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Foi - Page 5

  • Un exemple de discernement sur une fausse apparition : Notre Dame de Trévignano, par Mgr Salvi 2024 (39 mn)

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    Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF) va publier un document qui organise canoniquement la méthode de discernement concernant les apparitions privées. 
     
    Voici, en préparation de ce document, un exemple de procédure calqué sur celle de la canonisation des saints (pape Urbain VIII) produite par un évêque italien, Monseigneur Marco Salvi  : 

    Un exemple de discernement sur une fausse apparition : Notre Dame de Trévignano, par Mgr Salvi 2024 (39 mn)

    Cette apparition qui a eu une grande notoriété sur internet a été déclaré définitivement fausse en avril 2024 par l’évêque du lieu : « constat de non surnaturalité ». Cette vidéo permet de suivre la démarche canonique de l’évêque Monseigneur Salvi et la manière dont qu’il procède de manière définitive à travers les 2 critères suivants :

    1° Le critère objectivable de l’enseignement doctrinal de la présumée apparition : CONCLUSION : « Le message de cette apparition contient de vraies hérésies de type millénariste. Le salut n'y est plus théologal (humilité et charité fondée sur la foi) mais est lié à une série de refuges matériels ».

    2° Le discernement souple et ouvert sur les fruits spirituels : La démarche est ici moins facile mais on constate que, après la publication du décret en "constat de non surnaturalité", l'apparition recommande de ne pas se soumettre à la voie de l'Eglise.

  • Que penser des révélations privées ?

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    De l'Abbé Alexis Piraux (FSSP Bruxelles) :

    Que penser des révélations privées ?

    Il peut nous arriver occasionnellement d’entendre parler de « révélations privées » dans l’Église. Dans ce court article, nous allons préciser de quoi il s’agit ; puis nous dirons quelle est l’attitude à adopter face à ces révélations.

    • Qu’est-ce qu’une révélation privée ?

    « La révélation est la manifestation surnaturelle d’une vérité cachée ou d’un secret divin, pour le bien général de l’Église ou le bénéfice d’un individu »[1]. On distingue deux types de révélations.

    D’abord, la « révélation publique » (ou la Révélation), qui est la manifestation, par Dieu, des vérités naturelles et surnaturelles requises en vue du salut de tout homme ; cette Révélation qui constitue « l’objet de la foi catholique[2] a atteint sa plénitude dans l’enseignement de Jésus-Christ et se trouve achevée à la mort du dernier Apôtre »[3]. C'est-à-dire que depuis la mort de Saint Jean, aucune nouvelle révélation publique qui ajouterait de nouvelles vérités (ou les modifierait) n’est à attendre, même si l’Église peut davantage expliciter le contenu de la Révélation et en approfondir sa connaissance[4].

    Ensuite, il y a les « révélations privées », qui sont « seulement ordonnées à l’utilité particulière de certaines personnes »[5]. Voici ce que dit l’Église à leur sujet : « (…) certaines ont été reconnues par l'autorité de l'Église. Elles n'appartiennent cependant pas au dépôt de la foi. Leur rôle n'est pas d'"améliorer" ou de "compléter" la Révélation définitive du Christ, mais d'aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l'histoire (…) ». Et elle fait une mise en garde très claire : « la foi chrétienne ne peut pas accepter des "révélations" qui prétendent dépasser ou corriger la Révélation dont le Christ est l'achèvement »[6].

    Ces révélations peuvent revêtir plusieurs formes : une vision et/ou une locution – c'est-à-dire une parole, pouvant être corporelles (perçues par les sens corporels), imaginaires (constituées d’éléments inspirés dans, ou tirés de la mémoire) ou intellectuelles (perçues directement par l’intelligence, sans médiation de la matière).

    « En approuvant une révélation privée, l’Église n’entend pas garantir l’authenticité de la révélation ; elle en examine simplement le contenu et déclare que les fidèles peuvent la recevoir sans danger »[7]. La révélation privée ne doit pas être crue « de foi catholique » (comme les vérités de la Révélation publique)[8], mais elle peut être reçue comme une pieuse croyance. C’est pourquoi un fidèle peut ne pas croire dans une révélation privée, même reconnue par l’Église. Mais, observe l’abbé Sauvonnet, « il serait néanmoins répréhensible de contredire ou de ridiculiser une révélation après que l’Église l’a approuvée »[9] ; et nous ajoutons : ainsi que dans les cas où la révélation a été confirmée par un miracle dûment constaté.

    • Quelle attitude adopter ?

    Tout d’abord, il nous faut être bien convaincu que tout ce qui est nécessaire pour notre salut est dans la Révélation publique (transmise par l’Écriture, la Tradition, sous la vigilance du Magistère de l’Église)[10]. Les révélations privées ne sont donc pas nécessaires pour notre salut.

    En général, l’âme ne doit pas désirer recevoir de révélation privée[11], n’y trop s’y attacher ou leur donner trop de place dans sa vie spirituelle, parce que les révélations privées ne sont pas le moyen ordinaire pour être uni à Dieu – c’est la foi qui est ce moyen. Une âme qui s’attacherait trop aux révélations privées risquerait de voir sa foi s’amoindrir (parce qu’elle n’apprend pas à se contenter de la Révélation publique), ou de tomber dans l’illusion (en s’attachant à de fausses révélations, ou en interprétant mal d’authentiques révélations), ou encore dans l’orgueil et la vanité.

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  • Saint Simon Stock et le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel

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    mignard-n-saint-simon-stock-232x300.jpgSaint Simon Stock est fêté aujourd'hui. Catholique.org propose la notice biographique qui suit (et qui est empruntée à Mgr Paul Guérin, édition 1863, p. 229-233 -- Bollandistes, Paris, éd. 1874, tome V, p. 582, ...avec les inconvénients d'un style hagiographique assez daté.)

    Anglais d’origine, saint Simon Stock naquit d’une très illustre famille du Kent dont son père était gouverneur. Lorsqu’elle le portait, sa mère le consacra à la Sainte Vierge. On le voyait souvent tressaillir entre les bras de sa mère lorqu’elle prononçait le doux nom de Marie. Pour apaiser ses cris et ses pleurs, il suffisait de lui présenter une image de la Vierge Marie. Il n’avait pas encore un an qu’on l’entendit plusieurs fois articuler distinctement la salutation angélique. Cette dévotion précoce ne peut provenir que d’un mouvement extraordinaire de l’Esprit-Saint.

    A douze ans, Simon se retira au désert dans le creux d’un arbre, d’où lui vint le surnom de Stock qui signifie "tronc", en langue anglaise. Sa nourriture consistait en herbes crues, quelques racines et pommes sauvages, un peu d’eau claire lui servait de breuvage.

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  • Une vie au service de Dieu, Vladimir Ghika (1873-1954) (16 mai)

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    On fête aujourd'hui une grande figure du catholicisme roumain, victime du communisme :

    source

    Une vie au service de Dieu, Vladimir Ghika (1873-1954)

    Vladimir Ghika est né le 25 décembre 1873, dans une famille régnante roumaine, à Constantinople, où son père représentait la Roumanie auprès de la Porte Ottomane. Sa mère est descendante d’une famille française. Il est baptisé et confirmé dans l’Eglise orthodoxe.

    Il arrive en 1878 en France, suit des études à Toulouse où il est licencié en droit, et ensuite à Paris où il intègre avec son frère l’Institut d’Études Politiques.

    Il souhaite devenir prêtre, et après des études à Rome, il obtient en 1898 une licence en philosophie et un doctorat en théologie. 

    En 1902, après de longues réflexions, il fait son entrée officielle dans l’Église catholique.

    Suite à une rencontre providentielle avec sœur Pucci, il introduit Les Filles de la Charité en Roumanie. Fidèle à la « théologie du besoin », qui sera la règle de sa vie, Vladimir va se vouer, avec une immense disponibilité pour les pauvres, les malades, les blessés, à diverses actions de charité.

    Pendant la Grande Guerre, on retrouve Vladimir Ghika à Rome ou Paris où il continue ses activités charitables dans les hôpitaux peuplés des blessés, victimes du tremblement de terre d’Avezzano en 1915, ou des tuberculeux de l’hospice de Rome. A Paris, il développe une importante activité diplomatique, il défend les intérêts de la France dans les milieux civils et ecclésiastiques, et œuvre au rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. Le 4 octobre 1921, la France lui accorda la Légion d’honneur.

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  • La belle et bonne liturgie n'est pas un luxe !

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    La liturgie et l’Église se tiennent mutuellement ou chutent ensemble

    (source : Diakonos.be, archive du 4 mars 2020))

    Tiré du blog  de l’association liturgique américaine Adoremus traduit par l’Association Pro Liturgia.

    Il est difficile de rester indifférent à la crise ecclésiale que nous connaissons actuellement. La peine, la confusion, les questions sont en chacun d’entre nous, même si elles se présentent de façons variées suivant les personnes. Comme le faisait remarquer le cardinal Ratzinger, l’Eglise est « une entreprise toujours en cours de réforme », c’est-à-dire toujours à purifier. Mais la crise actuelle s’avère complexe et la réforme doit être menée en conséquence. Dans ce contexte difficile, il est nécessaire de parler – une fois encore – de la liturgie.

    Beaucoup de fidèles pensent peut être que le sujet ne mérite pas qu’on s’y attarde : ce n’est pas quand la maison est en feu qu’on doit s’interroger sur la façon de disposer et nettoyer le mobilier ; il faut d’abord… sauver les meubles ! Devrions-nous passer notre temps et gaspiller notre énergie à parler de liturgie alors qu’il y a tant d’autres problèmes importants à résoudre, tant de décisions à prendre, de changements à mettre en œuvre ? La « belle et bonne liturgie » n’est-elle pas un luxe, quelque chose dont on pourrait s’occuper une fois le vrai travail accompli ? Qui, aujourd’hui, peut penser que le soin de la liturgie est une priorité alors qu’il y a tant d’autres choses pressantes à faire dans une chancellerie épiscopale, dans une paroisse ou dans un séminaire?

    Joseph Ratzinger a un point de vue radicalement différent. Il y a quelques années, dans la préface qu’il avait faite pour l’édition en russe de ses écrits sur la liturgie, il notait : « La cause la plus profonde de la crise qui a bouleversé l’Eglise réside dans l’obscurcissement de la priorité de Dieu dans la liturgie. » Et il expliquait : « L’existence de l’Eglise dépend de la célébration correcte de la liturgie ; l’Eglise est en danger lorsque la primauté de Dieu n’apparaît plus dans la liturgie ni, par conséquent, dans la vie. » Il est important de remarquer un adjectif utilisé dans cette phrase : Joseph Ratzinger n’écrit pas simplement que l’Eglise vit de la célébration de la liturgie ; il précise qu’elle vit de la célébration « correcte » de la liturgie. Pour le dire de façon plus simple, il ne s’agit pas d’avoir des prêtres qui sachent « dire la messe » ; il faut surtout les prêtres qui sachent la célébrer « correctement ». Et Joseph Ratzinger insistait : « L’Eglise se tient avec la liturgie ou tombe avec la liturgie. Par conséquent, la célébration “correcte” de la liturgie sacrée est au centre de tout renouveau de l’Eglise. » Tout renouveau, ce renouveau que nous désirons, a son centre dans la célébration « correcte » de la liturgie. Essayons de comprendre pourquoi.

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  • Saint Isidore de Madrid a passé sa vie à faire des choses ordinaires d'une manière extraordinaire

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    Saint Isidore de Madrid (15 mai)

    Il vécut au Moyen Age et mourut en 1130. Il ne doit pas être confondu avec le plus célèbre saint Isidore de Séville, bien qu'il porte le nom de ce saint.

    Il est le saint patron de Madrid et était un agriculteur qui a vécu une vie conjugale sainte. En effet, sa femme, Maria, est également une sainte canonisée.

    Saint Isidore nous enseigne le chemin ordinaire de la sainteté, même si le sien a été marqué par des événements miraculeux. Il a travaillé dur comme agriculteur et s'est également consacré à la prière, réalisant qu'une vie de prière n'était pas réservée aux prêtres et aux ordres religieux. Lui et Maria ont ouvert leur maison aux autres - en effet, certains des miracles de sa vie sont liés à sa capacité à nourrir plus d'invités qu'ils n'en avaient !

    Saint Isidore a passé sa vie à faire des choses ordinaires d'une manière extraordinaire. Dépouillé des miracles, sa vie était faite de vie domestique quotidienne, version familiale du « Petit Chemin » de la Petite Fleur.

    (P. de Souza sur le National catholic Register)

  • 19 mai : procession à Horion-Hozémont (Liège)

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    PROCESSION LE 19 MAI 2024 À HORION-HOZÉMONT (Liège)

    COMME CHAQUE ANNÉE, LE SANCTUAIRE DE L’ENFANT JÉSUS DE PRAGUE À HORION-HOZÉMONT ORGANISE UNE PROCESSION LE TROISIÈME DIMANCHE DU MOIS DE MAI.

    DIMANCHE 19 MAI 2024 (PENTECÔTE)

    10h00 : Messe suivie de la procession
    12h30 : Pique-nique ou petite restauration
    14h00 : Présentation du Sanctuaire
    15h00 : Office de l’Enfant Jésus de Prague et bénédiction particulière pour les enfants.

    ADRESSE

    Sanctuaire de l’Enfant Jésus de Prague
    Place du Doyenné
    4460 Horion-Hozémont (Belgique)
    0032 (0) 4 / 250.10.64
    jesusdeprague.be
    contact@jesusdeprague.be

  • KTO : les apparitions mariales

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    À l'occasion du mois de Marie, la Foi prise au mot propose d'approfondir le sens des apparitions mariales. Nous connaissons tous Lourdes ou Fatimà mais qu'en est-il de Banneux, La Salette ou Pontmain ? Et qu'ont toutes ces apparitions en commun ? Alors que la sainte Vierge était restée plutôt silencieuse depuis les deux paroles prononcées par elle dans les évangiles, on observe au XIXe siècle une multiplication de ces apparitions. « Le sens théologique des apparitions mariales est à chercher dans les Écritures saintes. À travers ces apparitions, la Vierge Marie exerce sa maternité à l'égard de tous les hommes ! », explique Marie-Gabrielle Lemaire, théologienne spécialiste des apparitions mariales. « La Vierge Marie pose une question : aimez-vous mon fils ? Puis une deuxième : m'aimez-vous ? Ce qui signifie qu'on aime la Vierge du même amour que celui que l'on porte à son fils », ajoute le Père Joël Rochette, Recteur du sanctuaire de Beauraing

  • Début des manœuvres synodales : déploiement africain pour stopper la dérive relativiste et la bénédiction des couples homosexuels

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    De Franca Giansoldati sur Il Messaggero :

    Début des manœuvres synodales : déploiement africain pour stopper la dérive relativiste et la bénédiction des couples homosexuels

    3 mai 2024

    Nous sommes à six mois de la deuxième partie du Synode sur la synodalité, et déjà se compactent ceux qui semblent déterminés à faire un mur contre un certain « relativisme » serpentant dans l'Église pour défendre l'unité de la foi et non pas tant les cultures particulières. « Lors de la prochaine session du Synode, il est vital que les évêques africains parlent au nom de l'unité de la foi et non au nom de cultures particulières ». Le catalyseur d'une vision ferme dans ses principes - c'est-à-dire déterminée à refuser la bénédiction des couples homosexuels - a été le cardinal Robert Sarah avec un discours prononcé au Cameroun qui circule depuis quelques jours au sein de plusieurs conférences épiscopales africaines, déterminées à stopper la dérive des unions de même sexe contenue dans le document rejeté par le Vatican Fiducia Supplicans, un passage qui crée encore une désorientation considérable au sein des communautés catholiques.

    Le pape François a expliqué à plusieurs reprises qu'en Afrique, ces mesures ne seront pas adoptées en raison du retard culturel, parce que « la culture ne l'accepte pas », ajoutant que l'on « bénit les personnes, pas les péchés ».

    Un autre personnage important du Collège des Cardinaux, qui a également une chance au prochain conclave, s'est aligné sur le Cardinal Sarah. Fridolin Ambongo, qui s'exprimait lors de la réunion de quatre jours des délégués africains qui représenteront l'Afrique au synode du 2 au 29 octobre à Rome, a eu des mots tranchants : « J'ai suivi très attentivement le discours du cardinal Sarah et je pense que ce qu'il a dit est vrai. Fiducia Supplicans n'est pas d'abord une question culturelle ; il aurait été préférable de l'aborder sous l'angle de la théologie, de la morale, de la Bible et du Magistère ».

    Sarah et Ambongo s'accordent à dire que même lors du dernier Synode, l'Eglise d'Afrique a défendu la dignité de l'homme et de la femme créés par Dieu, même si « sa voix a été ignorée et méprisée par ceux dont la seule obsession est de plaire aux lobbies occidentaux ».

    Le profil du cardinal Ambongo progresse parmi les futurs papabili : il a géré le blocage africain des bénédictions aux couples homosexuels.

  • « Le Christ doit revenir au centre » (cardinal Erdo)

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    De Franca Giansoldati sur Il Messaggero :

    6 mai 2024

    Les 127 cardinaux électeurs qui composent le Collège des cardinaux ne se connaissant pas tous parfaitement, depuis quelque temps, une revue française spécialisée, Cardinalis-Magazine, fait son entrée dans l'Église. Elle publie des radiographies approfondies des papables potentiels afin de faciliter leur connaissance.

    Le vieil adage selon lequel « celui qui entre pape sort cardinal » s'applique toujours, soulignant l'imprévisibilité des événements au sein de la chapelle Sixtine sur la base d'accords souvent définis dans ces moments pleins de tensions, d'attentes, de programmes et de projets pour l'Église. Le dernier cardinal à avoir fait l'objet d'une analyse approfondie est le très respecté Hongrois Peter Erdo, âgé de 71 ans. Dans le passé, il a participé au conclave qui a élu le pape Benoît XVI et à celui du pape François.

    On l'entend souvent dans les conciliabules informels : archevêque de Budapest, internationalement distingué lorsqu'il était orateur aux synodes sur la famille de 2014 et 2015, il s'est taillé une place de choix en tant que figure de dialogue tout en restant ferme sur les fondamentaux. Il est considéré comme ouvert d'esprit, très cultivé, polyglotte et pro-européen convaincu. Une figure clé de l'Église en Europe et un candidat possible à la succession le moment venu.

    Le premier sujet abordé par Mgr Erdo dans le cadre d'un vaste dialogue a été le phénomène de la déchristianisation, qui mine de manière dramatique la présence de l'Église en Occident depuis des décennies. Comme antidote, Erdo souhaiterait un renforcement des mouvements et de la centralité de la foi.

    « S'il s'agissait d'une période de crise, de nombreuses tendances disparaîtraient rapidement, mais il semble que nous soyons confrontés à une crise à long terme. La crise est toujours synonyme de danger, mais aussi d'opportunité. Mais il est important que notre identité chrétienne catholique reste enracinée dans les choses les plus essentielles, à savoir le fait que le Christ est ressuscité, que nous croyons en Dieu, en la Trinité et en la vie éternelle. Il y a ensuite les éléments secondaires de la tradition, qui ne représentent plus la Sainte Tradition, mais seulement une coutume, une tradition peut-être à respecter, mais pas à observer au prix de notre vie. Ces éléments secondaires peuvent enrichir la religiosité, mais il faut savoir les distinguer. Et les critères, Dieu merci, sont là. Car la Sainte Écriture et les documents authentiques du Magistère ou de la Sainte Tradition sont également présents, sous une forme actualisée, dans le Catéchisme de l'Église catholique, qui est un document providentiel", explique-t-il.

    En ce qui concerne le risque de schisme en Allemagne causé par les poussées ultra-progressistes d'une grande partie de l'épiscopat, Erdo est prudent. Comme beaucoup d'autres, je constate - y compris lors des derniers synodes - qu'une sorte d'« alternative » est en train d'émerger dans l'Église. Certains pensent que le christianisme est presque une religion naturelle, que sur la base de la bonne volonté et de l'ouverture intellectuelle, il peut suivre les besoins des gens dans la société d'aujourd'hui et chercher des solutions qui semblent raisonnables, et si elles ont un lien avec la Bible, c'est encore mieux. Mais il s'agit d'inventer des solutions et des réponses avec une logique humaine ». Puis il répète : « Nous sommes plutôt des disciples du Christ. (...) La voix de Jésus, le fondement de l'Eucharistie, le Notre Père et d'autres choses qui ont été conservées sont précisément le contenu de son enseignement. Nous avons un trésor et nous ne sommes pas condamnés à affronter les problèmes de notre temps les mains vides (...) Alors des catastrophes peuvent toujours se produire ».

    Enfin, la géopolitique n'est pas en reste. « La diplomatie vaticane n'est qu'un des instruments à sa disposition, mais elle peut être d'une grande aide, surtout lorsqu'une communauté catholique se trouve dans une situation d'oppression, de persécution (...) Il est certain que le Saint-Siège peut encore aider au développement, à la stabilisation, à la résolution des problèmes humanitaires dans n'importe quel pays, dans la mesure où l'Eglise catholique a la possibilité de développer son activité. En Hongrie, pendant le communisme, nous avons fait l'expérience qu'il est vital pour l'Église que les catholiques sachent qui est leur évêque, qu'ils aient des Églises locales, des évêques consacrés nommés par le Saint-Siège, et qu'ils ne dépendent pas seulement des forces de la société dans laquelle ils vivent ». 

  • L'Ascension, ou quand le Christ habite l'univers tout entier

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    Ascension.jpg

    l'Ascension, majolique de della Robia (XVe s.) à Florence

    Une splendide méditation pour l'Ascension (sur le site de la Paroisse Saint-Jean-de-Malte à Aix-en-Provence) :

    Homélie du Frère Daniel BOURGEOIS

    Vous allez peut-être trouver que j'exagère, mais je vous jure que je ne l'ai pas fait ex­près, il m'est venu à l'idée de vous expliquer le mystère de l'Ascension par la pièce de Paul Claudel qui s'appelle "Le soulier de satin". C'est tout à fait étonnant de ressemblance.

    Qu'est-ce que le soulier de satin ? C'est l'his­toire d'un amour qui ne peut pas ne pas exister. Un homme Don Rodrigue et une femme Dona Prouhèze sont tombés amoureux l'un de l'autre, alors qu'ils n'ont pas le droit de s'unir par le mariage parce que Dona Prouhèze est déjà mariée. Et c'est le départ de toute la pièce. Et cet amour qui ne pourra jamais se réaliser est en réalité quelque chose d'absolument nécessaire, qui ne peut pas ne pas exister. Et l'homme et la femme auront beau tout faire pour résister ou même pour détruire cet amour, en réalité il existera toujours.

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  • Le Christ monte au ciel, que notre coeur y monte avec Lui

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    10310-0.jpgAujourd’hui notre Seigneur Jésus-Christ monte au ciel; que notre cœur y monte avec lui. Écoutons ce que nous dit l’Apôtre: Vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut: c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Le but de votre vie est en haut, et non pas sur la terre. De même que lui est monté, mais sans s’éloigner de nous, de même sommes-nous déjà là-haut avec lui, et pourtant ce qu’il nous a promis ne s’est pas encore réalisé dans notre corps.

    Lui a déjà été élevé au dessus des cieux; cependant il souffre sur la terre toutes les peines que nous ressentons, nous ses membres. Il a rendu témoignage à cette vérité lorsqu’il a crié du haut du ciel : Saul, Saul, pourquoi me persécuter? Et il avait dit aussi: J’avais faim, et vous m’avez donné à manger. Pourquoi ne travaillons-nous pas, nous aussi sur la terre, de telle sorte que par la foi, l’espérance et la charité, grâce auxquelles nous nous relions à lui, nous reposerions déjà maintenant avec lui, dans le ciel?

    Lui, alors qu’il est là-bas, est aussi avec nous; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec lui. Lui fait cela par sa divinité, sa puissance, son amour; et nous, si nous ne pouvons pas le faire comme lui par la divinité, nous le pouvons cependant par l’amour, mais en lui.

    Lui ne s’est pas éloigné du ciel lorsqu’il en est descendu pour venir vers nous; et il ne s’est pas éloigné de nous lorsqu’il est monté pour revenir au ciel. Il était déjà là-haut, tout en étant ici-bas; lui-même en témoigne: Nul n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme, qui est au ciel. Il a parlé ainsi en raison de l’unité qui existe entre lui et nous: il est notre tête, et nous sommes son corps. Cela ne s’applique à personne sinon à lui, parce que nous sommes lui, en tant qu’il est Fils de l’homme à cause de nous, et que nous sommes fils de Dieu à cause de lui.

    C’est bien pourquoi saint Paul affirme: Notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, bien qu’étant plusieurs, ne forment qu’un seul corps. De même en est-il pour le Christ. Il ne dit pas: Le Christ est ainsi en lui-même, mais il dit: De même en est-il pour le Christ à l’égard de son corps. Le Christ, c’est donc beaucoup de membres en un seul corps. Il est descendu du ciel par miséricorde, et lui seul y est monté, mais par la grâce nous aussi sommes montés en sa personne. De ce fait, le Christ seul est descendu, et le Christ seul est monté ; non pas que la dignité de la tête se répande indifféremment dans le corps, mais l’unité du corps ne lui permet pas de se séparer de la tête.

     Sermon pour l'Ascension - saint Augustin, Père de l'Eglise

    icône byzantine (VIIIe-IXe s.) - Monastère Sainte-Catherine - Sinaï