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Défense de la Vie - Page 24

  • François en Hongrie : éloges inattendus et quelques avertissements

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    De Nico Spuntoni sur le site web de la Nuova Bussola Quotidiana :

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    " Le pape dépoussière les principes non négociables et désigne même Budapest comme modèle pour le reste de l'Europe sur la famille et la natalité, questions sur lesquelles le pays est isolé de l'UE, ainsi que sur le conflit en Ukraine. Mais il n'y avait pas que du miel, il y avait aussi du tonnerre sur les migrants et sur le rapport à la société sécularisée :

    Le pape utilise la carotte et le bâton le premier jour de son 41e voyage apostolique. En effet, dans la Hongrie d'Orban, rencontre avec les autorités , François dépoussière les principes non négociables et le fait en s'en prenant implicitement à l'Union européenne, coupable de vouloir transformer l'Europe en une "réalité fluide, sinon gazeuse", ce qu'il définit significativement comme un « supranationalisme abstrait, oublieux de la vie des peuples ».

    Ce sont des paroles importantes aussi parce qu'elles ont été prononcées devant les autorités hongroises qui sont presque en guerre ouverte avec Bruxelles. Et comment se déroule cette tentative de transformation ? À travers, dit le pape, "la voie néfaste des" colonisations idéologiques ", qui éliminent les différences, comme dans le cas de la soi-disant culture de genre, qui élimine précisément les différences ou place les concepts réducteurs de liberté avant la réalité de la vie, par exemple en vantant comme une conquête un « droit à l'avortement » insensé, qui est toujours une défaite tragique». Des propos qui vont plaire au gouvernement hongrois qui s'est retrouvé sur le banc des accusés de l'UE pour la loi de propagande anti-LGBT.

    François réserve des éloges imprévisibles, désignant même Budapest comme un modèle pour le reste de l'Europe sur certaines questions spécifiques , notamment la lutte contre l'hiver démographique. Cela a été vu avec des compliments pour les "politiques efficaces pour la natalité et la famille, soigneusement menées dans ce pays". Et puis, comme le prévoyaient les reconstitutions qui anticipaient ce voyage, la référence au conflit proche en Ukraine sur lequel Budapest danse seule par rapport au reste des pays de l'UE ne manquait pas.

    Rappelant les souffrances passées de la Hongrie sous la dictature communiste, François a reconnu la "mission de garder le trésor de la démocratie et le rêve de paix". Et sur cette question, le pape ne s'est pas retenu et a parlé explicitement : « Je me demande, même en pensant à l'Ukraine tourmentée, où sont les efforts créatifs pour la paix ? Où sont-ils ? », a-t-il fustigé, critiquant également « l'infantilisme de guerre ». Des tons qui démontrent l'harmonie sur le sujet avec les autorités hongroises. En effet, dans son discours de bienvenue, le président Katalin Novak lui a demandé « d'intercéder personnellement pour une paix juste dans les plus brefs délais ». Et à son tour, François, dans leur conversation, lui a demandé d'être "une ambassadrice de la paix". S'il y avait des doutes sur la faveur avec laquelle le Pape considère la position décalée de Budapest, cette première journée n'a pu que les dissiper.

    Mais ce n'était pas que du miel pour le gouvernement hongrois. En effet, François s'est fait entendre et a tonné contre le populisme et le nationalisme, rappelant Budapest à sa nature de "ville de ponts" et rappelant que "les valeurs chrétiennes ne peuvent pas être témoignées à travers la rigidité et les bouclages". L'intention est claire : un avertissement sur l'accueil des migrants sur lequel le gouvernement hongrois a toujours adopté la ligne dure. Un gouvernement qui ne cache pas ses appels au christianisme dans le débat public. Et le pape, qui n'aime pas non plus « la laïcité généralisée, qui se montre allergique à tout aspect sacré et s'immole ensuite sur les autels du profit », ne se tait pas sur l'invitation toutefois « à ne pas se prêter à une sorte de collatéralisme avec la logique du pouvoir ».

    Dans le cadre des relations entre l'Église et l'État  – question qui  était au centre d'une enquête auprès des fidèles des jésuites hongrois –, il souhaite « une saine laïcité » où « quiconque se professe chrétien , accompagné de témoins de la foi, est appelé principalement à témoigner et à cheminer avec tous». Plus tard, François sera encore plus dur dans sa rencontre avec les évêques et le clergé hongrois avec lesquels il dénonce la tentation d'une "attitude 'combattante'" face à une laïcité qui n'épargne pas non plus la Hongrie ".

    Ref. François en Hongrie : éloges inattendus et quelques avertissements

    Bref : la carotte et le bâton…

  • La position des évêques de Belgique face aux perspectives d'allongement du délai pour procéder à des avortements

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    Extension considérable de l’accès à l’avortement

    Extension considérable de l’accès à l’avortement

    Déclaration des Évêques de Belgique

    Une proposition débattue au Parlement fédéral envisage d’allonger le délai pour un avortement de douze à au moins dix-huit semaines après la conception. Il est également suggéré que non seulement des conditions médicales graves puissent être invoquées comme motif, mais également des problèmes mentaux. On plaide aussi pour l’abolition du délai de réflexion de six jours et pour la suppression de l’obligation de fournir des informations sur les alternatives possibles.

    On ne décrit pas ce que l’on entend par « problèmes mentaux ». Ils peuvent être de toutes sortes. La vie d’un enfant viable peut dès lors être interrompue, même si elle ne constitue pas une menace aiguë pour la vie ou la santé de la mère. Se peut-il qu’aucune autre question ne soit posée à ce sujet ?

    De plus, l’interruption de grossesse après douze semaines est une intervention beaucoup plus lourde et beaucoup plus radicale. Il est important que nous en soyons pleinement conscients. Pour beaucoup de ceux qui devront réaliser ces interventions, cela ne sera pas évident. Le traitement psychique pour la mère elle-même soulève également de nombreuses questions.

    Il n’est pas surprenant que de nombreuses personnes, au-delà des frontières idéologiques, s’attendent dans ce cas à ce que l’on exerce une grande prudence. Dès 2019, des médecins, sages-femmes, infirmiers et infirmières et d’autres prestataires de soins ont exprimé publiquement leurs inquiétudes face à la proposition de prolonger le délai. Cela les touche dans leur vocation professionnelle et leur mission. C’est d’autant plus le cas lorsqu’il est suggéré de placer explicitement l’avortement, qui a déjà été retiré du droit pénal, dans le cadre de la législation sur les soins de santé. Et donc à considérer sans plus comme un acte médical.

    C’est vrai que des circonstances peuvent rendre les gens désemparés et désespérés. Mais affirmer alors qu’il s’agit d’un acte médical ne fait pas droit à ce que les personnes concernées expérimentent elles-mêmes. Pourquoi dans ce cas demander encore un conseil ou de l’aide ? D’autant plus, comme cela est également proposé, que même les alternatives possibles ne doivent de préférence pas être discutées. Une oreille attentive et des conseils ne sont-ils pourtant pas si précieux ?

    Le législateur s’est préoccupé jusqu’à présent de trouver un équilibre entre la protection de la vie à naître et l’autodétermination de la femme enceinte. Ce n’est plus le cas dans les nouvelles propositions. La protection de la vie à naître est pourtant en soi de la plus haute importance, aussi et surtout dans l’État de droit. Elle l’est d’autant plus que de nouvelles recherches sont menées aujourd’hui sur la perception de la douleur chez le fœtus.

    Notre société éprouve de plus en plus de difficultés à propos de tout ce qui interfère avec nos projets et vient perturber notre mode de vie. Ce constat s’applique aux personnes âgées ou malades, aux pauvres et aux étrangers, aux personnes qui doivent fuir leur pays. C’est également le cas pour la vie à naître. C’est ce qu’écrit le Pape François dans son encyclique Laudato Si’ : « Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent ».

    Cardinal Jozef De Kesel et les Évêques de Belgique

    SIPI – Bruxelles, mercredi, 24 avril 2023

    Cathobel indique les liens suivants :

    Pour aller plus loin : Allongement du délai de l’IVG : les experts sont-ils vraiment unanimes ?

    Et sur ce même sujet :

  • L'Académie pontificale pour la vie réagit au tollé provoqué par les propos de Mgr Paglia sur le suicide assisté

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    D'Hannah Brockhaus sur CNA :

    L'Académie pontificale pour la vie réagit au tollé provoqué par les propos de Mgr Paglia sur le suicide assisté
     
    24 avril 2023

    L'Académie pontificale pour la vie a déclaré lundi que son président (Mgr Paglia) est contre le suicide assisté mais pense qu'il est possible d'avoir une "initiative légale" qui permettrait de le dépénaliser en Italie dans des "conditions spécifiques et particulières".

    La déclaration du 24 avril a été publiée à la suite du tollé provoqué par un discours dans lequel l'archevêque Vincenzo Paglia a défendu la légalisation du suicide médicalement assisté en Italie. L'archevêque a déclaré qu'il s'agissait d'une approche "réalisable" de la question dans la société italienne, malgré les enseignements clairs de l'Église catholique qui s'y opposent.

    "Personnellement, je ne pratiquerais pas l'assistance au suicide, mais je comprends que la médiation légale peut être le plus grand bien commun concrètement possible dans les conditions dans lesquelles nous nous trouvons", a déclaré Mgr Paglia lors d'un discours prononcé le 19 avril à l'occasion du Festival international du journalisme à Pérouse, en Italie.

    Le journal italien Il Riformista a publié le texte du discours de Mgr Paglia le 22 avril.

    L'académie du Vatican a déclaré lundi que Mgr Paglia "réitère son "non" à l'euthanasie et au suicide assisté, en pleine adhésion au magistère".

    L'académie a ajouté que les commentaires du président concernaient une décision de la Cour constitutionnelle italienne et "la situation spécifique de l'Italie".

    L'archevêque a donné son avis, selon le communiqué, qu'une "médiation juridique" mais "certainement pas morale" est possible afin de maintenir le suicide assisté comme un crime dans certains cas, tout en le décriminalisant sous certaines conditions.

    Le suicide assisté et l'euthanasie sont actuellement illégaux en Italie, où le droit pénal stipule que "quiconque provoque la mort d'un homme, avec son consentement, est puni d'une peine d'emprisonnement de six à quinze ans". L'assistance au suicide consiste à fournir des médicaments létaux aux patients pour qu'ils puissent mettre fin à leurs jours, tandis que l'euthanasie consiste en la mise à mort directe des patients par les médecins.

    Un projet de loi visant à décriminaliser le suicide assisté, connu dans la législation italienne sous le nom d'"homicide volontaire", a été adopté l'année dernière par la Chambre des députés, la chambre basse du Parlement italien. Elle n'a pas encore été adoptée par le Sénat italien.

    La proposition de loi, qui fait suite à un arrêt rendu en 2019 par la Cour constitutionnelle italienne, stipule que le suicide médicalement assisté ne sera dépénalisé que dans les cas qui remplissent les conditions suivantes : "la personne doit être "maintenue en vie" : "la personne doit être "maintenue en vie par un traitement de survie et atteinte d'une pathologie irréversible, source de souffrances physiques ou psychologiques qu'elle juge intolérables, mais pleinement capable de prendre des décisions libres et conscientes"".

    Selon la déclaration de l'Académie pontificale pour la vie, "pour l'archevêque Paglia, il est important que la décision [du tribunal] précise que le crime [de suicide assisté] reste en tant que tel et n'est pas aboli. Toute autre considération est trompeuse".

    "Au niveau scientifique et culturel, Mgr Paglia a toujours défendu la nécessité d'un accompagnement des malades dans la phase terminale de la vie, basé sur les soins palliatifs et la proximité, afin que personne ne soit laissé seul face à la maladie et à la souffrance, dans les décisions difficiles qu'elles impliquent", précise le communiqué.

    L'année dernière, la Cour constitutionnelle italienne a bloqué un référendum visant à dépénaliser le suicide médicalement assisté dans le pays, déclarant qu'une abrogation de la loi pénale existante laisserait le pays sans "la protection minimale constitutionnellement nécessaire de la vie humaine, en général, et avec une référence particulière aux personnes faibles et vulnérables".

    Hannah Brockhaus est la correspondante principale de la Catholic News Agency à Rome. Elle a grandi à Omaha, dans le Nebraska, et est titulaire d'un diplôme d'anglais de la Truman State University, dans le Missouri.

  • Le président de l'Académie pontificale pour la vie se prononce en faveur de la légalisation du suicide médicalement assisté

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    Du National Catholic Register (Shannon Mullen/Hannah Brockhaus) :

    Le président de l'Académie pontificale de la vie estime que le suicide médicalement assisté est "faisable".

    Dans son allocution du 19 avril, Mgr Paglia a souligné que l'Église n'est pas un "distributeur de pilules de vérité" lorsqu'il s'agit de s'engager avec une société pluraliste sur les questions morales les plus difficiles du moment.

    23 avril 2023

    L'archevêque Vincenzo Paglia, président de l'Académie pontificale pour la vie, s'est prononcé en faveur de la légalisation du suicide médicalement assisté, le qualifiant de " faisable " malgré les enseignements clairs de l'Église catholique qui s'y opposent.

    "Personnellement, je ne pratiquerais pas l'assistance au suicide, mais je comprends que la médiation légale peut être le plus grand bien commun concrètement possible dans les conditions où nous nous trouvons", a déclaré Mgr Paglia dans un discours prononcé le 19 avril lors du Festival international du journalisme à Pérouse, en Italie.

    Les remarques de l'archevêque italien faisaient partie d'une présentation qui incluait un documentaire sur un Italien qui s'est rendu en Suisse pour mourir par suicide assisté. 

    Le journal italien Il Riformista a publié le texte du discours de Mgr Paglia samedi. 

    Selon le Catéchisme de l'Église catholique, "l'euthanasie intentionnelle, quels qu'en soient les formes et les motifs, est un meurtre" et "gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect dû au Dieu vivant, son Créateur" (CEC 2324).

    Plus récemment, en 2020, la Congrégation pour la doctrine de la foi du Vatican a affirmé cet enseignement dans sa lettre Samaritanus bonus, "sur le soin des personnes dans les phases critiques et terminales de la vie", qui a été approuvée par le pape François.

    "La valeur infrangible de la vie est un principe fondamental de la loi morale naturelle et un fondement essentiel de l'ordre juridique", affirme la lettre. "Nous ne pouvons pas choisir directement de prendre la vie d'autrui, même s'il le demande".

    Plus tôt cette année, lors de l'audience générale du 9 février, le pape François a déclaré que les mourants avaient besoin de soins palliatifs, et non d'euthanasie ou de suicide assisté, affirmant : "Nous devons accompagner les personnes vers la mort, mais pas provoquer la mort ou faciliter le suicide assisté."

    Dans son intervention du 19 avril, Mgr Paglia a souligné que l'Église n'est pas un "distributeur de pilules de vérité" lorsqu'il s'agit de s'engager avec une société pluraliste sur les questions morales les plus difficiles du moment.

    "La pensée théologique évolue dans l'histoire, en dialogue avec le Magistère et l'expérience du peuple de Dieu (sensus fidei fidelium), dans une dynamique d'enrichissement mutuel", a déclaré Mgr Paglia.

     Mgr Paglia a rappelé la décision du pape François, en 2018, de réviser le Catéchisme de l'Église catholique pour affirmer que la peine de mort est "inadmissible".

    "La contribution des chrétiens se fait au sein des différentes cultures, ni en haut - comme s'ils possédaient une vérité donnée a priori - ni en bas - comme si les croyants étaient porteurs d'une opinion respectable, mais désengagée de l'histoire", a poursuivi Mgr Paglia.

    "Entre les croyants et les non-croyants, il existe une relation d'apprentissage mutuel", a déclaré Mgr Paglia.

     "En tant que croyants, nous posons donc les mêmes questions qui concernent tout le monde, sachant que nous sommes dans une société démocratique pluraliste. Dans ce cas, à propos de la fin de la vie (terrestre), nous nous trouvons tous confrontés à une question commune : Comment pouvons-nous parvenir (ensemble) à la meilleure façon d'articuler le bien (plan éthique) et le juste (plan juridique), pour chaque personne et pour la société ?

    Mgr Paglia a critiqué l'expansion des lois dans certains pays pour permettre l'euthanasie involontaire. Dans le même temps, il a déclaré qu'il n'était "pas exclu" que la légalisation du suicide assisté "soit possible dans notre société", à condition que certaines conditions énoncées dans un arrêt de la Cour constitutionnelle italienne de 2019 soient remplies.

    Plus précisément, il a déclaré, en citant les directives de la Cour, que la personne doit être "maintenue en vie par un traitement de survie et souffrir d'une pathologie irréversible, source de souffrances physiques ou psychologiques qu'elle considère comme intolérables, mais pleinement capable de prendre des décisions libres et conscientes". La Chambre des représentants italienne a déjà approuvé une telle législation, mais pas le Sénat, a-t-il noté.

    Ce n'est pas la première fois que les remarques de Mgr Paglia sur le suicide assisté suscitent la controverse. En 2019, répondant à une question sur le suicide assisté et sur la possibilité pour un catholique ou un prêtre catholique d'assister à la mort d'une personne par suicide assisté, Mgr Paglia a déclaré à un petit groupe de journalistes qu'il serait prêt à le faire, car "le Seigneur n'abandonne jamais personne".

    "En ce sens, accompagner, tenir la main de quelqu'un qui est en train de mourir, est, je pense, un grand devoir que chaque croyant devrait promouvoir", avait-il déclaré à l'époque, ajoutant que les croyants devraient également offrir un contraste avec la culture du suicide assisté.

    Plus récemment, en août 2022, Mgr Paglia a été vivement critiqué par les opposants à l'avortement pour avoir qualifié, lors d'une interview à la télévision italienne, la loi 194 - la loi de 1978 légalisant l'avortement en Italie - de "pilier de la société". Dans une déclaration ultérieure, l'Académie pontificale de la vie a affirmé que ce commentaire avait été pris hors contexte.

  • Plus de 100 000 personnes participent au défilé pro-vie et pro-famille au Pérou

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    De Walter Sanchez Silva sur CNA :

    Plus de 100 000 personnes participent au défilé pro-vie et pro-famille au Pérou

    pro-life parade in Arequipa, Peru
    Le défilé pro-vie à Arequipa, au Pérou, le 15 avril 2023. | Crédit : Archevêché d'Arequipa

    22 avril 2023

    Plus de 100 000 personnes ont participé le 15 avril au défilé pour la vie et la famille, selon les organisateurs de l'événement. L'événement est organisé par le coordinateur régional pour la vie (CORVIDA) dans la ville d'Arequipa, au Pérou. 

    "Pour ce que nous avons de plus précieux : la vie et la famille, nous nous donnons à fond", tel était le thème de cette nouvelle édition du défilé qui se tient depuis 2006 à la date la plus proche de la Journée de l'enfant à naître, qui est célébrée au Pérou le 25 mars, jour de l'Annonciation.

    Guadalupe Valdez, présidente de CORVIDA, a souligné dans un communiqué que le défilé "n'est contre personne" mais qu'il s'agit d'une "célébration qui cherche à affirmer, promouvoir et protéger la valeur de chaque personne et de chaque vie humaine".

    "Les crises que nous avons traversées ces dernières années nous ont montré que l'institution dans laquelle nous trouvons le plus grand soutien dans les moments difficiles est la famille", a-t-elle noté.

    S'adressant aux milliers de participants, l'archevêque d'Arequipa, Javier Del Río Alba, a déclaré : "C'est une joie de retrouver des familles, des jeunes, des adultes, des enfants, des mères dans ces groupes qui sont entrés dans le défilé et qui disent oui à la vie dans notre chère Arequipa, après deux ans sans pouvoir le faire en personne."

    "Il est très encourageant de voir que des milliers et des milliers de personnes célèbrent le don de la vie et de la famille", a souligné le prélat.

    Le défilé s'est déroulé de 15h30 à 19h30 environ, avec la participation d'associations civiles, culturelles et artistiques, de municipalités, d'institutions et d'ateliers éducatifs, de dispensaires, d'associations d'artisans, d'entreprises privées et d'institutions qui œuvrent en faveur des enfants, des femmes et de la famille.

    Une fois le défilé terminé, plusieurs équipes mandatées par les organisateurs ont été chargées de nettoyer les rues.

    La CORVIDA est composée de l'Association Vie et Famille, Médecins pour la Vie, Éthique et Droit, Pro Femme et Droits de l'Homme, Projet Espoir, Jeune Vie, Communication et Dialogue, la plateforme citoyenne Sauvons-les tous les deux, et d'autres groupes.

    Cet article a été publié pour la première fois par ACI Prensa, le partenaire de CNA pour les informations en langue espagnole. Il a été traduit et adapté par CNA.

    Walter Sánchez Silva est rédacteur principal pour ACI Prensa (https://www.aciprensa.com). Avec plus de 15 ans d'expérience, il a rendu compte d'importants événements ecclésiaux en Europe, en Asie et en Amérique latine pendant les pontificats de Benoît XVI et du pape François. Courriel : walter@aciprensa.com

  • Avortement en Belgique : beaucoup de questions demeurent après l’audition du comité interuniversitaire chargé de son évaluation

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    D'Odile Maisonneuve sur le site de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Avortement en Belgique : beaucoup de questions demeurent après l’audition du comité interuniversitaire chargé de son évaluation

    Ce mardi 18 avril, le “Comité interuniversitaire multidisciplinaire” qui avait été chargé par le gouvernement d'évaluer la législation en matière d'avortement a présenté les conclusions de son rapport aux parlementaires. Ces derniers ont eu l’occasion de commenter les recommandations émises par le Comité, en particulier l’élargissement du délai légal pour avorter de 12 semaines à 18 semaines de grossesse. Alors que le Comité préconise d’inscrire l’avortement dans la loi sur les soins de santé, la difficulté à s’accorder sur un nouveau délai légal pour l’avortement, de même que la pénurie de gynécologues pour le pratiquer semblent confirmer que cet acte est loin d’être anodin. L’équilibre entre la protection du fœtus et le droit de la femme à disposer de son corps peine à émerger face aux des dilemmes éthiques que cette pratique continue de poser.   

    Prévention des grossesses non désirées : quid de la prévention de l’avortement ?

    Etendre le délai pour mieux prendre en charge les femmes qui souhaitent avorter, telle est la proposition qui fait toujours débat au sein des parlementaires. Parmi les arguments avancés par le Comité pour justifier l’extension du délai légal à 18 semaines figure notamment l’existence d’un consensus politique sur cette question. Plusieurs députés n’ont pas manqué de relever le paradoxe consistant à fonder une recommandation scientifique sur la base d’un consensus politique.  Plus largement, l’on observe encore un manque de données concernant les raisons qui poussent encore des femmes à aller avorter aux Pays-Bas. De plus, certains centres ne communiquent plus les raisons qui poussent les femmes à avorter dans les rapports transmis à la Commission d’évaluation depuis que la loi du 15 octobre 2018 rend facultative la mention de la condition de détresse. Dans ce contexte, le Comité souligne l’importance pour la Commission d’améliorer ses travaux en insistant auprès des centres pour qu’ils recueillent cette information. Malgré ce manque d’information, le Comité considère qu’allonger le délai à 18 voire 20 semaines après la conception (soit 20 à 22 semaines “d’aménorrhée”) permettrait de réduire le nombre de femmes qui vont avorter aux Pays-Bas et la fréquence des grossesses non désirées. Cependant, le délai pour avorter semble voué à une extension perpétuelle s’il continue à être présenté comme une solution contre les grossesses non désirées. Comment mettre en place une prévention de l’avortement s’il est lui-même est considéré comme une mesure de prévention des grossesses non désirées ? Le Comité ne résout pas non plus ce paradoxe et continue de promouvoir un plus large accès à la contraception et des délais plus étendus pour avorter (les échecs de la contraception représentent environ la moitié des cas d’avortement.  

    Le Comité propose ainsi deux options : soit étendre simplement le délai pour avorter, soit inscrire des dispositions spécifiques dans la loi pour inclure des raisons psycho-sociales permettant de recourir à l’avortement. Conscient de la difficulté à circonscrire et à définir les raisons psycho-sociales pour avorter, le Comité privilégie une extension simple des délais

    L’information sur l’avortement, un point-clé encore mal développé

    Permettre aux femmes de faire un choix libre et éclairé passe nécessairement par une meilleure information, notamment sur les différentes méthodes d’avortement et leurs effets secondaires. Or, comme le soulignent plusieurs députées, ces méthodes sont encore mal connues des femmes. L’avortement médicamenteux, possible théoriquement jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée, nécessite une dilatation du col de l’utérus pour provoquer une fausse couche. Si l’embryon n’est pas correctement expulsé, il faut passer par un curetage. La méthode chirurgicale par aspiration est souvent faite entre 8 et 12 semaines. Elle consiste à aspirer l’embryon ou le fœtus avec une canule. Au-delà de cette période, soit le fœtus est démembré et morcelé in utero, soit l’on procède à un mini accouchement. Comme l’ont relevé certains députés, l’âge gestationnel à partir duquel il est nécessaire de recourir à ces deux dernières méthodes d’avortement n’est pas explicite dans le rapport du Comité, alors que beaucoup d’entre eux s’accordent à dire que l’impact psychologique et physique est sensiblement plus lourd dans de tels cas. Si le Comité propose de donner le choix de la méthode aux femmes, il conviendrait qu’elles connaissent les implications de ces techniques pour elles et leur bébé.

    Surpression du délai de réflexion obligatoire jugé inutile et stigmatisant

    Les membres du Comité préconisent de supprimer l’obligation de délai de réflexion de 6 jours prévu par la loi avant de procéder à un avortement. À l’instar de l’information sur les alternatives à l’avortement, ce délai est considéré par le Comité comme une forme d’infantilisation des femmes et de remise en question de leur décision d’avorter, ce qui irait à l’encontre de leur autonomie. Par ailleurs, en ce qu’il conduit à retarder le moment de l’avortement, le caractère obligatoire de ce délai de réflexion compliquerait l’acte d’avortement. Le Comité propose donc de rendre ce délai facultatif, et de le personnaliser selon les situations et le stade de réflexion de chaque femme. Si, d’un côté, le Comité admet que l’avortement n’est pas le même selon l’âge gestationnel et qu’il se complique à mesure que le fœtus grandit, il propose dans le même temps d’étendre le délai pour y recourir jusqu’à 18 voire 20 semaines.

    La douleur du fœtus n’est pas décisive aux yeux du Comité

    Alors que le Comité scientifique dit s’être penché sur les implications de l’avortement à ses différents stades, plusieurs parlementaires ont relevé le peu de prise en compte des études scientifiques qui parlent de la douleur du fœtus. Cette question divise toujours les experts. Certains considèrent que le stade de la nociception à 15 semaines - stade qui correspond au réflexe du nerf périphérique - ne permet pas de percevoir la douleur. D’autres s’accordent à dire que ce stade permet une perception non consciente de la douleur et que, par prudence, il faudrait endormir le fœtus avant toute intervention sur lui-même ou sur sa mère. Face aux questions des parlementaires, le Comité a choisi de se rallier à une position qui décrit l’acquisition de la perception de la douleur à partir de de 22 semaines. Cette question, comme celle de la viabilité sans cesse plus précoce du fœtus, n’a pas conduit le Comité à adopter une attitude de prudence dans ses recommandations. Il considère ces arguments comme non pertinents, sur le plan éthique, pour trouver un équilibre entre l’autonomie des femmes et la protection du fœtus : aux yeux des experts, l’évaluation des conséquences pour le fœtus diffère selon que la grossesse et désirée ou non désirée.

    L’avortement, un acte médical comme un autre ?

    La loi actuelle de 2018 sur l’avortement prévoit des sanctions générales en cas de non-respect des conditions pour avorter. Les membres du Comité proposent des sanctions pénales spécifiques et différenciées en fonction de la nature de la violation, et plaident également pour que ces sanctions ne concernent plus les femmes, mais seulement les médecins. Si certains parlementaires souhaitent soustraire totalement l’avortement du Code pénal (à l’exception de l’avortement forcé), le Comité considère préférable de maintenir certaines sanctions. Pourtant, dans le même temps, il propose que les interruptions médicales de grossesse (IMG), possibles jusqu’à la naissance, soient ouvertes aux femmes qui présentent des affections mentales graves. Or, on sait que 45% des femmes qui recourent à ces avortements tardifs vivent un stress post-traumatique. Par ailleurs, le Comité préconise de ne pas dresser de liste des pathologies du fœtus qui peuvent ouvrir la voie à une IMG. Une telle liste conduirait à “stigmatiser” les personnes porteuses de ces pathologies, et constituerait une “dérive eugénique d’État”.

  • Le foetus à 18 semaines de grossesse

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    Au moment où nos représentants (?) envisagent de légaliser l'avortement jusqu'à 18 semaines, il est utile de se remémorer ce qu'est un petit d'homme en gestation dans le sein maternel à ce moment :

    Vu sur le site "Doctissimo" :

    Le fœtus à 18 semaines de grossesse

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    Et, sur le site "Naître et grandir :

    Semaine 18 : Un garçon ou une fille?

    À ce point de la grossesse, on remarque que la proportion entre la tête et le corps du foetus a changé : la tête est à présent plus petite que le reste du corps.

    La circulation sanguine atteint maintenant les extrémités, ce qui fait en sorte que le foetus bouge beaucoup plus! Il se déplace dans l’utérus, se retourne, remue les bras et les jambes, touche ses orteils, son visage, etc. Il se peut que vous perceviez de très légers mouvements ressemblant à une petite vague.

    De plus, une gaine graisseuse (la myéline) s’installe autour des nerfs et protège les fibres nerveuses, un peu comme une gaine de plastique autour d’un fil électrique. Elle sert à conduire les influx nerveux, c’est-à-dire l’information échangée entre le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et le système nerveux périphérique.

    Bientôt, ce sera au tour des cellules du système nerveux central, notamment celles du cerveau, d’être enveloppées de myéline. Ce sera le signe que des liens se créent et que les réseaux de neurones se consolident.

    La rétine des yeux est maintenant sensible à la lumière. Si on projette une lumière assez forte sur le ventre de la mère, le foetus s’en détournera et couvrira ses yeux.

    L’échographie a lieu vers la 18e à la 20e semaine. La principale fonction de cet examen est de s’assurer que les organes du foetus se développent bien (coeur, reins, système nerveux central, etc.). On peut également voir le sexe du bébé, car s’il s’agit d’un garçon le pénis est maintenant visible. Chez les bébés filles, la vulve ainsi que l’utérus sont visibles.

    À la fin de la 18e semaine (ou de la 16e semaine de fécondation), le foetus mesure environ 14 cm de la tête au coccyx et pèse autour de 200 g.

    ... et beaucoup d'autres informations en faisant la recherche sur google

  • Des centaines de personnes ont marché pour la Vie à Bruxelles

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    Peut être une image de 15 personnes, personnes qui marchent, personnes debout, foule, rue et texte qui dit ’WANTPEACE? ÉFENDRE PAIX ÛD IE DEFEND LIFE! COMMENCE PARDEFENDRE MARS LEVEN MARCHE VIE’

    De l'Avenir.net :

    Six cents personnes manifestent à Bruxelles contre l'avortement et l'euthanasie

    Environ 600 personnes (plus de 800 d'après les organisateurs ndB) ont participé dimanche après-midi à une manifestation contre l'avortement, l'euthanasie et la gestation pour autrui à Bruxelles.

    02-04-2023

    La "Marche pour la vie", organisée par l'association Clara Life, est partie de la place Poelaert, devant le palais de Justice, pour y revenir. Selon la police, une soixantaine de contre-manifestants se sont également présentés, mais aucun incident n'a eu lieu.

    Les organisateurs de la manifestation ont expliqué craindre que l'avortement ne soit bientôt reconnu comme un droit constitutionnel.
     

    "La Cour suprême des États-Unis est revenue sur sa décision erronée 40 ans après l'afffaire 'Roe v. Wade' et a clairement reconnu que le droit constitutionnel à l'avortement n'existait pas", relèvent-ils. "Cela nous donne de l'espoir mais, en Belgique, on s'attend à ce que l'activisme public fasse reconnaître l'avortement comme un droit constitutionnel. Une proposition en ce sens a d'ailleurs déjà été soumise."

    Les manifestants se sont mobilisés pour que soit plutôt reconnue l'inexistence d'un droit à l'avortement et demandent que l'attention soit portée "sur des moyens clairs et concrets qui placent de vraies solutions au centre de la vie des femmes, pour elles-mêmes et pour leur enfant à naître".

    La vie des enfants à naître n'est pas la seule à être mise sous pression, celle des personnes âgées et des malades étant également méprisée, dénoncent les organisateurs de cette marche. C'est pourquoi ils demandent une réforme de la commission de contrôle de l'euthanasie et refusent l'extension de la loi sur l'euthanasie.

    Clara Life s'oppose, enfin, aussi aux mères porteuses. "Il y a quelques années, elle était encore condamnée par le Parlement européen mais, récemment, on a tenté d'imposer la gestation pour autrui par la petite porte à tous les Etats membres européens en obligeant chaque pays à reconnaître la filiation par mère porteuse quand elle a été établie dans un autre Etat membre et qu'elle y est légale", pointe l'organisation. Elle demande dès lors à la Commission de renoncer à ces projets et appelle le Parlement belge à "affirmer clairement que la gestation pour autrui est une violation des droits de l'enfant et du principe de non-commercialisation du corps humain".

  • "L’aide active à vivre, un engagement de fraternité" : la déclaration des évêques de France sur la fin de vie

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    De Marina Droujinina sur zenit.org :

    France : « L’aide active à vivre, un engagement de fraternité »

    Déclaration des évêques sur la fin de vie (texte intégral)

    Réunis à Lourdes du 28 au 31 mars 2023 pour leur Assemblée plénière de printemps, les évêques de France ont souhaité rappeler leur engagement en faveur d’une « aide active à vivre », et non à mourir, indique un communiqué du service de presse de la CEF.

    Une déclaration, portée par les évêques membres du Conseil permanent de la CEF, représentant l’ensemble de leurs pairs, a été votée ce mardi 28 mars, lors de la première matinée de l’Assemblée plénière.

    « Nous tenons à saluer le développement encore insuffisant, mais significatif des soins palliatifs », écrivent les évêques.

    Ils soulignent « l’attention » avec laquelle ils suivent « le débat en cours sur le juste accompagnement de la fin de vie » en France. Rappelons que la Convention citoyenne sur la fin de vie s’achèvera ce dimanche 2 avril, par la remise à la Première ministre, Élisabeth Borne, de l’avis des 185 citoyens mobilisés depuis décembre dernier et invités à répondre à une question : « Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? »

    Les évêques français déclarent qu’ils aiment la liberté et croient « à la liberté » : « Mais nous affirmons qu’elle ne peut se déployer que si la valeur de la vie de chacun est pleinement reconnue et respectée. C’est dans ce cadre protecteur qu’il convient de mettre en œuvre tous les chemins possibles d’aide active à vivre. »

    Voici la déclaration des évêques de France.

    L’aide active à vivre, un engagement de fraternité

    Réunis à Lourdes, lieu d’espérance et de paix, où les personnes malades et handicapées sont à la première place, nous voulons exprimer l’attention avec laquelle nous suivons le débat en cours sur le juste accompagnement de la fin de vie dans notre pays.

    Nous sommes profondément sensibles aux souffrances et aux angoisses des malades, des familles et des aidants qui connaissent des situations humaines et médicales particulièrement éprouvantes. Beaucoup de fidèles catholiques se tiennent à leur côté dans les aumôneries d’hôpitaux ou de maisons de retraite, en leur rendant visite à domicile, ou en s’impliquant dans des associations non confessionnelles d’accompagnement des soins palliatifs. Avec eux, grâce à eux, nous avons pleinement conscience que notre société doit encore progresser dans l’accompagnement de la fin de vie et de la grande fragilité.

    Nous sommes impressionnés par le dévouement et la compétence des personnels soignants, malgré les difficultés humaines et économiques considérables auxquelles ils doivent aujourd’hui faire face. Nous tenons à saluer le développement encore insuffisant, mais significatif des soins palliatifs. Certes, les déserts palliatifs sont encore trop nombreux, la culture palliative n’est pas assez valorisée durant les études médicales, les soins palliatifs doivent encore progresser pour les nourrissons et les enfants. Mais une véritable dynamique palliative, faite d’attention à chaque personne dans son unité et avec son entourage, contribue notablement à l’humanité de notre société.

    Nous entendons de très nombreux soignants affirmer vigoureusement que « la main qui prend soin ne peut en aucun cas être celle qui donne la mort ». Nous entendons plusieurs observateurs de notre société, aux opinions philosophiques et aux appartenances religieuses diverses, mettre en garde contre l’injonction de renoncer à vivre que ferait peser sur les personnes fragiles la facilité légale et économique de « l’aide active à mourir ». Nous entendons la révolte, la colère, le sentiment d’injustice qui retentissent face à la souffrance et à la mort comme des appels à une plus grande fraternité et comme la recherche d’une espérance dont nous désirons témoigner, mais en aucun cas comme une légitimation de l’euthanasie ou du suicide assisté.

    Voilà pourquoi nous souhaitons que le débat en cours sur la fin de vie constitue l’occasion positive d’un progrès significatif de l’accompagnement et de la prise en charge notamment de la dépendance due au grand âge dans notre pays. Beaucoup de projets législatifs dans ce domaine ne sont malheureusement pas encore allés jusqu’au bout de leurs promesses. Le débat sur le « suicide assisté » pose aussi la question globale de notre engagement collectif pour la prévention du suicide.

    Notre époque est marquée par un mélange de négation de la mort et de fascination pour la mort : comment mieux assumer socialement le terme naturel de l’existence terrestre ?

    Nous aimons et nous croyons à la liberté. Mais nous affirmons qu’elle ne peut se déployer que si la valeur de la vie de chacun est pleinement reconnue et respectée. C’est dans ce cadre protecteur qu’il convient de mettre en œuvre tous les chemins possibles d’aide active à vivre. Plus que jamais, ce qui peut unir et apaiser notre société si violemment fracturée, comme le montrent les conflits sociaux de ces jours, c’est la vérité de notre engagement collectif pour la fraternité. Voilà ce que, dans la lumière toute proche de Pâques, nous voulons partager avec toute notre société.

    Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France,

    à Lourdes, le mardi 28 mars 2023

  • J-7 avant la Marche pour la vie 2023

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    MARCHE POUR LA VIE 2023

    ON A BESOIN DE VOUS

    Dans 7 jours se tiendra, la Marche pour la vie 2023. Nous vous attendons nombreux ce dimanche 2 avril, Place Poelaert à Bruxelles. Les récentes recommandations du comité "scientifique" sur l'avortement en Belgique nous amènent à redoubler nos efforts pour défendre les vrais droits à la vie. Retrouvez ici notre analyse et opinion ainsi que la synthèse de l'Institut Européen de Bioéthique.

    Wil je dit bericht lezen in het Nederlands? Klik dan op deze link, en pas je profielvoorkeuren aan voor de toekomst.

    LA BIÈRE DE CLARA LIFE

    1- Achetez nos bières

    Nous avons en stock une belle quantité de bière CLARA Life que vous pouvez acheter pour nous soutenir financièrement. Pour cela, écrivez-nous et en fonction de votre localisation nous pourront organiser une livraison ou un point de collecte sur Bruxelles.

    JE COMMANDE DES BIERES

    • La Marche a besoin de votre générosité
      L'organisation d'un tel évènement implique d'importantes dépenses. 
    • Nous sommes encore à la recherche de 7 000€. Pour récolter cette somme, nous ne pouvons compter que sur vos dons.
    • Vous pouvez aussi nous aider en transférant cet email à un ami qui voudrait nous aider financièrement.

    JE SOUTIENS LA MARCHE POUR LA VIE- Votre don au BE02 7310 4206 5740 (au nom de CLARA Life) -

    MERCI BEAUCOUP

  • Communiqué de CLARA Life sur le rapport du "Comité scientifique" concernant l'avortement en Belgique

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    COMMUNIQUÉ SUR LE RAPPORT DU "COMITÉ SCIENTIFIQUE"

    • Extension du délai d’avortement de 12 à 18 semaines de grossesse ;
    • Suppression du délai de réflexion de six jours imposé à la femme qui demande l’avortement ;
    • Reconnaissance de l’avortement comme soin de santé ;
    • Remboursement total de l’avortement par la sécurité sociale ;
    • Organisation de cours spécifiquement dévolus à la pratique de l’avortement, à l’attention de
      tous les étudiants en médecine du pays.

    L’association CLARA Life a pris acte des récentes conclusions du comité d’experts chargé d’étudier et d’évaluer la pratique et la législation de l'avortement. Les principales recommandations du comité sont les suivantes: 

    CLARA Life constate que ces recommandations visent davantage à accroitre et sanctuariser la pratique de l’avortement, beaucoup moins à diminuer la détresse des femmes qui demandent à y avoir recours. Affirmant s’appuyer sur le principe de « l’autonomie des femmes », tout en érigeant l’avortement en solution unique de fait et en fin en soi, les experts semblent ne pas envisager qu’une femme en détresse puisse souhaiter une alternative à l'avortement.

    Pourtant, dans son rapport portant sur 2020-2021, la Commission nationale d’évaluation de l’interruption volontaire de grossesse indique qu’en 2021, sur les 16 702 avortement déclarés, 10 000 (60%) avaient été pratiqués sur des femmes célibataires. Une telle proportion suffit à mettre en évidence le lien entre recours à l’avortement et précarité affective ou financière. De même, selon une étude de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes publiées en 2017, 22% des travailleuses enceintes ont été confrontées à des discriminations directes et 69% à des discriminations indirectes sur leur lieu de travail. Autrement dit, pour de très nombreuses femmes, le recours à l’avortement n’est pas un droit, mais une obligation dictée par leurs finances, leur état civil ou leurs impératifs professionnels.

    Banaliser davantage l’avortement, notamment en réduisant le délai de réflexion préalable à l’intervention, ne soulagera donc en rien la détresse de ces femmes confrontées au non-choix de l’avortement. Pire encore, allonger le délai légal risquerait de prolonger une période d’ambivalence par rapport à l’acceptation de la grossesse, tandis que l’étape des douze semaines peut être sécurisante pour certaines femmes qui hésitent ou subissent les pressions d’un environnement hostile à leur grossesse.

    CLARA Life rappelle également qu’à partir de treize semaines de grossesse, la taille du fœtus implique des méthodes abortives très lourdes : soit accouchement provoqué avec fœticide préalable ; soit morcellement du fœtus in utero, suivi d’une recomposition des morceaux, afin de s’assurer qu’aucun ne demeure dans l’utérus. De telles interventions, s’avèrent contraignantes sur le plan physique et ne sont pas non plus sans risque pour la femme. Plus globalement, les études montrent que la mortalité maternelle à la suite d’un avortement augmente à chaque semaine de gestation [1].

    En outre, l’impact psychologique d’un avortement n’est aucunement négligeable, ainsi qu’une certaine doxa pseudo-féministe voudrait le faire accroire. Celui-ci est d’autant plus important, que le stade de développement du fœtus est avancé. Ainsi, dès treize semaines, un avortement se soldera par un véritable processus de deuil [2], tandis que les syndromes de stress posttraumatique se feront plus fréquents (symptômes d’intrusion, rêves angoissants, difficultés du sommeil) [3].

    De même, on ne peut raisonnablement pas négliger l’impact psychologique des avortements tardifs sur le corps médical, dont les témoignages sont nombreux. À titre d’exemple, le docteur Warren Hern, fondateur d’une clinique d’avortement aux Etats-Unis, écrit : « Il n’est pas possible de nier qu’il y a un acte de destruction par le praticien. C’est là devant ses yeux. La sensation de démembrement remonte à travers les forceps comme un courant électrique. » [4] De tels témoignages révèlent l’importance pour les soignants d’un droit inaliénable à l’objection de conscience. Cependant, celui-ci serait-il encore garanti si l’avortement était reconnu comme un soin de santé et si tous les étudiants de médecine devaient être formés à le pratiquer ?

    Enfin, CLARA Life tient à rappeler que le produit d’une rencontre entre deux gamètes humains est un embryon doté d’un ADN humain, lequel ne peut dès lors être qualifié que d’être humain. Ce banal constat fondé sur la biologie et la logique élémentaires se doit d’être répété aujourd’hui, tandis qu’activistes, idéologues et médias rivalisent d’euphémismes, dont « tas de cellule » demeure le plus emblématique, pour mieux déshumaniser le petit d’homme et justifier son élimination. Au contraire, CLARA Life réaffirme qu’un avortement, aussi précoce soit-il, consiste bet et bien à éliminer un être humain, acte qui n’est jamais souhaitable, ce d’autant moins que son développement est avancé.

    En conclusion, la question est la suivante. L’avortement, autrement dit l’élimination in utero d’un embryon ou d’un fœtus humain, est-il en soi souhaitable, ou bien est-il une défaite à laquelle doivent consentir de nombreuses femmes qui n’ont pas réellement le choix ? La réponse tombe sous le sens. CLARA Life appelle donc le législateur à ne pas céder aux sirènes de l’idéologie et à sortir de cette spirale mortifère du « tout avortement ». Plus concrètement, sans a priori idéologique, le législateur doit d’urgence de renforcer le soutien aux femmes enceintes isolées et envisager tous les moyens possibles pour réduire le nombre d’avortements.

    CLARA Life asbl
    Mars 2023 

    [1] The American College of Obstetricians and Gynecologists, Practice Bulletin, 135, juin 2013

    [2] M. Soulé, Introduction à la psychologie fœtale, Paris, 1992, p. 133.

    [3] P. Colleman et al., Late-Term elective Abortion and Susceptibility to Posttraumatic Stress
    Symptoms, in Journal of Pregnancy, 2010.

    [4] Warren Hern et. al., What About Us? Staff Reactions to the D&E Procedure, paper presented
    at the Annual Meeting of the Association of Planned Parenthood Physicians, San Diego, 1978.

  • 21 mars : Journée mondiale de la trisomie 21

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    De Grégoire François-Dainville, Directeur de la Fondation Jérôme Lejeune :

    Chers amis,

    Cette année encore, la Fondation Jérôme Lejeune s’engage pour la journée mondiale de la trisomie 21. Elle propose, à cette occasion, une campagne pleine de pep’s, destinée à un public large et plutôt jeune qu’elle veut sensibiliser à la trisomie 21, pour permettre, à travers « un échange de regards », d’amorcer un dialogue.

    Pour atteindre cet objectif, la Fondation est descendue dans la rue, micro et caméra en main ; elle a interrogé passants, zoneurs et habitués du quartier des Halles à Paris. Une trentaine de personnes s’est prêtée au jeu des questions sur leur expérience de la trisomie 21. Les réponses, sincères, n’ont rien de formaté.

    « Maintenant, c’est à vous d’écouter les trisomiques », demande Théophile, 26 ans, les yeux plantés dans l’objectif de la caméra. Comme Alexis, 36 ans, et Maud, 29 ans, il a une trisomie 21. Tous les trois ont réagi aux réponses du micro-trottoir. Ils offrent à qui veut bien le recevoir, le témoignage d’une vie pleinement vécue, heureuse, avec ses aléas, ses difficultés, mais aussi ses petits pas et ses grandes victoires.

    Je suis heureux de partager avec vous la vidéo de la campagne avec le micro-trottoir et les réactions de Théophile, Alexis et Maud.  Vous pouvez les retrouver dès maintenant sur la page de la Fondation dédiée à la campagne.