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Politique - Page 202

  • Permettre l'interruption d'une vie jusqu'à six mois de grossesse : une chose atroce selon le président colombien

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    Du site de RTL.Info :

    Le président colombien juge "atroce" la dépénalisation de l'avortement

  • Prévenir l'avortement en Europe - Conférence au Parlement européen

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    22 février 2022

    Le 16 février 2022, à l'invitation de la députée du Parlement européen Margarita de la Pisa Carrión, l'ECLJ organisait une conférence pour une politique de prévention de l'avortement en Europe.

    Retrouvez dans cette vidéo toutes les interventions en français :

    0:00 Mme Margarita de la Pisa Carrión, Groupe ECR (sous-titres)
    5:24 Aliette Espieux, Porte-parole de la Marche pour la vie (Introduction)
    11:26 Professeur Maria Solano, One of us
    22:00 Dr Rebecca Oas, C-Fam
    34:42 Louis-Marie Bonneau, ECLJ
    42:30 Dr Grégor Puppinck, ECLJ
    51:43 Aliette Espieux, Porte-parole de la Marche pour la vie (Conclusion)

    Dans son discours inaugural en tant que président du Conseil de l'Union européenne en janvier, Emmanuel Macron a demandé à ce que le droit à l'avortement soit inscrit dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. L'avortement, selon les mots de la personnalité européenne Simone Veil, "est toujours une tragédie et restera toujours une tragédie."

    En réalité, l'avortement est une tragédie et en aucun cas un droit humain. La promotion de l'avortement est le fruit d'un travail militant et idéologique qui ne représente en rien une réelle attente de la société civile. Des groupes de pression financés par de grandes fondations extra-européennes développent un discours qui se construit ex nihilo et qui instrumentalise les institutions (CEDH/ONU).

    Pendant ce temps, l'Europe est confrontée à un défi démographique critique. Au lieu de promouvoir l'avortement, les États devraient encourager la maternité et soutenir les femmes et les familles. Dans cette conférence, nous exposerons les mérites d'une politique de prévention de l'avortement.

    Appel à une politique de prévention de l’avortement
    Lire le texte complet de la pétition

    25,502 SIGNATURES

  • Crise ukrainienne : la lecture des évènements par l'Osservatore Romano

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    De zenit.org (Hélène Ginabat) :

    La Une de L'osservatore Romano, 22 fév; 2022 © capture de Zenit / ASB

    La Une De L'osservatore Romano, 22 Fév; 2022 © Capture De Zenit / ASB

    « Ukraine : le défi de Moscou » : la Une de L’Osservatore Romano

    « Le geste de Poutine et les premières réactions dans le monde »

    A la Une de L’Osservatore Romano en italien de mercredi 22 février 2022, une photo d’un char de guerre à Donetsk, prise dans la nuit de lundi 21 à mardi 22 février, sur le fond noir de laquelle ressort en blanc le titre d’un article : «Ukraine : le défi de Moscou».

    En sous-titre sur la première page du quotidien du Vatican, dans son édition en italien : « Poutine reconnaît les républiques séparatistes et envoie des “troupes de paix“ dans le Donbass. L’ONU déplore cette décision. UE et USA annoncent des sanctions ».

    Voici notre traduction de l’article de L’Osservatore Romano en italien en date du 22 février.

    Ukraine : le défi de Moscou 

    Poutine reconnaît les républiques séparatistes et envoie des “troupes de paix“ dans le Donbass.

    L’ONU déplore cette décision. UE et USA annoncent des sanctions

    La situation dans l’est de l’Ukraine se détériore de façon dramatique. Dans un geste inattendu, après un Conseil de la Fédération russe inédit, diffusé en direct à la télévision, et un rare discours à la Nation, le président russe Wladimir Poutine a d’abord annoncé hier soir la reconnaissance de l’indépendance des deux républiques séparatistes autoproclamées de l’Ukraine orientale, Donetsk et Lugansk, pour donner ensuite l’ordre d’envoyer des troupes dans la région du Donbass, dans le but, selon la version du Kremlin, de « garantir la paix ».

    Cette décision a pris par surprise les diplomates européens et américains, car elle est arrivée au terme d’une journée où des lueurs de dialogue semblaient s’être réveillées, avec l’annonce d’un sommet entre Biden et Putin, qualifié par la suite de prématuré par le Kremlin, mais qui se référait à une rencontre déjà prévue pour jeudi, entre le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Blinken, et le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov. Ce dernier a confirmé qu’il souhaitait maintenir cette rencontre, si l’autre partie pensait y participer. En somme, une porte ouverte au dialogue, mais les cartes sur la table ont complètement changé.

    Poutine a donc choisi de forcer la main, officialisant ce qui était déjà dans les faits sur le terrain, bien conscient des conséquences d’une telle décision. « Je crois qu’il est nécessaire de prendre une décision attendue depuis longtemps : reconnaître immédiatement l’indépendance et la souveraineté de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lugansk », a dit le président, avant que la télévision d’Etat ne le montre lors de la cérémonie officielle de la signature des « traités d’amitié et d’assistance mutuelle » avec les chefs des séparatistes, Leonid Pasechnik et Denis Pushilin.

    La reconnaissance prévoit également la possibilité d’assistance militaire à la demande des chefs rebelles, comme cela s’est déjà produit ces derniers jours. Ce n’est pas par hasard que le président russe a invité Kiev à cesser immédiatement les « opérations militaires » contre les séparatistes pro-russes, « sinon, a-t-il précisé, toute la responsabilité d’une nouvelle effusion de sang retombera sur la conscience du régime ukrainien ».

    Poutine a justifié sa décision – qu’il a qualifiée d’ « absolument nécessaire » – par le fait que, selon lui, les autorités de Kiev n’ont pas l’intention de faire avancer une solution diplomatique dans le Donbass. Le chef du Kremlin a ajouté que l’Ukraine « n’a pas de véritable tradition de Nation » et qu’aujourd’hui, elle est « une marionnette dans les mains des Etats-Unis » qui, pour leur part, avec l’expansionnisme de l’Otan, « ne visent qu’à contenir la Russie ».

    « Nous n’avons pas peur de la Russie », a été la réplique immédiate du président ukrainien, Volodimyr Zelensky, réaffirmant dans un discours à la Nation que Kiev ne cèdera pas « un seul morceau » du pays.

    Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité à New York, les Nations Unies ont souligné qu’en Ukraine, « le risque d’un grand conflit est réel et doit être évité à tout prix », avec le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, qui a parlé d’une violation contraire à la Charte de l’Onu.

    Aux craintes exprimées par les Nations Unies, s’ajoute la ferme condamnation de l’Occident. Les Etats-Unis – qui ont, pendant la nuit, déplacé leurs diplomates en Pologne, par sécurité – ont déjà annoncé les premières sanctions sur les investissements et le commerce dans le Donbass, auxquelles s’en ajouteront « évidemment d’autres ». Pour Washington, ce coup porté par la Russie n’a pas été seulement « une attaque contre l’Ukraine », mais « une attaque contre la souveraineté de tous les Etats membres de l’Onu », qui aura des conséquences rapides et graves.

    L’Union européenne se prépare également aujourd’hui à émettre des sanctions, avec le président en exercice, le Français Emmanuel Macron qui, pour le moment, a parlé de mesures « ciblées ». Mais entretemps, l’Allemagne a annoncé qu’elle avait interrompu le processus de certification du gazoduc Nord Stream 2. Bruxelles a réaffirmé dans une note son « soutien sans faille » à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de l’Ukraine, qualifiant d’ « illégal » le geste de Poutine. Londres a également condamné la décision et a fait savoir qu’il y aurait aujourd’hui de nouvelles restrictions économiques à l’encontre de la Russie.

    De la Chine, en revanche, est arrivée une invitation à la modération. « Tous les pays, a it l’ambassadeur à l’Onu, Zhang Jun, devraient résoudre les controverses avec des moyens pacifiques conformes à la Charte des Nations Unies ». Zhang a encouragé à chercher « une solution diplomatique et le dialogue », mais n’a exprimé aucun soutien à la reconnaissance du Donbass par Moscou.

    La perspective d’une solution pacifique à la crise dans l’est de l’Ukraine, et en général au bras de fer de plus en plus dur qui oppose depuis des mois la Russie et l’Occident, semble donc s’éloigner, mais sans disparaître complètement. Poutine n’est pas opposé à voir Biden, mais il faut auparavant établir les objectifs du sommet, a fait remarquer Lavrov. Il reste maintenant à comprendre si ces objectifs seront partagés par les Etats-Unis, qui devront d’ici là faire savoir si Blinken participera jeudi à la rencontre avec Lavrov.

  • Ukraine : comment le maître du Kremlin réécrit le roman officiel

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    Recueilli par Emmanuelle Giuliani sur le site du journal La Croix :

    Crise ukrainienne : « Vladimir Poutine réécrit le roman national officiel » 

    Entretien

    L’historien Nicolas Werth décrypte la manière dont Vladimir Poutine se saisit des relations complexes entre la Russie et l’Ukraine pour justifier sa politique.

    22/02/2022

    La Croix : Comment Vladimir Poutine s’empare-t-il de l’Histoire pour en faire une légitimation de sa politique en Ukraine ?

    Nicolas Werth : Depuis quelques années, Vladimir Poutine s’emploie plus que jamais à réécrire le roman national officiel. Il n’est qu’à voir les amendements constitutionnels édictés en 2020, où il est dit que la Fédération de Russie protège « la vérité historique », concept délicat s’il en est. Il s’agit de célébrer les pages glorieuses, notamment durant la Seconde Guerre mondiale. Dans la Constitution également, on peut lire qu’il est interdit de critiquer la gloire militaire de la Russie ou l’héroïsme du peuple russe.

    Cette nouvelle idéologie historique insiste sur la manière dont les Ukrainiens ont été « contaminés » par le fascisme, au prétexte qu’un noyau nationaliste dans l’ouest du pays avait, en effet, fait le mauvais choix de la complaisance à l’égard du IIIe Reich et que l’Ukraine fut un territoire de l’extermination des juifs. La doxa officielle fait ainsi reposer sur les Ukrainiens d’aujourd’hui ce soupçon de fascisme.

    Vladimir Poutine insiste aussi sur l’aspect artificiel et de « construction » de la nation ukrainienne…

    N. W. : En insistant sur la diversité des populations, des langues, des religions, il essaie en effet de montrer que cette hétérogénéité ukrainienne justifie son interventionnisme. C’est l’argument classique pour dépecer une nation qui, au fil de son histoire mouvementée, a évidemment agrégé des réalités différentes.

    J’y retrouve, avec beaucoup d’inquiétude, les arguments de Hitler pour envahir la Tchécoslovaquie en 1938, sous prétexte de protéger la minorité germanophone des Sudètes… N’oublions pas que, malgré cette diversité réelle, l’Ukraine a massivement voté pour son indépendance lors de l’éclatement de l’URSS, y compris l’est du pays.

    Pourquoi une telle « fixation » sur l’Ukraine ?

    N. W. : Les liens entre les deux pays sont multiséculaires. L’Ukraine fut le berceau de la civilisation russe, et Kiev, la première capitale slave avant Moscou. Cette relation fondamentale s’est écrite au fil d’unions et de désunions jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, où, à la suite de la révolution de 1848, une revendication de l’identité nationale s’est affirmée en Ukraine comme ailleurs en Europe.

    Après la révolution de 1917, l’idée était insupportable aux bolcheviks de perdre l’Ukraine, région riche, dotée d’une paysannerie dynamique. D’où la terrible répression des tentatives d’autonomisation, en particulier la famine de 1932-1933, que les Ukrainiens ont vécue comme une volonté des Russes de les affamer à mort. Souvenir encore vivace aujourd’hui et qui peut, lui aussi, être instrumentalisé dans les discours antirusses…

    Vladimir Poutine martèle que Russie et Ukraine sont indissociables, dans le déni de la manière dont cette dernière s’est écartée de plus en plus du grand frère depuis 1991. Il refuse d’admettre que l’unité de cette diversité ukrainienne s’est plutôt bien réalisée, comme le montrent, par exemple, les mariages mixtes entre Russes et Ukrainiens. Le pouvoir russe préfère instrumentaliser les tensions comme on le voit à la télévision avec ces images en boucle de civils fuyant le soi-disant « génocide » fomenté par les Ukrainiens dans le Donbass.

    La méconnaissance de l’Histoire par les citoyens russes – qui ne sont certes pas les seuls dans ce cas ! – permet de propager tranquillement des énormités historiques, renforcées par la culture de l’héroïsme déjà évoquée. Vladimir Poutine en use et en abuse.

  • Chine : on est toujours sans nouvelles de Mgr Zhang

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    D'Agnès Pinard Legry sur Aleteia.org :

    Chine : on est sans nouvelles de Mgr Zhang depuis plus de 270 jours

     

    Évêque de la préfecture apostolique de Xinxiang (Chine), Mgr Joseph Zhang Weizhu a été arrêté par les autorités chinoises le 21 mai 2021. Il est depuis maintenant neuf mois détenu en toute illégalité dans un lieu inconnu.

    Son nom ne vous dira probablement rien. Pourtant, celui qui le porte incarne les persécutions dont les catholiques sont la cible en Chine. Mgr Joseph Zhang Weizhu, évêque de la préfecture apostolique de Xinxiang, ville au nord de la province chinoise du Henan, a été arrêté le 21 mai 2021 alors qu’il sortait de l’hôpital après une opération du cancer. Il est depuis neuf mois, soit plus de 270 jours, détenu illégalement dans un endroit tenu secret.

    Que Dieu vous donne la force de tenir dans l’épreuve.

    Son arrestation ainsi que celle de sept prêtres et dix séminaristes avait suscité une vague d’indignation. « Que Dieu vous donne la force de tenir dans l’épreuve. Puisse votre situation redevenir rapidement normale et digne de la grandeur de votre pays », avait réagi Mgr Éric de Moulins-Beaufort, le président de la Conférence des évêques de France (CEF) début juin. Les séminaristes et prêtres ont depuis été libérés après quelques « séances politiques » pour leur inculquer la « liberté religieuse » dont ils peuvent jouir à condition de se soumettre au Parti communiste chinois, rapporte Asianews. Mais Mgr Joseph Zhang Weizhu, lui, est resté prisonnier.

    Âgé de 63 ans et évêque de Xinxiang depuis 1991, il est reconnu par le Saint-Siège mais pas par le gouvernement chinois et est donc, à ce titre, considéré comme un criminel. Selon la loi chinoise, l’isolement et l’emprisonnement d’une personne sans inculpation précise ne peuvent durer plus de trois mois. Mais l’évêque est toujours détenu dans un lieu inconnu des fidèles et même de sa famille, sans qu’aucune accusation précise n’ait été formulée. Contrairement à d’autres cas similaires, Mgr Joseph Zhang Weizhu n’a pas été autorisé à retourner dans sa famille un seul jour pendant le Nouvel An chinois, détaille encore Asianews. Durant cette période, la police n’a autorisé que deux personnes à rendre visite au prélat, mais seulement pour quelques minutes et en présence de policiers.

    Le Henan, théâtre de nombreuses persécutions

    Située dans la vallée du fleuve Jaune, au centre de la Chine, la province du Henan est le théâtre régulier de persécutions envers les chrétiens. Ces derniers représentent en effet près de 4% de la population, un pourcentage plus élevé que dans le reste du pays. Le diocèse de Xinxiang compte 100.000 fidèles.

  • Soljenitsyne: "La question ukrainienne est une des plus dangereuses pour notre avenir"

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       Pour faire quelque peu contrepoids au choeur russophobe que le complexe politico-médiatique nous fait entendre à jets continus, il n'est pas sans intérêt de relire les pages qu'un des témoins et auteurs majeurs de notre temps, à savoir Alexandre Soljenitsyne, consacra à la question ukrainienne il y a plusieurs décennies déjà...

       Ayant des racines partiellement ukrainiennes, par son grand-père et sa grand-mère maternelle, Soljenitsyne a connu et aimé dès son enfance les chansons et les paysages ruraux ukrainiens.  "La question ukrainienne est une des plus dangereuses pour notre avenir, prévenait-il dans ses Esquisses d'exil, écrites en 1978, publiées en 1998, elle risque de nous porter un coup sanglant au moment même de notre libération, et nos esprits, des deux côtés, y sont mal préparés". Malgré le souvenir des épreuves communes, "il sera très difficile de ramener le dialogue à la raison" (trad. Fayard, p. 264). Ailleurs dans le même ouvrage, le Prix Nobel de littérature écrit que "réaliser l'amitié entre les Ukrainiens et les Russes, je ressens cela comme ma tâche de toujours" (p. 242). Pendant les années d'exil, il multiplia à cette fin les rencontres avec des Ukrainiens de la diaspora.

       Dans Comment réaménager notre Russie ?, paru en 1990, peu après la fin de règne du Parti communiste mais avant l'effondrement de l'Union soviétique (les deux n'étaient nullement liés),  Alexandre Issaïevitch rappelle la provenance commune des Russes, des Biélorusses et des Ukrainiens, unis au sein de l'Etat de Kiev (ou Rous de Kiev) du IXè au XIIIè siècles, et désunis ensuite par l'invasion mongole et l'hégémonie polono-lituanienne, jusqu'aux retrouvailles au sein de l'Empire des tsars au XVIIè siècle, sans pour autant jamais perdre leur culture et leurs références politiques communes. Les trois entités présentent aussi des singularités, certes, mais "c'est une imposture de fabrication récente qui fait remonter presque jusqu'au IXè siècle l'existence d'un peuple ukrainien distinct, parlant une langue différente du russe. Nous sommes tous issus de la précieuse ville de Kiev…" (trad. Fayard, p. 19). Aussi Soljenitsyne préconisait-il - et il l'avait déjà fait dans des déclarations publiques bien antérieures - de donner leur indépendance aux douze républiques soviétiques non slaves, et de constituer "une communauté féconde" entre les trois républiques réunissant majoritairement les Slaves de l'Est, en veillant à y assurer "l'intégrité de chacune des cultures" et "la conservation de chacune des langues", en ce compris des minorités non slaves (p. 13).

       Relatant, dans les Esquisses d'exil, ses échanges avec des intellectuels ukrainiens, l'auteur de L'archipel du Goulag fait état des avis divergents qu'il a pu rencontrer. Mais l'un de ses interlocuteurs, qui abondait dans son sens, fit remarquer à ses compatriotes que quand Symon Petlioura constitua en 1918 une armée indépendantiste ukrainienne, il ne mobilisa guère que 30.000 hommes. Les autres restèrent tranquillement chez eux. La soi-disant indépendance de l'Ukraine en 1918 ne fut guère qu'un artifice (p. 264).

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  • Les chrétiens indiens ont besoin de protection

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    De Vatican News (Anna Poce) :

    21 février 2022

    En Inde, les chrétiens «ont besoin de protection»

    L'archevêque de Bangalore réagit à la démolition par les autorités d'une statue de Jésus et de deux stations du chemin de Croix à Gokunte, dans l'État du Karnataka, le 15 février dernier. «Cela n'a pas seulement affecté les sentiments de la communauté chrétienne, mais aussi ceux des personnes d'autres confessions», constate Mgr Machado.

    D’après les informations de l’agence UCA news, un appel au gouvernement pour qu'il protège les chrétiens, leurs lieux de culte, leurs symboles religieux et leurs structures a été lancé le 17 février par l'archevêque de Bangalore, Mgr Peter Machado, quelques jours après la démolition d'une statue de Jésus et de deux stations du chemin de Croix, dans l'État du Karnataka, au motif qu’elles empiétaient sur des terres publiques, selon les arguments avancés par les autorités locales.

    Le 10 février, l'archevêché avait déposé une requête auprès de la Haute Cour de l'État du sud de l'Inde contre la démolition de ces statues, rappelant que l'église de Saint-François-Xavier utilisait des terres publiques depuis près de 30 ans. Les autorités ont procédé à leur démolition avant même que la Cour n'émette un ordre définitif, violant ainsi la Loi sur les structures religieuses du Karnataka, qui est entrée en vigueur le 22 octobre 2021, pour assurer justement la protection des structures religieuses édifiées sur des terres publiques.

    Les chrétiens craignent de nouvelles attaques

    Mgr Machado a déclaré qu'il craignait désormais que de nombreuses autres attaques, tout aussi «dures, orchestrées et insensibles», ne se produisent dans les jours à venir. Au cours de ces deux dernières années, en effet, l’on a compté «des démolitions dans six endroits similaires et des attaques systématiques contre des églises dans tout l'État», bien que ces lieux religieux aient été fréquentés et préservés comme lieux de culte pendant des décennies à Bangalore et dans ses environs. Au Karnataka, les chrétiens sont confrontés à une hostilité croissante de la part de groupes extrémistes hindous, qui les prennent régulièrement pour cible, les accusant de convertir des hindous au christianisme par la force et par des moyens frauduleux, ce que démentent fermement les évêques des communautés concernées.

  • Avortement : quand Malte dit non à l'Europe

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Avortement : Malte dit non à l’Europe

    21 février 2022

    Dans son rapport publié le 14 février, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatovic, a à nouveau reproché à Malte sa politique en matière d’avortement. Elle a appelé ses autorités à élaborer une nouvelle règlementation en la matière. L’avortement est totalement interdit à Malte (cf. Avortement à Malte : le président prêt à démissionner). Mais « aucune mise en accusation liée à des avortements illégaux n’a eu lieu depuis 2015 ».

    Répondant aux remarques de la commissaire, le gouvernement maltais a fait remarquer qu’« aucune femme nécessitant un traitement ne se l’est vu refuser ». « Si la vie de la mère est en danger, tous les efforts sont faits pour sauver les deux vies, et le principe du double effet s’applique (comme dans le cas d’une grossesse extra-utérine) », a précisé le gouvernement. « Aucun décès maternel n’a été enregistré au cours des dix dernières années », indique-t-il.

    Toutefois, « décider si l’avortement doit faire partie d’une gamme de services de santé sexuelle et reproductive au niveau national » relève de « la compétence des Etats membres », rappelle le gouvernement maltais.

    Sources : Malta Today, Kurt Sansone (15/02/2022) ; The Malta Independent (15/02/2022)

  • Avortement : la Colombie succombe à son tour

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Colombie : l’avortement dépénalisé jusqu’à 24 semaines de grossesse

    22 février 2022

    Lundi 21 février, la Cour constitutionnelle de Colombie a rendu un arrêt par cinq voix contre quatre, dépénalisant l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse. L’avortement est désormais autorisé jusqu’à ce délai « pour n’importe quel motif ».

    Jusqu’à présent, l’avortement était autorisé en Colombie uniquement en cas de viol, de danger pour la « santé de la mère », ou si le fœtus était atteint d’« une malformation compromettant sa survie ». C’est un arrêt de 2006 de la Cour qui avait précisé ces différents cas, prévoyant également une clause de conscience pour les médecins refusant de pratiquer cet acte.

    Les femmes colombiennes sont également autorisées à avorter au-delà de six mois de grossesse, dans les cas prévus par l’arrêt de 2006, a précisé la Cour.

    En Amérique latine, l’avortement est autorisé en Argentine, en Uruguay, à Cuba, au Guyana et dans différents Etats du Mexique [1] (cf. Mexique : Un quatrième Etat dépénalise l’avortement).

    [1] Oaxaca, Veracruz, Hidalgo et Mexico

  • Pourquoi la notion de loi naturelle est-elle difficilement admise aujourd’hui ?

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    Des propos recueillis par Marine Guerbet sur Aleteia.org :

    « La loi naturelle, c’est la loi de la raison »

    Rémi Brague21/02/22

    Le philosophe Rémi Brague publie "Après l’humanisme. L’image chrétienne de l’homme" (Salvator). Il explique à Aleteia pourquoi la notion de loi naturelle est difficilement admise aujourd’hui, bien que sans elle, la dignité de l’homme soit difficile à justifier.

    Si les lois que l’homme établit ne sont pas fondées sur le « point d’appui » d’une loi universelle, il s’expose à justifier toutes les folies de l’homme contre l’homme. À de nombreuses reprises dans son œuvre, Rémi Brague est revenu sur l’échec de la modernité qui prétend se passer d’une référence à « quelque chose de surhumain », comme la loi divine ou la nature. C’est notamment l’objet de son livre Après l’humanisme, où il évoque la nécessité d’une image de l’homme qui le sauve de lui-même. Invité récemment par l’Institut thomiste de Paris, il a montré les liens entre loi divine et loi humaine et pourquoi, sans la loi naturelle, l’homme ne peut guère posséder des « droits ».

    Aleteia : Vous publiez Après l’humanisme. L’image chrétienne de l’homme (Salvator). Selon vous, la tentation de définir l’homme à partir de lui-même conduit à rendre une partie des hommes indignes de vivre. Seule une image de l’homme qui le sauve, une loi universelle qui le surplombe empêche ce « clivage idolâtre ». Faut-il une loi pour fonder la conception que l’on se fait de l’homme ?

    Rémi Brague : Une loi doit permettre de maîtriser en l’homme ce qui n’est pas humain ou ce qui est moins humain pour, au contraire, lui permettre de libérer ce qu’il a de proprement humain. Tout dépend donc de la représentation qu’on se fait de ce qui est humain.

    Lire la suite sur Aleteia.org

     

    Après l’humanisme. L’image chrétienne de l’homme, Salvator, février 2022, 240 pages, 20 €, Rémi Brague

  • Isabelle la Catholique en voie de béatification ?

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    Compilé par Gustavo Kralj sur Gaudium Press English Edition :

    La reine Isabelle d'Espagne pourrait être bientôt béatifiée

    18 février 2022

    Selon le responsable de la commission de béatification, il existe déjà un miracle reconnu par Rome et attribué à l'intercession d'Isabelle, qui répondrait à la condition nécessaire pour sa béatification.

    Espagne - Valladolid (18/02/2022 10:00 AM Gaudium Press) La cause de béatification de la reine Isabelle la Catholique est terminée. Selon le Père Jose Luis Rubio Willen, responsable de la Commission pour la béatification et la canonisation de la Reine Isabelle la Catholique, la béatification n'attend plus que la décision du Pape François.

    Un miracle reconnu par Rome

    Le procès de canonisation de la reine Isabelle la Catholique a été lancé par le pape Pie XII en 1957. Il s'est ouvert dix ans plus tard dans l'archidiocèse de Valladolid, en Espagne, où la reine est morte.
    Au total, on compte déjà plus de 20 volumes de documentation historique et de nombreuses faveurs obtenues par son intercession.

    Selon le père Rubio Willen, il existe déjà un miracle attribué à l'intercession d'Isabel et reconnu par Rome. Il s'agit de la guérison d'un prêtre atteint d'un cancer du pancréas avancé, qui s'est rétabli de manière inexplicable après que sa famille a prié en demandant l'intercession de la reine. Ce miracle remplirait les conditions nécessaires à sa béatification.

    La plus grande reine de l'histoire universelle

    Une fois ce miracle reconnu et approuvé par le pape, "la plus grande reine de l'histoire universelle sera béatifiée. Il n'y a pas d'autre femme comme elle, et il y a d'autres saintes reines. Avec Isabelle, l'histoire a changé et est entrée dans l'ère moderne. Elle a changé les cartes qui existaient alors, et sa mission était d'apporter l'évangélisation en Amérique", note le père Willen.

    Pour l'instant, la Commission "Isabelle la Catholique" continue à promouvoir la dévotion parmi les fidèles par le biais d'imprimés, de livres, de vidéos et de symposiums. "Notre objectif - souligne le père Willen - est d'aider les gens à la remarquer comme une sainte, à la vénérer et à accueillir son intercession." (EPC)

  • Et pourquoi pas une Ukraine "neutre" ?

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    De Henrik Lindell sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    La neutralité de l'Ukraine, une piste évoquée pour sortir de la crise

    Pour tenter d'apaiser une situation militaire et diplomatique tendue entre la Russie et l'Occident, l'idée d'une « finlandisation » de l'Ukraine est évoquée. Mais que recouvre exactement ce terme, né pendant la guerre froide ? Et quelles seraient les implications de sa mise en œuvre ?

    18/02/2022

    Le conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine et à l’Occident fait inévitablement penser, jusqu’aux mots employés, à l’ambiance du début de la guerre froide. Quelque 150 000 militaires russes massés aux frontières ukrainiennes font peser une menace terrible sur un pays indépendant.

    L'Ukraine souhaite se rapprocher de l’Occident qui, face au grand voisin de l’Est, se remobilise aussi militairement. On croirait presque au rétablissement des deux blocs du temps de la guerre froide. Le besoin d’un nouvel équilibre se fait sentir, car chacun sait que l’invasion de l’Ukraine par la Russie aurait des conséquences incalculables, une troisième guerre mondiale n’étant pas exclue.

    Des pistes de sortie de crise envisagées

    Dans ce contexte, quelle serait la solution ? Là encore, on convoque des concepts nés de la guerre froide. Alors que Moscou craint surtout l’intégration de l’Ukraine à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) – ce à quoi aspire Kiev –, le plus simple serait que l’Ukraine reste en dehors des alliances militaires et qu’elle soit « neutre ». Une telle attitude, propre aux États tampons situés entre deux camps, évoque ce qu’on appelle, en politique internationale, une « finlandisation » .

    Nombre de dirigeants et de spécialistes ont avancé cette idée. Emmanuel Macron lui-même aurait confirmé le 7 février, dans l’avion qui le conduisait à Moscou, que celle-ci faisait partie des « modèles qui sont sur la table », au grand dam de l’Ukraine. Il a par la suite démenti avoir envisagé une telle perspective, mais celle-ci fait son chemin et depuis longtemps.

    L’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine plaide pour cette solution, comme l’ont fait, avant lui, deux grands acteurs de la politique étrangère américaine durant la guerre froide : l’ancien secrétaire d’État Henry Kissinger sous Richard Nixon et feu Zbigniew Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter. Les trois comptent, encore aujourd’hui, parmi les géopoliticiens les plus expérimentés et les plus respectés du monde.

    Un concept aux relents de guerre froide

    Mais qu’est-ce que la « finlandisation » exactement ? Le terme renvoie à la situation particulière, à partir des années d’après-guerre, de la Finlande, petit pays alors voisin de l’imposante Union soviétique, et à la politique de neutralité, pragmatique ou forcée, c’est selon. On peut étendre la signification de cette notion à l’influence qu’un pays puissant peut exercer sur les choix politiques d’un pays voisin moins puissant.

    On peut retenir aussi une connotation purement péjorative pour évoquer le choix discutable d’un État pusillanime qui se plie trop volontiers aux exigences de son puissant voisin. Ainsi les dirigeants du Parti chrétien-démocrate allemand, la CDU, qui se moquaient de l’Ostpolitik (la normalisation des relations avec l’Europe de l’Est) du social-démocrate Willy Brandt dans les années 1970, la qualifiant de « finlandisation » de l’Allemagne de l’Ouest. Sauf que ce pays n’a guère fait de concessions humiliantes au Pacte de Varsovie, qui liait militairement les pays d’Europe de l’Est à l’URSS. Mais c’est dans ce contexte que le mot fut forgé.

    Pour bien comprendre ce qu’impliquerait une finlandisation proprement dite de l’Ukraine, dont la situation face à la Russie pourrait vaguement évoquer celle de la Finlande il y a 70 ans, il vaut mieux s’en tenir à une définition stricte.

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