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Foi - Page 970

  • Peut-on "avoir la vérité" ?

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    Homélie de Benoît XVI pour la clôture du "Ratzinger Schülerkreis" (ZENIT.org)

    Personne ne possède la vérité, c’est l’homme qui lui appartient, souligne Benoît XVI.

    Le traditionnel séminaire des anciens étudiants du pape, le « Ratzinger Schülerkreis », s’est conclu, ce matin, 2 septembre 2012, par une messe présidée par Benoît XVI, au Centre Mariapoli de Castelgandolfo (cf. Zenit du 29 août 2012).

    Aujourd’hui, « les concepts de vérité et intolérance ont presque fusionné : dire "avoir la vérité" devient synonyme d’intolérance », constate Benoît XVI durant son homélie, rapportée par Radio Vatican.

    Pour le pape, pourtant, cette assertion rappelle que « personne ne possède la vérité », car « c’est l’homme qui appartient à la vérité ».

    « Personne ne peut dire « j’ai la vérité » », insiste le pape. Le croyant ne peut que dire : « la vérité est venue parmi nous » et « dans l’Eucharistie, la vérité est venue pour tirer l'homme de ses misères, de son égoïsme, qui font ressembler le christianisme à un système de coutumes ».

    Pour rester dans la vérité, il faut « se laisser guider par elle », souligne-t-il, invitant à « se faire conduire par la vérité afin qu’elle puisse de nouveau briller pour le salut du monde ».

    La loi de Dieu est la « vraie sagesse », souligne Benoît XVI par ailleurs, et c’est un « don » duquel « se réjouir », non pas un « fruit de son propre génie qui puisse générer du triomphalisme ».

    Ainsi l’Eglise doit « se réjouir dans le don du Christ, loi faite chair, Amour de Dieu pour l’homme » : il n’y a « pas de place pour le triomphalisme, mais seulement pour la joie et la reconnaissance », estime le pape.

    Mais « avec le temps », des « habitudes humaines » se sont « ajoutées au don de Dieu, masquant la sagesse donnée par Dieu », fait-il observer : or ces ajouts peuvent « conduire l’Eglise au triomphalisme, à s’auto-glorifier ».

    Benoît XVI met donc en garde le croyant, qui ne voit plus que « ce qui est fait par lui » et qui « n’ose plus dire que Dieu a enseigné la vérité et a enseigné ce qu’est l’homme ».

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  • L'institution de l'Eucharistie, par Mgr Aillet, à télécharger sur Exultet

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    A télécharger sur Exultet :

    L'institution de l'Eucharistie par Mgr Marc Aillet

    Jésus nous a commandé : "Prenez et mangez". Voilà la réponse à cette demande du Notre-Père : "Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour". Ne cherchons pas d'autre nourriture...
    (Session de la Communauté des Béatitudes à Lisieux du 30 juillet au 3 août 2012.
    Thème : Jésus, ma joie, c'est de t'aimer)
    Enregistré en 2012 (Session des Béatitudes - Lisieux 2012) / Intervenant(s) : Mgr Marc Aillet, Diocèse de Bayonne

    Format : MP3 64Kbps Mono
    Taille : 21.1Mo
    Durée : 46:11 mn d'écoute

    Informations pratiques: 

    Par: Mgr Marc Aillet
    Réf: E003682
    Produit original:
    Maria Multi Média AU01909

  • L'au-delà de tout

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    0 Toi l'au-delà de tout

    Saint Grégoire de Naziance (IVème siècle)

    0 Toi l'au-delà de tout 
    n'est-ce pas là tout ce qu'on peut chanter de Toi ?
    Quelle hymne Te dira, quel langage 
    Aucun mot ne t'exprime.

    A quoi l'esprit s'attachera-t-il 
    Tu dépasses toute intelligence.
    Seul, Tu es indicible, 
    car tout ce qui se dit est sorti de Toi.
    Seul, Tu es inconnaissable,
    car tout ce qui se pense est sorti de Toi.

    Tous les êtres, 
    ceux qui parlent et ceux qui sont muets, 
    Te proclament.
    Tous les êtres, 
    ceux qui pensent et ceux qui n'ont point la pensée, 
    Te rendent hommage.

    Le désir universel l'universel gémissement tend vers Toi.
    Tout ce qui est Te prie, et vers Toi tout être 
    qui pense ton univers fait monter un hymne de silence.
    Tout ce qui demeure, demeure par Toi; 
    par Toi subsiste l'universel mouvement.

    De tous les êtres Tu es la fin; 
    Tu es tout être, et Tu n'en es aucun.
    Tu n'es pas un seul être, Tu n'es pas leur ensemble;
    Tu as tous les noms, et comment Te nommerai-je, 
    Toi le seul qu'on ne peut nommer ?
    Quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées 
    qui couvrent le ciel même

    Prends pitié,
    0 Toi, l'au-delà de tout 
    n'est-ce pas tout ce qu'on peut chanter de Toi

  • Bienheureux Martyrs de Septembre, victimes de la Révolution française († 1792)

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    Dimanche 02 Septembre 2012 : Fête des Bienheureux Martyrs de Septembre, victimes de la Révolution française († 1792).

    massacre-septembre-1.jpglevangileauquotidien

    Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris. De nombreux suspects sont arrêtés : laïcs, prêtres séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires, même si ce n'est pas le cas de tous.Environ 350 ecclésiastiques sont ainsi incarcérés, dont plus de la moitié sont étrangers à la capitale.

    Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes armées d'hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l'exécution collective des détenus au couvent des Carmes, à l'abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux prisons de la Force, rue Saint-Antoine.       

    Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries.Au témoignage de l'abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au-dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin s'achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d'abord reflué et se sont mutuellement donné l'absolution.« Je n'ai entendu se plaindre aucun de ceux que j'ai vu massacrés » écrira l'abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.       

    Parmi les trois mille victimes de septembre 1792, cent quatre-vingt onze personnes mortes pour leur Foi ont été Béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926. Quatre-vingt six prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l'Église de Paris.       

    On peut vénérer ces Béatifiés dans la crypte ossuaire érigée au XIXème siècle sous la chapelle de l'Église Saint-Joseph-des-Carmes (74, rue de Vaugirard, 6ème arr.).       

    « L'escalier du martyre » marqué d'une plaque Hic ceciderunt (« Ici ils tombèrent ») est aujourd'hui inclus dans le jardin du séminaire universitaire de l'Institut Catholique.

  • 22e dimanche ordinaire : retrouver la pureté de notre vocation originelle

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    492568096.jpg"Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur." (Mc 7,14-23)

    de Soeur Claire-Aimée Tricoire (sur le site des Soeurs Apostoliques de la Communauté Saint-Jean)

    « Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » (Mc 7,15). La pureté et l’impureté dont Jésus nous parle aujourd’hui n’est pas une question de loi ni de perfection religieuse. Jésus a dénoncé comme hypocrisie la pureté rituelle des Pharisiens qui ne concernait que l’extérieur et non le cœur. La pureté dont parle Jésus concerne la vocation la plus profonde de l’homme, celle voulue par le Créateur dès l’origine : « Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance. » (Gn 1,26). Etre et devenir de plus en plus à l’image et à la ressemblance de Dieu, voilà en quoi consiste la véritable pureté de l’être humain. Pureté du miroir qui ne déforme pas ce qu’il reflète. Pureté des traits de l’icône qui éveille à la contemplation et s’efface devant le divin qu’elle révèle. Pureté de la source limpide qui sourd dans notre cœur et que n’atteint pas la boue de l’inconduite, de la fraude et de l’adultère. Pureté du souffle de vie insufflé à l’origine dans les narines d’Adam (Gn 2,7), que ne viciait pas alors la pollution de l’orgueil et de la démesure. O homme, quelle extraordinaire et mystérieuse vocation que la tienne ! « De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction » (Jc 3,10). Retrouve la pureté de ta vocation originelle ! Ton cœur est fait pour aimer, non pour trahir. Ta langue est faite pour bénir, non pour maudire ! Tes mains sont faites pour donner, non pour frapper ! Tes yeux sont faits pour contempler, non pour convoiter !

    Une homélie pour ce dimanche : http://www.carmel.asso.fr/22eme-Dimanche-T-O-Marc-7-1-8.html

  • C'est dans son approche sociologique que le Cardinal Martini se serait trompé

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    Massimo Introvigne a bien connu le Cardinal Martini et ne se reconnaît pas dans ceux qui le célèbrent ou l'incriminent. A ses yeux, Martini n'était pas un libéral :

    "Le cardinal jésuite, écrit-il, ne pensait pas, à l'instar de progressistes authentiques, que la transition à partir des valeurs de la société traditionnelle à celles de la société postmoderne, basées sur un individualisme absolu et sur le rejet de toute notion d'éthique naturelle, notamment en matière de sexualité, constituait un développement joyeux, triomphal et en tout point positif. Il me semblerait qu'il avait même une certaine nostalgie de la société traditionnelle et de ses valeurs. Il pensait, cependant, que la société traditionnelle était morte une fois pour toutes, que ces valeurs étaient parties sans possibilité de retour, et que la seule chance de survie de l'Église était d'en prendre acte. Soit l'Eglise rencontre la postmodernité et s'y adapte, pensait-il, ou alors la postmodernité détruira l'Eglise, en la réduisant à un résidu petit et insignifiant."

    Ainsi, certains reprocheront au cardinal d'avoir eu une approche théologique erronnée par défaut d'espérance, en ne croyant pas à la possibilité d'une réversibillité du cours des évènements. Pour M. Introvigne, Martini, dans ses prises de position, se serait plutôt trompé dans son analyse sociologique. Aux yeux de M. Introvigne, son approche est démentie par les faits : il suffit de regarder ce qui se passe dans les pays du nord de l'Europe où le protestantisme "libéral", qui accepte l'éthique nouvelle - de l'avortement aux unions homosexuelles -, est en plein effondrement alors que les protestants identitaires (Mormons, pentecôtistes, fondamentalistes, etc.) qui promeuvent une éthique sexuelle plus rigide que celle de l'Eglise catholique connaissent une croissance spectaculaire. "Il est vrai que dans la société laïque, la disparition de l'éthique traditionnelle est considérée comme acquise. Mais il n'en est pas moins vrai que les Eglises et les confessions qui se sont adaptées à l'éthique nouvelle, sous les applaudissements des médias, sont abandonnées par les fidèles. En revanche, on constate un afflux vers les confessions qui défendent des positions éthiques plus rigides. Les sociologues ont expliqué depuis des années les raisons pour lesquelles cela se produit. Celui qui accepte la nouvelle éthique est partout chez lui dans la société, et n'a pas besoin de se tourner vers les Eglises. La minorité qui va à l'église, pour une large part, n'apprécie pas la nouvelle éthique, et choisit majoritairement ces Eglises, dénominations, et mouvements qui n'acceptent pas le monde postmoderne, mais s'en démarquent." 

    "Pour dire les choses plus crûment, en acceptant les conclusions - formulées encore dans une récente interview à propos d'une «Église en retard de deux cent ans» - que Martini déduisait de prémisses qui étaient pourtant erronnées, l'Eglise catholique ne résoudrait pas ses problèmes mais dépérirait tout comme l'Eglise luthérienne danoise. Par conséquent, dans le cas du Cardinal Martini, il ne s'agit pas tant d'une idéologie progressiste ou d'une mauvaise théologie que d'une mauvaise sociologie. Un défaut, peut-être plus facile à pardonner à un homme qui avait tant de capacité et tant de culture, en plus à quelqu'un qui a toujours manifesté un véritable amour pour l'Eglise. A condition de ne pas adopter les soins qu'il proposait pour l'Eglise, parce qu'ils étaient fondés sur un diagnostic erroné."

    L'article, en italien, se trouve ici : https://www.facebook.com/notes/massimo-introvigne/introvigne-martini-come-lho-conosciuto-io/10151292212776328 

    Les erreurs de perspective dénoncées par Massimo Introvigne trouvent une confirmation ici : http://www.lalibre.be/actu/international/article/758212/l-eglise-a-200-ans-de-retard.html

  • Tollembeek : een nieuwe godgewijde vrouw

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    Wij lezen over editiepajot.com :

    Op 31 augustus wordt Sarah Prové(35) uit Galmaarden door Mgr. André Léonard tijdens een Eucharistieviering aan God gewijd. Hierdoor wordt ze als het ware een bruid van God. Bij deze gelegenheid ontvangt ze van de bisschop de naam Sarah-Immanuel. Door deze wijding wordt ze echter geen religieuze, maar wel een godgewijde, die zoals priesters, celibatair door het leven zal gaan.

    Sarah werd geboren als oudste van drie kinderen in een gelovig gezin in Galmaarden. Na de Grieks-Latijnse humaniora studeerde ze Klassieke Filologie en Byzantinistiek. Sarah wil niet spreken van een roeping, het is meer een initiatief van God zelf. “ Vanaf mijn 15 jaar, voelde ik als het ware de blik van God, eerst wil je daar natuurlijk niets van weten. Je bent jong, maar toch voelde ik steeds meer de drang om te bidden. Ik kon als het ware geen kerk voorbijgaan of ik moest er even binnengaan, een dag zonder Misviering was bijna een verloren dag”, zei Sarah. Na een tijdje kreeg ze steeds meer belangstelling voor het leven van de geestelijken. In 2005 trad ze na een lange zoektocht in bij de Monastieke Gemeenschappen van Jeruzalem in Brussel, die ze echter nog tijdens haar noviciaat wegens gezondheidsproblemen moest verlaten. “ Het was even slikken voor mij, toen ik deze orde - die ik nog steeds een heel warm hart toedraag - moest verlaten. Ik kon het harde regime van vroeg opstaan en daarnaast ook nog lesgeven wegens mijn zwakke rug niet aan. Maar ook nadien voelde ik nog steeds de onweerstaanbare drang om God te dienen en helemaal van Hem te zijn, als Zijn bruid.” Toen zij vernam dat vrouwen die de ‘maagdenwijding’ ontvangen, precies dit bruidsaspect trachten te beleven, vroeg en verkreeg zij de toestemming om deze wijding te mogen ontvangen. Hiervoor moest ze wel enkele jaren theologie gaan studeren, wat ze dan ook deed.

    Het leven van Sarah zal door deze wijding niet echt veel veranderen. “ Ik blijf nog steeds lesgeven(Latijn) in Geraardsbergen, maar zal daarnaast ook openstaan voor het geestelijke welzijn van de mensen en dit door het gebed. Nu is het wel mogelijk dat ik naar de toekomst toe zieke mensen ga bezoeken of mee help met de parochieploeg, maar hoofddoel blijft toch wel het gebed”, besluit Sarah Prové.

    Op vrijdag 31 augustus om 17 uur zal Sarah Prové door Mgr. Léonard bijgestaan door pastoor Penne tijdens een plechtige Eucharistieviering in de kerk van Tollembeek aan de Heer worden toegewijd. In het Bisdom Mechelen-Brussel zijn er vandaag al elf vrouwen actief als godgewijde vrouw, Sarah wordt nummer twaalf.

    Vandaag, een vriend schrijft (1/9) :

    De maagdenwijding van Sarah gisteren te Tollembeek was werkelijk een hoogfeest voor de katholieke gemeenschap van de streek.

    Onze aartsbisschop heeft weer eens op zijn unieke manier de juiste woorden gesproken en deze wijding op eenvoudige en heldere wijze belicht.

    Wat een tegengif tegen de constante haatzaaierij van binnenuit en van buitenuit de vlaamse Kerk tegen al wie als katholieken durven naar buiten treden,tegen de modestroom in!
  • Le Cardinal Martini rêvait d’un Concile Vatican III vraiment oecuménique

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    Le cardinal Carlo-Maria Martini, dont les funérailles seront célébrées en la cathédrale de Milan ce lundi 3 septembre 2012, avait fait un rêve éveillé résumant  tous les songes qui l’habitaient: ce fut lors du synode qui a eu lieu à Rome du 1er au 23 octobre 1999, et dont le thème était : « Jésus-Christ, vivant dans son Église, source d’espérance pour l’Europe ». Jean Mercier en avait alors pris note (extraits) :

    “ (…), l’archevêque de Milan a opté pour le hors-piste prophétique. Il rêve tout simplement d’un nouveau concile.

    Bien sûr, le mot même n’a pas été prononcé, mais le propos est clair. Mgr Martini a appelé, " pour le siècle qui s’ouvre, à une expérience de confrontation universelle entre les évêques ". Et pourquoi ? " Pour permettre de défaire certains nœuds disciplinaires et doctrinaux, peu évoqués ces jours-ci, mais qui réapparaissent périodiquement comme des points chauds sur le chemin des Eglises européennes. " Et l’orateur d’ajouter : " Et pas seulement européennes. " Puis de citer, dans l’ordre : la carence dramatique en ministres ordonnés ; la position de la femme dans la société et dans l’Eglise ; la participation des laïcs à quelques " responsabilités ministérielles ", la sexualité, la discipline du mariage, l’espérance œcuménique. Autant de sujets, a expliqué le cardinal Martini, " qui ont déjà émergé lors de synodes précédents, mais pour lesquels il importe de trouver des lieux et des instruments adaptés pour un examen soutenu. Assurément, ni les enquêtes sociologiques ni les pétitions ne sont des instruments valables. Ni les groupes de pression. Mais, sans doute, un synode ne serait pas non plus suffisant. " Dont acte ! Solution préconisée pour défaire " les nœuds " de l’Eglise : " Un instrument collégial plus universel et qui fasse autorité. " Et qui passe en revue les problèmes qui ont émergé depuis 40 ans. L’horizon proposé aux évêques est " une expérience de communion, de collégialité et d’Esprit-Saint que leurs prédécesseurs ont éprouvée lors de Vatican II et qui, désormais, n’est plus un souvenir vivant que pour quelques témoins. " Très applaudi, le discours a frappé fort. (…)  

    Et Jean Mercier commente :  “De nombreuses voix se sont manifestées depuis dix ans pour demander des changements et réinventer la collégialité dans l’Eglise. Comme Mgr Martini, qui recommande de débattre sur des questions précises et sujettes à controverse, l’évêque de Bâle, Mgr Kurt Koch a récemment prôné la tenue d’un concile sur la question des ministères ordonnés et l’ordination des femmes.

    Dans un article paru en avril dernier [ndb: 1999] dans Concilium, les théologiens catholiques Christoph Théobald et Dietmar Mieth évoquaient l’idée d’une " conciliarité universelle ", qui ferait de l’Eglise une sorte de laboratoire dans lequel tous auraient la parole et où à chaque Eglise, à chaque groupe serait laissé le temps " d’aller de l’avant ou de se convertir ". Une vision probablement encore plus vaste que celle de Mgr Martini, mais qui fait écho à celle de Konrad Raiser, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises, qui rêve d’un concile, véritablement œcuménique au sens de l’appellation issue des premiers siècles, de toutes les Eglises chrétiennes. Vœu ambitieux, également cher au théologien Raimon Panikkar. Ce dernier milite pour un " concile de Jérusalem ", qui lancerait toutes les confessions issues du christianisme dans une " mutation bouleversante " face aux défis du prochain millénaire, prenant courageusement le risque de rudes conflits entre les cultures et les interprétations de l’Evangile.

     Tout le texte ici: Concile par-delà le rêve

     Bref, un nouveau concile encore plus libéral que Vatican II :  pour achever le malade déjà immunodéprimé ?

     Notons que l’assemblée synodale de 1999 applaudit à tout rompre l’intervention de Mgr Martini et, en son sein, sans doute aussi l’évêque de Bâle, Mgr Kurt Koch. Ce dernier venait justement de prôner la tenue d’un concile sur l’ordination des femmes. Depuis lors Mgr Koch a fait du chemin : il est aujourd’hui cardinal et président du conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens.

  • L'incroyable fidélité des "chrétiens du bout du monde"

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    1357032.jpgÀ la rencontre des chrétiens du bout du monde (dans Le Figaro)

    Extraits :

    "Pendant un an, Charles Guilhamon et Gabriel de Lépinau sont partis à la rencontre de petites communautés chrétiennes isolées. Un tour du monde à vélo qui les a conduits du Tibet au Brésil, en passant par le Sénégal et la Thaïlande. Ils racontent leur incroyable aventure dans un livre à paraître le 5 septembre." (...)

    "Église des confins et des nuages, Église souterraine, sans prêtre et pourtant étonnamment fidèle à Rome, Église souffrante, persécutée, Charles et Gabriel sont allés à la découverte de ces multiples visages de la chrétienté. En Amazonie en pirogue, à pied avec les Karens, ou encore, comme le plus souvent, à vélo, ils ont parcouru 11.000 kilomètres pour vivre avec ces communautés oubliées quand elles ne sont pas inexistantes ou agonisantes." (...)

    "Après le départ de Paris, leur première destination avait été, au bout de deux mois sur les routes, le village de Tal Arboush, dans la Djézireh, à l'est de la Syrie. Charles se souvient encore du regard rêveur de Charbel. Il savourait un narguilé assis dans son jardin. Sa coupe de cheveux et sa stature lui donnaient des airs de James Dean. A un détail près: un immense tatouage de la Vierge Marie haut en couleur occupait tout son avant-bras et faisait écho à un dessin de la croix gravé sur son biceps. Il était le troisième fils de l'une des quarante familles catholiques peuplant le village de Tal Arboush, seul village catholique sur des dizaines de kilomètres. Ils parlaient l'araméen comme les premiers chrétiens. Depuis six mois, Tal Arboush ne répond plus. Charles n'a plus de nouvelles de Charbel. Les derniers chrétiens."

    Le livre : Sur les traces des chrétiens oubliés, de Charles Guilhamon, Calmann-Lévy, 430 p., 21.50 €

    Tout l'article est ici : A la rencontre des chrétiens du bout du monde

  • Les intentions du pape pour septembre 2012

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    L’intention de prière universelle de Benoît XVI pour le mois de septembre concerne « les personnes engagées en politique », afin que « les responsables politiques agissent toujours avec honnêteté, intégrité et amour de la vérité ».

    Son intention de prière missionnaire porte sur « l'aide aux Eglises des pays pauvres » : « Pour que les communautés chrétiennes se rendent disponibles à l'envoi de missionnaires, prêtres, laïcs, et augmentent leur soutien concret en faveur des Eglises les plus pauvres. »

    source et commentaire (www.apostolat-priere.org)

    Benoît XVI nous dit : « la politique est un art complexe d'équilibre entre des idéaux et des intérêts, mais sans jamais oublier que la contribution des chrétiens est décisive uniquement si l'intelligence de la foi devient intelligence de la réalité, clé de jugement et de transformation. Une véritable ‘révolution de l'amour' est nécessaire ».

    Prions, comme le Saint-Père nous y invite, pour que l'engagement des hommes et des femmes en politique soit fondé « non sur des idéologies ou des intérêts de parti, mais sur le choix de servir l'homme et le bien commun, à la lumière de l'Evangile » (Benoît XVI).

  • Shan et Martini, des figures très contrastées

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    Sandro Magister met en ligne sur chiesa.espresso.repubblica.it cette note :

    Le cardinal Shan, un "maître de sagesse et de fidélité à l'Église"

    En l’espace de quelques jours, deux cardinaux très différents l’un de l’autre, notamment quant à leur notoriété, mais tous deux de grande envergure, viennent de disparaître : le 22 août, le Chinois Paul Shan Kuo-hsi et, le 31 août, l'Italien Carlo Maria Martini.

    À maintes reprises www.chiesa est intervenu à propos de Martini, y compris en laissant s’exprimer des voix qui le critiquaient, en particulier au sujet de son dernier livre important, "Conversations nocturnes à Jérusalem", qui a définitivement consolidé dans l'opinion publique son image symbolique d’alternative "conciliaire" aux deux derniers papes :

    > Le Jésus du cardinal Martini n'aurait jamais écrit "Humanæ Vitæ"

    > Dieu n'est pas catholique. Parole de cardinal

    Le cardinal Shan, au contraire, est toujours resté dans l’ombre. Mais, précisément pour cette raison, il est encore plus surprenant de découvrir aujourd’hui son action cachée, indissolublement liée au drame de l’Église de son pays, la Chine.

    Laissons donc la parole au cardinal Zen, qui a été très proche de lui].

    lire la suite

  • Une figure majeure du progressisme disparaît

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    Lu sur le site RTBF info

    "Le cardinal italien Carlo Maria Martini, mort ce vendredi à Milan à 85 ans, a incarné chez les progressistes au sein de l'Eglise catholique l'espoir d'une plus grande ouverture au monde moderne, même s'il a toujours formulé ses critiques et propositions de façon nuancée.

    Eminent intellectuel, spécialiste de la Bible, auteur de dizaines de livres et contributions théologiques diverses, il était très respecté au delà de la sphère progressiste, aussi bien par Jean-Paul II que Benoît XVI, de deux mois son cadet, qui lui avait encore rendu visite en juin à Milan.

    Cette très grande figure de l'Eglise a figuré parmi les "papabili" lors du conclave d'avril 2005, au cours duquel Joseph Ratzinger devait être élu.

    Mais ses positions en faveur d'une institution ecclésiale plus ouverte et en dialogue avec le monde, ainsi que son état de santé -il souffrait déjà de la maladie de Parkinson- avait affaibli ses chances, dès le début des votes.

    Il avait notamment critiqué en 2008 l'encyclique "Humanae Vitae" du pape Paul VI qui avait dit non à la contraception, en estimant que l'Église s'était ainsi "éloignée de beaucoup de gens".

    Voix très écoutée dans l'Eglise pour la finesse de ses analyses et son humanité, il avait dénoncé "la tentation" de certains catholiques de "se réfugier" dans des nouveaux mouvements de l'Eglise en leur prêtant une "valeur absolue" et en les transformant en véritables "idéologies".

    Il avait dénoncé également les "nouvelles pestes" de la société, telles que la drogue, mais aussi la corruption et la solitude.

    Le célibat des prêtres remis en question ?

    Il estimait qu'une "évolution" dans le domaine du célibat des prêtres était envisageable, sans que l'Eglise de Rome renonce entièrement à cette discipline, ce qui aurait "des conséquences plus négatives que positives."

    Ami personnel de Jean Paul II, il avait su marquer sa différence avec lui sur certains thèmes, surtout de la morale. Il échangea une correspondance avec l'écrivain Umberto Eco sur les raisons de croire.

    En 1999, il avait "fait un rêve" : la convocation d'un nouveau Concile, un Vatican III, estimant que Vatican II (1962/65) était en quelque mesure dépassé.

    Le manque "parfois dramatique" de prêtres, le rôle de la femme dans la société et dans l'Eglise, la participation des laïcs à certaines responsabilités sacerdotales, la sexualité, la discipline du mariage, les rapports avec les orthodoxes et l’œcuménisme en général, le rapport entre démocratie et valeurs et entre lois civiles et loi morales étaient les thèmes qu'il proposait pour un nouveau concile.

    En 2007, il fit savoir qu'il ne célébrerait pas la messe tridentine (en latin) d'avant le Concile, quand celle-ci a été réautorisée par l'Eglise.

    Né à Turin le 15 février 1927, Carlo Maria Martini était de la Compagnie de Jésus (jésuites). Exégète de formation, Paul VI l'avait désigné, en 1969, recteur de l'Institut biblique, où il était resté jusqu'en 1978, puis de la prestigieuse Université pontificale grégorienne.

    Dès 1979, Jean Paul II l'avait nommé archevêque de Milan, le plus grand diocèse d'Europe, qu'il dirigea pendant 22 ans.

    En voyage à Jérusalem à 75 ans

    A son départ en retraite en juillet 2002, à l'âge canonique de 75 ans, il avait réalisé son voeu le plus cher : partir à Jérusalem. Cette année-là, il avait aussi annoncé qu'il était atteint de la maladie de Parkinson.

    Il était revenu en Italie en 2008, se retirant dans une maison d'études des jésuites, à Gallarate, au nord-ouest de Milan.

    Ici:  Décès du cardinal Martini, espoir des progressistes de l'Eglise catholique

    Le cardinal Martini appartenait à la génération des intellectuels utopistes  qui ont imaginé Vatican II comme une fusée s'élevant dans l'espace sans fin de la modernité.  Avec les résultats que l’on sait, cinquante ans plus tard.