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Foi - Page 904

  • Pourquoi on ne peut être chrétien et franc-maçon

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    Chrétien et franc-maçon : les raisons d'une incompatibilité

    Une inscription interdite par l'Eglise

    Source : Zenit.org

    A l'occasion de la démission d'un prêtre du diocèse d'Annecy pour appartenance active à la Franc-maçonnerie, le diocèse publie cette réflexion sur les "raisons d'une incompatibilité" entre ces deux appartenances, notamment en rappelant les décisions de la Congrégation pour la doctrine de la foi (cf. http://www.diocese-annecy.fr/rubriques/haut/diocese/leveque/textes-officiels/quelques-notes-sur-la-fm.pdf).

    Chrétien et franc-maçon :

    les raisons d’une incompatibilité

    Le Code de Droit canonique de 1983 ne fait pas mention expresse de la franc-maçonnerie, à la différence de celui de 1917. Ce fait a pu être interprété comme un changement de position de l’Église. Dans une note datée du 26 novembre 1983, La Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) précise que « le jugement de l’Église sur les associations maçonniques demeure inchangé... et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Église », ceci en raison même de l’incompatibilité entre les principes de la Franc-Maçonnerie (FM) et ceux de la foi chrétienne. La CDF se situe au plan de la foi et de ses exigences morales, étant donné que le fait d’adhérer à la FM met en cause les fondements de l’existence chrétienne.

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  • "Seulement" 1,5 million de personnes aux JMJ de Rio ?

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    D’Aymeric Christensen, sur le site de l’hebdomadaire “La Vie”

    “A moins de deux mois du début des Journées mondiales de la jeunesse, qui se tiendront cette année à Rio de Janeiro du 23 au 29 juillet, moins de 300.000 inscriptions auraient été enregistrées par l'organisation.

    Selon le journal brésilien Folha de S. Paulo, ce chiffre agit comme un indicateur du nombre final de participants, qui pourrait de ce fait ne pas dépasser 1,5 million de jeunes. Ces deux dernières années, le chiffre de 4 millions de personnes avait été évoqué pour cet événement. La crise économique mondiale fait partie des raisons invoquées pour expliquer le nombre relativement faible d'inscrits à l'heure actuelle, par rapport aux prévisions. Beaucoup de jeunes pourraient d'ores-et-déjà avoir renoncé au voyage en raison de son coût, d'autant que le Brésil serait « aujourd'hui considéré comme un pays où la vie est chère », avance la presse brésilienne.

    Quant aux catholiques brésiliens eux-mêmes, ils se partageraient entre ceux qui viendront effectivement aux JMJ de Rio et ceux qui opteraient plutôt pour la visite du pape François – premier pape issu d'Amérique latine – au sanctuaire Notre-Dame d'Aparecida, où il est attendu le 24 juillet.

    S'il venait à se confirmer en juillet, le chiffre d'1,5 million de participants placerait tout de même Rio de Janeiro parmi les plus importantes Journées mondiales de la jeunesse en terme de fréquentation, depuis leur création en 1984 par Jean-Paul II. Loin derrière les 5 millions de jeunes présents à la messe à Manille en 1995, elles demeureraient trois fois plus importantes que les JMJ de Sydney (2008), et donc équivalentes aux précédentes, à Madrid en 2001

    Seulement" 1,5 million de personnes aux JMJ de Rio ?

    Toutes ces grandes parades et ces chiffres ont-ils un sens ? Aux dires de témoignages proches, les Philippines sont, aujourd’hui, la proie d’une baisse certaine du rayonnement de la foi catholique… 

  • JMJ de Rio: sous le battage médiatique, un test majeur pour le pape François

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    Dans exactement deux mois, le Pape François fera son premier voyage intercontinental à Rio de Janeiro, au Brésil, pour les Journées mondiales de la Jeunesse . Quatre défis qui attendent le nouveau pontife sur cette sortie, et aussi nombreux que soient les visuels séduisants et les témoignages émouvants que génère le voyage, le triomphe n'est pas forcément évident.

    Commentaires sous la plume de John L. Allen Jr., traduits par les soins du site « Benoît et moi » (extraits) :

     Relations Eglise-Etat

    (…) Sur les 21 nations considérées comme constituant l'Amérique latine, 14 sont actuellement gouvernées par les partis de gauche, y compris le pays hôte de François, le Brésil.

    La question essentielle pour l'Église est de savoir si elle peut se tailler des relations constructives avec ces gouvernements, ou si les liens seront rompus par des différends sur la politique sociale. François a une certaine expérience dans ce domaine, ayant eu une relation notoirement ambivalente avec le gouvernement de Cristina Kirchner en Argentine, en particulier sur le mariage gay. À bien des égards, le Brésil est un banc d'essai idéal.

    Lorsque la présidente Dilma Rousseff a été élue en 2010, c'était au-dessus de l'opposition des évêques du pays, principalement ancrée dans les craintes qu'elle ne légalise l'avortement (…). Depuis l'élection, cependant, il n'y a pas vraiment eu d'affrontement titanesque Eglise/Etat. Rousseff a reculé dans son soutien à l'extension des droits à l'avortement, et l'année dernière elle a fait voter un loi controversée sur les registres de grossesses, rejetée par des groupes pro-choice pour un tas de raisons, y compris parce qu'elle définissait le foetus comme une personne. En outre, Rousseff s'oppose au mariage homosexuel, favorisant plutôt les unions civiles - en substance la même position que le Cardinal Jorge Mario Bergoglio en Argentine. De nombreux analystes accusent Dilma Rousseff d'aller vers le centre, en raison de pression non seulement de la part des catholiques, mais aussi des mouvements évangéliques et pentecôtistes de plus en plus influents du Brésil .

    En termes de politique économique, un Pape qui aspire notoirement à «une Église pauvre pour les pauvres» devrait trouver un peu plus de matière à applaudir (…).Les statistiques du gouvernement disent que 28 millions de personnes sont sorties de la pauvreté, tandis que 36 millions de Brésiliens sont entrés dans la classe moyenne. Dans l'ensemble, ceci a été réalisée sans sacrifier la compétitivité; en dépit d'un récent ralentissement, la croissance du PIB au Brésil a été en moyenne de 4,5 pour cent par an au cours de la dernière décennie.

    Toutes choses considérées, Rousseff et son Parti des travailleurs se profilent comme le type de régime de centre-gauche avec lequel le pape doit être en mesure de faire des affaires (…).

    Le défi évangéliste et pentecôtiste

    Le plus grand réalignement religieux de la fin du 20e siècle a sans doute été la transition de l'Amérique latine, passant d'une région catholique homogène à un marché religieux concurrentiel, principalement à cause des gains massifs chez les pentecôtistes et les évangéliques. À un moment donné, dans les années 1990, les évêques latino-américains estimaient qu'ils perdaient 8.000 personnes chaque jour vers ces divers mouvements protestants. Cette réalité met François face à trois tests distincts :

    - Tout d'abord, les évêques latino-américains ont réfléchi sur les nouvelles réalités du continent dans un documents adopté lors de leur réunion de 2007 à Aparecida, au Brésil, le coeur de ce qui était l'appel à une «Grande Mission Continentale». L'idée était de faire revivre l'énergie évangélique de l'Église catholique, rompant avec le modèle clérical d'ouvrir les portes et d'attendre que les gens se présentent, et de dépasser le pentecôtistes en termes d'agitation missionnaire de rue. Bergoglio fut l'un des principaux auteurs de ce document et il reste cher à son cœur, comme en témoigne le fait qu'il en a présenté une copie à tous les dirigeants latino-américains qu'il a rencontrés depuis qu'il est devenu pape (…).

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  • Liège, 8 - 16 juin : exposition "Ils virent et ils crurent"

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    « Ils virent et ils crurent.

    La beauté et la joie d’être chrétien »

    c’est le titre de l’exposition qui sera inaugurée par Mgr Aloys Jousten

    le 8 juin à 18h00

    dans le cloitre sud de la Cathédrale Saint-Paul à Liège.

    Vous y êtes cordialement invités.

    Cette exposition se situe dans la ligne de l’Année de la Foi lancée par Benoît XVI et soutenue par le Pape François: Comment vivre la foi chrétienne en ce XXIe siècle naissant?

    Ce 8 juin, à 18h00, Mgr. JOUSTEN, Evêque de Liège, inaugurera l’exposition au cours d'un point presse qui se déroulera dans le cloître de la Cathédrale Saint-Paul, rue Bonne-Fortune 4 à Liège.

    Ensuite un panel d’orateurs témoignera de la place de la Foi dans sa vie.  Le panel sera composé par :

    • Le chanoine Eric de BEUKELAER, Curé-doyen de l'UPSL

    • Mme Anne DELVAUX, députée européenne

    • Monsieur Jacques GALLOY, Administrateur de sociétés et responsable des jeunes de la communauté de l’Emmanuel en Belgique

    • Monsieur Georges DE MULLEWIE, Ingénieur, Manager

    Un temps sera laissé pour les questions et sera suivi par un verre d'amitié.

    Vous êtes le bienvenu !

    N’hésitez pas à relayer cette invitation autour de vous !

    L’exposition restera à la Cathédrale jusqu’au 16 juin.

    Nous vous la conseillons vivement !

    L’entrée est gratuite.

    Invitation à venir et à voir

    C'est à un véritable pèlerinage qu'est convié le visiteur de cette exposition.

    Un pèlerinage à travers les déserts spirituels de notre civilisation luxuriante.

    Mais aussi vers l'intime de notre coeur blessé, toujours assoiffé de beauté, habité par une mystérieuse espérance.

    Un pèlerinage surtout à la recherche de ce personnage unique dans l'histoire du monde. Un certain Jésus...

    Heureux sommes-nous si, cessant d'être de simples "visiteurs" et suivant l'exemple de tant d'autres avant nous, nous nous laissons interpeller par lui, l'Unique et lui murmurons que nous croyons en lui, espérons en lui, et l'aimons! 

    Nous pourrons alolrs découvrir que Jésus n'est pas seulement derrière nous, dans l'histoire, mais vit au milieu de nous, au plus présent de notre existence et de l'aventure humaine.

    Mgr A.J. Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles

  • Le pape s'en prend aux "douanes pastorales"

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    Homélie du samedi 25 mai 2013

    Rome, 27 mai 2013 (Zenit.org) Anne Kurian

    Qu'arrive-t-il si une maman célibataire veut faire baptiser son enfant? Sans compter les coûts des cérémonies, les papiers à fournir: autant d'obstacles, pire, de « douanes » pastorales que déplore le pape.  Or, le chrétien ne doit pas être « contrôleur de la foi » mais « facilitateur », a déclaré le pape François lors de la messe du samedi 25 mai 2013.

    Le pape a commenté l’Evangile du jour, où les disciples éloignent des enfants, rapportent L'Osservatore Romano et Radio Vatican. Les disciples voulaient « une bénédiction générale et puis tout le monde dehors », a-t-il fait observer, mais Jésus se fâche : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. »

    La douane pastorale

    Les apôtres, a constaté le pape, ne le faisaient pas « par méchanceté » : ils voulaient simplement aider Jésus, tout comme à Jéricho ils essayaient de faire taire l’aveugle. Leur attitude signifie : « le protocole ne le permet pas : c’est la seconde personne de la Trinité ! ». Pour le pape, « tant de chrétiens » agissent ainsi.

    Il a donné l’exemple de deux fiancés qui se présentent au secrétariat d’une paroisse pour demander le mariage et, au lieu de « soutien ou de félicitations », ils entendent parler « des coûts de la cérémonie » ou de la « régularité des papiers ».

    De même, une maman célibataire qui se rend en paroisse, demander le baptême pour son enfant et s’entend répondre « par un chrétien ou une chrétienne » : non, « tu ne peux pas, tu dois être mariée ».

    « Regardez cette jeune fille qui a eu le courage d’aller jusqu’au bout de sa grossesse… Que trouve-t-elle ? Une porte fermée », a dénoncé le pape, pour qui « ce n’est pas un bon zèle pastoral. Cela éloigne du Seigneur, cela n’ouvre pas les portes ».

    « Jésus, a-t-il rappelé, a institué sept sacrements » et par cette attitude le chrétien « en institue un huitième, le sacrement de la douane pastorale » : celui qui a la possibilité « d’ouvrir la porte en rendant grâce à Dieu », fait tout le contraire.

    Tant de fois, a-t-il déploré, le chrétien se fait « contrôleur de la foi au lieu de devenir facilitateur de la foi des personnes ». C’est la « tentation de s’approprier le Seigneur », tentation qui « commencé dès le temps de Jésus, avec les apôtres ».

    Faciliter la foi

    « Jésus s’indigne quand il voit ces attitudes », car au final, c’est « son peuple fidèle, les personnes qui l’aiment tant », qui en souffrent : cette attitude « ne fait pas de bien aux gens, au peuple de Dieu ».

    La bonne attitude, a expliqué le pape, est au service de la foi : il s’agit de « la faciliter, la faire croître, aider à la faire croître ».

    La foi du peuple de Dieu est « une foi simple », a-t-il estimé : peut-être ne savent-ils pas bien expliquer ce qu’est la Vierge, « pour ceci il faut demander à un théologien ». Mais celui qui veut « savoir comment on aime Marie », c'est « le peuple de Dieu » qui le lui apprendra « mieux et bien ».

    Le peuple de Dieu « sait toujours s’approcher pour demander quelque chose à Jésus », a-t-il poursuivi, évoquant « une humble dame argentine qui demandait à un prêtre une bénédiction. Le prêtre lui a dit : Mais madame vous êtes allée à la messe ! Et il lui a expliqué toute la théologie de la bénédiction de la messe. "Ah, merci père, oui père", a répondu la dame. Mais lorsque le prêtre est parti, la dame est allée voir un autre prêtre : Donnez-moi la bénédiction ».

    « Toutes ces paroles n’étaient pas entrées en elle car elle avait une autre nécessité, la nécessité d’être touchée par le Seigneur », a souligné le pape.

    « Pensons au saint peuple de Dieu, peuple simple, qui veut s’approcher de Jésus. Pensons à tous les chrétiens de bonne volonté qui se trompent et au lieu d’ouvrir une porte, la ferment. Demandons au Seigneur que tous ceux qui s’approchent de l’Eglise trouvent les portes ouvertes pour rencontrer cet amour de Jésus », a-t-il conclu.

  • Fête-Dieu 2013 à Liège: le samedi 1er juin, messe chantée à 18 heures en l'église du Saint-Sacrement

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    Fête-Dieu 2013 à Liège539.jpg

    Plus de renseignements : 

    Web  http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com 

    e-mail  sursumcorda@skynet.be 

    Tél : 04.344.10.89 

  • Don Giussani ou comment communiquer au monde la rencontre avec le Christ (mise à jour 25/5)

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    L'expérience de don Giussani
    Communiquer au monde la rencontre avec le Christ

    (Zenit.org) - Voici l’intervention de Roberto Fontolan, directeur du Centre international de Communion et Libération, au Congrès international sur la mission des mouvements ecclésiaux et des nouvelles communautés dans la formation et la diffusion de la foi, organisé le 16 mai 2013 à l’université pontificale Regina Apostolorum, à Rome. 

    1. La communication comme reflet de l’expérience.

    « Si vous ne proposez pas […] ce qui vous rend libre, cela veut dire tout d’abord que vous n’y tenez pas tant que ça »1. C’est en ces termes que Don Giussani, en 1975, s’était adressé à ses jeunes en les défiant sur un point extrêmement provocateur : jusqu’à quel point ce que vous avez rencontré est-il important pour vous ? Si cela compte vraiment pour vous, vous devez le dire à tout le monde. Comme le rappelait Benoît XVI, « affirmer « je crois en Dieu » nous pousse […] à partir, à sortir continuellement de nous-mêmes, comme Abraham, pour apporter dans la réalité de notre vie quotidienne la certitude qui nous est donnée par la foi: soit la certitude de la présence de Dieu dans l’histoire, […]»2.

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  • O bienheureuse Trinité qui nous rends heureux !

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    (Saint Bernard de Clairvaux, Sources chrétiennes, Sermons sur le Cantique, Tome 1, Paris, Cerf,  1996, p. 247-249)

    O bienheureuse Trinité qui nous rends heureux ! Vers toi soupire misérablement ma trinité de misère, parce que loin de toi elle vit un pénible exil. En s’éloignant de toi, dans combien d’erreurs, de douleurs, de peurs s’est-elle fourvoyée ! Hélas ! Quelle trinité avons-nous échangée contre toi ! « Mon cœur est troublé », d’où la douleur ; « ma force m’a abandonné », d’où la frayeur ; « et la lumière de mes yeux n’est plus avec moi », d’où l’erreur. Voilà, ô trinité de mon âme, quelle trinité de dissemblance tu as rencontrée sur le chemin de ton exil.

    Néanmoins, « pourquoi  es-tu triste, ô mon âme, et pourquoi me troubles-tu ? Espère en Dieu, parce que je me fierai encore en lui ». C’est-à-dire, lorsque l’erreur se sera écartée de la raison, la douleur de la volonté, et toute peur de la mémoire. Alors ces maux seront remplacés par ce que nous espérons : une merveilleuse sérénité, une pleine douceur, une éternelle sécurité. La première sera l’œuvre de Dieu vérité ; la deuxième de Dieu charité ; la troisième de Dieu puissance souveraine. Ainsi « Dieu sera tout en tous » : la raison recevra la lumière sans déclin ; la volonté atteindra la paix inaltérable ; la mémoire demeurera éternellement auprès de son intarissable source. Vous jugerez vous-mêmes si l’on peut attribuer à juste titre le premier de ces biens au Fils, le suivant au Saint-Esprit, et au Père le dernier ; sans toutefois enlever la moindre part de ces trois biens ni au Père, ni au Fils, ni à l’Esprit-Saint. Gardez-vous en effet d’amoindrir par une telle distinction la plénitude de chaque Personne, ni d’effacer leur propriété par leur parfaite unité. Observez en même temps que « les enfants du siècle » font une expérience analogue au sujet des séductions de la chair, des spectacles du monde et des pompes de Satan. Mais tout cela est le moyen dont la vie présente se sert pour duper ses malheureux amants, selon cette parole de Jean : « Tout ce qui se trouve dans ce monde est concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et ambition du siècle ». 

  • Quand Benoît XVI s’attaquait au prêt à penser postmoderne

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    Lu sur l’excellent site « Benoît et moi », cette réflexion de Benjamin Wiker :

    « Dans son homélie, lors du conclave de 2005 qui devait bientôt le choisir comme successeur de Jean-Paul II, le cardinal Joseph Ratzinger mettait en garde son auditoire: «Nous nous dirigeons vers une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien pour certain et qui a pour but le plus élevé son propre ego et ses propres désirs».

    C'est un avertissement que le pape Benoît XVI ne s'est jamais lassé de répéter au cours de son pontificat.

    Le relativisme est un poison. Il attaque notre capacité la plus humaine, la capacité de chercher et de connaître la vérité, y compris la vérité morale. Une dictature du relativisme impose par une authentique force culturelle (et même par la force politique) une norme non-standard (no-standard standard), l'ordre que chacun doit s'imprégner de ce poison.
    À première vue, il semblerait contradictoire que le relativisme soit uni à la dictature. Le relativisme n'est-il pas juste une bonne dose d'humilité, une façon de rafraîchir les intellectuels ou les religieux à la tête chaude, qui insistent: «Moi seul ai la vérité»? Pour évaluer le relativisme rien ne vaut l'expérience. De quoi s'agit-il?

    «Au cours des dernières années, - dit le Cardinal Ratzinger dans "Without roots" (ndt: co-écrit en 2004 avec Marcello Pera publié en italien sous le titre "Senza radici: Europa, relativismo, cristianesimo, islam", je ne sais pas où on le trouve en français, cf. ici) - j'ai noté que plus le relativisme devenait le mode de pensée généralement accepté, plus il tendait vers l'intolérance. Le politiquement correct ... cherche à imposer le domaine d'une unique façon de penser et de parler. Son relativisme crée l'illusion qu'il a atteint des sommets plus élevés que les réalisations philosophiques les plus élevées du passé. Il se présente comme la seule façon de penser et de parler - si l'on veut rester à la mode. ... Je pense qu'il est vital que nous nous opposions à cette imposition d'un nouveau pseudo-illuminisme, qui menace la liberté de pensée et la liberté de religion».
    Ce dernier point est essentiel. Bien qu'étant en apparence l'essence même de la neutralité et de l'équité - «tous les points de vue sont égaux et également valides» - le politiquement correct sape en fait à la fois la liberté de pensée et la liberté de religion. Quant à cette dernière, il le fait (ironiquement) comme une nouvelle religion, «une nouvelle "dénomination" (ndt: anglicisme, cf.
    fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9nomination_religieuse) qui impose des restrictions aux convictions religieuses et cherche à subordonner toutes les religions au super-dogme du relativisme».
    Comme le cardinal Ratzinger l'a noté dans "Truth and tolerance" (ndt: en français "
    Foi, vérité, tolérance"), le «relativisme ... à certains égards, est devenu la véritable religion de l'homme moderne». Il est devenu, surtout en Europe, mais maintenant de plus en plus en Amérique, la religion qui est au cœur de la civilisation sécularisée moderne, à la manière dont le christianisme a défini le cœur de la chrétienté.

    C'est la religion, insiste le pape Benoît que l'Église doit combattre dans le troisième millénaire pour le bien de la civilisation elle-même. Une civilisation bâtie sur le relativisme dogmatique est une civilisation qui assure sa propre destruction. C'est aussi une civilisation dans laquelle le christianisme - défiant le relativisme dogmatique avec la proclamation que Jésus-Christ lui-même est le Chemin, la Vérité et la Vie - doit être persécuté.

    Ici : Benoît contre la dictature du relativisme

     

  • BXL, 2 juin : célébration de la Fête-Dieu et procession du Saint-Sacrement avec Mgr Léonard

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    Affiche FETE-DIEU 2013.jpg

  • France : une nouvelle génération catholique plus identitaire

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    D’Aymeric Pourbaix dans l’hebdomadaire « Famille Chrétienne » :

    Qu’y a-t-il de changé en France depuis sept mois que la jeunesse catholique, avec d’autres, arpente le pavé pour défendre la famille ? En premier lieu, la découverte par ces jeunes qu’avoir la foi ne suffit pas. Que leur identité chrétienne assumée doit aussi se traduire dans le domaine social, culturel, et même politique. Et donc qu’« on ne peut être chrétien à temps partiel », comme l’a si bien résumé le pape François dans son audience du 15 mai. « La vérité du Christ qu’est ­l’Esprit Saint », ajoutait-il, doit imprégner « totalement notre quotidien ».

    Cela est certes une nouveauté toute relative : il ne s’agit en fait que d’une simple redécouverte de la mission des fidèles laïques, celle que promurent saint François de Sales et tous les papes modernes. À l’instar de Pie XII, lorsqu’il affirmait que de « la forme que l’on donne à la société, conforme ou non aux lois divines, dépend et dérive le bien ou le mal des âmes ». Cette inspiration fut également celle, par exemple, des premières grandes années de l’Action catholique, lorsqu’il s’agissait de « refaire chrétiens nos frères ».

    Jusqu’à présent, la génération de ces jeunes catholiques, répondant à l’appel de la « nouvelle évangélisation », semblait se définir uniquement par un intense renouveau spirituel. Très ancrés dans la prière, fréquentant assidûment les ­sacrements et l’adoration eucharistique, un zèle missionnaire ardent… Il semble que ce zèle déborde désormais les frontières des chapelles et des communautés, pour promouvoir le « règne social du Christ » (encyclique Quas ­primas de Pie XI) dans l’ensemble de la société. Laquelle se trouvera certainement ragaillardie par ce sursaut de ­jeunesse et d’enthousiasme !

    Car ces jeunes n’ont pas les « pudeurs » de leurs anciens, à l’endroit de cette fameuse laïcité « à la française ». Une ­laïcité jusqu’à présent intégrée par les catholiques eux-mêmes, et qui neutralisait la religion en la cantonnant au domaine privé. Concrètement, cet enfouissement a conduit à rogner les ailes de toutes les œuvres dites « sociales » de l’Église : hôpitaux, écoles, patronages, mouvements de jeunesse, etc. Certaines ont subsisté, mais sont souvent trop dépendantes des subsides de l’État.

    La véritable nouveauté de ce mou­vement, c’est ainsi la découverte que ­s’assumer comme catholique partout et tout le temps n’est pas un obstacle, au contraire, pour convaincre largement. Dans un monde déboussolé, c’est une force et une cohérence qui emporte la conviction, et peut changer la donne politiquement dans les années à venir, que ce soit pour la promotion d’une culture de vie, la protection de la famille et des plus faibles, ou encore la recherche d’une économie à taille humaine.

    P.-S. : La validation par le Conseil ­constitutionnel de la loi Taubira ne rend que plus nécessaire la poursuite de ce ­mouvement. Rendez-vous le 26 mai.

    Ici  Génération Manif : l’espoir pour tous

    Au-delà des « chapelles tradis », qui ont leurs limites (idéologiques et autres)…