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Foi - Page 4

  • Jeudi Saint : Pange Lingua

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    Pange lingua - Tantum ergo sacramentum : hymne au Très Saint-Sacrement

    Cete prière écrite par Saint Thomas d'Aquin, est par excellence le chant du Jeudi saint, jour de l'Institution de la Cène. Centrée sur la contemplation du corps et du sang du Christ, sous les espèces du pain et du vin, l'hymne s'achève par le "Tantum ergo sacramentum", qui vient en action de grâce et insiste sur la nouveauté radicale de ce sacrement.

    Pange lingua gloriosi

    Corporis mysterium,

    Sanguinisque pretiosi,

    Quem in mundi pretium

    Fructus ventris generosi,

    Rex effudit gentium.

    Nobis datus, nobis natus

    Ex intacta Virgine

    Et in mundo conversatus,                       

    Sparso verbi semine,

    Sui moras incolatus

    Miro clausit ordine.

    In supremae nocte cenae

    Recum bens cum fratribus,

    Observata lege plene

    Cibis in legalibus,

    Cibum turbae duodenae

    Se dat suis manibus

    Verbum caro, panem verum

    Verbo carnem efficit:

    Fitque sanguis Christi merum,

    Et si sensus deficit,

    Ad firmandum cor sincerum

    Sola fides sufficit.

    Tantum ergo Sacramentum

    Veneremur cernui:

    Et antiquum documentum

    Novo cedat ritui:

    Praestet fides supplementum

    Sensuum defectui.

    Genitori, Genitoque

    Laus et iubilatio,

    Salus, honor, virtus quoque

    Sit et benedictio:

    Procedenti ab utroque

    Compar sit laudatio. Amen.

    Chante, ô ma langue, le mystère

    De ce corps très glorieux

    Et de ce sang si précieux

    Que le Roi de nations

    Issu d'une noble lignée

    Versa pour le prix de ce monde

    Fils d'une mère toujours vierge

    Né pour nous, à nous donné,

    Et dans ce monde ayant vécu,

    Verbe en semence semé,

    Il conclut son temps d'ici-bas

    Par une action incomparable :

    La nuit de la dernière Cène,

    A table avec ses amis,

    Ayant pleinement observé

    La Pâque selon la loi,

    De ses propres mains il s'offrit

    En nourriture aux douze Apôtres.

    Le Verbe fait chair, par son verbe,

    Fait de sa chair le vrai pain;

    Le sang du Christ devient boisson;

    Nos sens étant limités,

    C'est la foi seule qui suffit

    pour affermir les coeurs sincères.

    Il est si grand, ce sacrement !

    Adorons-le, prosternés.

    Que s’effacent les anciens rites

    Devant le culte nouveau !

    Que la foi vienne suppléer

    Aux faiblesses de nos sens !

    Au Père et au Fils qu’il engendre

    Louange et joie débordante,

    Salut, honneur, toute-puissance

    Et toujours bénédiction !

    A l’Esprit qui des deux procède

    soit rendue même louange. Amen.

  • A l'origine : un don; la bonté d'un secret. Réflexion éthique et théologique sur l'origine humaine, en lien avec les avancées biomédicales

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    Du Père Alain Mattheeuws sur zenit.org :

    À l’origine, un don : la bonté d’un secret Réflexion éthique et théologique sur l’origine humaine, en lien avec les avancées biomédicales

    31 mars 2026

    Grâce aux nouvelles découvertes biomédicales, nous sommes confrontés aux questions du sens : sens de notre vie limitée dans l’espace-temps, sens de notre relation aux êtres humains, sens de l’absolu connu ou inconnu. L’origine et la fin de la vie de l’homme, sans être « identiques » du point de vue de l’engagement de la liberté, nous enseignent aussi sur la valeur de notre présent et nous appellent à « agir » dans l’horizon d’une continuité de notre être. Nous voulons montrer toute la « positivité » de notre origine : dans ses traits énigmatiques et même dans son appel éthique, elle nous révèle à nous-mêmes (1 et 2). Elle nous indique également notre responsabilité éthique et religieuse par rapport à l’embryon humain (3 et 4).

    1. La bonté de l’origine

    C’est dans un univers où la gratuité de l’être est primordiale que l’homme est conçu. Personne d’entre nous n’est issu d’une logique de nécessité. Sans avoir participé à l’acte qui nous a confiés à l’existence, nous nous découvrons peu à peu en communion avec cet acte : nous avons été un embryon. Ce que nous sommes, – liberté, temps, conscience, corps, personne singulière -, en garde la mémoire. De plus, nous le savons d’expérience : la personne que nous sommes ne se réduit pas aux apparences que nous donnons parfois de nous-mêmes. Une bonté, une beauté, une unité qui viennent d’ailleurs nous permettent d’assumer librement le sujet que nous sommes et que nous n’avons pas toujours été. Le surgissement de l’être à partir du néant se constate, se réfléchit, s’interprète : il ne s’invente pas. « Le monde devient illisible s’il n’est pas perçu comme création ». L’infiniment grand comme l’infiniment petit appartiennent non seulement à un donné de fait, mais à un « donné » d’alliance. Celle-ci est un don de l’être pour toute créature appelée à reconnaître et à nommer cette transcendance qui ne s’impose jamais, mais qui imprègne l’univers comme un arc-en-ciel de lumière et de bonté. L’idée de création est incontournable. Ce qui est bon en nous est à l’image de cette création. L’apparition de l’homme dans l’univers et dans le sein maternel n’échappe ni à l’action ni à la connaissance divine qui établit ainsi un lien immédiat entre Lui et tout embryon humain. Les apparences du monde créé peuvent nous déconcerter car les lois de nature ne nous semblent, ni toujours compréhensibles, ni justes. Pourtant l’existence même de ce monde est le point de levier de nos réflexions libres et conscientes à travers nos sens et l’unité personnelle de nos facultés. Il nous est donné de réfléchir sur ce que nous sommes : ce fait atteste la matrice de bonté dans laquelle tous nos actes et nos pensées sont inscrits. Même la perception de la limite comme limite témoigne d’un horizon sans limites qui nous dit la bonté de l’infini et du fini. Puisque nous en sommes conscients et que cette bonté nous fait vivre, nous sommes capables d’attester également la bonté de tout être humain. Tout être créé est donné à lui-même : sujet à part entière, il s’accomplit librement par le don de soi dans le temps et dans l’espace. Cette donation originelle est issue d’un acte où se conjoignent les transcendantaux classiques : Bonté, Beauté, Vérité. Cette donation n’est ni « automatique » ni purement « biologique » : elle est de l’ordre de l’esprit. Elle est un acte « personnel et divin ». Elle est aussi issue d’un acte des époux qui passe par leur corps personnel. Ainsi la grandeur de l’origine est-elle d’être la matrice d’un « être-fait-pour-se-donner » et qui s’accomplit ainsi par le don de soi. L’amour est issu de ce don : il en est la figure concrète.

    2. L’énigme de l’origine

    Les nombreuses recherches bio-médicales nous fournissent des données nouvelles sur l’avènement à l’existence de l’être humain, sur ce qu’est l’embryon, sa constitution, les phénomènes qui président à sa croissance. Les observations scientifiques, de plus en plus précises sont appelées à éclairer nos jugements et à confirmer une réflexion éthique et religieuse. Elles ne peuvent s’y substituer. Définir l’humain n’appartient pas seulement à l’ordre scientifique. Réfléchir sur ce qu’est un individu, une personne, un acte créateur est de l’ordre éthique, philosophique et religieux. La définition de l’homme est à la mesure de ce qu’il est dans toutes ses composantes. Les connaissances que nous avons de l’embryon peuvent laisser ouvertes certaines options : les caractéristiques de l’individu, l’identité entre l’individu et la personne, le refus ou l’acceptation du concept de « personne potentielle », le moment précis de l’acte créateur divin. L’embryon humain est de notre espèce et nos observations doivent s’approfondir : il n’a pas encore livré tous ses secrets. Peut-être n’est-ce d’ailleurs pas à nous de déterminer ce qu’il est, ni le moment précis de son avènement à l’existence ? Il nous suffirait de le reconnaître et d’observer un faisceau d’indications visibles. Les nombreuses questions qui demeurent suscitent la recherche. Elles nous indiquent non pas un tabou mais un « secret » de l’origine de l’être humain. Ce secret ne vient pas d’abord d’un manque d’informations, mais de la profondeur même de la réalité : est-il déjà ou n’est-il pas ? L’homme doit-il savoir l’instant « t » de l’avènement à l’existence pour s’émerveiller devant son propre « mystère » ? Pour les philosophes et les théologiens, les débats de l’animation médiate ou immédiate sont importants, mais ne sont-ils pas un « voile » sur un défi éthique ou sur une assurance d’amour que quiconque d’entre nous peut éprouver face à l’origine ? Même s’il nous est possible de dissocier la conception de l’embryon de l’acte conjugal, nous percevons intuitivement combien le « berceau » de l’être humain ne peut pas être n’importe quel acte. La conception et la croissance de l’être humain appartiennent à la relation homme-femme et à l’ordre de l’agir de l’homme : les enjeux surgissent à partir non pas d’une obscurité mais d’un trop plein de lumière. L’origine dit ce que nous sommes et nous le savons. Bien sûr, le caractère énigmatique de l’embryon humain et son apparence qui nous déconcertent encore ne peuvent pas être un alibi pour nier sa dignité et risquer sa destruction unilatérale. Sur une question aussi grave, la sagesse humaine nous éclaire par ce dicton : dans le doute de fait, abstiens-toi. Ce principe de « protection » est la mesure de la gravité de la question. Comment penser en effet qu’un embryon puisse devenir un homme s’il n’en présente pas les traits à l’origine ? Les critères qui définissent des moments adéquats à cette reconnaissance appartiennent tous à une vision réductrice du temps. Ainsi s’il y a questions et doutes sur le statut de l’embryon, il ne peut pas en fait – et donc en droit – se résoudre au désavantage de ce dernier. Dans une question de doute de fait, la prudence impose à la conscience de plaider pour le respect maximum : on ne tire pas dans les broussailles si on pense que ce qui bouge pourrait être un homme. Tout embryon, dans les apparences qu’il nous donne de lui-même ou que nous parvenons à connaître de lui à chaque époque, est le terme d’un acte créateur et le défi d’une reconnaissance à sa mesure. A chaque conception, ce n’est pas « rien » qui est offert au monde. Sa seule présence est à la fois une question : « de qui est-il le visage unique ? » et une réponse : « son existence est déjà et toujours un don ».

    3. Une éthique de lumière

    Le problème éthique posé par l’embryon humain n’est pas un problème autre que celui de la reconnaissance d’autrui. Nous savons par expérience humaine combien onéreuse se trouve être toute reconnaissance d’une personne dans la vie quotidienne : se laisser interpeller par le « visage » d’autrui, le respecter et l’aimer, est un acte de liberté qui nous engage, avant même d’être une évidence qui nous oblige de manière rationnelle. La reconnaissance d’une personne dans l’embryon a une dimension ontologique, éthique et religieuse. Elle concerne l’être de l’embryon, mais elle est inséparable d’une attitude humaine d’accueil, de justice et d’amour. Cette reconnaissance n’est pas aveugle. Elle est aidée par les considérations bio-médicales, mais elle s’origine d’abord dans un accueil humanitaire : comment l’embryon pourrait-il se révéler totalement pour ce qu’il est – une personne -, si le droit fondamental à la vie ne lui est pas reconnu ? Ce qu’il est maintenant, nous l’avons été un jour. La valeur « humanité » doit être universelle et inconditionnelle. Elle concerne tout homme et tous les hommes. La définition de l’humanité de l’homme n’est pas matière livrée à l’arbitraire de l’homme. L’homme ne crée pas l’homme : il le reconnaît. Les projets de parentalité comme les définitions bio-médicales ne définissent pas ce qu’est l’embryon en soi. Ils le reconnaissent ou pas, le confirment ou l’infirment. Telle est la tâche de nos libertés humaines face au fait de son existence et à la lumière qui en jaillit. 4. Une affirmation théologique Tout embryon est en effet dans les mains de Dieu. L’infiniment grand comme l’infiniment petit dépendent de Lui. Parler d’un Dieu créateur, c’est affirmer non seulement qu’il est à la source de toutes choses, mais qu’il les soutient dans l’être. Quand on considère la place de l’homme comme être d’esprit dans la création, on ne peut penser que la conception de l’embryon, sa vie et sa croissance soient ignorées de Dieu. Le psaume 139, 13-15 explicite déjà ce lien : « C’est Toi qui m’as formé les reins, qui m’as tissé au ventre de ma mère ; je Te rends grâce pour tant de mystères : prodige que je suis, prodige que tes œuvres. Mon âme, Tu la connaissais bien, mes os n’étaient pas cachés de Toi, quand je fus fais dans le secret, brodé au profond de la terre ». Cette connaissance divine de l’univers, établit un lien immédiat entre tout embryon humain et son Créateur. Dieu connaît l’embryon parce qu’il le crée. Le fruit de la conception humaine est un être humain, non pas parce que Dieu s’y résigne, mais parce que Dieu le veut. Dieu veut toujours l’embryon humain qui est conçu parce qu’il est la source ultime de notre existence et notre origine la plus profonde. « La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte l’action créatrice de Dieu » (Donum vitae, Introduction, n°5). Dans l’embryon humain qu’Il crée, le Créateur s’affirme également comme Père. Il voit dans tout embryon humain celui qui l’aimera un jour, librement ; celui qui répondra au don qui lui est fait par un amour filial. Historiquement, cette grâce nous est offerte dans le Fils unique de Dieu, Jésus Christ. Tout homme est destiné à être « fils dans le Fils », à être dans l’alliance nouvelle et éternelle. En tout embryon humain, Dieu voit l’image de son Fils. L’affirmation est lourde de sens. Tout embryon humain conçu participe à l’éternité du Dessein créateur et sauveur de Dieu (Ep 1,3-4). Au-delà des circonstances et des événements qui conditionnent ou expliquent notre venue au monde, Dieu lui-même est notre origine et notre fin : « Tu nous as faits pour toi Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi », disait saint Augustin. Il nous appartient dans le présent de notre histoire humaine de confirmer le dessein de Dieu en nous et dans nos frères et sœurs en humanité. Le don qu’est l’embryon humain, son mystère, est confié à notre humanité et au monde tel qu’il est. C’est tout un monde d’existence et de significations dont l’innocence n’est qu’un signe particulier offert à tous les hommes de bonne volonté. Sa pauvreté est confiée à notre amitié. Son visage n’est pas spectaculaire. Il reste longtemps peu perceptible aux yeux humains et sa pudeur résiste parfois aux longues observations scientifiques. Ce don mystérieux, parce qu’effacé, s’offre à notre reconnaissance à travers un corps humble. Dans l’amas cellulaire germinal et invisible à l’œil nu, tout comme dans sa puissance génétique et de croissance, ce corps embryonnaire est le germe et le gage de toute donation ultérieure. L’embryon conçu est le suppliant par excellence. De la reconnaissance reçue, il vivra, pourra rendre grâce un jour et se donner à son tour. Fragilité, vulnérabilité, faiblesse, apparences surprenantes sont les mots du suppliant. L’embryon humain est une parabole vivante de la volonté créatrice et aimante de Dieu qui nous confie son œuvre. « La seule manière d’être juste avec la vie, c’est de respecter le plus petit des vivants » . Respecter le plus petit dans le mystère insondable de son être, ce n’est pas plonger dans l’archaïsme des sentiments ou la sacralisation de la nature, c’est s’exercer patiemment à mieux connaître l’homme, son origine, sa fin et le respecter en tous puisque nous le respectons dans le pauvre et le petit. Tel est le mystère de l’embryon humain et sa mission pour nos générations : être gardien de l’universalité des valeurs et de l’Autre dont nous dépendons tous. Tel est son secret : il est lumière pour ce que nous sommes et croyons être.  

    A. MATTHEEUWS s.j. Professeur émérite à l’Institut d’Etudes Théologiques (IET), à Bruxelles..

    Jésuite, biologiste de formation, le Père Alain Mattheeuws est licencié en théologie morale de l’Université pontificale Grégorienne (Rome) et docteur en théologie de l’Institut Catholique de Toulouse. Il a donné cours de morale et de sacramentaire dans divers centres de formation en France et en Italie. Il a été professeur ordinaire à la Faculté de Théologie des Jésuites à Bruxelles (I.E.T.). Il a été engagé dans divers événements concernant la pastorale des familles. Aujourd’hui il se consacre principalement à donner les Exercices spirituels. Repères bibliographiques : Union et procréation. Développements de la doctrine des fins du mariage, préface du Card. Danneels, Paris, Cerf, 1989 ; Conduits par l’Esprit Saint. L’accompagnement spirituel, préface de Mgr P. d’Ornellas, Paris, Mame/Cerp, 1997 ; S’aimer pour se donner. Le sacrement de mariage, préface de Mgr J.-L. Bruguès, Bruxelles, Lessius, 2004 ; Se préparer au mariage selon Amoris laetitia, Parole et Silence, Paris, 2016 ; Pourquoi et comment parler d’amour dans le mariage chrétien selon Amoris laetitia ? Préface de Mgr Guy de Kérimel, Paris, Parole et Silence, 2017. Eros, Agapè…Allégresse et joie. Une théologie évolutive et cohérente de l’amour et du mariage de Benoît XVI à François, Paris-Bernardin, Parole et Silence, 2019.

    À l’origine, un don : la bonté d’un secret | ZENIT - Français

  • Première Leçon des Ténèbres pour le Mercredi Saint (François Couperin)

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    Le texte de la Leçon se trouve ICI

    Provided to YouTube by PLATOON LTD

    3 Lecons de tenebres:

    Premiere Leçon de Ténèbres pour le Mercredi Saint · Emma Kirkby · Terence Charlston · Charles Medlam

    Couperin / Lalande: Lecon De Tenebres

    ℗ 2009 BIS Released on: 2007-12-01

    Associated Performer: Emma Kirkby

    Associated Performer: Terence Charlston

    Associated Performer: Charles Medlam

    Composer: François Couperin

    Lyricist: Anonymous Auto-generated by YouTube.

  • Le cardinal Woelki met en garde contre le remplacement de l'Eucharistie par des liturgies de la Parole

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    De katholisch.de :

    Woelki met en garde contre le remplacement de l'Eucharistie par des liturgies de la Parole.

    31 mars 2026
     

    Cologne  – Le cardinal Woelki s’inquiète du nombre croissant de liturgies de la Parole célébrées le dimanche dans son archidiocèse. Il appelle les prêtres à célébrer l’Eucharistie quotidiennement, même sans assemblée si nécessaire.

      L’archevêque de Cologne, Rainer Maria Woelki, a mis en garde contre la substitution de l’Eucharistie par les liturgies de la Parole . Il a constaté avec inquiétude que « de plus en plus, le dimanche, les offices de la Parole – incluant souvent la distribution de la sainte communion – remplacent la célébration de l’Eucharistie », a déclaré Mgr Woelki lors de la messe chrismale à la cathédrale de Cologne, comme l’a rapporté le portail « domradio.de » (mardi). Cette évolution de la pratique pastorale touche au cœur même de l’identité catholique. 

      Le cardinal aurait déclaré : « Chers frères, ceci n'est plus catholique, et je vous exhorte à le combattre dès le début ! » Woelki a souligné que la célébration de l'Eucharistie le dimanche est « fondamentalement irremplaçable et indissociable ». L'Église, a-t-il affirmé, est par essence une « assemblée eucharistique » et naît de la célébration même de l'Eucharistie. Dans son homélie, Woelki a plaidé pour un retour conscient au rôle central de l'Eucharistie. Dans l'Église primitive, la communauté se rassemblait autour d'une Eucharistie commune le dimanche. Une telle pratique peut contribuer à renforcer l'unité de la communauté et initier un « renouveau spirituel et eucharistique ».

      L'Eucharistie quotidienne n'est pas simplement un exercice de piété.

      Le cardinal de Cologne a également exhorté les prêtres à célébrer l'Eucharistie quotidiennement. L'Église recommande vivement – ​​et en particulier aux prêtres – la célébration quotidienne de la messe. Celle-ci ne doit pas dépendre du nombre de participants. « Même si peu de fidèles, voire aucun, y assistent, sa célébration quotidienne est significative pour nous, prêtres, et spirituellement essentielle. » La célébration quotidienne de l'Eucharistie n'est pas un simple exercice de piété, mais « un élément constitutif de notre être et de notre ministère sacerdotal ». Parallèlement, Mgr Woelki a averti qu'en déclinant cette pratique, les prêtres pourraient priver davantage les fidèles de la possibilité de participer quotidiennement à la messe.

      La messe chrismale est un office central de la Semaine sainte, durant lequel les évêques consacrent les saintes huiles pour leur diocèse. Le saint chrême est utilisé, entre autres, lors du baptême, de la confirmation et de l'ordination des prêtres et des évêques. De nombreux prêtres du diocèse participent souvent à cette messe, car ce jour leur rappelle particulièrement leur ministère.

      En octobre 2024, l'archidiocèse de Cologne a autorisé les offices de la Parole avec distribution de la sainte communion le dimanche, mais seulement s'il est impossible pour les fidèles de participer à une célébration eucharistique. 

    • L’intention de prière du Pape pour le mois d’avril : prier pour les prêtres en crise

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      De Vatican News :

      En avril, Léon XIV invite à prier pour les prêtres en crise

      L’intention de prière du Pape pour le mois d’avril, diffusée par la campagne «Prie avec le Pape» via le Réseau mondial de prière du Pape met l’accent sur l’accompagnement humain et spirituel des prêtres qui traversent des moments de difficulté.

      Au début de la Semaine Sainte, le Pape Léon XIV fait connaître son intention de prière pour le mois d’avril, consacrée aux prêtres en crise, ouvrant un espace de réflexion sur la nécessité de prendre soin d’eux, de les écouter et de les accompagner. Par l’intermédiaire du Réseau Mondial de prière du Pape et de la campagne «Prie avec le Pape», le Saint-Père invite les fidèles et les personnes de bonne volonté à s’arrêter un moment dans la prière, afin de reconnaître et d’approfondir le fait que, derrière chaque ministère, il y a une vie qui a elle aussi besoin de proximité et d’écoute. 

      Dans sa prière, le Pape adresse une supplication profonde pour les prêtres qui traversent des moments de difficulté: «lorsque la solitude pèse, que les doutes obscurcissent le cœur et que la fatigue semble plus forte que l’espérance». Léon XIV rappelle que les prêtres «ne sont ni des fonctionnaires ni des héros solitaires, mais des fils bien-aimés, des disciples humbles et aimés, et des pasteurs soutenus par la prière de leur peuple».

      En outre, le Souverain pontife souligne l’importance de redécouvrir la dimension communautaire du ministère sacerdotal. En particulier, il invite les fidèles à «écouter sans juger, remercier sans exiger la perfection et accompagner avec proximité et une prière sincère», en reconnaissant que le soin des prêtres est une responsabilité partagée par tout le Peuple de Dieu. 

      Dans sa prière, le Pape demande en particulier que les prêtres puissent compter sur «des amitiés saines, des réseaux de soutien fraternel» et sur la grâce de redécouvrir la beauté de leur vocation.

      Soutenir fraternellement ceux qui soutiennent

      Le Directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape, le Père Cristóbal Fones souligne que cette intention de prière lui tient particulièrement à cœur: «Le Pape nous rappelle que nous devons soutenir fraternellement ceux qui soutiennent. Moi-même, je la ressens de très près, à cause de tant de confrères et amis prêtres qui traversent des moments difficiles. Il est fondamental de rappeler l’importance de l’accompagnement humain, de l’amitié sincère et, surtout, du soutien dans la prière. Les prêtres ont besoin de savoir qu’ils ne sont pas seuls».

      À la lumière du magistère récent de l’Église — depuis le Concile Vatican II jusqu’aux enseignements des derniers pontifes — il est souligné que le prêtre est un homme fragile qui a besoin de miséricorde, de proximité et de compréhension. C’est pourquoi il est essentiel de rappeler qu’il ne doit pas affronter seul les moments de découragement, mais se laisser accompagner et soutenir par la communauté. La fraternité sacerdotale, la vie partagée et la prière du Peuple de Dieu apparaissent ainsi comme des sources essentielles de grâce, capables de renouveler leur vocation et de les soutenir dans leur mission quotidienne.

      « N’ayez pas peur de votre fragilité: le Seigneur ne cherche pas des prêtres parfaits »

      Une Église synodale est aussi une Église qui prend soin de la vocation des prêtres et la soutient, en les aidant à être de meilleurs pasteurs, de meilleurs frères, de meilleures personnes. Le Pape François, dans La vidéo du Pape de juillet 2018 , exprimait déjà sa préoccupation pour ses frères prêtres, en commençant son intervention par ces mots: «La fatigue des prêtres… Savez-vous combien de fois j’y pense ?».

      Le 27 juin 2025, le Pape Léon XIV lui-même, à l’occasion de la Journée de sanctification sacerdotale  s’est adressé aux prêtres en ces termes: «N’ayez pas peur de votre fragilité: le Seigneur ne cherche pas des prêtres parfaits, mais des cœurs humbles, disponibles à la conversion et prêts à aimer comme Lui-même nous a aimés». De même, le 26 juin 2025, le Pape avait interpellé les participants à une rencontre internationale sur les "prêtres heureux" promue par le Dicastère pour le Clergé lors du Jubilé des prêtres, en leur disant: «Au cœur de l’Année Sainte, ensemble nous voulons témoigner qu’il est possible d’être des prêtres heureux, parce que le Christ nous a appelés, le Christ nous a faits ses amis (cf. Jn 15,15); c’est une grâce que nous voulons accueillir avec gratitude et responsabilité».

      Depuis le Réseau Mondial de Prière du Pape, il est mis en lumière que cette intention n’est pas seulement une invitation à prier, mais aussi à agir : promouvoir des espaces d’écoute, favoriser des communautés accueillantes, éviter les critiques destructrices et renforcer les liens au sein de la communauté. 

      Le réseau mondial de prière

      Le Réseau Mondial de Prière du Pape, confié à la Compagnie de Jésus, est aujourd’hui présent dans plus de 90 pays et rassemble plus de 22 millions de personnes. Fondé en 1844 sous le nom d’«Apostolat de la Prière», ce réseau est devenu une fondation vaticane en 2020 à l’initiative du Pape François. Ses intentions mensuelles invitent les fidèles à prier et à agir face aux grands défis de l’humanité et de la mission de l’Église. 

    • Mercredi Saint

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       Evangile du jour : Matthieu, chapitre 26, v. 14-25

      L'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : 'Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C'est toi qui l'as dit ! »

      Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (homelies.fr  archive)

      Alors que Judas mène ses tractations secrètes avec les chefs des prêtres, Jésus révèle au grand jour leur complot : « L’un de vous va me livrer ». Judas marchande avec les ennemis du Seigneur sur le prix de sa trahison ; Jésus annonce qu’il livre sa vie gratuitement : « Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne » (Jn 10, 17). Judas est à l’affût d’une occasion favorable pour livrer son Maître ; Notre-Seigneur prend l’initiative et déclare : « Mon temps est proche. L’heure est venue : voici que le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs » (Mc 14, 41). Les hommes tendent leurs filets, croyant saisir Jésus à l’improviste, mais ils n’auraient aucun pouvoir sur lui, si cela ne leur avait pas été donné d’en haut (cf. Jn 19, 11). Certes, « il vient le Prince de ce monde », c’est lui qui est déjà à l’œuvre à travers ces complots mortels ; « mais il n’a aucun pouvoir » sur Jésus (cf. Jn 14, 30). Notre-Seigneur, parfaitement uni à son Père dans l’Esprit, maîtrise le déroulement des événements qui conduisent à un rythme accéléré vers la Passion.

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    • Des dizaines de morts lors d'attentats le dimanche des Rameaux au Nigéria

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      Du site Persecution.org :

      Des dizaines de morts lors d'attentats le dimanche des Rameaux au Nigéria

      30 mars 2026

      30 mars 2026

      Des hommes armés ont tué au moins 30 personnes lors d'une attaque perpétrée le dimanche des Rameaux à Ungwan Rukuba, une communauté située dans la zone de gouvernement local de Jos Nord, dans l'État du Plateau, au Nigeria.

      L'incident s'est produit en soirée, lorsque des hommes armés auraient pénétré dans le quartier et ouvert le feu sur les habitants. Des témoins oculaires ont décrit l'attaque comme coordonnée ; plusieurs victimes ont été recensées et plusieurs maisons ont été touchées.

      Suite à l'incident, le gouvernement de l'État du Plateau a imposé un couvre-feu de 48 heures dans certaines parties du nord de Jos afin de contenir la situation. Malgré cette restriction, des habitants, notamment des jeunes, ont manifesté dans les rues pour protester contre les meurtres et bloquer des routes dans certains quartiers.

      Des informations distinctes provenant d'Angwa Rukuba Junction, d'Eto Baba et de résidences étudiantes voisines indiquent qu'au moins dix personnes ont été tuées par balles plus tôt dans la journée de dimanche. Un travailleur humanitaire, Alex Barbir, a déclaré dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux que les victimes étaient des chrétiens attaqués le dimanche des Rameaux.

      Les témoignages des habitants divergent quant à l'identité des assaillants. Un témoin les a décrits comme des membres de Boko Haram, tandis qu'un autre a affirmé qu'il s'agissait de miliciens peuls armés arrivés à moto, ayant tiré sporadiquement avant de se replier vers les zones montagneuses avoisinantes. Au moment de la rédaction de cet article, les services de sécurité n'avaient publié aucune déclaration officielle confirmant l'identité des assaillants.

      Des sources locales ont conseillé aux étudiants vivant à proximité des zones touchées de rester chez eux, les tensions persistant.

      Attaque de Kaduna

      Dans un incident distinct survenu dans l'État de Kaduna, des hommes armés ont tué au moins 13 personnes lors d'une attaque menée tôt dimanche matin contre le village de Kahir, dans la zone de gouvernement local de Kagarko.

      Selon des sources locales, les victimes assistaient à un enterrement de vie de garçon lorsque des hommes armés ont ouvert le feu. Un habitant, Habila Markus, a indiqué que plusieurs membres de sa famille figuraient parmi les personnes tuées. D'autres ont été blessés et ont reçu des soins médicaux.

      Les autorités ont identifié les victimes dans les communautés de Kahir, Kadda et Kukyer ; les personnes tuées étaient âgées de 21 à 31 ans, selon les registres communautaires.

      Profil des attaques pendant la Semaine sainte

      Les données compilées à partir de rapports antérieurs indiquent que des attaques ont eu lieu dans l'État de Plateau pendant la période de Pâques ces dernières années.

      En 2025, un rapport de l'International Christian Concern (ICC) a documenté le meurtre d'au moins 54 chrétiens dans le village de Zikke, près de Jos, à la suite des célébrations du dimanche des Rameaux, ainsi que la destruction de plus de 100 foyers.

      En 2024, quatre personnes ont trouvé la mort à Njukkudel et Tangur, dans la zone de gouvernement local de Bokkos, le lundi de Pâques. Des incidents antérieurs, survenus en 2021 et 2022, comprenaient des attaques perpétrées durant le week-end pascal, qui avaient entraîné la destruction de maisons et le déplacement de populations.

      En 2020, neuf personnes, dont des enfants et une femme enceinte, auraient été tuées à Hura-Maiyanga, dans la zone de gouvernement local de Bassa, pendant la Semaine sainte.

      Les incidents de 2026 à Jos et Kagarko se sont produits pendant la même période du dimanche des Rameaux, s'ajoutant à une série d'attaques signalées dans l'État du Plateau et les zones environnantes pendant la période de Pâques ces dernières années.

      On peut lire aussi : Dimanche des Rameaux sanglant au Nigéria : des djihadistes massacrent plus de 40 chrétiens à Jos

    • Le catholicisme comme religion d'État, l'exception positive de Monaco

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      De Stefano Fontana sur la NBQ :

      Le catholicisme comme religion d'État, l'exception positive de Monaco

      Lors de son voyage apostolique en Principauté de Monaco, le pape Léon XIV a salué le catholicisme comme religion d'État. Un événement aujourd'hui rare, qui porte un coup dur au dogme moderne de la laïcité d'État, à condition toutefois que le catholicisme soit véritablement vécu comme religion publique. 

      31 mars 2026

      Léon XIV et la famille d'Albert II de Monaco

      Le voyage de Léon XIV en Principauté de Monaco, samedi 28 mars, présentait un double intérêt, comme l'a immédiatement souligné la presse : la Principauté est l'un des rares États catholiques où le catholicisme est religion d'État, et le Prince a récemment refusé de signer une loi, approuvée en mai dernier par le Conseil national, autorisant l'avortement jusqu'à la douzième semaine de grossesse, invoquant la religion catholique du souverain. Ces deux raisons sont liées, mais la première a manifestement suscité le plus d'intérêt. Aujourd'hui, en effet, l'idée même d'un État catholique est considérée comme un blasphème par le laïcisme dominant. De ce fait, cette visite a également pu être perçue comme une provocation envers l'un des dogmes les plus largement acceptés de la politique occidentale. Dans son message de bienvenue à la population lors de cette visite de courtoisie au Prince de Monaco, Léon XIV a fait directement référence à la question de l'État catholique dans un passage particulièrement révélateur : « La foi catholique, dont vous êtes parmi les rares pays au monde à avoir la religion d'État, nous place devant la souveraineté de Jésus. »

      Par ces mots, l'idée d'une religion d'État est acceptée positivement, ce qui constitue en soi une bonne nouvelle. Le Pape ne mentionne pas l'« autonomie légitime » de l'État, une expression qui masque souvent l'acceptation du sécularisme moderne. Il ne parle pas d'un sécularisme « ouvert » aux religions, une expression qui conduit généralement à l'indifférence religieuse et à l'égalité politique des différentes religions. En reconnaissant la religion d'État, il confirme que le catholicisme, en Principauté de Monaco, occupe une place primordiale et unique et, implicitement, affirme que cela est juste, conformément aux préceptes de l'Église catholique elle-même. Léon XIV reconnaissait implicitement une relation privilégiée entre l'État, et non seulement la personne du Prince ou sa famille, et une religion unique. La référence à la souveraineté du Christ comme fondement de la religion d'État revêt donc une importance considérable, avec tout ce que ce concept de royauté a signifié et signifie encore, malgré les récents réexamens théologiques. La souveraineté du Christ exige la religion d'État. Cela tend à faire de la situation de la Principauté non pas une exception isolée, mais la règle. D'où peut-être l'insistance du Pape sur des détails – comme la petitesse de la Principauté de Monaco – qui peuvent jouer un rôle majeur dans le plan providentiel de Dieu.

      Cette souveraineté du Christ, a poursuivi le Pape, « engage les chrétiens à devenir un royaume de frères et sœurs dans le monde, une présence qui n’écrase pas mais élève, qui ne sépare pas mais unit, prête à toujours protéger par amour toute vie humaine, à chaque instant et en toute circonstance, afin que nul ne soit jamais exclu de la table de la fraternité ». Ce développement du discours peut être compris comme la lumière que la vraie religion émane pour animer toute la société, dans une fraternité qui, si elle n’est pas fondée sur la religion, risque toujours de se perdre. Nous sommes tous frères au niveau naturel, mais sans la souveraineté du Christ, cette fraternité purement naturelle se perd.

      Le prince Albert II a également évoqué cette fonction sociale directe de la religion : « Le cadre actuel respecte qui nous sommes à la lumière du rôle qu'occupe la religion catholique dans notre pays, tout en assurant un soutien sûr et plus humain. »

      Il serait regrettable de ne pas prendre en compte les développements survenus lors de la visite papale en Principauté de Monaco. La reconnaissance du rôle public et politique (voire institutionnel) de la religion catholique constitue une contre-révolution face à l'irréligion qui domine la vie politique des pays occidentaux, notamment européens, et appelle à une profonde remise en question du concept obsolète de laïcité. Toutefois, il serait naïf de croire que les discours du Pape à Monaco constituaient un appel au retour à un régime chrétien. La Principauté, comme Léon XIV l'a lui-même reconnu, est un microcosme, une société profondément sécularisée, laïque dans son mode de vie et très prospère. Face à cette société, la religion d'État risque de devenir une simple convention, et non plus un élément de la vie quotidienne. Certes, le Prince s'est opposé à la loi sur l'avortement, mais il est tout aussi vrai que le Conseil national l'a approuvée.

      C’est là qu’intervient l’invitation du Pape à la communauté catholique, l’invitant à intégrer dans sa vie les enseignements tirés de son statut de religion d’État. Ce statut exige que la relation privilégiée avec le catholicisme se manifeste et s’accomplisse dans la vie de la communauté, dans le respect des autres religions et des différentes cultures, mais aussi en s’affirmant d’abord comme religion publique et comme culture sociale et politique. Si le catholicisme demeure cantonné à la dévotion privée, sa reconnaissance comme religion d’État risque de rester superficielle, et quelques déclarations marquantes du Prince ne suffiront pas à la garantir.

      Lire aussi : Le pape Léon à Monaco : un succès malgré la controverse

    • "L’amitié structure les âmes" (Père François Potez)

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      Du site de RCF - Radio Notre-Dame :

      Père François Potez : "l’amitié structure les âmes"

      Un article rédigé par Mélanie Niemiec - RCF, le 9 mars 2026

      Le Grand Témoin

      Père François Potez, prêtre et éducateur, au soir d’une vie de mission

      Après avoir été engagé dans la Marine, le père François Potez entre dans la communauté des Frères de Saint-Jean et est ordonné prêtre pour le diocèse de Paris en 1989. Durant ses 37 ans de sacerdoce, il s’est longuement consacré à l’éducation des jeunes et à la préparation au mariage de nombreux couples. Il aborde l’importance de cultiver des amitiés solides. 

      Père François Potez @ Paroisse Notre-Dame du TravailPère François Potez @ Paroisse Notre-Dame du Travail

      "Vous voulez ce que vaut votre cœur". Cette phrase de Jean-Paul II s'inscrit parfaitement dans sa pensée : la dignité humaine ne repose pas sur les performances extérieures, mais sur la capacité du cœur à aimer comme le Christ. Le père François Potez l’a fait sienne.

      "Homme et femme il les créa"

      Dans les différentes paroisses dont il a été le curé, le père François Potez à préparer des centaines de couples au mariage. En 2024, il a publié un livre intitulé Puisque vous avez décidé de vous aimer, dans lequel il partage ses conseils aux jeunes mariés. Parmi ces couples, il y a Camille et Séverin. Mariés par le père François à Paray-le-Monial il y a 27 ans, tous deux s’accordent pour affirmer que son accompagnement a été "fondateur" pour leur mariage. Il a grandement insisté auprès d’eux pour qu’ils ne prennent aucun engagement bénévole durant la première année de leur mariage, afin de se concentrer pleinement sur leur relation. "Nous avons suivi son conseil", racontent-ils, puis "le désir de nous engager ensemble dans notre paroisse est venu naturellement". A leur égard, il a toujours fait preuve d’une "exigence encourageante", en conservant un "regard bon et doux". Tous les deux membres de la communauté de l’Emmanuel, ils gardent le souvenir d’un prêtre "doux" et qui inspirait une "force tranquille", devenant ainsi une "vraie figure paternelle".  

      La clé de la vie, c’est de ne plus se regarder soi-même. 

      Cela vaut aussi pour le mariage. Jean-Paul II, dans sa Théologie du Corps, enseigne que la complémentarité homme-femme est un don originel de Dieu, inscrit dans la création même de l'humanité à son image (Gn 1,27). L'homme et la femme ne sont pas deux moitiés incomplètes, mais deux personnes achevées dont la différence sexuelle révèle une vocation mutuelle au don réciproque. S’inspirant des catéchèses du pape, le père François affirme que chacun est, dans le sacrement du mariage, une "icône de la communion divine". L’homme et la femme sont, ensemble, un reflet de la Trinité.

      L’art d’éduquer 

      La bonté du père François, Marie en témoigne également. Aujourd’hui médecin, elle l’a eu pour accompagnateur spirituel pendant 5 ans, durant ses études. "Il m’a beaucoup encouragée et répondait régulièrement à mes questions sur la bioéthique", se souvient-elle. Ils se sont rencontrés lorsque le prêtre était curé de Notre-Dame du Travail, dans le 14e arrondissement de Paris. A la suite d’une nuit de prière qu’il avait organisée dans sa paroisse et à laquelle Marie a participé, elle lui a demandé un entretien personnel. Chaque discussion était pour Marie l’occasion d’échanger avec un prêtre qui "lui témoignait tout son soutien". Tout comme Marie, d’autres jeunes ont eu la joie d’être accompagnés par le père François. C’est en effet pour lui un aspect très important de son ministère. Lorsqu’il secondait le père de Monteynard à l’Eau Vive, il veillait à ce que les jeunes qui fréquentaient les camps sachent vivre en communauté.

      L’amitié est une vertu qui structure l’âme. 

      Ce lieu d’éducation chrétienne place le développement des amitiés au centre de son projet pédagogique. En se connaissant profondément : son identité, son affectivité ou la sexualité masculine et féminine, chacun cultive une image positive de soi en découvrant ses talents et ses qualités. Cela permet ensuite de se mettre généreusement au service du bien commun et d’autrui. A l’Eau Vive, vivre la mixité, l’ouverture aux autres, la maîtrise de soi dans le respect et la confiance tisse des amitiés solides. Le père François estime qu’avoir des amitiés solides est "un moyen essentiel pour mieux se préparer au mariage"

    • Quand Léon XIV se fait chantre de la vie monastique bénédictine

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      DISCOURS DU PAPE LÉON XIV
      À LA COMMUNAUTÉ MONASTIQUE
      DE L'ABBAYE DE SANTA SCOLASTICA À SUBIACO,
      À LA COMMUNAUTÉ MONASTIQUE
      DE L'ABBAYE DE SANTA MARIA DEL MONTE À CESENA
      ET AUX BÉNÉDICTINES
      DE L'ABBAYE DE SANTA SCOLASTICA À BARI

      Salle du Consistoire, lundi 30 mars 2026

      ______________________________

      Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

      Que la paix soit avec vous !

      Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

      Je me réjouis de cette rencontre, qui nous donne aussi l'occasion de réfléchir ensemble à la valeur du charisme bénédictin dans vos vies, dans la vie de l'Église et dans le monde.

      En identifiant « les instruments des bonnes œuvres », saint Benoît, au chapitre IV de la  Règle , nous exhorte à « veiller sur chacun de nos actes » (48). Vous, moniales bénédictines contemplatives, moines bénédictins, vous savez combien la prière et la lecture priante de la Parole de Dieu, en particulier la  Lectio divina , contribuent à cette vigilance, permettant à ceux qui les pratiquent de comprendre la vérité sur eux-mêmes, de reconnaître leurs faiblesses et leurs péchés et de célébrer les grâces et les bénédictions du Seigneur. C’est ainsi que se renouvelle en nous le désir de lui appartenir et que se confirme notre vœu de consécration. L’Écriture doit donc toujours être « la nourriture de notre vie, de notre contemplation et de notre vie quotidienne, afin que vous puissiez alors partager cette expérience transformatrice » (François, Constitution apostolique  Vultum Dei quaerere , 19).

      Le chemin de sanctification d'une personne consacrée, d'une religieuse, aussi riche soit-il de ferveur et d'inspiration, ne saurait se réduire à un simple parcours personnel. Il comporte une dimension communautaire essentielle, où la proclamation de la libération pascale prend une forme tangible dans le service fraternel, reflet de l'amour universel du Christ pour l'Église et pour l'humanité.

      À cet égard, la synodalité, promue par le pape François comme fondamentale pour la vie de l’Église, se traduit au monastère par la pratique quotidienne du cheminement commun, de l’écoute réciproque, du discernement communautaire sous la conduite de l’Esprit Saint et de la communion avec l’Église locale et la famille bénédictine. Cela se manifeste dans l’assemblée fraternelle, dans la prière commune et dans les décisions partagées, où autorité et obéissance dialoguent pour chercher ensemble la volonté de Dieu. La vie monastique ne saurait se réduire à un simple retrait du monde extérieur. Elle est un moyen par lequel un amour semblable à celui du Maître peut grandir dans le cœur des disciples, prêts à partager et à s’entraider, même entre monastères. Ainsi, dans un monde souvent marqué par le repli sur soi et l’individualisme, la vie monastique deviendra de plus en plus un modèle pour tout le peuple de Dieu, nous rappelant qu’être missionnaire, avant d’agir, exige une manière d’être et de vivre les relations.

      Il convient ici d’évoquer un aspect particulier propre à la vie missionnaire cloîtrée : l’intercession. Par la Parole faite prière, elle nous unit au Christ Médiateur, qui intercède pour nous (cf.  He  7, 25). L’intercession est le privilège des cœurs qui battent à l’unisson avec la miséricorde de Dieu (cf.  Catéchisme de l’Église catholique , 2635), prêts à recueillir et à présenter au Seigneur les joies et les peines, les espoirs et les angoisses des hommes d’aujourd’hui et de tous les temps (cf. Concile œcuménique Vatican II, Constitution pastorale  Gaudium et spes , 1). C’est là un aspect primordial et fondamental de l’œuvre qui vous est confiée.

      Anne, la prophétesse, en est un exemple. « Elle ne quittait point le temple, y servant Dieu nuit et jour, par le jeûne et la prière » ( Lc  2, 37). Veuve et d’un âge avancé, elle avait fait du temple sa demeure. La prière et l’ascèse l’ont conduite à reconnaître le Messie dans l’enfant pauvre et anonyme présenté par Marie et Joseph : elles lui ont permis de discerner, au cœur de l’histoire, l’intervention divine et d’en faire une proclamation prophétique de joie et d’espérance pour tout le peuple d’Israël.

      La prophétie et le discernement nous conduisent à un dernier thème que je souhaite aborder avec vous : la formation continue, particulièrement nécessaire à notre époque. Elle consiste avant tout à « connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique, Instruction  Cor Orans , 223) et est fondamentale pour que la vie consacrée « puisse accomplir son service au monastère, à l’Église et au monde d’une manière toujours plus appropriée » ( ibid ., 236). Toute la communauté est actrice de cette formation, par la prière, la Parole, les temps de célébration et de prise de décision, le dialogue et le renouveau, vécus et partagés dans la primauté de la charité. Cela implique un engagement, pour vous tous, avec sagesse et prudence, d’encourager toute bonne intention et de diriger tout effort vers une croissance commune dans la capacité de donner, afin que chaque monastère devienne, comme le souhaitait saint Benoît, toujours plus une « école du service du Seigneur » (cf.  Prologue à la Règle , 45).

      Chers frères et sœurs, merci pour l’immense bien, souvent invisible, que vous faites à l’Église par vos offrandes, vos prières incessantes, votre service et le témoignage de votre vie. Poursuivez cette œuvre, qui est « l’œuvre de Dieu » (cf. saint Benoît, Règle 43, 3). Je vous confie à Marie Très Sainte, Mère du Silence, Femme d’Écoute, à saint Benoît, à sainte Scholastique et aux nombreux saints bénédictins, et je vous bénis de tout cœur.

    • 689 adultes seront baptisés en Belgique pour Pâques de cette année

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      En Belgique, pour Pâques 2026 (vigile pascale du 4 avril), l’Église catholique recense 689 adultes candidats au baptême (appelés catéchumènes). Ces personnes recevront le sacrement lors de la nuit de Pâques dans les différents diocèses du pays.

      Contexte et évolution

      • Ce chiffre représente une hausse d’environ 30 % par rapport à 2025 (534 catéchumènes).
      • Il s’agit d’un triplement par rapport à 2016 (229 catéchumènes), confirmant une tendance de forte croissance continue observée ces dernières années.
      • Les diocèses les plus concernés sont notamment Malines-Bruxelles (environ 248, dont 200 à Bruxelles pour l’appel décisif) et Tournai (177). D’autres diocèses comme Liège (79) ou Namur (56) contribuent également.

      Ce phénomène intervient dans un contexte de sécularisation avancée en Belgique, où l’Église catholique note une augmentation inattendue des demandes de baptême d’adultes (souvent des jeunes ou des personnes ayant vécu des épreuves personnelles). Les chiffres restent modestes en valeur absolue par rapport à la population belge, mais ils marquent un record récent.

      Note : Ces données proviennent principalement des communiqués de la Conférence épiscopale de Belgique publiés en février 2026 et sont reprises par plusieurs médias catholiques et généralistes. Elles concernent spécifiquement les baptêmes d’adultes (et parfois adolescents) célébrés à Pâques ; aucun chiffre national actualisé post-Pâques n’est encore disponible au moment de cette réponse.

      L’Église catholique en Belgique n’a pas publié d’enquête détaillée et chiffrée sur les motivations exactes des catéchumènes (comme en France), mais les communiqués officiels, les témoignages de responsables diocésains et les analyses de médias catholiques ou généralistes convergent sur plusieurs facteurs explicatifs de cette hausse continue.

      Quête de sens et recherche spirituelle dans un monde perçu comme instable

      De nombreux adultes (souvent jeunes, 18-25 ou 26-40 ans) expriment un besoin d’ancrage spirituel et d’intériorité face à l’accélération du quotidien, à la société de consommation et à un sentiment d’insatisfaction ou de « vide ». Le baptême devient un choix personnel et mûri, plutôt qu’un rite social hérité.

      Épreuves de vie comme déclencheur

      Une part importante des parcours commence après une épreuve personnelle : maladie, deuil, difficultés familiales, « vie cabossée » ou accumulation de crises (post-Covid notamment). Ces événements poussent à une recherche existentielle et à une forme de spiritualité. Des analyses soulignent que cela crée un « sentiment de manque » que la foi vient combler.

      Influence des réseaux sociaux et des médias

      Environ 70 % des nouveaux baptisés déclarent avoir nourri leur foi via les réseaux sociaux (influenceurs catholiques, témoignages en ligne). La parole religieuse y est plus « décomplexée ». On note aussi une hausse des ventes de Bibles et des recherches d’horaires de messes en ligne (via des sites comme egliseinfo.be).

      Moins de baptêmes d’enfants → plus de choix différé

      Les parents baptisent de moins en moins leurs bébés pour laisser la liberté de choix à leurs enfants plus tard. Cela explique mécaniquement une partie de l’augmentation des demandes adultes : une génération qui n’a pas reçu le sacrement enfantin le demande ensuite par conviction personnelle.

      Visibilité accrue du religieux et émulation

      • La présence d’un islam fervent rendrait la parole religieuse plus acceptable et « décomplexée », surtout chez les jeunes (effet d’émulation ou de réaction).
      • L’immigration chrétienne (notamment d’Afrique ou d’Europe de l’Est) redynamise certaines paroisses et rend le catholicisme plus visible.
      • Des stars ou personnalités affichant leur foi, ainsi qu’un regain de pratiquants dans les villes, contribuent à normaliser la démarche.

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    • Méditation pour le Mardi Saint

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      Source

      Méditation du Mardi Saint

      MARDI SAINT – Jn 13, 21-33, 36-38

      Face à la mort, Jésus semblait serein. Lors de sa montée à Jérusalem, il avait déjà annoncé sa passion. Et soudain, l’évangéliste nous informe qu’“ Il fut bouleversé au plus profond de lui-même”.

      Jésus est blessé dans ses sentiments les plus intimes. Un coup l’atteint douloureusement.

      Et pour cause ! Judas va le trahir. L’un des siens va le vendre pour quelques deniers.

      Pour seule réponse, Jésus lui tend la bouchée de nourriture, signe de l’amitié. Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne.

      Voici mon Corps livré pour vous.

      Ce coup n’est pas le dernier. Jésus le sait. Pierre aussi va le trahir. Celui en qui, pour l’avenir, il a mis tout son espoir, va le renier.

      Jésus doit boire le calice jusqu’à la lie.

      L’heure des ténèbres vient de sonner.

      “ Dehors il fait nuit ” nous dit saint Jean.

      C’est la solitude totale qui se dessine.

      Entre Jésus et les ténèbres, il ne reste plus qu’une mince paroi : celle du pain et du vin.

      Il lui faut maintenant aller jusqu’au bout de la nuit, seul, sans nul autre appui que son amour pour le Père.

      C’est généralement ici que, sournoisement, la peur, sèche et grinçante, la peur aux ongles cassés, ouvrant trop grands ses yeux de morts….

      Oui, c’est généralement ici que la peur se met à l’œuvre.

      Et ce n’est qu’un début….

      Jésus s’attendait-il à vivre une pareille angoisse ?

      Il n’avait peut-être pas tout prévu.

      Peut être ne savait-il pas tout par avance.

      Toujours est-il que le Christ ne joue pas un spectacle.

      Il ne joue pas un rôle de composition.

      Mais tout simplement, il joue sa vie.

      Et c’est l’enjeu véritable de la Semaine Sainte.

      Comme quoi, il n’y a pas de contrat signé par avance entre la mort et Dieu.

      Bien au contraire !

      Dieu frémit quand l’homme meurt.

      Soyons clairs !

      Ce n’est pas Dieu qui veut la mort, mais le Mal.

      Pour le Christ, comme pour chacun de nous, la mort approche.

      Et avec elle cet instant où il n’est plus que le mot “ Père ” auquel nous puissions nous accrocher.