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Foi

  • Pourquoi le vénérable Robert Schuman demeure une figure centrale de l'héritage catholique européen

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    D'Andrea Gagliarducci sur le NCR :

    Pourquoi le vénérable Robert Schuman demeure une figure centrale de l'héritage catholique européen

    ANALYSE : Schuman — qui a vécu et est aujourd’hui enterré à Metz — n’était pas seulement un homme politique extraordinaire, mais aussi un visionnaire.
    Robert Schuman assiste à la première séance de l'Assemblée parlementaire européenne à Strasbourg le 19 mars 1958. (Photo : Auteur inconnu, CC0, via Wikimedia Commons)
    Robert Schuman assiste à la première séance de l'Assemblée parlementaire européenne à Strasbourg le 19 mars 1958. (Photo : Auteur inconnu, CC0, via Wikimedia Commons)

    Léon XIV termina son voyage en France non pas en visitant les institutions politiques européennes, comme on aurait pu l'imaginer lors de la conception du voyage, mais en rendant hommage à l'homme qui les avait prévues : le vénérable Robert Schuman.

    Lors de sa visite, le 28 septembre, à Metz, ville française décrite par Léon comme « un carrefour au cœur du continent », le pape a évoqué l’héritage de Schuman, considéré comme l’un des « pères fondateurs » de l’Europe moderne.

    C’est Schuman, avec sa célèbre déclaration de 1950, qui a jeté les bases de ce qui allait devenir l’Union européenne quelques décennies plus tard. L’idée était de « rendre la guerre impossible » en favorisant la coopération entre les peuples et en rassemblant des nations historiquement ennemies, comme la France et l’Allemagne. Français d’origine, Schuman avait grandi en Allemagne avant de retourner en France ; il comprenait donc comment les frontières pouvaient engendrer des conflits lorsque les nations ne collaboraient pas pour défendre un intérêt commun.

    « Robert Schuman, qui a vécu une époque de frontières mouvantes, a contribué à jeter les bases d'une Europe consciente de l'urgence d'abattre les murs qui la divisaient », a déclaré Leo dans son discours. « Sa formation chrétienne lui a inculqué la valeur de l'égalité, sans distinction de race ni de classe sociale, et la dignité du travail. »

    Schuman, qui a vécu et repose désormais à Metz, n'était pas seulement un homme politique hors du commun, mais aussi un visionnaire. Il était avant tout un catholique fervent, dont la vie fut si exemplaire qu'un procès en béatification est en cours. Depuis 2021, ses vertus héroïques sont reconnues, et Schuman est donc vénérable. Si un miracle est reconnu, il sera proclamé bienheureux.

    Mais pourquoi Schuman est-il envisagé pour la canonisation ? Le décret du Dicastère pour les causes des saints explique dans une brève biographie publiée sur son site internet qu’« il considérait son engagement politique comme une obéissance à la volonté de Dieu. La foi a nourri et soutenu son engagement en faveur d’une Europe unie et réconciliée. »

    Au moment où Schuman rédigea sa déclaration, l'unité de l'Europe — alors en proie à des conflits mondiaux pendant une grande partie du XXe siècle — exigeait nécessairement la réconciliation. Selon le site web du dicastère, « Schuman respectait pleinement la laïcité de l'État, mais il n'a jamais consenti à agir contre sa conscience, formée dans l'obéissance aux commandements de Dieu et aux lois de l'Église. »

    Le professeur Edoardo Zin, postulateur de la cause de béatification de Robert Schuman, a consacré de nombreuses études à la pensée de l'homme d'État français.

    Zin a déclaré au Register que la cause de béatification de Schuman avait été initiée à la demande de chrétiens laïcs, pour la plupart des collaborateurs, amis et connaissances vivants de Schuman.

    Zin a indiqué que le diocèse de Metz avait transmis au Dicastère pour les causes des saints un rapport de 250 kilos de documents et de plus de 15 000 pages contenant des discours, des interventions dans les deux chambres et des comptes rendus de conférences tenues dans le monde entier. En 2021, le « Père de l’Europe », comme l’a décrit Zin, a été déclaré « Vénérable ».

    Pour attester des vertus héroïques d'un bienheureux potentiel, il est également nécessaire d'évaluer sa vie de foi.

    « Schuman a vécu la politique comme un chemin vers la sainteté », a déclaré Zin, tandis que « sa foi était animée par un élan missionnaire qui anticipait l’esprit du Concile : elle était nourrie par la Parole de Dieu et la liturgie. »

    « Il percevait la présence de Dieu dans l’histoire humaine et reconnaissait en chaque personne une destinée, avec ses droits et sa dignité. Il était convaincu que les hommes politiques sont appelés à coopérer librement à ce plan divin et à sa réalisation. »

    Selon Zin, les idées politiques de Schuman étaient assurément inspirées par la foi catholique. En 1950, Schuman a négocié un accord entre l'Allemagne et la France sur la production d'acier et de carbone afin de rendre la guerre « impensable » entre les pays européens après les ravages de la Seconde Guerre mondiale. Cet accord a été annoncé dans la célèbre « déclaration Schuman », qui a donné naissance à ce qui allait devenir l'Union européenne.

    « Imaginez un peu », souligne le chercheur, « son geste spectaculaire d'être le premier à tendre la main à son ancien ennemi, en tant que ministre d'un pays victorieux de la Seconde Guerre mondiale, et à demander pardon et réconciliation avant d'entamer le processus d'intégration européenne. »

    Mais quel était le projet européen pour cet homme d’État ? « Schuman », explique Zin, « voyait la Communauté européenne (comme on l’appelait alors) non seulement comme une communauté économique ou une entité militaire, mais aussi comme une communauté spirituelle et culturelle. »

    Cette vision a également trouvé un écho dans le discours prononcé par Léon XIV au Centre de conférences « Robert Schuman » de Metz.

    Pour le pape, visiter le pays natal de Schuman était une manière d'approfondir le thème de l'Europe, et notamment ses racines chrétiennes.

    Le Saint-Père a reçu une invitation ouverte pour se rendre au Parlement européen à Strasbourg, comme l'avait fait le pape François en 2014. Cette visite, qui aurait lieu au printemps prochain selon certaines rumeurs, constituera une nouvelle étape dans la réalisation de la vision de Schuman pour une Europe unie.

  • 1-7 octobre : Un million d’enfants prient le chapelet

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    1-7 octobre : Un million d’enfants prient le chapelet

    1-7 octobre : Un million d’enfants prient le chapelet

    Chaque année en octobre, Aide à l’Église en Détresse organise la campagne de prière mondiale « Un million d’enfants prient le chapelet » pour la paix dans le monde. Cette campagne se déroule du jeudi 1er octobre au mercredi 7 octobre 2026, fête de Notre-Dame du Rosaire.

    Nous invitons les familles, les paroisses et les écoles de notre pays à organiser un temps de prière entre le 1er et le 7 octobre. Ainsi, nous espérons toucher le plus grand nombre d’enfants possible, où qu’ils soient.

    Si vous nous communiquez via notre site web le nombre d’enfants qui prient, nous espérons atteindre officiellement le million d’enfants priants.

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  • Léon XIV en France : un succès que la presse n'a pu réduire à un simple événement médiatique

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    Léon XIV en France : un succès que la presse n'a pu réduire à un simple événement médiatique

    Il y a, au terme de la visite de Léon XIV en France, un fait que la diversité des sensibilités journalistiques rend difficilement contestable : le voyage a été un succès. Ce qui divise davantage les commentateurs, ce n'est donc plus tellement le constat, mais sa signification. S'agit-il d'un extraordinaire succès populaire sans lendemain ? D'un révélateur des mutations du catholicisme français ? Ou d'un véritable moment de renaissance religieuse ?

    Les quatre jours de voyage ont fourni des images difficilement compatibles avec le portrait d'un catholicisme français réduit à une institution vieillissante et marginalisée : des centaines de milliers de personnes à Paris, une foule considérable à Lourdes, des dizaines de milliers de jeunes au Stade de France et une mobilisation importante à Metz. Au total, plus de 1,3 million de personnes ont participé aux différents rendez-vous du pape. Le Monde lui-même souligne l'ampleur de cette mobilisation et le caractère très large de l'audience rencontrée par Léon XIV.

    Même les plus prudents reconnaissent la réussite

    La presse généraliste demeure toutefois prudente lorsqu'il s'agit de parler de « renaissance ».

    Le Monde avait, avant même l'arrivée du pape, consacré un article au « regain de dynamisme du catholicisme » en France. Le quotidien relevait notamment les 21 386 baptêmes d'adultes et d'adolescents célébrés à Pâques 2026, en hausse sur un an. Mais il rappelait simultanément que cette progression ne suffit pas à inverser les tendances lourdes de la sécularisation et du vieillissement de la population pratiquante.

    Après le voyage, le journal a surtout insisté sur le caractère « calme et rassembleur » de Léon XIV et sur sa capacité à parler au-delà du cercle des catholiques. Sa visite aurait ainsi joué, selon Le Monde, le rôle d'un miroir des aspirations françaises à davantage de paix, de fraternité et de sens dans un contexte politique fragmenté.

    Le Parisien adopte une prudence comparable. Il reconnaît la « ferveur » et la « liesse » qui ont accompagné le pape, mais pose immédiatement la question de savoir si cette « Léonmania » débouchera réellement sur un regain durable de foi.

    Autrement dit, pour cette partie de la presse, le succès de l'événement est acquis ; son interprétation religieuse reste à démontrer.

    Le Stade de France, image impossible à contourner

    Mais il existe un élément qui a singulièrement compliqué les grilles de lecture habituelles : la jeunesse.

    Au Stade de France, 80 000 jeunes ont participé à une veillée avec le pape. Le phénomène est suffisamment spectaculaire pour que même Le Monde parle d'un accueil de Léon XIV « comme une rock star ».

    Cette jeunesse n'est d'ailleurs pas un épiphénomène isolé. L'augmentation des baptêmes d'adolescents et de jeunes adultes constitue depuis plusieurs années l'un des phénomènes les plus remarqués du catholicisme français. Avant le voyage, Le Monde parlait lui-même d'une Église de France devenue une « terre de reconquête ».

    Il serait évidemment excessif d'en conclure que la France serait redevenue catholique. Mais il est désormais tout aussi difficile de soutenir que le catholicisme serait simplement en train de disparaître sans laisser derrière lui de nouvelles formes de vitalité.

    Les images du Stade de France ont précisément rendu visible cette contradiction.

    Le Figaro : un phénomène qui dépasse le simple cadre religieux

    Dans Le Figaro, la lecture est plus volontiers culturelle et civilisationnelle.

    Le journal insiste sur la ferveur, les jeunes, l'histoire chrétienne de la France et la capacité du pape à toucher une population qui ne se réduit pas aux pratiquants réguliers.

    Le déplacement de Léon XIV apparaît ainsi comme un événement révélateur d'une réalité française plus profonde : la sécularisation n'a pas nécessairement effacé l'intérêt pour le christianisme, ni la demande de sens, de transcendance et de repères.

    Cette lecture ne signifie pas que Le Figaro transforme le voyage en « reconquête catholique ». Elle conduit plutôt à constater que le récit d'une France définitivement indifférente au christianisme ne suffit plus à rendre compte de ce que l'on a vu pendant quatre jours.

    Valeurs actuelles : que signifie réellement ce succès ?

    Valeurs actuelles s'intéresse davantage aux implications culturelles et politiques du phénomène. La question n'est pas seulement celle de la popularité personnelle du pape, mais celle de ce que sa venue révèle des rapports entre christianisme, société française et politique.

    L'interrogation porte notamment sur le caractère réellement nouveau du pontificat de Léon XIV : son style plus apaisé et rassembleur est-il simplement une question de ton, ou correspond-il à une orientation plus profonde ?

    Cette approche rejoint un constat : Léon XIV a été populaire sans avoir neutralisé le contenu proprement catholique de son message.

    La Croix : un événement qui a touché les catholiques

    Le regard de La Croix est encore différent.

    Journal catholique, mais doté d'une culture éditoriale différente de celle de Famille Chrétienne, il s'intéresse moins à la dimension de « revanche culturelle » qu'à ce que le voyage produit dans l'Église elle-même.

    Son titre « Ne gardez pas cette foi pour vous-mêmes » résume parfaitement l'une des lectures possibles du voyage : le pape n'aurait pas seulement voulu rassembler des foules, mais encourager les catholiques à transformer leur enthousiasme en témoignage et en engagement.

    C'est une nuance essentielle. La question n'est plus seulement : combien de personnes ont-elles participé ? mais : que restera-t-il de cette mobilisation dans la vie des communautés ?

    Le voyage apparaît alors comme un moment de remobilisation ecclésiale plutôt que comme une simple opération de communication.

    Famille Chrétienne : un véritable motif d'espérance

    Avec Famille Chrétienne, on franchit un degré supplémentaire dans l'interprétation.

    La mobilisation n'y est pas seulement considérée comme un phénomène sociologique : elle est lue comme un signe d'espérance pour l'Église de France.

    La présence des jeunes, la ferveur des célébrations, les catéchumènes, les familles et les malades sont considérés ensemble comme les manifestations d'un catholicisme qui cherche à retrouver une visibilité et une confiance nouvelles.

    Cette lecture est évidemment plus confessionnelle que celle du Monde ou du Figaro. Mais elle permet de comprendre pourquoi le voyage a suscité autant d'enthousiasme chez les catholiques eux-mêmes : ils ne se sont pas seulement sentis spectateurs d'un événement pontifical ; beaucoup ont eu le sentiment d'être devenus, pendant quelques jours, les acteurs visibles d'une Église qui existe encore.

    Un pape qui n'a pas édulcoré son message

    Un autre élément mérite d'être souligné : Léon XIV n'a pas acheté sa popularité au prix de l'effacement de ses convictions.

    À l'Élysée, il a utilisé la devise républicaine — « Liberté, Égalité, Fraternité » — pour rappeler que ces mots comportent selon lui des « exigences éthiques universelles » et trouvent dans le message évangélique une source d'inspiration.

    À Lourdes, il a condamné l'aide à mourir comme une forme de « fausse compassion », réaffirmant ainsi une opposition catholique très nette à l'euthanasie.

    Sur l'intelligence artificielle, la paix, la migration, l'Europe ou la dignité de la personne, le pape a également porté un message qui ne se confond pas avec les catégories politiques françaises.

    Cela explique peut-être une partie de son succès : il n'est pas venu en France pour dire aux Français ce qu'ils voulaient entendre.

    Et la question des abus ?

    La question des violences sexuelles dans l'Église a évidemment occupé une place importante dans le voyage, notamment à Lourdes, où Léon XIV a rencontré des victimes.

    Mais elle n'a pas réussi à absorber entièrement le récit de la visite.

    Le pape a écouté les victimes et affirmé la nécessité de poursuivre le chemin de « vérité, justice, pardon et réparation ». Dans l'avion du retour, il a cependant précisé ses propos concernant le caractère « systémique » des abus, ce qui a donné lieu à une couverture spécifique dans Le Monde.

    Le contraste avec le reste du voyage est instructif : la question des abus demeure centrale dans l'appréciation de l'histoire récente de l'Église, mais elle n'a pas suffi à devenir la seule grille de lecture de ces quatre jours.

    Les foules, les jeunes, les célébrations, le contenu des discours et l'enthousiasme suscité par le pape ont imposé d'autres récits.

    Le véritable paradoxe médiatique

    C'est finalement là que se trouve l'un des enseignements les plus intéressants de la couverture médiatique.

    La presse française ne raconte pas exactement la même histoire, mais elle part de plus en plus du même constat.

    Le Monde constate un phénomène populaire et sociologique considérable, tout en refusant d'en déduire trop vite une renaissance religieuse.

    Le Parisien constate la ferveur mais demande si elle durera.

    Le Figaro insiste davantage sur la dimension culturelle et civilisationnelle du phénomène.

    Valeurs actuelles s'interroge sur sa portée idéologique et politique.

    La Croix y voit un moment qui a profondément touché et remobilisé les catholiques.

    Famille Chrétienne y discerne franchement un motif d'espérance et un possible nouvel élan missionnaire.

    Les diagnostics divergent donc moins sur ce qui s'est passé que sur ce que cela signifie.

    Une France qui n'est pas redevenue catholique… mais qui n'est peut-être pas devenue indifférente

    Il serait imprudent de proclamer, au lendemain du voyage, une « renaissance catholique » accomplie. Quatre jours de foules ne suffisent évidemment pas à renverser plusieurs décennies de sécularisation.

    Mais l'erreur inverse serait de considérer ces foules comme un simple décor événementiel.

    Il s'est produit quelque chose que les catégories habituelles ont du mal à expliquer : dans une France profondément sécularisée, un pape a rassemblé des centaines de milliers de personnes, dont une proportion impressionnante de jeunes, autour d'un message explicitement chrétien.

    Et il ne s'est pas contenté de parler de paix et de fraternité. Il a aussi défendu la dignité de la vie humaine, critiqué l'euthanasie, interrogé le rapport de la société à la technique et rappelé que les valeurs proclamées par la République ont, selon lui, une profondeur éthique et spirituelle.

    C'est précisément ce qui rend le bilan de son voyage plus intéressant qu'un simple succès de popularité.

    Léon XIV n'a pas transformé la France en pays catholique. Mais il a peut-être révélé qu'elle était moins indifférente au christianisme qu'on ne le pensait.

    C'est là, finalement, le paradoxe de cette visite.

    La presse généraliste constate les foules ; la presse catholique en mesure l'espérance ; la presse conservatrice y voit la permanence d'un héritage.

    Et le pape, lui, a choisi un autre mot pour résumer son voyage : « renaissance ». Le 30 septembre, en faisant le bilan de sa visite, Léon XIV a lui-même pris Notre-Dame — détruite par le feu puis reconstruite — comme symbole de cette « renaissance ». Il a souhaité que le voyage, qu'il a qualifié d'« événement de grâce », porte des « fruits abondants et durables ».

    Il faudra maintenant voir si ces fruits seront durables. Mais une chose est déjà acquise : pendant quatre jours, le catholicisme n'a pas seulement occupé les églises françaises. Il a occupé l'espace public. Et la presse, toutes sensibilités confondues, a été obligée de le regarder.

    (avec l'IA)

  • Sainte Thérèse de Lisieux : une "petite voie" toujours d'actualité

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    De sur le site de Correspondance Européenne :

    Sainte Thérèse, une “petite voie” toujours d’actualité

    Cette année marque les 100 ans de sa canonisation (17 mai 1925). (...)

    La dévotion à sainte Thérèse, qui s’était déjà manifestée parmi les soldats français pendant la Première Guerre mondiale, s’est considérablement accrue après sa canonisation, et bientôt, avec l’arrivée de grandes foules de pèlerins, il est devenu nécessaire de construire une grande basilique dans la ville où la sainte avait vécu et quitté la terre le 30 septembre 1897. C’est surtout le pape Pie XI, très attaché à la sainte de Lisieux, au point d’en faire l’inspiration centrale de son pontificat, qui a soutenu activement le projet. En 1926, l’architecte parisien Jules Barbier présente sa proposition : un grand bâtiment néo-gothique non loin du couvent des Carmes, inspiré du sanctuaire de Lourdes. L’année suivante, l’architecte lillois Louis-Marie Cordonnier fait une autre proposition, totalement différente, inspirée de la basilique du Sacré-Cœur de Paris, et c’est ce projet qui est approuvé.

    Sainte Thérèse est proclamée patronne des missionnaires le 14 décembre 1927. Quinze jours plus tard, Mgr Lemonnier meurt et son successeur, Emmanuel Suhard, craint que le projet soit trop ambitieux par rapport aux ressources disponibles. Cependant, les importantes donations qui parvenaient au Carmel, les offres qui arrivaient du monde entier et le soutien du Pape ont permis de poursuivre le travail. Le chantier est ouvert le 30 septembre 1929 avec la pose de la première pierre par le cardinal Alexis-Armand Charost, archevêque de Rennes et légat du pape. La crypte a été inaugurée le 11 juillet 1937 à l’issue du Congrès eucharistique national tenu par le cardinal Eugenio Pacelli, alors légat papal et futur pape Pie XII. La basilique a été consacrée le 11 juillet 1954 par l’archevêque de Rouen et primat de Normandie, Joseph-Marie-Eugène Martin, en présence de l’archevêque de Paris, Maurice Feltin.

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  • Thérèse de Lisieux (1er octobre) : catéchèse de Benoît XVI

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    Lors de l'audience générale du 6 avril 2011, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à sainte Thérèse de Lisieux :

    Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

    Chers frères et sœurs,

    Je voudrais vous parler aujourd’hui de sainte Thérèse de Lisieux, Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, qui ne vécut que 24 ans dans ce monde, à la fin du XIXe siècle, conduisant une vie très simple et cachée mais qui, après sa mort et la publication de ses écrits, est devenue l’une des saintes les plus connues et aimées. La «petite Thérèse» n’a jamais cessé d’aider les âmes les plus simples, les petits, les pauvres, les personnes souffrantes qui la priaient, mais elle a également illuminé toute l’Eglise par sa profonde doctrine spirituelle, au point que le vénérable Pape Jean-Paul II, en 1997, a voulu lui conférer le titre de Docteur de l’Eglise, s’ajoutant à celui de patronne des missions, qui lui avait été attribué par Pie XI en 1927. Mon bien-aimé prédécesseur la définit «experte en scientia amoris» (Novo Millennio ineunte, n. 42). Cette science, qui voit resplendir dans l’amour toute la vérité de la foi, Thérèse l’exprime principalement dans le récit de sa vie, publié un an après sa mort sous le titre Histoire d’une âme. C’est un livre qui eut immédiatement un immense succès, et qui fut traduit dans de nombreuses langues et diffusé partout dans le monde. Je voudrais vous inviter à redécouvrir ce petit-grand trésor, ce commentaire lumineux de l’Evangile pleinement vécu! L’Histoire d’une âme, en effet, est une merveilleuse histoire d’Amour, racontée avec une telle authenticité, simplicité et fraîcheur que le lecteur ne peut qu’en être fasciné! Mais quel est cet Amour qui a rempli toute la vie de Thérèse, de son enfance à sa mort? Chers amis, cet Amour possède un Visage, il possède un Nom, c’est Jésus! La sainte parle continuellement de Jésus. Reparcourons alors les grandes étapes de sa vie, pour entrer au cœur de sa doctrine.

    Thérèse naît le 2 janvier 1873 à Alençon, une ville de Normandie, en France. C’est la dernière fille de Louis et Zélie Martin, époux et parents exemplaires, béatifiés ensemble le 19 octobre 2008. Ils eurent neuf enfants; quatre d’entre eux moururent en bas âge. Les cinq filles survécurent, et devinrent toutes religieuses. A l’âge de 4 ans, Thérèse fut profondément frappée par la mort de sa mère (Ms A, 13r). Son père s’installa alors avec ses filles dans la ville de Lisieux, où se déroulera toute la vie de la sainte. Plus tard, Thérèse, frappée d’une grave maladie nerveuse, fut guérie par une grâce divine, qu’elle-même définit comme le «sourire de la Vierge» (ibid., 29v-30v). Elle reçut ensuite la Première Communion, intensément vécue (ibid., 35r), et plaça Jésus Eucharistie au centre de son existence.

    La «Grâce de Noël» de 1886 marque un tournant important, qu’elle appelle sa «complète conversion» (ibid., 44v-45v). En effet, elle guérit totalement de son hypersensibilité infantile et commence une «course de géant». A l’âge de 14 ans, Thérèse s’approche toujours plus, avec une grande foi, de Jésus Crucifié, et prend à cœur le cas, apparemment désespéré, d’un criminel condamné à mort et impénitent (ibid., 45v-46v). «Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer» écrit la sainte, dans la certitude que sa prière le mettrait en contact avec le Sang rédempteur de Jésus. C’est sa première expérience fondamentale de maternité spirituelle: «tant j'avais de confiance en la Miséricorde infinie de Jésus», écrit-elle. Avec la très Sainte Vierge Marie, la jeune Thérèse aime, croit et espère avec «un cœur de mère» (cf. RP 6/10r).

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  • 1er octobre : sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

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    Aleteia.org propose de nombreuses notes consacrées à sainte Thérèse de Lisieux :

  • Octobre, le mois du Rosaire!

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    La réflexion publiée ci-dessous constitue le texte de l’éditorial de la livraison d’octobre 2020 des feuillets mensuels de l’église du Saint-Sacrement à Liège proposés par l’Abbé Marc-Antoine Dor, Recteur de ce sanctuaire :

    « Pourquoi le Rosaire ? Cette forme de dévotion ne rencontre pas toujours l’approbation et il n’est pas rare, surtout chez les intellectuels, d’entendre dire qu’on a du mal à entrer dans cette prière.

    François Mauriac a très bien décrit cette difficulté : « Je n’ai jamais pu me plier au partage qu’elle exige : la bouche qui profère les Ave Maria par dizaines et l’esprit qui médite chacun des mystères joyeux, glorieux, douloureux : quinze en tout, un par dizaine, cinq par chapelet. Il n’y a rien là qui me choque, mais cette dissociation entre la parole et la pensée m’est interdite. Il faut que je sois engagé tout entier dans chaque mot que je prononce. Il n’est pas question pour moi, que la salutation de l’Ange à Marie occupe mes lèvres tandis que mes pensées s’attacheraient à l’une ou l’autre scène de l’Evangile. Mais comment obtenir de soi une attention exclusive à la même parole indéfiniment répétée ? Telles sont, exposées sans fard, les difficultés que je trouve, personnellement, à la dévotion du Rosaire. »[1]

    I - Un album de souvenirs commentés par la Vierge

    Une comparaison peut nous aider à résoudre ce problème bien posé, en nous montrant comment dans le rosaire la méditation des mystères de la vie du Christ et l’humble récitation des Ave forment un tout.

    Qui n’a jamais rendu visite à une vieille maman ou à une grand-mère chargée d’ans et vivant seule ? De quoi parle-t-elle ? De ceux qu’elle porte dans son cœur, en particulier de ses descendants. Une mère aime ses enfants, et elle en est fière. Elle garde en son cœur les souvenirs de leur enfance, de leur scolarité, de leurs jeux, de leurs joies et de leurs peines, de leurs maladies et de leurs succès, de leurs amis, etc. Si elle a eu le malheur de perdre un fils, s’il a été un héros de la guerre, elle aime parler de lui, montrer ses photographies, ses décorations et ses citations, raconter ses exploits. Elle vit dans ses souvenirs qui ne la quittent pas. Souvent son récit rend attachant celui dont elle parle. Au fur et à mesure qu’elle tourne les pages de l’album de famille, des détails, des anecdotes lui reviennent à l’esprit et elle nous en fait profiter. Grâce à une telle maman, à son cœur et à ses souvenirs, on entre dans l’intimité de sa famille, on y vit.

    Un album de souvenirs commenté par une maman : voici une image suggestive qui peut nous faire comprendre de l’intérieur ce qu’est la prière du rosaire. Les paroles récitées au cours des dizaines s’adressent surtout à la Sainte Vierge, la mère du Christ, mais tous les souvenirs, tous les mystères, concernent surtout son fils bien-aimé. C’est évidemment impossible, mais si elle avait eu un album photo, la Sainte Vierge ne nous aurait montré que les clichés de son fils : son fils attendu, né, grandissant, accomplissant des miracles, souffrant, ressuscité, etc. Il y aurait beaucoup de photographies ! C’est pourquoi l’Eglise a sélectionné pour nous les meilleures : ce sont les mystères du rosaire. Et, pour continuer de filer ma métaphore, le pape saint Jean-Paul II a eu la chance de retrouver un lot d’excellents clichés qui s’étaient égarés ou qui passaient inaperçus : ce sont les mystères lumineux de la vie publique de Jésus[2].

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  • Octobre, mois du Rosaire

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    Octobre, le mois du Rosaire!

    Octobre, le mois du Rosaire - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/.../10/.../octobre-le-mois-du-rosaire-5458911.ht...
    1 oct. 2014 - Octobre, mois du rosaire ! ( source ) Le rosaire est le nom d'une prière composée de quatre chapelets d'oraisons....

    Octobre: mois du Rosaire. - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/.../09/.../octobre-mois-du-rosaire-5184436.ht...
     
    30 sept. 2013 - Sur le blog du « Petit Placide », ce texte (extraits) du Père Garrigou-Lagrange (1877-1964) ) : « Parmi les formes...

    Mois d'octobre, mois du Rosaire - BELGICATHO

    belgicatho.hautetfort.com/archive/.../mois-d-octobre-mois-du-rosaire.ht...
     
    1 oct. 2012 - Sur prierenfamille.com : OCTOBRE, LE MOIS DU ROSAIRE Dans la tradition de l'Eglise, le mois d'octobre est plus...

    Octobre, mois du rosaire : "Récite ton chapelet, dit Dieu ...

    belgicatho.hautetfort.com/.../octobre-recite-ton-chapelet-dit-dieu.html
     
    2 oct. 2011 - Récite ton chapelet, dit Dieu, et ne te soucie pas de ce que raconte tel écervelé : que c'est une dévotion passée et qu'on va...
  • Léon XIV livre ses réflexions et ses impressions après son voyage en France

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    Lors de l'Audience générale de ce mercredi 30 septembre :

    «Chers frères et sœurs, bonjour !

    Aujourd’hui, je souhaite vous parler du voyage apostolique en France que j’ai effectué ces derniers jours. Ce fut un grand don pour moi et pour le peuple de Dieu dans ce pays, et j’en rends grâce au Seigneur. J’exprime à nouveau ma gratitude à tous ceux qui m’ont accueilli, aux autorités civiles et aux pasteurs de l’Église, ainsi qu’à tous ceux – et ils étaient très nombreux – qui ont souhaité rencontrer le Pape ou simplement le saluer dans les rues, en tant qu’apôtre du Christ et messager de paix. Merci à tous !

    Je voudrais rassembler les réflexions et les impressions – encore très vives – de cette visite pastorale autour d’un seul et même grand symbole : la cathédrale Notre-Dame de Paris. C’est là, l’après-midi du premier jour, que nous avons célébré les vêpres de la Bienheureuse Vierge Marie, une liturgie solennelle et en même temps festive, où la musique, le chant et la beauté du temple faisaient vibrer les cœurs unis dans la prière.

    Précisément Notre-Dame, avec le drame qu’elle a vécu, peut symboliquement éclairer tout ce voyage apostolique, en offrant une clé de lecture que je résumerais en un mot : renaissance.

    La cathédrale de Paris, qui semblait encore il y a sept ans à peine mortellement blessée par un immense incendie, est aujourd’hui reconstruite et plus resplendissante que jamais. Cette catastrophe a suscité une réaction positive à tous les niveaux, certains plus visibles et concrets, d’autres plus cachés, d’ordre spirituel.

    Sa restauration a été la preuve qu’une collaboration est possible entre l’Église, l’État, les institutions publiques et la société civile. Cette approche a permis de mettre pleinement en valeur tant la générosité des bienfaiteurs que les compétences des professionnels et des artisans. La synergie au service du bien commun devrait être la norme pour les institutions, les forces politiques et sociales, ainsi que pour tous ceux qui assument des responsabilités civiles et économiques. C’est le message que j’ai voulu transmettre aux autorités françaises, ainsi qu’aux membres de l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, dont le siège est à Paris, en indiquant quel est le critère fondamental sur lequel fonder cette collaboration : la dignité de la personne humaine.

    Mais surtout, Notre-Dame est l’image de l’Église faite de pierres vivantes, du peuple saint de Dieu.

    Il est intéressant de mettre en parallèle la célébration des vêpres dans la cathédrale et la veillée des jeunes qui s’est déroulée le soir même au grand Stade de France à Paris. Deux lieux complètement différents, et pourtant deux événements complémentaires, presque unis spirituellement. Qu’est-ce qui les unissait ? L’Église, qui n’est pas faite de pierres ou de béton, mais de personnes qui aiment Jésus-Christ parce qu’elles ont été aimées par Lui. À Notre-Dame, il y avait les prêtres et les diacres, les personnes consacrées, les animateurs pastoraux ; au stade, il y avait la nouvelle génération française : nouvelle – dirais-je – non seulement par son âge, mais plus encore par son esprit, par la liberté de son cœur et de sa foi. Des jeunes qui ont chanté, crié, mais qui sont aussi restés silencieux, à l’écoute. Des visages attentifs et émus, qui témoignaient de ccœursavides de vérité et d’amour. Je leur ai dit avec joie : « Vous êtes les saints de France ! ». Cette veillée a été un grand signe d’espérance.

    Tout comme l’a été – dans la petitesse que Dieu affectionne – la rencontre à la Maison Bakhita, foyer d’accueil pour diverses personnes en difficulté : l’un des nombreux lieux, fruits de l’Évangile, où l’on s’engage quotidiennement à servir avec amour la dignité de la personne humaine.

    Il y a cependant dans l’Église de France un signe de renaissance qui perdure depuis quelques années, à savoir le nombre remarquable et croissant de jeunes et d’adultes qui demandent le baptême. À propos de cette belle “surprise” de Dieu, une Assemblée synodale provinciale se tient actuellement à Paris, au cours de laquelle j’ai pu intervenir pour encourager le cheminement des catéchumènes et des néophytes, ainsi que celui des communautés auxquelles ils appartiennent.

    Le moment fort de ma visite dans la capitale a été la messe sur la Place de la Concorde. Là, le signe de la renaissance s’est manifesté de manière surprenante : l’assemblée liturgique, qui rassemblait sur cette vaste place les prêtres, le cchœuret une foule considérable, s’étendait sur toute l’Avenue des Champs Élysées jusqu’à l’Arc de Triomphe et au-delà. Au moment de la communion, tous ont pu s’approcher de l’Eucharistie, distribuée partout. Voilà la véritable reconstruction, la restauration de l’Église que seul Dieu peut accomplir, par l’intercession de la Vierge Marie.

    Il était donc naturel et nécessaire qu’après Paris, je me rende en pèlerinage à Lourdes, pour vénérer la Mère de l’Église, Marie, celle qui, à l’heure de la passion et de la mort, maintient allumée la lampe de la foi et de l’espérance. À Lourdes, le Seigneur, par la sollicitude maternelle de la Vierge Marie, adresse à tous, pèlerins et surtout malades dans leur corps et dans leur esprit, un message d’espérance et de renaissance. Un message que j’ai voulu relancer ouvertement : toute vie humaine, quelle que soit sa condition, même dans la plus grande fragilité, conserve sa dignité inviolable et mérite d’être soignée, accompagnée, soulagée de ses souffrances avec une compassion humaine et à l’aide des moyens offerts par la science. C’est pourquoi Lourdes représente pour le monde entier un sanctuaire de la civilisation de l’amour. Dans ce contexte, j’ai rencontré certaines personnes victimes d’abus et je leur ai demandé de m’aider à exprimer, également à d’autres victimes, ma volonté et celle de toute l’Église de les écouter et de les accompagner dans leur cheminement vers la guérison, en reconnaissant la souffrance causée dans leur vie et en œuvrant à la prévention des abus.

    La troisième et dernière étape de ce voyage apostolique a été la ville de Metz, située dans une région de France et d’Europe meurtrie par la Seconde Guerre mondiale. C’est là qu’a œuvré Robert Schumann, l’un des principaux inspirateurs du processus de l’unification européenne. L’Europe contemporaine est née précisément comme un projet de paix après les ravages de la guerre. On peut dire que ce qui s’est passé à Notre-Dame de Paris avec l’incendie s’était produit en Europe avec la Seconde Guerre mondiale. Et l’Europe est née de nouveau, sur la base de ces principes de démocratie, de solidarité et de fraternité entre les peuples qui doivent beaucoup à ses racines chrétiennes. Aujourd’hui encore, c’est sur ces fondements et grâce à cette « sève » vitale que le projet européen peut se renouveler, dans un monde bien plus globalisé, où le dialogue interreligieux revêt un rôle de première importance. C’est pourquoi, à Metz, j’ai rencontré les représentants des différentes traditions religieuses, qui ont lu et signé en ma présence l’“Appel de Metz” pour le dialogue et la paix.

    Très chers amis, le thème de ma visite pastorale en France était “Pour que le monde ait la vie” (cf. Jn 6, 51). Ce sont là les paroles de Jésus, qui résument toute sa mission de salut et qui, tout au long de ce voyage, exprimaient pleinement le sens évangélique de chaque rencontre. Qu’elles inspirent désormais notre prière, en demandant à Dieu que cet événement de grâce porte des fruits abondants et durables.»

  • Les évêques américains lancent le Mois du respect de la vie

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    D' sur Tribune Chrétienne :

    30 septembre 2026

    « Respect Life Month »: « Ces atteintes à la dignité humaine exigent notre réponse » , les évêques américains lancent le Mois du respect de la vie

    @americanbishops
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    La Conférence des évêques catholiques des États-Unis alerte sur les risques médicaux, l’isolement des femmes et les possibilités d’exploitation liés à l’accès croissant à l’avortement médicamenteux

    À la veille du mois d’octobre, traditionnellement consacré par l’Église catholique aux États-Unis au respect de la vie humaine, les évêques américains entendent placer la question de l’avortement médicamenteux au cœur de leur mobilisation. Le communiqué publié mardi 29 septembre par la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) reprend l’appel de Mgr Daniel E. Thomas, président de la Commission pour les activités pro-vie. Son propos ne se limite pas à rappeler l’opposition de l’Église à l’avortement. Il attire l’attention sur les conséquences concrètes de la diffusion croissante des pilules abortives et appelle les catholiques à unir prière, réflexion et action.

    « Aujourd’hui, avec un accès facilité aux pilules abortives, le taux d’avortement augmente tragiquement, tout comme les risques pour la santé », déclare Mgr Thomas. L’évêque insiste particulièrement sur la solitude dans laquelle peuvent se retrouver les femmes ayant recours à l’avortement médicamenteux. « Cela signifie que davantage de femmes, dont beaucoup ont été mal informées sur la nature et les risques de la pilule abortive, avorteront seules à leur domicile, sans aucune supervision médicale. »Cette inquiétude est complétée par une dimension moins souvent évoquée dans le débat sur l’avortement médicamenteux. Mgr Thomas estime que cette facilité d’accès crée également « des possibilités supplémentaires d’exploitation par des partenaires violents ou des trafiquants d’êtres humains ».

    Sa conclusion est sans ambiguïté : « Ces atteintes à la dignité humaine exigent notre réponse. »

    Cette formulation éclaire le sens de l’intervention de l’épiscopat américain. La question de l’avortement n’est pas abordée uniquement sous l’angle d’un débat politique ou juridique, mais à partir d’un principe central de l’enseignement catholique : la dignité intrinsèque de toute personne humaine. La protection de l’enfant à naître ne peut dès lors être séparée de l’attention portée à la mère. L’une des préoccupations exprimées par Mgr Thomas concerne précisément le risque d’un avortement vécu dans l’isolement, sans accompagnement médical direct et parfois dans un contexte de pression ou de violence. La défense catholique de la vie ne consiste donc pas seulement à s’opposer à l’avortement. Elle engage également à entourer les femmes enceintes, à les accompagner dans les situations de détresse et à défendre la dignité de la mère comme celle de l’enfant qu’elle porte.

    « Mary, Mother of Life »

    Le « Respect Life Month » est observé chaque mois d’octobre par l’Église catholique aux États-Unis depuis 1973. Pour 2026, le thème retenu est « Mary, Mother of Life », « Marie, Mère de la Vie ». Ce choix donne à la mobilisation une dimension explicitement spirituelle. Mgr Thomas ne présente pas la défense de la vie comme une campagne uniquement militante. Il la replace dans la prière et sous le regard de la Vierge Marie.« Notre Sainte Mère est notre modèle pour défendre le caractère sacré de toute vie humaine, à chaque étape et en toute circonstance. Nous confions tous nos efforts pour protéger les mères et les enfants à sa sollicitude maternelle, dont nous avons grandement besoin en ce moment. »

    La référence à la Vierge Marie rappelle que la doctrine catholique sur la vie ne se résume pas à une interdiction. Elle s’enracine dans l’accueil de la vie comme un don et dans la reconnaissance de la dignité de toute personne humaine, particulièrement lorsqu’elle est vulnérable et dépendante.

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  • La France « électrisée » ?

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    De Solène Tadié sur le NCR :

    « Ce n'est que le début » : la visite du pape Léon électrise la France

    Des foules immenses, des manifestations inattendues de curiosité spirituelle et une volonté nouvelle chez les catholiques de professer publiquement leur foi ont fait de la visite du Saint-Père une vitrine du renouveau catholique naissant en France.

    Le pape Léon XIV préside une veillée de prière avec plus de 80 000 fidèles au Stade de France le 25 septembre 2026 à Saint-Denis, en France.
    Le pape Léon XIV dirige une veillée de prière avec plus de 80 000 fidèles au Stade de France le 25 septembre 2026 à Saint-Denis, France. (photo : Solène Tadié / Solène Tadié)

    PARIS — « Je dois poser la question : qui, à part le Pape, est capable de rassembler 600 000 personnes en France en 2026 ? Qui d’autre que lui est capable de susciter un sentiment d’unité nationale dans notre pays ? »

    Ces mots du célèbre journaliste français Stéphane Bern, figure de proue de la défense du patrimoine culturel français, ont été prononcés lors d'un entretien avec les médias français quelques jours seulement avant la visite du pape Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre. 

    À l’époque, les propos de Bern ont sans doute suscité plus d’un étonnement dans les rédactions habituées au large consensus qui entourait le principe sacro-saint de la laïcité dans le pays .

    Et pourtant, plus de 800 000 personnes ont envahi la place de la Concorde et les Champs-Élysées pour la messe du pape le 26 septembre, dont quelque 200 000 qui ont tenté leur chance à la dernière minute malgré l’épuisement des places. Parallèlement, les jeunes avaient raflé les 80 000 billets disponibles pour la veillée du 25 septembre, présidée par le pape Léon XIV au Stade de France. 

    La foule immense était à elle seule l'un des nombreux signes de l'extraordinaire ferveur populaire entourant cette visite. Cet enthousiasme a amené certains observateurs à se demander si cette visite pourrait marquer une nouvelle étape dans un réveil religieux déjà perceptible dans la remarquable augmentation des baptêmes d'adultes en France.

    Quand « la France rime avec l'espoir »

    L’impact de la visite se mesurait déjà au nombre de personnalités publiques — hommes politiques , journalistes et intellectuels qui n’avaient jamais professé de foi chrétienne — partageant des images du pape embrassant et bénissant des enfants et des personnes handicapées, exprimant leur émotion face à ce qu’ils décrivaient comme un rare moment d’unité et de solidarité.

    Cela faisait écho à ce que l'on pouvait entendre tout au long du week-end dans les rues de Paris, des quartiers entourant Notre-Dame au Stade de France et à la place de la Concorde, où certains se plaignaient — peut-être fidèles à la réputation mondiale des Français de râler — que leur soif de se rapprocher du Vicaire du Christ soit restée insatisfaite.

    « Ce n’est pas juste que seuls les membres du clergé soient autorisés à entrer dans Notre-Dame avec le pape », s’est exclamée une femme d’âge mûr dans la foule. « Je ne comprends pas pourquoi les autorités ont imposé ces limites de capacité. Toute la France devrait pouvoir participer aux célébrations papales », a déclaré Arthur, 30 ans, qui a expliqué que, bien que non croyant, la visite avait éveillé sa curiosité. 

    Pour beaucoup, c'était aussi l'occasion de redécouvrir une foi dont les codes leur étaient devenus étrangers, les touristes espagnols expliquant volontiers les symboles et les rites catholiques aux passants curieux. Des familles de la classe moyenne avec dix enfants côtoyaient des gothiques tatoués et des personnes de tous horizons, partageant la même joie, dans l'espoir d'apercevoir le Saint-Père.

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  • Saint François d'Assise a 800 ans de ciel : Liège fait la fête du 2 au 4 octobre !

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    Saint François d'Assise a 800 ans de ciel : Liège fait la fête du 2 au 4 octobre !

    COMMUNIQUÉ

    Liège, le 29 septembre 2026

    Le 3 octobre 1226, le Poverello d'Assise entrait au ciel. Huit siècles plus tard, le Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon, qui abrite le monastère des sœurs Clarisses, invite Liégeois et visiteurs à un week-end lumineux, joyeux et ouvert à tous les âges pour célébrer l'un des saints les plus aimés au monde.

    Jeune chevalier fortuné, François a tout quitté pour une vie pauvre, fraternelle et donnée à Dieu. Avec son amie sainte Claire, il fonde vers 1220 les franciscains et les clarisses, dont naîtront cordeliers, capucins, récollets ou conceptionnistes. Tous deux sont les parfaits contemporains de sainte Julienne de Cornillon (1192-1258). À Liège, l'histoire commence tôt : les premiers franciscains s'y installent dès 1220, six ans avant la mort du saint. Une page d'histoire locale à redécouvrir dans la joie !

    Au programme :

    • Vendredi 2 octobre, 20h – Cinéma : « François et le chemin du soleil », le chef-d'œuvre de Franco
      Zeffirelli. C'est aussi la première soirée ados de la saison : rendez-vous dès 19h pour la fameuse
      pizza ! Salle Saint-Thomas d'Aquin, entrée ouverte à toutes et tous.
    • Samedi 3 octobre, 16h – Marionnettes : « Saint François », des épisodes de sa vie racontés aux
      petits et aux grands par le Théâtre de l'Étoile, dans l'église du sanctuaire.
    • Samedi 3 octobre, 17h – Vernissage de l'exposition « Cantique de la Création » : « Loué sois-tu,
      mon Seigneur, avec toutes tes créatures ». Peintures de Pierre Deuse, professeur à Saint-Luc,
      disparu il y a dix ans jour pour jour, et de Sophie Gilman. À voir jusqu'au 11 octobre, le week-end de
      9h à 17h et en semaine sur rendez-vous.
    • Dimanche 4 octobre, 10h – Messe solennelle chantée par la Chorale Saint-François de Liège, le
      Béguinage et le chœur de la Messe des jeunes de Cornillon.
    • Dimanche 4 octobre, 12h – Buffet franciscain mitonné par les sœurs clarisses (15 €, réservation au
      04 343 64 54).
    • Dimanche 4 octobre, 14h – « Liège sur les pas de saint François » : balade guidée de 6 km (3h)
      avec René Dufour, « d'Assise en bord de Meuse », sur les traces des couvents franciscains et
      clarisses de la Cité. Chassés à la Révolution en 1794, ces religieux ont laissé une empreinte bien
      vivante : chez les Clarisses de Cornillon, mais aussi à Pierreuse-Sainte-Walburge.

    Cinéma, théâtre, art, musique, table partagée et patrimoine : ce week-end d'anniversaire se vit en famille, entre amis ou en solo, dans l'esprit de simplicité, de fraternité et de joie si cher à François.

    Programme complet : www.saintejulienne.org/festivites-des-800-ans-de-saint-francois-dassise/

    Contact : ASBL Sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon – Rue de Robermont 2, 4020 Liège –
    www.saintejulienne.org

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