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Foi - Page 53

  • Charles et Zita d'Autriche, ensemble vers le Paradis

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    D'Antonio Tarallo sur la NBQ :

    Charles et Zita d'Autriche, ensemble vers le Paradis

    Il est déjà bienheureux, le processus de canonisation est en cours pour elle : ils se sont promis de s'entraider pour aller au Ciel. Ce n'est pas un hasard si la liturgie rappelle le dernier empereur austro-hongrois le jour de son mariage.

    21_10_2024

    Un Charles, un saint, qui béatifie un autre Charles, un souverain. C'est en effet saint Jean-Paul II qui a béatifié le 3 octobre 2004 - il y a vingt ans - l'empereur Charles de Habsbourg (Persebourg, Autriche, 17 août 1887 - Funchal, Madère, Portugal, 1er avril 1922), dont l'anniversaire est aujourd'hui la mémoire liturgique : le dernier empereur catholique et dernier roi de Hongrie.

    Un nom, un signe peut-être : Karol, saint Jean-Paul II ; Karl, le dirigeant austro-hongrois . Le père de Wojtyła, un autre Karol : lui, grand admirateur et même presque dévoué à Charles de Habsbourg lui-même. En résumé : le petit Wojtyła avait entendu parler de ce grand homme d'Autriche, aussi parce que c'était précisément à lui qu'il devait ce nom. Un enchevêtrement de noms, vous pourriez le définir. Et c’est lui, saint Jean-Paul II, qui a accéléré le processus de béatification. Lors de l' homélie de béatification du souverain austro-hongrois (béatifié avec Pierre Vigne, Joseph-Marie Cassant, Anna Katharina Emmerick, Maria Ludovica De Angelis le 3 octobre 2004), il prononça ces paroles qui pourraient être le parfait résumé de la vie de Charles de Habsbourg : « La tâche décisive du chrétien consiste à rechercher en toute chose la volonté de Dieu, à la reconnaître et à la suivre. L’homme d’État et Christian Charles d’Autriche a été confronté quotidiennement à ce défi. A ses yeux, la guerre apparaît comme « quelque chose d’horrible ». Durant la tourmente de la Première Guerre mondiale, il s'efforça de promouvoir l'initiative de paix de mon prédécesseur Benoît XV. Dès le début, l’empereur Charles a conçu sa fonction comme un service sacré rendu à son peuple. Sa principale préoccupation était de suivre la vocation du chrétien à la sainteté jusque dans son action politique. C'est pour cette raison que ses pensées se sont tournées vers l'aide sociale. »

    Charles de Habsbourg était un homme de prière. Éduqué par les Bénédictins, toujours généreux envers les autres depuis son enfance. On dit qu'il collectait de l'argent pour les pauvres. Et puis, il y a toute l’éducation aux principes catholiques transmise par sa mère, l’archiduchesse Maria Giuseppina de Saxe. Homme dévoué à la Sainte Eucharistie. Il suffit de dire qu'au moment de sa mort, survenue en exil et dans une pauvreté absolue à Madère, une île du Portugal, à l'époque territoire au climat rude et imperméable, il souhaitait que le Saint-Sacrement soit exposé dans son petite pièce. Homme très dévoué au Sacré-Cœur de Jésus : attentif à l'accomplissement des premiers vendredis de chaque mois. Lui-même, le jour de la première communion de son premier-né Ottone (2 octobre 1918), voulut consacrer toute la famille au Sacré-Cœur de Jésus, puis un homme « amoureux » de la Vierge Marie. Dans son cœur, deux images : celle de Notre-Dame des Douleurs et celle de la Vierge du Carmel, portant le scapulaire des Carmélites. Et puis, il y a tout son profond respect pour le Siège du successeur de Pierre : le seul personnage puissant parmi les belligérants de la Grande Guerre à saluer les initiatives de paix de Benoît XV.

    Dans sa biographie d'honnête catholique, il est important de souligner le rôle joué par son mariage avec Zita de Bourbon-Parme (Pianore, Viareggio, 1892 - Zizers, Grigioni, 1989), mariée le 21 octobre 1911. Charles était archiduc d'Autriche : il avait 24 ans, elle n'en avait même pas vingt. Un sacrement, celui du mariage, qu'ils ont ressenti profondément : « A partir d'aujourd'hui, il faut s'entraider pour aller au Ciel », se sont-ils promis. Les photos qui capturent cet événement parviennent à nous donner ce qu'on définit communément comme « un coin de Paradis » : les visages radieux, heureux et lumineux d'une Lumière venue de Dieu. Après le mariage, ils se rendirent au Sanctuaire de Mariazell, en. Autriche, pour confier leur vie à la Vierge. Et ils ont vécu une relation très particulière avec la Vierge grâce à la récitation quotidienne du Saint Rosaire ensemble.

    Le mot ensemble est celui qui revient dans leur existence . Un décor qui rappelle tellement deux personnages que l'esprit de Karol Wojtyła, poète et dramaturge, donnera naissance dans L'Atelier de l'Orfèvre . Certains vers de cette œuvre dramaturgique écrite par le futur saint Jean-Paul II semblent bien décrire les deux personnages réels. Dans le cas de La Bottegail s'agit d'Andrea et Teresa, deux jeunes qui arrivent au mariage conscients de l'importance du sacrement. Andrea dit à Teresa en regardant les alliances : « À partir de ce moment, elles marqueront notre destin. Ils nous feront toujours rappeler le passé comme s'il s'agissait d'une leçon à retenir, ils nous ouvriront chaque jour à nouveau l'avenir en le reliant au passé. Et, ensemble, à tout moment, ils serviront à nous unir de manière invisible comme les maillons d’une chaîne. » Le thème du « vivre-ensemble » revient : c'est ainsi que vivaient les deux époux royaux, dans les joies comme dans les souffrances. Et le thème de la foi revient, symbole de l'amour conjugal, symbole de l'union entre un homme et une femme devant Dieu. Carlo et Zita avaient gravé sur le leur ces mots : « Sub tuum praesidium ». De leur union sont nés huit enfants.

    Leur mariage était véritablement une union sanctifiante . Il faut rappeler, à cet égard, qu’un processus de canonisation a également commencé pour Zita, servante de Dieu. La dernière image des deux époux date de ce 1er avril 1922. Lui, sur son lit de mort. Elle, à côté de Carlo, priant à ce moment suprême. Avec elle, le dernier dialogue. Avec sa fiancée. Carlo à Zita: «Maintenant, je veux te dire que j'ai toujours essayé de connaître la volonté de Dieu et de la réaliser de la manière la plus parfaite. Je dois encore beaucoup souffrir pour que mon peuple puisse se retrouver. Jésus, protège nos enfants, mais laisse-les mourir plutôt que de commettre un seul péché mortel. » L'onction des malades, le Saint-Sacrement exposé, un dernier Je vous salue Marie du Saint Rosaire ensemble et - surtout - le don de l'Eucharistie, offert à ce moment-là pour le préparer au voyage vers le Ciel. Le souvenir du 21 octobre a été choisi par saint Jean-Paul II précisément pour commémorer leur mariage. Nous attendons, espérons-le, dans un avenir pas trop lointain, de les voir à la gloire des autels. Ensemble .

  • Pourquoi les écoles catholiques ont besoin d'enseignants catholiques

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    De sur le CWR :

    Opinion : Pourquoi les écoles catholiques ont besoin d'enseignants catholiques

    Si les écoles catholiques ne forment pas les élèves à la conviction et à la clarté, les idéologies laïques sont prêtes à combler le vide.

    Si une école catholique prend au sérieux la formation des élèves catholiques, elle doit prendre au sérieux également le recrutement des enseignants catholiques.

    Cela ne devrait pas être sujet à controverse. Mais dans de nombreux cercles, parfois même au sein de l'éducation catholique, c'est le cas. Une étrange réticence persiste parmi certaines institutions catholiques à affirmer ce qui devrait être une évidence : l'identité catholique commence par les catholiques. On ne peut transmettre ce qu'on ne vit pas.

    Comme l’a écrit saint John Henry Newman, « en pratique », l’éducation se corrompt lorsqu’elle est séparée de la foi et ne parvient pas à fournir aux étudiants une formation morale et personnelle ; par conséquent, « l’Église est nécessaire à son intégrité ».

    Pour les écoles catholiques, cela signifie que des enseignants catholiques fidèles sont essentiels.

    Recruter un corps enseignant exclusivement catholique n'est pas une question de discrimination, mais une question de mission. Il s'agit de garantir que l'identité catholique d'une école ne soit pas un simple slogan, mais la culture même que respirent les étudiants.

    Le pape Benoît XVI a déclaré : « Le but de toute éducation, et en particulier de l'éducation catholique, est de former des hommes et des femmes engagés dans la vérité, des saints en devenir. » Il s'ensuit donc que les enseignants doivent être des modèles de sainteté, de fidélité et de joie. Ils doivent s'exprimer avec le cœur de l'Église et véhiculer une vision unifiée de la vérité.

    Cela ne signifie pas que les enseignants doivent être parfaits, mais qu'ils doivent être fidèles. L'idée que la foi personnelle d'un enseignant soit sans rapport avec sa matière n'a pas sa place dans une école catholique. Chaque discipline, de la théologie aux sciences, aborde les questions de vérité, de sens, de beauté et de nature de la personne humaine.

    Dans une école ancrée dans sa mission catholique, les élèves apprennent à voir le monde avec un regard sacramentel. Les mathématiques ne se résument pas à des chiffres ; elles sont la logique ordonnée du Créateur. L'histoire n'est pas une simple chronologie ; elle est le déploiement de la Divine Providence. Et l'enseignant n'est pas un simple instructeur, mais un témoin, et ce témoin doit être catholique.

    Les professeurs qui aiment l'Église et vivent leur foi avec joie ne se contentent pas de donner des cours magistraux ; ils témoignent. Leur présence renforce les enseignements dispensés en classe, les activités des élèves à la chapelle et la culture de l'établissement.

    Lorsque cette foi est absente (par exemple, lorsqu'un enseignant s'écarte des enseignements de l'Église ou les ignore tout simplement), une certaine dissonance théologique s'installe dans la classe. Les élèves le remarquent. Avec le temps, ils commencent à compartimenter : la théologie d'un côté, la « vie réelle » de l'autre.

    Nous ne pouvons pas nous permettre une telle séparation. Pas aujourd'hui.

    En 2025, l'Église continue de perdre des jeunes. La prochaine génération grandit dans une société submergée par la confusion morale, le bruit numérique et la solitude culturelle. Si les écoles catholiques ne forment pas les élèves à la conviction et à la clarté, les idéologies laïques sont prêtes à combler ce vide.

    Un corps professoral entièrement catholique n'est pas une solution miracle, mais une sorte de bouclier spirituel. Il contribue à créer les conditions propices à une formation authentique. Il envoie un message clair : ceux qui façonnent l'esprit et le cœur des étudiants croient en ce qu'ils enseignent. Ils le vivent. Ils l'aiment. Leur vie reflète la liberté et la joie de la vérité.

    Certains soutiennent qu'exiger que tous les enseignants soient catholiques limite le recrutement ou entrave la diversité de pensée. Mais l'éducation catholique n'est pas au service de la diversité ; elle existe au service de la vérité. La mission d'une école catholique n'est pas de refléter toutes les idéologies ou tendances culturelles. Elle est de former des hommes et des femmes de sainteté, de sagesse et de liberté authentique.

    Comme l'écrivait saint Jean-Paul II dans  Veritatis Splendor , « la liberté ne consiste pas à faire ce que l'on veut, mais à avoir le droit de faire ce que l'on doit ». Cette liberté exige la fidélité. Elle exige des enseignants orientés vers la vérité, non seulement intellectuellement, mais personnellement.

    Heureusement, certaines écoles incarnent parfaitement cette philosophie. Nombre des établissements recommandés par le Guide Newman de la Cardinal Newman Society défendent ces idéaux de manière remarquable. Certains exigent de chaque membre du corps enseignant qu'il signe un serment de fidélité au Magistère. D'autres construisent leur culture scolaire autour de la messe quotidienne, de la prière et de la formation continue.

    Ces écoles prospèrent, non seulement en termes de résultats scolaires, mais aussi de vitalité spirituelle. Leurs élèves ne se contentent pas de mémoriser les réponses du catéchisme ; ils les intériorisent. Et une fois diplômés, ils sont beaucoup plus susceptibles de rester catholiques grâce à leur formation catholique holistique.

    Alors oui, les écoles catholiques ne devraient embaucher que des enseignants catholiques. Non par peur, mais par amour : amour des élèves, qui méritent des enseignants qui disent la vérité sans compromis. Amour de l'Église, qui mérite des institutions qui lui appartiennent pleinement. Amour de la mission, car l'éducation catholique n'est pas, en fin de compte, une question de préparation à l'université ; elle concerne les âmes.

    Nous avons besoin d'éducateurs joyeux, audacieux et fidèles. Nous avons besoin de saints dans nos classes. Et ils doivent être catholiques.

  • Léon XIV : Le retour des symboles

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    D'Andrea Gagliarducci sur Monday Vatican :

    Léon XIV : Le retour des symboles

    Lors de sa visite au président italien, Léon XIV a déployé tous les efforts possibles. Le 14 octobre, Léon XIV et le président Sergio Mattarella se sont rencontrés au palais du Quirinal, lors d'une visite qui a respecté le rituel d'une visite d'État, signe distinctif.

    Le pape François avait préféré des visites simplifiées et refusé l'escorte de cuirassiers montés sur la dernière partie du voyage. Il avait également renoncé à l'habit papal, qui comprend la mozzetta et l'étole, non pas – comme on le croit souvent à tort – un symbole du pouvoir temporel du pape, mais de la nature transformée du pouvoir politique sous le signe de l'Évangile.

    La robe papale est rouge et blanche car elle s'inspire des insignes de l'Empire romain, hérités de l'empereur Constantin, qui fit également du catholicisme sa religion d'État. Symboliquement, elle symbolise le passage de l'empire du pouvoir à celui de l'amour, jusqu'au don de la vie.

    Il convient de noter que, lors de sa visite à Léon XIV le 6 juin dernier, Mattarella a effectué une visite « privée », un rituel bien simplifié par rapport à une visite d'État, et une mesure raisonnable compte tenu des circonstances. Il aurait été compliqué, en cette année jubilaire, de libérer la place Saint-Pierre pour permettre au cortège italien d'entrer sans être dérangé par l'Arc des Cloches, puis de procéder à l'intégralité de la cérémonie, qui, selon le protocole, devrait inclure un échange de discours et même une rencontre entre le président et le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège.

    Le pontificat du pape François a entraîné une déconstruction des symboles . Le pape argentin avait le désir et la vision d'une papauté à taille humaine, proche du peuple. En cela, sa vision était explicitement ancrée dans le populisme argentin. Pourtant, en se dépouillant de ses symboles et en se présentant comme son égal, le dirigeant fait en réalité l'inverse : il envoie un message de supériorité et s'abaisse au peuple.

    Le pape François n'a pas simplement refusé la mozzetta, qu'il ne portait jamais. En 2020, il a demandé une modification controversée de l'Annuario Pontificio, le « Who's Who » du Vatican. La première page de l'Annuaire est toujours consacrée au pape et à tous ses titres.

    Le pape François a choisi une approche différente : la première page de l’Annuaire présentait le nom de François et sa biographie, tandis que la page suivante comprenait une liste de ce que l’on appelait des « Titres historiques ».

    Le message était clair : le pape soulignait son rôle de pasteur, tandis que les titres devenaient un héritage du passé. Importants, certes, mais historiques.

    Le premier titre historique de l'Annuaire était celui de Vicaire du Christ, ce qui a également créé des problèmes potentiels dans le dialogue œcuménique. Car si le pape est Vicaire du Christ uniquement par titre historique, il n'a pas la primauté, mais est simplement le premier dans le corps des évêques. Un premier parmi ses pairs, dont la décision est reconnue par l'élection, et non par le Saint-Esprit.

    Cependant, le titre de Primat d'Italie figurait également parmi les titres historiques. François avait d'ailleurs demandé à la Conférence épiscopale italienne d'élire son propre président . Or, les évêques italiens, précisément parce que le pape est primat d'Italie, avaient décidé que c'était lui qui choisirait leur président, et qu'ils proposeraient au maximum une liste restreinte de trois personnes. De plus, le pape François a toujours personnellement choisi – ou fait choisir – le président des évêques, sans grande synodalité.

    Léon XIV s'est proclamé primat d'Italie lors de son discours au palais du Quirinal devant le président de la République. Il a accepté la cérémonie d'État, qui comprenait l'accueil du pontife à la frontière italienne, place Saint-Pierre. Il portait la mozzetta et l'étole autrefois portées par Jean-Paul II, dont l'un des symboles était la « tiare », la tiare papale que Paul VI avait abandonnée et vendue, faisant ainsi don symboliquement des bénéfices aux personnes en situation de pauvreté.

    Léon XIV remet ainsi au premier plan les symboles du pontificat que le pape François avait délaissés. Avec lui, la personne du pape occupe une place centrale. Léon XIV, lui, accepte tous les symboles, accorde une attention particulière à la liturgie et souhaite être présent.

    Ce retour aux symboles se manifeste également dans de petits détails. Du fait que les cardinaux portent leur robe de chœur lorsqu'ils le rencontrent – ​​le pape François a demandé aux évêques et aux cardinaux de porter le « clergyman » lors des sessions du Synode – au fait que le pape porte soigneusement l'étole de sa robe de chœur lorsqu'il rencontre les chefs d'État catholiques et ne la porte pas en l'absence des souverains catholiques, en passant par la voiture qu'il utilise pour se déplacer.

    Mais cela est également évident dans l’appel du procès du Vatican sur la gestion des fonds de la Secrétairerie d’État, car le Tribunal a finalement tracé une ligne entre le Vatican et la législation italienne, allant jusqu’à la définir dans un arrêt comme « la République voisine ».

    En fin de compte, il existe une conception de la dignité papale qui transcende la personne, ou l'image que l'on souhaite projeter, mais qui s'inspire plutôt de la substance de l'histoire . Aussi incroyable que cela puisse paraître, celui qui remet au premier plan les symboles anciens du pontificat est un pape américain, un pape du Nouveau Monde, dont on aurait pu raisonnablement s'attendre à ce qu'il ne porte pas le poids culturel d'une tradition bimillénaire. Pourtant, il s'agit du représentant d'une République qui ne fêtera son quart de millénaire que l'année prochaine.

    Léon XIV est encore en train d'apprendre à être pape, et diverses situations en témoignent, comme les interviews impromptues qu'il donne à chaque sortie de Castel Gandolfo. Elles ont suscité de nombreuses discussions. (Vous souvenez-vous de l'histoire du prix décerné au sénateur Durbin ?) Sa décision de publier une exhortation apostolique de François, Dilexi Te, illustre au moins une fois de plus la présence du passé dans son désir évident de rester toujours au-dessus de la mêlée.

    Nous avons affaire à un pape qui comprend les institutions, leur histoire et leur importance durable. Du moins, Léon XIV ne les méprise pas.  Ce pontificat ne cherche pas à rompre avec le passé, comme en témoignent les nombreuses références au pape François dans ses discours. Il s'agit plutôt d'un pontificat qui vise à relier le passé, même le plus lointain, au présent.

    Entre-temps, Léon XIV commence peu à peu à s'attaquer aux dossiers les plus sensibles. Les cinq juges de l'affaire Rupnik ont ​​enfin été nommés. La gestion des fonds du Vatican n'est plus du ressort exclusif de l'Institut pour les œuvres de religion, et un nouveau préfet a été nommé au Dicastère des évêques .

    La transition majeure dans l’épiscopat américain devra attendre, peut-être même jusqu’à la fin de l’année prochaine, après que Léon XIV aura probablement fait son premier voyage de retour aux États-Unis.

    Entre-temps, le cardinal Blaise Cupich, archevêque de Chicago, a été nommé à la Commission de l'État de la Cité du Vatican. L'actuel archiprêtre de la basilique vaticane, le cardinal Mauro Gambetti, a été démis de ses fonctions.

    D'un côté, la décision du pape pousse Gambetti vers l'exil. De l'autre, le pape confie à Cupich un poste qui marque son adieu à Chicago, mais dont il ignore potentiellement tout. Est-ce une façon de lui indiquer la voie de sortie ?

    Est-ce un poste qui remplacera celui d’archevêque de Chicago ?

    Seul le temps nous le dira.

  • L'Église compte sept nouveaux saints

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    La foi qui excelle, l'Église compte sept nouveaux saints

    Hier, Léon XIV a canonisé les Italiens Bartolo Longo, Maria Troncatti, Vincenza Maria Poloni, l'Arménien Ignazio Maloyan, le Papou Peter To Rot et les Vénézuéliens Carmen Rendiles Martínez et José G. Hernández. Tous témoins de la foi « capables de diffuser la lumière du Christ ».

    20_10_2025

    Canonisations 19 octobre 2025 (Vatican Media - LaPresse)

    L'Église compte sept nouveaux saints. Hier, Léon XIV a canonisé Bartolo Longo, fondateur du sanctuaire de Notre-Dame de Pompéi ; Maria Troncatti, fille de Marie Auxiliatrice ; Vincenza Maria Poloni, fondatrice de l'Institut des Sœurs de la Miséricorde ; Ignacio Maloyan, archevêque arménien catholique ; Peter To Rot, catéchiste papou ; et ceux qui sont ainsi devenus les premiers saints vénézuéliens de l'histoire : María Carmen Rendiles Martínez et José Gregorio Hernández Cisneros.

    Dans son homélie lors de la célébration d'hier à Saint-Pierre , le pape a déclaré que « ce qui est le plus précieux aux yeux du Seigneur », c'est « la foi, c'est-à-dire le lien d'amour entre Dieu et l'homme ». À cet égard, les sept nouveaux saints, a déclaré Prevost, « ont maintenu allumée la lampe de la foi ; ils sont même devenus des lampes capables de diffuser la lumière du Christ ». La date d'hier pour ces sept nouvelles canonisations a été fixée par Léon XIV lors du premier consistoire public ordinaire de son pontificat, tenu le 13 juin 2025 au Palais apostolique. Lors de cette convocation, il a fait en sorte que Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati soient canonisés ensemble le 7 septembre.

    L'homélie de Prevost a mis l'accent sur l'importance de la foi, qui surpasse « les grands biens matériels, culturels, scientifiques et artistiques (...) non pas parce qu'ils sont méprisables, mais parce que sans la foi, ils perdent leur sens ». Analysant le passage de l'Évangile, le pape a expliqué que Jésus se demandait ce qui arriverait si la foi disparaissait du monde. « Le ciel et la terre resteraient comme avant », a expliqué Leon XIV, « mais il n'y aurait plus d'espoir dans nos cœurs ; la liberté de tous serait vaincue par la mort ; notre désir de vie s'effondrerait », concluant que « sans la foi en Dieu, nous ne pouvons espérer le salut ». Étaient également présents à la cérémonie le président de la République, Sergio Mattarella, et le président de la Chambre des députés, Lorenzo Fontana.

    Trois Italiens furent élevés aux honneurs des autels : un laïc et deux religieuses. Bartolo Longo, avocat des Pouilles, anticlérical et même sataniste, se convertit grâce à une rencontre avec la comtesse Marianna De Fusco et, sur ses terres de la Vallée de Pompéi, entendit une voix l'exhorter à répandre le Rosaire pour le salut. De cet épisode naquit l'engagement de construire un sanctuaire dédié à Notre-Dame du Rosaire à Pompéi, approuvé par Léon XIII, devenu son ami. Sœur Vincenza Maria Poloni fut la fondatrice de l'Institut des Sœurs de la Miséricorde de Vérone, présent dans des maisons et des communautés en Italie, en Allemagne, au Portugal, en Tanzanie, en Angola, au Burundi, en Argentine, au Brésil et au Chili. Figure entièrement vouée à la charité envers les pauvres et les malades, son engagement puisait force et inspiration dans sa proximité avec le Saint-Sacrement, jour et nuit. Sœur Maria Troncatti devint également sainte, la deuxième après sainte Maria Domenica Mazzarello à appartenir à l'institut des Filles de Marie Auxiliatrice.

    Deux martyrs furent également canonisés : l'archevêque Ignatius Maloyan, tué en 1915 lors du génocide arménien perpétré par l'Empire ottoman ; et Peter To Rot, le catéchiste papou tué en 1945 pendant l'occupation japonaise parce qu'il s'opposait à la réintroduction de la polygamie et qui devint le premier saint de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

    La foi, a dit le Pape, « soutient notre engagement pour la justice, précisément parce que nous croyons que Dieu sauve le monde par amour, en nous libérant du fatalisme » et que le Christ est « l'humble qui appelle les puissants à la conversion, le juste qui nous rend justes » comme en témoignent les sept nouveaux saints que Léon XIV définit comme « non pas des héros, ni des champions d'un idéal, mais des hommes et des femmes authentiques ».

  • Notre foi tiendra-t-elle jusqu’au bout ? Notre espérance restera-t-elle intacte ?

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    D'Aline Lizotte sur le site Smart Reading Press :

    LE FILS DE L’HOMME, QUAND IL VIENDRA, TROUVERA-T-IL LA FOI SUR LA TERRE ? (LC 18, 8)

    «La sainte Église, pendant l’Avent, attend avec larmes et impatience la venue du Christ Rédempteur […]. Dans la bouche de l’Église, les soupirs vers le Messie ne sont point une pure commémoration des désirs de l’ancien peuple : ils ont une valeur réelle, une influence efficace sur le grand acte de la munificence du Père céleste qui nous a donné son Fils», explique Dom Guéranger. Dans la foi, la prière du chrétien acquiert la certitude de cette venue.

    Saint Paul écrit : «“Il est monté”, qu’est-ce à dire, sinon qu’il est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre ? Et celui qui est descendu, c’est le même qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses» (Ép 4, 9-10). L’Apôtre nous dit aussi que celui qui est monté «viendra pour être glorifié dans ses saints et admiré en tous ceux qui auront cru» (2Th 1, 10).

    Notre vie est tellement tissée d’espoirs déçus ! Qui ne se souvient de cette complainte de Barbara, sortie en 1964, qui chantait de sa voix douce et grasseyante :

    Dis ! Quand reviendras-tu ?
    Dis ! Au moins le sais-tu ?
    Que tout le temps qui passe ne se rattrape guère…
    Que tout le temps perdu ne se rattrape plus !

    Ce fut le tube de ces années-là !

    La phrase de Jésus clôt la parabole qu’il dit pour encourager ceux qui prient sans cesse et qui semblent ne pas être exaucés (cf. Lc 18, 1-8). C’est l’histoire de ce juge inique qui refuse de rendre justice à cette veuve qui ne cesse de l’implorer. Exaspéré, il accepte d’exaucer son désir pour un seul faux motif : qu’elle cesse de lui «rompre la tête», lui qui ne craint ni Dieu, ni les hommes. Homme dur et inique, aucun sentiment de compassion, aucun devoir de justice – pourtant il est juge – ne traverse sa conscience ; il ne cède ni à la pitié, ni à la souffrance. Quelle antithèse avec Dieu qui entend les cris de ses enfants qui l’implorent nuit et jour ! Dieu peut-il ne pas faire justice ? Et pourtant ! Dis ! Quand reviendras-tu ?

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  • Dimanche des missions : Qui va leur dire ?

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    Une homélie de l'abbé Christophe Cossement (Tournai) (archive 2013) :

    Qui va leur dire?

    homélie du 29e dimanche, « des missions »

    Le pape François fait des déclarations interpellantes, qui ne laissent pas les médias indifférents. Dernièrement il a dit que le prosélytisme était une bêtise grandeur nature1. Il pourrait y avoir des gens qui en concluraient qu’il ne faut pas parler explicitement de Dieu, du Christ, de notre foi en lui, mais plutôt servir, transformer l’Église en un grand service social. Or, le pape est bien clair : le service fait partie de l’action normale de toute communauté chrétienne et de tout chrétien, mais ce n’est pas à ce service que se résume la mission de l’Église et du baptisé. S’il ne faut pas de prosélytisme, il faut la mission, en faveur de tous ceux qui connaissent mal ou pas du tout l’amour de Dieu que le Christ nous révèle et nous fait vivre. Depuis le moment où il a été élu successeur de Pierre, le pape Bergoglio n’a pas arrêté d’inciter l’Église à « s’ouvrir », à atteindre les hommes jusque dans leurs plus lointaines « périphéries existentielles ». Il ne faut pas persuader, mais il faut annoncer.

    Sommes-nous convaincus que le Christ est pour tous, et que c’est manquer l’essentiel de sa vie que de l’ignorer ? Jadis on parlait du salut de l’âme et on craignait de ne pas être sauvés ou que des gens ne soient pas sauvés. Cela motivait à parler du Christ, mais c’était une motivation piégée, où la peur avait au moins autant d’importance que l’amour, où on répandait l’image d’un Dieu qui finalement demande des comptes et présente la facture de nos bêtises. Aujourd’hui on a tendance à penser que la foi n’est plus quelque chose de fondamental. Elle est un élément facultatif de la vie, un « si tu veux » qui ressemble à la crème fraîche qu’on peut ajouter sur ses fraises « si on veut, si on aime ça »… Nous considérons que le monde se sauve bien tout seul, ou qu’en tous cas les hommes de bonne volonté suffisent. « Qu’est-ce que la foi ajoute ? On n’a tout de même pas besoin d’être croyant pour faire le bien ! » Dieu devient une aide facultative, pour ceux qui ont le goût de la croyance.

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  • Ego clamavi (Introit du 29e dimanche du TO)

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    Ego clamavi, quoniam exaudisti me, Deus:
    inclina aurem tuam, et exaudi verba mea:
    custodi me, Domine, ut pupillam oculi:
    sub umbra alarum tuarum protege me.

    Moi, j’ai lancé mon appel, car vous m’avez exaucé, mon Dieu:

    prêtez-moi l’oreille, et exaucez mes paroles:
    gardez-moi, Seigneur, comme la prunelle de l’œil:
    à l’ombre de vos ailes protégez-moi.
    Ps.  1
    Exaudi Domine iustitiam meam:
    intende deprecationem meam.
    Écoutez, Seigneur, ma juste cause:
    soyez attentif à ma supplication.
  • Les saints martyrs jésuites du Canada (19 octobre)

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    Saint-Martyrs Canadiens

    Les Saints Martyrs Canadiens (source)

    Canonisés et proclamés par Pie XII: PATRONS DU CANADA

    Brève biographie des Saints Martyrs Canadiens

    Le 27 septembre 1540, le basque Ignace de Loyola avec un groupe d'amis dans le Seigneur fonde l’ordre des Jésuites. En 1625, une mission des Jésuites arrivent d’abord en Acadie puis ils iront sur les rives du St-Laurent. En 1626, les Jésuites installent une mission le long de la rivière St Charles qui se situe près de Québec. Ils construisent leurs habitations et apprennent des langues amérindiennes. Le père Lejeune est alors le directeur de la communauté.

    Le père Jean de Brébeuf aura pour tâche de fonder une mission chez les Hurons-Wendat. Ils habiteront un territoire qu'on nommera la Huronie. Ce territoire est situé sur la péninsule de Penetanguishene, aux abords de la Baie Georgienne dans le comté de Simcoe en Ontario.

    Les Jésuites, ou « Robes-noires » comme les autochtones les nommaient, ont transmis le christianisme aux populations autochtones. Les missionnaires ont converti beaucoup de Hurons. Les Français ont malheureusement apporté la variole et d'autres maladies européennes. Les épidémies ont tué un grand nombre d'autochtones.

    Les Iroquois qui étaient les ennemis des Hurons, considéraient les Jésuites comme des cibles légitimes car ils se posaient en alliés des Hurons, lesquels étaient leurs ennemis. Les missionnaires furent tués lors des guerres entre les Hurons et les Iroquois.

    Saint-Jean-de-Brebeuf

    JEAN DE BRÉBEUF est né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire en Normandie. En 1617, il entre chez les Jésuites. Ses ennuis de santé lui empêchent cependant d'acquérir une connaissance théologique très étendue. De 1622 à 1625, il sera économe au collège de Rouen.

    Il est un des premiers Jésuites à arriver en Nouvelle-France. Le 19 juin 1625, il arrive donc à Québec.

    Les colons ne font pas très bon ménage avec les Jésuites. Le père Brébeuf s'installe le long de la rivière St-Charles dans un tipi et essaie de vivre la vie des Autochtones pincipalement avec les Montagnais. Il vivra une errance de 5 mois.

    En 1626, il franchit 800 milles en canot vers les villages de la Huronie. Cette route conduit les voyageurs par le St-Laurent et l'Outaouais vers la Baie Georgienne et aux Grands-Lacs. Il existait un pacte de bonne entente entre les Hurons et les Français. Champlain les côtoyait et leur faisait confiance.

    De 1626 à 1629, le père Brébeuf s'établit à Troanché, son premier défit est d'apprendre leur langue. En 1629, il est rappelé d'urgence à Québec et assiste à la prise du poste par les Kirke. En juillet 1629, il repart pour la France où il occupera différents postes. En 1633, il retourne en Huronie et cette fois pour y fonder une mission afin de tenter d'évangéliser les Amérindiens. Le 19 septembre 1634, après réflexion, Jean de Brébeuf fixe sa mission à Ihonatiria (St-Joseph) et commence l'évangélisation des Hurons qui s'avère difficile à cause de leurs moeurs. Deux ans plus tard, c'est une épidémie de petite vérole et de grippes malignes qui les frappent. La petite vérole fait tomber à 12,000 une population de 30,000 âmes. Cette épidémie souleva toute la nation contre le père Brébeuf et ses compagnons. Cette situation rendait odieuse la présence des missionnaires. Le père Brébeuf, sentant son sort vulnérable, écrit un testament dans lequel il annonce un futur massacre.

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  • Les théologiens et les érudits qui nient la virginité de Marie constituent un « défi » pour l’Église

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    De Victoria Cardiel sur ACI Prensa via CWR :

    Les théologiens et les érudits qui nient la virginité de Marie constituent un « défi » pour l’Église

    Détail de "L'Immaculée Conception" (1767-69) de Giovanni Battista Tiepolo, au Musée du Prado, Espagne. (Wikipédia)
    17 octobre 2025

    Le père Stefano Cecchin, OFM, président de l' Académie mariale pontificale internationale (PAMI), qui dépend directement de la Curie romaine, a déclaré dans une récente interview que l'Église est confrontée à des défis persistants concernant les vérités sur la Vierge Marie.

    Cecchin a déclaré à ACI Prensa, le partenaire d'information en langue espagnole de CNA, que le PAMI est confronté chaque jour à des défis de la part des protestants ainsi que de certains groupes au sein de l'Église catholique, ouvertement et indirectement, qui nient le dogme de la virginité de Marie établi au concile d'Éphèse en 431 après J.-C. et au concile du Latran de 649.

    « Il y a des théologiens et des biblistes qui disent que la virginité de Marie est un mythe, et c'est très dangereux parce que les Pères de l'Église, et même le Coran, défendent la virginité de Marie », a déclaré le prêtre.

    Le diable est derrière les attaques contre l'Immaculée Conception

    Cecchin est un expert en mariologie et du dogme de l'Immaculée Conception, qui fait référence à la préservation de Marie du péché originel dès sa conception dans le ventre de sa mère et a été officiellement défini par le pape Pie IX le 8 décembre 1854.

    Marie a toujours été la cible des attaques du diable, explique Cecchin, notamment en raison de son rôle dans l'économie du salut.

    « Le diable travaille dur ; je l'ai souvent vu, surtout contre l'Immaculée Conception », a-t-il déclaré. « Je vois comment il continue d'attaquer la figure de Marie, et en ce moment même, il l'attaque au sein de l'Église avec ceux qui, par exemple, disent que Marie n'est pas vierge. »

    « La première attaque contre le Christ concernait la virginité de Marie, qui aurait couché avec un soldat romain. Jésus n'était donc pas le véritable fils de Dieu. Si nous remettons en question la virginité de Marie, nous remettons en question toute la chrétienté », a-t-il souligné.

    Cecchin a rappelé que, d'un point de vue biblique et théologique, Marie occupe une place unique dans l'histoire du salut, en tant que mère de Dieu et figure de l'Église. Il a expliqué que son rôle ne se limite pas à l'Incarnation passée, mais qu'elle continue d'être active dans la vie spirituelle des croyants.

    « Le fait est que ce n'est pas nous qui cherchons Dieu, mais lui qui nous cherche. C'est pourquoi, après l'ascension de Jésus au ciel, les anges ont dit [aux apôtres] qu'ils ne le reverraient pas avant son retour au jour glorieux. Mais Jésus confie l'Église à Marie : “Voici ta mère.” C'est pourquoi Marie continue de prendre soin de nous et s'efforce de nous ramener à lui », a-t-il expliqué.

    « Dieu ne veut pas que quiconque aille en enfer »

    Le directeur du PAMI, qui est chargé de coordonner tous les chercheurs et sociétés mariologiques du monde entier, a souligné que les apparitions mariales et les appels à la conversion doivent être compris comme des expressions de la miséricorde divine, et non comme des manifestations de peur ou de punition.

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  • Bartolo Longo, ancien sataniste devenu apôtre du Saint Rosaire et de Notre-Dame de Pompéi, sera canonisé ce 19 octobre

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    Sept nouveaux saints seront canonisés par le pape Léon XIII le 19 octobre

    Dans une célébration mondiale de sainteté, le pape Léon XIV canonisera sept nouveaux saints ce dimanche 19 octobre, lors d'une messe solennelle à la basilique Saint-Pierre.

    Parmi ces sept personnes figurent trois femmes et quatre hommes, représentant un puissant échantillon de l'Église : missionnaires, martyrs, laïcs et religieux. Leurs origines s'étendent de Papouasie-Nouvelle-Guinée, du Venezuela, de Turquie et d'Italie, signe manifeste de l'universalité de l'Église.

    Un futur saint, autrefois membre d'une secte satanique, s'est converti de manière spectaculaire et est devenu un fervent promoteur du Saint Rosaire en Italie, offrant un message de rédemption radicale. 

    D'Antonio Tarallo sur la NBQ :

    Bartolo Longo, le converti qui fait aimer la Madone

    Anticlérical et même, pendant un an et demi, « prêtre sataniste », Bartolo Longo a vécu une conversion extraordinaire, notamment grâce à trois personnes. Voici l'histoire de ce bienheureux natif de Latiano, grand apôtre du Saint Rosaire et de Notre-Dame de Pompéi.

    07_05_2022

    Marie entre dans la vie de chacun de nous avec une force et une douceur incroyables. Sa voix, un murmure, un vent qui souffle dans le cœur et l'élargit jusqu'à prendre pleinement racine dans l'âme. C'est le miracle de la conversion. Nombreux sont ceux qui ont fait l'expérience de cette effusion de l'Esprit : et en vivant ce changement de vie, ils sont devenus, à leur grande surprise, enfants (et même, dans une certaine mesure, bien-aimés) de la Mère par excellence, la Vierge Marie.

    Bartolo Longo est l'un des exemples les plus illustres de ces conversions extraordinaires . Son nom est inextricablement lié à la Vierge de Pompéi, la Madone à laquelle chaque Napolitain est attaché. Mais qui était Bartolo Longo, « l'homme de la Madone », comme l'appelait saint Jean-Paul II en 1980, le jour de sa béatification ? Quelle vie menait-il avant de rencontrer la Vierge sur son chemin ? Et comment sa vie a-t-elle changé à partir de ce moment ? Pour répondre à ces questions, il nous faut voyager, en imagination, jusqu'à Latiano, une petite ville de la province de Brindisi. C'était le 10 février 1841, lorsque naquit le petit Bartolomeo. Enfant intelligent et extraverti, il aimait les plaisirs de la vie, en particulier la musique. Il l'aimait tellement qu'il ne mangea que des pommes de terre pendant un an pour économiser afin de s'acheter un piano et une flûte. Mais une ville sera fondamentale dans sa vie : Naples, où il s'inscrivit à la faculté de droit en 1863.

    Naples représente une pierre angulaire de son anticléricalisme : dans les années suivant l’unification de l’Italie, un fort sentiment antireligieux et antipapal prévalait dans les salles de classe des universités napolitaines. Les manifestations contre l’Église, le clergé et la foi catholique étaient alors quotidiennes. Bartolo Longo fut emporté par ce courant. Mais ce n’est pas tout : après avoir lu la Vie de Jésus du philosophe français Ernest Renan, il adhéra pleinement au mouvement de protestation anticlérical. C’est durant ces années qu’il assista avec enthousiasme aux cours de littérature et de philosophie de professeurs ouvertement anticatholiques tels qu’Augusto Vera, Bertrando Spaventa et Luigi Settembrini : des cours universitaires marqués par le positivisme ambiant et, par conséquent, par le déni du surnaturel. Ce fut le tremplin décisif pour rejoindre une secte satanique, où il devint même « prêtre sataniste » pendant environ un an et demi. Les adeptes de ce mouvement avouaient communiquer fréquemment avec le diable, qui leur apparaissait sous les traits de l'archange Michel.

    Mais quelle est l'origine de ce changement de vie ? Dans cette histoire de conversion, trois noms seront déterminants pour le changement d'orientation du jeune Longo : le premier est le professeur Vincenzo Pepe, son compatriote et homme à la foi inébranlable. C'est vers lui que Bartolomeo se tournera, lui expliquant la détresse physique et mentale qu'il ressentait à cause de son engagement dans le spiritisme. Et le professeur Pepe l'orientera vers un directeur spirituel, le dominicain Alberto Radente, deuxième personnage clé de sa conversion. Peu après, le père Radente parviendra à le faire entrer dans le Tiers-Ordre dominicain. C'est là un tournant dans l'histoire : l'Ordre fondé par saint Dominique – comme chacun sait – est profondément lié à la Vierge Marie et, surtout, à la pratique du Saint Rosaire, une dévotion ancienne qui trouve ses racines dans la fondation même des Frères Prêcheurs (XIIIe siècle). Et c'est ainsi que Barthélemy commence son chemin vers Marie, à travers ces grains du Rosaire qui deviennent pour lui les étapes vers l'ascèse, vers le Paradis : des profondeurs de l'enfer jusqu'au Ciel marial bleu.

    De Naples, il retourna dans sa ville natale et commença à se consacrer à une vie de charité et d'œuvres caritatives. Mais peu après, Naples reprit vie : aspirant à de plus grandes œuvres, il s'y installa de nouveau. Il y rencontra une femme qui contribua à sa formation religieuse et à sa conversion de plus en plus radicale : la noble Marianna Farnararo, veuve de De Fusco, troisième personnage clé de l'épopée de Longo. À partir de ce moment, Bartolo connut un tournant décisif, devenant le compagnon inséparable de la comtesse dans ses œuvres caritatives.

    Et comment Pompéi est-elle née dans le cœur de Longo ? Laissons-le raconter par ses propres mots :

    Un jour d'octobre 1872, la tempête qui s'abattait sur mon âme me brûla le cœur plus que jamais et me remplit d'une tristesse profonde, presque désespérée. Je quittai le casino De Fusco et me mis à marcher précipitamment à travers la vallée, sans savoir où. Et ainsi, en marchant, j'atteignis l'endroit le plus sauvage de ces régions (…). Tout était enveloppé d'un profond silence. Je regardai autour de moi : pas une âme en vue. Puis je m'arrêtai brusquement. Je sentis mon cœur éclater. Dans cette obscurité de l'âme, une voix amicale sembla me murmurer à l'oreille : « Si tu cherches le salut, répands le Rosaire. C'est la promesse de Marie. Quiconque répand le Rosaire est sauvé ! »

    Cette pensée fut comme un éclair qui brisa l'obscurité d'une nuit d'orage. Satan, qui me tenait captive comme une proie, entrevit sa défaite et resserra son étreinte sur moi. Ce fut la lutte finale, une lutte désespérée. Avec l'audace du désespoir, je levai le visage et les mains au ciel et, me tournant vers la Vierge céleste, je me suis écriée : « S'il est vrai, m'écriai-je, que vous avez promis à saint Dominique que quiconque répand le Rosaire sera sauvé, je serai sauvée, car je ne quitterai pas cette terre de Pompéi sans y avoir répandu votre Rosaire. » Personne ne répondit : un silence de mort m'enveloppa. Mais d'un calme qui succéda soudain à la tempête dans mon âme, je devinai que peut-être ce cri d'angoisse serait un jour exaucé. Un écho lointain venu de la campagne parvint à mes oreilles et me secoua : c'était l'Angélus de midi. Je me prosternai et articulai la prière qu'un monde de fidèles adresse à Marie à cette heure-là. En me relevant, je vis une larme couler sur ma joue. La réponse du ciel ne s'est pas fait attendre .

    Ces mots semblent sortis de la plume de Paul Claudel : poétiques, vrais, touchants. Le voyage de Bartolo Longo avait enfin atteint sa destination : Pompéi. En 1982, l’historien Gabriele De Rosa décrivait le fondateur du sanctuaire de Notre-Dame de Pompéi comme le plus grand promoteur laïc de la dévotion à Notre-Dame du Rosaire au XXe siècle. Un texte de Giovanni Croiset, intitulé « Esercizi di Pietà » , se distingue dans sa bibliothèque privée ; il s’agit du septième volume des œuvres complètes du jésuite français. En le feuilletant, on est frappé par un commentaire de Longo : « Quelle est ma vocation ? Écrire sur Marie, faire louer Marie, faire aimer Marie . » En bref, toute sa mission.

  • Saint Luc et la Vierge Marie

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    Le site "Marie de Nazareth", très bien construit, analyse l'évangile de saint Luc (fêté ce 18 octobre) et la très riche information qu'il contient concernant la Vierge Marie :

    L'Evangile selon saint Luc et la Vierge Marie

    Saint Luc est celui qui parle le plus de la Vierge Marie : sur 152 versets du Nouveau Testament regardant la Vierge de Nazareth,  environ 90 sont en Luc (cliquer sur les liens pour accéder aux textes).

     Partie : Evangile selon St Luc

  • Saint Luc (18 octobre), un évangéliste soucieux d'exactitude historique

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    Extraits des Evangiles de Noël du Père René Laurentin (1999) :

    L'historicité de l'Evangile de l'enfance selon Saint Luc

    • L'évangile de l'enfance selon Luc est préfacé par une claire déclaration d'historicité :

    « Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des évènements accomplis parmi nous, d'après ce que nous ont transmis ceux qui furent depuis le commencement témoins oculaires, et sont devenus serviteurs de la Parole, il m'a paru bon, à moi aussi, après m'être rigoureusement informé de tout depuis l'origine, d'en écrire pour toi un récit en bon ordre excellent Théophile, pour que tu saches la certitude des paroles que tu as reçues. »

    Le souci des « témoins oculaires », affirmé par ce Prologue, est patent dans les deux chapitres de l'enfance. Luc se réfère, à 3 reprises, aux témoins qui « gardaient ces paroles évènements » dans leur coeur (Luc 1, 66 ; 2, 19 et 51). Et son Évangile témoigne constamment du souci de s'informer, non seulement auprès des Douze, mais de la famille de Jésus, et des femmes qui l'avaient accompagné comme disciples dans son ministère (Ac 8, 1-3, etc.). Dans les actes des Apôtres (1, 14), il situe en bonne place dans la communauté primitive, ces 2 catégories (femmes et famille) au recoupement desquelles il nomme : « Marie, Mère de Jésus », témoin et source des récits de l'enfance, selon Lc 2, 19 et 51.

    • L'examen attentif des Évangiles de l'enfance manifeste leur souci d'une référence exacte aux faits et évènements. J'ai détaillé ces indices dans les Évangiles de l'enfance. En voici quelques-uns : 

    Luc a écrit le récit de la Visitation en reprenant, pas à pas, des thèmes et termes du transfert de l'Arche d'Alliance selon 2 S 6. Invente-t-il donc ce récit selon ce modèle symbolique ? On a un indice du contraire : « l'arche demeura 3 mois dans la maison d'Obededom », disait le récit-modèle (2 S 6, 11). Luc reprend cette phrase et ce chiffre en 1, 56 pour évaluer le temps que Marie passa dans la maison de Zacharie. Mais il ajoute le mot « environ » qui n'appartient pas au texte source. Cette nuance manifeste le souci de ne pas forcer le rapprochement. 

    Il ne fait pas de Marie une descendante de David, ce qui l'aurait bien arrangé pour étoffer les attaches davidiques du Christ. A partir du IIe siècle, les écrivains chrétiens, animé du même zèle généalogique, n'auront pas la même retenue. Ils feront de Marie une descendante de David, non par information, mais par logique et convenance. Luc est plus rigoureux. Il ne précise pas l'ascendance de Marie. Il lui eut pourtant été facile de l'affirmer avec celle de Joseph (1, 27) : « Tous deux », aurait-il pu dire, comme il dit 2 fois pour le couple Zacharie-Elisabeth. A la différence de cette dernière (1, 5) et de la prophétesse Anne (2, 36), Marie est la seule femme dont il ne précise pas la lignée. 

    Pour que le Christ cumule les traits des 2 Messies de Qumran : « Messie royal issu de David et Messie sacerdotal issu d'Aaron », Luc manifeste les attaches sacerdotales de Jésus : Elisabeth était « descendante d'Aaron (1, 5), et Marie, sa parente » (1, 36), dit-il. Mais il laisse ce lien dans le vague, et ne dit point Marie descendante d'Aaron. 

    René Laurentin, Les évangiles de Noël, Desclée, 1999