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Foi - Page 52

  • Belgique : la pratique religieuse connaît une baisse extrêmement rapide et vertigineuse

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    Du site de la RTBF :

    Où en est la religion catholique aujourd’hui dans notre pays ? "C’est la fin de la pratique religieuse institutionnelle"

    24 octobre 2025

    L’Église catholique belge vient de publier son huitième rapport annuel. On y constate une baisse importante des funérailles religieuses, des baptêmes, des premières communions, des mariages. A souligner aussi une hausse des baptêmes des adultes, la fréquentation de l’Église le troisième dimanche du mois d’octobre et le succès des retraites spirituelles. Où en est donc l’Église catholique en Belgique aujourd’hui ?

    Par  sur base d'un entretien de 
     
    Allez-vous encore souvent à l’église pour un baptême, un mariage, des funérailles, un office religieux ? Où en est la religion catholique aujourd’hui dans notre pays ? L’Église catholique belge vient de publier son huitième rapport annuel et apporte des réponses.

    Petite radioscopie de la pratique religieuse et de la place de l’Église catholique en 2025 dans notre société en Belgique avec Caroline Sägesser, historienne, chargée de recherches au CRISP (...)

    Pratique religieuse en baisse

    Un enterrement sur trois seulement a été célébré par l’Église catholique. C’est une baisse de plus de 26% depuis 2018. Pour Caroline Sägesser, c’est interpellant "parce que très longtemps, le taux de funérailles religieuses est resté élevé. C’est assez logiquement un indicateur qui a baissé plus tardivement que les autres".

    Ce qui frappe surtout cette historienne, c’est la baisse des baptêmes des nouveau-nés : "Ça dessine peut-être un peu l’avenir de la religion. Et donc, en 2008, il y avait encore plus d’un nouveau-né sur deux qui étaient baptisés. Aujourd’hui, nous sommes à un sur quatre. Donc, c’est ce chiffre-là, moi, qui me frappe".

    Ce rapport annuel de l’Église catholique témoigne, aux dires de Caroline Sägesser, d'"un bouleversement sociétal extrêmement profond, avec ce changement d’une société qui restait dominée par l’Église, par la foi catholique, vers une société sécularisée. C’est la foi, la pratique religieuse qui est en baisse extrêmement rapide et vertigineuse. Mais les structures que ce monde catholique avait mises en place, elles, elles restent bien vivaces comme l’enseignement catholique". La fréquentation des écoles catholiques est en hausse.

    Une quête de spiritualité

    Autre tendance qui frappe aussi bien Caroline Sägesser (...), c’est la baisse du nombre de prêtres, une diminution du clergé de 30% en 6 ans. Un tiers en moins. (...)

    Un rapport preuve de transparence de l’Église catholique de Belgique

    Ce rapport annuel de l’Église catholique belge est un vrai signe de transparence de cette institution où les ministres du culte sont payés par le ministère de la justice.

    Pour Caroline Sägesser, les autres religions ne font pas de même : "C’est extrêmement frustrant de ne pas disposer de semblables données pour les autres religions. Maintenant, il faut souligner qu’elles ne sont pas organisées de la même façon. Donc, cette capacité qu’a l’Église catholique de solliciter l’ensemble des paroisses pour demander la transmission des chiffres, dans les autres religions, on ne peut pas agir de la même façon. Donc, ce n’est pas forcément une volonté, une absence de transparence, mais c’est bien souvent simplement une impossibilité de communiquer des chiffres. Et donc, c’est bien dommage que du côté des études scientifiques, on n’ait pas des données un peu plus substantielles à se mettre sous la dent".

  • « Nous ne pouvons pas continuer, en tant qu’Église, à nous enfoncer davantage dans la confusion » (Mgr Schneider)

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    D'InfoVaticana :

    « Assez de confusion » : l’évêque Schneider demande à Léon XIV une réponse claire sur la foi

    Dans une interview exclusive avec Per Mariam, l'évêque Athanasius Schneider a averti que l'Église catholique connaît « une confusion de foi sans précédent » et a demandé au pape Léon XIV un acte magistériel qui réaffirmerait la doctrine et restaurerait la clarté perdue au cours des dernières décennies.
    « Le pape doit affermir toute l’Église dans la foi ; c’est sa première tâche », a rappelé Schneider, « une mission que Dieu lui-même a confiée à Pierre et à ses successeurs. »
    Le prélat, auxiliaire d'Astana (Kazakhstan), a souligné que l'Église est « plongée dans un brouillard doctrinal » qui affecte la foi, la morale et la liturgie, affaiblissant ainsi l'identité catholique. « Nous ne pouvons pas continuer à avancer dans la confusion. Cela va à l'encontre du Christ lui-même et de l'Évangile. Le Christ est venu nous apporter la vérité, et la vérité signifie la clarté », a-t-il affirmé avec fermeté.Pour Schneider, la solution réside dans un geste public du pape réaffirmant l'intégrité de la foi catholique. À cet égard, il a proposé un document similaire au Credo du Peuple de Dieu promulgué par saint Paul VI en 1968, en pleine crise postconciliaire.
    Après plus de cinquante ans, la confusion s'est accrue, au lieu de diminuer, surtout durant le dernier pontificat. Un tel acte constituerait l'un des plus grands gestes de charité du pape envers ses enfants spirituels et ses frères évêques.

    « Fiducia Supplicans » et la confusion autour des bénédictions pour les couples de même sexe

    Interrogé sur le document Fiducia Supplicans et les récentes déclarations du pape Léon XIV sur l'« accueil des personnes », Schneider s'est montré catégorique. Selon lui, le texte du Dicastère pour la doctrine de la foi « doit être aboli » car il introduit une ambiguïté sur une question morale essentielle à la vie de l'Église.
    Le document fait expressément référence aux “couples de même sexe”. Bien qu’il affirme que ce ne sont pas leurs relations qui sont bénies, mais les personnes elles-mêmes, elles sont indissociables. C’est un jeu de mots qui prête à confusion et suggère que l’Église approuve de telles unions.
    L'évêque a rappelé que l'Église a toujours béni les pécheurs qui cherchent sincèrement la conversion, mais n'a jamais béni une situation contraire à la loi de Dieu. « Nous ne pouvons pas bénir ce qui contredit la création et la volonté divine », a-t-il souligné.
    Dieu accepte tout le monde, mais appelle à la repentance. Accepter les pécheurs sans les inviter à changer n'est ni la voie de Dieu ni celle de l'Évangile.
    Le prélat a expliqué que le véritable accueil chrétien consiste à accompagner avec charité ceux qui souhaitent abandonner le péché, et non à les confirmer dans leur erreur. « Nous devons leur dire : "Vous êtes les bienvenus, mais ce que vous vivez ne correspond pas à la volonté de Dieu. Nous vous aiderons à échapper au mal, même si cela prend du temps." Voilà le véritable amour », a-t-il souligné.Enfin, il a mis en garde contre la participation de clercs ou de fidèles à des mouvements qui cherchent à modifier la morale révélée :
    Nous ne pouvons pas participer à des organisations qui visent à modifier les commandements de Dieu. Soutenir leurs objectifs serait une trahison de l'Évangile et de la mission de l'Église de sauver les âmes.

    « Marcher ensemble » signifie pèlerinage vers le Christ, et non s’adapter au monde

    Concernant le concept de « marcher ensemble », si souvent répété dans le processus synodal, Schneider a averti que sa véritable signification a été déformée et doit revenir à ses racines christologiques.
    La synodalité signifie cheminer vers le Christ, qui est la Voie, la Vérité et la Vie. L'Église ne peut pas parler pour elle-même, mais transmet fidèlement ce que le Christ a révélé.
    L'évêque a expliqué que l'Église est militante, appelée à combattre l'erreur, le péché et la confusion spirituelle. « L'Église sur terre est une Église combattante. Nous luttons contre nos mauvais penchants, contre le diable et contre l'esprit du monde », a-t-il rappelé, citant saint Paul et saint Jean.Pour Schneider, le sens de « marcher ensemble » ne consiste pas dans l’écoute sociologique ou l’adaptation au monde, mais dans la communion des fidèles qui cheminent vers la Jérusalem céleste.
    « Marcher ensemble signifie avancer comme un cortège de croyants qui savent en qui ils ont cru, qui professent clairement la vérité et l’expriment dans la beauté de la liturgie. »
    Le prélat a également mis en garde contre la présence de « faux prophètes au sein de la communauté ecclésiale » qui égarent les fidèles du droit chemin. Il a donc appelé à la vigilance et à la fermeté doctrinale.
    « La synodalité doit servir à proclamer plus clairement la beauté de la vérité du Christ et à éviter toute ambiguïté. L'Église doit adorer Dieu par une liturgie digne et sacrée, témoignage visible de sa foi », a-t-il insisté.
    Le Seigneur n'a pas dit : “Écoutez les gens et demandez-leur leur avis.” Il a dit : “Allez proclamer la vérité.” Le pape et les évêques ont la lourde tâche de proclamer la vérité avec amour et fermeté, pour libérer l'humanité du mal.

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  • Les voyages, les détours et les miracles de Saint Antoine Marie Claret (24 octobre)

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    De sur le CWR :

    Les voyages, les détours et les miracles de Saint Antoine Marie Claret

    Les années passées à étudier la théologie, la philosophie et les langues, à apprendre à vivre une vie de pénitence et d’obéissance et à trouver le silence, l’ont aidé à devenir un grand missionnaire.

    Une photo d'Antonio María Claret (1807-1870), vers 1860. (Image : Wikipédia)
    Des événements surnaturels étonnants se produisent parfois au cours de la vie des saints. Mais il est rare que les miracles soient si fréquents dans la vie d'un saint qu'on puisse écrire un livre à leur sujet. Antoine-Marie Claret (1807-1870), fêté le 24 octobre, est l'un de ces saints.

    Anthony est né à Sallent, en Espagne. À l'âge de cinq ans, il resta au lit tard un soir, réfléchissant aux sujets graves que sont Dieu, le jugement, le Ciel et l'Enfer, sujets qu'il avait appris de ses bons parents catholiques. Alors qu'il essayait d'imaginer l'éternité, une pensée terrible lui traversa l'esprit. Que serait la punition éternelle ? En imaginant la douleur de ceux qui souffrent « pour toujours et à jamais » loin de notre Dieu d'amour, ce garçon compatissant fut profondément touché. Il n'oublia jamais cette expérience, et l'expression « pour toujours et à jamais » non seulement lui resta gravée dans la tête, mais la triste pensée de la séparation d'avec Dieu orienta toute sa vie.

    Malgré ses débuts pieux, la vie d'Anthony fut semée d'embûches. Dévot dans son enfance, il se consacra, à l'adolescence, au défi de travailler dans l'entreprise manufacturière de son père. Son aptitude à créer des motifs de tissage complexes et son sens du leadership assurèrent la prospérité de l'entreprise. Mais lorsqu'Anthony réalisa que la soif de profit commençait à dominer sa vie, il abandonna ce mode de vie.

    Après avoir prié, il décida de donner sa vie à Jésus-Christ et de devenir prêtre. Durant ses années au séminaire, il était presque certain que Dieu l'appelait à devenir moine chartreux. Mais lorsqu'il fut prêt pour l'ordination, il comprit que sa vocation se situait hors d'un monastère, et non à l'intérieur.

    Tout au long de sa vie, Antoine reçut des visions de Notre Seigneur et de la Sainte Vierge. Il partageait rarement ces expériences, sauf lorsque cela pouvait aider les autres. Par exemple, dans son autobiographie, il relate un événement survenu alors qu'il était jeune. Il pataugeait avec des amis près de la plage lorsqu'une grosse vague l'emporta à l'eau. Antoine ne savait pas nager et faillit se noyer. Mais lorsqu'il se souvint de prier pour l'aide de la Sainte Vierge, il se retrouva instantanément et inexplicablement sur le rivage. La leçon, expliqua-t-il plus tard à d'autres, était de faire confiance à l'amour de Marie pour nous et de ne pas oublier de demander son intercession maternelle lorsque nous sommes en difficulté.

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  • L'oecuménisme et la création au centre de la prière commune du pape et du roi d'Angleterre

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Le roi Charles en prière avec le pape; au centre : l'œcuménisme et de la création

    Une visite d'État et une visite religieuse pour le monarque britannique, qui participa à une liturgie œcuménique avec Léon XIV dans la chapelle Sixtine. La dernière fois, c'était au IXe siècle, bien avant le schisme anglican. Le souverain fut alors accueilli comme un frère royal dans la basilique d'Ostie.

    24_10_2025

    Photo Vatican Media/LaPresse

    Charles III et Léon XIV parlent la même langue et sont tous deux chrétiens, mais le premier a un accent différent, le second une confession différente. Hier, c'était leur jour de prière commune à la Chapelle Sixtine, la première pour un pape et un chef de l'Église anglicane. Le dernier roi anglais à prier avec un pape fut Æthelwulf de Wessex, qui se rendit à Rome en 855 après J.-C. avec le futur Alfred le Grand. Un autre Léon, Léon IV, siégeait sur le trône de Pierre.

    Le monarque britannique devait se sentir à l'aise en priant avec Prévost, car sa spiritualité et sa curiosité pour le catholicisme sont bien connues de ses sujets. Le mois dernier, Charles s'est « entraîné » en assistant aux funérailles de la duchesse de Kent en la cathédrale catholique de Westminster. En 2019, alors qu'il était encore héritier du trône, Charles est venu à Rome pour la canonisation du cardinal John Henry Newman et a rencontré François avant la cérémonie.

    La première visite royale officielle au Vatican avait été reportée en raison de la convalescence du pape argentin après son hospitalisation à l'hôpital Gemelli. Cependant, Charles et Camilla ont tout de même eu le temps de rencontrer Bergoglio lors d'une audience privée en avril dernier. Cette image a suscité l'espoir pour la santé du pontife après la frayeur subie à l'hôpital Gemelli. Le couple royal a donc été parmi les derniers dignitaires à être reçus par François de son vivant.
    La visite d'hier a été l'occasion de rencontrer Léon XIV. Le souverain a été accueilli avec faste et, dans la chapelle Sixtine, il a également admiré deux tapisseries de la série des  Actes des Apôtres  de Raphaël.

    Prevost a dirigé la prière avec l'archevêque anglican d'York, Stephen Cottrell. La gêne d'une prière œcuménique avec Sarah Mullally, la nouvelle archevêque anglicane de Canterbury, qui n'a pas encore pris ses fonctions, a ainsi été évitée. Par le passé, les rencontres œcuméniques avec les papes ont accueilli le primat de l'Église d'Angleterre, née du schisme de 1534. Cette fois, pour la première fois, il a été décidé d'impliquer directement le chef, qui est aussi le monarque. Une solution plus prestigieuse, mais aussi plus pratique maintenant que Canterbury a une femme évêque.

    Au cœur de la liturgie, en latin et en anglais, se trouvait non seulement l'unité des chrétiens, mais aussi la protection de la création, un thème toujours cher à Charles III. C'est pourquoi les psaumes et les lectures étaient centrés sur Dieu Créateur et l'espérance. Un hommage, donc, au thème du jubilé actuel. Après l'audience avec le pape et le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin, Charles et Camilla ont visité la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, où se conclut la Semaine annuelle de prière pour l'unité des chrétiens.

    Lors des discussions officielles, il y a eu : comme l'a annoncé le Saint-Siège, « un échange de vues a eu lieu sur plusieurs questions d'intérêt commun, telles que la protection de l'environnement et la lutte contre la pauvreté », mais la nécessité de continuer à promouvoir le dialogue œcuménique a également été évoquée. Un geste symbolique dans ce sens a été la nomination de Charles III comme Frère royal de Saint Paul et sa prise de possession d'une chaire portant les armoiries royales et l'inscription latine « Ut unum sint », titre également de l'encyclique de saint Jean-Paul II sur l'œcuménisme, qui célébrait cette année son trentième anniversaire.

  • Le pape Léon XIV nomme saint John Henry Newman saint patron de l'éducation catholique

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    D'Hannah Brockhaus sur CNA :

    Le pape Léon XIV nomme saint John Henry Newman saint patron de l'éducation catholique

    Le pape Léon XIV nommera saint John Henry Newman saint patron de l'éducation catholique dans un document qui sera publié le 28 octobre à l'occasion du 60e anniversaire de Gravissimum Educationis, la déclaration du Concile Vatican II sur l'éducation chrétienne.

    Le Saint-Père désignera Newman comme saint co-patron officiel de l'éducation, aux côtés de saint Thomas d'Aquin, lors du Jubilé du monde de l'éducation au Vatican, du 27 octobre au 1er novembre, qui devrait attirer 20 000 pèlerins.

    Le saint sera également déclaré 38e docteur de l'Église par Léon XIV lors de la messe de clôture du jubilé, le 1er novembre, solennité de la Toussaint. 

    Le cardinal José Tolentino de Mendonça, préfet du Dicastère de la Culture et de l'Éducation, a annoncé la prochaine désignation lors d'une conférence de presse le 22 octobre.

    Newman, a déclaré de Mendonça, est un « éducateur extraordinaire et une grande source d’inspiration pour la philosophie de l’éducation ».

    Le pape publiera également le 28 octobre un document pour commémorer le 60e anniversaire de Gravissimum Educationis .

    Le document de Léon « réfléchira sur l'actualité de la déclaration et sur les défis auxquels l'éducation doit faire face aujourd'hui, en particulier les écoles et les universités catholiques », a déclaré de Mendonça.

    Le cardinal a déclaré que Gravissiumum Educationis est un « document fondamental qui a profondément marqué la vision contemporaine de l'éducation. Ce document a joué un rôle fondamental au sein et en dehors de l'Église, et il mérite d'être reconnu. »

    En plus de réaffirmer le droit universel à l'éducation, la déclaration de Vatican II a marqué « un changement important dans le langage, c'est-à-dire dans la mentalité, pour parler de l'école, non pas en termes d'institutions mais en termes de communautés éducatives », a-t-il ajouté.

    Le cardinal a cité longuement le document du pape qui sera publié le 28 octobre, selon lequel Gravissimum Educationis « n'a rien perdu de son mordant » depuis sa publication. 

    «Depuis sa réception, une constellation d'œuvres et de charismes est née... un héritage spirituel et pédagogique capable de traverser le XXIe siècle et de répondre aux défis les plus urgents», affirme le pape dans le document.

    « Cet héritage n'est pas gravé dans la pierre : c'est une boussole qui continue de nous indiquer la voie à suivre », déclare Léon XIV. « Les attentes d'aujourd'hui ne sont pas moindres que celles auxquelles l'Église était confrontée il y a 60 ans. Elles se sont même élargies et complexifiées. […] L'histoire nous interpelle par une urgence nouvelle. Des changements rapides et profonds exposent les enfants, les adolescents et les jeunes à une fragilité sans précédent. Il ne suffit pas de préserver : il faut relancer. » 

    « Je demande à toutes les institutions éducatives d’inaugurer une saison qui parle au cœur des nouvelles générations, en recomposant savoir et sens, compétence et responsabilité, foi et vie. »

    Selon les dernières statistiques du Vatican partagées lors de la conférence de presse du 22 octobre, il existe 230 000 universités et écoles catholiques présentes dans 171 pays, au service de près de 72 millions d'étudiants.

  • Le cardinal néerlandais Eijk : la communion pour les divorcés remariés seulement s'ils sont chastes

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    De kath.net/news :

    Le cardinal néerlandais Eijk : la communion pour les divorcés remariés seulement s'ils sont chastes

    22 octobre 2025

    L'archevêque métropolitain d'Utrecht : « Les couples divorcés remariés civilement dans une seconde union ne peuvent recevoir la communion à l'église que s'ils n'ont pas de rapports sexuels. »

    Rome (kath.net) « Les couples divorcés remariés civilement et engagés dans une seconde union ne peuvent recevoir la communion à l'église que s'ils n'ont pas de relations sexuelles. » C'est par cette déclaration claire et sans ambiguïté que le cardinal Willem Jacobus Eik, archevêque métropolitain d'Utrecht, a répondu hier aux questions des journalistes lors de la présentation de son nouveau livre « Le lien d'amour : enseignement catholique sur le mariage et l'éthique sexuelle », qui s'est tenue à l'Athénée pontifical Regina Apostolorum. Le portail catholique privé « Silere non possum », basé au Vatican et apparemment géré par des initiés du Vatican, a rapporté l'information.

    Le cardinal a abordé précisément ce qu'il a appelé « un problème souvent débattu aujourd'hui » : la question des divorcés remariés et de leur capacité à participer à l'Eucharistie. « Le paragraphe 84 du Familiaris Consortio de saint Jean-Paul II stipule que, dans de tels cas, il convient de s'abstenir de relations sexuelles », a rappelé Eik. « Pourquoi ? Parce qu'un mariage civil n'est pas un lien régulier ; ce n'est pas un mariage valide tant que l'alliance du premier mariage sacramentel est encore valable. C'est là tout l'enjeu », a-t-il expliqué, se référant à l'enseignement de Jean-Paul II et à la doctrine catholique sur le lien sacramentel indissoluble du mariage.

    Le cardinal a ensuite rappelé la dimension théologique de la question, affirmant qu'elle ne saurait se réduire à une question purement disciplinaire ou pastorale. « Certaines personnes vivent cette situation, mais souhaitent néanmoins aller à l'église et recevoir les sacrements. C'est, bien sûr, difficile. Le Christ se donne totalement à nous dans le sacrement de l'Eucharistie, et nous aussi devons nous donner totalement à lui. Et si cela fait défaut au mariage, la communion ne peut être reçue », a-t-il expliqué, réaffirmant le lien profond entre l'Eucharistie et le sacrement du mariage.

    Le cardinal a réaffirmé la nécessité d'une cohérence sacramentelle tout en précisant que l'Église n'exclut pas les personnes dans de telles situations. « Silere non possum » rapporte : « Bien sûr, les personnes dans de telles relations sont chaleureusement accueillies dans l'Église. Elles peuvent participer à nos liturgies et à nos activités caritatives. Mais elles ne peuvent pas communier pour les raisons que j'ai expliquées. » Être accueilli n'implique pas un droit absolu à recevoir un sacrement. Eik a également décrit la pratique pastorale de son Église : « Aux Pays-Bas, nous procédons ainsi : ces personnes peuvent également s'approcher du prêtre pendant l'Eucharistie, mais les bras croisés, et recevoir une bénédiction. Je dois dire que cela fonctionne dans de nombreux cas. Cela contribue à atténuer le sentiment d'exclusion ; cela semble être une solution satisfaisante : nous aussi pouvons nous approcher du prêtre ; nous pouvons nous avancer pendant l'Eucharistie comme les autres ; nous ne sommes pas obligés de rester assis, mais nous pouvons venir recevoir une bénédiction. »

    Autres articles de kath.net sur le cardinal Eijk :voir le lien.

    Photo d'archive Cardinal Eijk © Archidiocèse d'Utrecht

  • Le rapport complet sur l'état de l'Eglise en Belgique

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    Pour accéder au rapport dans son intégralité et le télécharger, cliquez sur l'image ci-dessous :

     

  • « Le champion du saint Nom de Jésus, le chef des armées catholiques contre les infidèles. » (23 octobre)

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    StCapestrano.jpg23 octobre : SAINT JEAN de CAPISTRAN - Prêtre franciscain - (1386-1456)

            Jean, né à Capistrano, dans l'Abruzze, était fils d'un gentilhomme français qui avait suivi à Naples le duc d'Anjou, devenu roi de ce pays. Après ses humanités, il fut envoyé à Pérouse pour y étudier le droit canonique et civil. On le pourvut d'une place de judicature, et un homme riche et noble, charmé de ses qualités éminentes, lui donna sa fille en mariage. Tout lui souriait dans le monde, quand tout à coup s'évanouirent ces flatteuses espérances.

             Dans une guerre contre le roi de Naples, la ville de Pérouse le soupçonna de prendre le parti de ce prince ; on le fit arrêter. Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. Sur ces entrefaites sa femme étant morte, il résolut de ne plus servir que Dieu.

             Il vendit tous ses biens, paya sa rançon, distribua le reste aux pauvres, et se réfugia chez les Franciscains, au monastère du Mont, près de Pérouse. Le gardien, craignant que cette vocation ne fût l'effet d'un dépit passager plutôt que d'un mouvement de la grâce, voulut l'éprouver. Il lui ordonna de faire le tour de la ville de Pérouse dont il avait été gouverneur, monté à rebours sur un âne, couvert d'un mauvais habit et la tête coiffée d'un bonnet de carton où étaient écrits divers péchés. Après une telle épreuve, les humiliations du noviciat ne lui coûtèrent plus.

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  • L'homélie de Benoît XVI pour la béatification de Jean-Paul II

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    HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI À L'OCCASION DE LA BÉATIFICATION DU SERVITEUR DE DIEU JEAN-PAUL II sur le Parvis de la basilique Saint-Pierre, le dimanche 1er mai 2011 : 

    Chers frères et sœurs!

    Il y a six ans désormais, nous nous trouvions sur cette place pour célébrer les funérailles du Pape Jean-Paul II. La douleur causée par sa mort était profonde, mais supérieur était le sentiment qu’une immense grâce enveloppait Rome et le monde entier: la grâce qui était en quelque sorte le fruit de toute la vie de mon aimé Prédécesseur et, en particulier, de son témoignage dans la souffrance. Ce jour-là, nous sentions déjà flotter le parfum de sa sainteté, et le Peuple de Dieu a manifesté de nombreuses manières sa vénération pour lui. C’est pourquoi j’ai voulu, tout en respectant la réglementation en vigueur de l’Église, que sa cause de béatification puisse avancer avec une certaine célérité. Et voici que le jour tant attendu est arrivé! Il est vite arrivé, car il en a plu ainsi au Seigneur: Jean-Paul II est bienheureux!

    Je désire adresser mes cordiales salutations à vous tous qui, pour cette heureuse circonstance, êtes venus si nombreux à Rome de toutes les régions du monde, Messieurs les Cardinaux, Patriarches des Églises Orientales Catholiques, Confrères dans l’Épiscopat et dans le sacerdoce, Délégations officielles, Ambassadeurs et Autorités, personnes consacrées et fidèles laïcs, ainsi qu’à tous ceux qui nous sont unis à travers la radio et la télévision.

    Ce dimanche est le deuxième dimanche de Pâques, que le bienheureux Jean-Paul II a dédié à la Divine Miséricorde. C’est pourquoi ce jour a été choisi pour la célébration d’aujourd’hui, car, par un dessein providentiel, mon prédécesseur a rendu l’esprit justement la veille au soir de cette fête. Aujourd’hui, de plus, c’est le premier jour du mois de mai, le mois de Marie, et c’est aussi la mémoire de saint Joseph travailleur. Ces éléments contribuent à enrichir notre prière et ils nous aident, nous qui sommes encore pèlerins dans le temps et dans l’espace, tandis qu’au Ciel, la fête parmi les Anges et les Saints est bien différente! Toutefois unique est Dieu, et unique est le Christ Seigneur qui, comme un pont, relie la terre et le Ciel, et nous, en ce moment, nous nous sentons plus que jamais proches, presque participants de la Liturgie céleste.

    «Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru.» (Jn 20,29). Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus prononce cette béatitude : la béatitude de la foi. Elle nous frappe de façon particulière parce que nous sommes justement réunis pour célébrer une béatification, et plus encore parce qu’aujourd’hui a été proclamé bienheureux un Pape, un Successeur de Pierre, appelé à confirmer ses frères dans la foi. Jean-Paul II est bienheureux pour sa foi, forte et généreuse, apostolique. Et, tout de suite, nous vient à l’esprit cette autre béatitude : «Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux» (Mt 16, 17). Qu’a donc révélé le Père céleste à Simon? Que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. Grâce à cette foi, Simon devient «Pierre», le rocher sur lequel Jésus peut bâtir son Église. La béatitude éternelle de Jean-Paul II, qu’aujourd’hui l’Église a la joie de proclamer, réside entièrement dans ces paroles du Christ: «Tu es heureux, Simon» et «Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru.». La béatitude de la foi, que Jean-Paul II aussi a reçue en don de Dieu le Père, pour l’édification de l’Église du Christ.

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  • Saint Jean-Paul II "le géant de Dieu" (22 octobre)

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    D'"Evangile au Quotidien" :

    St Jean-Paul II

    Saint Jean-Paul II
    « Le Géant de Dieu »
    Pape (263e) de 1978 à 2005

     « Au vu de la dimension extraordinaire avec laquelle ces Souverains Pontifes ont offert au clergé et aux fidèles un modèle singulier de vertu et ont promu la vie dans le Christ, tenant compte des innombrables requêtes partout dans le monde, le Saint-Père François, faisant siens les désirs unanimes du peuple de Dieu, a disposé que les célébrations de saint Jean XXIII, Pape, et de saint Jean-Paul II, Pape, soient inscrites dans le Calendrier Romain général, la première le 11, la deuxième le 22 octobre, avec le degré de mémoire facultative. […] »

    De la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, 29 mai 2014, solennité de l’Ascension du Seigneur.

    « Frères et sœurs, n’ayez pas peur d’accueillir le Christ et d’accepter son pouvoir ! Aidez le Pape et tous ceux qui veulent servir le Christ et, avec la puissance du Christ servir l’homme et l’humanité entière ! N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! 

    Ces paroles mémorables, prononcées le 22 octobre 1978 dans l’homélie du début du pontificat (>>> Vidéo Extraits du discours du Pape) restent, désormais, sculptées dans les cœurs de tous les chrétiens et des hommes de bonne volonté du monde entier.

    Ce que le Pape demandait à tous, lui même l’a fait en premier : il a ouvert au Christ la société, la culture, les systèmes politiques et économiques, en inversant, avec la force d’un géant qui venait de Dieu, une tendance qui pouvait sembler irréversible.

    Karol Józef Wojtyła, devenu Jean-Paul II à son élection au Siège apostolique d'octobre 1978, est né le 18 mai 1920 à Wadowice, petite ville située à 50 km de Cracovie. Il est le plus jeune des trois enfants de Karol Wojtyła et d'Émilie Kaczorowska. Sa mère mourut en 1929. Son frère aîné Edmund, qui fut médecin, est décédé en 1932 ; leur père, ancien sous-officier, en 1941. Leur sœur Olga était décédée avant la naissance de Karol.

    Il fut baptisé le 20 juin 1920, dans l'église paroissiale de Wadowice, par le prêtre François Żak, fit sa Première Communion à neuf ans et reçut la Confirmation à dix-huit ans. Ses études secondaires près l'École Marcin Wadowita de Wadowice achevées, il s'inscrit en 1938 à l'Université Jagellon de Cracovie et à un cours de théâtre. L'Université ayant été fermée en 1939 par l'occupant nazi, le jeune Karol dut travailler sur un chantier de l'usine chimique Solvay afin de gagner sa vie et d'échapper à la déportation en Allemagne.arol Józef Wojtyła, devenu Jean-Paul II à son élection au Siège apostolique d'octobre 1978, est né le 18 mai 1920 à Wadowice, petite ville située à 50 km de Cracovie. Il est le plus jeune des trois enfants de Karol Wojtyła et d'Émilie Kaczorowska. Sa mère mourut en 1929. Son frère aîné Edmund, qui fut médecin, est décédé en 1932 ; leur père, ancien sous-officier, en 1941. Leur sœur Olga était décédée avant la naissance de Karol.

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  • "Une pneumatologie inversée qui « discerne » les actions de l'Esprit partout sauf dans l'Église"

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    De John M. Grondelski sur le New Oxford Review :

    Pneumatologie inversée ?

    De nombreux clercs d’Europe occidentale semblent penser que l’Esprit se déplace principalement en dehors de l’Église.

    21 octobre 2025

    La pneumatologie est la branche de la théologie qui traite du Saint-Esprit. On considère que le Saint-Esprit habite l'Église et la préserve de l'erreur.

    L'infaillibilité de l'Église n'est ni politique ni historique ; elle peut commettre des erreurs dans ces domaines, et elle en a commis. Son infaillibilité est liée à sa mission. L'Église existe pour une seule et unique raison : sauver les âmes en proclamant le Royaume de Dieu en Christ. Salus animarum suprema lex. Pour remplir sa raison d'être, l'Église doit être capable d'enseigner avec autorité et justesse en matière de foi et de morale. C'est pourquoi le Saint-Esprit habite en elle.

    Un article récent d'une source italienne a suscité cette question : sommes-nous aujourd'hui confrontés à une pneumatologie inversée ? À en croire certains membres de l'Église contemporaine, il semble que le Saint-Esprit travaille presque à rebours de la façon dont les catholiques ont généralement compris son action.

    La Nuova Bussola Quotidiana, qui rend compte de la conclusion du « processus synodal » de la Conférence épiscopale italienne, critique vivement ce qu'elle perçoit dans le document de la conférence comme une tentative d'approbation morale des activités homosexuelles (voir ici ). Cet article soulève des questions sur la manière dont certains semblent aujourd'hui comprendre le rôle du Saint-Esprit dans l'Église.

    Traditionnellement, le Saint-Esprit était perçu comme guidant l'Église – comme le Christ l'avait promis (Jn 16, 13) – « vers la Vérité tout entière ». Aujourd'hui, cependant, il semble presque que le Saint-Esprit se soit envolé par une de ces fameuses fenêtres ouvertes par Jean XXIII pour enseigner l'Église de l'extérieur. Si l'on écoute beaucoup de discours ecclésiaux aujourd'hui, on a l'impression que le Saint-Esprit s'est réfugié dans la laïcité, avec toutes ses œuvres et ses fastes, les utilisant comme instruments d'enseignement pour son Église « rétrograde » afin de se conformer au nouveau programme spirituel.

    Il est évident qu'un nombre important de clercs, notamment d'Europe occidentale, semblent penser que l'Esprit, qui se meut où il veut ( Spiritus spirat qui vult ; voir Jn 3,8), préfère se déplacer principalement hors de l'Église. Si l'on écoute cette « lecture renouvelée des signes des temps », l'aggiornamento actuel semble surtout prendre la forme du rôle de l'esprit du temps dans la mise à niveau spirituelle de l'Église. On est stupéfait par la rigidité et la résistance apparentes de l'Église, qui ont contraint l'Esprit, désormais délocalisé, à enseigner dans des bars gays, des foyers de divorcés remariés et toutes les autres religions, à l'exception de la religion catholique.

    Un appel renouvelé à l'« expérience vécue » est souvent lancé pour défendre cette approche. Mais cela soulève des problèmes théologiques cruciaux. L'expérience vécue est importante, mais elle n'est pas auto-interprétative. Elle n'est pas non plus coextensive à la fides. Le sensus fidelium présuppose un sensus fidei préalable, que les ecclésiastiques d'aujourd'hui ignorent souvent. Comme je l'ai déjà soutenu ( ici ), l'« expérience » n'est ni bonne ni mauvaise en soi ; c'est simplement un fait. L'expérience doit être mise à l'épreuve, et non canonisée. Sa signification, et surtout sa valeur, dépendent de sa compatibilité avec la foi reçue et défendue par l'Église, dans laquelle l'Esprit habite déjà.

    Cette pneumatologie inversée a également été sélective. En abordant la modernité, les lecteurs « spirituels » des signes des temps semblent avoir ignoré la seconde partie de 1 Thessaloniciens 5:21 : « Examinez tout, retenez ce qui est bon. » Cette « épreuve » ne se produit pas ex nihilo. Elle s'inscrit dans la tradition vivante et continue de l'Église, soi-disant inspirée par le Saint-Esprit et discernée selon une herméneutique de la continuité, puisque nous supposons que le Saint-Esprit n'est pas nominaliste et donc peu enclin à l'auto-contradiction.

    Je sais que certains pourraient juger ces réflexions exagérées, mais demandons-nous s'il est nécessaire d'aborder honnêtement la pneumatologie qui inspire certains développements actuels dans l'Église. Je suis assez vieux pour me rappeler comment, peu après la clôture du Concile Vatican II, il est devenu courant d'ignorer le contenu réel des textes conciliaires, préférant lire l'« esprit » du Concile. Je me souviens aussi d'un théologien français (dont le nom m'échappe maintenant) demandant que nous identifiions cet « esprit », au cas où certaines de ses manifestations nécessiteraient un exorcisme.

    Dans cette optique, il semble pertinent de se demander si certains, dans l'Église d'aujourd'hui, agissent selon une pneumatologie inversée qui « discerne » les actions de l'Esprit partout sauf dans l'Église, et quelles sont les conséquences ecclésiales d'une telle réflexion. Cette question paraît particulièrement pressante face à ce qui semble être un « processus synodal » flottant, où des questions doctrinales et morales établies semblent remises en question au nom d'un « discernement » indéfini. Avec tout le respect que je leur dois, je doute que certains semblent considérer l'« Esprit » comme parlant après 30 secondes de silence suivies d'un « partage ». Il semble que nous ayons besoin d'une pneumatologie plus riche.

    John M. Grondelski (Ph.D., Fordham) est l'ancien doyen associé de la Faculté de théologie de l'Université Seton Hall, à South Orange, dans le New Jersey.

  • Le bienheureux Charles de Habsbourg ou la politique comme une oeuvre de sainteté à l'égard des peuples

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    De Stefano Chiappalone sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    INTERVIEW / MARTIN D'AUTRICHE-ESTE

    Le bienheureux Charles de Habsbourg : la politique comme une oeuvre de sainteté à l'égard des peuples

    21-10-2022

    L'archiduc Martin d'Autriche-Este parle de son grand-père, le dernier empereur d'Autriche, dont la commémoration liturgique tombe aujourd'hui, jour anniversaire de son mariage avec Zita de Bourbon-Parme. Depuis l'île de Madère, où il est mort jeune en exil en 1922, la dévotion au souverain que saint Jean-Paul II a béatifié en 2004, le proposant comme un homme politique modèle et un homme de paix, s'est répandue dans le monde entier.

    En cette année du centenaire de sa mort, la mémoire liturgique du bienheureux Charles de Habsbourg (1887-1922), dernier empereur d'Autriche, que l'Église célèbre le 21 octobre, date de son mariage avec Zita de Bourbon-Parme (1892-1989), prend une signification particulière. La dévotion au saint empereur est encore très répandue dans le monde à travers la Gebetsliga, la Ligue de prière fondée lorsque Charles était encore enfant, sur les conseils d'une mystique hongroise, Mère Vincenzina : "Il faut beaucoup prier pour le petit archiduc, parce qu'un jour il deviendra empereur ; il devra beaucoup souffrir et sera une cible spéciale pour l'enfer".

    Monté sur le trône après le long règne de son grand-oncle François-Joseph, Charles s'est distingué en tant qu'homme de paix pendant la période dramatique de la Première Guerre mondiale, en tentant de répondre à l'appel - unique parmi les souverains européens - de Benoît XV pour mettre fin au "massacre inutile".

    En le béatifiant en 2004, Jean-Paul II a rappelé qu'en toute circonstance, politique et familiale, l'empereur s'est engagé à "chercher la volonté de Dieu en toute chose, à la reconnaître et à la suivre" et a "conçu sa fonction comme un saint service pour son peuple" : une vocation sacrée sur laquelle il ne pouvait pas "négocier", devenant indésirable pour le nouveau gouvernement républicain qui a décrété son exil sur l'île de Madère, où il est mort de privation à l'âge de 35 ans seulement, le 1er avril 1922, laissant derrière lui sa jeune épouse Zita et huit jeunes enfants.

    Une figure qui reste intemporelle en tant que modèle politique et familial, et qui incarne pour l'Europe d'aujourd'hui un message de réconciliation entre les peuples et avec ses racines chrétiennes, comme le raconte à La Nuova Bussola Quotidiana H.I.R. l'archiduc Martin d'Autriche-Este, neveu du bienheureux.

    Votre Altesse, commençons par Madère : la dévotion au bienheureux Charles est-elle encore bien ancrée un siècle après sa mort ?

    Le pèlerinage du centenaire, le 1er avril à Madère, sur la tombe même du bienheureux Charles, a été très ressenti non seulement par la famille, mais aussi par la population locale qui voue une grande vénération à son grand-père. La tombe est toujours pleine de fleurs, il y a toujours des gens qui viennent prier, l'évêque a célébré la messe pontificale... vous pouvez voir que le Bienheureux Charles est aimé à Madère.

    Donc, il y a une mémoire vivante, pas seulement une tombe... ?

    Non, absolument, au contraire. À l'aéroport, j'ai pris un taxi et le chauffeur m'a demandé d'où je venais, ce que je faisais, etc., et quand j'ai répondu que j'étais autrichien, il a dit : "Ah, mais il y a tant de vos compatriotes qui viennent pour le Bienheureux Charles ! La population participe également et a organisé une année qui lui est entièrement dédiée.

    Aujourd'hui, nous le voyons sur les autels, mais pour vous, petits-enfants, quelle était la relation avec cette figure de grand-père, que vous connaissiez indirectement mais grâce au témoignage privilégié de l'impératrice Zita ?

    Quand nous étions jeunes, nous n'en parlions pas tellement, peut-être par pudeur, mais aussi par une certaine discrétion car tout le processus était déjà en place. Ce n'est que plus tard, quand nous étions plus âgés, disons vers 12 ans, qu'ils nous en ont parlé davantage, mais pour nous, il s'agissait du grand-père, pas du "bienheureux". Nous avons ensuite fait connaissance avec la Ligue et assisté à des réunions, tant d'organisation que de prière, mais bien plus tard.

    Il y a même une imbrication entre le bienheureux Charles et saint Jean-Paul II dans les dates de son décès (respectivement le 1er et le 2 avril) et maintenant de la commémoration liturgique (21 et 22 octobre). N'est-il pas providentiel qu'il ait été béatifié par ce dernier, qui s'appelait Karol précisément en raison de l'admiration que le père du futur pape avait pour le jeune souverain ?

    Écoutez, j'ai eu exactement la même impression, identique : le dernier des cinq béatifiés ce jour-là, c'était lui, et en parlant de lui peu après, nous, les cousins, avons tous eu l'impression qu'un cercle se refermait.

    Auparavant, Jean-Paul II avait reçu la famille Habsbourg plus d'une fois.....

    J'étais présent à l'une de ces audiences et c'était très émouvant pour nous. C'était la messe du matin, assez tôt, et nous devions chanter. Ensuite, il nous a reçus, il nous a tous salués, et en sortant, me voyant, moi qui suis un peu plus grand que la moyenne, il m'a demandé : "Comment allez-vous, comment est l'air là-haut ?". Avec lui, nous nous sommes vraiment sentis en famille.

    Est-il vrai que le pape a appelé sa grand-mère "mon impératrice" ?

    C'est vrai, c'est vrai : je n'étais pas présent à cette occasion mais de nombreuses personnes m'en ont parlé.

    Les Habsbourg ont fait l'histoire de l'Europe, mais ils ont maintenant l'honneur et la charge de transmettre ces valeurs humaines et chrétiennes incarnées par le bienheureux Charles : peut-on dire, d'une certaine manière, que votre grand-père vous a transmis une "vocation" familiale ?

    Absolument, et nous le devons à notre grand-mère, qui a continué à nous transmettre ces valeurs, à nos parents, oncles et tantes et ainsi de suite, qui ont toujours porté haut ces principes, l'attachement à l'Église et à la foi. Grand-mère nous a transmis tout cela par son exemple, elle qui a vécu des choses énormes dans l'histoire, et qui a toujours été discrète, toujours humble. L'un des fruits est également les vocations sacerdotales : pendant trois siècles, il n'y en avait pas dans la famille et maintenant nous avons des cousins qui sont prêtres, dont le fils d'un de mes cousins qui a également donné un témoignage lors des célébrations du centenaire. C'est un débordement des grâces que nous avons reçues du bienheureux Charles et à travers son exemple.

    Votre grand-mère, l'impératrice Zita, est-elle aussi une "candidate" pour les autels ?

    Oui, elle a été proclamée servante de Dieu et le processus se poursuit.

    Une Europe éloignée de ses racines chrétiennes peut-elle encore se tourner vers un empereur sacré ? Ou peut-être est-ce encore plus nécessaire aujourd'hui ?

    Hélas, oui : voyez-vous, l'histoire a de curieuses récurrences. Maintenant, il y a la guerre en Ukraine, dans le territoire autrefois appelé Galice. Mon grand-père avait été stationné là-bas pendant deux ans, il connaissait donc bien le pays. Raison de plus pour qu'il soit invoqué aujourd'hui comme un champion de la paix.

    Vous ne pouvez donc pas reléguer cette figure dans le passé ?

    Non, non, c'est précisément la beauté de l'annonce des bienheureux et des saints : ils sont éternels, ils peuvent être placés dans n'importe quelle situation de n'importe quel temps. Aujourd'hui, on peut aussi le citer en exemple comme chef d'État et homme de paix, et c'est précisément ce qu'a fait Jean-Paul II. La Gebetsliga le souligne avec force : homme de paix, chef d'État et aussi père de famille, car de nos jours, la famille est menacée. Toutes ces raisons pour lesquelles il a été proclamé bienheureux sont à redécouvrir aujourd'hui.

    Votre Altesse, merci pour le temps que vous nous avez consacré...

    C'est moi qui vous remercie. Le temps consacré au bienheureux Charles est du temps bien investi (et je dis cela en tant qu'homme pratique, en tant qu'entrepreneur) car il rapporte non seulement lorsque nous serons là-haut, mais déjà maintenant. Et puis je dois dire que je suis privilégié : une fois, lors d'une conférence, j'ai dit que je suis " recommandé ", parce que je demande directement à mon grand-père de m'aider et regardez, ça marche toujours... !