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Médias - Page 68

  • Covid-19, fake news, idioties et amalgames

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    De Jean Staune sur "La Sélection du Jour" :

    Pourquoi vous allez lire de plus en plus de fausses nouvelles

    Le prix Nobel japonais Tasuku Honjo affirme que le virus a été créé par le laboratoire chinois de Wuhan où il a travaillé pendant 4 ans. D’ailleurs, la création artificielle de ce virus fait partie d’un vaste complot mondial pour réduire drastiquement la population de la planète (ce qui est le souhait de nombreuses élites depuis des années…). Les survivants se précipiteront alors vers les vaccins qui leur seront généreusement offerts, notamment grâce aux centaines de millions investis par la Fondation Bill Gates. Ceux-ci seront marqués par une puce électronique sans laquelle ils ne pourront plus sortir de chez eux, réalisant ainsi la prophétie de l’Apocalypse selon laquelle tous les hommes seront marqués du signe de La Bête.

    Si cela vous semble absurde et invraisemblable, sachez que Bill Gates a parfaitement prédit en 2015 que la prochaine menace pour l’humanité serait une pandémie; que la CIA a écrit en 2009, dans son rapport sur l’état du monde, qu’avant 2025 une pandémie à coronavirus déferlerait sur la planète; que le 18 octobre 2019 la Fondation Gates, l’OMS et le centre médical Johns Hopkins ont réalisé une simulation de pandémie globale à coronavirus; et que la très sérieuse revue Science a publié un article scientifique au mois de décembre dans lequel des chercheurs expliquent qu’à la demande de Bill Gates et grâce à son financement, ils ont mis au point une « boîte quantique » (une nanopuce électronique) qui peut s’injecter sous la peau avec un vaccin, pour qu’avec un simple smartphone l’on puisse détecter si la personne en question a été vaccinée ou non !

    Mais ce que vous venez de lire n'est pas vrai pour deux raisons très différentes :

    - Il y a d'abord une fake news : le professeur Tasuku Honjo a démenti avoir tenu de tels propos et il n’a jamais travaillé en Chine, encore moins dans le laboratoire de Wuhan.
    - Il y a ensuite un amalgame, à partir de faits absolument réels et vérifiables (la réunion du 18 octobre, les boites quantiques injectés sous la peau avec un vaccin, etc.), dont on tire de fausses conclusions.

    La revue Science, toujours elle, a publié en 2018 un article rapporté par NewScientist (notre sélection) qui démontre que sur Twitter les fausses informations se diffusent six fois plus vite que les vraies car elles ont un caractère attractif que l’information vraie, souvent banale, n’a pas. Et en période de crise, avec les inquiétudes des gens, et la volonté de trouver une solution ou de comprendre ce qui se passe, cette différence de vitesse s’accélère...

    Par ailleurs, dans son ouvrage Antifragile, le théoricien de la complexité Nassim Taleb explique que plus il y a d’information, plus le nombre corrélations que l’on peut faire entre ces informations augmente - et de façon exponentielle -. Or la plupart des corrélations, comme celles qui partant de faits réels amènent à conclure que le virus est un complot mis au point par Bill Gates, sont fausses. Le nombre d’information fausses croit ainsi exponentiellement par rapport aux vraies. Et on dit que dans les deux dernières années on a créé autant d’information (vraies) que depuis le début de l’histoire humaine !

    On peut être inquiet de voir ce genre d’information parfois véhiculé aujourd’hui par des personnes qui ne l’auraient jamais fait en temps normal : par exemple, sur le site de la Maison Blanche une pétition signée par un demi-million de personnes appelle à des investigations sur la fondation de Bill Gates pour « crime contre l’humanité » à partir d’un raisonnement tordu portant sur les faits (réels) que nous avons cités.

    Le drame de cette situation est que nous risquons à l’avenir d’être tellement envahis de fausses informations qu’il ne sera plus possible de distinguer les vraies !

    Enfin, quand le Directeur Général de la Santé nous incite fortement à ne pas porter de masque, c’est-à-dire nous donne un conseil dangereux pour notre santé ou quand la porte-parole du gouvernement dit à un mois d’intervalle qu’il ne faut pas donner des masques aux français parce que ce serait dangereux s’il les mettent mal, la mise d’un masque étant très compliquée, avant de nous dire, quand on envisage le déconfinement, que même un enfant de 4 ans peut se mettre lui-même un masque pour se protéger à l’école, ces dérapages de la parole publique n’aident pas à lutter contre les fausses nouvelles…

    Avec son humour particulier, Marcel D. (complotiste assumé) explique dans une de ses vidéos que le gouvernement crée des fake news plus vite qu’il n’a la capacité, lui, le complotiste, de les diffuser sur internet !

    Alors que faire ?

    Tout d’abord, être extrêmement prudent concernant toute information dans la période actuelle portant sur les vaccins, le virus, Bill Gates et la Chine !

    Ensuite, s’entraîner par une méthodologie de recherche de l’information à avoir soi-même le jugement le plus éclairé possible sur ce que nous entendons.

    Cela fera partie des clés de notre survie dans le monde complexe de demain...

    Jean Staune

  • L'émission "Secrets d'histoire" sur Thérèse de Lisieux est en ligne (youtube)

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    le commentaire de Gérard Leclerc :

    Près de deux millions et demi de téléspectateurs ont regardé lundi soir la superbe émission de Stéphane Bern consacrée à sainte Thérèse de Lisieux. Événement hautement significatif qui intervient en pleine tourmente et qui nous oblige à nous interroger sur l’essentiel.

    Pour comprendre notre temps et ce qui nous tombe sur le dos, nous avons donc besoin de cette distance de la pensée qui appartient aux philosophes, en raison même de la gratuité de leur discipline qui ne se rapporte pas directement à une utilité. Mais ne nous faut-il pas aller plus loin pour tenter de pénétrer jusqu’au mystère profond de notre existence ? Et de ce point de vue, pour aller vite, nous franchisons cette distance supplémentaire qu’exige la théologie et la mystique. Tout de même, que faisons-nous sur terre ? Tout cela a-t-il un sens ? Jean Guitton expliquait un jour au président François Mitterrand que ce qui le distinguait de Sartre, c’est que ce dernier avait opté pour l’absurde et que lui avait choisi le mystère. Mais ce mystère ne consistait pas en la seule interrogation propre à une sagesse ou à une gnose initiatrice. Il se référait à la réponse de la foi, en ce qu’elle apporte à l’intelligence.

    C’est la démarche d’un Augustin d’Hippone dans ses Confessions : « Tu nous a fait pour Toi et notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il repose en Toi. » J’y réfléchissais ces jours-ci. Comment rendre sensible à cette dimension-là ? Et puis l’événement est venu à mon secours, avec la superbe émission de Stéphane Bern, lundi soir, sur Thérèse de l’Enfant Jésus. Nous n’étions pas dans le discours proprement dit, même si le discours doit intervenir à un moment ou à un autre. Pour ceux qui voudront comprendre le secret de Thérèse il faudra absolument lire son Histoire d’une âme. Mais le récit de sa vie, à l’aide des images que nous avons vues lundi, est en soi assez saisissant pour nous introduire à notre propre énigme intérieure. La pure gratuité de cette vie, uniquement vouée à la recherche de son Seigneur, nous ouvre à cet espace immense où Dieu nous invite à respirer à l’approche des profondeurs de la Trinité.

    Nos tentatives dialectiques et rhétoriques n’égaleront jamais la puissance de rayonnement de la petite carmélite de Lisieux. C’est bien pourquoi cette émission, qui lui était consacrée au sein de l’épreuve que nous subissons est un véritable cadeau du Ciel. Il a d’ailleurs été accueilli avec reconnaissance par un immense auditoire. Thérèse, championne de l’audimat c’est sans doute le plus étrange et le plus beau des paradoxes d’aujourd’hui.

    Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 6 mai 2020.

  • Les évangéliques seraient-ils les derniers boucs émissaires de la longue histoire des épidémies ?

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    Lu sur LeTelegramme.fr :

    À Mulhouse, l’église évangélique vit dans la peur

    Fin février, l’église La Porte ouverte chrétienne, à Mulhouse, avait accueilli 2 000 fidèles pour un rassemblement évangélique.

    Fin février, l’église La Porte ouverte chrétienne, à Mulhouse, avait accueilli 2 000 fidèles pour un rassemblement évangélique. (Photo EPA)

    Avant le coronavirus, l’église évangélique La Porte ouverte chrétienne était bien intégrée à Mulhouse. Désignée comme responsable de la propagation du virus en France, elle vit aujourd’hui « dans la peur et dans la haine ».

    Samuel Peterschmitt, pasteur principal de l’église évangélique La Porte ouverte, est un homme charismatique et spontané, connu par ses « cultes » (messes) qui mettent Jésus Christ et la Bible en avant. Il est sorti considérablement affaibli par sa contamination au Covid-19. Pour évoquer la crise, entre deux quintes de toux , il en réfère à la souffrance biblique du prophète Job : « Sa situation a été bouleversée quand Dieu a décidé de lui faire subir des épreuves, il a alors tout perdu ». Sa voix se teinte d’émotion. Le pasteur précise que « tout allait bien auparavant pour l’église, mais soudain, l’image a changé. On nous accuse d’être responsables d’un virus pour lequel personne ne nous avait avertis ».

    Située dans le quartier de Bourtzwiller, qui fut souvent le théâtre de violences et de trafic de drogues, l’église évangélique La Porte ouverte mérite bien son nom. Si des décennies de désindustrialisation et de chômage ont laissé des traces dans la population, l’église a toujours su porter un message d’espoir à toutes les personnes dans le besoin.

    Affaiblis par cinq jours de jeûne

    En février, le destin de l’église a basculé. En cette semaine de carême, 2 000 fidèles sont venus de la région Grand-Est et des pays voisins, comme l’Allemagne, la Belgique et la Suisse, et se sont joints aux membres habituels de La Porte ouverte. « Ils finissaient cinq jours de jeûne et de prières, ils étaient très vulnérables », précise la Suisse Eliette Goetschmann, fervente évangélique. C’est au cours de ce rassemblement que nombre d’entre eux ont été contaminés et qu’on a assisté à la diffusion virale à travers le pays et même à l’étranger.

    Deux mois après, le pasteur Samuel Peterschmitt revient sur le lourd bilan : «70 personnes ont été hospitalisées et une trentaine est décédée », parmi les membres de l’église.

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  • Secrets d'Histoire sur la petite Thérèse : un sans faute de Stéphane Bern

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    Replay Secrets d'Histoire - Thérèse, la petite sainte de Lisieux ...

    On pouvait non pas s'attendre au pire mais tout au moins redouter des notes discordantes, des interventions défavorables de prétendus "spécialistes", des "éclairages scientifiques" réductionnistes... il n'en a rien été. Une émission respectueuse de son sujet, faisant toute sa place à la spiritualité de Thérèse, retraçant scrupuleusement son itinéraire, donnant largement la parole à des biographes qui font l'apologie de la sainte ou à des religieux et des religieuses de son ordre. A n'en croire ni ses yeux ni ses oreilles. Rien n'y manquait, même pas les témoignages d'Edith Piaf, de François Mitterand ou de Natasha Saint-Pier. Il faut saluer le courage de Stéphane Bern qui a osé proposer une telle émission dans le contexte actuel, pas franchement favorable au catholicisme, et aussi son savoir-faire car il a fallu réunir et stimuler tous ceux qui ont participé à sa réalisation et qui doivent être peu accoutumés à mettre en valeur de telles destinées. 

    Merci, Monsieur Bern.

    Pour aller plus loin : lire cet article sur aleteia qui nous éclaire sur les coulisses de cette émission

    et aussi : https://www.france-catholique.fr/Le-temoignage-de-Therese.html

    Rediffusion de l'émission : sur France3, le mardi 19 mai à 00H45 et sans doute un jour sur TV5 Monde.

  • Covid-19 : la maturité face aux fake news et aux théories complotistes

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    De Jean-Paul Pinon sur le site de "Nous citoyens" (wecitizens.be) :

    ARTICLE - CORONAVIRUS : MATURITÉ FACE À LA DÉSINFORMATION

    30/04/2020

    Nous assistons à un déferlement de fake-news et à des prises de positions ‘émotionnelles’. Trop de citoyens forment un jugement sur base d’informations biaisées. Que penser des théories complotistes ? La maturité s’oppose aux prises de position conditionnées par des messages trompeurs, la peur, les émotions, le grégarisme, le court terme. Sans maturité (civique), la démocratie est dangereuse. Ceux, qui comme nous, croient encore aux vertus de la démocratie, espèrent que la population grandira en maturité au travers de la présente crise.

    Fake news

    Les crises, comme celle du Covid-19, génèrent la peur[1], le sentiment de l’urgence, la curiosité. Pas étonnant que les cyniques s’emparent de cette opportunité pour intensifier leur propagande. Les fausses nouvelles (‘fake news’) ont plus d’impact qu’en temps normal. Selon le département de la Sûreté de l’Etat[2], « des groupements, dirigés ou non par des trolls étrangers, ont recours à des campagnes de désinformation pour étendre leur influence. Un maximum de désinformations relatives au COVID-19 sont diffusées via les médias sociaux dans le but de monter les uns contre les autres certains groupes de la population. » Des exemples typiques sont les opérations de propagande russe, faisant des comparaisons internationales destinées à démontrer la supériorité du gouvernement russe. Parmi d’autres exemples, il y a l’insinuation que la crise sanitaire serait amplifiée par l’immigration, etc.

    Sens de responsabilité

    Le sens de responsabilité intègre l’idée qu’on doit assumer les conséquences de ses décisions, et de ses erreurs. Il s’ensuit qu’on agit plus prudemment, qu’on réfléchit à deux fois avant de poser un jugement. Au niveau des citoyens, on constate une plus grande maturité chez les Suisses. Ils participent directement aux grandes décisions. Ils ne peuvent pas se réfugier derrière la critique des gouvernants, pour expliquer les éventuels déboires politiques.

    Modèle suisse

    Une capsule vidéo[3] de la TV suisse donne cinq raisons pourquoi la Suisse est en meilleure position pour gérer efficacement la crise. (1) D’abord, les Suisses ont plus confiance dans leur gouvernement (75% en Suisse, contre 42% comme moyenne internationale). (2) Les Suisses ont (en moyenne) un plus grand sens civique, un esprit solidaire, un sens de la cohésion. Ils ne dépendent donc pas complètement du contrôle pour se soumettre aux mesures décrétées par le gouvernement. (3) En politique, la logique de l’opposition est remplacée par celle de la coopération. (4) La tradition de consensus est renforcée par le fait que tous les grands partis sont tous représentés dans le gouvernement. Cela génère des décisions pragmatiques. (5) L’endettement public en Suisse est de 30% du PIB, contre une moyenne de 80% dans l’Union européenne, et 100% en Belgique. La Suisse dispose donc d’une excellente marge de manœuvre pour soutenir l’activité économique en temps de crise.

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  • Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (28 avril) raconté par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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  • KTO reprend sa programmation après une panne majeure

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    Messe célébrée par Mgr Aupetit, archevêque de Paris, ce dimanche soir, à 18H30, à Saint-Germain l'Auxerrois 

  • A la faveur de la crise du coronavirus : un revirement médiatique à l'égard de l'Eglise ?

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    De Guillaume Bonnet sur le site de France Catholique :

    Un nouveau regard sur l’Église ?

    24 avril 2020

    L’ostension du Saint-Sacrement suivie par la bénédiction urbi et orbi du pape François, le 27 mars place Saint-Pierre, a stupéfié les médias français. © Pascal Deloche / Godong

    Et si l’épidémie de coronavirus était pour les médias l’occasion de changer de regard sur l’Église ? Depuis le début de la crise, le ton dominant a changé, chacun semblant (re)découvrir en elle un repère auquel raccrocher son espérance.

    Pas un jour ou presque, depuis le début du confinement, sans qu’un article ou un reportage bienveillant sur l’Église et son clergé ne surgissent dans les médias, y compris ceux connus jusqu’à présent pour leur regard indifférent, défiant, sinon franchement hostile.

    Ainsi, Le Monde consacre-t-il un article long et poignant aux cinq des douze capucins du monastère de Crest fauchés par le virus, en racontant l’espérance qui habite toujours les survivants. Dans Le Parisien, un reportage bienveillant se penche sur la «  joie paisible  » des quinze moines du Bec-Hellouin doublement confinés. BFMTV diffuse en direct la vénération de la Couronne d’Épines dans Notre-Dame encore marquée des stigmates de l’incendie.

    Ton empreint d’humilité

    Ces nombreux signaux, perceptibles au milieu d’une foule de sujets plus légers sur les messes en visioconférence, les confessions en drive-in, les couvents mobilisés dans la confection de masques, pourraient n’être qu’anecdotiques s’ils ne s’accompagnaient d’un ton empreint d’une certaine humilité et de gravité. Car ce sont bien souvent des fondamentaux de la foi catholique – c’est d’ailleurs surtout d’elle que l’on parle – qui sont donnés à voir dans ces médias mainstream, et non pas un certain folklore en voie d’extinction.

    La forme de stupéfaction qui a saisi les journalistes face au Pape, seul dans la nuit, place Saint-Pierre, donnant sa bénédiction urbi et orbi le 27 mars, l’atteste. De même que la façon respectueuse dont a été évoquée la bénédiction de Paris par Mgr Aupetit, brandissant le Saint-Sacrement sur le parvis du Sacré-Cœur de Montmartre, le Jeudi saint, et retransmise sur de nombreuses ondes et sur les réseaux sociaux.

    Que traduit ce changement de ton, sinon un revirement ? Sans doute une «  soif de spirituel  » comme l’expliquent sans originalité les sociologues. Mais peut-être aussi – surtout ? – une soif d’Église, c’est-à-dire de rituel, et de Dieu. De ce point de vue d’ailleurs, quand viendra l’heure du bilan et de la reconstruction, l’institution ecclésiale aura sans doute à s’interroger sur cet élan. Car ce que les médias ont relayé depuis le début, c’est sans doute ce que l’Église a de plus beau à offrir.

    Certes, de nombreuses images furent admirablement conçues et réalisées. Mais dans la plupart des cas, on était loin d’une quelconque stratégie de communication. Le pape François, marchant dans les rues désertes de Rome le 15 mars pour aller vénérer l’icône Salus Populi Romani, exprimait une dévotion profonde. Quand le Père Belin, prêtre de Vesoul, bénit la ville le Jeudi saint depuis le sanctuaire de Notre-Dame de la Motte, il ne communique pas, mais manifeste sa confiance dans le Saint-Sacrement et la Vierge Marie.

    Aussi différents soient-ils, ces deux gestes ont été relayés avec justesse, à l’échelle mondiale dans le premier cas, régionale dans le second. Comme si la verticalité, la majesté et la beauté étaient de sûrs moyens de redonner à l’Église la place qui doit être la sienne dans l’espace public.

  • Quand l'hebdomadaire Dimanche se fourvoie

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    "Dimanche" de cette semaine (n°17 du 26 avril) publie une pleine page (4) consacrée à une interview de Jacques Brotchi.
     
    Jacques Brotchi, médecin et homme politique (sénateur MR), est connu pour son engagement en faveur de la libéralisation de l'euthanasie et son implication dans les textes de lois relatifs à cette pratique. Il est notamment l'auteur d'un livre intitulé "Dis, c'est quoi l'euthanasie?".
     
    Alors que la Belgique baigne dans une atmosphère ultralibérale qui l'a conduite à avoir des législations parmi les plus permissives du monde en matière d'éthique, notamment en ce qui concerne l'euthanasie et l'avortement, on peut se demander s'il est vraiment judicieux de la part d'un hebdomadaire catholique accrédité par l'autorité ecclésiastique d'offrir une tribune de cette dimension à un apôtre "du droit de mourir dans la dignité". Comme si l'opinion publique belge n'était déjà pas assez formatée par des médias largement acquis à ces pratiques en opposition radicale avec les positions éthiques de l'Eglise catholique...
     
    Les tenants de la libre-pensée et de l'action laïque doivent être éberlués de voir le rare petit organe de presse catholique qui subsiste encore offrir ses colonnes à un éminent promoteur du droit à l'euthanasie, pour s'y présenter tout à son avantage, sous le titre "Les convictions d'un grand médecin", "sommité mondiale" et "très grand médecin portant bien haut dans le monde la médecine de notre pays"... Quelle aubaine !
     
    Dans le climat actuel où les repères sont devenus tellement flous et incertains, on peut douter que le brave catholique abonné à Dimanche soit à même de faire la part des choses et puisse discerner, par exemple, qu'il est scandaleux de ne réserver la clause de conscience qu'aux médecins en la refusant aux institutions catholiques, notamment aux maisons de repos qui restent encore fidèles à l'injonction fondamentale : "Tu ne tueras point".
     
    Imprégnés par les arguments en faveur de l'euthanasie par les médias dominants, le brave paroissien n'a nul besoin de les retrouver encore dans une publication quasi-officielle de son Eglise, auréolés par le prestige d'une sommité scientifique et politique.
     
    L'ouverture et le dialogue ont leurs limites, surtout quand il s'agit d'enjeux aussi fondamentaux que le respect de la vie humaine. Et surtout lorsque l'ouverture et le dialogue ne trouvent pas de réciprocité de l'autre partie.

  • Le "silence" du pape Pie XII n'est pas une preuve de son inaction

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    Alors que les médias (notamment la RTBF, ce 23 avril, aux journaux parlés du matin) s'activent une nouvelle fois pour incriminer le prétendu silence du pape Pie XII face à l'extermination des juifs durant la période nazie, il est bon de rappeler que si le pape s'est abstenu de déclarations tonitruantes qui auraient sans doute aggravé la situation, il n'en est pas pour autant resté inactif. On souhaiterait que des recherches sereines et objectives soient effectuées pour mettre en lumière tout ce que le pape et les catholiques ont fait durant cette période pour venir au secours des juifs persécutés, mais on observe que les faiseurs d'opinion n'y sont pas disposés, préférant instrumentaliser toute bribe d'information susceptible d'alimenter le mythe d'un pape qui aurait sympathisé avec Hitler... Le rappel publié sur Valeurs Actuelles il y a quelques semaines mérite d'être relayé ici :

    Les archives sur Pie XII démontrent “l'attention portée aux Juifs” par le Vatican

    Vendredi 6 mars 2020

    Le professeur et historien Matteo Luigi Napolitano s’est penché sur les archives relatives au pontificat du Pape pendant la Seconde Guerre mondiale, ouvertes le 4 mars. C’est du jamais vu dans l’Histoire du Vatican. Pour la première fois, les archives du Vatican relatives au pontificat ont été ouvertes grâce notamment au consentement du Pape François. Un moyen pour les chercheurs et historiens d’étudier les nombreux choix du Vatican. Pour la première fois aussi, comme l’explique l’historien Matteo Luigi Napolitano à Vatican News, tous les chercheurs peuvent voir tous les documents en même temps et ainsi ne pas attendre qu’un de ses collègues ait terminé. Le chercheur a notamment pu consulter des documents relatifs à la persécution des Juifs, avec éléments clés à l’appui. « L'attention portée aux juifs est une constante de l'action du Vatican au cours de ces années », révèle Matteo Luigi Napolitano.

    Selon lui et les documents trouvés, l’action commencée sous Pie XI s’est poursuivie sous son successeur, à savoir Pie XII. « Nous disposons de documents dans lesquels de nombreux citoyens américains, et le gouvernement américain lui-même expriment leur gratitude au Saint-Siège pour ce qu'il a fait pour les juifs pendant la même période », dévoile-t-il. Et de préciser : « Il s'agit de documents d'archives qui prouvent l'existence d'un réseau consolidé de relations pour sauver les personnes persécutées qui traverse deux pontificats et qui devient vital au moment même où la Seconde Guerre mondiale éclate et où Hitler tente de mettre en œuvre son plan d'extermination systématique des juifs européens. »

    SUR LE MÊME SUJET Le “silence” de Pie XII et les archives du Vatican

    Le silence, pas une preuve

    Ces archives font également état de relations compliquées entre le Saint-Siège et le gouvernement nazi de l’époque, en particulier en pleine guerre, l’Allemagne voulant « intercepter les communications ». Pour le chercheur, ces nouveaux documents prouvent une nouvelle fois que le Saint-Siège a agi en faveur des Juifs, contrairement au discours d’un certain courant historiographique qui insinue que le Pape Pacelli (Pie XII) n’avait pas sauvé les Juifs. « Des personnes qui se sont réfugiées dans les bâtiments des institutions ecclésiastiques, y compris la résidence d'été du Pape à Castelgandolfo. A Castelgandolfo, il y avait des juifs réfugiés ou recherchés de toute sorte », ajoute le chercheur.

    Il indique par ailleurs que le Saint-Siège avait demandé à de nombreuses reprises l’aide d’organismes internationaux pour aider des personnes de la communauté juive. Matteo Luigi Napolitano termine en expliquant que le silence de Pie XII sur cette période n’est en aucun cas une preuve de son inaction. « Le silence ne peut être réduit à une absence de jugement et à de l’indifférence : il peut également être autre chose. »

  • Un jeune prêtre à l'ère du covid-19

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    L'hebdomadaire Dimanche de cette semaine consacre une page au jeune vicaire de l'Unité pastorale Magnificat (Sainte-Julienne, Heusy, Marie-Médiatrice, Mangombroux et Stembert) de Verviers.

    C'est à lire en téléchargeant ce 

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  • Le 4 mai prochain : une émission de "Secrets d'histoire" consacrée à Thérèse de Lisieux

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    Il ne reste plus qu'à croiser les doigts pour que cette émission soit bien inspirée...

    Du site actu.fr :

    Lisieux : France 3 va diffuser une émission « Secrets d’Histoire » consacrée à Sainte Thérèse

    L'émission "Secrets d'Histoire" diffusée lundi 4 mai 2020 sur France 3 sera consacrée à Sainte Thérèse et a été tournée à Lisieux (Calvados) et Alençon (Orne).

    Lundi 4 mai 2020 à 21h05, France 3 va diffuser un épisode de « Secrets d’Histoire » consacré à Thérèse de Lisieux (Calvados) : « Thérèse, la petite sainte de Lisieux ». 

    L’émission présentée par Stéphane Bern se penche sur la vie de Thérèse Martin (1873-1897), « l’une des saintes les plus populaires de la religion catholique ». 

    France3ServicePresse@France3Presse

    @secretshistoire : "Thérèse, la petite sainte de Lisieux"@bernstephane vous emmène dans la Normandie du XIXe à la découverte de l’une des saintes les plus populaire de la religion catholique : sainte Thérèse de Lisieux

    Voir l'image sur Twitter

    L’émission tournée à Lisieux et Alençon

    En novembre 2019, l’animateur et son équipe étaient venus tourner à Lisieux, à la basilique, au Carmel ainsi qu’à la la maison des Buissonnets, la demeure familiale des Martin. 

    Le voyage de l’émission Secrets d’Histoire sur les pas de Thérèse avait aussi conduit Sophie Scala, co-réalisatrice, et Eric Pouget, chef opérateur, à Alençon (Orne) pour effectuer plusieurs prises de vues dans la ville natale de la sainte. 

    Lire : Dans les coulisses du prochain « Secrets d’Histoire » consacré à sainte Thérèse de Lisieux