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Islam - Page 48

  • Vers la liberté des chrétiens dans les pays musulmans ?

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    François et les émirs 30424324-29057941.jpgLe pape François et le grand imam Al Tayeb ont apposé ensemble leur signature au bas d'une déclaration commune sur la fraternité universelle qui suscite quelques interrogations  politiquement -ou religieusement- "incorrectes" de Michel Janva sur le site web « salon beige » :

    Le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar Ahmad Al-Tayeb ont signé hier à Abou Dhabi un Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et la coexistence commune. Sans caractère magistériel, ce document plaide pour un certain nombre de principes, parmi lesquels la liberté de religion, dont on sait que les chrétiens ont à souffrir dans les pays musulmans :

    « La liberté est un droit de toute personne : chacune jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. C’est pourquoi on condamne le fait de contraindre les gens à adhérer à une certaine religion ou à une certaine culture, comme aussi le fait d’imposer un style de civilisation que les autres n’acceptent pas. »

    Nous sommes en droit tout de même de nous demander en quoi le pluralisme de religion est une volonté divine… et surtout comment les musulmans qui adhèrent à ce texte vont le mettre en oeuvre dans leurs pays où la conversion de musulmans au Christ est prohibée et punie.

    Autre paragraphe, qui devrait abolir l’état de dhimmitude subie par de nombreux chrétiens en paix musulmans :

    « Le concept de citoyenneté se base sur l’égalité des droits et des devoirs à l’ombre de laquelle tous jouissent de la justice. C’est pourquoi il est nécessaire de s’engager à établir dans nos sociétés le concept de la pleine citoyenneté et à renoncer à l’usage discriminatoire du terme minorités, qui porte avec lui les germes du sentiment d’isolement et de l’infériorité ; il prépare le terrain aux hostilités et à la discorde et prive certains citoyens des conquêtes et des droits religieux et civils, en les discriminant. »

    Concernant les Emirats Arabes Unis, si les musulmans sont majoritaires dans le pays, la population des Émirats est composée à 85 % d’étrangers. Un million d’entre eux sont catholiques : des Européens, mais surtout des Asiatiques originaires des Philippines, d’Inde ou du Sri Lanka, ou encore des Libanais. Pour la première fois, ils ont pu assister à une messe publique. Ils ont certes le droit de pratiquer mais de manière discrète. Mardi matin, ils étaient 135 000 réunis dans le stade Zayed Sports Center, sans compter ceux massés à l’extérieur et qui n’ont pas pu entrer, faute de place, mais pour lesquels des écrans géants avaient été installés pour qu’ils puissent suivre la messe. Le gouvernement des Émirats arabes unis leur avait octroyés une journée de congé pour qu’ils puissent assister à cette messe.

    Ref. Vers la liberté des chrétiens dans les pays musulmans ?

    JPSC

  • La Déclaration sur la Fraternité signée à Abu Dhabi par le pape et le grand imam d'al-Azhar

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/EMIRATS ARABES UNIS - Signature d’une Déclaration d’Abu Dhabi sur la fraternité de la part du Pape et du grand imam d’al-Azhar

    Abu Dhabi (Agence Fides) – Un Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune signée par le Pape François et le cheikh Ahmed al Tayyeb, grand imam d’al-Azhar, en tant qu’instrument visant à attester aux yeux du monde que « la foi porte le croyant à voir dans l’autre un frère à soutenir et à aimer » et que « de la foi en Dieu, qui a créé l’Univers, les créatures et tous les êtres vivants – égaux pour Sa Miséricorde – le croyant est appelé à exprimer cette fraternité humaine en sauvegardant la Création et tout l’Univers et en soutenant toute personne, en particulier les plus nécessiteuses et les plus pauvres ». Tel est l’événement imprévu qui a marqué la participation du Pape à la Conférence sur la fraternité humaine en cours à Abu Dhabi au cours de l’après-midi du 4 février dans le cadre de sa visite apostolique aux Emirats arabes unis.

    La signature de ladite déclaration a eu lieu au Founders Memorial, après les interventions tenues à la conférence par le Prince héritier, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, par Ahmed Al-Tayyib, grand imam d’al-Azhar, et par le Pape François. Les trois hommes sont entrés dans la salle de la conférence en se tenant par la main. Le grand imam d’al-Azhar, dans son intervention, a révélé que l’idée de signer ensemble un document sur la fraternité humaine et la paix était née autour d’une table à la Domus Sanctae Marthae, au Vatican, à l’occasion d’une visite de ce même cheikh Ahmed al Tayyeb au Pape François.

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  • Le discours du pape à Abou Dhabi

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    logo-emirats-arabes-abu-dhabi-800x425.pngEmirats arabes unis: le discours de la paix à Abou Dhabi (traduction officielle) (source)

    « Le devoir de bannir toute nuance d’approbation du mot guerre »

    « La fraternité humaine exige de nous, représentants des religions, le devoir de bannir toute nuance d’approbation du mot guerre », déclare le pape François dans son discours d’Abou Dhabi lors du sommet des religions pour la paix ce lundi 4 février 2019.

    Voici la traduction officielle en français du discours du pape François devant les participants de ce congrès, de différentes religions. Nous allons compléter plus tard les ajouts signalés notamment par (…).

    Discours du pape François

    Al Salamò Alaikum! La paix soit avec vous!

    Je remercie de tout cœur Son Altesse le Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan et le Docteur Ahmad Al-Tayyib, Grand Imam d’Al-Azhar, pour leurs paroles. Je suis reconnaissant au Conseil des Anciens pour la rencontre que nous venons d’avoir, près de la Mosquée du Cheikh Zayed.

    Je salue cordialement les Autorités civiles et religieuses et le Corps diplomatique. Permettez-moi aussi un remerciement sincère pour l’accueil chaleureux que tous m’ont réservé, ainsi qu’à notre délégation.

    Je remercie aussi toutes les personnes qui ont contribué à rendre possible ce voyage et qui ont travaillé avec dévouement, enthousiasme et professionnalisme pour cet événement: les organisateurs, le personnel du Protocole, celui de la sécurité et tous ceux qui de diverses manières ont donné leur contribution «dans les coulisses». Un merci spécial à Monsieur Mohamed Abdel-Salam, ancien conseiller du Grand Imam.

    De votre patrie je me tourne vers tous les pays de cette Péninsule, auxquels je désire adresser mon plus cordial salut, avec amitié et estime.

    Avec un esprit reconnaissant au Seigneur, en ce huitième centenaire de la rencontre entre Saint François d’Assise et le sultan al-Malik al-Kamil, j’ai accueilli l’opportunité de venir ici comme croyant assoiffé de paix, comme frère qui cherche la paix avec les frères. Vouloir la paix, promouvoir la paix, être instruments de paix: nous sommes ici pour cela.

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  • Le Pape en voyage aux Émirats arabes unis pour tendre la main à l'islam

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    De Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » : 

    Pape Emirat 368608695.jpg"François est arrivé dimanche soir à Abu Dhabi pour une visite de trois jours au cours de laquelle il compte confirmer sa politique de main tendue avec l'islam. Un déplacement dans un contexte tendu, alors que ce pays est impliqué dans le conflit au Yémen.

    Mettre ses pas dans ceux de Saint François. Il y a huit siècles exactement, en 1219, le poverello d'Assise rencontrait le Sultan Malik Al-Kamil sur le delta du Nil. La cinquième croisade battait son plein mais la rencontre fut pacifique. Cette même démarche de paix, le pape François entend la mener à sa manière, ce lundi et mardi, dans un tout autre contexte: lors d'un voyage aux Émirats arabes unis (EAU) où, pour la première fois, le chef de l'Eglise catholique foule la péninsule arabique et va y célébrer une messe chrétienne en plein air.

    «Je suis heureux de cette opportunité offerte par le Seigneur, a confié François dans un message vidéo le 31 janvier adressé aux Emirats arabes unis, pour écrire, dans votre cher pays, une nouvelle page dans l'histoire des relations entre les religions en confirmant que nous sommes frères même si nous sommes différents». Ainsi le pape affermit-il sa politique de main tendue avec l'islam. Il couronnera cet élan à la fin du mois de mars par une visite au Maroc.

    Diplomatie vaticane

    Ces deux jours à Abu Dhabi ne vont toutefois pas de soi en raison du contexte du conflit des Emirats arabes unis et de l'Arabie Saoudite avec le Yémen. À commencer par la diplomatie vaticane qui aurait plutôt appuyé sur le frein si elle avait été associée à l'organisation de ce voyage non prévu dans le calendrier et décidé par le pape seul. Emile Nakhleh, ancien directeur du programme d'analyse de la stratégie politique de l'islam de la CIA, cité par l'hebdomadaire progressiste catholique américain, National Catholic Reporter - pourtant proche du pontificat - résume le problème: «Ce n'est pas une bonne optique pour le pape de visiter les Emirats Arabes Unis qui sont toujours impliqués dans les atrocités commises au Yémen. Je ne sais pas comment sa sainteté peut même justifier cela».

    Mais un autre expert, le Frère Paul Lansu, conseiller du mouvement catholique «Pax Christi international» y voit une opportunité pour François «de parler avec les autorités de ce pays en espérant qu'il puisse convaincre les responsables des Emirats de changer de politique à propos du désastre qu'ils ont fait au Yémen avec les Saoudiens.»

    Une conférence mondiale sur «la fraternité humaine»

    Il n'est même pas certain que François aborde ce sujet fâcheux sur place. Dimanche 3 février, juste avant de prendre l'avion, il a toutefois lancé à Rome un énième appel international «d'urgence» pour une action au Yémen: «Je suis la crise humanitaire du Yémen avec grande préoccupation. La population est épuisée par ce long conflit et une multitude d'enfants souffrent de la faim sans pouvoir accéder aux dépôts d'alimentation. Le cri de ces enfants et de leurs parents monte devant la présence de Dieu». Dans sa prière pour le Yémen, il a encore ajouté: «Prions fortement, parce que ce sont des enfants qui ont faim, qui ont soif, qui n'ont pas médicaments, qui sont en danger de mort.»

    Certes le thème officiel du déplacement, «fais de moi un instrument de ta paix», reprend la première phrase de la fameuse prière de Saint François d'Assise. Certes le nouveau porte-parole du pape, Alessandro Gisotti, a précisé que ce 27ème déplacement du pape avait pour objectif de barrer la route aux «professionnels de la haine» qui «instrumentalisent le nom de Dieu pour justifier la violence».

    Mais François vient avant tout aux EAU pour participer, lundi, avec 700 autres responsables religieux de toutes confessions, à une «conférence mondiale sur la fraternité humaine» organisée par le «Conseil Musulman des Sages» présidé par son ami, le cheikh Ahmed Al Tayeb, recteur et grand iman de l'université Al Azhar du Caire (Egypte) qu'il va rencontrer pour la cinquième fois en cinq année de pontificat.

    Pour la messe, 130 000 fidèles attendus

    C'est lui qui a invité François. L'enjeu, pour l'Eglise catholique, étant d'obtenir, à terme, un statut juridique de «citoyen» pour les habitants chrétiens des pays musulmans. Le défi pour les musulmans étant de montrer le visage d'un islam tolérant. Ce voyage - fortement médiatisé par ce pays qui a financé deux agences internationales de communication anglo-saxonnes à cette fin - s'inscrit de fait dans le cadre de l'année de la «Tolérance» décrétée en 2019 par les Emirats Arabes Unis

    Relativement ouvert, ce pays de tradition musulmane malikite et non wahhabite, plus rigoriste, dispose d'un ministère de la «Tolérance». Il admet l'existence de 76 églises - dont 9 catholiques - mais avec interdiction de signes extérieurs et de prosélytisme chrétien. 90 % de ses habitants sont des étrangers essentiellement philippins et indiens. Ce sont eux qui formeront, mardi, le gros des 130.000 fidèles attendus pour la messe publique du pape. Ces travailleurs immigrés, mal payés, ne disposent d'aucun droit du sol aux Émirats arabes unis. Ils y demeurent des étrangers".

    Ref. Le Pape en voyage aux Émirats arabes unis pour tendre la main à l'islam

    JPSC

  • Existe-t-il un droit à l'émigration ?

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    Du site Breizh Info :

    Italie. Mgr Giampaolo Crepaldi : « Il n’existe aucun droit à l’émigration » [Interview] 

    « La Doctrine sociale de l’Église est claire : les peuples doivent rester dans leur Patrie. La politique décide si elle accueille ou non, la religion, elle doit annoncer le Christ. Mais peut-être certains l’ont-ils oublié… » Cette opinion énoncée par l’archevêque de Trieste, monseigneur Crepaldi, dans un entretien accordé au journal La Verità, que nous reproduisons ci après, semble en totale contradiction avec les propos du pape François et de la majorité de l’Église, notamment en Italie, où celle-ci est considérée comme la première force d’opposition au gouvernement italien.

    A lire quelques écrits du pape sur l’accueil des migrants, on a l’impression de se retrouver devant un nouveau dogme. Il y a, bien sûr, un besoin impératif d’assistance humanitaire, mais il faut faire la distinction entre assister et accueillir. Et la doctrine sociale de l’Église catholique ne prône pas l’accueil inconditionnel si souvent prêchée et connotée politiquement. La Verità a rencontré Mgr Giampaolo Crepaldi, archevêque de Trieste et président de l’Observatoire International Cardinal Van Thuân sur la doctrine sociale de l’Eglise, pour chercher à comprendre comment interpréter le problème sans tomber dans des slogans à l’emporte-pièce.

    La Verità : Mgr Crepaldi, les appels à accueillir [les migrants] se multiplient souvent aussi de la part d’hommes d’Eglise. Quels sont les critères que nous donne la Doctrine Sociale de l’Eglise pour affronter le problème des migrations sans tomber dans un angélisme béat ?

    Mgr Crepaldi : « Les migrants ne pouvant tous arriver à Lampedusa et être accueillis, il faut se pencher sur le problème avec une bonne politique, laquelle doit toujours rechercher le Bien Commun qui n’est pas seulement celui des migrants mais aussi celui de la nation qui les accueille et celui de la communauté universelle ».

    La Verità : C’est-à-dire ?

    Mgr Crepaldi : « C’est-à-dire que les politiques doivent considérer les besoins des demandeurs d’asile mais aussi s’interroger sur les possibilités réelles d’intégration. Outre l’assistance immédiate, il y a d’autres problèmes ».

    La Verità : Lesquels par exemple ?

    Mgr Crepaldi : « Combattre les structures criminelles qui organisent les passages de migrants, décourager la complicité de certaines ONG, ne pas décharger toutes les responsabilités sur l’Italie mais favoriser la collaboration européenne et méditerranéenne. La charité personnelle met souvent le cœur en premier sans voir les obstacles mais la politique doit réguler l’accueil de façon structurée pour le bien de tous ».

    La Verità : Selon le dixième rapport de votre Observatoire, la question de la relation avec l’islam revêt clairement une importance politique et doit donc être jugée d’après les principes de la Doctrine Sociale.

    Mgr Crepaldi : « La politique doit avant tout connaitre les religions desquelles elle s’occupe sinon elle ne fait preuve d’aucune rationalité. Cela doit aussi s’appliquer à l’islam. C’est aussi le devoir de l’Eglise, en un certain sens, qui ne devrait pas se limiter à un seul dialogue interreligieux ou à prêcher un accueil général et inconditionnel. Même l’Eglise devrait évaluer l’islam – tout comme les autres religions, du reste – à la lumière des principes de la Doctrine Sociale ».

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  • Il ne faut pas avoir peur d'aller à la rencontre des musulmans

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    Du site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne (Benoît Pénicault) :

    Vidéo – Père Henry Fautrad : « N'ayons pas peur d'aller à la rencontre des musulmans »

    Le Père Henry Fautrad, auteur de Musulmans - comprendre, rencontrer, aimer (éditions de l'Emmanuel) nous explique pourquoi aller à la rencontre des musulmans pour leur parler du Christ est important. « Les musulmans veulent rencontrer des chrétiens » nous confie-t-il.

     
  • Asia Bibi ressuscitée

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    De James Channan, o.p., traduction Laurence Desjoyaux, sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    La résurrection d'Asia Bibi

    Le dominicain pakistanais James Channan, très impliqué dans le dialogue interreligieux au Pakistan et fondateur du Peace Center de Lahore, témoigne pour La Vie de sa joie après l’acquittement définitif d’Asia Bibi et de ses espérances pour les chrétiens du pays.

    Quelle joie pour nous, en ce 29 janvier, d’apprendre qu’Asia Bibi était définitivement libre et que le recours contre son acquittement a été rejeté par le président de la Cour suprême du Pakistan, Asif Saeed Khan Khosa, assisté par deux autres juges !

    Enfin, il est reconnu une fois pour toutes qu’elle n’a pas proféré de blasphème contre le prophète de l’Islam et que toutes les charges retenues contre elles sont fausses et sans fondement. Enfin, il est dit que ceux qui ont témoigné contre la chrétienne sont des menteurs et ont donné un faux témoignage.

    Les dessous de la libération d’Asia Bibi

    Pour Asia Bibi, et c’est d’abord a elle que nous pensons, cette décision est une véritable résurrection des morts. Dieu l’a comme relevée du tombeau, sa cellule de prison dans le couloir de la mort où elle a passé huit ans. Cette femme pauvre et illettrée, qui était ouvrière agricole dans la périphérie de Lahore, n’a jamais faibli dans l’épreuve. Elle est pour nous l’exemple d’une foi forte dans le Christ ressuscité. Elle nous en a donné le témoignage pendant toutes ces années depuis le fond de sa cellule où planait l’ombre de la mort et maintenant elle est dans la joie d’une « résurrection ». Elle s’est battue pour prouver son innocence avec la force de la foi, comme un roc qui ne peut être ébranlé, et c’est vraiment une satisfaction de la voir aujourd’hui victorieuse. Je ne peux qu’imaginer à quel point ses nuits ont dû être sombres et ses rêves épouvantables quand la peine de mort a été prononcée contre elle en novembre 2010 et qu’elle a craint d’être pendue. Mais Asia est une femme pleine d’espérance et elle a toujours cru qu’un jour elle se relèverait et pourrait vivre à nouveau une vie libre et « normale ».

    Je veux saluer ici son avocat, Saif-ul-Malook, un musulman qui s’est battu pour elle et l’a défendue en risquant sa propre vie. Lui et sa famille ont reçu des menaces de mort de la part d’islamistes à tel point qu’ils ont dû fuir le pays et se réfugier aux Pays-Bas après l’acquittement d’Asia Bibi prononcé par la Cour suprême du Pakistan le 31 octobre 2018. Mais cet homme courageux est retourné à Islamabad pour défendre une dernière fois la cause de la chrétienne, ce 29 janvier, et il a gagné. J’imagine sa joie profonde.

    Le rejet de l’appel contre l’acquittement est une victoire de la justice. C’est la justice qui l’emporte au Pakistan.

    Le procès d’Asia Bibi était un test pour le Pakistan. Il a montré au grand jour comment des esprits dérangés et des musulmans radicaux détournaient cette loi sur le blasphème pour s’en prendre à n’importe qui et spécialement aux chrétiens les plus pauvres et sans défense. Je me réjouis de la position audacieuse des juges de la Cour suprême du Pakistan et de leur décision. Il ont rendu leur jugement librement, en conscience, sans se laisser influencer par les manifestations, les grèves et les menaces de la part de fanatiques islamistes qui ont accompagné chaque étape de l’interminable procès d’Asia Bibi. Le rejet de l’appel contre l’acquittement est une victoire de la justice. C’est la justice qui l’emporte au Pakistan. Notre système judiciaire, au plus haut niveau, rend la justice quelles que soient les circonstances et les conséquences possibles de ses décisions.

    Au Pakistan, un prêtre et un imam au service de la paix

    Tous les chrétiens et, je le crois, une majorité de musulmans, se réjouissent de cet acquittement définitif et éprouvent un grand soulagement que la Cour ait tranché, après tant d’années, en faveur d’Asia Bibi. J’espère qu’après cette décision les islamistes se garderont de toute fausse accusation et qu’ils craindront de faire de faux témoignages.

    Maintenant, Asia Bibi est libre. Mon regret est qu’elle ne puisse malheureusement pas vivre librement dans son propre pays, celui qui l’a vu naître. Elle est forcée, de crainte d’être un jour victime d’un attentat, de quitter le Pakistan et de s’installer ailleurs pour recommencer une vie libre.

    Que Dieu la bénisse, elle et sa famille, pour qu’elle puisse désormais vivre en paix et mener une vie de liberté.

  • Quand un docteur en géographie et enseignant congolais réhabilite Léopold II

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    Lu dans le Courrier australien, ce commentaire de Marie-France Cros sur « Le plus grand chef d’État de l’histoire du Congo » : le livre qui réhabilite Léopold II :

    Léopold II 5c4df5a5d8ad5878f03ac3b9.jpg« C’est sous ce titre provocateur que Jean-Pierre Nzeza Kabu Zex-Kongo, docteur en géographie et enseignant, publie un ouvrage qui ne manquera pas d’attirer l’attention à l’heure où le « Musée royal de l’Afrique centrale » de Tervuren est rebaptisé « Africa Museum » en dépit de sa pauvreté en matière africaine hors Congo et offre aux visiteurs une présentation de l’Afrique centrale « déléopoldisée » avec autant de finesse que n’en mit Khrouchtchev à déstaliniser l’URSS.

    L’auteur s’efforce de répondre à deux questions : qu’a laissé Léopold II en héritage aux Congolais ? Le temps n’est-il pas venu de réhabiliter ce souverain ?

    Le Dr Nzeza souligne qu’on a surtout donné la parole, ces dernières années, à des « réquisitoires » contre Léopold II, « passant sous silence ses […] réalisations », sans comparer le tout aux autres « conquêtes et exploitations coloniales ».

    Des réquisitoires basés sur une documentation « d’origine essentiellement britannique » et donc « tendancieuse » en raison des rivalités coloniales entre Londres et le Palais royal de Bruxelles.

    Si le Dr Nzeza juge Léopold II « indéfendable sur le martyre des autochtones  » , il a mené à bien de « grandes réalisations dont les Congolais profitent largement aujourd’hui ou pourraient encore davantage tirer profit avec une bonne gouvernance ».

    Et de détailler la longue bataille du roi pour doter la Belgique d’une colonie. On retiendra notamment sa prise de contact avec l’explorateur britannique Stanley, qui n’arrive pas à intéresser Londres à l’Afrique centrale ; la Grande-Bretagne s’en mordra les doigts plus tard et mettra en cause l’État indépendant du Congo (EIC) afin de mettre les mains sur le Katanga et ses richesses minières, rappelle l’auteur.

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  • Plus rien n'empêcherait Asia Bibi de quitter le Pakistan avec sa famille

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Asia Bibi: « Plus rien ne l’empêche de quitter le Pakistan avec sa famille »

    Rejet de l’appel contre la mère de famille chrétienne

    « Après cette décision de la Cour Suprême, plus rien n’empêche désormais Asia Bibi de quitter le Pakistan avec sa famille. Plusieurs pays comme la France ou le Canada ont proposer de l’accueillir », souligne Vatican News en français, ce mardi 29 janvier 2019.

    Le mari et une fille d’Asia Bibi étaient venu rencontrer le pape François, avec leur avocat.

    « La Cour Suprême du Pakistan a en effet rejeté l’appel à un nouveau procès visant la mère de famille chrétienne, acquittée le 31 octobre dernier. Asia Bibi pourrait désormais quitter son pays où elle est menacée de mort par les islamistes », explique la même source.

    Vatican News précise: « La décision est logique : le magistrat qui présidait l’audience n’était autre qu’Asif Saeed Khosa, le président de la cour qui avait rédigé l’arrêt d’acquittement d’Asia Bibi fin octobre. »

    Libérée le 8 novembre 2018 de la prison de Multan, dans le centre du pays, Asia Bibi a été placée en lieu sûr, sa famille craignant des représailles, rappelle la même source.

    L’Oeuvre d’Orient aussi « se réjouit de la confirmation de l’innocence de la chrétienne Asia Bibi par la Cour suprême pakistanaise. Elle espère que Madame Asia Bibi pourra rapidement rejoindre sa famille ».

    Le communiqué ajoute deux choses. D’une part, « il conviendrait aussi de s’interroger sur l’indemnisation qui lui sera versée suite aux dix années de prison illégitimes ».

    D’autre part, « L’Œuvre d’Orient souhaite voir disparaître toute condamnation pour blasphème et toute discrimination visant les communautés religieuses minoritaires ».

    Pour Marc Fromager, directeur de l’AED-France, « il y a lieu de se réjouir de cette victoire de la liberté religieuse, mais Asia Bibi demeure en danger sur le territoire pakistanais, activement recherchée par des islamistes qui veulent à tout prix la tuer. 187 autres chrétiens demeurent emprisonnés au Pakistan à cause de leur foi, ne les oublions pas, et que les autorités pakistanaises poursuivent leurs efforts en faveur des droits civils. »

    Lire aussi :  Paul Bhatti à Vatican News : "Un tournant pour le Pakistan" 

    et aussi :  Les dessous de la libération d'Asia Bibi

  • Le Conseil de l'Europe a adopté la Résolution sur « La charia, la Déclaration du Caire et la Convention européenne des droits de l’homme »

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    De Gregor Puppinck sur le site de Valeurs Actuelles :

    Le Conseil de l’Europe “s’inquiète grandement” de l’application de la charia en Europe

    Grégor Puppinck est docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, membre du Panel d’experts de l’OSCE sur la liberté de religion. Il vient de publier “ Les droits de l’homme dénaturé ” (Le Cerf) dans lequel il analyse de façon critique la transformation des droits de l’homme depuis la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948.

    Malgré bien des obstacles et des reports, la Résolution sur « La charia, la Déclaration du Caire et la Convention européenne des droits de l’homme » a finalement été adoptée, le 22 janvier dernier à Strasbourg, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe[1].

    Cette résolution – bien que non contraignante - est d’une importance politique majeure : elle témoigne d’une prise de conscience que la loi islamique constitue un ordre juridico-religieux concurrent au droit issu de la modernité occidentale, tant en Europe qu’au plan universel. Car il y a bien concurrence aujourd’hui, et même rivalité, entre la charia et la rationalité juridique occidentale fondée sur la liberté et l’égalité. L’un et l’autre système prétendent être le seul qui convienne à l’homme, universellement. En Europe, cette concurrence s’exerce surtout en matière de droit de la famille ; au plan universel, elle s’exerce quant à la compréhension même du droit et des droits de l’homme. Cette résolution révèle aussi la faiblesse de l’Europe face à ce phénomène politico-religieux.

    La charia s’applique déjà en Europe…

    Tout d’abord, l’Assemblée du Conseil de l’Europe « s’inquiète grandement » du « fait que la charia, y compris des dispositions clairement contraires à la Convention, s’applique officiellement ou officieusement dans plusieurs États membres du Conseil de l’Europe, sur l’ensemble ou une partie de leur territoire ». Il s’agit principalement de la Grèce, de la Tchétchénie, et du Royaume-Uni.

    Elle déplore que les autorités grecques n’aient pas encore aboli l’application de la charia en Thrace où elle continue de régir officiellement les relations au sein de la communauté musulmane depuis son rattachement à la Grèce après la Première Guerre mondiale. L’Assemblée « dénonce en particulier le fait que les femmes sont clairement désavantagées dans les procédures de divorce et de succession, deux domaines clés de compétence des muftis ». Plus encore, ces procédures n’offrent pas de garantie satisfaisante. Ainsi, la présence d’un avocat n’est pas requise, les décisions sont définitives et ne peuvent faire l’objet d’aucun recours. Quant aux tribunaux grecs censés superviser ces juridictions, le Rapport parlementaire rédigé à l’appui de la résolution déplore que ceux-ci « se bornent à une apparence de contrôle juridictionnel et ratifient 99 % des décisions qui leur sont soumises ».

    L’Assemblée du Conseil de l’Europe se déclare « également préoccupée par les activités ‘judiciaires’ des ‘conseils de la charia’ au Royaume-Uni ».

    L’Assemblée se déclare « également préoccupée par les activités ‘judiciaires’ des ‘conseils de la charia’ au Royaume-Uni ». Ces instances, privées et officieuses, donnent des conseils et prononcent des jugements en matière principalement de divorce (y compris sur la garde des enfants et les aspects financiers), mais aussi de succession et de droit commercial. Leur fonctionnement est encore plus opaque qu’en Grèce. Rattachées pour la plupart à des mosquées, leur nombre pourrait s’élever à quatre-vingt-cinq, rien qu’en Angleterre et au Pays de Galles. Bien que dépourvus de compétence officielle, ces « tribunaux » parallèles se considèrent eux-mêmes comme des autorités légitimes au sein de « leur » communauté. De fait, eux seuls sont en mesure de prononcer un divorce islamique à la demande de l’épouse ; or, de nombreux couples musulmans se sont mariés uniquement religieusement, privant l’épouse – parfois très jeune lors du mariage – des garanties offertes par la procédure civile de divorce. Celle-ci est alors comme enfermée dans le mariage, la communauté et la loi islamiques, car elle est souvent ignorante de ses droits civils et voies de recours devant les tribunaux britanniques. Ceci est d’autant plus préoccupant que ces conseils de la charia ne sont pas assez respectueux des droits des femmes et que certains, selon le Rapport, « cautionnent les sévices infligés aux épouses, considèrent le viol conjugal comme négligeable et autorisent les mariages forcés ». En Grèce, d’autres conseils de ce type ont « autorisé plusieurs mariages musulmans conclus par procuration, sans le consentement exprès des femmes », parfois mineures.

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  • On croyait Asia Bibi tirée d'affaire mais tout peut encore être remis en question

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    Du site de l'hebdomadaire "La Vie" :

    L’affaire Asia Bibi retourne (encore) devant la Cour suprême du Pakistan

    La plus haute juridiction du Pakistan doit décider le 29 janvier si elle accepte de rouvrir le dossier Asia Bibi ou si elle estime que l’acquittement qu’elle a prononcé concernant ce cas de blasphème est définitif.

    Les soutiens d’Asia Bibi croyaient la chrétienne tirée d’affaire après son acquittement par la Cour suprême du Pakistan, le 31 octobre dernier. Pourtant, une nouvelle page judiciaire s’ouvre le 29 janvier. Sera-t-elle vite refermée ? C’est toute la question. Les juges doivent en effet étudier la requête en révision du procès déposée par Qari Muhammad Salaam, l’imam qui a porté plainte pour blasphème contre Asia Bibi en 2009. C’est à lui qu’étaient allées se plaindre les deux femmes qui travaillaient avec la mère de famille catholique, l’accusant d’avoir insulté le prophète Mahomet. Ce recours est prévu par l’article 188 de la Constitution pakistanaise.

    Selon le quotidien pakistanais Dawn, les avocats du plaignant accusent la Cour suprême de ne pas avoir respecté les standards de la jurisprudence et de la loi islamique concernant le blasphème. Après la libération d’Asia Bibi, ils avaient exigé, en outre, qu’elle soit placée sur la liste des personnes interdites de sortie du territoire tant que le jugement ne serait pas révisé.

    Le 29 janvier, la plus haute juridiction du Pakistan devrait donc dire si elle accepte d’étudier ce recours. « Normalement, la Cour décide le même jour si l’appel est recevable ou pas », a déclaré à l'AFP Ghulam Mustafa Chaudhry, l’avocat qui a lancé le recours contre son acquittement. Si c’est le cas, le procès d’Asia Bibi pourrait encore durer des années. (La suite est en accès payant sur le site de la Vie)

  • En 2018, 245 millions de chrétiens ont été persécutés en raison de leur foi

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    https://www.portesouvertes.fr/persecution-des-chretiens

    De Thomas Oswald sur le site aleteia.org :

    Un chrétien sur neuf est persécuté dans le monde 

    L'association protestante Portes Ouvertes publie ce 16 janvier son Index mondial 2019 de persécution des chrétiens. Il met en évidence une aggravation des atteintes à la liberté religieuse.

    Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France commente la sortie de l’Index mondial de persécution des chrétiens 2019 : « Les persécutions contre les chrétiens s’aggravent pour la septième année consécutive ! Si l’on devait les comparer à un lac, il se serait à la fois élargi et approfondi ». D’après cet indes, en 2018, quelque 245 millions de chrétiens auraient été « fortement persécutés » en raison de leur foi, soit un chrétien sur neuf. Globalement, l’indice de persécution établi par l’ONG augmente de 2,7% entre 2018 et 2019.

    Aggravation rapide en Afrique

    Le « lac » dépasse manifestement ses frontières habituelles notamment en Afrique, où de plus en plus de pays sont touchés par l’extension d’un islam radical et intolérant. C’est notamment le cas au Mali, au Niger et en Centrafrique. Le Nigeria, quant à lui, connaît une explosion de violence dans un contexte de conflit entre éleveurs peuls musulmans et agriculteurs chrétiens.

    3.731 chrétiens ont été tués en raison de leur foi en 2018, contre 2.000 en 2017. Encore ces nombres ne concernent-ils que les faits attestés et vérifiables, prévient l’équipe de Portes Ouvertes présentant l’Index. En effet, le nombre de chrétiens assassinés en raison de leur foi serait supérieur.

    Dans beaucoup de pays abonnés aux places de cancres de l’Index annuel, les organismes internationaux rencontrent de grandes difficultés à chiffrer les exactions. À commencer par la Corée du Nord, où résideraient entre 200.000 et 400.000 chrétiens, toujours selon Portes Ouvertes. Numéro un des pays les plus répressifs depuis 18 ans, il ne connaît pas d’ouverture sur le plan intérieur, malgré les récents échanges encourageants avec la Corée du Sud.

    Chine et Inde, leviers de la persécution religieuse

    Mais les deux pays qui « creusent le lit du lac » continue Michel Varton sont les deux plus peuplés au monde, l’Inde et la Chine. Le christianisme y est vu comme un élément étranger à l’identité nationale, qu’il convient de réprimer, voire d’éradiquer. Portes Ouvertes dit avoir cessé de présenter les visages des chrétiens indiens qui témoignent sur son site web.

    Le gouvernement indien, géré par les nationalistes hindous du parti BJP, emploie d’après elle le traçage biométrique pour retrouver les chrétiens. Les prochaines élections, en mai-juin 2019, apportent peu d’espoir de changement, puisque le parti au pouvoir est en tête des sondages. Sans compter que des chrétiens constatent avoir été gommés des listes électorales.

    Il y aurait pourtant une façon optimiste de lire cet Index alarmant, à savoir que si beaucoup de chrétiens sont persécutés en raison de leur foi, c’est parce qu’ils sont de plus en plus nombreux. Cette argumentation pourrait par exemple se fonder sur les étonnantes réussites des Églises protestantes en Iran et en Algérie où des dizaines de milliers d’anciens musulmans se tournent vers le Christ.

    Des signes d’espoir

    Pourtant, prévient Claire Lacroix, la responsable de l’information de Portes Ouvertes France, « cette vision optimiste est démentie par plusieurs exemples, comme celui de la Somalie. Ce pays, que nous classons à la troisième place de notre Index, derrière l’Afghanistan et la Corée du Nord, ne connaît aucune augmentation du nombre de chrétiens, mais ils sont encore plus persécutés qu’auparavant ! »

    Toutefois, des signes d’espoirs viennent, d’une façon inattendue, du Moyen-Orient. En Egypte et en Irak, la situation des chrétiens s’est sensiblement améliorée, selon les évaluations des équipes de Portes Ouvertes. Mais comme le conclut Claire Lacroix : « Le meilleur espoir ne réside pas dans des chiffres, mais dans des témoignages tels que celui de Samiha Tafik ». Cette Copte a été défigurée par l’explosion d’une bombe au Caire, mais elle parcourt le monde pour délivrer son message de paix : « Je ne veux pas me venger. Je prie pour les responsables de cette explosion, que Dieu leur montre le chemin. »