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Foi

  • Notre-Dame des Sept Douleurs (15 septembre)

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    Notre-Dame des Sept-Douleurs

    Mémoire obligatoire

    (source : Evangile au Quotidien)

    Le 15 septembre (depuis la rénovation liturgique du Pape Saint Pie X en 1914), la Liturgie de l'Église nous invite à faire mémoire des douleurs de la Vierge Marie. « Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu'une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l'on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de Votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu'elle a crucifié toutes Vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de Votre Cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que Vous n'auriez jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l'esprit de vie de Votre aimable Fils, pour lequel Vous souffriez de si grands tourments, ne Vous avait soutenue et fortifiée par Sa puissance infinie » (Saint Anselme - "De l'exercice de la Vierge", I, 5) 

    La  Mémoire obligatoire  de Notre-Dame des Sept-Douleurs - que l'Église nous invite, en cette Octave de la Nativité de la Vierge, à méditer plus particulièrement - a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu'endura l'Auguste Vierge Marie en tant que Co-Rédemptrice du genre humain. L'Église honore en ce jour Ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'Elle ressentit au pied de la Croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s'être concentré sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de Son Divin Fils, jour où Ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la Divine Mère éprouva à différentes occasions de Sa Très Sainte vie. Pour illustrer les douleurs de la Vierge Mère, les peintres représentent Son Cœur percé de sept glaives, symbole des sept douleurs principales de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent comme Reine des Martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie :

    1. La prophétie du Saint Vieillard Syméon (Luc, 2, 34-35) 
    2. La fuite de la Sainte Famille en Égypte (Matthieu, 2, 13-21) 
    3. La disparition de Jésus pendant trois jours au Temple (Luc, 2, 41-51) 
    4. La rencontre de la Vierge Marie et Jésus sur la via dolorosa (Luc, 23, 27-31) 
    5. Marie contemplant la souffrance et la mort de Jésus sur la Croix (Jean, 19, 25-27) 
    6. La Vierge Marie accueille Son Fils mort dans Ses bras lors de la déposition de Croix. 
    7. La Vierge Marie abandonne le Corps de Son Divin Fils lors de la mise au Saint Sépulcre.

    Contemplons donc dans les bras de la Vierge Marie, l'Homme-Dieu crucifié à cause de nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du Ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son Divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu'Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.

    Pour un approfondissement :&
    >>> Notre-Dame des douleurs - Missel

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  • Notre-Dame des Douleurs (15 septembre)

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    L'homélie (homelies.fr - archive 2007) du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ pour cette fête :

    Au lendemain de la Croix glorieuse, l’Église nous invite à porter nos regards vers celle qui se tient debout au pied de cette Croix, dont elle ne perçoit la gloire que dans la foi. Il est difficile - voire impossible en raison de l’opacité de nos âmes obscurcies par le péché - d’entrer dans le mystère de la compassion de Marie. D’autant plus que celui-ci nous introduit probablement dans le mystère de la compassion de l’Esprit Saint lui-même : le Cœur immaculé de la Pleine de grâce n’est-il pas le temple de l’Esprit ?

    Étonnant mystère : en voyant souffrir et mourir son Fils, Marie était sans aucun doute à l’agonie dans son corps et dans son âme de mère ; et pourtant dans son esprit tout illuminé par la grâce divine, elle communiait simultanément à la joie du Crucifié accomplissant son ministère de grand-prêtre pour le salut du monde. Comment la pleine de grâce ne serait-elle pas restée en profonde communion de foi et d’espérance avec son Fils auquel elle était unie par un amour indéfectible ? C’est précisément sur l’horizon de cette communion intime qu’il faut comprendre le dialogue entre Jésus et sa mère sur le Golgotha.

    « Voyant sa mère », c’est-à-dire percevant sa solidarité dans le travail d’enfantement du Monde nouveau, et voulant sans plus attendre l’associer à la joie du surgissement du Royaume, Jésus s’adresse à sa mère en la désignant par le nom de « Femme » - terme qui dans la Bible désigne la Fille de Sion, l’Épouse eschatologique, la nouvelle Jérusalem, la Mère du nouveau peuple de Dieu. A l’aube de sa vie, Marie n’a-t-elle pas été préservée de tout péché personnel et exemptée des conséquences du péché originel par une grâce découlant de la Croix au pied de laquelle elle se tient maintenant ? N’est-elle pas le fruit précoce de cet Arbre de vie ? Marie est la première rachetée et elle le fut de manière suréminente, inégalée ; aussi du haut de la Croix, Jésus contemple-t-il en elle la fécondité de son sacrifice.

    « Femme voici ton Fils » : ces paroles de Jésus ne sont pas des ordres. En confiant le disciple qu’il aimait à Marie, Notre-Seigneur lui signifie sa nouvelle mission dans l’économie du Royaume qu’il instaure par sa victoire. Jésus révèle à Marie sa maternité universelle dans l’Esprit ; cet Esprit qu’elle a reçu en plénitude au moment de l’Incarnation et dans lequel elle sera confirmée dans quelques instants - « inclinant la tête, Jésus remis son Esprit » (Jn 19, 30) - afin de pouvoir l’invoquer sur les apôtres cinquante jours plus tard.

    « Voici ta mère » : Marie ne peut exercer sa maternité en notre faveur, que dans la mesure où nous la reconnaissons comme celle en qui il nous est donné de renaître « de l’eau et de l’Esprit » (Jn 3, 5). La maternité de Marie est un don que nous sommes invités à accueillir filialement, dans la foi ; la même foi en la Parole de Jésus, qui nous permet de recevoir Dieu pour Père dans l’Esprit.

    « A partir de cette heure le disciple la prit chez lui » : l’« Heure » est celle de la glorification de Jésus, du plein dévoilement de sa filiation divine dans l’offrande de tout son être par pur amour. C’est donc à la lumière de la révélation de la philanthropie divine que le disciple est invité à « prendre chez lui » Marie sa mère. Autrement dit nous la recevons comme un don de l’Amour immolé, comme l’héritage à travers lequel Jésus désire continuer à se donner à tous les disciples de tous les temps. Car il fallait que celle qui enfanta la tête enfante aussi le corps. Aussi est-ce par Marie que le Verbe continue à descendre dans l’âme des croyants pour y poursuivre son mystère d’Incarnation, jusqu’à ce que le Christ total soit pleinement constitué.

    « Notre-Dame, debout au pied de la Croix, tu n’as pas interrompu ton Magnificat, car dans la foi tu pressentais le mystère de grâce qui s’accomplissait au cœur de la plus horrible souffrance. La première, et bien avant les lueurs de Pâques, tu as discerné le triomphe de la vie alors même que la mort célébrait sa victoire. Donne-nous assez d’espérance pour reconnaître dans les épreuves du temps présent le chemin paradoxal qui nous donne accès au Royaume à venir. Nous pourrons alors entamer avec le psalmiste ce chant d’action de grâce et d’abandon confiant : “Je suis sûr de toi Seigneur, mes jours sont dans ta main, oui c’est toi mon abri, en tes mains je remets mon esprit” (Ps 30) maintenant et à jamais. »

  • Sens ou non sens de la vie

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    De Jean-Pierre Snyers :

    Sens ou non sens de la vie

    Certains pensent que notre univers n'a aucun sens, qu'il est né du hasard sans porter à sa source la moindre trace d'une téléonomie. Tel est le cas du philosophe et mathématicien Bertrand Russel qui écrivait:  "L'univers est une machine sans âme qui suit une trajectoire aveugle dans l'infini de l'espace et du temps". Albert Camus le pensait aussi et c'est pourquoi il se demandait s'il devait ou non se suicider. En effet, si notre existence  est née d'un simple hasard, sans projet, sans but, sans ligne directrice et sans destinée,  le simple fait de vouloir continuer à vivre ne cautionne t-il pas l'absurde? 
     
    Seulement voilà, comment un univers qui n'a pas de sens peut-il, à travers l'être humain, en arriver à se poser la question de son sens? N'y a t'il pas dans ce cas une fameuse collision, une véritable contradiction? comprenant ce paradoxe, Blaise Pascal écrivait:  "Alors même que l'univers entier m'écraserait, je serais encore plus grand que lui, car lui n'en saurait rien, tandis que moi, je le saurais".  
     
    Par ailleurs, une petite phrase dans la Bible nous dit: "Dieu a mis en nous la pensée de l'éternité". Voilà bien qui pourrait suggérer que nos aspirations les plus profondes (soif d'absolu, désir d'un bonheur, ou d'un amour toujours plus grand...) correspondent non pas à un vide mais à un plein. Exemple: le fait que nous avons des poumons ne laisse t-il pas clairement entendre qu'il y a un air à respirer? Allant dans ce sens, saint Thomas d'Aquin a écrit: "Dieu est la totalité vivante de ce vers quoi notre coeur s'élance"; une pensée que Lamartine rejoindra en nous disant: "L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux" Autrement dit, notre refus des souffrances, des injustices et des deuils que nous connaissons, ne révèlent telles pas que nous sommes porteurs d'une nostalgie d'un "paradis perdu" que nous sommes destinés à retrouver un jour au-delà de cette vie? Qu'en pensez-vous?...
  • "Libéral Revolution" relate avec brio la confusion et le déclin post-conciliaires

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    De John Pepino, docteur en philosophie sur le CWR :

    A Liberal Revolution : une chronique magistrale de la confusion et du déclin post-conciliaires

    Le nouveau livre de Hanael Bianchi, fruit d’une décennie de recherches, est un compte rendu équilibré et minutieux de la manière dont Vatican II a été mis en œuvre dans l’archidiocèse de Baltimore.

    Il y a des livres que l’on lit d’une traite, l’index tremblant d’impatience de tourner la page suivante.

    A Liberal Revolution de Hanael Bianchi est de ceux-là.

    Pour les catholiques qui ont subi la liturgie et la catéchèse des années 1970, tout en apercevant autour d’eux des lueurs de la façon dont les choses étaient avant le naufrage, tout ouvrage qui aide à répondre à la question « que s’est-il passé ici ? » comble un besoin. On veut savoir comment une période aussi catastrophique dans la vie de l’Église a pu advenir. Pendant la plus grande partie des années 1980 et 1990, on nous a dit que les conciles mettent du temps à porter leurs fruits et qu’il fallait être patients. Plus de soixante ans plus tard, l’argument conserve ses partisans, tout comme la margarine Parkay et le Sanka maintiennent leur emprise sur la même génération.

    Pour ceux qui préfèrent le beurre véritable et le café, cependant, Bianchi, dans sa reconstruction minutieuse des étapes précises prises pour mettre en œuvre Vatican II dans l’archidiocèse de Baltimore, rejoint la cohorte de chercheurs qui ont étudié les causes de l’effondrement et la manière dont il s’est déroulé dans des secteurs spécifiques de l’Église : Stephen Bullivant sur les États-Unis et le Royaume-Uni ; le P. Joseph Becker sur les jésuites ; le P. Mitchell sur la perte du consensus catholique à l’Université catholique d’Amérique (l’« affaire Curran ») ; Guillaume Cuchet sur l’effondrement de la pratique de la foi en France. On pourrait y ajouter l’acte d’accusation par statistiques de Kenneth Jones sur la chute soudaine et saisissante de tous les indicateurs majeurs de la vie catholique aux États-Unis.

    Tous s’accordent à dire que cela a commencé durant les derniers mois de Vatican II, et que cela s’est produit en son nom ; il ne reste plus qu’à expliquer qui l’a fait et comment.

    Bianchi partage explicitement leur agenda historiographique lorsqu’il déclare : « La question urgente pour les chercheurs… est de savoir pourquoi ce déclin s’est produit si rapidement dans les années qui ont suivi le Concile » (p. 4). Bianchi et ces autres chercheurs n’invoquent pas allègrement « les modernistes » ou « les francs-maçons » : ils nomment des noms, fournissent les dates et les lieux des réunions où les décisions ont été prises, et suivent les baisses inévitables de fréquentation des sacrements, la crise des vocations, les départs du sacerdoce et de la vie religieuse – toute la litanie douloureuse.

    Le livre de Bianchi se concentre sur l’archidiocèse de Baltimore sous l’archevêque Lawrence Shehan (1961-1974). Comme de nombreux évêques conciliaires, il fut finalement trahi par la machine réformatrice même qu’il avait naïvement mise en mouvement. Bien que cette Église locale et son pasteur présentent (comme tout lieu) leurs particularités propres, les catholiques de n’importe quel diocèse de l’Occident reconnaîtront ici la mentalité des réformateurs enthousiastes et les mesures qu’ils ont prises pour mettre en œuvre leur vision. Ce fut, de façon remarquable et triste, la même chose partout : une avant-garde de jeunes prêtres prit le contrôle et imposa son empreinte à l’Église (particulièrement à la liturgie), sans jamais attribuer les dégâts qu’ils causaient à leur propre programme.

    Comme les autres auteurs mentionnés ci-dessus, Bianchi est équitable. Il rapporte qu’au début, de nombreux fidèles accueillirent positivement les réformes les plus évidentes qui suivirent Vatican II, en particulier l’usage de la langue vernaculaire à la messe (p. 76). Il cite l’optimisme de l’archevêque Shehan dès la première page : « Le second Concile du Vatican est à la fois le symbole et la cause de notre présent espoir particulier » (p. 1). Il suit également l’ennui et la confusion généralisée qui se répandirent une fois que la nouveauté du passage à l’anglais (et des autres changements menant à un nouveau Missel en 1969) se fut estompée.

    Il en va de même pour les premières tentatives de ce que nous appellerions aujourd’hui la « synodalité ». À l’époque, cela se manifestait par la prolifération de « conseils » (conseils paroissiaux, conseils de zone, Conseil des hommes catholiques, Conseil pastoral archidiocésain, Conseil pastoral national, etc.). Ceux-ci finirent par désaffectionner les laïcs et ne servirent plus que d’hôtes à la conférence parasitique et révolutionnaire « Call to Action » de 1976.

    Il y aura d’autres livres de ce genre pour couvrir d’autres régions ecclésiastiques dans ce pays et ailleurs ; Bianchi voit son travail comme faisant partie d’un effort visant à fournir une « étude exhaustive » pour retracer « le déclin de l’Église américaine à travers des sources locales » (p. 5). Il se trouve simplement qu’il a commencé par Baltimore. Il convient de dire que son accès à du matériel d’archives protégé enrichit son livre de preuves granulaires qu’il sera difficile d’ignorer. Les lecteurs ne seront pas surpris d’apprendre (de sources externes) que le Dr Bianchi a passé dix ans à rechercher A Liberal Revolution.

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  • Les familles nombreuses sont-elles réellement plus religieuses ?

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    L'étude reproduite ci-dessous concerne la société américaine mais est inspirante pour examiner la situation correspondante en Europe.

    Les familles nombreuses sont-elles réellement plus religieuses ?

    Par Brendan Hodge, The Pillar, 11 septembre 2026

    Dans une société où le contrôle artificiel des naissances est largement disponible et accepté, avoir une famille nombreuse est de plus en plus perçu comme un choix pris principalement par des personnes en dehors du courant dominant, souvent pour des raisons religieuses.

    Mais est-ce vraiment le cas ?

    Le sociologue Ryan Burge a récemment examiné la question sur son site Graphs About Religion et a conclu : « Il est juste de dire que les familles nombreuses sont plus susceptibles d’aller à l’église, mais pas de beaucoup. »

    Il a constaté que 33 % des familles avec quatre enfants ou plus allaient à l’église au moins une fois par semaine, tandis que parmi les familles avec un nombre quelconque d’enfants, 29 % y allaient aussi souvent.

    L’association entre familles nombreuses et religiosité est-elle donc un mythe ? Qu’en est-il du stéréotype de la camionnette pleine d’enfants qui se gare devant l’église pour la messe ?

    The Pillar examine les chiffres.

    Burge a tiré ses données de la Cooperative Election Survey (CES) de 2024, une vaste enquête principalement destinée à l’analyse politique, mais qui pose aussi des questions démographiques et religieuses.

    L’enquête est très large : elle interroge environ 60 000 personnes tous les deux ans. Cela est utile, car l’analyse de petites portions de la population exige un échantillon aussi large que possible.

    Pour maximiser la puissance de notre analyse, nous avons utilisé les trois enquêtes CES les plus récentes – 2024, 2022 et 2020 – et les avons combinées en un seul jeu de données.

    Notre objectif est d’examiner les caractéristiques des familles nombreuses. Pour distinguer les familles plus grandes des plus petites, il faut regarder l’âge auquel les gens sont peu susceptibles d’avoir encore des enfants. Cependant, nous voulons aussi des personnes de la même génération approximativement. Mélanger des personnes nées en 1980 avec des personnes nées en 1940 fausserait les résultats : les familles nombreuses étaient plus courantes 40 ans plus tôt, et la génération des années 1940 était généralement plus religieuse que celle des années 1980. Cela ferait artificiellement paraître les familles nombreuses plus religieuses, alors qu’on observerait simplement que les familles plus âgées étaient à la fois plus grandes et plus religieuses.

    Nous avons donc ciblé les personnes âgées de 40 à 55 ans au moment de l’enquête. Ces personnes étaient susceptibles d’avoir terminé leur période de fécondité, tout en n’étant pas trop éloignées de leurs années de procréation. Les enquêtes datant de 2020 à 2024, cela correspond à des personnes nées entre 1965 et 1984.

    Dans ces trois années d’enquête, 38 300 personnes âgées de 40 à 55 ans ont fourni des réponses sur leur nombre d’enfants. Voici la répartition :

    Nombre d’enfants parmi les 40-55 ans

    • 0 : 35 %
    • 1 : 18 %
    • 2 : 24 %
    • 3 : 13 %
    • 4 : 6 %
    • 5 : 2 %
    • 6 : 1 %
    • 7+ : 1 %

    (Source : Cooperative Election Survey 2020, 2022, 2024)

    Un facteur important était de tenir compte du mariage. Quand on imagine la « grande famille religieuse », on pense généralement à un couple unique ayant eu ensemble un grand nombre d’enfants. Il existe cependant d’autres façons d’arriver à une famille nombreuse : deux personnes ayant chacune des enfants de relations antérieures, ou une personne seule ayant eu plusieurs enfants avec différentes personnes.

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  • Fête de la Croix Glorieuse (14 septembre)

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    10 MOSAIC NAPLES CRUCIFIX.jpgSur Missel.free.fr :

    Chacun se souvient comment la vraie croix avait été retrouvée par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin[1] (voir au 18 août). En 335, l'empereur Constantin, invite pour le trentième anniversaire de son avènement, les Pères réunis à Tyr à la dédicace des deux basiliques[2] qui doit avoir lieu le 13 septembre à Jérusalem.

    Le lendemain de la dédicace, le dimanche 14 septembre, l'évêque de Jérusalem montre pour la première fois à la foule le bois sacré de la Croix (l'hyposis) et, sur ordre de Constantin, les Pères décrètent la célébration annuelle de la dédicace et de l'exaltation, au 14 septembre. Un morceau de la Croix étant apporté à Constantinople, on y célèbre la même fête avec l'hyposis. Cette fête est répandue dans tout l'Orient dès le VII° siècle, et on la trouve à Rome au plus tard au temps du pape Serge I° (687-701) à la notice duquel, dans le Liber pontificalis, on trouve la mention suivante : En la sacristie du bienheureux apôtre Pierre, se trouve un reliquaire où est renfermée un précieuse et considérable portion du bois salutaire de la croix du Sauveur ... Au jour de l'Exaltation de la sainte croix, le peuple chrétien baise et adore cette relique dans la basilique constantinienne du Saint-Sauveur[3].

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  • La Croix glorieuse (14 septembre)

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    Croce gloriosa - Paolo Curtaz

    L'homélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ pour la fête de la Croix glorieuse :

    Homélie (Archive 2005) (homelies.fr)

    Les reliques de la vraie croix auraient été retrouvées par Sainte Hélène (249-329), mère de l’empereur Constantin, lors d’un pèlerinage en Palestine, qu’elle aurait entrepris en 326. Voici comment Saint Ambroise rapporte sa découverte : « Elle commença par visiter les lieux saints ; l’Esprit lui souffla de chercher le bois de la croix. Elle s’approcha du Golgotha et dit : “Voici le lieu du combat ; où est la victoire ? Je cherche l’étendard du salut et ne le vois pas”. Elle creuse donc le sol, en rejette au loin les décombres. Voici qu’elle trouve pêle-mêle trois gibets sur lesquels la ruine s’était abattue et que l’ennemi avait cachés. Mais le triomphe du Christ peut-il rester dans l’oubli ? Troublée, Hélène hésite, elle hésite comme une femme. Mue par l’Esprit Saint, elle se rappelle alors que deux larrons furent crucifiés avec le Seigneur. Elle cherche donc la croix du milieu. Mais, peut-être, dans la chute, ont-elles été confondues et interverties ? Elle revient à la lecture de l’Evangile et voit que la croix du milieu portait l’inscription : “Jésus de Nazareth, Roi des Juifs”. Par là fut terminée la démonstration de la vérité et, grâce au titre, fut reconnue la croix du salut ». La Sainte impératrice aurait par la même occasion retrouvé les clous par lesquels Notre-Seigneur avait été attaché. Sainte Hélène fit construire une basilique englobant le Calvaire et le Saint Sépulcre ; elle fit également ériger celles du Mont des Oliviers et de Bethléem.

    Pour le trentième anniversaire de son avènement, le 13 septembre 335, l’empereur Constantin invita à Jérusalem les Pères, pour y célébrer la dédicace de la Basilique du Saint Sépulcre. Le lendemain, le dimanche 14, l’évêque de Jérusalem montra pour la première fois la Sainte Croix aux fidèles. Sur l’ordre de Constantin, une célébration annuelle fut décrétée au 14 septembre, portant le nom d’« Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix » en raison de son rite principal, qui consistait dans l’ostension solennelle d’une relique de la vraie croix. Le bois de la croix découverte sur le Golgotha fut partagé en trois parts, conservées à Jérusalem, Constantinople et Rome.

    Ce bref rappel ne prétend pas garantir l’historicité des faits rapportés dans leurs détails, mais se veut un témoignage de la dévotion que le peuple de Dieu a toujours porté à l’instrument de supplice de son Seigneur et Sauveur. La fête de la Croix glorieuse nous invite en effet à revenir à cette réalité : Dieu a aimé le monde, jusqu’au sacrifice de son Fils. Dans sa Lettre encyclique sur la miséricorde divine, Jean-Paul II soulignait : « Dans la passion et la mort du Christ, c'est-à-dire dans le fait que le Père n’a pas épargné son Fils, mais “l’a fait péché pour nous”, s’exprime la justice absolue ; car le Christ subit la passion et la croix à cause des péchés de l’humanité. Il y a vraiment là une surabondance de justice, puisque les péchés de l’homme se trouvent “compensés” par le sacrifice de l’Homme-Dieu. Toutefois cette justice divine révélée dans la croix du Christ est à la mesure de Dieu, parce qu’elle naît de l’amour et s’accomplit dans l’amour, en portant des fruits de salut. Croire dans le Fils crucifié signifie donc croire que l’amour est présent dans le monde, et que cet amour est plus puissant que les maux de toutes sortes dans lesquels l’homme, l’humanité et le monde sont plongés. Croire en un tel amour signifie croire dans la miséricorde » (n°7).

    L’« exaltation » de la Sainte Croix n’est pas sans rappeler l’évangile de ce jour : Jésus sur la croix est « élevé » de terre comme le serpent de bronze au désert, « afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle ». La croix nous confronte simultanément à l’horreur du péché qui conduit à la mort, et à la démesure de l’amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour nous, lui « qui n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu, mais qui s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix » (1ère lect.).

    Avant de prier l’Angélus depuis Castelgandolfo, ce 11 septembre, Benoît XVI rappelait que « dans l’Année consacrée à l’Eucharistie, la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix prend une signification particulière : elle nous invite à méditer sur le lien profond et indissoluble qui unit la Célébration Eucharistique et le Mystère de la Croix. Chaque Messe en effet rend actuel le sacrifice rédempteur du Christ ». L’Eucharistie nous rappelle quotidiennement que notre salut jaillit de ce mystérieux échange, dans lequel le Fils de Dieu épouse la mort des coupables que nous sommes, pour nous donner gratuitement part à sa vie divine. Aussi était-il juste et bon que celui qui par son sacrifice a réconcilié le ciel et la terre, fût « élevé au dessus de tout et reçoive le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu’au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux et que toute langue proclame : “Jésus Christ est le Seigneur”, pour la gloire de Dieu le Père ».

    « Seigneur, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, nous te rendons gloire et nous t’offrons notre action de grâce toujours et en tout lieu, car tu as attaché au bois de la croix le salut du genre humain, pour que la vie surgisse à nouveau d’un arbre qui donnait la mort, et que l’ennemi, victorieux par le bois, fût lui-même vaincu sur le bois, par Jésus-Christ, notre Seigneur. Aussi nous te supplions humblement : que cette communion au mémorial du Sacrifice rédempteur nous purifie de nos fautes et nous donne part à la gloire de la résurrection de celui qui nous a fait revivre par le bois de sa croix. »

    Père Joseph-Marie

  • Saint Cyprien de Carthage (14 septembre)

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    De BENOÎT XVI, lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 6 juin 2007 (source) : 

    Saint Cyprien

    Chers frères et sœurs,

    Dans la série de nos catéchèses sur les grandes personnalités de l'Eglise antique, nous arrivons aujourd'hui à un éminent Evêque du III siècle, saint Cyprien, qui "fut le premier Evêque en Afrique à recevoir la couronne du martyre". Sa réputation est également liée - comme l'atteste le diacre Pontius, qui fut le premier à écrire sa vie - à la production littéraire et à l'activité pastorale des treize années qui s'écoulèrent entre sa conversion et le martyre (cf. Vie 19, 1; 1, 1). Né à Carthage dans une riche famille païenne, après une jeunesse dissipée, Cyprien se convertit au christianisme à l'âge de 35 ans. Il raconte lui-même son itinéraire spirituel:  "Alors que je gisais encore comme dans une nuit obscure", écrit-il quelques mois après son baptême, "il m'apparaissait extrêmement difficile et pénible d'accomplir ce que la miséricorde de Dieu me proposait... J'étais lié aux très nombreuses erreurs de ma vie passée et je ne croyais pas pouvoir m'en libérer, tant je secondais mes vices et j'encourageais mes mauvais penchants... Mais ensuite, avec l'aide de l'eau régénératrice, la misère de ma vie précédente fut lavée; une lumière souveraine se diffusa dans mon cœur; une seconde naissance me transforma en un être entièrement nouveau. De manière merveilleuse, chaque doute commença alors à se dissiper... Je comprenais clairement que ce qui vivait auparavant en moi, dans l'esclavage des vices de la chair, était terrestre, et que ce que l'Esprit Saint avait désormais engendré en moi était, en revanche, divin et céleste" (A Donat, 3-4).

    Immédiatement après sa conversion, Cyprien - non sans être envié et en dépit des résistances - fut élu à la charge sacerdotale et à la dignité d'Evêque. Au cours de la brève période de son épiscopat, il affronta les deux premières persécutions ratifiées par un édit impérial, celle de Dèce (250) et celle de Valérien (257-258). Après la persécution particulièrement cruelle de Dèce, l'Evêque dut s'engager vaillamment pour rétablir la discipline dans la communauté chrétienne. En effet, de nombreux fidèles avaient abjuré, ou bien n'avaient pas adopté une attitude correcte face à l'épreuve. Il s'agissait des lapsi - c'est-à-dire de ceux qui étaient "tombés" -, qui désiraient ardemment revenir au sein de la communauté. Le débat sur leur réadmission finit par diviser les chrétiens de Carthage en laxistes et en rigoristes. Il faut ajouter à ces difficultés une grave épidémie de peste, qui ravagea l'Afrique et qui fit naître des interrogations théologiques angoissantes, tant au sein de la communauté, que dans la confrontation avec les païens. Il faut rappeler, enfin, la controverse entre Cyprien et l'Evêque de Rome, Etienne, à propos de la validité du baptême administré aux païens par des chrétiens hérétiques.

    Dans ces circonstances réellement difficiles, Cyprien révéla de grands talents pour gouverner:  il fut sévère, mais non inflexible avec les lapsi, leur accordant la possibilité du pardon après une pénitence exemplaire; il fut ferme envers Rome pour défendre les saines traditions de l'Eglise africaine; il se démontra très humain et empli de l'esprit évangélique le plus authentique en exhortant les chrétiens à apporter une aide fraternelle aux païens durant la peste; il sut garder une juste mesure en rappelant aux fidèles - qui craignaient trop de perdre la vie et leurs biens terrestres - que pour eux la véritable vie et les véritables biens ne sont pas ceux de ce monde; il fut inébranlable dans sa lutte contre les mœurs corrompus et les péchés qui dévastaient la vie morale, en particulier l'avarice. "Il passait ainsi ses journées", raconte alors le diacre Pontius, "lorsque voilà que - sur ordre du proconsul - le chef de la police arriva à l'improviste dans sa villa" (Vie 15, 1). Le jour même, le saint Evêque fut arrêté et, après un bref interrogatoire, il affronta avec courage le martyre entouré de son peuple.

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  • Le linceul de Turin: l'oeuvre d'un faussaire?

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    De Jean-Pierre Snyers :

    Le linceul de Turin: l'oeuvre d'un faussaire?
     
    Lorsque qu'on regarde le linceul (ou suaire) de Turin à l'oeil nu (lors de ses rares expositions), on voit qu'il est marqué par de grandes brûlures symétriques, des taches d'eau et de sang, ainsi que d'une légère coloration jaunâtre qui fait penser à une silhouette humaine comprenant une sorte de "visage" qui est très difficile à discerner. De plus, cette image n'est visible qu'à plusieurs mètres d'elle et cela suppose que, s'il s'agit d'une peinture, un faussaire aurait dû utiliser un pinceau de plusieurs mètres de long. Ce n'est qu'à partir de l'invention de l'appareil photographique (qui, au départ d'un négatif, donne une image en positif) qu'on a pu voir clairement qu'il s'agit du portrait d'un crucifié qui rappelle le corps du Christ tel qu'il est décrit dans les évangiles. . Par quel prodige et dans quel intérêt, un faussaire aurait-il pu réaliser ce qui (avant que n'existent les photos) était loin d'être une oeuvre d'art, tout en ne sachant absolument pas qu'elle ne livrerait ses secrets que des siècles plus tard?  
     
    Seulement voilà, depuis 1978, il est scientifiquement prouvé techniquement et chimiquement que cette image n'est PAS une peinture. Pour quelles raisons les scientifiques l'affirment-ils? Afin d'être bref, permettez-moi de n'en prendre que trois. 1) Parce qu'elle ne contient aucun pigment ni de liant. Les examens au microscope, en fluorescence ultraviolette et en spectométrie ont montré que si un liquide ou un liant avait été appliqué, il aurait pénétré par capillarité à l'intérieur des fibres. 2) Parce que l'empreinte présente les caractéristiques d'un négatif photographique naturel (les zones claires et sombres sont inversées par rapport à la réalité). Même le plus doué des artistes médiévaux aurait été dans l'incapacité de peindre une image en négatif, tout en respectant une superficialité des fibres, une absence totale de liant, une tridimensionnalité cachée (l'intensité de la coloration varie en fonction de la distance entre le corps et le tissu) et une absence totale de traces de pinceau. 3) Parce que les taches de sang sont celles d'un sang humain appartenant au groupe AB, prouvant ainsi que ces taches n'ont absolument pas été peintes. 
     
    Dès lors, puisqu'il ne s'agit pas d'une peinture, on pourrait imaginer qu'un faussaire a utilisé un cadavre ou un bas-relief sculpté. Mais s'il en est ainsi,, comment se fait-il que des indices grossiers (bavures, écrasements, déformations) qui devaient être présents, ne le soient pas sur le linceul (qui possède des propriétés tridimensionnelles)?  D'autre part, voici un "détail" important. Jusqu'à notre époque, absolument toutes les représentations de la crucifixion du Christ (basées sur ce que disent les évangiles) utilisaient uniquement les mains et non pas les poignets pour désigner l'emplacement des clous. Or, sur l'image du suaire, ce sont bel et bien les poignets qui marquent la présence des clous. Scientifiquement parlant, il est prouvé que seul les poignets (et non les mains) peuvent supporter le poids d'un corps. Contradiction avec les récits évangéliques? Pas si vite! A l'époque où ceux-ci ont été rédigés, seul le mot grec "cheir" existait et ce mot pouvait aussi bien signifier les mains que les poignets et même l'avant bras. Pas d'opposition donc. Précision notable: c'est la recherche historique, anatomique, archéologique et médico-légale qui a démontré seulement au 20è siècle que pour supporter le poids d'un corps sur une croix, il faut enfoncer les clous à travers les os du poignets et non pas dans les tissus fragiles de la paume. Inutile donc de préciser qu'un faussaire du Moyen Age était dans l'incapacité totale de le savoir?
     
    Jusqu'à présent, nous avons supposé que la datation au carbone 14 réalisée en 1988 montrerait que le tissu date de l'époque médiévale (entre 1260 et 1390). Est-ce vraiment le cas? Deux principaux éléments semblent bien indiquer que non. 1) La découverte de pollens provenant de plantes endémiques du Moyen Orient (notamment de la région de Jérusalem, de la vallée du Jourdain et des zones autour de la Mère Morte. 2) La datation  aux rayons X. Les analyses scientifiques (notamment celle du Conseil International Italien) ont montré un état de vieillissement tout à fait compatible avec une fabrication du tissu il y a environ 2000 ans. Alors que la datation au carbone 14 (développée à la fin des années 1940 et qui peut -être faussée par des siècles de pollutions organiques, des incendies ou des restaurations), celle aux rayons X fut développée à la fin 2010 et est particulièrement destinée à identifier des textiles composé et lin (tels que celui du linceul). De plus, si ce suaire est du 14è siècle, comment expliquer l'existence des évocations historiques le concernant bien avant cette époque? Exemples parmi d'autres: le Mandylion d'Edesse (6è siècle), le Codex de Pray (1195) et les textes liturgiques et récits de pèlerins (datant du 7è au 10è siècle).   
     
    Après ces considérations, il reste une question fondamentale qui est: "Comment et par quel phénomène l'image s'est-elle imprimée sur le linceul?". Pour tenter d'y répondre, permettez-moi d'abord de vous faire part d'un souvenir personnel. Il y a de nombreuses années, j'ai eu l'occasion d'interviewer longuement André Frossard, Qui est-il? Décédé aujourd'hui, il fut  écrivain et membre de l'Académie française. Jusqu'à l'âge de vingt ans, il était (comme des parents) athée et communiste et n'entrait jamais dans une église...jusqu'au jour où il le fit le 8 juillet 1935. Pourquoi? Simplement pour aller chercher un ami qui y était et qu'il attendait vainement et impatiemment dans sa voiture. Entré, soudainement il fut submergé par une expérience divine qu'il décrit sous la forme d'une clarté intellectuelle et spirituelle qu'il qualifie de lumière qui, sans discours ni images, était une inondation lumineuse de la Vérité qui s'est imposée à son esprit. De plus, en ne connaissant strictement rien du catholicisme jusqu'alors, il est ressorti ce cette église en connaissant tout ce qu'elle enseigne. Irruption d'un monde immatériel dans un monde matériel, de l'éternité dans le temps (comme le sont aussi les apparitions mariales les plus crédibles comme celles de Beauraing), cette conversion fulgurante n'est pas sans rappeler celle de saint Paul qui, le chemin de Damas, a vu et entendu le Christ. Me parlant de ce qu'il a vécu, André Frossard m'a aussi affirmé que dans les semaines qui ont suivi son expérience du divin, il n'osait plus s'appuyer contre les murs car tout ce qui compose notre monde matériel n'était plus pour lui que de la vapeur colorée par rapport à ce monde substantiel (beaucoup plus consistant et plus solide que le nôtre) auquel il avait gouté. 
     
    Au regard de cela, plutôt que de fournir une explication matérielle qui est loin d'être prouvée, ne pourrait-on pas dire que l'image qu'on trouve sur le linceul serait due elle aussi à l'immatériel et que le corps du Christ en se dématérialisant, en traversant la matière afin de devenir un corps substantiel et glorieux à l'instant même de sa résurrection, aurait libéré sorte d'énergie lumineuse qui expliquerait l'impression de son image sur le suaire?...  
  • Da Pacem : Introït du XVIIIe dimanche après la Pentecôte

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    On célèbre le   dont l’introït est une antienne du VIe ou VIIe siècles fondée sur des versets bibliques :  

    Da pacem, Dómine, sustinéntibus te,
    ut prophétæ tui fidéles inveniántur:
    exáudi preces servi tui,
    et plebis tuæ Israël.
    Lætátus sum dans son quæ dicta sunt mihi :
    in domum Dómini íbimus.
    Da pacem, Dómine, sustinéntibus te,
    ut prophétæ tui fidéles inveniántur:
    exáudi preces servi tui,
    et plebis tuæ Israël.
     
    Donne la paix, Seigneur, à ceux qui ont espéré en toi,
    afin que vos prophètes soient trouvés fidèles.
    Écoute les prières de ton serviteur,
    et de ton peuple Israël.
    Je me suis réjoui des choses qui m'ont été dites :
    Nous entrerons dans la maison du Seigneur.
    Donne la paix, Seigneur, à ceux qui ont espéré en toi,
    afin que vos prophètes soient trouvés fidèles.
    Écoute les prières de ton serviteur,
    et de ton peuple Israël.

    Arvo Pärt (né à Paide en Estonie en 1935) propose aussi une belle composition sur ce thème de l’Ecriture que le chœur universitaire de Liège vient d’inscrire à son répertoire. A écouter ici :

  • Vingt-quatrième dimanche ordinaire : "justice et miséricorde"

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    Sermon pour le vingt-quatrième Dimanche du Temps ordinaire (année A)

    par l'Abbé Guy Pagès http://regnat.pagesperso-orange.fr/

    (Liturgie de la Parole : Si 27 30 - 28 7 ; Ps 102 ; Rm 14 7-9 ; Mt 18 21-35)

    « Si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur, Mon Père du Ciel, dans Sa Colère, vous livrera aux bourreaux jusqu’à ce que vous ayez tout remboursé [1]. »

    « Colère », « bourreaux », « tout remboursé », comment entendre ces mots dans la bouche de Celui qui vient de demander à Pierre de pardonner « soixante-dix fois sept fois [2] », c’est-à-dire toujours et à tous ? Dieu serait-Il donc du nombre de ceux qui « disent et ne font pas » en demandant de pardonner toujours et en ne le faisant pas Lui-même ? Cette apparente contradiction nous invite à réfléchir à la relation qui unit justice et miséricorde.

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  • Je suis un pécheur pardonné; je pardonne moi aussi aux pécheurs (24e dimanche du TO)

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    Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.

    En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » 
    Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. 
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. 
    Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). 
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. 
    Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” 
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. 
    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” 
    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” 
    Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. 
    Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. 
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. 
    Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” 
    Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. 
    C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » 

    Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

    Parabole du serviteur impitoyable, homélie du Père Simon Noël osb

    Parabole du serviteur impitoyable, Claude Vignon, 1629

    Au cœur de l'évangile de ce dimanche se trouvent les thèmes fondamentaux du pardon et de la miséricorde. Pardon reçu et pardon donné. Nous sommes tous l'objet de la miséricorde divine et nous devons être des artisans de la miséricorde. Saint Alphonse proposait à ses enfants spirituels cette courte prière d'humilité et de contrition à dire au début de la méditation : Seigneur, j'ai mérité l'enfer par tous mes péchés. O Bonté infinie, je me repens du fond du cœur de t'avoir offensée. Nous avons mérité l'enfer et si nous sommes sur le chemin du salut éternel, c'est parce que Dieu, dans sa bonté infinie, nous a fait une surabondante miséricorde. Dieu, dit le pape François, ne se lasse jamais de pardonner, c'est nous qui nous lassons de demander pardon. Si nous avons conscience de la grandeur du pardon reçu, nous devons nous aussi pardonner du fond du cœur à ceux qui nous ont offensés.

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