

    L'érudition remarquable de Sheen, ses écrits, sa dévotion à la Vierge Marie, son engagement dans l'évangélisation et son rôle de chef missionnaire révèlent un homme qui a consacré sa vie entière à un seul but : mettre tous les talents que Dieu lui avait donnés au service de l'évangélisation. Tout ce que Sheen entreprenait était pour lui une occasion de gagner des âmes au Christ.

    La vie et l'héritage de Sheen rendent donc les éloges récemment adressés au pape Léon particulièrement significatifs.

    Je me joins à notre Saint-Père pour prier afin que ceux qui servent aujourd'hui dans les missions soient inspirés par l'exemple du bientôt bienheureux Fulton Sheen, dont la vie demeure un puissant témoignage de l'appel missionnaire de l'Église.

  • Magnifique succès de la célébration de la Fête-Dieu à Liège

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    Peut être une image de une personne ou plus, foule et texte

    De la page facebook des organisateurs :

    "Nous venons de vivre une magnifique Fête-Dieu ici à Liège. Jésus est vivant. Il est réellement présent dans le pain et le vin consacrés qui deviennent son Corps et Son Sang, pour vivifier et unifier l’Eglise.

    Il est intéressant de relever qu’il y avait de très nombreux jeunes parmi les 600 participants à la procession, et ensuite aux plus de 1.000 bougies pour la paix, merci Seigneur <img class="xz74otr x15mokao x1ga7v0g x16uus16 xbiv7yw" src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t7c/1/16/1f64f_1f3fc.png" alt="

  • C'est le premier vendredi du mois

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    a96d8a5b252b480dcbe03cbd524aa188_w600.jpgParmi les dévotions tombées en désuétude depuis la réforme conciliaire, il y a celle qui consiste à consacrer le premier vendredi du mois au Coeur sacré de Jésus.

    En 1688, au cours d'une apparition à Sainte Marguerite-Marie, Notre-Seigneur Jésus-Christ daigna lui adresser ces paroles : « Je te promets, dans l'excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir leurs sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré aux derniers moments ».

    Georges Rouault, le Sacré Coeur

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  • Saint Boniface : un grand évêque martyr

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    225px-St_Boniface_-_Baptising-Martyrdom_-_Sacramentary_of_Fulda_-_11Century.jpgLors de l'audience générale du 11 mars 2009, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse hebdomadaire à saint Boniface. En voici le texte intégral (ZENIT.org)

    Chers frères et sœurs,

    Nous nous arrêtons aujourd'hui sur un grand missionnaire du VIIIe siècle, qui a diffusé le catéchisme en Europe centrale, et dans ma patrie également : saint Boniface, passé à l'histoire comme l'« apôtre des Germains ». Nous possédons beaucoup d'informations sur sa vie grâce la diligence de ses biographes : il naquit dans une famille anglo-saxonne dans le Wessex autour de 675 et fut baptisé avec le nom de Winfrid. Il entra très jeune au monastère, attiré par l'idéal monastique. Possédant de remarquables capacités intellectuelles, il semblait destiné à une carrière tranquille et brillante d'érudit : il devint enseignant de grammaire latine, écrivit plusieurs traités, composa plusieurs poésies en latin. Ordonné prêtre à l'âge de trente ans environ, il se sentit appelé par l'apostolat auprès des païens du continent. La Grande Bretagne, sa terre, évangélisée à peine cent ans plus tôt par les Bénédictins guidés par saint Augustin, faisait preuve d'une foi si solide et d'une charité si ardente qu'elle envoya des missionnaires en Europe centrale pour y annoncer l'Evangile. En 716, Winfrid, avec quelques compagnons, se rendit en Frise (aujourd'hui la Hollande), mais il buta sur l'opposition du chef local et la tentative d'évangélisation échoua. Rentré dans sa patrie, il ne perdit pas courage, et deux ans plus tard il se rendit à Rome pour s'entretenir avec le pape Grégoire II et en recevoir des directives. Le pape, selon le récit d'un biographe, l'accueillit « avec le visage souriant et le regard empli de douceur », et dans les jours qui suivirent il tint avec lui « des conversations importantes » (Willibald, Vita S. Bonifatii, ed. Levison, pp. 13-14) et enfin, après lui avoir imposé le nouveau nom de Boniface, il lui confia avec des lettres officielles la mission de prêcher l'Evangile parmi les peuples de Germanie. 

    illustration : une miniature illustre le double baptême de Boniface

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