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Médias - Page 136

  • Synode sur la Famille : une révolution se prépare-t-elle dans l'Eglise ?

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    Des exposés documentés et de riches échanges ont eu lieu entre les Pères du Synode, alors que le document de travail intermédiaire publié par la salle de presse du Saint-Siège, ce 13 octobre, reste très controversé chez les évêques. Monseigneur Tony Anatrella répond aux questions de l’agence de presse  Zenit pour analyser leur travail. Extraits cette longue  interview :

     (…)

    Le document intermédiaire diffusé lundi révèle une très grande ouverture, mais sans références scripturaires ou patristiques…

    Mgr T. A. - Le document préliminaire faisant la synthèse des travaux de la première semaine va être soumis aux discussions en carrefours linguistiques. Pour l’instant, il a été fortement critiqué lors de sa présentation en Assemblée générale et il ne fait pas l’unanimité des Pères. Il n’est pas assez fondé sur l’Ecriture et apparaît comme un discours sociologisant. Trop de confusions et de complaisances ne rendent pas compte de l’Enseignement de l’Église et de la pensée des Pères synodaux. Il a été demandé de revoir le texte dans sa structure et en ce qui concerne l’admission des divorcés remariés aux sacrements et l’homosexualité. Il a été jugé trop simpliste de laisser entendre que les unions de fait seraient un chemin possible de vie de couple (une façon d’accepter l’adultère ont dit certains Pères) et d’affirmer que « les personnes homosexuelles ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne ». Le texte fait l’impasse ici sur une forme de sexualité que l’Église ne peut pas reconnaître et encore moins la présence d’enfants dans ce type de situation. Autrement dit, il ne faut pas confondre la personne homosexuelle et l’homosexualité qui ne représente aucune valeur sociale et encore moins une richesse pour l’Eglise. Il en va de même avec le concubinage même si c’est insuffisant de dire que pour certains il finit par un mariage. Il est indispensable de mentionner en premier le sens du mariage chrétien et de la famille tel qu’il a été souligné par les témoignages des laïcs présents au Synode.

    Est-il vrai que des cardinaux s’opposent au Pape ?

     

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  • Opinion et Synode : une énorme déception en vue ?

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    Sur FIGARO VOX VOX SOCIETE (Wladimir Garcin - le 13/10/2014) :

    Divorcés remariés: l'Eglise est-elle en train de faire sa révolution

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Gérard Leclerc décrypte les enjeux du synode pour la famille qui se tient actuellement à Rome. Il pense que les débats n'aboutiront pas à de profonds bouleversements théologiques.

    Gérard Leclerc est journaliste, philosophe et essayiste. Il est éditorialiste à France catholique et à Radio Notre-Dame.

    FigaroVox: Dans un document intermédiaire du synode qui se déroule actuellement à Rome, l'Eglise catholique indique qu'elle serait prête à accepter la communion pour les divorcés remariés, ainsi qu'à accueillir les homosexuels (elle refuse toujours le mariage, mais souhaite leur ouvrir davantage l'Eglise). Elle appelle également à simplifier les procédures d'annulation de mariage. Êtes-vous surpris par ces pistes de réflexion? Comment les analysez-vous?

    Gérard LECLERC: En ce qui concerne les divorcés remariés, il faut bien comprendre que ces réflexions ne sont pas surprenantes, dans la mesure où elles sont le fruit de plusieurs mois de débats intenses. Le texte produit par le synode propose à certaines personnes de faire un chemin de pénitence pour avoir à nouveau accès au sacrement de pénitence, ainsi qu'à l'eucharistie. Toutefois, les conditions de cette pénitence ne sont pas encore clairement définies, et le seront ultérieurement. Il ne s'agit, à mon sens, pas d'une révolution: en effet, ce genre d'exceptions, accordant aux divorcés le droit à l'eucharistie, existe en réalité dans les faits depuis longtemps. Certains évêques et confesseurs acceptent déjà les divorcés, par charité au vu de la difficulté de leur situation personnelle. Ainsi, ce texte, en tout état de cause, ne ferait que codifier ce qui relevait jusqu'alors de la dispense personnelle. L'Eglise préciserait, pour la première fois, officiellement, les conditions dans lesquelles une telle dispense pourrait être admise.

    Une analyse approfondie du texte sur les personnes homosexuelles nous amène à une conclusion similaire: la position de fond de l'Eglise, et son refus du mariage entre personnes du même sexe, y sont réaffirmés. La théologie traditionnelle n'est donc à mon sens nullement remise en cause. Toutefois, on y perçoit une démarche positive de la part du synode et du pape François: l'Eglise veut aller chercher les gens où ils sont et comme ils sont. Elle souhaite, plus que jamais, les aider, les accompagner, plutôt que les condamner et les excommunier. Elle reconnaît, par exemple, la formidable solidarité entre personnes homosexuelles, et une force, un courage qui tiennent presque de l'héroïsme, ce qu'on a vu par exemple lorsque le SIDA ravageait la communauté gay.

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  • Pape François : encore un essai hors des sentiers battus

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    9782354173234.jpgAprès « Jusqu’où ira le pape François » publié chez Lattès par Jean-Marie Guénois, directeur adjoint de la rédaction du « Figaro », voici  un essai de Guy Baret intitulé  « Le pape François, le grand malentendu », qui ne fait pas non plus dans l’hagiographie ordinaire. Guy Baret fut journaliste et éditorialiste dans la presse quotidienne française, notamment au Figaro. Diplômé de philosophie et de théologie, il a publié plusieurs livres  sur les problèmes de société et les questions religieuses, parmi lesquels, le Manuel politico-politicien, Allo maman Dolto,  Plaidoyer pour Benoît XVI.  Il est aussi l’auteur de plusieurs pièces de théâtre.

    Comme l’écrit notre consoeur du site  Benoît et moi,  « l'auteur se concentre sur le décalage entre la créature médiatique et le François qui émerge des gestes et surtout des décisions, et fait le point sur les résistances dans la hiérarchie, les doutes et les interrogations qui commencent à se faire jour parmi les catholiques, discrètement, car le milieu est "légaliste" et "on ne critique pas le pape". Un principe qu'il s'applique d'ailleurs partiellement à lui-même, il faut donc lire le  livre un peu entre les lignes ». A l’instar du livre remarqué de Jean-Marie Guénois

    JPSC

     Détails sur le produit

    • Broché: 175 pages
    • Editeur : DU MOMENT (25 septembre 2014)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2354173237
    • ISBN-13: 978-2354173234
    • Dimensions du produit: 23,8 x 14,8 x 2,2 cm

     

     

  • Le pape aussi doit obéir

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    Lu cette réflexion sur le site « Benoît et moi » (extrait de la traduction d’une note d’Antonio Socci) :

    « Il y a beaucoup de confusion dans l'Eglise pour le Synode qui s'ouvre aujourd'hui et discutera de la communion pour les divorcés remariés. Beaucoup de croyants sont perdus face à la voie «révolutionnaire» indiquée par le cardinal Kasper, qui avait été chargé par François de lancer la nouveauté au Consistoire de Février et qui dit toujours parler au nom du Pape («J'ai parlé avec le Saint Père. Nous sommes d'accord sur tout»). 
    L'écrasante majorité des cardinaux est en total désaccord avec lui. Alors maintenant, que va-t-il arriver? 

    Le pape peut-il vraiment prendre un chemin qui renverse ce que l'Eglise, selon les paroles de Jésus et les textes pauliniens, a toujours enseigné pendant deux mille ans? Est-il possible de mettre en discussion les commandements de l'Evangile et les sacrements? Certains croient que les Papes peuvent le faire et les médias alimentent cette attente. En réalité, il n'en est rien, parce que - comme l'a toujours dit Benoît XVI - l'Eglise est au Christ et pas aux papes, qui en sont les administrateurs temporaires et non les maîtres. 

    Ils sont soumis à la loi de Dieu, et à la Parole de Dieu et doivent servir le Seigneur et de garder le «depositum fidei» qui leur est confié. Ils ne peuvent pas s'en emparer ou le modifier en fonction de leurs propres idées. Ce que beaucoup - même parmi les croyants - ignorent, ce sont les limites très strictes que l'Église a toujours imposées aux Papes, tout en reconnaissant l'«infaillibilité» pétrinienne dans les déclarations «ex cathedra» sur les questions de foi et de morale. Justement dans la Constitution dogmatique «Pastor Aeternus» par laquelle le Concile Vatican I définit l'infaillibilité pontificale, on lit: 

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  • Namur, 24-26 octobre : Rivespérance 2014

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    Nous recevons l'annonce suivante :

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    Oser le dialogue

    « Ne vous laissez pas voler l’espérance ! »
    Pape François
     
    Après la première édition en 2012, l’Université de Namur (UNamur) accueillera pour la deuxième fois RivEspérance, forum citoyen et chrétien, du 24 au 26 octobre prochain. Il sera centré sur le dialogue. Qui ne veut refaire le monde, en effet ? Mais pas tout seul ! Tous ceux faisant le pari qu’il y a quelque chose à oser sont invités. 

    Seront présents Mgr Kockerols (Bruxelles), Mgr Delville (Liège), Herman Van Rompuy, Charles Picqué, Thomas d’Ansembourg, Jean-Michel Javaux, Dominique Lambert, Valérie Rosoux, Clotilde Nyssens, Myriam Tonus, Gabriel Ringlet, Jean-Marie Faux, Etienne Vandeputte, Christophe Renders, Tommy Scholtes, Charles Delhez… et tant d’autres intervenants… 3000 personnes sont attendues. 

    RivEspérance 2014, un grand forum, des conférences, des ateliers, un spectacle gospel, une célébration tout en musique, des espaces de rencontre, des animations enfants et jeunes… pour un nouveau souffle ! « Ne nous laissons pas voler l’espérance », répète le pape François !

    Infos et inscriptions : http://rivesperance.be/

  • Gérard Depardieu, un rescapé de l'avortement

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    Lu ICI :

    Vilipendé lorsqu'il a quitté la France pour prendre la nationalité russe, Gérard Depardieu sort de son silence. Il publie aujourd'hui, 2 octobre 2014, une autobiographie, coécrite avec Lionel Duroy et titré Ça s'est fait comme ça (édition XO). Pour la promotion du livre, l'acteur a donné une interview au magazine Le Point.

    Au cours de l'entretien, beaucoup de choses sont passées en revue : son départ de France ou son amitié pour Vladimir Poutine. Des événements moins connus aussi : Depardieu révèle par exemple que sa mère a tenté d'avorter quand elle était enceinte de lui ! Gérard Depardieu : "J'ai même survécu aux aiguilles à tricoter de ma mère. Je n'ai pas été voulu. Désiré comme on dit, je n'aurais pas dû naître, je suis un survivant."

    L'affreux secret

    Ce secret, effarant, Depardieu explique que c'est... sa mère elle-même qui lui a raconté ! "Et avec un tel amour ! Elle ajoutait "heureusement qu'il est venu !" Gérard Depardieu explique les circonstances de cette tentative d'avortement ratée : sa mère souhaitait quitter son père (le "Dédé" dont il dit "C'était pas un alcoolique, juste un ivrogne comme moi quand je tombe du scooter."). Sa mère avait donc décidé qu'il "fallait partir et, pour reprendre sa liberté, sacrifier l'enfant (Gérard). Elle en avait déjà deux. À cette époque-là on donnait la responsabilité au père et, comme le Dédé était pas tout à fait apte à nous élever, elle l'a fait le sacrifice. J'étais Isaac (...) c'était Abraham." Depardieu, devenu croyant à 14 ans, conclut : "Manque de bol, Dieu a décidé que je vive."

    Guillaume, son fils

    Depardieu évoque aussi, plus brièvement, la mort de ses proches et notamment celle de son fils Guillaume, décédé en 2008. La rudesse initiale laisse poindre de l'amour : "J'ai la famille que je me suis faite. Parfois des branches tombent parce qu'elles sont mortes, mais c'est pas moi qui les coupe. Des gens perdent la vie mais ils ne perdent pas l'amour, car ils vivent en moi."

  • Est du Congo : les violeurs s'en donnent à coeur joie dans l'indifférence générale

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    Lu sur LeSoir.be (Philippe De Boeck) :

    A l’est du Congo, des viols massifs dans l’indifférence

    A l’est du Congo, la guerre est en cours depuis près de 20 ans, loin des caméras et des réseaux sociaux. Un phénomène qui s’explique par différents facteurs.

    Le 16 octobre prochain, l'hôpital Saint Pierre, associé à l'ONG Médecins du Monde, décernera pour la première fois le Prix Solidarité. Il sera attribué au Dr Denis Mukwege, chirurgien congolais qui pratique des opérations à l'hôpital de Panzi, au Sud-Kivu, afin de réparer les femmes qui ont été mutilées par des viols. Chaque mardi, pendant cinq semaines, « Le Soir » consacre une série de reportages à l'action du Dr Mukwege.

    Si les projecteurs sont braqués sur l’Etat islamique et les réfugiés qui affluent à la frontière turque, les exactions de groupes armés contre les populations dans les deux Kivu se déroulent loin des caméras. Pourquoi une telle indifférence alors que le nombre de victimes est nettement plus important dans un cas que dans l’autre ?

    «  On en parle peu dans la grande presse, mais on en a beaucoup parlé à une certaine époque, explique Jean-Paul Marthoz, directeur du bureau européen du Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Il faut tenir compte du fait que les infos sur les violences sexuelles circulent beaucoup sur les réseaux sociaux et dans la sphère médiatique spécialisée en droits de l’homme, de développement et de résolution des conflits. La question est de savoir ce qui peut être le plus efficace pour changer les choses dans la région.  »

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  • Un site web consacré à la série "Ainsi soient-ils"

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    Un éclairage sur la série Ainsi soient-ils (saison 1 & saison 2)

    C'est ici (cliquer sur l'image) :

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    Un "petit groupe de jeunes motivés pour témoigner de l’espérance qui est en nous". Voici comment se présentent les 5 personnes qui ont décider d'éclairer les téléspectateurs qui auraient vu la série Ainsi soient-ils diffusée sur Arte en ce moment.

    Le pitch : 5 jeunes hommes, aux parcours et aux motivations diverses, entrent au séminaire à Paris en vue de devenir prêtres. Le premier est un scout naïf, un autre fils à papa qui fuit les intrigues familiales, un autre doute de son identité sexuelle, le dernier sort de prison...

     

    Après avoir vu quelques épisodes et constatant que les questions ne manqueraient pas (caricature ? clichés ? mensonges ?), ils décident d'apporter "une réponse positive, polie, professionelle, et transmédia" à tous les chercheurs de vérité.

    Encouragés et aidés par de "vrais" séminaristes, voici le fruit de leur travail :

     

    Ainsisoientils.com

     

    Le contenu du site ne va par 4 chemins et aborde de front des questions telles que l'Eglise est-elle contre le sexe ? est-ce utile de donner sa vie à Dieu ? le sacerdoce ne va-il pas contre la nature de l'homme ? un séminariste peut-il "sortir" avec des filles ? On y trouve des analyses, des témoignages, un documentaire etc. (source)

  • La médiatisation du pape François comme signe de crise de l’Église catholique

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    Lu sur le blog « égalité réconciliation » sous la plume de Dario Citati :

    « Quelle évolution a connu le catholicisme depuis la démission de Benoît XVI et l’élection du pape François ? Alors que la célébrité du premier Pontife sud-américain fait rage chez les non-catholiques, derrière le respect envers sa fonction pas mal de fidèles de l’Église romaine vivent un malaise caché pour une stratégie qui pourrait changer la forme et le contenu de leur credo.

    À première vue la grande popularité du pape François auprès de l’opinion publique internationale semble l’affirmation d’un principe essentiel du catholicisme, qui fonde sa structure ecclésiastique sur la primauté juridique du pape sur les autres évêques. En réalité, il se passe exactement le contraire : depuis son élection comme pontife romain Jorge Mario Bergoglio est devenu très populaire non pas pour son action doctrinaire et de gouvernement en qualité de pape, mais bien à cause de la médiatisation de sa personne et de la sensation qu’il donne d’être différent par rapport à tous ses prédécesseurs. Derrière la vénération pour la personne de François se cache donc un affaiblissement de la papauté comme institution.

    Si l’on analyse les questions relatives à l’Église catholique au-delà de la foi, c’est-à-dire au-delà du propre du christianisme, si l’on étudie l’Église tout simplement comme une importante institution internationale, il est hors de doute que le style de Jorge Mario Bergoglio a momentanément augmenté la popularité du catholicisme. La volonté de relancer l’image du catholicisme auprès de non-catholiques en ce moment semble l’emporter sur les questions internes et sur les principes moraux. Néanmoins, sur la longue durée ce seront justement ces questions et ses principes qui décideront le sort du catholicisme.

    Sur le plan doctrinaire, la « révolution » du pape François apparaît bien significative.

    Premièrement, il s’agit d’un changement de modes et de conduite extérieure : dans la mimique de ses gestes, dans son langage simple et élémentaire, tout semble contribuer à une désacralisation de la fonction pontificale qui plaît beaucoup aux adversaires du christianisme dans la mesure où cela donne l’impression que le pape, c’est quelqu’un comme tout le monde, presque une espèce de grand-père sympathique et affable.

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  • Célibat des prêtres : stop ou encore ?

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     unnamed.jpgFace à la pénurie des vocations sacerdotales, l’idée de permettre l’ordination d’hommes mariés  fait son chemin dans l’Eglise. La question d’un changement ou du moins d’une inflexion de la discipline de l’Eglise catholique sur le célibat sacerdotal est aujourd’hui posée ouvertement  par des évêques et par le pape François lui-même. Le célibat sacerdotal passe pour être un caillou dans la chaussure de l’Eglise, un archaïsme cruel responsable de la crise des vocations et des scandales pédophiles. Des lieux communs qu’explore et démonte une passionnante enquête de Jean Mercier

    Journaliste, rédacteur en chef adjoint à l’hebdomadaire La Vie, en charge des questions religieuses, Jean Mercier ne se satisfait pas des lieux communs et des idées toutes faites. Lu sur le site « aleteia », cette interview de l’auteur par Ph. Oswald (extraits) :

    Questions à Jean Mercier : 

    (…)

    -On présente « le mariage des prêtres » comme « la » solution à la crise des vocations et « la » réponse aux scandales sexuels qui secouent l’Eglise. Double illusion ?

    -Oui. Le “mariage” des prêtres n’a jamais existé, sauf en France au moment de la Révolution ! C’est très différent de l’ordination d’hommes mariés. La crise des vocations est complexe…Le problème est d’abord la crise de la masculinité vis à vis du don de soi. On ne trouve que très peu d’hommes prêts à devenir enseignants, par exemple, bien que mariés.
    Par ailleurs, le sacerdoce est dévalorisé chez les catholiques. Ils n’ont pas envie que leur fils, ayant fait de belles études, se fasse curé. Là est le nœud.
    Quand à imaginer que l’existence de prêtres mariés pourrait éviter les scandales sexuels des clercs, on rêve… La pédophilie est une perversion qui concerne majoritairement des hommes mariés.

    -Pressés de se prononcer sur l’«ouverture» de l’Eglise à un assouplissement de la règle du célibat, de nombreux évêques et le pape François lui-même commencent par répondre que celui-ci est une mesure disciplinaire et non dogmatique. Mais vous semblez les contredire en répondant : « quasi dogmatique » !

    -Oui, parce que nous sommes dans une zone grise entre le dogme et la discipline. Dire que le célibat n’est qu’une règle disciplinaire est vrai sur la forme, mais pas sur le fond. Le célibat est une tradition profondément enracinée dans la culture du catholicisme, et aussi dans la tête des non-catholiques. Le célibat est au cœur de l’identité du prêtre. Ce n’est pas en bousculant celle-ci qu’on remplirait les séminaires. Au contraire !
      
    -Votre enquête croise les aspects historiques, sociologiques, psychologiques, théologiques, mais finalement, n’est-ce pas l’aspect mystique qui justifie ultimement le célibat : le prêtre configuré au Christ ?

    -Le prêtre n’est pas seulement, comme tout baptisé, un “autre Christ”. Il est Jésus “lui-même” quand il célèbre la messe et qu’il pardonne les péchés. Il assume totalement le “je” de Jésus. Le célibat n’a de sens que dans l’étroite identification qui existe entre le prêtre et Jésus. Le prêtre partage, de façon mystique, l’union conjugale qui existe entre le Christ et l’Eglise. Ce n’est pas qu’une définition théologique mais une réalité existentielle, que les prêtres vivent selon des modalités diverses.

    -Votre pronostic sur la probabilité que l’Eglise décide d’ordonner prêtres des « viri probati », c’est-à-dire des hommes mariés ayant fait leurs preuves, parallèlement à des célibataires ?

    -Si j’en crois ce que semble penser le Pape, cette évolution se ferait à partir des Eglises locales, et ne serait pas décidée d’en haut. La sagesse voudrait que Rome maintienne la règle du célibat, quitte à étendre le champ des dérogations pour ordonner des hommes mariés, en reconnaissant des vocations très ciblées, discernées avec grand soin. Rien ne serait plus grave que de transformer, à tour de bras, d’excellents laïcs en médiocres curés. L’enjeu de fond de la pénurie de prêtres est la foi, c’est-à-dire la confiance que Dieu donne un vrai bonheur à ceux qui s’engagent dans la prêtrise, et donc le célibat.

    Célibat des prêtres. La discipline de l’Eglise doit-elle changer ?  Jean Mercier, éditions DDB Desclée de Brouwer, 350 pages, 19,90 €

    Réf. Célibat des prêtres : stop ou encore ?

    Les grasses sont de notre fait. JPSC 

  • Divorcés remariés : cinq cardinaux réaffirment la doctrine de l’Eglise

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    Parce qu’elle concerne la question centrale de l’indissolubilité du mariage, celle de l’accès à la Communion des divorcés remariés fait couler de l’encre – et pas n’importe laquelle – à la veille du Synode sur la famille.

    D’Elisabeth de Baudouin, sur le site « « aleteia » :

    livre-demeurer-dans-vérité-du-christ-mpi.jpg« À la veille de l’ouverture du Synode sur la famille, le 5 octobre prochain, la question de l’admissibilité des divorcés remariés à la Communion Eucharistique connait un nouveau rebondissement, et pas de moindres : cinq cardinaux, dont Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et à ce titre, principal collaborateur du Pape, un évêque et plusieurs experts viennent de publier un nouvel ouvrage sur cette question décidément sensible.

    Ce livre, déjà paru aux Etats-Unis et sur le point de l’être en Italie (éd. Cantagalli) sortira également en Français, le 25 septembre prochain, chez Artège, sous le titre « Demeurer dans la vérité du Christ ».  A côté de la signature du Cardinal Müller, figurent celles des Cardinaux Carlo Caffarra, archevêque de Bologne, Raymond Leo Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, Walter Brandmüller et Velasio De Paolis, cardinaux émérites, ainsi que celle de l’archevêque Cyril Vasil’s (sj), secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales, des Pères Robert Dodaro (O.S.A), président de l’Institut de patristique Augustinianum à Rome, et Paul Mankowski (sj) et du professeur John M. Rist.

    L’intention des co-auteurs apparait clairement dans la préface de l’édition française du livre : répondre aux propositions du Cardinal Kasper concernant l’admissibilité de la communion aux divorcés remariés, telles qu’il les avait exposées notamment dans sa conférence d’introduction au consistoire extraordinaire des cardinaux des 20 et 21 février dernier. Comme le rappelle les auteurs, « le Cardinal Kasper proposait de modifier la discipline et l’enseignement de l’Église sur les sacrements en autorisant, dans des cas précis, les catholiques divorcés et remariés à recevoir la Communion Eucharistique après une période de repentance ». La conférence (qui d’ailleurs, ne traitait pas que de cette question, loin s’en faut), a été reprise par la suite pour l’essentiel dans un livre : « l’Evangile de la famille ».

    Le ton de la préface est courtois, mais la condamnation est sans appel : « Le Cardinal (Kasper) invite ses lecteurs à poursuivre le débat. Le présent recueil n’a pas d’autre but que de répondre à cette invitation. Les essais publiés ci-après entendent réfuter sa proposition d’une version catholique de l’oikonomia pour certains divorcés remariés civilement. Ils s’attachent à montrer l’impossibilité de concilier cette idée avec la doctrine catholique de l’indissolubilité du mariage, la proposition ne pouvant que conduire à des erreurs d’interprétation sur la fidélité et la miséricorde » (ndlr : pratiquée par l’orthodoxie orientale, l’oikonomia permet, dans certains cas et après un chemin de pénitence, le remariage à l’Eglise).

    L’ouvrage s’articule comme suit : Après l’introduction et une étude sur les premiers textes bibliques qui mentionnent la question du divorce et du remariage, suit un chapitre sur l’enseignement et la pratique de l’Eglise primitive, à propos desquels les auteurs affirment : « Qu’il s’agisse de la catéchèse ou de la patristique, les auteurs ne trouvent aucun fondement à un remariage civil après un divorce, comme le propose le Cardinal Kasper ». Un chapitre suivant analyse les raisons historiques et théologiques de l’oikonomia pratiquée par l’Orthodoxie orientale. Le dernier chapitre étudie l’élaboration au fil des siècles de la doctrine catholique sur le divorce et le remariage. Les auteurs concluent en « réitérant le raisonnement théologique et canonique en faveur du maintien de la cohérence entre doctrine catholique et discipline sacramentelle, en ce qui concerne le mariage et la Communion Eucharistique. »

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  • Le pape irrité par cinq cardinaux ?

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    À l’approche du Synode des évêques sur la famille, la parution d’un ouvrage, où figurent plusieurs cardinaux en fonction dans la Curie réfutant la proposition à l’égard des divorcés remariés du théologien Walter Kasper, contrarierait le pape François. C’est du moins ce qu’écrit, sous la signature de son correspondant à Rome, le journal « La Croix », un quotidien français réputé sérieux:

    « Avant même sa sortie officielle, « ce livre fait le buzz », selon l’expression d’un prélat au sein de la Curie romaine. Intitulé « Demeurer dans la vérité du Christ », l’ouvrage, qui en France paraît aux éditions Artège le 25 septembre prochain, rassemble des textes de grandes signatures de l’Église, en particulier celles de cinq cardinaux : Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical pour les sciences historiques et très proche de Benoît XVI, Raymond Burke, actuel préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, Carlo Caffarra, archevêque de Bologne, qui fut proche de Jean-Paul II, Velasio De Paolis, président émérite de la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège, et – non des moindres – Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    « ERREURS D’INTERPRÉTATION SUR LA MISÉRICORDE »

    Rassemblés par le père Robert Dodaro, président de l’Institut de patristique Augustinianum à Rome, les textes « entendent réfuter » la proposition formulée par le cardinal allemand, Walter Kasper, à l’ouverture du consistoire de février dernier en vue des deux Synodes à venir sur la famille, à propos de l’accès aux sacrements des divorcés civilement remariés. Comme le résumé l’éditeur français du livre, celui-ci s’attache « à montrer l’impossibilité de concilier » l’idée « d’une version catholique de quelques pratiques de l’Église orthodoxe pour certains divorcés remariés civilement (..) avec la doctrine catholique de l’indissolubilité du mariage »Cette idée ne pourrait « que conduire à des erreurs d’interprétation sur la fidélité et la miséricorde. »

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