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Foi

  • L'Evangile de ce treizième dimanche du temps ordinaire

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    De Marie-Christine Lafon sur le site de Famille Chrétienne (archive du 26 mai 2005) :

    Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (10, 37-42)

    Jésus disait aux douze Apôtres : "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra la vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste recevra une récompense d'homme juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense".

    Prendre sa croix

    Après avoir été flagellé, le condamné à la crucifixion devait porter lui-même sa croix au lieu du supplice. A l'époque de Jésus, cette exécution par la mort en croix était courante. Ce supplice romain s'appliquait aux esclaves, aux non-citoyens, et parfois aux citoyens en cas de haute trahison ; il sanctionnait tout manquement à l'ordre public. Considéré comme infamant, il exposait à l'opprobre des foules et à la risée des passants celui qui méritait d'être retranché du peuple.

    Donc, prendre sa croix avec Jésus, c'est être uni à Lui, c'est accepter d'être injustement rejeté, humilié devant tout le monde, comme ces crucifiés ; mais c'est aussi ressusciter avec Lui.

    Accueillir

    Loi sacrée du monde antique, l'hospitalité est aussi prônée dans la Bible.

    L'hôte rappelle à celui qui l'accueille sa condition de passager sur la Terre. Il doit donc être reçu avec soin et traité avec amour et désintéressement, au nom de Dieu qui l'aime.

    Dans la Nouvelle Alliance, qui accueille un hôte, accueille Jésus. Et Le recevoir chez soi, c'est-à-dire Lui faire de la place, c'est Le connaître et croire en Lui.

    Aussi, l'exercice empressé de l'hospitalité est un trait de la vie chrétienne : "N'oubliez pas l'hospitalité, car c'est grâce à elle que, sans le savoir, certains ont hébergé des anges" (He 13, 2).

    Récompense

    Par une évolution sémantique, dans l'Ancien Testament, la conduite conforme à la Loi étant source de mérites et de prospérité, le mot "justice", qui désignait cette conduite, finit par en signifier aussi les diverses récompenses. Ainsi, l'hospitalité désintéressée devient une justice devant Yahvé, ce que l'on pourrait presque traduire par "mérite".

    Cette justice-récompense équivaut à vie et gloire, et la bénédiction de Dieu peut récompenser la piété.

    Dans l'intention de Dieu comme ici, il ne s'agit pas de donnant donnant, puisqu'en amour, on ne compte pas. Jésus nous donne pour récompense rien moins que la vie éternelle, c'est-à-dire la vie dans l'intimité de la Trinité. Or, nous n'avons d'autre mérite à recevoir cette récompense que d'être son élu.

    Marie-Christine Lafon

  • Quand Dieu Lui-même devient notre trésor (homélie pour le 13ème dimanche du T.O.)

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    L'homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 13e dimanche de l’année A (2 juillet 2023) :

    La richesse du Seigneur

    Le Seigneur est si riche pour nous, il a tant à nous apporter. Le bonheur de vivre avec lui, d’être son disciple, de se mettre à son école, ce bonheur est immense. Il remplit l’âme ; il établit dans une immense paix. Nous vivons dans la lumière de l’Esprit Saint. Dieu lui-même devient notre trésor ; comment, alors, ne pas avoir l’âme qui déborde ? Pourtant, ce n’est pas notre lot de tous les jours. Nous ne croisons pas souvent un chrétien qui nous dit : mon âme déborde de lumière et de paix… Oui, si nous croisons quelqu’un qui vient de gagner au lotto ou de tomber amoureux, nous trouvons quelqu’un de joyeux, mais la vie ce n’est pas la loterie nationale et surtout : il y a tant de déçus. Tandis que Dieu nous a tous créés pour être comblés. Où est le problème alors, pour que nous le sentions si peu ?

    Le Seigneur vient de nous donner la réponse. Celui qui est digne de lui c’est celui qui le préfère, lui, à son père, sa mère, son fils, sa fille… saint Luc ajoutera même : sa femme et ses frères et sœurs… Les deux évangélistes résument cela : perdre sa vie à cause du Seigneur Jésus. Ce n’est pas notre démarche spontanée. Nous aimerions bien, nous, pouvoir vivre notre vie comme nous l’entendons et accorder au Seigneur quelques minutes, quelques heures de notre semaine, en se disant que c’est bien assez pour qu’il nous comble de ses dons. En faisant cela, ne faisons-nous pas déjà bien plus que d’autres qui murmurent contre Dieu alors qu’ils ne lui accordent que si rarement leur attention ? Et pourtant, tout cela reste tellement en deçà de l’évangile !

    Pourquoi le Seigneur est-il si exigeant ? Parce que ce qu’il a à nous donner passe par le cœur.

    Un cœur qui désire.

    Un cœur qui se creuse.

    Un cœur qui connaît les dangers et s’en méfie (dangers de l’orgueil, de la convoitise, de l’endormissement).

    Un cœur qui écarte tous les obstacles.

    Un cœur tendu par amour.

    Bref, comme disait saint Paul, un cœur qui accepte de mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui et mener une vie nouvelle.

    Seigneur, fais-nous la grâce de tourner fréquemment nos regards vers toi. De te consulter avant chaque décision. De nous imprégner de ta Parole en lisant fréquemment les Écritures. De nous arrêter pour prendre un temps de silence avec toi dans le secret de notre chambre. De rejoindre ton Église pour prier avec elle et avoir le cœur qui bat en union avec elle.

  • Irénée de Lyon, défenseur de l'orthodoxie catholique (28 juin)

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    Saint Irénée de Lyon

    Le 28 mars 2007, Benoît XVI a consacré sa "catéchèse" du mercredi à ce grand témoin de la Foi (IIe siècle) que l'on fête aujourd'hui : saint Irénée de Lyon

    Chers frères et sœurs!

    Dans les catéchèses sur les grandes figures de l'Eglise des premiers siècles, nous arrivons aujourd'hui à l'éminente personnalité de saint Irénée de Lyon. Les informations biographiques à son sujet proviennent de son propre témoignage, qui nous est parvenu à travers Eusèbe, dans le livre V de l'Histoire ecclésiastique. Irénée naquit selon toute probabilité à Smyrne (aujourd'hui Izmir, en Turquie), vers 135-140, où, encore jeune, il alla à l'école de l'Evêque Polycarpe, lui-même disciple de l'Apôtre Jean. Nous ne savons pas quand il se rendit d'Asie mineure en Gaule, mais son transfert dut coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon:  c'est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres. C'est précisément cette année qu'il fut envoyé à Rome, porteur d'une lettre de la communauté de Lyon au Pape Eleuthère. La mission romaine qui permit à Irénée d'échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l'Evêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison. Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Evêque de la ville. Le nouveau Pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal, qui se conclut vers 202-203, peut-être par le martyre.

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  • Syrie : les chrétiens victimes de harcèlement et d'intimidations

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    De Peter Fuchs sur le Tagespost :

    Au cœur du christianisme syrien

    Le régime syrien accuse les chrétiens de Sednaya d’avoir tué des combattants djihadistes pendant la guerre et de les avoir enterrés dans des fosses communes. Il utilise ce prétexte pour les harceler et les intimider.

    27 juin 2026

    Moins de trois mois se sont écoulés depuis que des groupes armés ont attaqué la ville chrétienne de Suqailabiyya en Syrie. Dans la nuit du 27 au 28 mars, ils ont pillé des commerces et des maisons, harcelé des femmes et menacé des civils de violences. Les forces de sécurité ne sont pas intervenues, mais ont pris part à ces émeutes s’apparentant à un pogrom. Des observateurs ont soupçonné qu’il s’agissait d’une action de représailles. Pendant la guerre en Syrie, les chrétiens s’étaient défendus avec succès contre les djihadistes d’Idlib. Leur chef de file, Ahmed al-Sharaa, est « président par intérim » depuis décembre 2024. L’Union syriaque européenne (ESU) a expressément qualifié ces groupes armés d’alliés d’al-Sharaa.

    Après l’attentat-suicide islamiste perpétré contre l’église grecque-orthodoxe Mar-Elias le 22 juin 2025, il s’agissait là d’un deuxième signe avant-coureur pour la communauté chrétienne, décimée ou chassée à l’étranger par des années de guerre. Les chrétiens souffrent également de discrimination, d’intimidation et d’exclusion. L’exemple le plus connu est l’incarcération du maire chrétien Suleiman Khalil, qui a résisté aux djihadistes pendant la guerre et qui, après le changement de pouvoir, a été emmené sans inculpation dans une prison militaire. Selon des interlocuteurs locaux, les chrétiens se voient désormais refuser des postes dans l’administration de la « nouvelle Syrie ».

    De la diversité religieuse à la République islamique

    Damas s’engage sur la voie de l’homogénéisation : loin du pluralisme et de la diversité religieuse, vers une République islamique. Le massacre des alaouites en mars 2025, les attaques contre les druzes durant l’été 2025 et l’incursion dans les territoires contrôlés par les Kurdes au début de l’année 2026 en témoignent.

    À Sednaya, un nouveau chapitre de la répression s'annonce. Cette petite ville chrétienne est située à 30 kilomètres au nord de Damas. Le Djebel Cherubim, avec ses églises, ses monastères et une statue monumentale du Christ, domine la ville de toute sa hauteur. Ces derniers jours, le régime syrien a bouclé Sednaya à l'aide de barrages routiers. Les voitures et les bus ont été soumis à des contrôles rigoureux. Ces tracasseries ont parfois duré quatre heures. Les contrôles s’accompagnaient d’insultes à l’encontre de la foi chrétienne. 

    Le 13 juin, quatre chrétiens – George Mansour, Rabee Moussa, Boutros al-Sheikh et Shihab Yacoub – ont été arrêtés sans motif apparent et emmenés à Damas dans un centre de la Sûreté d’État. Ils y sont toujours interrogés. Les observateurs estiment que ces quatre hommes sont soumis à de graves tortures. « Christian Solidarity International » (CSI) dispose d’informations selon lesquelles les forces de sécurité djihadistes recherchent actuellement plus de 90 habitants de Sednaya, à partir d’une liste de noms précise, en vue de les arrêter.

    Articles diffamatoires contre les chrétiens de Sednaya

    Ces événements font suite à la publication de plusieurs articles diffamatoires contre les chrétiens de Sednaya sur les réseaux sociaux. Deux personnes y sont présentées comme jouant un rôle clé : un blogueur, qui a relayé ces propos haineux sur les réseaux sociaux, ainsi qu’un ancien commandant du Front al-Nosra, autrefois responsable de la région du Qalamoun. Le blogueur a affirmé que les chrétiens de Sednaya auraient, en 2014, lors des combats autour du Djebel Cherubim, tué des combattants de l’État islamique et du Front al-Nosra avant de les enterrer dans des fosses communes. Le ministère de l’Intérieur s’est servi de ces rumeurs pour justifier ses propres mesures.

    Alors que les postes de contrôle autour de Sednaya ont entre-temps été supprimés, la route menant au sommet du mont Cherubim et au monastère de Deir Cherubim reste fermée. Les forces de sécurité d’al-Sharaa ont informé les riverains que des restes de munitions y avaient été découverts et qu’ils devaient être détruits de manière contrôlée. La population nourrit toutefois de sérieux doutes quant à cette version des faits. Certains soupçonnent que cette justification pourrait servir à dissimuler la destruction de sites paléochrétiens et du monastère situé au sommet de cette montagne chargée de symbolisme. 

    Avec son monastère grec orthodoxe, dont l'origine remonte à l'empereur byzantin Justinien (527-565) et qui abrite une icône miraculeuse de la Vierge Marie, ainsi que le mont des Chérubins, visible de loin, Sednaya est considérée comme le cœur du christianisme syrien. Contrairement au village chrétien voisin de Maaloula, Sednaya n’a jamais été prise par des terroristes djihadistes pendant la guerre de Syrie. Une milice chrétienne a défendu la ville avec succès.

    Agressions et actes de vengeance perpétrés par des groupes djihadistes

    Depuis la chute du régime d’Assad, la population de Sednaya est exposée aux agressions et aux actes de vengeance de groupes djihadistes. Ainsi, en février, un groupe de jeunes musulmans a retiré le drapeau syrien de la place principale de la ville et l’a remplacé par la bannière d’Al-Qaïda, tout en scandant « Allahu Akbar ». Les forces de sécurité du régime présentes sur place ont déclaré aux chrétiens de la ville que le drapeau des djihadistes ne devait pas être retiré. Un groupe de jeunes chrétiens a alors déclaré le 23 février : « Les cloches de Sednaya continueront de sonner pour la paix et l’amour et ne se laisseront pas intimider par des voix étrangères à l’esprit de ce pays. Nous restons ici, enracinés comme ses oliviers, nous préservons notre histoire et nous envisageons un avenir marqué par le respect mutuel et l’égalité sous le toit de notre patrie. »

    L’auteur est prêtre catholique et directeur général de CSI Allemagne.

  • Notre-Dame du Perpétuel Secours (27 juin)

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    unnamed (1).jpg(source) Sous ce titre glorieux, on vénère à Rome une image byzantine de la Sainte Vierge Marie, datant du XIIIème ou du XIVème siècle. Conservée autrefois en l’église saint Matthieu sur l’Esquilin, l’image miraculeuse était peu à peu tombée dans l’oubli, quand en 1866, le pape Pie IX la confia aux rédemptoristes, qui célébraient sa fête. Notre-Dame du Perpétuel Secours est invoquée aujourd’hui dans la plupart des églises d’Occident.

    Du blog du Mesnil Marie :

    En ce 27 juin, tous les dévots enfants de Marie ont à cœur de fêter Notre-Dame du Perpétuel Secours.

    Histoire de l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours :

           L’image connue sous le nom de Notre-Dame du Perpétuel Secours est une icône réalisée dans un style byzantin relativement tardif (du XIIIe ou du XIVe siècle), qui s’inspire du modèle dit « Madone de saint Luc » mais plus exactement selon un type iconographique connu en Orient sous le nom de Mère de Dieu de la Passion (il s’agit donc d’une Vierge de Compassion, ce pourquoi nous avons une très grande vénération pour elle en notre Mesnil-Marie, où nous célébrons cette fête sous le rit double de 2ème classe).

       Cette icône qui se trouve aujourd’hui à Rome (dans l’église Saint-Alphonse, via Merulana, photo ci-dessus), n’y a pas toujours été : elle était préalablement honorée dans une église de Crète.

    Lorsque, au XVe siècle, l’île fut envahie par les Turcs, persécuteurs de chrétiens et destructeurs de nombreuses églises, beaucoup s’enfuirent. L’un d’eux – un marchand, selon la tradition – prit la sainte image, et s’embarqua avec son trésor pour l’Italie. Il fut reçu à Rome par un ami, marchand lui aussi, chez lequel il tomba malade et mourut. Avant de rendre le dernier soupir, il confia l’icône à cet ami en lui demandant de la donner à une église où elle serait convenablement honorée.

    Le marchand romain, sous la pression de son épouse (qui souhaitait garder le précieux tableau chez elle), tarda à accomplir la dernière demande de son ami, et il fallut que la Vierge Marie Elle-même se manifestât par des apparitions. Elle fit savoir qu’elle voulait être honorée sous le vocable de « Notre-Dame du Perpétuel Secours », et désigna l’endroit où elle voulait que la sainte icône fût exposée : l’église Saint-Matthieu, sur le Mont Esquilin, toute proche de la Basilique de Sainte Marie Majeure, et desservie par les moines de Saint Augustin.

    Elle y fut placée avec de grands honneurs en 1499 et y demeura pendant trois siècles, objet d’une grande vénération.

       En 1798, les troupes de la révolution française envahirent et occupèrent Rome, où 45 églises furent détruites. L’église Saint-Matthieu était de ce nombre et la communauté des moines augustins, desservants du sanctuaire, fut chassée.

    Les religieux emportèrent le tableau mais les malheurs de ce temps, la persécution, puis l’extinction progressive des religieux qui connaissaient l’histoire du tableau, eurent pour conséquence qu’on en perdit la trace… au point qu’on le crut à jamais disparu.

       En 1863, un prêtre rédemptoriste qui, lorsqu’il était enfant, avait servi la messe du dernier moine augustin survivant de la communauté de Saint-Matthieu, réalisa, à la suite d’un providentiel concours de circonstances, que l’antique image dont on déplorait la perte était celle qu’il avait vue dans son enfance dans le petit oratoire du vieux moine ;  il se souvint que celui-ci lui avait un jour dit qu’elle avait été très vénérée et avait accompli de grands miracles.

    Le Bienheureux Pie IX en fut instruit : il la fit rechercher pour qu’elle soit confiée aux religieux rédemptoristes dont l’église, placée sous le vocable de Saint Alphonse de Ligori, avait été édifiée précisément sur l’ancien emplacement de l’église Saint-Matthieu. 

       Lors de la cérémonie d’installation du tableau de Notre-Dame du Perpétuel Secours dans l’église Saint-Alphonse, deux guérisons miraculeuses furent dûment constatées : celle d’un garçon de quatre ans, et celle d’une fillette de huit ans.

    Depuis lors le culte de l’icône miraculeuse reprit de l’essor et de nombreuses faveurs spirituelles et temporelles en furent la conséquence.

    Description et explication de la Sainte Image :

       Le tableau n’a guère que cinquante centimètres de haut et quarante de large. Sur un fond d’or éclatant, est représentée la Vierge Marie, portant sur son bras gauche l’Enfant Jésus. Un voile bleu foncé couvre sa tête et s’avance de manière à ne laisser entrevoir que la partie extrême du bandeau qui entoure son front. Sa tunique est de couleur rouge, avec des ourlets brodés d’or, comme ceux du voile. L’auréole assez large qui enveloppe sa tête, est ornée de dessins finement travaillés. Au-dessous de l’auréole, sur la partie supérieure du voile, apparaît une étoile rayonnante. Les plis et les ombres des vêtements sont indiqués par les filets d’or. Au-dessus de la Madone, on lit ces quatre lettres, MP. ThV., initiales et finales des mots grecs signifiant : Mère de Dieu. La robe pourpre de la Vierge est le symbole de son ardent amour, alors que le manteau sombre qui l’enveloppe est le signe de sa douloureuse union aux souffrances de son Fils.

       Le divin Enfant est dans les bras de sa Mère ; mais, au lieu d’arrêter sur elle son regard, il rejette la tête un peu en arrière et tourne les yeux du côté gauche, vers un objet qui, en le préoccupant vivement, répand sur son doux visage un certain sentiment de frayeur. Ses deux petites mains serrent la main droite de sa mère, comme pour implorer sa protection. Il est revêtu d’une robe verte, retenue par une ceinture rouge, et cachée en partie sous un grand manteau d’un jaune presque brun. La couleur verte représente l’éternité et la divinité du Verbe, tandis que le manteau symbolise son humanité, qui a en quelque sorte enveloppé et voilé cette divinité aux yeux de ses contemporains.

       Sa tête est aussi entourée d’une auréole, un peu moins large et moins ouvragée que celle de la Madone. Au-dessus de son épaule gauche, on lit ces autres lettres grecques Is. Xs., c’est-à-dire Jésus-Christ. La pose de l’Enfant Jésus ainsi que le sentiment d’effroi peint dans tous ses traits, sont motivés par la présence d’un ange placé un peu plus haut, à gauche, et tenant dans les mains une croix surmontée d’un titre, qu’il présente à l’Enfant avec quatre clous. Au-dessus de l’envoyé céleste on trouve aussi les initiales de son nom : O. A. G. Elles signifient : L’Archange Gabriel. A la même hauteur, à droite de la Madone, on voit un autre ange portant dans ses mains un vase, d’où s’élèvent la lance et le roseau surmonté de l’éponge. Au-dessus de sa tête, on lit : O. A. M., c’est-à-dire : L’Archange Michel. Les deux Archanges porteurs des instruments de la Passion sont là pour montrer que le Christ, dès le premier instant de son Incarnation, était résolument orienté vers le mystère de la Rédemption, qu’il accomplirait le Vendredi Saint. Toutefois dans la sensibilité de sa nature humaine, Jésus-Christ était effrayé par les horribles supplices de la Passion et c’est ce qu’exprime son attitude : il a couru – tellement que sa sandale s’est détachée – chercher refuge dans les bras de sa Mère… non pas pour se dérober à sa mission, mais parce qu’il veut aussi pour cette mission recevoir l’aide et la compassion des âmes aimantes.

       L’élan de Jésus vers sa Mère, et la tendre pression de leurs mains unies, nous disent que Marie fut pleinement associée par son divin Fils, dès avant le Calvaire, à ses souffrances et à son œuvre de rédemption. Jésus, de son côté, en se réfugiant dans les bras de sa Mère, nous apprend que ce cœur maternel est notre refuge assuré, perpétuellement offert à nos craintes et à nos afflictions. Ses mains abandonnées entre les mains de Marie nous disent que celles-ci disposent de sa toute-puissance. Dans le regard de Marie dirigé vers les assistants, comme dans toute sa physionomie, on sent je ne sais quelle indéfinissable et douce tristesse, mêlée à une tendre compassion. Elle aussi a vu la croix qu’on présente à son Fils ; son cœur souffre, mais avec calme, sérénité, et avec une compréhension pleinement surnaturelle des événements de la vie de son Fils! L’effroi du divin Enfant, en présence des instruments de supplice qu’on lui montre, ont rappelé à Marie ses autres enfants de la terre, qui cheminent péniblement, « dans cette vallée de larmes« , et que leur croix de chaque jour accable si souvent. Pénétrée de compassion, la Vierge semble nous adresser ces consolantes paroles : « Ayez confiance en moi ! J’ai souffert, et je sais compatir ; je suis forte, et je puis secourir. Vous tous qui suivez, sur la terre, la voie qu’a suivie mon Fils, ayez confiance : je suis la toute compatissante, je suis la Mère du Perpétuel-Secours ! »

       Et comme il l’a souvent été dit : pour bénéficier largement de ce perpétuel secours, il ne faut pas se lasser de le demander par un perpétuel recours.

    Prière à Notre-Dame du Perpétuel Secours :

         O Très Sainte Vierge Marie,
    qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel-Secours, je vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu : dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de ma mort.
    Donnez-moi, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car je suis sûr que, si je vous invoque fidèlement, vous serez fidèle à me secourir.
    Procurez-moi donc cette grâce des grâces : la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j’obtienne votre Perpétuel Secours
     et la persévérance finale.
    Bénissez-moi, ô tendre et secourable mère, et priez pour moi, maintenant et à l’heure de ma mort.

    Ainsi soit-il !

  • Saint Cyrille d'Alexandrie, gardien de la vraie foi (27 juin)

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    saint-cyrille-d-alexandrie.jpgLors de l'audience générale du mercredi 3 octobre 2007, Benoît XVI consacrait sa catéchèse à saint Cyrille d'Alexandrie (source) :

    Chers frères et sœurs!

    Poursuivant notre itinéraire sur les traces des Pères de l'Eglise, nous rencontrons une grande figure:  saint Cyrille d'Alexandrie. Lié à la controverse christologique qui conduisit au Concile d'Ephèse de 431 et dernier représentant important de la tradition alexandrine, dans l'Orient grec, Cyrille fut plus tard défini le "gardien de l'exactitude" - qu'il faut comprendre comme gardien de la vraie foi - et même "sceau des Pères". Ces antiques expressions expriment un fait qui est caractéristique de Cyrille, c'est-à-dire la référence constante de l'Evêque d'Alexandrie aux auteurs ecclésiastiques précédents (parmi ceux-ci, Athanase en particulier), dans le but de montrer la continuité de sa théologie avec la tradition. Il s'insère volontairement, explicitement dans la tradition de l'Eglise, dans laquelle il reconnaît la garantie de la continuité avec les Apôtres et avec le Christ lui-même. Vénéré comme saint aussi bien en Orient qu'en Occident, saint Cyrille fut proclamé docteur de l'Eglise en 1882 par le Pape Léon XIII, qui, dans le même temps, attribua ce titre également à un autre représentant important de la patristique grecque, saint Cyrille de Jérusalem. Ainsi, se révélaient l'attention et l'amour pour les traditions chrétiennes orientales de ce Pape, qui voulut ensuite proclamer saint Jean Damascène Docteur de l'Eglise, montrant ainsi que tant la tradition orientale qu'occidentale exprime la doctrine de l'unique Eglise du Christ.

    On sait très peu de choses sur la vie de Cyrille avant son élection sur l'important siège d'Alexandrie. Neveu de Théophile, qui en tant qu'Evêque, dirigea d'une main ferme et avec prestige le diocèse alexandrin à partir de 385, Cyrille naquit probablement dans la même métropole égyptienne entre 370 et 380. Il fut très tôt dirigé vers la vie ecclésiastique et reçut une bonne éducation, tant culturelle que théologique. En 403, il se trouvait à Constantinople à la suite de son puissant oncle et il participa dans cette même ville au Synode appelé du "Chêne", qui déposa l'Evêque de la ville, Jean (appelé plus tard Chrysostome), marquant ainsi le triomphe du siège alexandrin sur celui, traditionnellement rival, de Constantinople, où résidait l'empereur. A la mort de son oncle Théophile, Cyrille encore jeune fut élu Evêque de l'influente Eglise d'Alexandrie en 412, qu'il gouverna avec une grande énergie pendant trente-deux ans, visant toujours à en affirmer le primat dans tout l'Orient, également fort des liens traditionnels avec Rome.

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  • France : toujours moins d'ordinations mais un regain des vocations

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    D'Ombeline Marignane sur le site de Famille Chrétienne :

    Ordinations : 84 nouveaux prêtres en France en 2026

    La Conférence des évêques de France a annoncé jeudi 25 juin l’ordination de 84 nouveaux prêtres en juin 2026. Appelés par Dieu à servir son Eglise, ces hommes ont été formés au sein de séminaires diocésains, de communautés ou de congrégations religieuses. On comptera ainsi 66 prêtres diocésains et 39 religieux et membres de communauté. Parmi ces derniers, 21 sont comptés dans les prêtres diocésains. A titre de comparaison, l’an dernier, 90 prêtres avaient été ordonnés tandis que 105 avaient reçu ce sacrement en 2024.

    Les diacres permanents sont quant à eux de plus en plus nombreux : ils étaient 3 296 en 2024 et 3 364 en 2025. Les provinces de Paris et de Marseille sont celles qui comptent le plus d’ordinations, avec respectivement 18 et 14 nouveaux prêtres, dont dix rien que pour le diocèse de Fréjus-Toulon. Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, célèbrera neuf ordinations de prêtres diocésains le 27 juin prochain à Notre-Dame. Au total, 30 diocèses sur les 94 que comptent la France ont ordonné au moins un prêtre.

    Les congrégations et communautés comptent un peu moins d’un tiers des prêtres ordonnés en France cette année. La communauté Saint-Martin confirme encore son dynamisme en ordonnant dix nouveaux prêtres, un chiffre stable par rapport à l’an dernier. Cinq prêtres ont également été ordonnés au sein de la communauté du Chemin-Neuf. La Conférence des évêques de France précise toutefois que la liste des prêtres ordonnés dans les congrégations religieuses n’est pas exhaustive.

    Hausse des propédeutiques

    Si le nombre d’ordinations semble en recul, la Conférence des évêques indique que les entrées en année de propédeutique sont en hausse, témoignant d’un nouvel élan dans les vocations. « Entre 2023 et 2025, les entrées en propédeutique sont passées de 99 à 145, soit une progression de près de 50 % en deux ans », précise-t-elle. Le nombre de prêtres en France, qui était de 11 463 en 2024, pourrait ainsi augmenter ces prochaines années.

  • 26 juin : les Bienheureuses Filles de la Charité d’Arras, martyres de la Révolution.

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    Du blog du Mesnil Marie :

    2019-55. Le 26 juin, nous fêtons les Bienheureuses Filles de la Charité d’Arras, martyres de la révolution.

    Arras : le beffroi et la petite place

           A la veille de la révolution, la « maison de Charité » d’Arras est une ruche active : sept sœurs de Saint Vincent de Paul y assurent les soins aux malades, la visite des familles pauvres et éduquent les jeunes enfants. Leurs services sont très appréciés de la population.
    Comme dans tout le Royaume, à Arras, la révolution va rapidement révéler son véritable visage et les lois anticatholiques vont poser des cas de conscience aux religieuses. Le 9 avril 1792, la supérieure générale des Filles de la Charité, avait adressé aux sœurs un courrier dans lequel on pouvait lire, entre autres : « Je vous prie de ne pas abandonner le service des pauvres, si vous n’y êtes forcées… Pour pouvoir continuer le service des pauvres, prêtez-vous à tout ce que honnêtement on pourra exiger de vous dans les circonstances présentes, pourvu qu’il n’y ait rien contre la religion, l’Eglise et la conscience. »

       Après l’emprisonnement de la Famille Royale, lorsque la situation devient de plus en plus difficile, la supérieure de la petite communauté d’Arras laisse à ses sœurs le choix de rentrer dans leurs familles, si elles le souhaitent ; une seule d’entre elles le fait. Mais lorsque la Terreur va s’installer de manière plus violente dans la capitale de l’Artois, la supérieure va alors ordonner aux deux plus jeunes de la communauté de partir pour l’exil.
    A la fin de l’année 1793, quatre sœurs se trouvent donc à Arras et continuent leurs activités.
    Ce sont :

    Sœur Marie-Madeleine Fontaine, originaire d’Etrépagny (Vexin normand), entrée dans la Compagnie en 1748 à l’âge de 25 ans. Supérieure de la communauté, sa sagesse et sa compétence sont largement appréciées.
    Sœur Marie-Françoise Lanel, née en 1745 à Eu (Normandie), entré dans la Compagnie des Filles de la Charité à l’âge de 19 ans.
    -  Sœur Thérèse Fantou, née à Miniac-Morvan (Bretagne) en 1747, devenue Fille de la Charité à 24 ans.
    Sœur Jeanne Gérard, née à Cumières (Lorraine) en 1752, et entrée dans la Compagnie des Filles de la Charité en 1776.

    Portrait de Joseph Lebon, François Bonneville, 1796, Paris, BnF.

    Joseph Lebon, prêtre oratorien apostat

       Le prêtre apostat, Joseph Lebon, envoyé à Arras par le comité de salut public fait régner dans la ville un climat de violence et de peur. La maison de Charité devient « maison de l’Humanité » ; un directeur pointilleux y est installé, surveillant l’activité des sœurs ; les vexations s’intensifient ; les faux témoignages se multiplient. Les héroïques filles de Saint Vincent de Paul sont plusieurs fois sommées de prêter le serment dit de « liberté-égalité », mais elles le repoussent énergiquement comme contraire à leurs consciences.
    Le pape Benoît XV a loué leur attitude en ces termes : 

        »Elles refusèrent de prêter un serment pour des lois iniques, parce qu’elles voulurent garder immaculée leur foi, parce qu’elles n’écoutèrent que la voix de la conscience, qui les avertissait de ne pas s’écarter non seulement des commandements, mais des conseils du Chef suprême de l’Eglise. »

       Le 14 février 1794, les sœurs sont arrêtées et conduites à l’abbatiale Saint-Vaast, transformée en prison, puis à celle de la Providence. Près des prisonnières, désemparées devant l’incertitude de leur avenir, elles apportent écoute et compassion. Sept semaines après leur incarcération, le 4 avril, les sœurs subissent un premier interrogatoire devant deux membres du comité de surveillance, les citoyens Pater et Boizard, décidés à ne pas traîner. Le principal chef d’accusation sera qu’on a découvert dans leur maison des exemplaires de publications contre-révolutionnaires (sans doute mises là par le directeur qu’on leur avait imposé).

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  • Le sacre des évêques par la FSSPX : Est-ce un manque de foi de la part de cette fraternité ? Débat entre Arnaud Dumouch et Jean-Pierre Maugendre

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    Jean-Pierre Maugendre (jeanpierremaugendre@yahoo.fr) est le fondateur de « Renaissance catholique ». Il explique que la Fraternité Saint Pie X ne veut pas créer un schisme le 1er juillet 2026 avec l’Église mais que sa position est « un acte de fidélité à la théologie de toujours » face aux dérives qui sont apparues à partir du Concile Vatican II. Le sacre des évêques est fait pour pouvoir continuer à donner, au-delà des persécutions venant du personnel de l’Église latine, 1° une théologie solide, 2° une pratique pastorale fidèle, 3° et une liturgie digne
     
    Arnaud Dumouch (a.dumouch@hotmail.com), Théologien « conciliaire »,  reconnait la validité des reproches PASTORAUX que fait Jean-Pierre Maugendre (les ayant lui-même vécu dans sa chair). Il reconnaît la droiture d’intention de la FSSPX qu’il compare à l’attitude de Saint Pierre lorsque, avec des pensées (trop) humaines, il disait à Jésus de ne pas monter à Jérusalem car c’était absurde  (Mt 16, 22). Mais il affirme que la FSSPX a manqué de foi dans l’Esprit Saint qui dirige DOCTRINALEMENT l’Eglise vers la vérité toute entière, et PASTORALEMENT vers le même chemin que le Christ. On ne réforme pas l’Église en désobéissant à l’Église. Il prophétise que si les membres de la FSSPX n’entrent pas dans un regard plus surnaturel, semblable à celui de la Vierge Marie à la croix, alors ils imiteront le comportement de Saint Pierre qui ne fut pas présent à la croix et ne découvrit qu’à la Pentecôte la sagesse de Dieu.
  • Des terroristes ont tué neuf chrétiens et en ont blessé onze dans le nord du Nigeria

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    De Christian Daily International :

    Des terroristes ont tué neuf chrétiens et en ont blessé onze dans le nord du Nigeria


    Des éleveurs peuls présumés ont tué neuf chrétiens et en ont blessé onze autres lors d'une attaque nocturne survenue le 16 juin dans l'État de Kaduna, au Nigeria, ont déclaré des habitants de la région.

    Les assaillants ont attaqué le village d'Angwa Magaji, dans le quartier de Kamaru, dans le comté de Kauru, dans la partie sud de l'État, a déclaré Barnabas Chawai.

    Le révérend Mark Bisan, prêtre de l'église catholique Sainte-Monique de la région, a déclaré que les victimes étaient des membres de sa paroisse et a décrit les assaillants comme des « bandits armés peuls présumés ».

    « Les bergers ont envahi la communauté à 22 heures, tuant neuf chrétiens et en blessant onze autres », a-t-il déclaré.

    D'après l'Instruction publique mondiale 2026 de Portes Ouvertes, le Nigéria a enregistré le plus grand nombre de chrétiens tués dans le monde entre le 1er octobre 2024 et le 30 septembre 2025. Sur les 4 849 chrétiens tués en raison de leur foi durant cette période, 3 490 (soit 72 %) étaient Nigérians, contre 3 100 l'année précédente. Le Nigéria figure au 7e rang de cette liste des 50 pays où il est le plus difficile d'être chrétien.

    Les Peuls, qui se comptent par millions au Nigeria et au Sahel, sont majoritairement musulmans et comprennent des centaines de clans de lignées très diverses qui ne partagent pas de points de vue extrémistes, mais certains Peuls adhèrent à une idéologie islamiste radicale, comme l'a noté le Groupe parlementaire multipartite du Royaume-Uni pour la liberté ou la croyance internationale (APPG) dans un  rapport de 2020 .

    « Ils adoptent une stratégie comparable à celle de Boko Haram et de l’ISWAP et manifestent une intention claire de cibler les chrétiens et les symboles forts de l’identité chrétienne », indique le rapport du Groupe parlementaire multipartite.

    Des responsables chrétiens du Nigeria ont déclaré croire que les attaques de bergers contre les communautés chrétiennes de la région centrale du pays sont motivées par leur désir de s'emparer par la force des terres chrétiennes et d'imposer l'islam, la désertification rendant difficile l'entretien de leurs troupeaux.

    Dans la zone centre-nord du pays, où les chrétiens sont plus nombreux que dans le nord-est et le nord-ouest, des milices extrémistes peules islamistes attaquent des communautés agricoles, faisant des centaines de victimes, principalement des chrétiens, selon le rapport. Des groupes djihadistes tels que Boko Haram et le groupe dissident État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), entre autres, sont également actifs dans les États du nord du pays, où le contrôle du gouvernement fédéral est limité et où les chrétiens et leurs communautés continuent d'être la cible de raids, de violences sexuelles et d'assassinats lors de barrages routiers, toujours selon le rapport. Les enlèvements contre rançon ont considérablement augmenté ces dernières années.

    Les violences se sont étendues aux États du sud, et un nouveau groupe terroriste djihadiste, Lakurawa, a émergé dans le nord-ouest, doté d'armements sophistiqués et prônant un programme islamiste radical, comme l'a indiqué WWL. Lakurawa est affilié à Jama'a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (JNIM), une insurrection expansionniste d'Al-Qaïda originaire du Mali.

    Articles connexes

  • Le père Nicola Bux au pape Léon XIV : faites tout votre possible pour surmonter les différends avec la FSSPX

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    Du substack d'Edward Pentin :

    Le père Nicola Bux au pape Léon XIV : Faites tout votre possible pour surmonter les différends avec la FSSPX

    Dans une lettre ouverte à la fois filiale et urgente, l'ancien consulteur du Vatican insiste sur la nécessité d'un dialogue avec la FSSPX, d'une libéralisation du rite romain traditionnel, de réponses aux dubia et de limites au chemin synodal de l'Allemagne.

    À la veille d'un consistoire de cardinaux cette semaine, le père Nicola Bux, proche collaborateur du défunt pape Benoît XVI, a adressé un appel filial mais ferme au pape Léon XIV, l'exhortant à « résoudre rapidement dans la vérité – et seulement dans la vérité – les nombreuses "polarisations" qui traversent le corps ecclésial ».

    Dans une lettre ouverte signée le jour de la fête de la naissance de saint Jean-Baptiste, le père Bux appelle notamment le pape à établir un dialogue avec la Fraternité Saint-Pie-X avant qu'elle ne consacre de nouveaux évêques sans mandat papal le 1er juillet.

    « Maintenant que nous avons acquis de l’expérience dans le dialogue avec des personnes et des groupes extérieurs à l’Église », écrit-il, « ne devrions-nous pas aussi, et surtout, engager un dialogue au sein de nos propres rangs, en faisant tout notre possible pour veiller à ce qu’aucun de ces frères et sœurs que le Seigneur nous a confiés ne soit perdu ? »

    Le père Bux, prêtre du diocèse de Bari et ancien consulteur auprès du Dicastère pour la Doctrine de la Foi et du Dicastère pour les Causes des Saints, exhorte également le pape Léon XIII à prendre trois autres mesures essentielles : « reconsidérer » le motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI qui libéralisait la liturgie romaine traditionnelle, mais que le pape François a abrogé en 2021 ; veiller à ce que le « chemin synodal » allemand ne se prononce pas sur les questions de doctrine, de morale et de pratique sacramentelle ; et répondre aux dubia (questions formelles demandant des éclaircissements) posées par les cardinaux durant le pontificat du pape François, mais auxquelles ce dernier n’a pas répondu, ou, selon les cardinaux, a répondu de manière insatisfaisante.

    « Les fidèles ont besoin d’être confirmés dans la vérité, la stabilité et l’immuabilité substantielle de la foi », écrit le père Bux, ajoutant qu’ils « doivent pouvoir entendre du Successeur de Pierre, après plus d’une décennie de confusion, que le Saint-Esprit fait en effet toutes choses nouvelles, mais en ce sens qu’il les amène à leur accomplissement final ( novus ), en harmonie – et non en contraste – avec ce qui a été inspiré jusqu’à présent. »

    « Saint Père, je vous en supplie, agissez promptement », écrit le père Bux en conclusion. « Ne laissons pas le schisme sous-jacent devenir irréparable. »


    Très Saint Père,

    C’est avec un profond respect filial que j’ose vous adresser cet appel sincère, après avoir eu la grâce de collaborer avec le cardinal Joseph Ratzinger, puis avec le Saint-Père Benoît XVI, avant de consacrer ces treize dernières années à la prière, au don de soi et à un travail discret mais constant pour l’unité de l’Église.

    L’Église est le pont entre Dieu et les hommes, dont le Pape est le pontife ; elle est en effet synonyme de la paix que le Christ a fixée comme limite : édifier l’Église, c’est bâtir la paix ; séparer les deux, c’est compromettre la mission de l’Évangile. C’est pourquoi je supplie Votre Sainteté de persévérer dans cette voie unique, afin de résoudre dans la vérité – et seulement dans la vérité – les nombreuses polarisations qui traversent le corps ecclésial. Maintenant que nous avons l’expérience du dialogue avec les personnes et les groupes extérieurs à l’Église, ne devrions-nous pas aussi, et surtout, dialoguer au sein de nos propres rangs, en faisant tout notre possible pour qu’aucun de ces frères et sœurs que le Seigneur nous a confiés ne soit perdu ?

    Faisant notamment référence à la décision importante annoncée par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, je vous invite à reconsidérer le « pont » conçu par Benoît XVI à travers le Motu Proprio Summorum Pontificum et, par conséquent, la levée de l’excommunication. Constatant que tant d’évêques ont su, avec équilibre, instaurer une harmonie liturgique dans leurs diocèses respectifs, Votre Sainteté pourrait donner l’exemple : en accordant à toute l’Église la possibilité de célébrer, parallèlement au nouveau rite, l’ancien rite romain, tout en réaffirmant la validité de la réforme liturgique et l’inviolabilité du Concile Vatican II, comme de tout autre concile œcuménique.

    Concernant le « chemin synodal » allemand, j’implore le Saint-Père de clarifier que ce chemin ne saurait délibérer sur les questions de doctrine, de morale et de pratique sacramentelle, et que la pastorale est indissociable de ces dernières. Autrement, ce prétendu « accompagnement » ne conduirait jamais à la conversion nécessaire : le pécheur ne serait pas, en réalité, détourné du péché, mais au contraire, conduit à sa confirmation, voire à sa reconnaissance institutionnelle. Votre Sainteté a déjà affirmé que certaines questions sources de division « ne peuvent faire l’objet de délibérations ou de décisions de la part d’une Église particulière », mais vous n’êtes certainement pas sans savoir que cette grave division pourrait s’étendre à d’autres épiscopats. L’Église n’est inclusive que si ceux qui souhaitent y entrer reçoivent l’initiation sacramentelle et si ceux qui souhaitent la quitter suivent le chemin de pénitence.

    Votre Sainteté, enfin, je vous implore de lever un autre obstacle à la vérité et à la communion : l’absence ou l’insuffisance de réponse aux Dubia des cardinaux sur les questions doctrinales et pastorales des récents synodes. Nombreux sont les fidèles à travers le monde qui attendent cette réponse, non pas sous la forme d’une interview – car les interviews réduisent les paroles et le magistère du Pape à une simple opinion parmi d’autres – mais sous la forme d’un document d’une autorité égale ou supérieure.

    Les fidèles ont besoin d’être affermis dans la vérité, la stabilité et l’immuabilité fondamentale de la foi, car l’Esprit Saint ne peut renier ce qu’il a inspiré à l’Église tout au long de ses deux mille ans d’histoire. Les fidèles ont besoin de redécouvrir, avec saint Irénée, que le Christ a apporté toute nouveauté en s’offrant lui-même, et qu’il n’y a rien d’autre de nouveau à espérer, si ce n’est la proclamation toujours renouvelée de l’Évangile du Christ.

    Les fidèles doivent pouvoir entendre du Successeur de Pierre, après plus d'une décennie de confusion, que le Saint-Esprit fait en effet toutes choses nouvelles, mais en ce sens qu'il les amène à leur accomplissement final ( novus ), en harmonie – et non en contraste – avec ce qui a été inspiré jusqu'à présent.

    En vertu de la prérogative indispensable du commandement pétrinien , je vous supplie, Votre Sainteté, d’énoncer clairement la vérité et l’erreur : l’Église tout entière doit ainsi se conformer à votre parole. Vous avez dit à juste titre que suivre le Christ exige la conversion et que nous devons chercher à fonder notre unité sur Jésus-Christ et sur son enseignement. Or, Votre Sainteté, le seul moyen que nous connaissions pour y parvenir est précisément et uniquement de défendre la vérité. Agissez promptement, Père Saint, je vous en supplie. Ne laissons pas le schisme sous-jacent devenir irrémédiable.

    Nous prions pour vous, Sainteté, dans l'espoir ferme qu'au sein du Consistoire vous puissiez initier et mener une discussion fructueuse sur ces questions urgentes.

    Dans le Seigneur Jésus,

    Père Nicola Bux

    24 juin 2026,

    Fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste

  • La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X écrit au Pape et aux cardinaux à la veille du Consistoire

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    Du site de la FSSPX :

    Lettre ouverte à Sa Sainteté le Pape Léon XIV et aux Cardinaux de la Sainte Église

    Source: FSSPX Actualités

    Très Saint-Père,
    Éminences Révérendissimes,

    À la veille du Consistoire de la fin de ce mois, et à quelques jours des consécrations épiscopales prévues le 1er juillet prochain à Écône, il nous semble que le moment est venu pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X de formuler une profession intégrale de foi catholique, que nous souhaiterions remettre entre les mains de Votre Sainteté et de chacun des Cardinaux.

    L’Église souffre aujourd’hui sous la pression de forces nouvelles, venues tant de l’intérieur que de l’extérieur, qui la poussent dans toutes les directions possibles, sauf – nous semble-t-il – dans la bonne. Devant une telle souffrance, nous ne pouvons demeurer indifférents.

    Ce n’est pas à la Fraternité Saint-Pie X qu’il revient d’indiquer la voie à suivre, mais à la Tradition bimillénaire de l’Église, fidèlement gardée et transmise par le Siège apostolique au cours des siècles, et que beaucoup considèrent désormais, dans les faits, comme une réalité dépassée, soumise à une évolution permanente.

    C’est au nom de cette même Tradition, et à sa seule lumière, que nous formulons aujourd’hui cette profession de foi catholique face aux principales erreurs et aux plus graves périls de notre temps.

    Nous sommes convaincus que la Tradition renferme tous les remèdes aux maux les plus profonds dont souffrent l’Église et le monde, et pour lesquels on cherche en vain des solutions en dehors d’elle. La foi immuable et intégrale est le principe, le fondement et la racine du salut des âmes. Cette foi, contenue dans la Tradition et enseignée par le Magistère constant, constitue le véritable fondement de l’unité de l’Église et, par conséquent, le moyen nécessaire d’établir l’union et la communion entre les membres du Corps mystique du Christ.

    Au-dessus des changements et des vicissitudes du temps se dresse la Tradition immuable, écho dans l’histoire de la Vérité éternelle.

    Nous ne pouvons qu’espérer et supplier que cette Tradition et la pureté de la foi soient de nouveau placées au fondement de la vie de l’Église, afin qu’à partir d’elles puisse s’amorcer une authentique régénération. C’est à cette intention que nous prions avec instance.

    Nous sommes persuadés que, dans le contexte instable et extrêmement périlleux qui se présente aujourd’hui à nos yeux, la meilleure contribution que l’on puisse offrir à l’Église universelle est celle d’une profession sincère et intégrale de foi catholique.

    Nous espérons qu’un jour, ce texte doctrinal puisse servir de base pour une discussion franche avec le Saint-Siège, dans un climat paisible, fraternel et charitable.

    Le texte que nous vous remettons n’est pas le ressassement stérile d’un groupe de nostalgiques, mais la nécessaire expression, paisible et résolue, de notre foi.

    « Non enim possumus aliquid adversus veritatem sed pro veritate. »
    « Car nous ne pouvons rien contre la vérité, mais seulement pour la vérité. »

    Et selon le Psalmiste, repris par saint Paul :

    « Et nos credimus propter quod et loquimur. »
    « Nous aussi nous croyons, c’est pourquoi nous parlons. »

    En vous remerciant de l’attention que vous daignerez porter à ce texte, nous vous assurons de notre prière constante pour vous et pour l’Église universelle.

    Menzingen, le 24 juin 2026, Nativité de saint Jean-Baptiste

    Davide Pagliarani 
    Supérieur général

    + Alfonso de Galarreta
    Premier Assistant général                     

    Christian Bouchacourt
    Second Assistant général

    + Bernard Fellay
    Premier Conseiller général
    Ancien Supérieur général 

    Franz Schmidberger
    Second Conseiller général
    Ancien Supérieur général

    Le texte de la "Profession de foi catholique de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X pour éclairer les âmes face aux erreurs modernes" se trouve ICI