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Foi - Page 4

  • Les tortures infligées au Père Olszewski, prisonnier politique dans la Pologne de Tusk

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    De Wlodzimierz Redzioch sur la NBQ :

    Les tortures infligées au Père Olszewski, prisonnier politique dans la Pologne de Tusk

    Arrêté par des agents cagoulés, laissé pendant 60 heures sans manger, privé de la possibilité d'aller aux toilettes et réveillé à chaque heure de la nuit. Une procédure réservée aux pires criminels et ordonnée par le parquet national. Le récit des tortures subies par le père Michal Olszewski, prisonnier politique dans la Pologne du pro-européen Tusk.

    10_07_2024

    La Nuova Boussola, dans le silence des autres médias, suit depuis des mois le cas du Père Michal Olszewski (voir ici, ici et ici), déhonien polonais qui dirige la Fondation Prophète. Malgré sa réputation irréprochable, le père Michal est en prison depuis trois mois et demi, traité comme un grand criminel, alors qu'aucune charge précise n'a été retenue contre lui jusqu'à présent.

    Ces derniers jours, l'hebdomadaire conservateur polonais Sieci a publié un récit terrifiant des tortures subies par le prêtre au cours des 60 heures qui ont suivi son arrestation. Des méthodes indignes d'un État de droit, qui rappellent à de nombreux Polonais les heures les plus sombres de la persécution du clergé sous le régime communiste. Et tout cela se passe dans la Pologne du "pro-européen" Donald Tusk, qui rétablit, selon lui, l'État de droit.

    Il s'agit d'un récit fidèle des événements, écrit par les proches du prêtre, à qui, lors de leurs visites, le père Olszewski a raconté en détail ce qui lui est arrivé pendant sa détention. Il s'agit d'une description choquante du calvaire enduré par le père Michal, un traitement inhumain orchestré par le bureau du procureur national dirigé par le ministre de la justice Adam Bodnar et soigneusement dissimulé par l'agence de sécurité intérieure (ABW, acronyme polonais).

    Le père Olszewski se souvient du moment de son arrestation : il a été réveillé par un groupe de personnes cagoulées qui frappaient à la porte. Tout ce que les agents de l'ABW, instruits par le bureau du procureur, ont ensuite fait, c'est humilier le prêtre et lui briser le moral. Une femme officier était à la tête de ce harcèlement perfide. Pendant le transport vers Varsovie, le Père Michal a demandé à s'arrêter sur le parking où se trouvaient les toilettes, mais les fonctionnaires ont intentionnellement préféré s'arrêter dans une grande station-service. Le père Michal écrit : "Le convoi est entré dans la station Orlen toutes sirènes hurlantes [...]. J'ai été emmené menotté aux toilettes de la station et, après avoir quitté les toilettes, les agents d'ABW ont commandé des hot-dogs pour eux, tandis que je restais menotté au milieu du magasin de la station. Les gens prenaient des photos de moi et des agents cagoulés. Je leur ai également demandé d'acheter quelque chose à manger (12 heures s'étaient déjà écoulées depuis mon arrestation), mais ils m'ont répondu qu'ils "n'achetaient pas". J'ai eu mon premier repas après 60 heures, lorsque mon avocat m'a apporté un colis de mon frère au tribunal ! Je n'ai eu mon premier contact avec l'avocat que 20 heures après mon arrestation". Le père Olszewski a noté que les officiers étaient très heureux de voir que la nouvelle de son arrestation était largement diffusée dans les médias ; il s'est alors rendu compte qu'ils voulaient faire de son cas une grande opération médiatique.

    Lorsqu'il a été placé en cellule, les officiers lui ont dit qu'"à cette heure-ci, il n'y a ni eau ni dîner". Il a finalement supplié les officiers de lui donner de l'eau du robinet : ils lui ont apporté de l'eau du robinet dans la bouteille qui se trouvait dans la cellule. Le matin, lorsqu'il a demandé à être emmené aux toilettes, on lui a dit : "Pisse dans la bouteille".

    Ces paroles choquantes racontent le début d'un harcèlement continu et d'un comportement inhumain de la part des officiers. Le prêtre a été traité selon une procédure spéciale réservée aux criminels les plus dangereux, tels que les terroristes. Le père Michal explique : "Lorsque je suis retourné dans ma cellule, j'ai nettoyé la place du locataire précédent et je me suis couché, mort de fatigue. Mais un peu plus tard, la lumière s'est soudain allumée. J'ai alors découvert que j'étais sous 'surveillance spéciale'. Il y avait donc la caméra, les menottes, même pour la récréation, l'isolement des autres [...], le réveil avec la lumière toute la nuit, toutes les heures ! Cela s'est passé dans les deux premières semaines".

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  • Saint Benoît de Nursie (11 juillet)

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    De KTO sur Youtube :

    Saint Benoît de Nursie

    On a coutume de dire que saint Benoît était un migrant. L’était-il vraiment, lui qui se fixa sur le Mont Cassin (Italie) où il fonda l’ordre bénédictin qui, du VIIIe siècle au XIIIe siècle, exerça tant d’influence sur la vie de l’Église et sur la société séculière, là où il élabora une règle monastique tellement parfaite qu’elle sera reprise et suivie à une certaine époque par quarante mille abbayes ? Ce film retrace la vie mouvementée du « patriarche des moines d’Occident » de l’Ombrie jusqu’à la crypte de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire en passant par l’abbaye territoriale du Mont Cassin et bien sûr Subiaco et Rome. L’occasion de rendre hommage à ce farouche adversaire du démon qu’il combattit par la prière et qui lui vaut d’être patron de nombreux corps de métiers, agriculteurs, architectes, cavaliers, conducteur de machines, spéléologues, scouts d’Europe...Saint Benoît de Nursie - UNE COPRODUCTION CAT PRODUCTIONS 2022 - Réalisée par Armand Isnard

  • Saint Benoît, père de l'Europe chrétienne

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    saint_Benoit.jpgJean-François Mangin résume, dans la notice reprise ci-dessous, l'apport de saint Benoît. Il rejoint notre concitoyen Léo Moulin, agnostique, qui avait une immense admiration pour la Règle de saint Benoît, véritable modèle d'équilibre. Benoît nous est proche : n'a-t-il pas vécu dans une époque de décomposition, celle qui suivit la chute de l'empire romain, et n'a-t-il pas, en ces temps troublés, jeté les bases d'une civillisation nouvelle dont les abbayes seront les noyaux? C'est ce qui lui a valu d'être proclamé patron de l'Europe. Cela devrait nous inciter, plutôt qu'à nous lamenter sur tous les symptômes de la décrépitude actuelle, à tourner le dos à ce qui meurt sous nos yeux pour semer de nouveaux germes de vie...

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  • Benoît, père des moines d'Occident (11 juillet)

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    fondazione-agraria-celebrazioni-120-events-images-san-benedetto.pngLors de l'audience générale du mercredi 9 avril 2008, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à l'évocation du père des moines d'Occident : saint Benoît de Nursie :

    Chers frères et sœurs,

    Je voudrais parler aujourd'hui de saint Benoît, fondateur du monachisme occidental, et aussi Patron de mon pontificat. Je commence par une parole de saint Grégoire le Grand, qui écrit à propos de saint Benoît:  "L'homme de Dieu qui brilla sur cette terre par de si nombreux miracles, ne brilla pas moins par l'éloquence avec laquelle il sut exposer sa doctrine" (Dial. II, 36). Telles sont les paroles que ce grand Pape écrivit en l'an 592; le saint moine était mort à peine 50 ans auparavant et il était encore vivant dans la mémoire des personnes et en particulier dans le florissant Ordre religieux qu'il avait fondé. Saint Benoît de Nursie, par sa vie et par son œuvre, a exercé une influence fondamentale sur le développement de la civilisation et de la culture européenne. La source la plus importante à propos de la vie de ce saint est le deuxième livre des Dialogues de saint Grégoire le Grand. Il ne s'agit pas d'une biographie au sens classique. Selon les idées de son temps, il voulut illustrer à travers l'exemple d'un homme concret - précisément saint Benoît - l'ascension au sommet de la contemplation, qui peut être réalisée par celui qui s'abandonne à Dieu. Il nous donne donc un modèle  de  la  vie  humaine  comme ascension vers le sommet de la perfection. Saint Grégoire le Grand raconte également dans ce livre des Dialogues de nombreux miracles accomplis par le saint, et ici aussi il ne veut pas raconter simplement quelque chose d'étrange, mais démontrer comment Dieu, en admonestant, en aidant et aussi en punissant, intervient dans les situations concrètes de la vie de l'homme. Il veut démontrer que Dieu n'est pas une hypothèse lointaine placée à l'origine du monde, mais qu'il est présent dans la vie de l'homme, de tout homme.

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  • 11 juillet : fête de saint Benoît

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    250px-HeisterbachDialogusDetail.jpgLa fête de saint Benoît, célébrée le 11 juillet, est celle de la translation de ses reliques. Le corps de saint Benoît reposa d’abord au Mont Cassin qui, après le passage des Lombards, resta vide de moines. En 672, l’abbé de Fleury, Mummolus, envoya au Mont Cassin une troupe de moines, sous la conduite d’Aigulphe, pour récupérer les reliques de saint Benoît. Petronax ayant restauré le Mont Cassin, le pape Zacharie, en 750, demanda la restitution du corps de saint Benoît dont l’abbé de Fleury ne rendit qu’une part, entre 755 et 757.

    La fête de saint Benoît ne devrait pas être pour nous un simple fait d'une histoire fort ancienne, tant l’esprit de saint Benoît est toujours présent et à l'œuvre dans l'Eglise. La Règle qu'il nous a laissée et dont on a pu dire qu'elle nous donnait un reflet particulièrement pur de l'Evangile, comme le témoignage de sa vie sont pleinement actuels non seulement pour ses fils et ses filles, les moines et les moniales, mais aussi pour tous les fidèles. C'est, pour chacun d'entre nous une invitation à la prière, à la médiation des textes saints et à la charité fraternelle.

    Prologue de la règle de St Benoît

    «… Avant tout, demande à Dieu par une très instante prière qu'il mène à bonne fin tout bien que tu entreprends. Ainsi, celui qui a déjà daigné nous admettre au nombre de ses enfants n'aura pas sujet, un jour, de s'affliger de notre mauvaise conduite. Car, en tout temps, il faut avoir un tel soin d'employer à son service les biens qu'il a mis en nous, que non seulement il n'ait pas lieu, comme un père offensé, de priver ses fils de leur héritage, mais encore qu'il ne soit pas obligé, comme un maître redoutable et irrité de nos méfaits, de nous livrer à la punition éternelle, tels de très mauvais serviteurs qui n'auraient pas voulu le suivre pour entrer dans la gloire. Levons-nous donc enfin, l'Écriture nous y invite : l'heure est venue, dit-elle, de sortir de notre sommeil. Ouvrons les yeux à la lumière qui divinise. Ayons les oreilles attentives à l'avertissement que Dieu nous adresse chaque jour : Si vous entendez aujourd'hui sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, et ailleurs : Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises. Et que dit-il ? Venez, mes fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. Courez, pendant que vous avez la lumière de la vie, de peur que les ténèbres de la mort ne vous saisissent.

    Le Seigneur, cherchant son ouvrier dans la multitude du peuple à laquelle il fait entendre ces appels, dit encore : Quel est celui qui désire la vie et souhaite voir des jours heureux ? Que si, à cette demande, tu lui réponds : « C'est moi », Dieu te réplique: Si tu veux jouir de la vie véritable et éternelle, garde ta langue du mal et tes lèvres de toute parole trompeuse ; détourne-toi du mal et fais le bien; recherche la paix et poursuis-la. Et lorsque vous agirez de la sorte, mes yeux veilleront sur vous et mes oreilles seront attentives à vos prières, et avant méme que vous ne m'invoquiez, je vous dirai : Me voici. Quoi de plus doux, frères très chers, que cette voix du Seigneur qui nous invite ; Voyez comme le Seigneur lui-même, dans sa bonté, nous montre le chemin de la vie. Ceignons donc nos reins par la foi et la pratique des bonnes œuvres; sous la conduite de l'Évangile, avançons dans ses chemins, afin de mériter de voir un jour Celui qui nous a appelés dans son royaume. Si nous voulons habiter dans le tabernacle de ce royaume, sachons qu'on n'y parvient que si l'on y court par les bonnes actions.

    Comme il y a un zèle amer, mauvais, qui sépare de Dieu et conduit en enfer, de même il y a un bon zèle qui éloigne des vices, et conduit à Dieu et à la vie éternelle. C'est ce zèle que les moines doivent pratiquer avec une ardente charité, c'est-à-dire : Ils s'honoreront mutuellement de leurs prévenances. Ils supporteront très patiemment les infirmités d'autrui, tant celles du corps que celles de l'esprit. Ils s'obéiront à l'envi les uns aux autres. Nul ne recherchera ce qu'il juge utile pour soi, mais bien plutôt ce qui l'est pour autrui. Ils se rendront chastement les devoirs de la charité fraternelle. Ils auront pour Dieu une crainte inspirée par l'amour : ils auront pour leur abbé un amour humble et sincère. Ils ne préféreront absolument rien au Christ, qui veut nous conduire tous ensemble à la vie éternelle.

     Réf : Saint Benoît

    JPSC

  • Une chrétienne brutalement assassinée en Inde

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    De Nirmala Carvalho sur Crux Now :

    Une chrétienne brutalement assassinée en Inde

    6 juillet 2024

    MUMBAI, Inde – Une femme a été tuée à coups de machette en Inde, lors de la dernière attaque contre des chrétiens dans le pays.

    Bindu Sodhi a été tuée dans le village de Toylanka dans le Chhattisgarh, un État du centre de l'Inde, le 24 juin.

    Sodhi, qui n'avait que 22 ans, et sa famille préparaient leur champ pour planter du riz lorsqu'ils ont été agressés par un groupe de nationalistes radicaux hindous comprenant des membres de sa famille élargie.

    La mère, le frère et la sœur cadette de Sodhi ont réussi à échapper aux assaillants.

    L'État est dirigé par le Bharatiya Janata Party (BJP), qui entretient des liens étroits avec le Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), une organisation nationaliste hindoue militante.

    Depuis qu'il a pris le pouvoir en 2014, les minorités religieuses se plaignent d'un harcèlement accru. Il a récemment été réélu, remportant les élections, mais perdant sa majorité absolue au parlement.

    « La terre qu’elle cultivait était sa propriété ancestrale. Son oncle paternel avait auparavant menacé la famille de quitter la foi chrétienne ou de se préparer à mourir. Ledit oncle et les villageois ne leur permettaient pas de labourer leur propre champ », a-t-il déclaré à Crux .

    « Le jour fatidique, la famille a été attaquée dans le champ avec un arc, des flèches, une hache et un couteau. Le conducteur du tracteur et les membres de la famille ont pris la fuite. Bindu Sodhi était fragile et ne pouvait pas courir ni s'échapper. Son propre oncle, un proche parent de Bindu, a attrapé sa nièce Bindu et lui a tranché la gorge avec le même couteau qu'il portait », a poursuivi Pannalal.

    Un militant chrétien local a déclaré au Christian Post que l'ordre de protection des chrétiens n'avait que peu ou pas d'impact.

    « La situation est terrible », a déclaré l’activiste. « Nous avons rencontré le chef de la police, qui nous a dit qu’il allait enquêter sur la situation, mais la réalité est stupéfiante : des chrétiens sont arrêtés quotidiennement. »

    Le jour de l'attaque contre la famille, le Forum chrétien du Chhattisgarh avait appelé à une marche de protestation silencieuse le 24 juin pour une série d'incidents violents visant les chrétiens à travers l'État.

    Pannalal a déclaré à Crux que le meurtre de la femme chrétienne avait eu lieu le même jour que la marche de protestation.

    « Plus de 1 500 personnes ont participé à la manifestation silencieuse contre les atrocités commises contre la communauté chrétienne. Les gens venaient de 45 circonscriptions législatives », a-t-il déclaré.

    Le groupe a publié un communiqué de presse indiquant qu'il avait appelé le gouverneur du Chhattisgarh à lutter contre la violence contre les minorités religieuses.

    Pannalal a déclaré à Crux que les autorités de l'État aident désormais les fanatiques religieux qui ferment les églises dans tout le Chhattisgarh d'une manière inconstitutionnelle.

    Dans le district de Dhamtari, Pannalal a déclaré qu'il y avait eu 27 attaques graves contre des femmes et des lieux de culte au cours des deux dernières semaines.

    Il a déclaré que près de 2 000 lettres de plainte ont été déposées et qu'aucune mesure n'a été prise, et a ajouté que la police a fermé 37 églises dans le district de Dhamtari.

  • Le Christ notre espérance

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    De sur Crisis Magazine :

    Le Christ notre espérance

    Malgré toute la tourmente de l’époque dans laquelle nous vivons, nos vies demeurent néanmoins sûres parce qu’elles sont remplies de l’attente que Dieu est déjà parti préparer une place pour nous.

    Pour ceux d’entre nous qui ont la chance d’être nourris d’espoir et dont les horizons ont été façonnés par l’événement de Jésus-Christ, la situation à laquelle nous sommes confrontés peut être formulée de manière très simple. Malgré toute la tourmente de l’époque dans laquelle nous vivons, d’une culture en voie d’effondrement à une politique empoisonnée par la haine, nos vies demeurent néanmoins sûres – entièrement sereines même – parce qu’elles sont remplies de l’attente que Dieu est déjà parti nous préparer une place. Nous n’avons donc rien à craindre en chemin.  

    C'est parce que nous croyons, en tant que catholiques, que notre désir de vivre en compagnie éternelle du Christ, sans abandonner ceux que nous avons aimés et perdus en chemin, a déjà commencé, d'une manière profondément mystérieuse, à se manifester. En d'autres termes, la Grande Épiphanie que nous attendons avec espérance est celle dont les traits, aussi fragmentaires ou inachevés qu'ils puissent paraître à l'heure actuelle, sont déjà présents parmi nous. 

    Les signes lumineux de l’espérance sont partout autour de nous et peuvent être trouvés dans chacune de nos rencontres sacramentelles. Des lueurs de gloire divine ont depuis longtemps été répandues dans notre monde. Et tandis qu’un dévoilement complet et final nous appelle au-delà de ce monde, les prémices de la générosité de Dieu n’ont pas été refusées à ce monde. Oui, nous continuons à avoir faim et soif de cette plénitude de vie et d’amour promise par Dieu ; pourtant, même au milieu de ces ombres, languissant comme nous devons le faire dans une vallée de larmes, nous trouvons de quoi nous nourrir et trouver du réconfort.

    C'est ainsi que le regretté Mgr Lorenzo Albacete l'a exprimé un jour, poussé par un optimisme entièrement enraciné dans le Christ, dans un ensemble de promesses dont tous les baptisés doivent tirer leur ordre de marche. « Nous ne pouvons pas continuer », écrit-il, 

    Dans la perspective d’une bataille qui n’est pas encore gagnée. Toutes nos activités culturelles doivent partir de notre propre conviction, de notre propre certitude que la bataille culturelle, si je puis m’exprimer ainsi, a déjà été gagnée par le Christ.

    Si nous partons du principe qu’il en est ainsi, explique Albacete, comment pouvons-nous avoir peur ? De quoi devrions-nous nous inquiéter face à une guerre culturelle déjà gagnée ? « Tout ce que nous avons à faire, conseille-t-il, c’est témoigner de cette victoire. » Ce qui ne peut pas se produire, bien sûr, et ne peut faire aucune différence, « à moins que nous ne fassions l’expérience de cette victoire dans nos propres vies et dans nos propres cœurs. Sinon, nous dit-il, ce ne sont que des mots… »

    En fin de compte, tout se résume à savoir si nous sommes prêts ou non à témoigner de la vérité de ce que le Christ est venu établir, qui n'est rien de moins qu'une victoire totale. Sommes-nous prêts à affirmer cela, à déclarer, sur la base de la conquête du cosmos par le Christ, que nous n'avons plus à craindre rien ni personne ?  

    Albacete est très clair à ce sujet et se demande si nous croyons réellement à ce que nous avons signé. Acceptons-nous cette vérité ou non ?

    Que la nouvelle vie qu'il a rendue possible, totalement inimaginable et imprévue, est une réalité ? Que je peux y avoir accès de manière certaine ? Qu'elle ne dépend pas de mes humeurs et de mes émotions, mais qu'il existe des moments objectifs dans l'espace et le temps, appelés sacrements, dans lesquels j'entre en contact avec ce nouveau mode de vie... ? 

    Si tel est le cas, conclut-il, il s’ensuit nécessairement que 

    Chaque messe et chaque sacrement seront comme le panneau de la maison de Marie à Nazareth sur lequel est inscrite la célèbre proclamation de l'Évangile : Verbum caro factum est , « le Verbe s'est fait chair », mais à cet endroit, on y ajoute un petit mot différent, hic , à savoir « ici ». « Ici, le Verbe s'est fait chair ». « Ici ».

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  • Nous avons besoin de Jean-Paul II

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    Du sur The Catholic Thing :

    Jean Paul Qui ?

    DIMANCHE 7 JUILLET 2024

    En mai dernier, ma nièce a obtenu son diplôme d’études secondaires. Elle est née en 2005, l’année de la mort du pape Jean-Paul II. Il est étrange de penser qu’elle est née trois mois après l’entrée du grand saint dans l’éternité. Cela fait-il vraiment si longtemps ? Une génération de jeunes – un groupe démographique tant aimé par Jean-Paul II – aurait-elle vraiment pu grandir sans sa présence papale ?

    Ces questions soulèvent d’autres plus vastes.

    J'ai demandé à ma nièce ce qu'il en était du témoignage de « Jean-Paul II ». Elle m'a répondu innocemment : « Jean-Paul Qui ? » Cette jeune femme n'a jamais connu de son vivant cette figure imposante du pape, mais on ne lui a jamais parlé de lui ni enseigné son existence (à part quelques passages de son oncle prêtre) en tant qu'enseignant et saint.

    Qu'est-il arrivé à l'héritage du pape saint Jean-Paul II ? Avons-nous vraiment laissé un témoignage aussi solide et vivant de notre foi disparaître de la mémoire vivante ? La laïcité ronge la crédibilité de l'Église et sape son influence pour convaincre l'humanité d'accepter l'Évangile. Et sommes-nous vraiment en train de jeter au rebut la vie d'un saint qui pourrait contrer les efforts laïcistes et montrer la beauté et la liberté d'une vie vécue abondamment en Jésus-Christ ?

    Cette tendance est cannibale et contraire à l’appel à enseigner toutes les nations. À la lumière de la Grande Mission, il semble insensé de rejeter toute ressource qui pourrait permettre à l’Église d’être entendue et de lui permettre d’annoncer l’Évangile et d’orienter l’humanité vers le salut en Jésus-Christ.

    Depuis les tranchées de l’évangélisation, nous devons donc poser la question honnête : la disparition de l’héritage de Jean-Paul II est-elle un acte d’omission ou de commission ?

    Est-il possible que nous puissions permettre que le témoignage d’un grand saint – dont nous avons tant besoin aujourd’hui – soit volontairement terni par des luttes intestines ecclésiales et des désaccords sur les approches pastorales ? Est-il possible que la jalousie ou un esprit d’intimidation à l’ombre de l’héritage plus grand que nature de Jean-Paul II soit également un facteur dans la négligence volontaire à promouvoir et à mettre en valeur la vie et le patrimoine de ce grand saint ?

    À une époque où la liberté a oublié la vérité et où l'amour a été redéfini pour contourner la bonté, nous avons besoin des enseignements habiles d'un croyant qui a vécu et a su naviguer sous des régimes et des idéologies qui manipulaient le langage, dégradaient l'identité spirituelle de l'humanité et cherchaient à nous convaincre que la vie n'est qu'une affaire d'utilité, de plaisir ou de pouvoir. Nous avons besoin de connaître le rapport entre la foi et la raison, la splendeur de la vérité, la théologie du corps et la catéchèse de la charité que Jean-Paul II croyait et enseignait si clairement.

    Jean-Paul II par Zbigniewa Kotyłły, 2012 [Église du séminaire de Lublin, Pologne via Wikipédia]

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  • Jésus est-il accueilli pour qui il est ou pour ce que nous voulons bien qu’il soit ? (14e dimanche du TO)

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    Homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 14ème dimanche du temps ordinaire :

    Un Christ mis en boîte ou un Christ rayonnant ?

    archive du 4 juillet 2021

    Jésus est-il accueilli pour qui il est ou pour ce que nous voulons bien qu’il soit ? Voilà la question que cet évangile pose à toutes les générations au long de ces 2000 ans d’histoire de l’Église.

    Les habitants de Nazareth pensent qu’ils connaissent bien Jésus. Et ils ont en partie raison. Ils le connaissent bien comme homme, ils peuvent parler de sa famille, du métier qu’il exerça au milieu d’eux. Leur témoignage nous est précieux pour nous éviter de tomber dans une vision mythologique de Jésus. Jésus n’est pas un personnage à l’historicité douteuse, né on ne sait trop quand, ayant vécu on ne sait trop comment, mort on ne sait trop dans quelles circonstances. Il y a de plus en plus de gens pour dire très facilement : Jésus n’a jamais existé. Mais cela reflète davantage le progrès de l’idéologie que le progrès de la science. À leur façon, les contemporains de Jésus nous font toucher le concret de sa vie.

    Lire la suite sur le blog de l'abbé Cossement

  • "Suscepimus, Deus, misericórdiam tuam in médio templi tui" (Introït du 14e dimanche du TO)

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    Introitus Introït
    Ps. 47, 10-11  
    SUSCÉPIMUS, Deus, misericórdiam tuam in médio templi tui: secúndum nomen tuum, Deus, ita et laus tua in fines terrae: iustítia plena est déxtera tua. Ps. ibid., 2 Magnus Dóminus, et laudábilis nimis: in civitáte Dei nostri, in monte sancto eius. ℣. Glória Patri. Nous avons reçu, ô Dieu, Ta miséricorde au milieu de Ton temple : comme Ton nom, ô Dieu, Ta louange s’étend jusqu’aux extrémités de la terre, Ta droite est pleine de justice. Ps. Le Seigneur est grand et très digne de louange : dans la cité de notre Dieu, sur Sa sainte montagne.
  • Mgr Leonard : "Pour faire face à un monde hostile, il est nécessaire que les chrétiens soient formés".

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    Du Nuovo Sismografo :

    Mgr Leonard : "Pour faire face à un monde hostile, il est nécessaire que les chrétiens soient formés".

    Une apologétique solide, une bonne formation culturelle et intellectuelle pour répondre aux attaques et persécutions dont sont victimes les chrétiens. Telle est la recette de Mgr André Leonard, archevêque émérite de Bruxelles, qui invite les chrétiens à apprendre l'Évangile de Jean "par cœur".

    L'interview est paru dans le dernier numéro de la revue Il Timone.  Nous vous proposons quelques extraits.

    André-Joseph Leonard (Il Timone) - "Heureux les persécutés pour la justice". Ces paroles de Jésus (Matthieu 5, 10-12) sont à la fois profondément émouvantes et terriblement actuelles. Mais il est important de les comprendre clairement. Le mot justice est la traduction du mot grec dikaïosuné. 

    Mais l'auteur de l'Évangile raisonne selon la signification hébraïque du terme, qui, si nous voulons maintenir une relation avec notre mot "justice", signifie une "conformité" parfaite à la volonté de Dieu, en d'autres termes, la "sainteté". 

    La pensée de Jésus est donc que nous sommes heureux si nous sommes persécutés parce que nous cherchons, quoi qu'il arrive, à faire la volonté de Dieu. 

    [Il est impossible d'être plus clair à ce sujet que Jésus lui-même, dans un passage de l'Évangile de Jean que nous devrions tous connaître par cœur parce qu'il répond à tant de nos questions. Le voici. "Si le monde vous hait, sachez qu'il vous a déjà haïs. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartient ; mais comme vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis dans le monde, c'est pour cela que le monde vous hait" [...].

    Pour faire face à un monde parfois hostile, il est essentiel que les chrétiens soient formés, à la mesure de leur culture intellectuelle, à une bonne apologétique, et puissent ainsi justifier leur foi face aux attaques des non-croyants et surtout des athées militants. 

    [D'où mon livre Les raisons de croire, dont il existe une édition italienne : Le ragioni del credere (Jaca Book, Milan). 

  • Les chrétiens confrontés à une persécution "dévastatrice" en vertu des lois pakistanaises sur le blasphème

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    De Kate Quiñones sur CNA :

    Les chrétiens sont confrontés à une persécution "dévastatrice" en vertu des lois pakistanaises sur le blasphème, selon un expert

    5 juillet 2024

    Un leader catholique a appelé à la fin des lois pakistanaises sur le blasphème, déclarant cette semaine à EWTN que les accusés dans de tels cas sont "coupables avant même d'avoir eu l'occasion de prouver leur culpabilité". 

    Un tribunal du Pendjab a récemment condamné Ehsan Shan à la peine de mort pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des "contenus haineux" à l'encontre des musulmans. 

    L'année dernière, lorsque des habitants ont déclaré que deux chrétiens avaient profané le Coran, des groupes de musulmans ont brûlé des dizaines de maisons et d'églises à Jaranwala, dans la région du Pendjab, lors de l'une des pires attaques collectives contre des chrétiens dans le pays. 

    Ed Clancy, directeur de l'aide à l'Église en détresse, a déclaré mercredi à Tracy Sabol, présentatrice de l'émission EWTN News Nightly, qu'après les attaques, Shan avait "posté une partie du contenu disponible sur les médias sociaux" concernant les allégations, y compris une image d'un Coran défiguré.

    "Parce qu'il a posté du matériel désobligeant qui était supposé faire partie de ce soulèvement ou des attaques contre les chrétiens l'année dernière - où une vingtaine de bâtiments ont été brûlés et des centaines de personnes et de familles ont dû fuir leurs maisons à cause de cela - tout ce qu'il a fait, c'est poster quelque chose à ce sujet et il a donc été considéré comme causant de la violence [et] a été condamné pour blasphème", a déclaré M. Clancy à M. Sabol. 

    L'avocat de Shan a déclaré lundi qu'il ferait appel du verdict, a rapporté AP News. Lorsqu'on lui a demandé s'il était possible que Shan réussisse à faire appel en cas de tollé international, M. Clancy a fait remarquer que la plupart de ces jugements pour blasphème sont "rejetés" après un appel.

    "C'est généralement parce que le premier niveau de verdict ne sert qu'à apaiser les foules", a-t-il expliqué. "Ensuite, lorsque le dossier remonte la chaîne, la vérité finit par éclater.

    "Malheureusement pour les pauvres chrétiens, c'est dévastateur", a ajouté M. Clancy. "Ils pourraient passer des années en prison à lutter contre des crimes qu'ils n'ont pas commis.

    M. Clancy estime que les dirigeants étrangers ne se sont pas prononcés aussi fermement qu'ils le devraient contre ces lois.

    "Ce qu'il faut, c'est que les organisations, ainsi que les pays, s'expriment à ce sujet", a-t-il déclaré. "Tout d'abord, il faut se débarrasser des lois sur le blasphème. Deuxièmement, il doit y avoir une justice égale. On ne peut pas avoir des situations où les gens sont accusés et coupables avant même d'avoir eu l'occasion de prouver leur culpabilité.

    M. Clancy a fait remarquer que ces accusations de blasphème se produisent plusieurs dizaines de fois par an. 

    "Souvent, ce qui est tout aussi dangereux, c'est le simple spectre de l'accusation", a-t-il fait remarquer. Certaines personnes nous ont dit qu'on leur avait dit : "Si vous faites quoi que ce soit contre moi, nous vous accuserons de blasphème".

    "Ils savent qu'une fois l'accusation portée, ils sont coupables jusqu'à ce que leur innocence soit prouvée", a-t-il poursuivi. "Ils doivent vivre dans la peur et presque acquiescer aux souhaits de ceux qui profèrent ces menaces à leur encontre.

    M. Clancy a cité l'exemple d'Asia Bibi, qui a été condamnée à mort et a finalement passé près de dix ans en prison après avoir bu dans un verre censé être réservé aux femmes musulmanes.

    "Elle a passé plus de neuf ans en prison", a déclaré M. Clancy. "Sa petite fille a grandi loin d'elle et elle a dû fuir le pays avec sa famille.

    Une manifestation pacifique contre la condamnation à mort de Shan a eu lieu mardi dans la ville portuaire de Karachi, dans le sud du pays, et un dirigeant chrétien, Luke Victor, a demandé sa libération. 

    L'évêque Samson Shukardin, président de la conférence des évêques catholiques du Pakistan, a quant à lui qualifié la décision de "très, très douloureuse" dans une interview accordée à l'Aide à l'Eglise en détresse. 

    Kate Quiñones est rédactrice pour la Catholic News Agency et membre du College Fix. Elle a été publiée par le Wall Street Journal, le Denver Catholic Register et CatholicVote, et est diplômée du Hillsdale College. Elle vit dans le Colorado avec son mari.