Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Foi - Page 900

  • André-Joseph a lâché le morceau

    IMPRIMER

    A Koekelberg, samedi dernier, s’est produit un non-évènement médiatique puisqu’il n’a guère été évoqué par les organes de presse mais qui devrait revêtir pour nous une importance capitale. En effet, avec la voix éraillée que lui laissait une méchante grippe, Mgr Léonard a déclaré aux 2000 "anawîm" (1) présents dans la basilique du Sacré-Cœur que l’imminence du retour du Christ devait être prise au sérieux.

    L’Eglise vit dans l’espérance eschatologique du retour du Christ depuis deux mille ans, mais l’archevêque a laissé entendre que cette perspective se réalise à présent et nous a incités à prier pour cela. Le mouvement initié lors de cette réunion ne s’intitule-t-il d’ailleurs pas : « Maranatha », locution araméenne qui signifie : « Notre Seigneur, viens ».

    Si l’on entend bien le message délivré par Mgr Léonard, nous sommes invités à chausser les lunettes de l’Evangile pour lire les signes des temps et oser les interpréter à sa lumière. Ainsi, le drame (au sens d’action) qui se joue aujourd’hui apparaîtra dans toute sa vérité et son caractère d’épreuve décisive. Non pas un ixième épisode vécu par une Eglise « qui en a vu d’autres », mais bien ce grand moment final où l’attente de ceux qui veillent depuis si longtemps sera comblée.

    Ce n’est donc pas un hasard si l’archevêque a fixé le prochain rendez-vous en Terre Sainte, durant l’été, pour recréer en nous la conscience d’être les disciples de Celui qui,  en ces lieux, a révélé le vrai visage de Dieu. Pas une escapade touristique donc mais bien un voyage à la rencontre de la lumière à l’heure où ce monde s’enfonce dans les ténèbres (péril écologique, crise économique, délabrement social, désenchantement du monde, et comme une odeur de mort).

    Mais, « en lâchant le morceau », Mgr Léonard s’est terriblement avancé. Comme nous le connaissons, nous pouvons penser que ces paroles ne sont pas des paroles en l’air et nous attendons donc avec beaucoup d’attention les invitations qui suivront et qui devraient nous engager sur un décisif chemin de conversion.

    Vivre aujourd’hui, c’est génial et passionnant.

    _____________________________

    (1)    Ainsi désignait-on, chez les Hébreux, les pauvres, les petits, qui vivaient dans l’attente du Messie en restant fidèles à l’Alliance. On peut considérer que Marie à Nazareth est en quelque sorte l’anawîm par excellence et que l’attente secrète de son cœur a été comblée de la façon que l’on sait.

  • Les cardinaux sont en conclave

    IMPRIMER

    ENTREE EN CONCLAVE

    Cité du Vatican, 12 mars 2013 (VIS). Les 115 Cardinaux électeurs se sont rassemblés dans la Chapelle Sixtine à 16 h 15' heure de Rome, où le Doyen de l'ordre des évêques, le Cardinal Re a déclaré: Le Seigneur, qui guide nos coeurs dans l'amour et la patience du Christ, soit toujours avec vous. Puis il a ordonné le départ en procession vers la Chapelle Sixtine à travers la Salle Royale: Frères vénérés, après avoir célébré le divin mystère nous entrons en conclave pour élire le Souverain Pontife. L'Eglise toute entière nous est unie dans la prière, invoquant sans cesse la grâce de l'Esprit afin que soit élu parmi nous un pasteur digne pour le troupeau du Christ. Puisse-t-il guider nos pas dans la vérité afin qu'avec l'intercession de la Vierge Marie et des Apotres Pierre et Paul, et de tous les saints, nous fassions toujours sa volonté. Au chant des litanies les Cardinaux électeurs et le Cardinal Prosper Grech non électeur chargé de la première méditation, accompagnés de l'Auditeur Genéral de la Chambre apostolique, du Maître des cérémonies, de deux protonotaires, de deux juges de la Rote, de deux prélats de la Chambre, du secrétaire du Cardinal Président, des huit cérémoniaires et de la chapelle musicale. Le cortège a été accueilli par le Préfet de la Maison pontificale, le Substitut de la Secrétairerie d'Etat, le Secrétaire pour les relations avec les états, le Commandant de la Garde suisse -dont un piquet a rendu les honneurs et assuré la garde de la porte-, et les divers assistants. Les Cardinaux ont pris la place qui leur était réservée selon leur ordre et préséance au chant du Veni Creator. Après quoi le Cardinal Re leur a lu la formule du serment, qu'ils ont ensuite prononcé un à un la main sur l'évangéliaire: Nous tous et chacun de nous, Cardinaux électeurs présents à cette élection du Souverain Pontife, promettons, faisons le vœu et jurons d'observer fidèlement et scrupuleusement toutes les prescriptions contenues dans la constitution apostolique Universi Dominici Gregis du 22 février 1996. De même, nous promettons, nous faisons le voeu et nous jurons que quiconque d'entre nous sera, par disposition divine, élu Pontife Romain, s'engagera à exercer fidèlement le Munus Petrinum de Pasteur de l'Eglise universelle et ne cessera d'affirmer et de défendre avec courage les droits spirituels et temporels, ainsi que la liberté du Saint-Siège. Nous promettons et nous jurons surtout de garder avec la plus grande fidélité et avec tous, clercs et laïcs, le secret sur tout ce qui concerne d'une manière quelconque l'élection du Pontife Romain et sur ce qui se fait dans le lieu de l'élection et qui concerne directement ou indirectement les scrutins, de ne violer en aucune façon ce secret aussi bien pendant qu'après l'élection du nouveau Pontife, à moins qu'une autorisation explicite en ait été accordée par le Pape lui-même, de n'aider ou de ne favoriser aucune ingérence, opposition ni aucune autre forme d'intervention par lesquelles des autorités séculières, de quelque ordre et de quelque degré que ce soit, ou n'importe quel groupe, ou des individus voudraient s'immiscer dans l'élection du Pontife Romain. Et moi, N. Cardinal N., je le promets, j'en fais le voeu et je le jure... Que Dieu m'y aide ainsi que ces saints Evangiles que je touche de ma main". Après le serment du dernier Cardinal électeur James Michael Harvey, le Maître des cérémonies Mgr.Guido Marini a prononce l'Extra Omnes, fixant la clôture des portes de la Sixtine à 17 h 35'. Resté parmi les électeurs aux côtés de Mgr.Marini, le Cardinal Grech a prononcé une méditation destinée à encourager l'assemblée à agir avec rectitude dans le processus de désignation du Pape, en faisant la volonté de Dieu et le bien de l'Eglise. Après quoi le Cardinal Président a demandé au collège s'il désirait procéder à un premier scrutin, ce qui est facultatif en cette session d'entrée.

  • "Misericordias Domini..." L'homélie du cardinal Sodano avant l'entrée en conclave

    IMPRIMER

    "L'Evangile de la Vie" a mis en ligne la traduction (non officielle) de l'homélie prononcée par le cardinal doyen du Sacré Collège, Mgr Sodano, au cours de la célébration pour l'élection du souverain pontife :

    Chers concélébrants, Eminentes Autorités, Chers frères et sœurs dans le Seigneur!

    «Je chanterai toujours les bontés de l'Éternel" est le chant qui une fois de plus a raisonné sur la tombe de l'apôtre Pierre, en cette heure importante de l'histoire de la Sainte Eglise du Christ. Ce sont les mots du Psaume 88, qui ont fleuri sur nos lèvres pour adorer, remercier et supplier le Père céleste. "Misericordias Domini in aeternum cantabo" est le beau texte latin, qui nous a fait entrer en contemplation de Celui qui veille toujours avec amour sur son Église, en la soutenant sur son chemin à travers les siècles et en la vivifiant de l'Esprit Saint.

    Lire la suite

    traduction officielle : 

  • A la piscine de Bezatha

    IMPRIMER


    Évangile (de ce jour) selon saint Jean 5,1-16.

    A l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. 
    Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades : aveugles, boiteux et paralysés. 

    Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne ; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » 

    Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri : « C'est le sabbat ! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit : 'Prends ton brancard, et marche ! ' » Ils l'interrogèrent : « Quel est l'homme qui t'a dit : 'Prends-le, et marche' ? » Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas ; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. 

    Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. » L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé. Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

    (Homélie sur http://homelies.fr/)

  • Conclave : la vraie question

    IMPRIMER

    C'est Bosco d'Otreppe qui la pose sur son blog. C'est une des heureuses surprises que les circonstances actuelles nous ont réservée : la présence à Rome d'un envoyé spécial de la Libre animé par un esprit de bienveillance qui tranche réellement avec cette volonté de dénigrement systématique caractérisant la démarche de nombreux journalistes. Hier encore, l'un d'entre eux, n'hésitait pas à accuser les cardinaux, lors des conclaves, d'obéir à de méprisables réflexes moutonniers. Dans ses "Carnets du Vatican", notre envoyé spécial pose la bonne question : "qui élit le pape finalement ?". Et d'insister sur le rôle que joue l'acteur principal : l'Esprit Saint. Et d'expliquer le rôle que joue l'Esprit Saint et comment Il est appelé à le jouer. C'est ICI et cette démarche qui va à contre-sens des commentaires habituels mérite d'être soulignée.

  • Oraison pour la désignation d'un nouveau pape

    IMPRIMER

    Prions 

    Seigneur, nous vous en supplions humblement, que votre bonté infinie accorde à la Sainte Eglise Romaine un Pontife qui vous plaise toujours par sa sollicitude paternelle envers nous et dont le bienfaisant gouvernement mérite la vénération de votre peuple pour la plus grande gloire de votre nom. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

    Prier parce que, comme on le dit ICI :

    "La situation de l'Eglise est grave nous a fait savoir Benoît XVI en démissionnant. Tellement grave que l'idéologie passe au second plan Cette élection n'est pas celle d'un progressiste ou d'un traditionaliste, mais celle de l'homme donné, de l'homme efficace par le don qu'il aura fait de lui-même pour conduire la barque de Pierre à travers les récifs. Tout le monde comprend bien que "faire des réformes" ne suffit pas et qu'en une telle occurrence, les réformes constitueraient surtout un aveu d'impuissance. Le problème n'est pas de réformer mais de reformer l'Eglise (...), de retrouver l'élan initial, l'appel de Dieu sur lequel l'Eglise (qahal en hébreu) a été fondée. Pour réentendre cet appel, tous ensemble avec le prochain pape, il n'y a qu'une seule solution : la prière."

  • Liège, 14 mars : Le Saint Suaire de Turin, actualité sur une des énigmes les plus passionnantes

    IMPRIMER

    image002 (1).jpg

    Le suaire de Turin est vénéré depuis bien longtemps avant l’invention de la photographie. S’agit-il du tissu qui recouvrait le visage du Christ lors de la résurrection ?

    Le premier photographe qui a développé l’image de ce célèbre tissu s’est rendu compte que le négatif représentait le corps et le visage d’un homme ressemblant à Jésus de Nazareth, portant des marques de clous dans les mains, les pieds et le côté !

    Cette énigme est l’une des plus passionnantes de notre époque. Elle divise les scientifiques dont certains ne parviennent pas à démontrer le contraire.

     

    « Le saint Suaire de Turin - actualité sur une des plus passionnantes énigmes de la Science »

    Par l’abbé Philippe Dalleur, spécialiste du sujet, docteur en Sciences Appliquées à l’Université Catholique de Louvain et professeur de philosophie à l’Université Pontificale de la Sainte Croix à ROME

    Jeudi 14 mars, dès 20h15, Presbytère de Saint Jacques, 8 place Saint Jacques, 4000 Liège

     

    Une organisation des groupes adultes et jeunes de la Communauté de l’Emmanuel sur Liège avec la paroisse Saint Jacques.

  • « Je ne vous laisserai pas orphelins » : un hommage à Benoît XVI

    IMPRIMER

    misa26.jpgAlors que s’est achevé le pontificat de Benoit XVI, le Centre Île de Meuse (Opus Dei) à Liège, nous communique cette tribune de Xavier Echevarria, Evêque, Prélat de l’Opus Dei (photo),  parue sur le site du journal la Croix, le jour même où la renonciation du pape devint effective :

     « Je ne vous laisserai pas orphelins » (Jn, 14,18) dit le Christ aux apôtres. Il leur promit le Saint-Esprit qui, à son tour, ferait d’eux de véritables fils du Père. Je ne vous laisserai pas orphelins : voici les mots qui me viennent à l’esprit au moment où s’achève le pontificat de Benoît XVI. Il ne nous laisse pas orphelins, parce que son magistère est toujours vivant, parce qu’il va nous accompagner par sa prière et par son affection paternelle, parce que sa figure de Bon Pasteur s’affermit de jour en jour et, enfin, parce que le Saint-Esprit continuera de guider son Église avec un nouveau pape.

    La richesse du magistère de Benoît XVI montre son extraordinaire capacité à exprimer des vérités profondes avec des mots simples. Il a tiré profit de l’apparente « éclipse de Dieu » pour nous inviter à redécouvrir le sens de Dieu, Créateur et Rédempteur, qui est toujours à l’œuvre dans notre monde.

    Il nous a fermement rappelé que l’essence même de Dieu est l’amour et que, de ce fait, l’amour est la raison d’être et le chemin de l’homme. En cette Année de la Foi, celui-ci pourra s’appuyer sur les références sûres que sont le Catéchisme de l’Église Catholique et son Compendium, fruits du Concile Vatican II, et pour lesquels le cardinal Ratzinger joua un rôle essentiel. Le Catéchisme de l’Église Catholique nous invite à contempler et à vivre l’Église comme une Communion des Saints dans laquelle aucun baptisé ne se sent étranger et où l’on apprend à exercer la charité dans la vérité.

    Lire la suite

  • Le pape à venir

    IMPRIMER

    Excellent "recadrage" de l'abbé Eric Iborra (sur Liberté politique) :

    Les dernières paroles publiques du bien aimé pape Benoît XVI, prononcées du balcon de la loggia de la résidence pontificale de Castel Gandolfo, étaient aussi pour nous : « Nous allons de l'avant, avec le Seigneur, pour le bien de l'Église et du monde ». « Aller de l'avant », selon ses vœux, c'est maintenant tourner notre regard vers le collège des cardinaux, dont les rencontres prépareront l'ouverture du conclave auxquels seuls les cardinaux électeurs prendront part.

     « ALLER DE L'AVANT », c'est donc attendre la désignation de celui que le Seigneur a choisi pour guider l'Église dans la tumultueuse traversée de ce monde. « Que le Seigneur vous montre celui qui est voulu par lui » disait Benoît XVI aux cardinaux au moment de prendre congé d'eux.

    Qui sera-t-il ? Nous n'en savons rien, mais nous l'attendons dans la foi. Et dans la prière, pour que « pleinement dociles à l'action de l'Esprit Saint », selon les mots du Pape, les cardinaux renoncent à toute vue humaine, trop humaine, de la charge. Pour qu'ils soient libres vis-à-vis du monde de la liberté même du martyr dont le rouge de leur habit est un symbole.

    Benoît XVI les y invitait lors de ses adieux, leur demandant – je le cite – « à grandir encore dans cette unité profonde, en sorte que le collège des cardinaux soit comme un orchestre où les diversités, expression de l'Église universelle, concourent toujours à une concorde et à une harmonie supérieures ». Car il sait que « tout royaume divisé en lui-même sera dévasté ».

    C'est à cette prière pour l'unité que nous sommes invités pendant cette période de vacance du Siège apostolique. C'est dans cet esprit que l’Eglise y ajoute les oraisons Pro eligendo Summo Pontifice à chaque messe jusqu'à l'élection du Souverain Pontife. Car le Seigneur ne nous laissera pas orphelins. Lui-même ne cesse de se rendre visible dans son Église, et en particulier à travers ceux qui représentent la tête de son Corps mystique, les prêtres, le sacerdoce. Et pour que l'unité du Corps soit visiblement manifestée, il a choisi Pierre pour la signifier, Pierre à qui il remet les clefs du Royaume des cieux. Le successeur de Pierre est le signe visible de cette unité nécessaire. Le pape qui sera élu représentera visiblement le chef invisible de l'Église.

    L’Église n’est pas aux ordres du monde

    Qui sera-t-il ? Encore une fois nous n'en savons rien, mais nous nous gardons en tout cas des spéculations de certains médias qui veulent réorganiser l'Église à la manière dont ils poussent les parlements occidentaux à bouleverser la société des hommes.

    Nous nous méfions de ceux qui ne mettent jamais les pieds dans une église mais qui prétendent nous dicter ce que l'Église a à penser, à dire et à faire. Nous nous gardons de ceux qui nous déclarent nous imposer un prélat venu du tiers-monde, mais à condition bien sûr qu'il partage les préjugés libéraux de ceux qui font l'opinion occidentale. Nous nous méfions des donneurs de leçon en modernité chrétienne, car nous ne voulons pas nous dissoudre dans une comprehensiveness à l'anglicane, aussi large d'esprit qu'elle est vide de contenu.

    Lire la suite

  • Une parole agissante, capable de transformer nos vies

    IMPRIMER

    Evangile du jour : Jean, 4, 43-54

    Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. (Lui-même avait attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre pays.) Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête. 

    Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : «Va, ton fils est vivant. »

    L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu'il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté. » Le père se rendit compte que c'était justement l'heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison. 

    Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en Galilée.

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (homélies.fr) (Archive 2009)

    C’est avec le quatrième évangile que nous cheminerons désormais vers Pâques. Nous y entrons au chapitre 4 avec le second signe que Jésus accomplit, et qui se situe, comme le premier, à Cana en Galilée. Jésus est en provenance de Judée et a pris le temps de s’arrêter deux jours en Samarie où il a reçu un bon accueil après la rencontre avec la femme samaritaine au bord du puits de Jacob (Jn 4, 1-42).

    Lire la suite

  • Mgr Maroy : « et si la Belgique se penchait sur la RDC ? »

    IMPRIMER

    Lu sur le site des médias catholiques belges :

    De passage en Belgique, Mgr François-Xavier Maroy, archevêque de Bukavu à l’Est du Congo, souhaite que la Belgique intervienne militairement au Congo. Il pèse à peine ses mots : « Pourquoi ne pas participer à une mission de paix en tant qu’ancien colonisateur ? Que d’autre fait la France au Mali ? »

    Originaire de la capitale du Kivu, Mgr François-Xavier Maroy Rusengo sait bien que le siège d’archevêque de Bukavu qu’il occupe n’est pas des plus stables. Il est déjà le troisième successeur du jésuite Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo, assassiné en octobre 1996. Par ailleurs, il a aussi la charge, en tant qu’administrateur, du diocèse d’Uvira, depuis la nomination de Mgr Jean-Pierre Tafunga Mbayo au siège archiépiscopal de Lubumbashi.

    Lire la suite

  • Opter pour la radicalité évangélique, ici et maintenant

    IMPRIMER

    Michel Zanotti-Sorkine a invité, hier à Koekelberg, à opter pour la radicalité évangélique. Il a réfuté les objections habituelles qui nous confortent dans notre tiédeur et qui nous font abaisser l’évangile à notre niveau plutôt que de nous laisser élever par lui en suivant le Christ comme Il nous y invite. Ne s’est-on pas installé dans des accommodements faciles en se retranchant derrière de subtiles distinctions ? Je pense tout particulièrement à cette distinction entre conseils et préceptes évangéliques, les préceptes étant censés régir la vie de tout chrétien tandis que les conseils invitant à la perfection ne s’adresseraient qu’à ceux qui y seraient appelés par vocation particulière. Utile distinction permettant de se donner bonne conscience en ajustant l’évangile à notre médiocrité. Cela me rappelle une vieille amie qui avait toujours à la bouche cette parole facile : « le Bon Dieu n’en demande pas tant ! ». Aujourd’hui, face à une société complètement déboussolée livrée à tous les errements qui la font consentir à l'avortement, à l'euthanasie, à une destruction systématique de la famille, à une propagande homosexualiste insensée, sur fond d’égoïsme individualiste et d’hédonisme matérialiste, nous n’avons d’autre choix que d’opter pour la radicalité évangélique, ici et maintenant. Cela s’applique en priorité au  lien que nous entretenons avec ce que nous avons. Nous nous sommes très bien habitués à vivre cette contradiction entre le fait d’entendre cette invitation au détachement et celui de consacrer beaucoup de temps et d’énergie à ce que nous possédons. Des chrétiens embourgeoisés vivant dans une opulence bien affichée peuvent-ils être des témoins crédibles ? C’est une question extrêmement embarrassante que l’on préfère fuir mais qui est pourtant essentielle. « Il est vraiment très difficile pour ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le Royaume des Cieux » « Peut-être parce que, trop souvent, ce sont nos richesses qui nous possèdent. Peut-être aussi parce qu’elles sont ce que nous n’avons pas partagé avec plus pauvre que nous ; et même si cette radicalité de l’évangile nous déplaît, nous ne pouvons pas la gommer... Peut-être enfin parce que nos richesses nous apprennent à nous suffire par nous-mêmes et ne nous enseignent pas à être dans la position de celui qui reçoit. » (Marie-Noëlle Thabut)