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Défense de la Vie - Page 130

  • Paul VI : le miracle d’Humanæ vitæ

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    De Philippe Maxence, directeur de la rédaction du bimensuel « L’Homme Nouveau », ce 20 octobre 2014 :

    « Le pape Paul VI a été béatifié, dimanche, au terme du Synode sur la famille, éclairant ainsi pour le présent la portée et la force de son encyclique Humanæ vitæalors que le miracle reconnu pour cette béatification concerne justement un enfant à naître.

     À vrai dire, un autre miracle du pape Paul VI a eu lieu bien avant l’ouverture de l’enquête en vue de sa béatification et même bien avant sa mort. On peut même le dater d’un jour précis. Lequel ? Le 25 juillet 1968, exactement. Ce jour-là, Paul VI signa officiellement à Rome l’encyclique Humanæ vitæ (la vie humaine) sur le mariage et la transmission de la vie.

    Une année difficile

    L’année avait été chaude et difficile. De plusieurs coins de la planète, les étudiants avaient jeté par terre l’ancien monde, croyant que l’on pouvait quitter le passé comme on enlève un jean. Désormais, les barrières étaient interdites, les frontières suspectes, les limites inquiétantes. La politesse et la courtoisie elles-mêmes tombaient sous ce coup de boutoir. Le monde, désormais, était libre. Et, c’est cette année-là que Paul VI choisit pour publier, non pas une encyclique, mais un coup de tonnerre magistériel. Non pas une simple lettre adressée à la chrétienté, mais un miracle.

    Le mot paraîtra exagéré à ceux qui jugent des affaires de l’Égli­se selon l’air du temps. Car, c’est peu dire qu’Humanæ vitæ ne fut pas acceptée. Le monde cria au scandale. Mais, après tout, c’était normal de sa part. Des épiscopats entiers firent la sourde oreille et vidèrent l’encyclique de son contenu et de sa portée. Cette réaction était plus inquiétante en même temps qu’elle était révélatrice de la décomposition du catholicisme (…).

    Toujours aussi prophétique

    Près de cinquante ans après la parution d’Humanæ vitæ, l’encyclique de Paul VI se révèle pourtant toujours aussi prophétique. En soi, elle n’a redit que l’enseignement traditionnel de l’Église. On peut seulement lui reprocher de l’avoir fait trop tardivement, après avoir confié à un comité d’experts des travaux préalables sur ce sujet. Le temps passé entre l’annonce de cette possible révision de la position de l’Église, la remise des conclusions des experts (majoritairement favorables à la contraception d’ailleurs) et la parution de l’encyclique aura suffit à installer des pratiques contraceptives chez les fidèles catholiques.

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  • Bruxelles, 23 octobre : Quel sera mon avenir ? Une conférence sur l'éthique néonatale

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    Hôtel THON, rue de la Loi 75, Bruxelles (Parking rue de Trèves)

    Inscription conseillée : contactez-nous

    Participation : 5 euros (Rafraîchissements offerts à l'issue de la conférence)

  • Synode sur la famille: Le Cardinal Vingt-Trois dans la ligne de l’encyclique « Humanae vitae »

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    Lu sur le site « riposte catholique » (extrait) :

    Président délégué du synode, l’archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, a introduit les travaux de la 7e Congrégation générale du synode extraordinaire sur la famille qui s’est réunie jeudi 9 octobre au matin. Une intervention de qualité comme vous allez pouvoir en juger vous-même. L’archevêque a indiqué le thème : « l’ouverture à la vie et de la responsabilité éducative« . Il a notamment invité à une meilleure formation sur l’enseignement de l’Eglise et les méthodes naturelles de régulation des naissances (…) :

    Voici son intervention :

    « Aujourd’hui, cette Septième Congrégation Générale sera consacrée à un sujet présenté dans la troisième partie de l’Instrumentum laboris qui traite de l’ouverture à la vie et de la responsabilité éducative. Ce matin nous concentrerons notre attention et nos débats sur le chapitre 1 qui affronte plus particulièrement les défis pastoraux concernant l’ouverture à la vie. Dans ce domaine, on touche des dimensions et des aspects très intimes de l’existence, pour lesquels ressortent des différences substantielles entre une vision chrétienne de la vie et de la sexualité et un mode de vie fortement sécularisé.

    C’est pourquoi la connaissance et l’accueil du Magistère sur l’ouverture à la vie (123-125) sont essentiels. En effet, nombreux sont ceux qui ont des difficultés à saisir la distinction entre les méthodes naturelles de régulation de la fertilité et la contraception. Les causes principales de cet accueil difficile (126-127) proviennent de la différence entre la conception anthropologique chrétienne et celle de la mentalité dominante. C’est ainsi que du point de vue pastoral (128), il importe de faire davantage connaître – dans un nouveau langage et en collaboration avec le monde universitaire, la cohérence de la vision anthropologique proposée par l’Église.

    Tout cela n’est pas sans conséquences sur la pratique sacramentelle (129) des couples qui, souvent, n’estiment pas que l’utilisation de méthodes anticonceptionnelles soit un péché et donc tendent à ne pas en faire une matière à confession et ainsi recevoir la communion sans problèmes.

    Enfin, il faut encourager une mentalité ouverte à la vie (130-131) pour contrecarrer la mentalité contraceptive et la diffusion d’un modèle anthropologique individualiste qui déterminent en certaines régions du monde une forte baisse démographique dont les conséquences sociales et humaines ne sont pas aujourd’hui assez tenues en considération. Dans ce contexte, il faut reconnaître l’utilité des planning familiaux liés aux diocèses et les associations de familles qui deviennent témoins de la beauté et de la valeur de l’ouverture à la vie.

    Conscients de l’importance de ce témoignage de vie auprès de nos contemporains, écoutons maintenant l’attestation des époux Arturo et Hermelinda As Zamberline, Couple responsable de la sous-région du Brésil des Équipes Notre-Dame, qui nous viennent tout droit de ce grand pays où la statue monumentale du Christ Rédempteur rappelle à tous que son image sacrée est le symbole de sa protection et de sa bénédiction qui rayonne sur le Brésil et les Brésiliens. »

    Ref. Le Cal Vingt-Trois encourage une mentalité ouverte à la vie contre la mentalité contraceptive

    JPSC

  • Pourquoi un médecin catholique ne peut pas recourir à l'euthanasie

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    Le 21 septembre, sur le site de La Croix, Isabelle de Gaulmyn faisait écho en des termes assez ambigus à la parution du livre de Corinne Van Oost ("Médecin et catholique, je pratique l'euthanasie"). Le Docteur Catherine Dopchie a réagi à cet article en ces termes : 

    De quoi parle-t-on, en effet ?

    En cette rentrée, c’est par des militants que l’euthanasie revient au-devant de la scène. La loi belge définit clairement le terme « euthanasie » et met le cadre. Elle l’a imposée au colloque singulier de la relation soignants-soignés. Faire un livre d’une pratique, un article d’une demande acceptée, n’a rien de neutre. Un médecin qui pose un acte d’euthanasie, même si à côté de cela il a une pratique en soins palliatifs, sort du cadre des soins palliatifs. Ces derniers, en effet, « n’entendent ni accélérer ni repousser la mort » (définition O.M.S.2002). Celui qui se dit catholique a rencontré Jésus. « Qui dit : «  Je le connais » , alors qu’il ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est pas en lui. » (1 Jn 2, 4). « Le droit à l’euthanasie » n’existe pas, même en Belgique, seul le droit à la demander est l’objet d’une loi de dépénalisation sous conditions pour le médecin qui accède à cet homicide.

    Maintenir des clivages qui sont loin d’être simplistes.

    Le courage n’est pas toujours où l’on croit. En étant confronté au quotidien à la souffrance globale de nos patients, en devant faire face à la demande d’euthanasie dans un pays qui l’a dépénalisée, la tentation euthanasique existe. Elle est parfois vive, violente, oppressante.

    Nous avons, le Dr Van Oost et moi, commencé à travailler en soins palliatifs à la même époque. Nous avons appris, ensemble et avec nos équipes interdisciplinaires, à soulager les souffrances physiques et sommes devenus experts. Mais soulager la souffrance physique ne suffit pas. La souffrance humaine touche à toutes les dimensions de la personne. Nous sommes faits pour la plénitude de la vie. On voit combien aujourd’hui l’euthanasie est le remède proposé pour la souffrance de la perte de sens à vivre ou même de la perte du sens d’une vie. Nous avons dû apprendre à discerner où était notre juste place quand nous voulions offrir notre compétence à ceux qui souffrent au point de demander l’euthanasie avec insistance. 

    La souffrance de la non maîtrise, souvent à l’origine de la demande d’euthanasie, atteint aussi la personne du médecin. Comment soulager l’autre dans cette souffrance si personnelle alors qu’il n’arrive plus à en avoir le désir ? Comment se respecter soi-même tout en respectant l’autre qui maintient sa demande d’euthanasie ? Comment continuer à se donner pleinement à celui qui souffre comme c’est notre vocation et éviter la compromission avec un acte que l’on juge mauvais, alors que l’on souhaite éviter un maximum d’euthanasies grâce aux soins palliatifs? Le piège était là. Devant le manque, l’être humain vit une vraie crise existentielle. L’attention que nous portons les uns aux autres dans la vie quotidienne ou dans la relation de soin, si elle est respectueuse, patiente, persévérante et espérante, nous porte. Mais nous ne pouvons sauver l’autre dans sa globalité. Un jour ou l’autre, le souffrant, comme l’aidant, doit affronter sa solitude face au manque. Celui qui souffre, s’il accueille la vie qui est en lui jusqu’au bout, garde la liberté de se tourner vers elle et la choisir.

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  • BXL : l'Institut Sophia organise un Atelier de bioéthique ouvert à tous

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    201409euthanasie.jpgAtelier de bioéthique pour tous!

    Le lundi 29 septembre commence cet atelier de bioéthique !

    Il est ouvert à TOUS !

    L’objectif poursuivi est de donner les outils aux participants pour comprendre, dialoguer et accueillir.

    L’actualité souligne la nécessité d’avoir des chrétiens bien formés : demain l’EUTHANASIE des personnes atteintes de démence mais aussi la question de la GPA (mères porteuses).

    Cet atelier INTERACTIF se donnera tous les LUNDIS - De 13h30 à 15h40 durant 12 semaines. (congés scolaires exclus)
    Les échanges sont très riches de par la dynamique du petit groupe (8 à 15 participants)

    Lieu : IET, boulevard Louis Schmidt 24 – 2ème étage – 10 40 Bruxelles (Square Montgomery)

    Animatrice : Carine Brochier Tél. 00 32 (0) 477 042 367

    Il est important de s’inscrire par mail :  institutsophia@yahoo.fr

    • La bioéthique est-elle réservée aux scientifiques et aux politiciens ? 
    • Le public comprend-t-il toujours les termes techniques utilisés dans la presse ? 
    • Comment le citoyen peut-il s’informer pour participer au débat et exercer judicieusement certains choix difficiles ? 
    • Quid de l’engagement et de la communication en tant que catholiques?

     

  • La Fondation Lejeune / Gènéthique tiennent à votre disposition un manuel gratuit sur l'euthanasie

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    Après le Manuel Bioéthique des Jeunes et le Manuel Théorie du Genre et SVT, la Fondation vient de publier un Manuel EuthanasieCe manuel sur l’euthanasie, rédigé par un comité d’experts, s’adresse aux jeunes et aussi aux éducateurs, formateurs, professeurs, parents et professionnels de la santé.

    Pour commander vous pouvez envoyer votre demande (les manuels sont gratuits, mais les frais de port sont à votre charge.  N'hésitez cependant pas à participer en faisant un don) :

    Fondation Jérôme Lejeune

    37 rue des Volontaires

    75725 Paris cedex 15

    Par Mail envoyez votre commande à :

    lesgratuits@fondationlejeune.org

  • Ce que Titouan, au travers d'une très brève existence, pourrait nous dire

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    Emmanuel Sapin, chirurgien pédiatre et Néonatale, explique quelles questions éthiques et médicales posent le cas du petit Titouan sur Figaro Vox :

    Ce que nous dit le cas du petit Titouan, enfant très prématuré

    Une décision vient d'être prise pour Titouan, petit garçon né très prématurément chez lequel ont été détectées des complications lourdes de conséquences. L'attitude d'arrêter la réanimation et d'accompagner la fin de vie de ce petit garçon tout juste né a été décidée en accord avec ses parents - et sur leur demande - et les personnes du Service de néonatalogie qui s'occupaient de lui au CHU de Poitiers.

    Envisager la fin de vie de quelqu'un au tout début de sa vie est une épreuve extrêmement douloureuse, et demande une démarche qui n'est ni naturelle ni aisée, que ce soit pour les parents ou pour les soignants.

    Une naissance très prématurée ne permet pas que le développement normal des fonctions des organes soit suffisant pour que le nouveau-né puisse s'adapter au défi de la vie néonatale hors de l'atmosphère protectrice de l'utérus maternel. Dans les cas de grande prématurité, dès la naissance, cet enfant considéré comme une personne membre à part entière de la société, bénéficie des premiers soins pour lui donner ses chances. Si, aujourd'hui, de nombreux nouveau-nés vont évoluer favorablement, dans certains cas, le nouveau-né ne survivra pas et dans d'autres cas, certains survivront, malheureusement, au prix de très lourds handicaps, en grande dépendance, en faisant porter un très lourd fardeau sur les épaules de leurs parents, de leur famille. Les soins apportés durant les premières semaines doivent-ils, en ces cas, être considérés comme de l'acharnement thérapeutique? Le problème qui a été posé par l'état de santé de Titouan à ses parents et aux médecins-réanimateurs néonatalogistes est que les examens effectués ont décelé de grosses anomalies (hémorragie intra-cérébrale grave) compromettant lourdement ses chances de survie. Titouan encore non autonome était alors encore dépendant d'un traitement de support vital. Dans l'intérêt de l'enfant, et de sa famille, la poursuite de la réanimation a été considérée comme une obstination déraisonnable.

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  • Une ligne de crête délicate entre ne pas tuer et ne pas s'acharner

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    Lu sur Alliance Vita :

    Titouan : “Une ligne de crête délicate entre ne pas tuer et ne pas s’acharner ” T. Derville.

    Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, invité de Wendy Bouchard sur Europe 1 midi, vendredi 19 septembre, réagit sur le traitement de la situation de Titouan, grand prématuré de Poitiers et pose la question de l’accueil du handicap.

    Extraits des propos de Tugdual Derville :

    “Comme chacun de nous, je suis rempli d’émotion devant la détresse de ces parents face à cet enfant né trop tôt et victime de graves séquelles, d’une hémorragie cérébrale. J’ai entendu ce matin qu’il était décédé, avec un état qui s’est dégradé, selon les médecins. Je voudrais rendre hommage à l’amour de ses parents, à ce petit bout ’chou qui est un petit frère humain qui est passé quelques semaines parmi nous, et aussi aux soignants qui font un travail très difficile en néonatologie.

    Nous sommes devant une ligne de crête très difficile : on n’a pas le droit de tuer, mais on ne doit pas s’acharner non plus, ce n’est pas « la vie à tout prix ».

    Il est très difficile de savoir à partir de quand s’arrêter (…). Mais ce qui me préoccupe, c’est si on commence à dire d’une personne par exemple hémiplégique ou lourdement handicapée, « il vaut mieux qu’elle ne vive pas ». Le handicap est une catastrophe, mais les personnes handicapées méritent notre accueil dans tous les cas.

    On comprend les parents, ils ont été dans la sidération, dans la souffrance, dans la colère devant ce drame. Ils disent ne pas avoir été entendus, mais je ne suis pas dans le dossier médical. Sur un cas aussi douloureux, on ne peut pas avoir de position personnelle, sans savoir ce qui s’est réellement passé.

    Nous méconnaissons la qualité de la prise en charge par les équipes soignantes des tout-petits handicapés ou porteurs d’anomalies, ou très prématurés. Les parents n’ont pas droit de vie et mort sur leur enfant, c’est trop lourd. Par ailleurs, ils n’ont pas l’expertise nécessaire pour évaluer les séquelles possibles. Il faut un dialogue avec l’équipe médicale et un soutien de toute la société.

    Personne ne souhaite un enfant handicapé, mais attention à ne pas créer une désespérance par rapport aux personnes handicapées, elles ont leur place parmi nous.

    Comme fondateur de l’association « A bras ouverts », j’ai beaucoup appris et reçu de jeunes handicapés… Autour des personnes handicapées, la solidarité de la société est nécessaire, c’est un enjeu de civilisation majeur.

    Lire également : Le CHU de Poitiers décide de l'arrêt des soins pour Titouan, prématuré de quatre mois

  • Bulletin de l'I.E.B. (18/9): Euthanasie et psychiatrie : le cas d’un interné belge - Le refus maltais à l'avortement

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    header_fr.jpgSommaire

  • Quand la Belgique dépasse les bornes

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    Nous l’avons déjà annoncé : un détenu belge, criminel sexuel en grande fragilité psychique, demande à mourir. La Justice le lui accorde. Il sera donc extrait de sa cellule pour être euthanasié. Voici le commentaire de Philippe Oswald, publié sur le site « aleteia ». Ancien  professeur-assistant à la Faculté Libre de Philosophie Comparée (IPC) fondé par Marcel Clément, Philippe Oswald est journaliste depuis 1978. Il a été rédacteur en chef (1985-1990) puis directeur de la Rédaction (1990-2010) de l’hebdomadaire Famille Chrétienne :

    « Cela se passe au cœur de l’Europe, au XXI siècle (précision utile, parce qu’on a déjà vu des choses semblables se passer dans un pays voisin, soixante-dix ans plus tôt). Frank Van Den Bleeken, 52 ans, détenu depuis près de 30 ans dans le centre psychiatrique d'une prison située près d'Anvers pour divers crimes sexuels dont le viol et le meurtre d'une étudiante de 19 ans, demande à être tué depuis trois ans, évoquant « une souffrance psychique insupportable » selon la formule de la loi belge sur l’euthanasie (RTL).

    Après diverses procédures, la Justice belge vient d’accéder à sa requête. Il sera donc transféré dans un hôpital du pays pendant 48 heures « pour faire ses adieux à sa famille » avant d'être euthanasié par un médecin (20 minutes).

    Ainsi un prisonnier qui déclare « être un danger pour la société » peut être exécuté à la faveur de la loi autorisant l’euthanasie en Belgique. Pour être volontaire (mais au fait, un malade psychique a-t-il le discernement requis par la loi elle-même ?), ce n’en est pas moins la peine de mort que la paisible et pacifique Belgique vient de rétablir dans le sillage de la légalisation de l’euthanasie. C’est ce que Mme Jacqueline Herremans, présidente belge de l'Association pour le droit de Mourir dans la Dignité, appelle « la solution de moindre mal» (Le Figaro). « Solution », n’était-ce pas déjà le mot qu’on employait il y a soixante-dix ans dans ce pays voisin de la Belgique pour en finir avec beaucoup de personnes jugées inutiles ou nuisibles ?

    La Belgique a ouvert la boîte de Pandore en autorisant l'euthanasie en 2002. On y enregistre actuellement 5 euthanasies par jour. Et l’escalade se poursuit : en février dernier, la Belgique est devenue le premier pays au monde où l’on peut euthanasier des enfants. Mais ce n’est pas encore assez pour les activistes du « droit à mourir » : la Société belge de soins intensifs réclame l'autorisation de l'euthanasie « non demandée » (une démarche logique, puisqu’on l’applique déjà aux enfants). Et il ne s’agit plus de mettre un terme à des souffrances jugées insupportables : « Raccourcir le processus de fin de vie par l'usage de médicaments comme les agents analgésiques/sédatifs peut parfois être approprié même en l'absence d'inconfort » peut-on lire dans un document publié par cette association en mai dernier (Aleteia).

    En attendant, Frank Van Den Bleeken fait des émules : 15 autres détenus demandent à être euthanasiés !  (Le Vif). Qu'importe s'il n'y a plus de bourreaux : des médecins feront le job...Mais la Justice belge aura-t-elle la largesse de leur accorder...cet élargissement, cette grande évasion ? Et si demain, Mehdi Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles, demandait lui aussi à être exécuté au nom de ses « souffrances psychiques » ? Comme le disait le regretté Pierre Dac : « Quand les bornes sont franchies, il n'y a plus de limites »...

    Ref. Euthanasie : la Belgique rétablit la peine de mort…à la demande

     JPSC

    A lire également : C'est une peine de mort inversée

    et aussi : Euthanasie d'un détenu en Belgique, ou victoire de l'indignité

  • Que pensent les enfants lorsque leurs parents soutiennent l'avortement ?

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    Fribourg: Mgr Morerod adresse un «message aux survivants» de l’interruption de grossesse (source)

    Que pensent les enfants lorsque les parents soutiennent l’avortement?

    Prenant la parole en toute fin de matinée sur le thème «Message indirect aux survivants», l’évêque a rendu la centaine de participants attentifs aux conséquences sur la société, et en particulier sur les «survivants», d’un soutien à l’avortement et au suicide assisté. Il a lui-même perçu des sentiments de culpabilité (Pourquoi suis-je en vie?) de la part d’enfants dont les parents ont préalablement procédé à des interruptions de grossesse. Ou au contraire, certains de ces «rescapés» s’en sortent avec un sentiment de toute-puissance, voire d’invincibilité après avoir échappé à un risque de non-naissance.

    Motivations «utilitaires» en faveur de l’avortement

    Mgr Morerod a recherché sur internet des études récentes au sujet des motivations affichées par les femmes ayant eu recours à l’interruption de grossesse. Il a été étonné par le caractère «utilitaire» de ces motifs. Ainsi, 38% des femmes interrogées ont souhaité privilégier leur carrière professionnelle, 34% ont souligné qu’elles étaient encore aux études, et 20% ont évoqué en premier lieu des difficultés liées à la grandeur de leur logement. «La plupart affirmaient leur volonté de devenir mère, mais ce n’était pas le bon moment», ajoute-t-il. «Beaucoup sont heureuses d’avoir un enfant plus tard, lorsqu’elles ont accompli un bout de carrière ou terminé leurs études. Mais quel message est véhiculé à l’enfant qui vient au monde, lorsqu’il prend conscience qu’il a eu droit à la vie, contrairement à son frère ou à sa sœur?, se demande le conférencier.

    Le critère fondamental dans l’argumentaire en faveur de l’avortement est le respect du choix de la femme. On ne se préoccupe pas de l’enfant et on transmet un message négatif aux enfants qui viendront, souligne Mgr Morerod, qui est membre de la commission «éthique» de la Conférence des évêques suisses.

    Quel droit à l’autodétermination?

    La même question se pose face à l’euthanasie. L’argumentaire affiché par l’association Dignitas prône une attitude éminemment libérale: le droit à l’autodétermination. Le particulier dispose de toute sa liberté, pour autant qu’il ne nuit pas à autrui. «Dans ce système de pensée, l’individu existe en lui-même et non en fonction d’une religion ou d’une société», affirme l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. Le plus faible devient celle soit qui ne veut pas de son enfant, soit celui qui ne veut plus vivre. Lui venir en aide consiste alors à ôter la vie, souligne l’évêque, en dénonçant une perversion de l’aide aux plus pauvres prônée par le christianisme.

    En se mettant à disposition des personnes âgées ou malades pour leur ôter la vie, on véhicule le message suivant: vous coûtez trop cher à la société. «C’est un message terrible», estime le conférencier. De même pour les enfants nés de parents ayant avorté pour des motifs économiques. Quelle valeur privilégier? La vie ou le bien-être matériel?

    Mgr Morerod a fait référence au pape Benoît XVI qui, en visitant une institution pour personnes âgées en 2012, leur a assuré que la vieillesse était un don de Dieu. «Malheureusement la société ne l’accueille pas ainsi. Faire place à la personne âgée, c’est faire place à la vie», avait affirmé le pape allemand. «Lorsque les personnes âgées entendent leurs proches soutenir l’euthanasie, ne se sentent-ils pas appréciés que dans la mesure où ils ne représentent pas une trop grande charge pour la société», a conclu le conférencier. (apic/bb)

  • Lettre ouverte à Frank Van Den Bleeken

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    Une amie nous adresse cette lettre adressée à Frank Van Den Bleeken à qui la Belgique propose l'euthanasie faute de pouvoir lui administrer les soins appropriés :

    Cher Frank,

    Sais-tu que certains pensent à toi même si tu te trouves derrière les barreaux ? Comme nous pensons aussi à tous ceux qui sont exclus du monde... et enfermés à tes côtés.

    Ta souffrance est sans nul doute énorme et elle dure depuis tellement longtemps. Toi seul peut voir comment elle t'enferme sur toi. 

    Alors, je voudrais juste réfléchir et comprendre...

    Ta demande de mort n'est-elle pas révélatrice d'un IMMENSE échec de la psychiatrie belge ? Les Pays-Bas seraient mieux que nous pour les prisonniers qui ont besoin de soins psychiatriques ? Cafouillage politique et juridique ?

    Ton avocat dit que "les médecins sont seuls juges" Quel paternalisme...

    Mais il y a pire : nous citoyens, en ne réagissant pas, en ne te signifiant pas notre "CARE", n'allons-nous pas avaliser ta demande de mort ? En restant silencieux et passifs, n'allons pas, dans l'ombre, armer le bras du médecin qui, pour le coup, sera non pas ton bourreau, mais ton "sauveur" ?

    Cher Frank, quoique tu aies fait, au nom de ta dignité d'être humain avec nous, accepte que nous prenions ensemble soin de toi....

    Ton combat, ton vrai combat pour d'autres aussi avec toi, est de nous appeler à rendre les prisons dignes ! 

    Bats-toi avec nous ! Reste en vie car elle est tellement précieuse...