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Foi - Page 791

  • Encore deux ordinations pour la Fraternité des Saints-Apôtres à Bruxelles

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    Ce samedi 25 octobre à 16h30, en l’église Sainte-Catherine de Bruxelles, Monseigneur André-Joseph Léonard ordonnera prêtre Frère Paul Chavanat et diacre Frère Grégory Kienlen, tous deux membres de la Fraternité des Saints Apôtres . Venez nombreux pour encourager ces deux nouvelles vies qui se consacrent entièrement au Christ et à sa Mère par le sacerdoce ! Et priez intensément pour eux, afin que l’Amour soit leur seul raison de vivre !

    Références :

     Site officiel de l'église Sainte-Catherine

    Site de la Fraternité des Saints Apôtres

     Les horaires de l'église Sainte-Catherine

    JPSC

  • La patiente révolution de François

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    En ce qui concerne l’homosexualité et le divorce, le synode n’est pas parvenu à un accord mais, en fin de compte, c’est le pape qui décidera. Et les changements qu’il veut introduire, il les a déjà en tête ou plutôt il les met déjà en pratique. Un commentaire sur le site Chiesa de Sandro Magister. Extraits :  

    [Le pape  ] …«  a voulu que le synode oriente la hiérarchie catholique vers une nouvelle perception du divorce et de l’homosexualité et il y a réussi, bien que le nombre de voix favorables au changement ait été faible lors des votes qui ont eu lieu au bout de deux semaines de discussions enflammées.

    En tout cas, ce sera lui qui, en fin de compte, prendra les décisions, comme il l’a rappelé à ceux des cardinaux et des évêques qui auraient encore eu quelques doutes à ce sujet. Pour leur rafraîchir la mémoire à propos de sa puissance "suprême, pleine, immédiate et universelle", il a fait appel non pas à un passage raffiné de la constitution "Lumen gentium" mais aux rocailleux canons du code de droit canonique.

     En ce qui concerne l’accès des divorcés remariés à la communion, on sait déjà quelle est l’opinion du pape. Lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, il autorisait les "curas villeros", ces prêtres qu’il envoyait dans les périphéries, à donner la communion à tout le monde, même si les quatre cinquièmes des couples n’étaient pas mariés. Et, depuis qu’il est pape, il ne craint pas d’encourager, par téléphone ou par lettre, des fidèles [divorcés] qui ont convolé en secondes noces à recevoir tranquillement la communion, tout de suite, sans même le préalable de ces "démarches de pénitence sous la responsabilité de l’évêque diocésain" dont il a été question au cours du synode, et il ne donne aucun démenti lorsque ces gestes viennent à être connus.

    Ses pouvoirs absolus de chef de l’Église, Jorge Mario Bergoglio les exerce aussi de cette manière. Et lorsqu’il insiste pour que l'ensemble de la hiérarchie catholique le suive dans cette voie, il sait très bien que la question de l’accès des divorcés remariés à la communion, qui ne concerne qu’un petit nombre de personnes, ouvre la voie à un changement bien plus radical et concernant beaucoup plus de gens, en faveur de la "possibilité d’un second mariage", ce qui implique la dissolution du premier. Cette possibilité est admise dans les Églises orthodoxes d'Orient et François avait déclaré, peu de temps après avoir été élu pape, "il faut l’étudier" aussi pour l’Église catholique, "dans le cadre de la pastorale du mariage".

     C’est au mois de juillet 2013 que le pape a rendu publique cette volonté. Mais, lors de cette même interview dans l’avion qui le ramenait du Brésil, il a également ouvert un chantier en ce qui concerne l'homosexualité, avec son mémorable "qui suis-je pour juger ?". Formule qui a été universellement interprétée comme absolvant des actes qui étaient depuis toujours condamnés par l’Église mais qui maintenant ne le sont plus, s’ils sont commis par quelqu’un qui "cherche le Seigneur avec bonne volonté".

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  • Synode : « Das drama geht weiter ! » (Cardinal Marx , au journal « La Reppublica »)

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    "Das Drama geht welter!" (Le spectacle continue) a déclaré dans une interview à la « Reppublica » (20 octobre 2014) le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Münich et membre influent du « G8 » du pape François.  Le spectacle dont parle ce prélat libéral est celui du Synode des Evêques, qui a connu dans la salle un coup de théâtre inattendu.  Roberto de Mattei ( ancien assistant du célèbre philosophe politique Augusto Del Noce et professeur d'histoire du christianisme à l'université européenne de Rome ) analyse ce « spectacle » sur le site « Corrispondenza Romana ». La traduction française se trouve sur le site « Benoît et moi ». Extraits.

    « La Relatio post disceptationem présentée le 13 octobre, en dépit des remaniements subis, n'a pas obtenu la majorité prescrite des deux tiers sur deux points cruciaux: l'accès à la communion de la part des divorcés remariés et l'ouverture aux couples homosexuels, le premier point atteignant 104 voix favorables et 74 contraires et le deuxième, 118 placet contre 62 non placet

    Malgré l'évidente débâcle, le cardinal Marx, un des plus fervents représentants du courant progressiste, s'est déclaré satisfait car le processus révolutionnaire se fait en plusieurs étapes. Sur quelques thèmes, a-t-il expliqué, "nous avons fait deux pas en avant et un en arrière".

    Le coup de frein, bien plus important que prévu, a toutefois été imposé par la résistance des Pères synodaux (…). 

    En matière de foi et de morale, toute exception introduit une règle et chaque nouvelle règle ouvre la voie à un système normatif qui renverse l'ancien. La nouveauté a une portée révolutionnaire qu'il faut saisir dans son moment embryonnaire. Le cardinal George Pell, dans une interview télévisée au Catholic News Service, a défini la demande de la communion aux divorcés comme un cheval de Troie ouvrant la voie à la reconnaissance des unions homosexuelles.

    Le nombre des divorcés remariés qui demandent à recevoir la communion est en effet négligeable. Bien autre chose est en jeu: l'acceptation de la part de l'Eglise de l'homosexualité, considérée non comme un péché ou une tendance désordonnée, mais comme une "tension" positive vers le bien, digne d'accueil pastoral et de protection juridique. Les cardinaux Marx et Schönborn ont étés clairs à ce sujet et le secrétaire adjoint du Synode, Mgr Bruno Forte, élève de l'école hérétique de Tubingen, en a exécuté les desiderata, se révélant être l'auteur des passages les plus scabreux de la première Relatio.

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  • Cent mille chrétiens tués chaque année en raison de leur foi

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    Madrid (Agence Fides) – Le Centre pour les Etudes du Christianisme global des Etats-Unis estime qu’environ 100.000 chrétiens meurent chaque année à cause de leur credo religieux soit une moyenne d’un toutes les cinq minutes. En outre, dans différents pays, de nombreuses minorités religieuses subissent violence et persécution. Pour n’en citer que quelques-uns, en Irak, en Syrie, au Nigeria, au Cameroun, au Soudan, au Pakistan, en Somalie et en Egypte, des personnes âgées, des femmes, des hommes et leurs enfants chrétiens vivent dans des conditions de totale insécurité. Ils sont chassés de leurs maisons, incarcérés pour blasphème et tués brutalement. Des églises sont incendiées lors des célébrations liturgiques. Des fillettes sont enlevées et contraintes à se marier. Parmi les différentes initiatives en faveur de la liberté de religion et de culte, la fondation espagnole CitizenGo, constituée pour promouvoir le respect de la dignité humaine et des droits qui en découlent dans tous les contextes, et la Fondation internationale Novae Terrae ont promu une pétition en vue de la protection des chrétiens et des autres minorités religieuses au Proche Orient et dans d’autres parties du monde, où le phénomène de la persécution religieuse est constant. Jusqu’ici, la pétition a recueilli plus de 200.000 signatures. Les deux fondations sollicitent les responsables européens et des autres continents afin qu’ils s’engagent en faveur de la liberté de religion et de culte contre tout type de persécution. (AP) (Agence Fides 23/10/2014)

  • Le déclin du courage

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    L’éditorial de Philippe Maxence, rédacteur en chef du bimensuel l’Homme Nouveau, publié le 23 octobre sur le site du journal :

    « C’est parce que nous sommes des pécheurs que nous avons besoin que l’Église ne varie pas dans ses principes. C’est parce que nous aspirons à la vie éternelle que nous avons besoin d’une boussole pour y parvenir. L’Histoire de l’Église nous apprend que la barque a souvent menacé de sombrer mais que Dieu, contrairement aux hommes, est fidèle à sa Parole. Le Synode extraordinaire sur la famille a montré clairement que l’Église traverse une zone de tempête. Ce ne sont pas seulement les volontés qui manquent, mais aussi la raison qui s’affole comme l’aiguille de la boussole dans des zones magnétiques.

    La lâcheté des Occidentaux

    En 1978, Alexandre Soljénitsyne prononçait une allocution, mondialement connue aujourd’hui sous le nom de « Discours de Harvard ». Son titre était pourtant plus explicite : Le déclin du courage (réédité aujourd’hui aux Belles Lettres/Fayard, 70 p., 9,90 €.). Le célèbre dissident russe y disséquait la lâcheté des Occidentaux et refusait d’élever la société occidentale et ses modes de vie au rang de modèle. Ces derniers ont continué leur ravage et nous sommes souvent les témoins impuissants de cette dynamique perverse. Concernant la famille, le Synode devait proposer des voies pour y remédier. À mi-parcours, il a semblé vaciller et, sous le « primat du pastoral », se laisser submerger par la tentation de l’abdication.

     La voie du renouveau

    La prochaine étape sera le synode de 2015 et l’exhortation post-synodale que le Pape François offrira au monde à la suite de ces travaux. En attendant, en France ou ailleurs, dans l’Église ou dans le monde, il va falloir cesser avec le déclin du courage pour défendre avec vigueur la famille. Elle est attaquée ou mise en doute. Signe de contradiction, elle est aussi la voie du renouveau. »

    Pour illustrer le fondement de la crainte qui se profile, lire ici le cardinal Ruini parle du Synode la traduction faite par Jeanne Smits d’une interview donnée au « Corriere della Sera » par le cardinal Ruini (ancien président de la conférence épiscopale italienne). Les réponses du prélat se soucient de ne pas donner prise à la « dialectique » au sein de l’Eglise  mais sans relever, justement, la teneur « dialectique » de certaines propositions. Vous avez dit courage ?

    Ref.Le déclin du courage

    JPSC

  • Rome-FSSPX : « une place à prendre » pour la Fraternité Saint-Pie X ?

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    Le blog « salon beige » rapporte que Famille chrétienne a interrogé le secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei, Mgr Pozzo, à propos des discussions entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X. Extraits :

    "[...] C’est précisément pour dépasser les difficultés de nature doctrinale qui subsistent encore que le Saint-Siège entretient des rapports et des discussions avec la FSSPX, par le biais de la commission pontificale Ecclesia Dei. Celle-ci est étroitement liée à la Congrégation pour la doctrine de la foi, puisque le président de la commission est le préfet de la Congrégation lui-même.

    Ces relations et ces échanges se poursuivent depuis l’élection du pape François. Ils aident à clarifier les positions respectives sur les sujets controversés, pour éviter les incompréhensions et les malentendus, en maintenant vif l’espoir que les ­difficultés empêchant encore d’atteindre la pleine réconciliation et la pleine communion avec le Siège apostolique puissent être dépassées.

    Quels sont les sujets de désaccord qui persistent ?

    Les aspects controversés concernent d’une part l’estimation de la situation ecclésiale dans la période postérieure au concile Vatican II et des causes qui ont produit certains remous théologiques et pastoraux dans la période de l’après-concile et, plus généralement, dans le contexte de la modernité.

    D’autre part, ils portent sur quelques points spécifiques relatifs à l’œcuménisme, au dialogue avec les religions du monde et à la question de la liberté religieuse.

    Quelles sont les solutions juridiques qui pourraient être adoptées pour la FSSPX en cas d’accord ?

    Dans le cas d’une réconciliation complète, le statut canonique proposé par le Saint-Siège est celui d’une prélature personnelle. Sur ce point, je crois qu’il n’y a pas de problème de la part de la FSSPX. [...]

    Est-il envisageable de dissocier accord juridique et discussion doctrinale ? De mettre en place une prélature personnelle, tout en poursuivant, sur le plus long terme, les discussions sur les points théologiques controversés ?

    En cohérence avec le motu proprio Ecclesiae Unitatem de Benoît XVI (2009), la Congrégation pour la doctrine de la foi a toujours considéré que le dépassement des problèmes de nature doctrinale était la condition indispensable et nécessaire pour pouvoir procéder à la reconnaissance canonique de la Fraternité.

    Je me permets cependant de préciser que le dépassement des difficultés d’ordre doctrinal ne signifie pas que les réserves ou les positions de la FSSPX sur certains aspects qui ne relèvent pas du domaine de la foi mais qui concernent des thèmes pastoraux ou d’enseignement prudentiel du Magistère doivent être nécessairement retirées ou annulées par la Fraternité. Le désir de poursuivre la discussion et l’approfondissement de tels sujets qui font difficulté à la FSSPX, en vue de précisions et de clarifications ultérieures, non seulement est toujours possible, mais – au moins à mon avis – souhaitable et à encourager. On ne lui demande par conséquent pas de renoncer à cette exigence qu’elle manifeste à l’égard d’un certain nombre de thèmes.

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  • Mgr Marc Aillet : « Après le synode, trouver une troisième voie »

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    Le premier volet du Synode vient de s’achever. Au-delà des tensions partisanes, Mgr Aillet, évêque de Bayonne, regrette que loi et miséricorde semblent parfois opposées de manière dialectique. Il propose d’emprunter une troisième voie, inscrite au cœur de l'homme, où la loi est d’abord un chemin de croissance. Lu sur le site de « Famille chrétienne » :

    « Que faut-il penser du Synode ?

    Permettez-moi de commencer par un bémol. Un rapport du Synode, au lieu d’être un instrument interne pour guider la réflexion des groupes de travail, a été inopportunément publié à mi-parcours. Ses formules, même si elles pouvaient être généreuses, étaient hasardeuses et pleines d’ambiguïtés. Elles ont logiquement prêté le flanc à un embrasement des médias qui ont cru que l’Église admettrait les couples homosexuels et l’accès aux sacrements pour les divorcés remariés. Chacun s’est cru obligé de lancer son petit couplet sur le sujet. Maintenant, il va être difficile de rattraper ce couac dans l’opinion publique.

    Vous êtes sévère avec les médias…

    Je suis sévère avec le grain à moudre donné aux médias. On a donné à des personnes qui méconnaissent l’Église, qui s’appuient sur le seul critère de l’évolution des mœurs, un texte inabouti qu’elles ont pris pour argent comptant. Des lobbys ont fait pression, pesé sur nos propres réflexions et ont mis le focus sur deux aspects propres à la culture plutôt occidentale, hédoniste et individualiste : les divorcés remariés et l’union des personnes de même sexe.

    Notre communication, nous devons la soigner. Il valait mieux ne rien publier du tout et attendre la fin du synode, c’est de l’amateurisme. Cela dit, le pape a fait état des discussions animées qui ont traversé l’assemblée synodale, en précisant qu’elles sont saines, ce qui prouve que la parole a été libre et constructive.

    Malgré cette erreur de communication, le bilan du Synode est-il positif ou négatif ?

    J’ai été déçu de ne pas retrouver l’immense trésor de l’enseignement de Jean-Paul II sur la famille. Même s’il est cité dans le rapport final, on n’a pas l’impression que la théologie du corps, fruit d’une puissance intellectuelle et d’une expérience pastorale extraordinaires, soit mise à la disposition des familles.

    C’est dommage, car cette théologie, redécouverte aujourd’hui par des jeunes couples qui ne viennent pas forcément du « sérail », offre une aide puissante pour les relations interpersonnelles, le langage du corps, le lien intime, source de bonheur entre relation sexuelle et ouverture à la vie, l’amour conjugal et la procréation.

    Qu’avez-vous pensé du discours final du pape qui a fustigé les « traditionalistes » comme les « progressistes » ?

    Cette opposition dialectique dans laquelle le monde nous enferme fonctionne comme un piège. On n’a pas l’impression qu’on puisse sortir de cette opposition entre la doctrine et la pastorale. Entre ce qui relève de la vérité et ce qui relève de la miséricorde. C’est un peu comme si on ne pouvait sortir de cette opposition entre loi et liberté que par une négociation qui aboutirait à « un accord sur le désaccord » – pour reprendre la formule du pape adressée aux évêques d’Asie.

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  • 3 minutes en vérité avec le Père Thierry-Dominique Humbrecht – Catholiques, ne soyez plus passifs dans le débat intellectuel !

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    Vu sur le site « Famille chrétienne » :

     « Comment reconnaît-on un catholique ? C’est celui qui, dans un débat, tout rouge, au fond, se tait et dit oui à tout le monde ! » Le théologien et philosophe dominicain plaide avec vigueur pour une nouvelle génération de catholiques, capables de se réapproprier la culture chrétienne pour porter à leurs contradicteurs une parole de vérité universelle.

    Ref. Catholiques, ne soyez plus passifs dans le débat intellectuel ! 

  • Monseigneur Léonard au Synode pour la famille

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    JPSC

  • Le programme 2014-2015 de la Communauté Saint-Jean de Banneux

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    Sans titre.pngcliquer sur l'image pour consulter le programme

     

  • Le Père Zanotti-Sorkine répond aux questions de La Libre

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    Sur le site de la Libre.be :

    Il y a dix ans à Marseille, en haut de La Canebière, l’église Saint Vincent de Paul, dite "des Réformés", était menacée de fermeture, car très peu fréquentée. L’évêque tente une dernière chance et en confie la charge au père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (55 ans). Rapidement, dans ce quartier où les catholiques sont minoritaires, l’église est archi-pleine tous les dimanches. Plus de 1.000 baptêmes seront célébrés en dix ans dont 262 baptêmes d’adultes au cours des fêtes pascales. Depuis plusieurs semaines, trois prêtres de la Fraternité des Saints Apôtres – inspirée par le Père Zanotti-Sorkine - sont installés à l’Eglise Sainte-Catherine de Bruxelles.

    Entretien avec un prêtre médiatisé, voire encombrant pour certains...

    Vous êtes un ancien chanteur de cabaret. Comment s’est faite cette transition ?

    Tout naturellement. Je portais en moi depuis l'enfance le désir de la prêtrise, mais avec la volonté de rejoindre ceux qui étaient éloignés de la foi. Pendant une dizaine d'années, j'ai chanté tous les soirs de cabarets en pianos-bars la poésie française, j'ai vu les amours se faire et se défaire, la misère morale mais aussi la beauté intrinsèque de l'homme cachée dans des lieux d'enfer. Ce furent des années magnifiques où le Christ m'apprit que chaque être, quels que soient ses choix, son histoire, ses déviances, reste son enfant et continue mystérieusement d'être habité par son amour.

    Pourquoi avez-vous abandonné l’ordre des Dominicains, puis celui des Franciscains ?

    Je n'ai rien à reprocher à ces deux familles religieuses. Je les ai quittées pour des raisons diverses. Permettez-moi de penser qu'il me fallait en partir. Personne ne maitrise le cours de sa propre existence. Sans doute était-ce nécessaire que j'exprime d'une manière plus personnelle ce que je portais en moi d'idéal apostolique. Quelle est votre recette pour attirer les fidèles à la messe ? Les églises se rempliront si elles ouvrent leurs portes douze heures par jour, afin que l'on y perçoive avec ses sens la présence du Christ et de sa mère, que le silence y soit respecté pour permettre à l'âme de rejoindre l'amour qui est Dieu, que la liturgie eucharistique ne soit ni plate ni insipide ni bavarde, qu'elle soit célébrée sans pompe excessive mais avec soin et beauté. Il faut que le prêtre soit présent dans son église plusieurs heures par jour, qu'il n'ait rien du fonctionnaire, qu'il reçoive sans rendez-vous, qu'il parcoure les rues de son quartier et de la ville, parlant avec les uns et les autres…

    Et en soutane, comme vous ?

    Si possible en soutane ou en clergyman pour donner une chance à ceux qui ne pratiquent pas de voir un prêtre, de le reconnaître et de lui parler. Le prêtre ne doit pas être un homme de structure, de plans, dans lesquels les personnes se doivent absolument d'entrer, que l'on sente en lui qu'il n'est qu'un intendant des mystères de Dieu, un gérant et non le propriétaire des richesses divines.

    Malgré votre succès pastoral et en librairie, vous êtes fortement critiqué au sein de l’Eglise. Jugé encombrant et trop médiatique, comment percevez-vous ces critiques ?

    Ces critiques viennent en effet de l'intérieur de l'Eglise et dans la plupart des cas, de personnes qui ne m'ont jamais rencontré et qui fondent leur jugement sur leur propre sensibilité religieuse ou à partir de "on-dit". Comment voulez-vous alors que je les considère ? Je les laisse courir. Ce qui m'intéresse, c'est la foule des petits et des humbles qui ont besoin de Dieu et qui eux ne vous jugent pas parce qu'ils ne sont jamais idéologiques.

    Votre site internet est très impressionnant. Vous comprenez que vos détracteurs dénoncent ce côté bling-bling ?

    Très franchement, je n'ai pas l'impression que mon site soit bling-bling ! Il contient tout au plus des centaines d'homélies et quelque articles de presse... mais dites-moi, puisque nous en sommes à cette question, le prêtre doit-il rester dans son coin, effacé, couleur gris muraille, loin de la modernité, adepte du minima dans tout ce qu'il propose ? Je ne le crois pas. Nous sommes les représentants d'un Christ solaire et rayonnant qui, avant de monter sur la croix, a été suivi par des milliers de personnes à qui il a adressé sa parole de feu ! Et nous devons l'imiter... avant l'incontournable croix !

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  • N'oublions pas notre soeur Asia Bibi !

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    Sur Figaro Vox, le cri de l'Abbé Grosjean : «Ami chrétien d'Occident, n'oublie pas ta sœur Asia Bibi !»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - La condamnation à mort pour blasphème de la chrétienne pakistanaise Asia Bibi a été confirmée jeudi. L'Abbé Pierre-Hervé Grosjean appelle les Occidentaux à se mobiliser.

    L'abbé Pierre-Hervé Grosjean est curé de Saint Cyr l'Ecole et Secrétaire Général de la Commission «Ethique et Politique» du Diocèse de Versailles. Il a récement publié Aimer en vérité (Artège, 2014). Il est l'un des animateurs du Padreblog.

    Otage. Non pas des barbares de Daesh. Otage d'une loi. Mais la peine est la même: Asia Bibi est condamnée à mort. Au Pakistan, une loi contre le blasphème punit en effet de mort celui ou celle qui ose questionner l'Islam ou la vie de son prophète. Asia Bibi, mère de famille de cinq enfants, chrétienne, a osé affirmer devant des voisines sa foi en Jésus-Christ. Battue, inculpée, incarcérée, elle a été condamnée à mort en novembre 2010. Ses avocats ont fait appel. Cet appel vient d'être rejeté. La condamnation à mort est donc confirmée.

    Il faut sauver Asia Bibi, femme de courage et de foi, comme on a sauvé Meryem, cette jeune soudanaise de 27 ans, condamnée à la pendaison pour s'être convertie au christianisme. Meryem est aujourd'hui libre, refugiée à l'étranger avec son mari et ses enfants. La mobilisation de tous et de chacun peut changer le cours des évènements. En sommes-nous encore convaincus?

    Il faut sauver Asia Bibi, pour que ne soient pas vains les sacrifices de Salman Taseer, gouverneur du Pendjab, et de Shahbaz Bhatti, ministre fédéral des minorités religieuses. Ils ont été assassinés par des islamistes pour avoir pris la défense d'Asia Bibi et réclamé l'abrogation de la loi contre le blasphème. Ils sont l'honneur de leur pays.

    Il faut sauver Asia Bibi, devenue le visage et la voix de tous ces chrétiens persécutés dans des pays pourtant considérés comme «amis» par la France. Le Pakistan est le deuxième partenaire commercial de notre pays en Asie du Sud, ses gouvernants sont souvent reçus par les nôtres. Comment le pays des droits de l'homme pourrait-il se taire devant cette injustice? Comment pourrions-nous fermer les yeux au nom d'intérêts supérieurs? Comment vouloir sauver les chrétiens d'Irak des barbares de Daesh, si on n'est pas capable de sauver une chrétienne des lois d'un pays allié?

    Pakistan, Afghanistan, Arabie Saoudite… Ces pays et d'autres que nous aidons, que nous avons pu défendre ou avec lesquels nous commerçons, persécutent les chrétiens. La liberté religieuse y est inexistante. Combien de temps devrons-nous l'accepter? «Le respect et le dialogue requièrent la réciprocité dans tous les domaines, surtout en ce qui concerne les libertés fondamentales et plus particulièrement la liberté religieuse. Ils favorisent la paix et l'entente entre les peuples» rappelait Jean-Paul II dans son discours mémorable aux jeunes musulmans de Casablanca.

    Il faut sauver Asia Bibi… et il faut la sauver ensemble, chrétiens et musulmans, croyants et non croyants. Ami non-croyant, son sort te concerne aussi: à travers elle, c'est la liberté et la dignité de chacun que tu défends. Ami musulman, comme il est important et urgent de t'entendre prendre sa défense! Comme certains de tes frères qui ont protégé les chrétiens de Mossoul, parfois au prix de leur propre vie, sois donc le premier à proclamer que nul ne peut tuer ainsi au nom de ta religion. Ta parole est précieuse et courageuse. Ton silence serait terrible.

    Ami chrétien d'Occident, n'oublie pas ta sœur Asia Bibi. Sa fidélité réveille la tienne. Ta tiédeur spirituelle t'apparaît désormais insupportable quand d'autres de ton âge risquent leur vie pour ce même évangile que tu ne lis plus guère… Rattrape-toi en te mobilisant pour sauver cette sœur. Mais surtout, ami chrétien, toi et moi, offrons à nos frères persécutés la consolation de voir que leur martyre n'est pas vain, en décidant ici de ne plus être chrétiens à moitié…