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Défense de la Vie - Page 131

  • Respect de la Vie aux élections européennes : à vous de jouer !

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    De la Fondation Jérôme Lejeune :

    Respect de la vie aux Européennes : à vous de jouer !

    Les élections européennes du 25 mai prochain seront marquées par l’émergence récente et massive des enjeux relatifs à la dignité et au respect de la vie humaine.

    Vous pouvez amplifier cette émergence par deux actions simples :
    1. inviter les candidats à répondre au questionnaire ONE OF US
    2. signer la pétition de la Fondation Novae Terrae.

    1. Un questionnaire porté par le collectif ONE OF US à travers l’Europe

    Le collectif ONE OF US / UN DE NOUS, fort d’un soutien inédit en Europe - près de 2 millions de signatures présentées en audition publique devant la Commission et le Parlement européens - interpelle les candidats aux élections sur les enjeux de bioéthique : recherche sur l’embryon, sélection prénatale, PMA/GPA, euthanasie et objection de conscience. Ces sujets ne peuvent pas être ignorés lors de ce scrutin, en raison de l’intérêt qu’ils suscitent chez les citoyens et parce qu’ils devraient traduire les valeurs énoncées dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

    Cette interpellation prend la forme d’un questionnaire quii vient d’être envoyé aux candidats en France et dans plusieurs pays européens.


    --> Son impact sera d’autant plus grand si les électeurs indiquent aux candidats qu’ils attendent leurs réponses pour faire leur choix.

    --> La Fondation Jérôme Lejeune, acteur de ONE OF US France, compte sur vous pour participer à la sensibilisation des candidats de votre circonscription en leur demandant de répondre au questionnaire (ci-dessous un exemple de courrier et ici la liste desadresses électroniques des têtes de liste).

    2. Un manifeste qui soutient l’initiative ONE OF US

    Par ailleurs, un manifeste de la fondation Novae Terrae, « Réinitialiser l’Europe ! », associée à la Fondation Jérôme Lejeune et une trentaine d’ONG européennes, consacre son 1er engagement au soutien de ONE OF US.

    Ce Manifeste demande aux candidats de défendre et promouvoir des valeurs parmi lesquelles la vie et la famille. Sa diffusion est amplifiée par une pétition signée par les citoyens qui souhaitent voir s’engager des parlementaires européens sur ces valeurs.


    --> Vous pouvez signer en ligne la pétition

    et en parler autour de vous.

     


    Proposition de courrier aux candidats

    Madame ou Monsieur,

    Vous êtes candidat pour représenter les citoyens au Parlement européen. En tant qu’électeur/trice/ dans votre circonscription, j’attire votre attention sur un enjeu déterminant pour mon vote. Il s’agit de la défense de la vie et la promotion de la dignité humaine. 

    Comme près de 2 millions de citoyens européens, j’ai signé l’initiative ONE OF US/UN DE NOUS, qui demande à l’Union européenne de stopper ses financements de programmes conduisant à détruire l’embryon humain. Comme il est l’un d’entre nous, sa vie mérite d’être protégée, comme celle de tout être humain. Cette demande faite aux institutions européennes se fonde sur les principes énoncés par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Celle-ci déclare dans son premier article « La dignité humaine est inviolable. Elle doit être respectée et protégée » et dans son second : « Toute personne a droit à la vie ». En vertu de ces principes fondateurs pour la construction européenne, je vous demande d’y être attentif.

    Dans la perspective des élections du 25 mai, j’ai pris connaissance d’un questionnaire sur les enjeux de bioéthique qui vous a été adressé par le collectif UN DE NOUS. Je serais très intéressé/e/ de connaître vos positions sur les 12 enjeux abordés dans ce questionnaire. Je compte sur vous.

    Je vous prie d’agréer Madame/ou/Monsieur, l’expression de mes respectueuses salutations. 

    Prénom/Nom
    Code postal

    La Fondation Jérôme Lejeune vous remercie de votre mobilisation !

  • Le pape rappelle le caractère inviolable de la vie humaine à l'ONU

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    De la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org (12 mai) :

    Le pape François rappelle le caractère "inviolable" de la vie humaine devant l'ONU

     Le 9 mai, à Rome, devant le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, et les membres du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination (CCS), le pape François a rappelé le caractère "inviolable" de la vie de chaque frère, "depuis sa conception jusqu'à son terme naturel". 

    Prenant la parole en premier, le Secrétaire général de l'ONU a rendu hommage au pape argentin pour son engagement personnel "pour éradiquer la pauvreté" et "pour la dignité humaine". En réponse, le pape François a remercié tous les membres de l'ONU, "principaux responsables du système international, pour les grands efforts accomplis en faveur, [notamment] [...] du respect de la dignité humaine, de la protection de la personne"Il les a ensuite fortement appelés à "s'opposer à l'économie de l'exclusion, à la culture du rebut et à la culture de mort, qui, malheureusement, pourrait devenir une mentalité passivement acceptée". 

    Le même week-end, le pape François a apporté son soutien à la Marche pour la vie qui s'est déroulée au Canada et plaidé pour que " 'le droit inviolable à la vie de chaque personne' reçoive 'la protection légale adéquate' ". 

     AFP 9/05/2014 - Lifesitenews (Stefano Gennarini) 09/05/2014 - Zenit.org 09/05/2014
  • L'euthanasie des nouveaux-nés et le Protocole de Groningen : un nouveau dossier de l'IEB

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    Euthanasie des nouveau-nés : le Protocole de Groningen

    Ce nouveau Dossier de l'IEB présente le Protocole de Groningen, adopté aux Pays-Bas pour l'euthanasie des nouveau-nés atteints d'une grave affection et dont la "qualité de vie" est estimée insatisfaisante. Après l'exposé de la teneur du protocole de Groningen, de son statut juridique aux Pays-Bas et de quelques statistiques, les principales critiques adressées audit protocole sont passées en revue. Enfin, la question de l’acharnement thérapeutique dans le cas spécifique des nouveau-nés est évoquée.

  • ONE OF US interpelle les candidats aux élections européennes

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    ONE OF US INTERPELLE LES CANDIDATS AUX ELECTIONS EUROPEENNES

    QUESTIONNAIRE SUR LE RESPECT DE LA VIE ET DE LA DIGNITE HUMAINES

    Grâce à la mobilisation massive de près de 2 millions de citoyens européens, le comité ONE OF US (UN DE NOUS, pour la France) a été auditionné les 9 et 10 avril à Bruxelles, dans le cadre d’une initiative citoyenne européenne (ICE), pour le respect de la vie et de la dignité humaines au sein de l’Union Européenne.

    Les auditions se sont déroulées devant la Commission et le Parlement. Ces auditions signent le début d’undébat au sein des instances européennes.

    ONE OF US est dans l’attente de la décision de la Commission européenne, qui se prononcera d’ici le 28 mai prochain. Elle pourrait traduire la demande de ONE OF US en une proposition législative et la soumettre au Parlement européen après les élections européennes.

    UN QUESTIONNAIRE POUR CONNAÎTRE LA POSITION DES CANDIDATS

    D’ici là, le comité ONE OF US met en place un dispositif permettant aux citoyens de connaître la position de chaque candidat sur les principales questions bioéthiques. Pour cela, un questionnaire est envoyé aux candidats dans différents pays de l’Union Européenne, dont la France.

    Ce questionnaire porte sur les enjeux bioéthiques (recherche sur l’embryon, sélection prénatale, PMA/GPA, euthanasie et objection de conscience), concernés par la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne. Les candidats seront ainsi interrogés sur leur engagement à protéger la vie et la dignité humaines.

     

    Pour de nombreux citoyens européens, les valeurs sur lesquelles se fondent la construction européenne, spécialement celles relatives à la dignité humaine, comme le souligne la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, sont un critère essentiel de leur vote.

    Les réponses des candidats aux élections européennes seront donc attendues par des millions d’électeurs pour éclairer leur choix politique.

    Les résultats seront communiqués sur ce même site.

    Pour prendre connaissance de ce questionnaire, cliquer ici.

    questionnaire-one-of-us-2

     

  • France : l’avortement, seulement une question de chiffres ?

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    Lu sur le blog du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

     

    "L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) recense 810 000 naissances et 222 500 avortements en France pour l’année 2013. Ce qui fait environ 21,8 % de bébés avortés, soit, en d’autres termes, plus d’un bébé sur cinq tués dans le sein de leur mère. On estime par ailleurs que 96 % à 98 % des enfants dépistés porteurs de la trisomie 21 suite à un diagnostic prénatal sont avortés. La systématisation du dépistage – informatif à l’origine et finalement préventif - de cette anomalie chromosomique a pour conséquence l’éradication quasi totale de ce handicap en France comme dans la plupart des pays dits « développés ».

    Un chiffre qui fait frémir

    Grâce à l’immense travail d’information et de sensibilisation des défenseurs des personnes porteuses de la trisomie 21, comme la Fondation Lejeune pour ne citer qu’elle, cet eugénisme silencieux commence progressivement à être dénoncé publiquement. Si quelques figures du monde politique ou scientifique se targuent d’atteindre un jour 100 % de trisomiques avortés, le chiffre de 96 % est difficile à justifier, même pour ceux qui ne sont pas spécialement acquis à la cause de la défense de la vie. Une dénonciation forte du sort terrible qui attend les fœtus porteurs du fameux chromosome surnuméraire avait notamment été faite à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21 le 21 mars dernier, comme nous l’avions expliqué ici.

    Militer pour les 27,5 % ?

    Nous mettions en lumière la position paradoxale de nombre de défenseurs des personnes atteintes de trisomie 21 qui consiste à déplorer l’eugénisme dont elles sont victimes sans toutefois remettre en cause la pratique même de l’avortement. Éléonore Laloux a 27 ans, elle est trisomique, elle est l’égérie rieuse et attachante de l’association « Les Amis d’Éléonore » qui se bat pour faire changer le regard de la société sur ce handicap.  Elle a publié à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21 et avec la collaboration du journaliste Yann Barte, « Triso, et alors ? » (éd. Max Milo). Éléonore y raconte sa naissance, son enfance, son entrée dans le monde professionnel, elle y raconte aussi la manière dont son chromosome surnuméraire est vu par ceux qui l’entourent, combien elle a dû se battre pour surmonter toutes les difficultés liées à son handicap. Poussée et encouragée par ses parents eux-mêmes très investis dans la cause, elle ne se contente pas seulement de livrer un témoignage sur sa vie, elle s’offusque également de ce que la plupart des personnes trisomiques soient avortées sans autre forme de procès. Et pourtant, celle qui semble si heureuse de vivre et si reconnaissante à ses parents de l’avoir menée à terme écrit ainsi : « C’est une maladie génétique qui n’est pas lourde à porter mais il faut vivre avec. Il faut aider la recherche et puis surtout informer et rassurer. Mais on doit aussi respecter le choix des parents. S’ils ne veulent pas garder l’enfant, ce n’est pas grave. Mais c’est quand même dommage. » Pour certains, il n’est pas question de s’interroger sur la pratique de l’avortement : comme si le problème n’était pas tant le fait que les trisomiques soient avortés mais le fait qu’ils le soient en masse, du moins plus que les autres. On entend ainsi de nombreux défenseurs de la cause déplorer la différence de traitement entre personnes saines et handicapées.

    À croire qu’il faudrait militer pour que 21,8 % des trisomiques soient tués in utero : au moins, tout le monde serait logé à la même enseigne. L’égalité jusque dans la mort, est-ce vraiment ce pour quoi nous devons nous battre ? Devrons-nous cesser de nous battre pour les trisomiques si un jour « seulement » 21,8 % d’entre eux étaient tués ?"

    Rédigé par Adélaïde Pouchol le 02 mai 2014 dans Éthique et tac

    Éléonore Laloux, porte-parole du collectif "Les Amis d'Éléonore".

    Réf. Avortement : seulement une question de chiffres ?

    JPSC

     

  • Un "festival Jean-Paul II" sur Liberté Politique

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    Messe de canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII

    Messe de canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII

     

    par Denis Lensel le 18 avril 2014 dans Vie de l'Église
    Saint Jean-Paul II, pape libérateur  

    Saint Jean-Paul II, pape libérateur

    Le bienheureux Jean Paul II a été canonisé le 27 avril, dimanche de la Divine Miséricorde. Qui était ce robuste cardinal polonais qui bouscula les canons de l’ostpolitik ? Retour sur l’action du saint dans une Europe orientale toujours en proie aux troubles…

      Suite
    Le pape qui disait « je »  

    Le pape qui disait « je »

    25 avril 2014

    Rédigé par Paul Airiau
    dans Eglise et spiritualité

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    Démocratie et totalitarisme selon Jean Paul II  

    Démocratie et totalitarisme selon Jean Paul II

    25 avril 2014

    Rédigé par Guillaume de Thieulloy
    dans Église

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    L’écologie humaine et le contresens écologiste  

    L’écologie humaine et le contresens écologiste

    25 avril 2014

    Rédigé par Laurent Larcher
    dans Église

      Suite

     

    Le pape de la « matière »  

    Le pape de la « matière »

    25 avril 2014

    Rédigé par Thibaud Collin
    dans Eglise et spiritualité

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    Saint Jean Paul II, prophète du mariage et de la sexualité  

    Saint Jean Paul II, prophète du mariage et de la sexualité

    23 avril 2014

    Rédigé par Alex et Maud Lauriot-Prévost
    dans Eglise et spiritualité

      Suite

     

     

    "Stanislas." Le dernier poème de Karol Wojtyla

    25 avril 2014

    Rédigé par Karol Wojtyla
    dans Eglise et spiritualité

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  • La Belgique contrôle-t-elle vraiment l'euthanasie ?

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    Au travers d'une instruction qui vise son président, la commission de contrôle de l'euthanasie est au coeur de plusieurs polémiques. Un billet de Bosco d’Otreppe fait le point  sur le site web de « La Vie » :

    « En Belgique, la loi dépénalisant l'euthanasie a été votée en mai 2002. Si elle semble être entrée dans les moeurs au point que ce cadre législatif ait été élargi sans trop de remous aux mineurs en février dernier, le contrôle de l'application de cette loi reste controversé.

    Cette semaine encore, le docteur Wim Distelmans, considéré comme favorable à l'euthanasie et même « pionnier » en la matière, est au cœur de plusieurs polémiques. Ce mercredi, une jeune femme de 20 ans a affirmé avoir porté plainte contre ce dernier relate l'agence Belga

    « Dans une interview accordée au magazine Dag Allemaaal, la jeune femme se demande comment sa mère qui "n'a jamais reçu de traitement pour soigner sa dépression, a pu bénéficier d'une euthanasie". Elle ajoute que cette dernière n'aurait jamais fait part de son envie de mourir. »

    Le docteur Distelmans, tout en précisant que toutes les exigences légales ont été respectées, se refuse à tout commentaire. De même qu'il ne préfère pas revenir sur un autre dossier plus ou moins semblable qui le concernait, surgi le 9 avril dernier dans la presse du pays.

    Une surveillance laxiste ?

    La polémique est cependant plus complexe et plus globale qu'elle n'en a l'air, car Wim Distelmans n'est autre que le président de la commission de contrôle de l'euthanasie en Belgique. Et c'est bien cette commission qui est au cœur de nombreuses critiques depuis maintenant plusieurs années.

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  • Vient de paraître : Vérité et Espérance/Pâque Nouvelle, 1er trimestre 2014

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    SOMMAIRE

    Editorial : La Croix, douloureuse et glorieuse  

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    Scalfari en remet une couche

    Les Antilles et Haïti auront leur cardinal

    Quand l’ONU entend rééduquer l’Eglise

    France : la mobilisation contre la « familiphobie » ne faiblit pas

    A Rome : consistoire sur la famille

    Ukraine : les images censurées par la presse occidentale

    Euthanasie des mineurs : l’enfant face au choix ?

    Culture de mort en Belgique : une première mondiale

    Fraternité des Saints-Apôtres : les trois premières ordinations

    Fête-Dieu 2014 : Liège renouera avec la grande procession 

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    Transfiguration et Crucifixion

    Allons d’un pas allègre vers la bienheureuse espérance

    « Le » roman catholique réédité  

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien sont reçus au compte IBAN:  BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

     

  • Je suis si heureuse qu'ils ne m'aient pas débranchée

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    De la synthèse de presse quotidienne de gènéthique.org :

    Angèle Lieby: "Je suis si heureuse qu'ils ne m'aient pas débranchée"

    Le 13 juillet 2009, Angèle Lieby(1), atteinte du syndrome de Erwin Bickerstaff(2), plonge dans le coma pendant 12 jours, et revient à elle. Alors que le Conseil d'Etat est appelé à rendre une décision sur le cas Vincent Lambert, le cas de cette mère de famille âgée de 57 ans que les médecins jugent dans un coma irréversible "éclaire sous un jour particulier les débats sur l'euthanasie". 

    Interviewée par Le Figaro, Angèle Liéby déclare: "je suis si heureuse qu'ils ne m'aient pas débranchée". Elle ajoute que son cas "parce qu'il en suffit d'un, doit montrer qu'on doit traiter au cas par cas et que les connaissances sur le coma restent très faibles". Ainsi, alors que certains demandent à ce que l'euthanasie soit légalisée en France, Angèle Lieby estime que "faire une loi, générale donc, [lui] paraît aussi difficile que risquée". 

    Son témoignage, Angèle Lieby souhaite qu'il serve d'exemple aux médecins pour que "ces derniers se montrent plus prudents, sur tous les plans, avec tous ces patients 'non communicants'. Qu'ils aient moins de certitudes, plus d'égards". Elle ajoute: "comme ils croient qu'on ne sent rien, ils font beaucoup moins attention, dans les soins, les manipulations, les mots...". "Plusieurs fois, [souligne-t-elle] j'ai failli mourir de ce genre de négligence". Il faut que les médecins "prennent conscience que nous ne sommes pas que des corps inertes, malgré les apparences...Il faut qu'ils accordent plus de place au doute". 

    Angèle Lieby tient à rappeler un terrible épisode: au cours de son coma, en lui pinçant le téton, un médecin a déclaré à des élèves médecins: "Voyez, c'est comme ça qu'on sait quand quelqu'un est en mort cérébrale... Pas de réaction!". Elle ajoute: "La douleur, le désespoir, j'avais envie de hurler". Pour justifier cet épisode, le médecin a précisé à Angèle Lieby que "c'était ce qu'il avait appris dans les livres de médecine". Aujourd'hui, et depuis la parution de son ouvrage, de nombreux étudiants en médecine lui écrivent et lui précisent qu'ils "n'apprennent pas tout cela à fac", et que "son témoignage leur permet d'appréhender les choses un peu différemment". 

    Comment Angèle Lieby dit-elle avoir été sauvée? Lors de confidences avec sa fille, à son chevet, lorsqu'une larme se met à couler. Cet évènement montre combien, dans le coma, les proches sont importants: "l'amour des autres est un moteur de vie incroyable qui, pour moi, a joué un rôle primordial dans le processus de retour à la vie", ajoutant cependant que malgré cette larme, les médecins "ne voulaient pas y croire", de même lorsque "quelques mouvements sont réapparus". 

    Revenant sur le cas Vincent Lambert, Angèle Lieby estime que le Conseil d'Etat a bien agit en ordonnant une nouvelle expertise, "car ce qui manque aujourd'hui, c'est la connaissance, la recherche sur tous ces états du cerveau encore inexplorés". Enfin, Angèle Lieby s'interroge: "Comment se fait-il que des encéphalogrammes totalement plats [comme ça été le cas pour elle] puissent dissimuler une vie et une conscience parfaitement active?". 

    (1) Angèle Lieby est auteur de l'ouvrage "Une larme m'a sauvée", éditions des Arènes, 2012. 

    (2) Le syndrome de Erwin Bixkerstaff est une maladie du système nerveux central qui attaque la myéline

     Le Figaro (Delphine de Mallevoüe) 14/04/2014

  • Promouvoir la famille et la fertilité pour faire face au vieillissement de la population

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    Vieillissement de la population : promouvoir la famille et la fertilité
    Anne Kurian (Zenit.org)
    Le phénomène inquiétant du vieillissement de la population dans certaines régions du monde « ne peut être résolu que par la promotion de la vie familiale et de la fertilité », estime le Saint-Siège.

    Une délégation de la mission permanente du Saint-Siège auprès de l'Organisation des Nations Unies à New-York est intervenue au cours d'une Commission sur la population et le développement, le 10 avril 2014.

    Promouvoir la famille et la fertilité

    Le Saint-Siège diagnostique « une grande source d'inquiétude » pour l’avenir de la population mondiale : « le phénomène insoutenable du vieillissement des populations ».

    « 80 pays enregistrent maintenant un taux de fécondité inférieur au seuil de renouvellement ; le nombre d'adultes en âge de travailler par personne âgée est déjà faible dans la plupart des pays les plus développés et devrait continuer à baisser dans les prochaines décennies, avec une pression fiscale sur le système de soutien pour les personnes âgées », rappelle-t-il.

    Ce phénomène « ne peut être résolu que par la promotion de la vie familiale et de la fertilité », car « l’aide au vieillissement ne peuvent être soutenue que par une génération suivante plus nombreuse, et non en payant un système de sécurité sociale », estime la délégation.

    La grossesse n'est pas une maladie

    Pour la mise en œuvre de la Conférence internationale sur la population (CIPD, 1994) le Saint-Siège fait observer qu’on ne saurait « traiter la fertilité et la grossesse comme une maladie qui doit soit être évitée soit être gérée par le gouvernement ou l'aide extérieure ».

    Il plaide pour « une approche plus raisonnable » qui se concentre moins « sur la réduction de la fertilité » et plus « sur les programmes et les valeurs qui favorisent le développement humain intégral, à savoir : le développement personnel, social et spirituel ».

    « L’accès à l'éducation, les opportunités économiques, la stabilité politique, les soins de santé de base et le soutien à la famille devraient être les priorités pour la réalisation de ce développement humain intégral », ajoute-t-il.

    Eliminer une vie humaine n'est pas un progrès

    Le Saint-Siège dénonce également « un dépassement abusif du programme d'action de la CIPD » par « la promotion insistante de soi-disant ‘droits’ sexuels et reproductifs, presque à l'exclusion de toute autre question » et « la promotion de libéralisation des lois sur l'avortement ».

    Il rappelle au contraire que le programme d'action « ne promeut en aucune façon l'avortement, mais le rejette expressément comme moyen de contrôler les familles ou la population ». « Ce n’est pas un progrès de prétendre résoudre les problèmes en éliminant une vie humaine », insiste le Saint-Siège en citant le pape François (Evangelii gaudium, 214).

    Plutôt que de « se concentrer sur la réduction de la fertilité », le Saint-Siège encourage « une approche du développement véritablement centrée sur l'humain », notamment en mettant l’accent sur ​​« la lutte contre la pauvreté », « l’éducation, les soins de santé, l'accès à la nourriture et le respect de tous les droits de l'homme ».

  • Pour le pape, l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables

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    S'opposer à tout attentat à la vie, appel du pape
    Rencontre avec le Mouvement italien pour la vie (texte intégral)

    ROME, 11 avril 2014 (Zenit.org) - Le pape François appelle à s’opposer « le plus fermement possible à tout attentat direct à la vie, surtout celle qui est innocente et sans défense, et l’enfant à naître dans le sein maternel est l’innocent par définition ».

    Reprenant les mots du Concile Vatican II, il réaffirme que « l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables » et invite à « protéger la vie avec courage et amour à toutes ses étapes » mais « avec le style de la proximité, en [se] faisant proches : que toutes les femmes se sentent considérées comme des personnes, écoutées, accueillies, accompagnées ».

    Le pape François a reçu le Mouvement italien pour la vie (Mpv) ce vendredi 11 avril 2014, à 11h30, dans la salle Clémentine du Vatican. Il a remercié les participants pour leur engagement pour la vie, « à une époque où les enfants et les grands-parents sont pensés comme du matériel jetable. Non ! Les enfants et les grands-parents sont l’espérance d’un peuple ! »

    Discours du pape François

    Chers frères et sœurs,

    En entrant, j’ai cru que je m’étais trompé de porte, que j’étais entré dans un jardin d’enfants… Excusez-moi !

    Je souhaite une cordiale bienvenue à chacun de vous. Je salue Monsieur Carlo Casini et je le remercie pour les paroles qu’il m’a adressées, mais surtout je lui exprime ma reconnaissance pour tout le travail qu’il a accompli toutes ces années au sein du Mouvement pour la vie. J’espère que, lorsque le Seigneur l’appellera, ce seront les enfants qui lui ouvriront la porte là-haut ! Je salue les présidents des Centres d’aide à la vie et les responsables des différents services, en particulier ceux du « Projet Gemma » qui, depuis vingt ans, a permis, à travers une forme particulière de solidarité concrète, la naissance de tant d’enfants qui n’auraient pas vu le jour. Merci pour le témoignage que vous donnez en promouvant et défendant la vie humaine depuis sa conception ! Nous le savons, la vie humaine est sacrée et inviolable. Tout droit civil s’appuie sur la reconnaissance du droit premier et fondamental, le droit à la vie, qui n’est subordonné à aucune condition, ni qualitative ni économique, et encore moins idéologique. « De même que le commandement de ‘ne pas tuer’ pose une limite claire pour assurer la valeur de la vie humaine, aujourd’hui, nous devons dire ‘non’ à une économie de l’exclusion et de la disparité sociale. Une telle économie tue... On considère l’être humain en lui-même comme un bien de consommation, qu’on peut utiliser et ensuite jeter. Nous avons mis en route la culture du ‘déchet’ qui est même promue » (Exhort. apost. Evangelii gaudium, 53). Et ainsi, on rejette aussi la vie.

    Un des risques les plus graves auxquels notre époque est exposée est le divorce entre l’économie et la morale, entre les possibilités offertes par un marché doté de toutes les nouveautés technologiques et les normes éthiques élémentaires de la nature humaine, de plus en plus négligée. Il faut par conséquent insister en s’opposant le plus fermement possible à tout attentat direct à la vie, surtout celle qui est innocente et sans défense, et l’enfant à naître dans le sein maternel est l’innocent par définition. Rappelons les mots du Concile Vatican II : « La vie doit donc être sauvegardée avec un soin extrême dès la conception : l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables » (Const. Gaudium et spes, 51). Je me souviens qu’une fois, il y a bien longtemps, j’avais une conférence avec des médecins. Après la conférence, j’ai salué les médecins – c’était il y a très longtemps. Je saluais les médecins, je parlais avec eux et l’un d’eux m’a pris à part. Il avait un paquet et il m’a dit : « Père je veux vous laisser ceci. Ce sont les instruments que j’utilisais pour pratiquer des avortements. J’ai rencontré le Seigneur, je me suis repenti et maintenant je me bats pour la vie ». Il m’a remis tous ces instruments. Priez pour cet homme courageux !

    Le chrétien a toujours le devoir de donner ce témoignage évangélique : protéger la vie avec courage et amour à toutes ses étapes. Je vous encourage à toujours le faire avec le style de la proximité, en vous faisant proches : que toutes les femmes se sentent considérées comme des personnes, écoutées, accueillies, accompagnées.

    Nous avons parlé des enfants : il y en a beaucoup ! Mais je voudrais aussi parler des grands-parents, à l’autre bout de la vie ! Parce que nous devons aussi prendre soin des grands-parents, parce que les enfants et les grands-parents sont l’espérance d’un peuple. Les enfants, les jeunes, parce qu’ils le feront avancer, ils feront avancer ce peuple ; et les grands-parents parce qu’ils ont la sagesse de l’histoire, ils sont la mémoire d’un peuple. Protéger la vie à une époque où les enfants et les grands-parents entrent dans cette culture du rebut et sont pensés comme du matériel jetable. Non ! Les enfants et les grands-parents sont l’espérance d’un peuple !

    Chers frères et sœurs, que le Seigneur soutienne l’action que vous menez à travers les Centres d’aide à la vie ou au sein du Mouvement pour la vie, en particulier le projet « Un de nous ». Je vous confie à l’intercession céleste de la Vierge Marie, notre Mère et je vous bénis de tout cœur ainsi que vos familles, vos enfants, vos grands-parents, et priez pour moi parce que j’en ai besoin !

    Quand on parle de la vie, on pense aussitôt à sa mère. Tournons-nous vers notre Mère pour qu’elle nous garde tous. Ave Maria

    Bénédiction.

    Une dernière chose. Pour moi, quand les petits enfants pleurent, quand les enfants se plaignent, quand ils crient, c’est une très belle musique. Mais quelques-uns des enfants pleurent parce qu’ils ont faim. S’il vous plaît, donnez-leur à manger ici tranquillement !

    Traduction de Zenit, Hélène Ginabat