Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Livres - Publications - Page 83

  • Feuillet du 3ème dimanche (21 juin) après la Pentecôte : liste des livrets du temps de confinement

    IMPRIMER

    2020_06_21_10_54_39_Greenshot.pngTELECHARGER le PDF

  • Se libérer du féminisme

    IMPRIMER

    De genethique.org :

    Libérons-nous du féminisme !

    Libérons nous du féminisme !

    BÉRÉNICE LEVET

    Editions de l'Observatoire https://www.editions-observatoire.com/content/Lib%C3%A9rons_nous_du_f%C3%A9minis...

    Juin 2020

    224 pages

    « Se libérer du féminisme, c’est d’abord se libérer d’un récit d’une extrême indigence et d’une accablante monotonie afin de rendre ses droits au réel, à la variété, à la richesse des relations entre les hommes et les femmes. »   Après les phénomènes #metoo et #balancetonporc, Bérénice Levet prend la plume dans un remarquable essai pour dépeindre le féminisme victimaire, terriblement infantilisant, qui tente d’imposer son « genre » dans toutes les strates de la vie sociale. Elle dénonce le procès, importé d’outre-Atlantique, de la masculinité et de la virilité que les féministes imposent pour parachever un travail de déconstruction. Elles abusent d’un concept de domination qui agit comme un « éteignoir » sur les relations entre les deux sexes. Un combat tellement éloigné de la tradition française, que des siècles de galanterie ont habitué à une polarité « essentielle à la civilisation et à la joie de vivre ».   A grand renfort de lois, jusqu’à pénaliser les regards des hommes, l’Etat désormais explique et codifie, ce que doivent être les relations entre les hommes et les femmes… entendez entre les femmes et les hommes et il ne s’agit plus ici de savoir-vivre, mais de normes. Bérénice Levet dénonce aussi ces abus, les zones invisibilisées de telle ou telle ville, de tel ou tel quartier, où les femmes ne circulent plus, où elles ne peuvent plus entrer dans un café, et que le féminisme ignore et tait !   Pour l’auteur, nous sommes face à un « puritanisme lubrique », un puritanisme « d’après la libération sexuelle », un nouvel « ordre moral » qui établit entre les deux sexes « une répulsion pour la sexualité ». Seule, en effet, l’hétérosexualité « fait l’objet de leur inquisition ». Désormais la novlangue, en sa forme inclusive, est à pied d’œuvre, les œuvres d’art sont réécrites, qui, en privant de la culture, censurent la réflexion.   Ce livre fait la part des choses et finalement rend leur liberté aux deux sexes. Il est un hommage aux femmes bien supérieur au « culte » qui leur est rendu par les idéologues du féminisme. 

  • Quand Jean Raspail avait les honneurs de la Libre Belgique

    IMPRIMER

    Il y a vingt ans, Paul Vaute, journaliste à la Libre, rencontrait Jean Raspail (La Libre Belgique du 16 février 2000) (cliquer sur les extraits du journal pour les agrandir) :Raspail1.jpg

    Raspail2.jpg

  • Le consul général de Patagonie n’est plus

    IMPRIMER

    DISPARITION - L’écrivain, journaliste et explorateur est mort samedi 13 juin à l’âge de 94 ans à l’hôpital Henry-Dunant à Paris, a appris Le Figaro. Adoré par certains, maudit par d’autres, l’auteur de Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie et du Camp des Saints a marqué la littérature française de son univers.

    13 juin 2020
     
    Le consul général de Patagonie n’est plus. Écrivain, explorateur, aventurier, poète... Jean Raspail a marqué la littérature française du XXe siècle. Avant d’être aventurier des mots, l’homme a parcouru les terres isolées. Épaisse moustache, sourcils broussailleux, visage taillé au couteau, Jean Raspail était un être obstiné, fier de ses positions, assumant de ses profonds yeux bleus sa foi catholique et son attachement à la monarchie. Un écologiste royaliste, utopiste et aventurier. Jean Raspail était un romantique.

    À considérer les cheminements intérieurs de la vie, c’est là que je suis né, à l’âge de vingt-trois ans et neuf mois, par un matin glacial de printemps de l’année 1949

    Jean Raspail, «L’île Bleue»

    Né le 5 juillet 1925 à Chemillé-sur-Dême en Indre-et-Loire, Jean Raspail est un enfant de la bourgeoisie. Descendant de François Vincent Raspail (qui donna son nom au Boulevard) qui rétablit le suffrage universel en 1848. Son père est président des Grands Moulins de Corbeil et directeur général des mines de la Sarre. Pourtant, malgré les écoles privées et une éducation stricte, le jeune Raspail a des envies d’ailleurs. Trop jeune pour s’engager dans la Résistance, il devra attendre 1949 pour prendre le large. «À considérer les cheminements intérieurs de la vie, c’est là que je suis né, à l’âge de vingt-trois ans et neuf mois, par un matin glacial de printemps de l’année 1949», écrira-t-il dans L’île Bleue (Robert Laffont, 1990).

    Jean Raspail lauréat du grand prix du roman de l’Académie Française pour son livre «Pour moi Antoine de Tounens» en 1981.
    Jean Raspail lauréat du grand prix du roman de l’Académie Française pour son livre «Pour moi Antoine de Tounens» en 1981. Rue des Archives/©Rue des Archives/ AGIP

    Le pêcheur de lune de 23 ans quitte alors son monde de confort pour l’aventure. Une équipée de jeunesse annonciatrice de 30 ans de voyages autour du globe, auprès des peuples menacés et aux confins des terres hostiles. Il a posé son sac en Terre de Feu, aux Antilles, en Alaska, au bord du lac Titicaca ou encore à Macao et en a rapporté des guides et des récits. Aventurier des mots et des terres isolées, ses premiers livres sont des reportages. Son premier vrai roman, Le Vent des pins, sort chez Juillard en 1958. Récit rédigé à la suite d’un voyage au Japon. De ces aventures, Raspail tira une quasi-biographie, un monument. Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, (Albin Michel, grand prix du roman de l’Académie en 1981). Histoire d’un jeune homme de Tourtoirac partit, vers 1860, conquérir la lointaine Patagonie. Raspail s’en amuse et s’autoproclame consul général de Patagonie. Des lecteurs lui écrivent pour lui demander d’être naturalisés patagons, ils veulent partager cet état d’esprit. Le mythe est né.

    Le sulfureux Camp des Saints

    Raspail écrit pour s’évader. Défenseur des causes perdues, il publie en 1986, Qui se souvient des hommes, suite à ses séjours chez les Alacalufs, peuple en Terre de feu annihilé et menacé d’extinction par le progrès. Son œuvre séduit par sa force, son obstination, et gagne de nouveaux lecteurs à chaque génération. Elle divise aussi. En 1973, l’écrivain publie ce qui deviendra un brûlot: Le Camp des Saints (Robert Laffont). Roman apocalyptique dans la France de 2050, confrontée à l’arrivée massive de migrants sur ses côtes. Prophète? Il s’en défendait. Les polémiques, elles, proliférèrent.

    En 2011, le livre est réédité. L’auteur y ajoute une préface coup de poing, intitulée «Big Other». Dans cette même réédition, il ajoute en annexe toutes les pages tombant sous le coup de la loi. Le PDG de Robert Laffont, Leonello Brandolini, précise alors dans un avant-propos que son opinion n’est pas celle de l’auteur qu’il publie. L’auteur est associé à l’extrême droite, ses propos sont dénoncés. Daniel Schneidermann signera une tribune au vitriol contre l’auteur avec en titre: «Appeler racistes les racistes». Les lecteurs tranchèrent: 132.000 exemplaires vendus à ce jour.

    Après Le Camp des saints, l’homme publiera une vingtaine d’ouvrages, beaucoup moins polémiques. L’âme utopiste du voyageur avait repris ses droits. Il revenait sur ses voyages à la rencontre des peuples oubliés. Un imaginaire romanesque fertile salué en 2003 par le Grand prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre. Ironique pour celui qui avait le sentiment de ne jamais avoir eu «la carte» auprès du milieu littéraire. Même le 9e art a dessiné ses traits émaciés et sa moustache éternelle. Le dessinateur Jacques Terpant adapte ses romans d’aventures. L’auteur de Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie fait même une apparition dans le 19e Tome des aventures du célèbre milliardaire Largo Winch. Le dessinateur, impressionné par son physique so british, lui a emprunté ses traits pour un personnage.

    La monarchie au cœur

    La fleur de lys. Raspail l’arborait fièrement sur ses cravates. Son œuvre en était tout aussi couverte. Le fameux Sire (1991) (qui narre le sacre de Philippe Pharamond de Bourbon en 1999), Le Jeu du roi (1976), Le Roi au-delà de la mer (2000), ont nourri cet amour pour la monarchie. Profondément chrétien, l’homme tenait à ses convictions. Dans son appartement, les ouvrages des guerres de Vendée rappelaient son attachement royaliste. Le 21 janvier 1993, il organisa contre vents et marées une commémoration des 200 ans de la mort de Louis XVI, place de la Concorde, en présence de l’ambassadeur des États-Unis Walter Curley. En 1971, Raspail avait publié le Jeu du roi, roman où il évoquait un homme rêvant de son royaume évanoui en regardant la mer. Bravant les tempêtes, l’écrivain a tenu le cap, a continué à dire et écrire ce en quoi il croyait, sans fléchir. Le consul de Patagonie est mort, vive le consul!

    3 livres de Jean Raspail à avoir lu:

    Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, Albin Michel, 1981

    Le Camp des saints, Robert Laffont, 1973

    Qui se souvient des hommes..., Robert Laffont, 1986

     
  • "Autant en emporte le vent" : une oeuvre à proscrire ?

    IMPRIMER

    De la revue de presse de l'Homme Nouveau :

    Alors que le film Autant en emporte le vent vient d’être retiré de la vente en streaming par HBO, une nouvelle traduction française du roman éponyme de Margaret Mitchell paraît en France. Le Figaro littéraire (11 juin) en a profité pour faire un point sur ce qu’en France nous appelons la Guerre de Sécession et qui s’appelle aux États-Unis la guerre civile (côté Nord) et la Guerre entre les États (côté Sud) :

    MARGARET Mitchell disait qu’elle avait écrit un roman sur la façon dont les habitants de sa région avaient vécu la guerre civile et non pas un roman historique sur la guerre de Sécession dans son ensemble. Dès son plus jeune âge, à une époque où les enfants assis sagement sur les genoux des grandes personnes écoutaient leurs conversations, elle s’est imprégnée des histoires que racontaient inlassablement les vétérans et les femmes qui comme Scarlett étaient de toutes jeunes filles quand le conflit commença. Plus tard, elle a épluché des centaines de vieux journaux et magazines de l’époque, des écrits intimes, des correspondances et des dizaines d’autres ouvrages, avec un souci de réalisme qui donne à Autant en emporte le vent cette rare puissance d’évocation. Néanmoins, on ne peut s’empêcher de s’interroger : le tableau qu’elle brosse de la fin de la guerre et des années dites de Reconstruction, un régime d’occupation sous la férule de l’armée nordiste, est-il exact ? L’historien Farid Ameur, qui se passionne pour cette période depuis qu’il a lu et vu enfant les Tuniques bleues et Autant en emporte le vent, a fait sa thèse de doctorat sur les Français dans la guerre de Sécession. (…) Il confirme que la guerre civile a « réduit les États du Sud en cendres » : « Les villes et les campagnes ont été ravagées, les plantations incendiées, les propriétés pillées. En 1865, le Sud était dans un état de chaos total. Les réquisitions et le saccage des récoltes provoquèrent des disettes tandis que la corruption de certaines administrations et des bandes de hors-la-loi créaient un angoissant sentiment d’insécurité. » Comme le raconte Margaret Mitchell, la loi martiale fut instaurée en 1867 et les anciens notables sudistes privés du droit de vote jusqu’en 1872. « L’assassinat de Lincoln qui voulait user de modération envers les États séparatistes laissa le champ libre aux extrémistes qui voulaient traiter les États du Sud en provinces conquises et punir les rebelles. Les sudistes étaient ruinés, avilis, soumis, humiliés. Le fossé entre le Sud et le Nord se creusa », explique Farid Ameur. (…) Dans Autant en emporte le vent, l’arrogance moralisatrice des Américains venus du Nord spéculer sur la reconstruction du Sud nourrit également la rancœur sudiste : la bourgeoisie yankee a lu La Case de l’oncle Tom et milité contre l’esclavage mais n’imagine pas un instant engager une nourrice noire pour ses enfants, ce qui stupéfie Scarlett, la bouleverse et la met en colère. Farid Ameur confirme qu’il y avait beaucoup de racistes dans le Nord et que le clivage « gentils nordistes abolitionnistes contre méchants sudistes esclavagistes » est très réducteur. « Abraham Lincoln lui-même a dit que s’il pouvait sauver l’Union sans libérer un seul esclave, il le ferait. »

  • "Qu'aucun de ces petits ne se perde" : un nouveau livre pour réfléchir sur le respect absolu de chaque vie humaine

    IMPRIMER

    2020_06_13_09_59_36_Greenshot.png

     

    Qu'aucun de ces petits
    ne se perde

    € 14,00

    Avec ce livre, le Fr. René Stockman veut réflechir plus profondément sur la vie humaine et le respect absolu de chaque vie humaine. C’est un thème plus que d’actualité à une époque où l’autodétermination absolue, l’autonomie et la liberté deviennent les principaux concurrents du respect absolu de la vie.

    Parole et Silence – 2020 – 134 p

    “Emporté dans une discussion regrettable d’accepter ou non l’euthanasie chez les patients psychiatriques qui sont soi-disant à bout de traitement, cela m’a incité à réfléchir plus profondément sur les éléments fondamentaux sur lesquels nos réflexions et actions éthiques devraient être basées et à pénétrer plus profondément dans les fondements ultimes sur lesquels notre vision de la vie et le respect pour la vie devraient être construits et en même temps à découvrir pourquoi il est aujourd’hui devenu si difficile d’arriver à une position claire et à ne pas nous perdre dans des sentiments qui remplacent les arguments ou même les catégorisent comme impitoyables. Bien sûr, je l’ai fait en tant que chrétien et je me suis basé sur ce que l’Eglise catholique me donne comme direction.

    Pendant cette navigation à contre-courant, j’ai rencontré le Prof. Jérôme Lejeune, le généticien français qui a fait un travail révolutionnaire dans la recherche sur le syndrome de Down, et qui, par cette recherche, est devenu de plus en plus convaincu de la protection absolue de la vie. Je voudrais donc lui dédier cet ouvrage à titre posthume et l’offrir hardiment à tous ceux qui, en ces temps controversés, continuent à défendre courageusement la vie : la vie nous est chère, parce que nous continuons à considérer la vie comme un cadeau de Dieu et que nous voulons alors aussi la chérir et bien la gérer depuis le moment où elle commence, jusqu’au moment où elle atteint sa fin naturelle.”
    (Fr. René Stockman)

    Ce livre est la traduction du livre néerlandais “Laat niet verloren gaan één mensenkind”, édité chez Gompel & Svacina en 2018.

    Le livre peut être commandé auprès de la maison d’édition Parole et Silence ou bien auprès du secrétariat de l’Administration générale.

  • « Nous avons perdu de vue ce qu’est la liberté »

    IMPRIMER

    De François-Xavier Maigre et Agnès Chareton sur le site de l'hebdomadaire le Pèlerin :

    François Sureau : « Nous avons perdu de vue ce qu’est la liberté »

    Nos libertés ont été mises à mal comme jamais durant la pandémie. C’est ce qu’affirme l’avocat François Sureau. S’il porte un regard sans concession sur notre pays, l’espoir de rédemption n’est jamais loin chez ce disciple de saint Ignace et de Charles de Foucauld. Il affleure dans son dernier livre, L’or du temps.

    L'or du temps - Blanche - GALLIMARD - Site Gallimard

    Vous venez de publier un récit « fleuve » – 848 pages ! – qui rend hommage à la Seine et aux artistes qui l’ont aimée. Votre livre résonne étrangement avec les temps que nous vivons, comme une ode à la beauté et à l’altérité. Est-ce un hasard ?

    Ce paradoxe temporel m’a frappé comme vous. Je voulais écrire ce livre depuis près de trente ans. Par un effet de coïncidence, le fait qu’il sorte maintenant me remplit d’une joie profonde. S’y développe presque malgré moi une manière de voir le passé, le monde et la vie aux antipodes de ce que nous venons de vivre depuis trois mois.

    Pour quelles raisons ?

    L’épidémie de Covid-19 a donné une particulière acuité à des choses qui étaient déjà en gestation. Et notamment l’idée d’une union nationale, qui me semble absolument factice. Nous avons été sommés d’adhérer à la position du gouvernement. C’est surtout le ton de ces injonctions qui m’a frappé. Cela m’a rappelé un Président précédent (Nicolas Sarkozy, NdLR) qui avait souhaité mener une consultation sur l’identité nationale, tendant à dire que la France était ceci plutôt que cela. Mon livre est une réaction souterraine forte, totale, à cette tentation.

    Dans L’or du temps se dessine en effet le portrait d’une France plurielle, irréductible à toute caricature…

    Cette France que je décris incorpore des éléments antagonistes qui vont de Louis Rossel, le héros de la Commune, au marquis de La Rouërie, l’un des premiers adeptes des libertés bretonnes, mort en 1793, en passant par Blaise Pascal, André Breton et Charles de Foucauld. Cette diversité fait que tout le monde, je crois, peut s’y reconnaître. Il y a l’idée d’une grandeur qui naît de la contrariété des opinions, de l’exercice de libertés différentes, de la diversité des origines. J’ai d’autant plus de plaisir à en parler maintenant que nous avons été priés, à chaque épreuve survenue ces dernières années, de nous rallier à une conception univoque de la nation française.

    Lire la suite

  • Feuillet du mardi (9 juin) de 2ème semaine après la Pentecôte : "Comme quoi Napoléon n'a jamais existé"

    IMPRIMER

    Sans titre.pngTELECHARGER le PDF

  • La crise sanitaire et la génération des "enfants de la déconstruction"

    IMPRIMER

    De Kévin Boucaud-Victoire sur Marianne.net :

    Covid-19 : "Cette crise sanitaire, qui deviendra économique, risque de marquer une génération"

    La crise initiée par le coronavirus va-t-elle marquer durablement la génération née dans les années 1990 ? Auteurs de "Enfants de la déconstruction", Jérémie Cornet et Paul Melun répondent.

    Dans Enfants de la déconstruction (éditions Marie B), Jérémie Cornet et Paul Melun décrivent une génération née à "l'abri" des grandes idéologies et confrontés à des défis inédits, comme la mondialisation, la numérisation du monde, la hausse de la précarité ou la crise écologique.

    Marianne : Qui sont les "enfants de la déconstruction" ?

    Jérémie Cornet et Paul Melun : Les "enfants de la déconstruction" sont une génération, à laquelle nous appartenons, qui a grandi en Occident à la fin des années 1990 et dans les années 2000. Elle incarne ce pont entre un monde de relations directes entre individus et l’entrée du digital dans nos vies. Nous pensons que dresser le portrait des moins de trente ans, les observer, c’est ouvrir une fenêtre sur notre avenir pour les prochaines décennies. Ce sujet est d’autant plus intéressant pour nous que la situation aujourd’hui nous semble particulièrement préoccupante. La déconstruction, école de pensée des années 1960, influence de façon puissante et insidieuse les nouvelles générations, sans que celles-ci n’en aient pleinement conscience.

    A travers ses désirs de liberté et de consommation, d’affranchissement des valeurs morales et de rejet du passé, la jeunesse en France et en Occident s’incarne totalement dans les valeurs Nord-américaines et postmodernistes du siècle dernier. La révolution technologique vient porter l’ultime pierre à cet édifice en consacrant l’individu roi, tourné vers son bon plaisir, comme le nouveau modèle du bonheur. Une ambition tant néfaste qu’impossible à assouvir. Dans le livre, nous déplorons par exemple les malheurs d’une jeunesse admiratrice des vies factices d’influenceurs du web, face auxquels leur quotidien semble si banal, si triste et les nervures psychologiques qui se créent. En effondrant les structures traditionnelles (la famille, la tradition, les religions, la nation…), les penseurs de la déconstruction, ont ouvert une brèche dans laquelle s’est engouffré le marché. Celui-ci a savamment amalgamé la liberté de vivre à la liberté de consommer. Aujourd’hui l’échec du capitalisme mondialisé est patent ; il nous laisse seuls face à une catastrophe écologique et humaine que l’individualisme de notre époque paraît incapable de résoudre.

    Lire la suite

  • Des femmes prêtres ? Ce n’est pas une question de compétence ou de générosité

    IMPRIMER

    Encore heureux que l'on puisse compter sur Mgr Léonard pour rappeler quelques vérités fondamentales... C'est en "opinion" (contribution externe) sur le site de la Libre :

    Des femmes prêtres ?

    Une opinion de Monseigneur Léonard, ancien primat de Belgique. L'auteur réagit au texte "Le cas d'Anne Soupa : en quoi la féminité priverait-elle quelqu’un des capacités pastorales ?", publié sur Lalibre.be.

    Ainsi donc il suffit qu'Anne Soupa pose, avec un humour appréciable, sa candidature au siège archiépiscopal de Lyon pour que de graves sociologues changent d'opinion sur le sacerdoce des femmes et que de non moins estimables journalistes leur emboîtent le pas. Alors que le pape François lui-même, lors d'une interview, a confirmé que la question était close depuis la déclaration définitive de Jean-Paul II en la matière.

    Certes, les femmes composent plus de la moitié de l’humanité. Dans la vie de l’Église catholique, elles représentent souvent plus des deux tiers. Et, parmi les chrétiens engagés activement dans l’annonce du Christ, elles sont, en Europe en tout cas, plus largement majoritaires encore. Or, à tort ou à raison, un bon nombre de femmes estiment que l’Église ne reconnaît pas suffisamment leur égalité de personne avec l’homme et leur capacité à assumer des responsabilités majeures dans la communauté ecclésiale.

    Ce n’est pas une question de compétence ou de générosité

    Il convient, dès lors, d'expliquer de la manière la plus claire pourquoi l’Église catholique, tout comme l’Église orthodoxe, ne se juge pas autorisée à ordonner prêtres des femmes. Il faut redire que ce n’est pas une question de compétence ou de générosité. Si c’était le cas, nous ordonnerions sans doute beaucoup plus de femmes que d’hommes. Par ailleurs, il ne suffit pas de dire, sans autre commentaire, que nous réservons l’ordination sacerdotale aux hommes parce que Jésus a choisi des apôtres masculins. L’expérience me convainc que la seule justification pertinente est que le Seigneur se présente explicitement dans l’Évangile comme l’Époux, comme celui qui, dans le prolongement de la Première Alliance, est venu épouser l’humanité. Le Nouveau Testament suggère clairement que l’Église, dans son ensemble, sera cette Épouse. Si donc, malgré sa totale liberté par rapport aux préjugés "machistes" de son temps, Jésus choisit 12 hommes pour être ses premiers apôtres, c’est uniquement parce qu’ils devront le représenter, le "rendre présent", à l’Église-Épouse, non seulement comme sa Tête, mais aussi comme son Époux. Nous devons travailler à faire comprendre cela, qui est d’une grande richesse anthropologique et théologique.

    Pour le reste, proclamons hautement que c’est bien la femme qui, symboliquement, résume en elle la situation de l’humanité face à Dieu. Rappelons souvent que l’Église, en sa nature profonde, est féminine. Elle est Épouse du Christ et elle est notre Mère. Nous ne parlons jamais de notre Père, la sainte Église ! Il est notable à cet égard que l’Église catholique ne pratique la consécration des vierges que pour les femmes. Il y a, certes, une vie consacrée masculine, mais seule la femme peut se tenir symboliquement et réellement dans le rôle de l’Église-Épouse. Osons aussi reconnaître que ce n’est pas par hasard que, déjà au pied de la croix, et toujours dans la suite, les femmes sont majoritaires dans la vie quotidienne de l’Église. C’est en raison de leur connivence profonde avec le mystère de l’Église-Épouse.

    Le sacerdoce masculin durera le temps de l’histoire. Quand viendra le monde nouveau où Dieu sera tout en tous, il passera. Mais la féminité fondamentale, la féminité mariale de l’Église, ne passera jamais. Comme souvent, et ici avec grand bonheur, la femme aura le dernier mot !

    N'hésitons pas à confier davantage à des femmes des missions importantes dans la vie de l’Église

    Mais, en attendant, n’hésitons pas à confier davantage à des femmes des missions importantes dans la vie de l’Église, dans la Curie romaine, dans nos Conseils épiscopaux, dans la formation des futurs prêtres. Elles y apporteront une sensibilité, une compétence et une énergie infiniment précieuses. Sans la pleine reconnaissance du rôle des femmes dans l’Église, il n’y aura pas de nouvelle évangélisation qui tienne la route. Plus radicalement encore, reconnaissons que, sans les femmes, l’Église peut immédiatement fermer boutique.

    Tout ceci demanderait de plus larges développements. Les lecteurs intéressés les trouveront dans mon livre au titre suggestif : L’Église au féminin, Éditions des Béatitudes.

    L'Eglise au féminin | Éditions des Béatitudes

  • "Euthanasie, une pente glissante ?"; une émission sur KTO ce lundi 8 juin (20H44)

    IMPRIMER
    Euthanasie, l'envers du décor
    Un jour, un journaliste, Bruno Aguila, est tombé sur le livre "Euthanasie, l'envers du décor. Réflexions et expériences de soignants".

    Il en a été bouleversé et a demandé à rencontrer chacun des contributeurs.

    Et voici que son reportage sera diffusé sur KTO, ce lundi 8 juin, à 20H44; il repassera ensuite à des dates et heures différentes, une quinzaine de fois. Il sera mis le lendemain sur  le site de KTO et Youtube où on pourra le retrouver en entrant le titre.

    La version espagnole du livre est en pleine diffusion en Espagne. La version anglaise se finalise.

  • Comment peut-on encore parler de l’espérance chrétienne en 2020 ?

    IMPRIMER

    De Stéphane Seminckx sur didoc.be :

    Veilleur, où en est la nuit?

    .

    En 2016, le Père Adrien Candiard a publié le livre Veilleur où en est la nuit ? Petit traité de l’espérance à l’usage des contemporains (99 pages). L’abbé Stéphane Seminckx en fait ici une brève présentation.

    Comment peut-on encore parler de l’espérance chrétienne en 2020 ? Qui en parle encore ? Le christianisme a-t-il quelque chose à dire à un monde morose et tourmenté, hanté par le spectre d’une nouvelle crise économique, à une Europe en quête d’identité, à des jeunes qui n’ont plus grand-chose en commun avec leurs aînés, à une société qui tremble face à la menace de la violence et du terrorisme, à une planète où le dérèglement climatique et les déséquilibres écologiques semblent multiplier les catastrophes naturelles ?

    On pourrait ajouter aujourd’hui des questions que l’auteur ne pouvait imaginer en 2016 : qu’avons-nous à dire comme chrétiens quand toute notre manière de vivre, toutes nos sécurités humaines sont remises en question par la propagation, à travers le monde, d’un virus microscopique ? Que dire quand la perspective de la mort se fait soudain si proche ?

    Et qu’avons-nous à dire, nous catholiques, dans un monde où l’on réclame comme un droit la possibilité de tuer l’enfant dans le sein de sa mère, d’en finir avec ceux qui sont en fin de vie, d’enlever au mariage et à la famille, pièce par pièce, tout ce qui les caractérise ? Avons-nous encore le droit de proclamer une vérité dans un climat relativiste ? Et finalement, qu’avons-nous à dire et à faire face à la chute vertigineuse de la pratique chrétienne et des vocations sacerdotales, face aux turpitudes de certains qui devraient donner l’exemple dans l’Eglise et à la disparition des références chrétiennes dans la vie quotidienne ?

    Toutes ces questions peuvent paraître bien sombres. C’est que le style du livre se veut décapant : pour faire apparaître le cœur de l’espérance théologale, l’auteur veut libérer nos âmes des espérances trop humaines.

    Son analyse est fort centrée sur la situation pénible de l’Eglise en France, une limitation que l’on peut regretter. Par ailleurs, il ne s’agit pas d’un traité sur l’espérance — le sous-titre de l’ouvrage est une boutade — mais plutôt d’un essai. Candiard ne prétend pas offrir un exposé systématique mais transmettre une idée essentielle, qui lui tient à cœur. Il le fait avec profondeur, dans un style direct, parfois excessif, mais riche en images et agréable à lire.

    Lire la suite