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Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 51

  • La mort de Sœur Maria Kaleta, une héroïque religieuse albanaise

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    De sur Correspondance Européenne :

    Retour à la Maison du Père de Sœur Maria Kaleta, héroïque témoin de la foi

    Dans la nuit du premier jour de l'année 2022, Sœur Maria Kaleta, 92 ans, témoin précieux et héroïque des persécutions du despote communiste Enver Hoxha (1908-1985), marxiste-léniniste, admirateur de Staline et fléau du christianisme, est décédée au monastère des Pauvres Filles des Stigmates Sacrés de Saint François d'Assise à Shkodër, en Albanie.

    L'histoire du communisme en Albanie a été dévastatrice, mais peu de gens s'en souviennent, on n'en parle pas à l'école et les médias l'ont immédiatement occultée, de sorte que dans la mémoire collective, c'est comme si rien ne s'était passé dans ce pays tourmenté : tout le monde connaît les atrocités nazies, mais celles du communisme sont toujours traitées avec des gants de velours ou mal omises, tout cela parce que la culture et la mentalité communistes, avec leurs dévalorisations et leur athéisme, sont restées dans les fibres du sentiment politique et social occidental.

    Sœur Maria Kaleta est une survivante qui a connu le martyre blanc avec les horreurs du communisme de Hoxha. Son grand travail d'apostolat dans la clandestinité et dans un danger constant a fait des merveilles et est un exemple brillant de ce que signifie être fidèle au Christ quel qu'en soit le prix.

    Le 29 novembre 1944, Enver Hoxha, qui dirige le parti communiste albanais, prend le pouvoir et s'inspire radicalement de l'Union soviétique. Jusqu'à l'exclusion de la Yougoslavie du Cominform en 1948, l'Albanie a agi comme un satellite de la fédération de Tito, qui la représentait aux réunions du Cominform. À partir de 1950, Hoxha a fait construire des milliers de bunkers en béton pour une seule personne dans tout le pays, afin de les utiliser comme postes de garde et abris pour armes : on estime qu'il y en aurait plus de 500 000. Leur construction s'est accélérée lorsque l'Albanie a officiellement quitté le Pacte de Varsovie en 1968, augmentant ainsi le risque d'une attaque étrangère.

    Hoxha est déterminé à suivre la politique stalinienne, accusant les révisionnistes russes de trahir le système économique. En 1960, il rapproche son pays de la République populaire de Chine à la suite de la crise sino-soviétique, sapant les relations avec Moscou dans les années qui suivent. Après des années et des années d'athéisation coercitive de plus en plus intense et féroce, le tyran a fièrement déclaré que l'Albanie était la première nation où l'athéisme d'État était inscrit dans la Constitution ; dans la Constitution de 1976, l'article 37 stipule : "L'État ne reconnaît aucune religion et soutient la propagande athée afin d'inculquer aux gens la vision scientifique-matérialiste du monde", tandis que l'article 55 du code pénal de 1977 prévoit une peine d'emprisonnement de 3 à 10 ans pour la propagande religieuse et la production, la distribution ou le stockage d'écrits religieux.

    Partiellement inspiré par la Révolution culturelle chinoise, il a procédé à la confiscation des églises, des monastères et des lieux de culte en général. Les noms religieux de personnes et les noms de lieux ont été abolis. La répression politique de Hoxha en Albanie, au pouvoir jusqu'en 1983, a fait des milliers et des milliers de victimes et la haine des catholiques était implacable avec le sacrifice de vies et la privation de la pratique de la foi. Toutes les églises d'Albanie ont été détruites ou fermées, des évêques, des prêtres, des religieux et des religieuses ont été tués ou emprisonnés, car le crime le plus grave était la profession de foi. et ceux qui désobéissaient étaient durement punis, comme ce fut le cas de la mère et de la sœur de Mère Teresa de Calcutta, qui furent isolées dans leur maison jusqu'à leur mort, empêchant Mère Teresa, qui se trouvait déjà en Inde, d'assister à leur départ ; mais elle fut ensuite appelée par la femme de Hoxha, après la mort du dictateur, pour la prier de prier sur sa tombe afin d'essayer d'arrêter les cris et les tremblements qui en provenaient. Les manifestations diaboliques de l'autre monde ont cessé et ce jour-là, la fondatrice des Sœurs de la Charité a été autorisée à se rendre pour la première fois sur la tombe de sa mère et de sa sœur.

    En 1946, l'église et le monastère des Stigmatines de Shkodra ont été fermés. Les sœurs, les novices et les aspirantes, dont Maria Kaleta qui était entrée au couvent en 1944, ont été expulsées et contraintes de retourner dans leurs familles. Cependant, ils ont continué à être des stigmatins, assistant à la messe dans la cathédrale de Shkodra et plus souvent dans l'église de St François à Gjuhadol, dirigée par les Franciscains.

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  • Les chrétiens, des cibles croissantes du radicalisme hindou en Inde

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Les chrétiens, cibles croissantes du radicalisme hindou en Inde

    15/01/2022

    Le 25 décembre dernier, l’annonce d’un blocage des financements étrangers en faveur des Missionnaires de la charité a choqué les esprits et a été rapidement relayée par la presse internationale. Présente en Inde depuis 1950, la congrégation avait par ailleurs été récemment visée par des accusations de « conversions forcées » au Gujarat. Finalement, le refus des autorités a été levé le 8 janvier. Mais l’incident envoie un message clair à la minorité chrétienne et incarne la perception d’une discrimination croissante envers les chrétiens sous le gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi.

    En août 2017 à New Delhi, lors d’une manifestation organisée par des chrétiens du nord-est de l’Inde en vue de défendre les droits de leur communauté.

    Ce jour de Noël, d’autres incidents ont eu lieu. Des brigades radicales hindoues ont perturbé ou attaqué, dans seize incidents documentés, des célébrations et lieux de culte chrétiens de différentes villes de l’Inde. Au même moment, à l’occasion d’une commémoration au sein de la communauté sikhe, le Premier ministre Narendra Modi a souligné, quant à lui, « les atrocités » commises par les anciens empereurs musulmans contre les hindous et les sikhs, stigmatisant la minorité des musulmans, qui subit quant à elle de plein fouet le radicalisme hindou depuis leur arrivée au pouvoir en 2014.

    Dans une Inde qui comprend plus d’1,3 milliard d’habitants, de confession hindoue pour la très grande majorité, les attaques contre la petite minorité chrétienne, soit seulement 2,3 % de la population, se sont multipliées au cours de l’année 2021. L’organisation Evangelical Fellowship of India a répertorié 305 incidents survenus jusqu’au mois de novembre. Selon le United Christian Forum, qui regroupe plusieurs organisations chrétiennes, au moins 400 incidents ont ciblé les chrétiens indiens et leurs lieux de culte tout au long de l’année, dans des attaques perpétrées par des extrémistes hindous. Il s’agit d’un chiffre record, selon l’organisation, depuis les pogroms contre les chrétiens perpétrés en 2007 et 2008 dans l’État de l’Orissa.

    Le 30 octobre dernier, Narendra Modi a pourtant rencontré le pape François au Vatican et l’a invité à se rendre en Inde en dépit de l’aversion, dans son pays, des groupes hindous radicaux. « Le Premier ministre a été photographié avec le pape et, pratiquement immédiatement à son retour, une agitation a débuté dans l’État du Karnataka avec l’introduction d’une loi anti-conversion », a commenté John Dayal, catholique engagé et porte-parole de la All Catholic Union. Le Karnataka devrait ainsi rejoindre dix autres États ayant adopté cette loi anti-conversion, qui criminalise les hommes musulmans et chrétiens voulant épouser des femmes hindoues.

    Le Premier ministre Narendra Modi reste silencieux

    Dans cet État dirigé par le BJP (Parti du peuple indien), le parti nationaliste hindou de Narendra Modi, les accusations de conversions forcées au christianisme se sont multipliées et près d’une quarantaine d’incidents de violence ciblant les chrétiens ont été répertoriés. Le Premier ministre reste quant à lui silencieux face aux attaques visant les minorités, même s’il a réitéré la primauté de l’égalité citoyenne sur l’appartenance religieuse. Narendra Modi n’a pas non plus condamné les discours de haine proférés par certains de ses fidèles.

    L’exemple le plus récent remonte à la mi-décembre, à Haridwar, aux pieds de l’Himalaya, lorsque des religieux et militants hindous ont appelé à armer les leurs pour attaquer musulmans et chrétiens. « Rien n’est possible sans les armes. Si vous voulez éliminer leur population, alors tuez-les », a notamment proféré Sadhvi Annapurna, secrétaire général de l’organisation nationaliste hindoue Hindu Mahasabha« Tenez-vous prêts à tuer et à aller en prison. »

    Face à l’indignation suscitée, décuplée par l’inaction de la police, la Cour suprême vient d’intervenir en recevant une plainte. Ces discours de haine interviennent dans un contexte particulièrement agité, puisque plusieurs États électoralement cruciaux pour les nationalistes hindous s’apprêtent à passer aux urnes au mois de février.

    Ces dernières années, d’autres dignitaires et extrémistes hindous ont régulièrement proféré des appels à la haine. À commencer par les propos glorifiant Nathuram Godse, l’assassin du Mahatma Gandhi, haï par les hindous radicaux pour avoir défendu une Inde basée sur une identité laïque et multiconfessionnelle. De tels propos ne font plus exception et s’étendent parfois à des incitations à la violence.

    Les attaques contre les chrétiens se sont accélérées

    « Les extrémistes hindous ont organisé douze rassemblements en vingt-quatre mois, dans quatre États, appelant au génocide des musulmans, à des attaques contre les chrétiens et à l’insurrection contre le gouvernement », détaille un rapport du site Article14, qui accuse la police « d’ignorer une conspiration flagrante ». « Les minorités se sentiront en sécurité si le gouvernement agit contre la haine et les violences ciblées », a estimé un communiqué de la Catholic Union« L’impunité de l’État, la complicité de la police et les lois fanatisées militarisent les groupes extrémistes. »

    Après l’arrivée au pouvoir des nationalistes hindous en 2014, les musulmans ont été les premiers à être les victimes de ces attaques. Plusieurs dizaines d’entre eux ont été lynchés par des extrémistes hindous, qui les accusaient de porter offense aux vaches, considérées comme sacrées dans leur religion, en en faisant le commerce ou en consommant la viande. En 2019, la réélection des nationalistes hindous à la tête de l’Inde a marqué un tournant plus accentué vers la radicalisation.

    Une loi sur l’obtention de la citoyenneté indienne a été adoptée et est accusée par de nombreux défenseurs des droits de l’homme de défavoriser les musulmans. Le statut du Cachemire, seule région indienne à majorité musulmane, a été abruptement rétrogradé. La vie du pays a également vu une acceptation plus large, dans la sphère publique, des éléments extrémistes marginaux.

    Par ailleurs, au cœur même de New Delhi, des extrémistes hindous ont attisé des émeutes antimusulmanes en février 2020, les affrontements causant la mort de 53 personnes. Enfin, les attaques contre les chrétiens se sont accélérées, sans que la police ne procède à des arrestations. Selon John Dayal, « les principales organisations chrétiennes ne semblent pas encore avoir pris pleinement conscience de la menace ».

    (EDA / A. R.)

  • Les horreurs du communisme et la résilience de la foi en Albanie

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    Dom Simon Jubani - Du fond de l'enfer j'ai vu Jésus en croix

    De  Filip Mazurczak sur The Catholic World Report :

    Les horreurs du communisme et la résilience de la foi en Albanie

    Une critique de l'ouvrage de Dom Simon Jubani, à la fois déchirant, inspirant et parfois irritant, 'From the Depths of Hell I Saw Jesus on the Cross' : Un prêtre dans les prisons de l'Albanie communiste.

    12 janvier 2022

    Affiche albanaise en 1978 : "Marxisme-Léninisme : Drapeau victorieux" (Image : Robert Schediwy/Wikipedia)

    Bien que tous les régimes communistes aient persécuté la religion à des degrés divers, nulle part la campagne antireligieuse n'a employé des méthodes de cruauté aussi diaboliquement créatives, et nulle part elle n'a été aussi minutieuse qu'en Albanie. Isolée du reste du monde pendant la guerre froide, tout comme la Corée du Nord aujourd'hui, peu de personnes en dehors des Balkans occidentaux et de la diaspora albanaise connaissent l'histoire tragique récente du pays. Espérons que les mémoires choquantes de Dom Simon Jubani, un prêtre catholique qui a passé vingt-six ans dans la prison communiste albanaise, serviront de correctif, même si certains fragments donneront la chair de poule à la plupart des lecteurs.

    En tant qu'historien qui traite du XXe siècle européen, en particulier des crimes contre l'humanité perpétrés par le Troisième Reich ainsi que par l'URSS et ses satellites communistes, j'ai lu d'innombrables récits désagréables sur la cruauté humaine. Cependant, je peux identifier le texte le plus troublant que j'ai lu dans ma vie jusqu'à présent.

    Durant l'année universitaire 2009-2010, alors que j'étais en dernière année de collège, je lisais Catholic Martyrs of the Twentieth Century de Robert Royal. Le chapitre que je n'oublierai pas pour le reste de ma vie est celui consacré à l'Albanie communiste. Mon visage a pâli et j'ai eu la nausée en lisant les méthodes de torture employées contre les jésuites albanais, qui consistaient notamment à presser contre leurs aisselles des œufs brûlants sortis directement de l'eau bouillante (ce qui leur donnait des brûlures au troisième degré à un endroit très sensible) ou à leur ouvrir les muscles du mollet, à y verser du sel et à recoudre les plaies, ce qui provoquait une douleur au moins aussi intense que celle ressentie lors de la crucifixion.

    Toutes les violations du cinquième commandement (qui incluent non seulement le meurtre direct mais aussi le non-respect de la vie humaine) sont mauvaises, mais de telles tortures dépassaient de loin tout sadisme ou psychopathie imaginable. Les êtres humains ont toujours été cruels, mais une méchanceté aussi imaginative exige quelque chose de plus que l'iniquité ordinaire ; elle doit être d'origine démoniaque. Les méthodes employées par les communistes albanais me rappellent une déclaration favorite de feu Leszek Kołakowski, qui a fait remarquer qu'il pouvait comprendre comment quelqu'un pouvait croire en Dieu, mais qu'il était incompréhensible que quelqu'un puisse ignorer l'existence du diable (Kołakowski a attribué cette phrase à un philosophe français dont il ne se souvient pas du nom).

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  • Chine : un libraire chrétien condamné à 7 ans de prison

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Province du Zhejiang : les autorités chinoises confirment la condamnation à 7 ans de prison d’un libraire chrétien

    13/01/2022

    Début janvier, un tribunal a rejeté l’appel de Chen Yu, propriétaire d’une librairie chrétienne en ligne, condamné à sept ans de prison et à 200 000 yuans (27 600 euros) d’amende en 2020. Chen Yu, également connu sous le pseudonyme de Zhang Mai sur les réseaux sociaux, aurait vendu plus de 20 000 livres, dont une majorité de Bibles et de livres chrétiens. La police l’a accusé Yu d’être une « force anti-Chine ». Après sa condamnation en 2020, une organisation humanitaire a réagi en soulignant que « Pékin est effrayé par tout ce qui est religieux ».

    Une sculpture en marbre à l’entrée de l’université Aletheia (Taipei), avec une citation biblique (Pr 9, 10) : « La sagesse commence avec la crainte du Seigneur »

    Une cour d’appel chinoise a maintenu une condamnation à sept ans de prison pour le propriétaire d’une librairie chrétienne en ligne, qui a été condamné en 2020 pour avoir vendu illégalement des livres religieux chrétiens. Le tribunal de Linhai, à Taizhou dans la province du Zhejiang, a rejeté l’appel et confirmé la condamnation visant Chen Yu, responsable de la librairie Wheat Bookstore à Taizhou, selon une information publiée le 11 janvier par le site Bitter Winter. Chen Yu a été arrêté le 1er septembre 2020, et condamné pour « opération commerciale illégale » pour avoir vendu des livres chrétiens. Le même mois, il a été condamné à sept ans de prison et à verser 200 000 yuans (27 633 euros) d’amende par le tribunal de Linhai.

    Chen Yu, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme Zhang Mai, a été une personnalité reconnue pour les chrétiens du Zhejiang. Il aurait vendu plus de 20 000 livres, dont une majorité de Bibles et de livres chrétiens. Il comptait des clients dans plusieurs provinces chinoises, notamment celles du Henan et de Shandong. Il gérait sa librairie via Weidian, une application chinoise en ligne qui compte plus de 80 millions de vendeurs dans 211 pays. Chen Yu avait plus de 10 000 clients.

    Selon les médias locaux, il aurait enragé les autorités en ayant vendu des livres religieux chinois publiés aux États-Unis et à Taïwan. Il a également vendu plusieurs milliers de livres du pasteur Wang Yi, un leader populaire de l’Église de l’alliance de la pluie d’automne (Early Rain Covenant Church) de Chengdu, condamné à neuf ans de prison en 2019. Le pasteur Wang était accusé « d’inciter à la subversion contre le pouvoir de l’État », et ses livres ont été interdits à travers la Chine.

    « Pékin est effrayé par tout ce qui est religieux »

    La police a accusé Chen Yu d’être une « force anti-Chine », et des agents de police ont assailli les maisons de ses clients en confisquant leurs achats, selon Radio Free Asia. Après sa condamnation en 2020, une organisation humanitaire a réagi en soulignant que « Pékin est effrayé par tout ce qui est religieux ».

    La Chine communiste est un État officiellement athée. Toutefois, le gouvernement reconnaît cinq religions organisées (bouddhisme, taoïsme, catholicisme, protestantisme et islam). Selon la loi chinoise, toutes les religions et activités religieuses doivent adhérer strictement aux règles imposées par le Parti communiste chinois.

    En 2018, de nouvelles règles sur les Affaires religieuses ont été publiées, permettant de considérer toute activité religieuse sans autorisation officielle des autorités comme une infraction pénale passible de poursuites. Ces nouvelles règles comprennent notamment une interdiction sur toutes les prédications et publications soutenant les religions et l’endoctrinement religieux. Au fil des années, les autorités chinoises ont arrêté, torturé et emprisonné des membres du clergé chrétien et de l’Église locale ainsi que des éditeurs accusés de produire et vendre des livres religieux dont la Bible, aussi bien de manière numérique que sur papier. La Chine est classée au 17e rang sur 50 pays où les chrétiens rencontrent le plus de persécutions, selon l’organisation chrétienne américaine Portes Ouvertes.

    (Avec Ucanews)

  • France : une épidémie de profanations d'églises

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  • France : les profanations d'églises se multiplient

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    Voir, sur Aleteia :

    et sur Vatican News :

  • Une énième attaque contre le Pape émérite

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    De Nico Spuntoni sur le Daily Compass :

    La campagne de dénigrement contre Ratzinger reprend de plus belle

    11-01-2022

    Ratzinger a été accusé par l'hebdomadaire Die Zeit de couvrir un prêtre pédophile. Les faits remontent à 1980, lorsque le pape émérite était archevêque de Munich et Freising. Mais l'affaire est déjà bien connue et s'est retrouvée sous les feux des projecteurs en mars 2010. Que se cache-t-il derrière cette énième attaque contre le Pape émérite ?

    La campagne de dénigrement contre Ratzinger a recommencé. Celui qui restera dans les mémoires pour avoir d'abord dénoncé "la saleté de l'Eglise" lors du Via Crucis de 2005, puis pour l'avoir combattue une fois devenu pape, est accusé par l'hebdomadaire Die Zeit d'avoir couvert un prêtre pédophile.

    Les faits remonteraient à 1980, alors que le pape émérite était archevêque de Munich et Freising. Selon le magazine allemand, la charge explosive se trouve dans un document de 2016 rédigé par le tribunal ecclésiastique archidiocésain, qui affirme que les évêques d'Essen et de Munich ont manqué à leur devoir de protection des mineurs.

    Le protagoniste de l'affaire est le "Père H.", un prêtre du diocèse d'Essen, qui est accusé d'avoir forcé un garçon de 11 ans à pratiquer une fellation en 1979 et qui a été transféré dans le diocèse principal de Bavière en 1980 pour une thérapie avec le consentement de l'archevêque de l'époque, Mgr Ratzinger. Le "Père H.", comme il est désigné dans les articles sensationnalistes qui paraissent actuellement, n'est autre que Peter Hullermann, et l'implication présumée de l'actuel pape émérite dans son cas avait déjà été mise en lumière en mars 2010.

    À l'époque, en effet, Der Spiegel avait publié cette révélation les jours mêmes où était rendue publique la Lettre pastorale aux catholiques d'Irlande, document-symbole du pontificat de Benoît XVI sur le sujet de la pédophilie. Le timing n'était probablement pas accidentel et a eu pour effet de porter un coup à la crédibilité avec laquelle le Pontife régnant de l'époque entendait nettoyer l'Église.

    Aujourd'hui, presque douze ans plus tard, cette histoire est rappelée par un autre hebdomadaire allemand avec pour seule nouveauté un document de 2016 du tribunal ecclésiastique de l'archevêché qui s'est retrouvé entre les mains de la presse juste avant la publication annoncée - entre le 17 et le 22 janvier - du rapport sur les abus et les dissimulations à Munich dans la période 1945-2019. Le rapport a été préparé par WSW, le même cabinet d'avocats qui a produit le premier rapport commandé par l'archevêché de Cologne, qui a ensuite été bloqué par le cardinal Rainer Maria Woelki parce qu'il aurait présenté d'importantes lacunes juridiques et violé les droits des personnes concernées.

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  • Prêtres catholiques : quand le Soir fait la part belle à un "sociologue engagé"

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    Dans la livraison du Soir d'aujourd'hui, Fanny Declercq se fait l'écho (bien tardif) des théories de Josselin Tricou sur "la masculinité atypique des prêtres catholiques". En septembre dernier, Louis Daufresne, sur Aleteia, avait publié une note éclairante sur la parution du livre "Des soutanes et des hommes" de ce "sociologue engagé" :

    La figure du prêtre au bistouri de la sociologie engagée

    Moins elle est influente, plus elle intrigue : l’Église catholique deviendrait-elle de plus en plus un objet d’étude et de curiosité, une sorte de point dur polarisant à l’excès ? Un certain public la regarde sur le mode de la fascination/répulsion, sans doute car il s’agit d’un milieu clos, même s’il se dit ouvert sur le monde et attentif à ses souffrances. Que se passe-t-il derrière les murs du séminaire, du presbytère, du monastère ? Pour survivre dans un monde libéré de tout, les clercs se rendent forcément coupables d’hypocrisie. C’est ce que narrait Frédéric Martel. En 2019, le journaliste avait gratifié la planète médiatique d’une enquête fleuve « au cœur du Vatican » intitulée Sodoma. Si le style s’inspirait plus de Bussy-Rabutin que de Durkheim, Martel exhaussait la présence d’un « lobby gay ». Conclusion : la morale de l’Église doit changer car ses prélats, du moins une partie d’entre eux, la transgressent. 

    « Acteur engagé »

    Un nouveau livre réarme cette idée mais de manière très différente. Sous le titre à la Steinbeck Des soutanes et des hommes (PUF), Josselin Tricou n’exhume pas les souvenirs de frous-frous romains. Pendant deux ans, il a enquêté pour le compte de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, la CIASE, dont le rapport attendu mardi prochain 5 octobre s’annonce tonitruant. Il s’agit d’une très sérieuse thèse de doctorat en science politique-études de genre. Les PUF en font même 472 pages ! Et Le Monde se fait dithyrambique sur ce maître-assistant à l’université de Lausanne : « C’est à une formidable exploration que nous invite […] Josselin Tricou dans ce livre, résultat d’un travail de recherche d’une dizaine d’années sur “la subjectivation genrée et les politiques de la masculinité au sein du clergé catholique français depuis les années 1980”.» La formulation fleure la novlangue LGBT.

    Tricou a l’honnêteté de se présenter comme un « acteur engagé » et selon ses mots, son sujet « suscite à la fois de l’embarras à l’intérieur et des fantasmes à l’extérieur ». Comme si son doigt, habilement inséré dans le trou de la serrure, servait de clef de compréhension et que la porte s’ouvrait sur un abîme de non-dit. Pour le sociologue suisse, « l’Église a été façonnée pendant des siècles à la fois par une forte présence de prêtres homosexuels et par un discours très hétéronormatif ». Voilà un flagrant délit de contradiction jouissif. Comme Martel, il s’agit de pointer le hiatus entre le discours et les actes. Mais à la différence du journaliste, Tricou interroge la figure du prêtre ou plutôt déconstruit son intimité, les remparts qu’érige le clergé pour qu’elle s’épanouisse à l’abri des regards. Le sociologue fait passer au sacerdoce une visite médicale, le met sur le billard et dissèque sa maladie de foi avec le bistouri des nouvelles mœurs. 

    Les placards des sacristies

    Son diagnostic est le suivant : « En sacralisant le prêtre, l’Église en a fait un être à part, dégenré et désexualisé. » N’y voyons pas un propos polémique. Dans l’esprit du monde, la figure du prêtre est devenue si dérangeante et incompréhensible qu’on ne la conçoit plus que comme incongrue et malsaine. Les sciences humaines sont là pour dire cette névrose, l’impensé du masculin. 

    Il sous-entend aussi que sous la soutane se cache un homme qui en aime un autre et que la posture homophobe sert à protéger cette autre forme d’incompatibilité que l’Église et sa morale réprouvent.

    Le prêtre, ce non-être, est victime d’une « émasculation symbolique ».Tricou prend comme point de départ les années quatre-vingt. L’Église postconciliaire ne recrute plus dans les couches populaires mais, comme le note Libération, « dans la haute bourgeoisie très pratiquante ». La prêtrise devient « une voie pour ceux qui se sentent homosexuels mais ne peuvent assumer leur sexualité dans leur milieu social », ajoute Libé. Le chercheur rend même hommage à l’institution qu’« en certains lieux et en certains temps, elle [ait] pu être un espace protecteur dans un monde marqué par l’homophobie et qu’elle [ait] su mettre en place des dispositifs d’accompagnement et de souci de soi, comme dirait Michel Foucault, presque libérateurs »Au bout du compte, juge Tricou, l’Église, à son corps défendant et à rebours de sa doctrine, est devenue un sanctuaire gay, un lieu d’« émancipation paradoxale ». Les sacristies cacheraient des « placards » où l’homosexualité pourrait être assumée. Le pragmatisme triompherait ainsi de la morale. 

    Sous-entendu

    Selon le sociologue, le clergé le sait et se trouve mal à l’aise quand la Manif pour tous descend dans la rue contre le mariage de personnes de même sexe. Attachées à une image mythique du sacerdoce, les ouailles de cette militance attendent que les prêtres soient des chefs pétris de valeurs viriles. Elles mettent alors le système en surrégime en exerçant« une pression très forte sur les prêtres et religieux homosexuels », précise le chercheur. Celle-ci est d’autant plus efficace qu’elle émane de « ceux que ces prêtres sont tenus d’instruire et de guider ». Tricou pense que ce sont les scandales de pédocriminalité cléricale qui permettent de « relâcher cette pression conservatrice ». À quelque chose malheur est bon… 

    Des soutanes et des hommes est un titre qui en dit plus qu’il en a l’air : Le "et" sert à éloigner la soutane de l’homme, comme si les deux étaient incompatibles. Il sous-entend aussi que sous la soutane se cache un homme qui en aime un autre et que la posture homophobe sert à protéger cette autre forme d’incompatibilité que l’Église et sa morale réprouvent.

  • Des groupes radicaux israéliens menaceraient la présence des chrétiens à Jérusalem

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    Du site du Bharat Express News :

    Le chef d'une église de Jérusalem déclare que les extrémistes israéliens menacent la présence chrétienne de Jérusalem

    11 janvier 202206

    Le patriarche grec orthodoxe de Jérusalem a accusé des groupes radicaux israéliens de menacer la présence des chrétiens dans la ville sainte, dans des propos que les responsables israéliens ont rejeté comme étant sans fondement.

    Dans une chronique publiée samedi dans le Times of London, Sa Béatitude Theophilos III a déclaré qu'il pensait que l'objectif était de chasser la communauté chrétienne de la vieille ville de Jérusalem, qui abrite des sites sacrés pour le judaïsme, le christianisme et l'islam.

    Israël a pris Jérusalem-Est, y compris la vieille ville, ainsi que la Cisjordanie et la bande de Gaza lors de la guerre de 1967. Il a annexé Jérusalem-Est après la guerre, une décision qui n'a pas été reconnue au niveau international.

    "Notre présence à Jérusalem est menacée", a écrit le patriarche dans l'article, publié un jour après la célébration du Noël grec orthodoxe. "Nos églises sont menacées par des groupes radicaux israéliens marginaux. Aux mains de ces extrémistes sionistes, la communauté chrétienne de Jérusalem souffre énormément, a-t-il déclaré.

    "Nos frères et sœurs sont victimes de crimes haineux. Nos églises sont régulièrement profanées et vandalisées. Notre clergé est soumis à de fréquentes intimidations."

    En qualifiant les extrémistes d'Israéliens, la critique de Theophilos était plus personnelle et incisive que celle d'une déclaration collective publiée par les responsables d'autres églises de Jérusalem avant Noël.

    Leur déclaration parlait d'" attaques fréquentes et soutenues par des groupes radicaux marginaux ", mais s'abstenait de les identifier comme des Israéliens.

    Selon un rapport du département d'État américain publié l'année dernière sur la liberté religieuse dans le monde, le clergé et les pèlerins chrétiens ont continué à signaler des cas de harcèlement ou de crachats de la part de juifs ultra-orthodoxes à Jérusalem.

    Depuis quelque temps, des groupes religieux signalent des actes de vandalisme sur des sites religieux de la ville. Theophilos n'a désigné aucun groupe radical par son nom ni cité d'incidents spécifiques. Il n'a pas apporté la preuve qu'ils étaient israéliens, ni que leur objectif était de chasser les chrétiens de la ville.

    Dimanche, un responsable israélien a déclaré que la réalité sur le terrain pour les chrétiens était complètement différente de celle décrite par le patriarche, citant une déclaration du ministère des Affaires étrangères du 22 décembre qui réfutait les précédentes affirmations des dirigeants de l'Église.

    "Depuis le jour de sa création, l'État d'Israël s'est engagé à protéger la liberté de religion et de culte pour toutes les religions, ainsi qu'à garantir la liberté d'accès aux lieux saints", a déclaré le fonctionnaire. communiqué de presse du ministère.

    "La déclaration des dirigeants de l'Église de Jérusalem est particulièrement exaspérante étant donné leur silence sur la situation critique de nombreuses communautés chrétiennes au Moyen-Orient qui souffrent de discrimination et de persécution.

    Dans sa chronique, Theophilos a déclaré que les radicaux qu'il critiquait "ne sont pas représentatifs de l'État d'Israël ou du peuple juif", et a appelé Jérusalem à rester une "communauté mosaïque" diversifiée dans le judaïsme, le christianisme et l'islam.

  • Une situation qui préfigure le règne de l'Antéchrist

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    J’ai découvert Juan Manuel de Prada il y a des années (...). Il vient de publier un essai dont AM Valli reproduit ici une recension en italien, sur la situation « apocalyptique » (attention à ne pas se méprendre sur le sens de ce terme) que nous vivons. Je n’essaierais pas de résumer, j’en suis bien incapable. Je me contente de savourer, en invitant le lecteur à en faire autant.

    Ces jours que nous vivons. Et le règne de l’Antéchrist

    « Il y a une profonde signification surnaturelle dans tout ce qui se passe ». Ce sont les mots de Juan Manuel De Prada, auteur de Enmienda a la totalidad [1], un livre dans lequel l’écrivain espagnol d’origine basque, confronté à l’homologation des forces et des institutions politiques à une idéologie technocratique, récupère la pensée traditionnelle, en partant de la dimension surnaturelle de l’existence humaine, et dénonce la haine de la vie qui prévaut.

    Juan Manuel De Prada, brillant écrivain d’origine basque, est l’un des principaux intellectuels du catholicisme espagnol. Il est connu pour son anticonformisme, qui ressort avec force dans son dernier livre : Enmienda a la totalidad, un titre qui fait allusion à la nécessité d’un « amendement total  » concernant les idéologies contemporaines, qui sont fallacieuses dans leurs prémisses et ruineuses dans leurs conclusions.

    Dans ce dernier essai, l’écrivain espagnol oppose la pensée traditionnelle à la pensée unique de l’idéologie. Alors que les idéologies, explique De Prada, prônent un « être humain en évolution continue » et indéfiniment modifiable selon les désirs du pouvoir, la pensée traditionnelle défend un « être humain stable qui reconnaît dans sa nature un datum, quelque chose de donné, d’inamovible », une « nature spécifiquement spirituelle, que les idéologies renient ou méconnaissent ».

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  • La liberté de religion est menacée en Belgique

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    De Mark Geleyn sur doorbraak.be :

    La liberté de religion est menacée en Belgique

    07/01/2022

    Nous ne savons pas encore s'il y aura une révision de la Constitution après les prochaines élections. Mais s'il y a une révision, elle portera aussi sur la liberté de religion dans ce pays. Pour beaucoup, c'est une surprise. La liberté de religion n'est pas un problème, n'est-ce pas ? Chacun fait ou croit ce qu'il veut. Si vous voulez toujours croire en Dieu, allez-y, mais n'embêtez pas les autres avec ça.

    La vision libérale du monde

    C'est à peu près l'opinion qui prévaut parmi les personnes qualifiées d'éclairées en Occident. Il s'agit d'une vision du monde qui s'est débarrassée du christianisme en tant que noyau de notre civilisation, ainsi que de la philosophie classique et de la pensée judéo-chrétienne, dans laquelle la raison doit tenir les désirs en échec.

    Dans le libéralisme des Lumières, l'autonomie de l'individu prévaut et un rationalisme qui doit servir les désirs, et non les inhiber. L'État est alors - en théorie - un cadre neutre dans lequel les ambitions des individus peuvent se complaire et ne doivent tenir compte que des ambitions des autres individus. C'est la philosophie de mon poing qui doit s'arrêter au nez des autres.

    Ce libéralisme domine aujourd'hui les sociétés occidentales. Cela ressemble à un programme de droits et de plus de droits, avec des contes pour enfants comme le contrat social que l'homme de la nature passerait pour se soumettre à un État. Et, avec ce cadre prétendument neutre de tolérance qui, au fil du temps, est devenu une idéologie intolérante. C'est le cadre dans lequel nous vivons actuellement.

    La constitution belge

    Cependant, les nobles principes du libéralisme classique sont magnifiquement formulés dans notre Constitution belge. En 1830, cette Constitution était un document très solide avec des principes de liberté dans un cadre de loi et d'ordre. Lorsque les fondateurs de la Belgique présentent leur Constitution au roi Léopold Ier, celui-ci réagit de manière quelque peu acerbe, mais conscient des limites de son pouvoir : "Elle est bien libérale, votre Constitution".

    Depuis lors, notre Constitution a été longuement remaniée. Mais heureusement, ce qui est resté, ce sont ces principes fondamentaux. L'une d'entre elles, importante, est la liberté de religion.

    La liberté religieuse sous pression

    Or, c'est précisément cette liberté de religion qui est mise à rude épreuve. Quelques exemples illustrent les enjeux de la pratique :

    Si le gouvernement flamand a mis en place cet été une police des religions pour contrôler les églises, les mosquées et les synagogues, il a laissé le contrôle des mosquées à risque réel à la police fédérale et à la sûreté de l'État. Que veut donc réellement ce gouvernement flamand ?

    Si les synagogues (et les écoles) juives ont encore besoin de la protection de l'armée et de la police, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans l'État de droit de ce pays. Nous nous en tenons aux symptômes, mais nous ne nous attaquons pas à l'auteur du crime. Si, pendant la période de Noël, les autorités locales doivent placer les crèches de Noël dans un enclos en fer pour éviter le vandalisme, et qu'elles les laissent ensuite généralement tels quels, c'est que quelque chose ne tourne pas rond dans l'ordre public.

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  • L'année 2021 : la plus violente pour les chrétiens en Inde

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    2021 "l'année la plus violente" pour les chrétiens en Inde

    4 janvier 2022

    New Delhi (Agence Fides) - L'année 2021 s'est terminée comme " l'année la plus violente " de l'histoire pour les chrétiens en Inde, enregistrant pas moins de 486 épisodes de violence et de haine qui ont choqué le pays. La population minoritaire chrétienne de l'Inde a été confrontée à une série de violences souvent perpétrées par des groupes extrémistes hindous dans tout le pays. L'augmentation d'une année sur l'autre de la violence à l'encontre d'une communauté entièrement pacifique a atteint des chiffres alarmants au cours du dernier trimestre de 2021. " Les plaintes déposées à la suite d'incidents de violence révèlent plus d'un incident par jour, totalisant près de 500 cas de violence en 2021, comme le rapporte le United Christian Forum (UCF) ", a déclaré à Fides A.C. Michael, leader laïc catholique et coordinateur de l'UCF.

    Les trois derniers mois de 2021 ont vu plus de 180 incidents impliquant des chrétiens à l'approche de Noël. Le nombre mensuel de cas de violence était le suivant : 37 en janvier, 20 en février, 27 en mars, 27 en avril, 15 en mai, 27 en juin, 33 en juillet, 50 en août, 69 en septembre, 77 en octobre, 56 en novembre et 48 en décembre.

    "L'atmosphère de haine propagée par certaines actions et certains discours de certains groupes et la fausse propagande sur les conversions prétendument frauduleuses semblent encourager les éléments antisociaux à commettre des violences. La promulgation de lois au nom de la liberté religieuse aggrave la situation. Il ne serait pas exagéré de dire que ces incidents sont des actes bien orchestrés et planifiés par certains groupes visant à diviser le pays sur la base de la religion ", a déclaré A.C. Michael à Fides.

    Selon les rapports enregistrés sur la ligne d'assistance activée par le groupe UCF, les incidents de violence à l'encontre des chrétiens sont en augmentation depuis 2014, confirmant l'affirmation ci-dessus : 127 incidents en 2014, 142 en 2015, 226 en 2016, 248 en 2017, 292 en 2018, 328 en 2019, 279 en 2020 et, enfin, 486 incidents au 30 décembre 2021.

    Au total, quatre États du nord de l'Inde, l'Uttar Pradesh (102), le Chhattisgarh (90), le Jharkhand (44) et le Madhya Pradesh (38), ont enregistré 274 incidents de violence contre des chrétiens en 2021.

    Au total, quatre États du nord de l'Inde, l'Uttar Pradesh (102), le Chhattisgarh (90), le Jharkhand (44) et le Madhya Pradesh (38), ont enregistré 274 incidents de violence contre des chrétiens en 2021.

    "Les chrétiens en particulier notent que ces États ne parviennent pas à garantir une atmosphère propice à tous les citoyens de manière égale", note Michael, ancien membre de la Commission des minorités de Delhi.

    Un État du Sud a également enregistré un nombre élevé d'incidents de violence contre les chrétiens en 2021 : il s'agit du Karnataka, avec 59 incidents. D'autres États où la violence contre les chrétiens se produit sont : Bihar (29 cas), Tamil Nadu (20), Odisha (20), Maharashtra (17), Haryana (12), Punjab (10), Andhra Pradesh (9), Gujarat (7), Uttarakhand (8), Delhi (8), Telangana (3), Himachal Pradesh (3), West Bengal (2), Rajasthan (2), Assam (1) et Jammu et Kashmir (1 cas).

    La ligne d'assistance de l'UCF, grâce au plaidoyer de ses avocats, a réussi à obtenir la libération de 210 personnes en détention. En outre, 46 lieux de culte ont été rouverts ou continuent d'accueillir des services de prière. Mais, dans tout cela, seules 34 plaintes officielles (First Information Report) ont été enregistrées auprès de la police contre les auteurs de violences.

    Dans presque tous les incidents signalés en Inde, des groupes d'autodéfense d'extrémistes religieux ont fait irruption dans des réunions de prière ou des assemblées religieuses. Comptant sur l'impunité, ces militants menacent et agressent physiquement les personnes en prière, avant de les livrer à la police sous l'accusation de conversions forcées. Des slogans anti-chrétiens sont souvent entendus devant les postes de police, sans que la police n'intervienne. La violence contre la communauté chrétienne est aggravée par l'incapacité ou le manque d'engagement de la police à enquêter et à poursuivre les auteurs. Et ce, malgré les directives de la Cour suprême de l'Inde, qui a demandé à plusieurs reprises l'arrêt des actes horribles de violence de masse.sa.

    Pas moins de 19 appels sont en instance devant différents tribunaux indiens, déposés en vertu de la loi sur la liberté de religion dans neuf États indiens où de telles lois existent. Bien que ces lois soient en vigueur dans certains États depuis 1967 - il y a plus de 50 ans - à ce jour, aucun chrétien n'a été condamné pour avoir forcé quelqu'un à se convertir. De plus, recensement après recensement, la population chrétienne est restée à 2,3% de la population indienne de 1,3 milliard d'habitants (2019).

    La ligne d'assistance de l'UCF a été lancée le 19 janvier 2015, pour soutenir la liberté fondamentale et la promotion de valeurs telles que la justice, la liberté, l'égalité et la fraternité en Inde. Le service d'assistance téléphonique aide les personnes en détresse, notamment celles qui ne connaissent pas les lois du pays, en les guidant dans leurs démarches auprès des autorités publiques.

    (SD-PA) (Agence Fides 4/1/2022)