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Politique - Page 426

  • La mort de Philippe Maystadt

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    La « Libre » de vendredi dernier publiait, en guise d’hommage, le texte d’une interview que cet humaniste  issu du monde politique « chrétien » lui avait accordée en juin dernier.  Cet entretien, sur lequel plane l’approche d’une mort annoncée, se termine par une conclusion sans espérance que le journal qualifie de « calme et sereine » : « Qu’y a-t-il après la mort ? » demande le journaliste à son interlocuteur. Réponse de l’athée qui croit au non-sens ultime de la réalité : « Rien. Et c’est cela qui me rend serein . Je n’ai pas peur de ce qui peut advenir après. Cela me rassure : ‘Tu es poussière et tu retourneras en poussière’. Entre les deux, j’ai eu la chance d’avoir une vie bien remplie, de connaître des moments exceptionnels, de découvrir la beauté du monde et, je l’espère d’avoir été un peu utile » et le mot de la fin : « Quelle trace laisserez-vous » ? Réponse : « cela ne me préoccupe pas ». Un tel propos peut laisser songeur mais ne doit pas nous étonner. Chacun apprivoise la mort comme il peut et la raison n’a, de toute façon, pas grand’chose à faire dans l'ultime face à face avec l’inéluctable. Philippe Maystadt est mort jeudi dernier. Il avait 69 ans. Sur son mini-site, le chanoine Eric de Beukelaer écrit au sujet du défunt :

    « Une fois encore, me frappe ce que je nomme l’Esprit et que d’autres appellent par divers noms. Cela faisait deux jours que Philippe Maystadt me trottait dans la tête et que je le confiais davantage dans ma prière. Ce matin encore, avant de quitter pour une journée de réunions et rencontres, je me suis dit: « Ce soir, je lui envoie un email pour prendre de ses nouvelles ». Et puis, voilà que la radio qui parle dans ma voiture, m’apprend son décès. Un peu comme si une petite Voix m’avait préparé à ce départ.

    Nous n’étions pas intimes, mais cela fait quelques années que j’ai appris à le connaître par la fondation « Ceci n’est pas une crise »  dont il était un des membres fondateurs et qu’il présida un temps: une fondation luttant contre le populisme identitaire, qu’il accompagnait de la sagesse de son jugement. D’autres que moi évoqueront avec plus d’à-propos  son calme et sa ferme douceur pour faire avancer une société démocratique, multiculturelle et européenne. Ce fut, en effet, un authentique humaniste et un excellent analyste économique.

    J’avais été touché par le fait qu’il cita dans sa dernière interview à La Libre« l’Urgence humaniste », petit livre que j’ai co-écrit pour la fondation avec mon ami Baudouin Decharneux. Je le cite à la fin de cette interview: 

    Quel est le sens de la vie ? J’ai longtemps refoulé cette question. Mais à un moment donné, on n’y échappe pas. Dans ses méditations, Descartes dit qu’il a vécu très longtemps en tenant pour vrai ce qui se confond avec son éducation. Mais, dit-il, arrive un moment où l’on remet en question ce qui paraissait une évidence. Cela m’est arrivé. J’ai été confronté à la question de l’acte de foi. Quand la question du sens surgit, ce n’est pas la raison qui donne la réponse. Les progrès de la science ont permis de répondre à certaines questions. Mais la science ne permet pas de dire si Dieu existe ou non.

    Votre réponse ? Dans leur beau livre « L’urgence humaniste », Eric de Beukelaer et Baudouin Decharneux distinguent trois attitudes fondamentales. Le croyant croit à un sens ultime de la réalité. L’athée croit au non-sens ultime de la réalité. L’agnostique suspend son acte de foi. Je suis devenu agnostique. Ce qui ne veut pas dire que je ne crois en rien.

    Donc vous croyez en… En un certain nombre de valeurs morales inspirées de la tradition chrétienne et des Lumières. Je reconnais l’immense apport de la religion chrétienne et le rôle pacificateur qu’elle peut jouer aujourd’hui. Je suis fasciné par une personnalité comme le pape François. Mais je ne peux plus dire qu’il y a un Etre suprême, fondateur. Cela dit, entre ces trois attitudes fondamentales, croyant, athée, agnostique, la ligne de démarcation n’est pas étanche. Il y a plus d’un athée qui est en quête de sens. Il y a plus d’un croyant qui doute quand il voit le non-sens de certaines souffrances. Et l’agnostique peut avoir des actes de foi partiels. Finalement, je crois que chacun fait comme il peut. Chacun cherche son cap, essaie d’ajuster ses voiles.

    Depuis quelques mois, la maladie l’empêchait de venir aux réunions de la fondation. Sur conseil de Jean-Pascal Labille, je lui rendai donc visite ce 30 août dernier, à son domicile dans la banlieue de Nivelles. Trois heures durant, nous avons eu un échange riche sur divers sujets. Seulement vers la fin, la religion fut abordée et il m’expliqua que la foi de son enfance s’était graduellement « évaporée » en lui. Cependant, il ne se fermait à rien et rendait grâce pour une vie aussi riche en expériences. Mes derniers mots furent pour lui partager ma conviction que si Dieu ne se rend pas évident, c’est pour laisser l’homme libre. Que l’athée et l’agnostique font donc aussi, quelque part, partie de Sa Providence. Il ne m’a pas répondu et j’ai pris congé.

    Depuis, nous avons échangé quelques mails. A l’occasion du décès de, Philippe de Woot, qui faisait partie comme lui de la quatrième classe de l’Académie royale et puis surtout, suite au décès inattendu de la fille de Jean-Pascal Labille.  Avec sa générosité habituelle, il m’écrivit alors: « J’ai beaucoup pensé à Jean-Pascal ces derniers jours. C’est, je crois, la souffrance la plus terrible : la perte d’un enfant. On préfèrerait mourir soi-même. J’espère que Jean-Pascal trouvera le courage nécessaire pour surmonter cette épreuve. ». Dans son dernier mail, datant de début novembre, il m’annonçait la visite de ce dernier: « un geste que j’apprécie particulièrement », ponctua-t-il avec cette sobre élégance morale qui le caractérisait tant.

    A Dieu donc, Philippe. A ton épouse et à tes enfants, dont tu me parlais avec fierté, je présente ma sympathie et mes condoléances. Tu disais ne pas t’attendre à une vie après la mort. Qui sait? Peut-être que l’expert en prévisions économiques aura eu, cette fois au moins, … une divine surprise. A Dieu donc – et merci. »

    Ref. In memoriam Philippe Maystadt

    JPSC

  • Wallonie-Bruxelles : cours de Philosophie et de Citoyenneté, deux heures, enfin!

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    Flambeau_fond_bleu.jpgLu sur le site du Centre d’Action Laïque (C.A.L.)

    « Pour le Centre d’Action Laïque, la proposition d’étendre le Cours de Philosophie et de Citoyenneté (CPC) à 2 heures par semaine que le MR vient de déposer est une initiative qui ouvre enfin de nouvelles perspectives concrètes.

    Le dispositif actuel (1 heure obligatoire, la seconde facultative) engendre des situations ingérables sans répondre aux nécessités, pourtant reconnues par tous.

    Il était temps car, en effet, le dispositif actuel (1 heure obligatoire, la seconde facultative) engendre des situations ingérables sans répondre aux nécessités, pourtant reconnues par tous, de donner à nos enfants les outils indispensables pour affronter la complexité du monde d’aujourd’hui.

    Le Centre d’Action Laïque a souligné à de nombreuses reprises le caractère inachevé de la mutation en cours, notamment le 19 juillet dernier lorsque que le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté le décret sur l’extension du CPC à tout l’enseignement officiel (primaire et secondaire) pour la rentrée 2017.

    Cette fois, il s’agit de parachever le travail par l’instauration de deux heures/semaine obligatoires dans les écoles officielles organisées ou subventionnées et, ce, dès la rentrée scolaire 2019. De plus, la proposition de décret que le MR vient de déposer vise à rendre facultatif le cours de religion et de morale non confessionnelle.

    Laisser pourrir la situation actuelle et se fourvoyer dans des atermoiements partisans ne ferait que des perdants: les enfants en premier lieu mais également le corps enseignant qui n’en peut plus d’être assis entre deux chaises.

    Pour le Centre d’Action Laïque, cette proposition va sans aucun doute dans la bonne direction. Laisser pourrir la situation actuelle et se fourvoyer dans des atermoiements partisans ne ferait que des perdants: les enfants en premier lieu mais également le corps enseignant qui n’en peut plus d’être assis entre deux chaises.

    En allant résolument de l’avant dans ce dossier qui – rappelons-le – traîne dans les couloirs du Parlement depuis près de 20 ans, la classe politique donnera l’image positive d’une détermination qui, jusqu’ici, fait encore trop souvent défaut.

    Bien sûr, le Centre d’Action Laïque regrette que, malgré l’avancée que représente cette proposition du MR, persiste une incroyable différence de traitement entre les réseaux officiels (ainsi que certains établissements libres non-confessionnels) et les réseaux confessionnels. Sans doute faudra-t-il un jour ou l’autre régler ce problème au fond.

    Mais dans l’immédiat, le Centre d’Action Laïque se tourne vers les autres partis démocratiques pour les interpeller sans détour: pourquoi un vrai cours de Cours de Philosophie et de Citoyenneté à deux heures par semaine ne serait-il pas possible pour septembre 2019?"

    Ref. Cours de Philosophie et de Citoyenneté: deux heures, enfin!

    Selon l' "Echo", le MR (Mouvement Réformateur) a en effet annoncé le dépôt par MM. Wahl et consorts d'une proposition de décret datée du 7 décembre  visant à porter de 1 à 2 le nombre d'heures obligatoires par semaine de cours de philosophie et de citoyenneté dans l'enseignement officiel et libre non confessionnel. Et d'y rendre optionnelle l'heure de cours de religion ou de morale devenue surnuméraire. Les auteurs de la proposition invitent également le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles à convaincre le pouvoir organisateur de l'enseignement libre confessionnel de permettre une offre répondant aux mêmes conditions que celles proposées par l'enseignement officiel

    Quelle mouche a piqué le MR ?

    Depuis la rentrée scolaire 2017, dans l’enseignement obligatoire organisé par les pouvoirs publics (moins de cinquante pourcents du total de la population scolaire en Belgique) une heure de cours hebdomadaire est spécifiquement dédiée à l’enseignement de la philosophie et à la citoyenneté au détriment de celui de la religion et de la morale confessionnelle dont l’horaire passe de deux à une heure par semaine.

    Par ailleurs, compte tenu des derniers arrêts de la cour constitutionnelle, les élèves du réseau public peuvent désormais aussi refuser l’option qui leur est offerte entre un cours de religion ou de morale non confessionnelle mais, dans ce cas, ils sont astreints à une deuxième heure d’enseignement « neutre » de philosophie et citoyenneté.   

    Le MR propose maintenant de rendre cette deuxième heure obligatoire pour tous, espérant ainsi marginaliser l’heure, qui deviendrait alors surnuméraire, de la religion ou de la morale laïque. Que le cours de religion soit aujourd'hui l’option principale choisie par les élèves éclaire le sens oblique de cette proposition de décret. 

    Ce genre de manœuvre biaisée contre l'enseignement de la religion est-il bien respectueux de l’esprit de la convention européenne des droits de l’homme et ses protocoles additionnels comme de l’article 24 de la constitution  précisant que  les pouvoirs publics doivent offrir jusqu’à la fin de l’obligation scolaire le choix entre l’enseignement d’une des religions reconnues et celui de la morale non confessionnelle ? 

    JPSC

  • L'Europe n'a jamais été aussi favorable à la vie

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    Lu sur "le coin des experts" sur le site genethique.org :

    « JAMAIS L’EUROPE N’A ÉTÉ AUSSI FAVORABLE À LA VIE »

    GRÉGOR PUPPINCK Interview 05 décembre 2017  IVG-IMG  

    Le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muiznieks, publie un rapport pour dénoncer « des menaces résurgentes pour la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes ». Gènéthique fait le point avec Grégor Puppinck[1], docteur en droit et Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ-Strasbourg).

    Gènéthique : La publication à venir d’un rapport du Conseil de l’Europe sur les questions autour de l’IVG était connue. Il est présenté aujourd’hui, quel est son contenu ?

    Grégor Puppinck : Ce rapport, endossé par le Commissaire européen aux droits de l’homme, Nils Muiznieks, a été en grande partie rédigé, comme il est précisé dès l’introduction, par le principal lobby américain pour la promotion de l’avortement auprès des instances internationales, le Center for Reproductive Rights. Un lobby proche du Planning familialCe n’est donc pas un rapport d’experts mais un rapport de lobby. Aussi, comme tel et sans surprise, il reprend mot pour mot l’agenda des lobbys pro-IVG.  A savoir :

    1/ Omission complète de toute mention de l’enfant,

    2/ Droit à l’IVG jusqu’à la naissance,

    3/ Restriction de la liberté de conscience des professionnels de santé.

    En fait, le militantisme du Commissaire Muiznieks était déjà bien connu. Déjà, en 2014, il avait refusé de condamner l’infanticide néonatal, alors qu’il avait été saisi par plus de 200 000 citoyens, prétendant à l’époque que cette question ne faisait pas partie de son mandat…

    G : Quelle importance faut-il accorder à ce rapport ?

    GP : Il n’y a pas lieu d’accorder beaucoup d’importance à ce document car cette fonction de commissaire est purement politique. Il n’a aucun pouvoir, très peu d’autorité et encore moins de notoriété. C’est d’ailleurs pour cela qu’il peut se permettre de prendre des positions aussi peu responsables. En fait, c’est regrettable pour le Conseil de l’Europe car cela ne fait pas très sérieux.

    D'ailleurs, la Cour européenne des droits de l'homme ne prévoit aucun "droit' à l'avortement. Tout au plus, la Cour européenne tolère l'avortement : mais dire comme le fait le Commissaire, qu'il existerait un droit à l'avortement sur demande au titre des droits de l'homme est tout simplement faux. Il existe en revanche un droit à al vie, et la Cour européenne a admis que les Etats peuvent garantir ce droit depuis la conception de l'embryon.

    G : Le rapport suggère un certain nombre de recommandations aux Etats membres. Ne sont-elles pas le signe que les « acquis » en matière d’IVG sont bousculés et que la tendance face à cette question est en train de s’inverser ?

    GP : Ce rapport témoigne d’un durcissement des positions des promoteurs de l’avortement qui n’hésitent plus aujourd’hui à recommander de bafouer les libertés de conscience, d’opinion et d’expression des personnes critiques à l’égard de l’avortement. Ils sont aussi prêts à recommander l’avortement jusqu’à la naissance.

    Il me semble que ce durcissement est l’expression d’une crainte face à la (re)prise de conscience croissante dans la société des problèmes que posent l’avortement. Le rapport s’inquiète d’ailleurs de ce phénomène. Les mouvements provie ont une très forte capacité de mobilisation populaire qui fait totalement défaut aux promoteurs de l’avortement. Il semble que les tenants de l’avortement veuillent graver un droit à l’avortement dans le faux-marbre des droits de l’homme, tant qu’ils en ont encore le pouvoir. Ils se pressent car cela pourrait changer rapidement. Les Etats-Unis ont élu un président et une administration provie, et en Europe, plusieurs pays prennent la même direction. Ceux-ci estiment qu’un plus grand respect de la vie est un progrès pour les droits de l’homme. Jamais l’Europe n’a été aussi favorable à la vie.

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    [1] Grégor Puppinck a dirigé la rédaction de "Droit et prévention de l'avortement en Europe", LEH Editions, 2016.

  • La politique étrangère du Vatican : la plus puissante du monde ?

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    De Lola Lemaigre sur le site de LaLibre.be :

    Au Vatican, la politique étrangère la plus puissante

    MÉDIAS/TÉLÉ"Les diplomates du pape" **, un documentaire à voir ce mardi 5 décembre sur La Une, à 22h15.

    Le Vatican est une minuscule enclave mais elle assure au Saint-Siège une "influence sans équivalence dans le monde". Autre particularité annoncée d’entrée de jeu dans le documentaire de Constance Colonna-Cesari: l’Église catholique est la seule à être organisée en un État.Très célèbre et très visité, le Vatican renferme la plus discrète et la plus mystérieuse diplomatie dans le monde. Les diplomates du pape François sont des hommes de l’ombre, des cardinaux venus de différents pays et des Nonces apostoliques qui sont ses ambassadeurs auprès des États.

    Ces hommes ont accepté de se livrer à la réalisatrice Constance Colonna-Cesari. Leur parole, si rare, est l’objet précieux de ce documentaire qui dévoile les coulisses de la diplomatie du Vatican.

    Des As de la médiation

    Alors que l’on sait que le pape François est un générateur de dialogue grâce à son leadership et à ses signes forts sur le terrain, le documentaire dévoile deux caractéristiques intéressantes sur sa politique. La première concerne le fait que le Vatican soit "extraordinairement informé", surtout grâce à ses multiples agents sur le terrain. Toutes les informations et données sont rassemblées au sein d’un Conseil spécialisé. La deuxième concerne le rôle de médiateur plusieurs fois assumé par le Vatican pour résoudre un conflit international. Comme ce fut le cas en 1984 lorsqu’un cardinal envoyé par Jean-Paul II a réussi à convaincre les présidents de l’Argentine et du Chili de signer un Traité de Paix et d’Amitié, mettant fin au conflit du Beagle. Le pape François, qui tente de faire entendre sa voix à propos de la guerre civile en Syrie, pourra aussi se vanter d’avoir participé au succès de l’accord historique entre les États-Unis et Cuba.

    Des diplomates sur le terrain

    "Fruit d’un an de tournage à Rome et dans le monde entier", le film nous entraîne dans des lieux de pouvoir inaccessibles et met en lumière les moyens utilisés par la politique extérieure du Vatican.

    En donnant la parole au Secrétaire d’État du pape, à son Ministre des Affaires étrangères et à ses ambassadeurs dans le monde, suivis sur le terrain, Constance Colonna-Cesari révèle les secrets de la politique étrangère la plus puissante au monde. Du terrorisme à l’accueil des migrants en passant par Trump, ce documentaire inédit ouvre les dossiers d’actualité traités par le pape et ses diplomates.

     
  • Les avortements eugéniques bientôt interdits en Pologne ?

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    POLOGNE : UNE PROPOSITION DE LOI POUR INTERDIRE LES AVORTEMENTS EUGÉNIQUES

     de genethique.org

    En Pologne, le comité « Stop avortement » a déposé jeudi au parlement un projet d’amendement pour interdire les avortements eugéniques. « Il s’agit d’interdire l’avortement en cas de malformation du fœtus et notamment de trisomie 21, à l’origine de 96% des IVG pratiquées légalement en Pologne, soit 1046 IVG » a déclaré la responsable du comité. Actuellement, l’avortement est légal dans trois cas : risque pour la vie ou la santé de la mère, grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste et malformation du fœtus. Le projet a été signé par « plus de 830 000 personnes, un chiffre record » qui montre « le soutien des polonais à ce projet et un changement des mentalités ». Le texte a également l’appui du premier ministre, et du président : « je signerai la loi interdisant l’avortement eugénique avant tout pour supprimer le droit de tuer des enfants atteints du syndrome de Down » avait-il déclaré en octobre.

    Par ailleurs, le tribunal constitutionnel, interrogé par une centaine de députés en novembre « doit statuer sur la constitutionnalité du droit à l’avortement en cas de malformation du fœtus ».

  • Belgique : contrôler aussi les sédations en fin de vie ?

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    Du Bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Belgique : contrôler aussi les sédations en fin de vie ?

     

    Sommaire

    Belgique : contrôler aussi les sédations en fin de vie ?

    Plonger un patient dans un coma artificiel, lorsqu’il est en toute fin de vie et que malgré la prise en charge de la douleur, certains symptômes s’avèrent réfractaires, est un acte médical qui demande une grande compétence et des soignants bien formés. Cette sédation palliative ne peut en aucun cas viser à abréger la vie du patient. Car si l’intention du médecin est d'induire le coma pour provoquer la mort du patient, - l’intention est claire -, ce geste doit être qualifié de meurtre.

    Or, en 2015, un sondage dans une centaine de maisons de repos et de soins en Flandre, a révélé que nombre de sédations palliatives pratiquées visaient la mort des patients et auraient donc été des sédations terminales répréhensibles. Les décès après sédation ne sont pas enregistrés sous ce qualificatif, ce qui empêche tout contrôle tant sur leur nombre que sur l’intention ayant animé le médecin.
    C’est pourquoi, le Prof. Distelmans (VUB), défenseur de la loi sur l'euthanasie et président de la Commission de contrôle de l’euthanasie, plaide pour l’enregistrement des sédations palliatives  dans son ouvrage « Palliatieve sedatie, trage euthanasie of sociale dood? ». Selon lui, 70 % des patients mis sous sédation n’auraient pas donné leur consentement au préalable à ce geste. Il sous-entend aussi que certains hôpitaux abuseraient de la sédation « terminale » pour éviter de pratiquer l’euthanasie, qualifiant ce geste sédatif d’euthanasie masquée.

    De son côté, et pour éviter ces euthanasies masquées et parfois non-demandées par le patient, la Ministre de la Santé Maggie de Block, estime qu’un mécanisme d’enregistrement et de contrôle tout comme celui de l’euthanasie, permettrait de sortir la pratique des sédation d’une « zone grise ». Soutenue par la parlementaire socialiste flamande Karin Jiroflée, la Ministre voudrait ainsi demander au Parlement de lancer le débat sur le contrôle légal de la sédation palliative.  Une résolution sera soumise à la Chambre, demandant la mise en place, au sein des hôpitaux, de projets phares d’enregistrement afin d'avoir une vue d’ensemble de la pratique de sédation en Belgique.

    Cette façon d'envisager la sédation ne fait pas l'unanimité. De son côté, Gert Huysmans, président de la Fédération flamande des soins palliatifs, estime  qu’il s’agit là de manœuvres politiques visant à distraire de la véritable question qui est le dysfonctionnement de la loi euthanasie en Belgique. « Aux Pays-Bas, la loi euthanasie a déjà été réévaluée 3 fois; en Belgique, jamais. La demande se fait de plus en plus pressante. Exprimer à nouveau ses suspicions face à la sédation palliative ne sert qu’à détourner l’attention. »

    La parlementaire Els Van Hoof (CD&V) rejoint cet avis, suggérant que « le problème d’enregistrement sédation palliative est à l’agenda pour cacher des négligences dans l’application de la loi sur l’euthanasie (…) La pratique de la sédation palliative ne s'améliorera pas du seul fait de plus de formalités administratives. La preuve en est que l’enregistrement des euthanasies n’a pas permis d’ améliorer leur contrôle ni l’application de la loi ».

    D’autant plus préoccupant est le fait que certains soignants ne semblent pas reconnaître qu’une sédation peut être contrôlée et ne pas forcément être synonyme de mort provoquée, oubliant que l’intention du médecin qualifie l’acte.

    Voir Fiche didactique de l'IEB « Fin de vie : s'entendre sur les mots »

    Sources : De Standaard, RTL, Knack

  • En Birmanie, « je n’ai pas négocié la vérité », affirme le pape François

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    Lu sur le site du journal « Le Monde » à propos des Rohingya musulmans pérsécutés par les Birmans bouddhistes :

    «Le pontife est revenu sur le reproche qui lui a été fait de ne pas employer la dénomination « Rohingya » sur le sol birman, alors même qu’il était venu plaider leur cause auprès des autorités. Pour l’Etat birman, qui refuse leur refuse la nationalité, et pour une bonne partie de la population, en grande majorité bouddhiste, qui les considère comme des immigrés illégaux venus du Bangladesh, les appeler ainsi revient à les reconnaître comme une composante de la mosaïque ethnique et culturelle birmane, ce qu’ils refusent.

    Lire nos explications :   Pourquoi le terme de « Rohingya » est tabou en Birmanie

    François a commencé par rappeler qu’il avait employé ce terme à plusieurs reprises depuis le début de l’année, place Saint-Pierre :

    « [Avant que je n’arrive] on savait déjà ce que je pensais ». « Ce qui m’intéresse, c’est que le message parvienne [à mes interlocuteurs birmans]. Si j’avais prononcé ce mot dans un discours officiel, je leur aurais fermé la porte au nez. »

    Et, selon lui, le message ne serait pas passé.

    Entretiens privés

    Le pape a donc choisi de s’abstenir de le prononcer en public. Mais l’a-t-il fait lors de ses entretiens privés avec ses interlocuteurs institutionnels, et notamment avec le général Min Aung Hlaing, le chef de l’armée et, à ce titre, responsable de l’action des militaires dans l’Etat Rakhine ?

    « J’ai utilisé les mots pour arriver à [faire passer] le message. Quand j’ai vu que le message était accepté, j’ai osé dire tout ce que je voulais dire. »

    Avec lui, a insisté le pontife, « je n’ai pas négocié la vérité. Je l’ai fait de telle sorte qu’il comprenne un peu que la voie des époques sombres, aujourd’hui, n’est pas viable. Ça a été une belle rencontre, civilisée, et le message est parvenu. »

    François est revenu sur sa rencontre avec seize réfugiés, vendredi, à Dacca, à l’occasion d’une prière interreligieuse, au terme de laquelle il a prononcé le mot « Rohingya ». Ces réfugiés avaient été amenés d’un camp de la région de Cox’s Bazar.

    « Je pleurais, je cherchais à ce que cela ne se voie pas. Eux pleuraient aussi. »

    « [Cette rencontre] n’était pas programmée comme cela. Je savais que je rencontrerais les Rohingya, je ne savais pas où et comment. Mais pour moi, c’était une condition du voyage. »

    « La prière interreligieuse a préparé nos cœurs. Nous étions religieusement très ouverts. Moi du moins je me sentais ainsi. Ils sont venus me saluer, en file indienne. Et subitement on a voulu les chasser de l’estrade et là, je me suis mis en colère. (…) Et ils sont restés là. Je les ai écoutés un à un. Je commençais à sentir des choses à l’intérieur de moi. Je me suis dit : je ne peux pas les laisser partir sans leur dire un mot. J’ai demandé le micro. J’ai commencé à parler, je ne me souviens plus ce que j’ai dit. Je sais qu’à un certain moment j’ai demandé pardon. A deux reprises. A ce moment je pleurais, je cherchais à ce que cela ne se voie pas. Eux pleuraient aussi. L’un d’entre eux a dit une prière. »

    « J’ai senti que le message était passé. Avez-vous les couvertures des journaux [bangladais] ? Je n’ai pas entendu de critique ».

    Ref. En Birmanie, « je n’ai pas négocié la vérité », affirme le pape François

    Défendre -dans un esprit humaniste interconvictionnel, sans aucune référence explicite au Christ- des Musulmans persécutés par des Bouddhistes "génocidaires" (pour reprendre les termes d'Emmanuel Macron), est un bel exercice de diplomatie jésuite. Reste à en évaluer les résultats concrets. Mais oublions alors aussi les mauvais procès faits à Pie XII pour sa prudence lors de la persécution des juifs par les nazis installés jusqu’aux portes mêmes du Vatican lors de la Shoah.

    JPSC

  • L’Épiscopat espagnol prend position sur la Catalogne et les questions de genre

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    De Radio Vatican :

    L’Épiscopat espagnol s'exprime sur la Catalogne et les questions de genre

    (RV) Réunie pour son Assemblée plénière du 20 au 24 novembre 2017, la Conférence épiscopale espagnole (CEE), a rendu les conclusions de sa session, lors d’une conférence de presse le 27 novembre à Madrid. Au programme: crise catalane, éducation, Synode des jeunes et les questions de genre.

    Priorité à l’ordre constitutionnel en Catalogne

    Sur la crise catalane, la position de l'épiscopat espagnol reste celle exprimée par le président de la conférence épiscopale, le cardinal Ricardo Blázquez Pérez, à l'ouverture de l'assemblée, à savoir une distanciation de la «rupture» consommée ces dernières semaines par le gouvernement régional, et le soutien à la «restauration de l'ordre constitutionnel».

    Le débat en plénière à ce sujet s'est déroulé dans un climat de «confiance et de sérénité», a déclaré le père José María Gil Tamayo, secrétaire général et porte-parole de l’Épiscopat.

    «Le respect des minorités, a expliqué Tamayo, doit trouver un moyen de s'exprimer en ‘respectant la Constitution qui réglemente la coexistence’». L'Église, pour sa part, «veut poursuivre sa mission de réconciliation et de paix».

    Pendant la session, une large place a aussi été consacrée à la contribution de l'Église catholique espagnole à l'éducation religieuse dans les écoles et à l'université. Le père Tamayo a ainsi rappelé combien celle-ci était bénéfique au pluralisme religieux, en vertu de l’accord de coopération conclu en 1992 entre l'État espagnol et les confessions religieuses minoritaires.

    Mise en garde autour des droits LGBT

    Le projet de loi déposé par le groupe parlementaire de Podemos en mai dernier au Parlement espagnol contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et la protection des droits LGBT, a également fait l’objet de discussions parmi les évêques.

    À cette occasion, le père Tamayo a ainsi rappelé que l'Église «respectait la dignité de toutes les personnes, indépendamment de toute caractéristique ou condition», mais que ce projet de loi en discussion «excluait les autres visions de l'être humain et réduisait les libertés fondamentales», comme la liberté religieuse ou idéologique, la liberté d'expression ou de la presse, en mettant en place «une véritable censure».

  • Un rosaire sur les côtes irlandaises pour la sauvegarde de la foi catholique et le respect de la vie

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    D'Olivier Bault sur reinformation.tv :

    Après le Rosaire aux frontières en Pologne, l’Irlande organise un Rosaire sur les côtes pour la foi catholique et pour la vie

    Rosaire frontières côtes catholique Irlande
     
    Le Rosaire aux frontières qui a rassemblé un très grand nombre de catholiques le samedi 7 octobre en Pologne fait des émules. Après une prière du Rosaire nationale en Italie le vendredi 13 octobre, « pour suivre les enseignements de Marie et pour suivre le très bel exemple donné par nos frères polonais », c’est en Irlande qu’avait lieu ce dimanche, jour de la fête du Christ Roi (dans le Nouvel Ordo), un « Rosaire sur les côtes pour la foi et pour la vie ». Pourquoi ce jour ? Tout simplement, expliquent les organisateurs, parce que l’Irlande a été le premier pays consacré au Christ Roi, dans les années 1940. Dimanche, tout le long des côtes irlandaises, la prière du Rosaire a donc été dite à partir de 14 h 30, suivie du Chapelet de la Divine Miséricorde à 15h. Plus de 250 lieux de prières avaient été déclarés aux organisateurs tout le long des côtes d’Irlande, y compris en Irlande du Nord, alors que l’objectif initial était de 53.

    Le Rosaire sur les côtes pour protéger l’Irlande du mal

    Au moins quatre évêques et de nombreux prêtres avaient annoncé qu’ils y prendraient part. L’intention de cette grande prière nationale, comme le nom donné à cette initiative l’indique, était la restauration de la foi catholique en Irlande et la protection des enfants dès la conception. Les organisateurs rappellent les mots de Pie IX : « Donnez-moi une armée qui récite le chapelet et je ferai la conquête du monde. » Ils avaient demandé aux fidèles d’amener avec eux leurs médailles miraculeuses pour les faire bénir par les prêtres et les enterrer sur le bord de mer en demandant à la Vierge Marie d’intercéder pour protéger l’Irlande contre le mal. Ils disent ouvertement s’être inspirés du centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima et aussi de l’initiative « Rosaire aux frontières » polonaise.

    La foi catholique en recul en Irlande, mais il y a des signes d’espoir

    L’Irlande a connu au cours des dernières décennies un spectaculaire recul de la foi catholique, la part de la population irlandaise se rendant à la messe dominicale passant de 90 % en 1984 à 18 % en 2011, même si aujourd’hui encore plus des trois quarts des Irlandais se considèrent catholiques. Du reste, chez les jeunes, les trois quarts se déclarent désormais au contraire sans religion. Kathy Sinnott, organisatrice du « Rosaire sur les côtes pour la foi et pour la vie », évoque néanmoins dans le journal catholique polonais Nasz Dziennik du week-end, plusieurs signes d’espoir pour l’Irlande : « Depuis une vingtaine d’années, on voit apparaître en Irlande des groupes de prière, et depuis une dizaine d’années l’adoration du Saint Sacrement est à nouveau pratiquée dans presque chaque paroisse au moins pendant une heure chaque semaine, alors que c’était devenu très rare. »

    Prier pour que la vie continue d’être protégée dès la conception en République d’Irlande comme en Irlande du Nord

    Et en ce qui concerne la défense de la vie, alors que la République d’Irlande était jusqu’ici un des pays où le droit à la vie était le mieux protégé dès la conception, un référendum a été annoncé en septembre dernier par le premier ministre Leo Varadkar pour révoquer l’article de la constitution qui garantit ce droit à la vie. Cette annonce intervenait quatre ans après la loi qui a autorisé l’avortement en cas de « risque de suicide » de la femme enceinte si un tel avortement lui est refusé. En Irlande du Nord, où le droit à la vie est également protégé, le gouvernement britannique a décidé de rembourser le voyage des femmes qui souhaiteraient se faire avorter en Grande-Bretagne.

    Le Rosaire aux frontières polonais inspire encore les catholiques d’autres pays

    Le 8 décembre prochain, pour la fête de l’Immaculée Conception, ce sera au tour des catholiques de Colombie de réciter la prière du Rosaire dans tout le pays et ils ont demandé aux organisateurs du Rosaire aux frontières polonais de les soutenir par la prière. Dans leur demande, les organisateurs colombiens ont écrit leur crainte de voir, après l’accord de paix, les communistes des FARC transformer le pays en un nouveau Venezuela ou un nouveau Cuba. « En Pologne, vous savez combien le communisme est terrible », ont-ils écrit, « et nous savons que le Rosaire est l’arme la plus puissante contre le diable et le communisme ». Les organisateurs du Rosaire aux frontières polonais ont encore été informés d’initiatives similaires en Croatie et en Italie, mais cette fois aux frontières du pays comme cela avait été le cas en Pologne.

    Olivier Bault

  • Le message du pape pour la Journée mondiale de la Paix 2018 est centré sur l'accueil des migrants et des réfugiés

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    Journée de la paix 2018: les migrants et les réfugiés, en quête de paix

    Message du pape François (Texte intégral) (source)

    « Les migrants et les réfugiés: des hommes et des femmes en quête de paix ». C’est le thème du message du pape François pour la Journée mondiale de la paix 2018, qui sera célébrée comme chaque année le 1er janvier.

    Dans le texte publié le 24 novembre 2017, le pape plaide la cause des « plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés ».

    « Il y aura beaucoup à faire avant que nos frères et nos sœurs puissent recommencer à vivre en paix dans une maison sûre, note le pape. Accueillir l’autre exige un engagement concret, une chaîne d’entraide et de bienveillance, une attention vigilante et compréhensive, la gestion responsable de nouvelles situations complexes. »

    Fustigeant « ceux qui fomentent la peur des migrants, parfois à des fins politiques » et qui « au lieu de construire la paix sèment la violence, la discrimination raciale et la xénophobie », il invite les gouvernants à « accueillir, promouvoir, protéger et intégrer ». Il rend hommage à « la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et communautés qui, dans tous les coins du monde, ouvrent leur porte et leur cœur ».

    Les migrants et les réfugiés, assure le pape, « n’arrivent pas les mains vides: ils apportent avec eux un élan de courage, leurs capacités, leurs énergies et leurs aspirations, sans compter les trésors de leurs cultures d’origine. De la sorte, ils enrichissent la vie des nations qui les accueillent ».

    Le pape François encourage l’approbation par les Nations-Unies de deux pactes mondiaux pour les migrants et pour les réfugiés, et souhaite « que le réalisme nécessaire de la politique internationale ne devienne pas une soumission au cynisme et à la mondialisation de l’indifférence ».

    AK

    Message du pape François

    Les migrants et les réfugiés: des hommes et des femmes en quête de paix

    1. Meilleurs vœux de paix

    Que la paix soit sur toutes les personnes et toutes les nations de la terre ! Cette paix, que les anges annoncent aux bergers la nuit de Noël,1 est une aspiration profonde de tout le monde et de tous les peuples, surtout de ceux qui souffrent le plus de son absence. Parmi ceux-ci, que je porte dans mes pensées et dans ma prière, je veux une fois encore rappeler les plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés. Ces derniers, comme l’a affirmé mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, «sont des hommes et des femmes, des enfants, des jeunes et des personnes âgées qui cherchent un endroit où vivre en paix ».2 Pour le trouver, beaucoup d’entre eux sont disposés à risquer leur vie au long d’un voyage qui, dans la plupart des cas, est aussi long que périlleux; ils sont disposés à subir la fatigue et les souffrances, à affronter des clôtures de barbelés et des murs dressés pour les tenir loin de leur destination.

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  • Avortements sélectifs, sélection embryonnaire, infanticide intentionnel : arrêter le carnage des petites filles

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    De Marina Droujnina sur zenit.org :

    L’Osservatore Romano dénonce les massacres de petites filles

    Avortements sélectifs, sélection embryonnaire, infanticide intentionnel

    Audience 15 mars 2017, le pape bénit un enfant © L'Osservatore Romano

    Audience 15 Mars 2017, Le Pape Bénit Un Enfant © L'Osservatore Romano

    Les avortements sélectifs, la sélection embryonnaire en fonction du sexe, l’infanticide intentionnel qui consiste à éliminer des fillettes après leur naissance : L’Osservatore Romano dénonce ces « pratiques abominables qui traversent les pays, les religions et les continents ».

    Le quotidien du Vatican publie à ce sujet des statistiques et des témoignages, dans son édition italienne du 23 novembre 2017.

    Un massacre de petites filles est à l’œuvre principalement en Chine et en Inde (l’Association médicale indienne estime à cinq millions le nombre de fœtus filles avortés chaque année), mais aussi dans d’autres pays. Les chiffres, fournis par Population Research Institute, précisent qu’entre 2000 et 2014, plus de 15.000 avortements sélectifs en fonction du sexe ont eu lieu en Albanie, 7500 au Kosovo, 3100 en Macédoine, 2700 en Bosnie, 2140 en Serbie et 746 au Monténégro. La sélection embryonnaire en fonction du sexe est fréquente dans les cliniques modernes pour la fertilité aux États-Unis. 41% des Américaines qui recourent à cette pratique optent pour une sélection en fonction du sexe, là où celle-ci ne prévoit pas de coût en plus, indiquent les chercheurs de l’université de l’Illinois.

    Sœur Devadoss Joseph Margaret, médecin et religieuse des Filles de Marie Auxiliatrice, s’alarme d’« une croissance des avortements sélectifs et des infanticides à l’encontre du genre féminin surtout dans les zones urbaines » en Inde.

    « Le plus alarmant, a-t-elle déclaré dans le supplément mensuel de L’Osservatore Romano “Femmes Église monde” le 2 novembre dernier, c’est que l’avortement sélectif prévaut aussi dans les couches sociales les plus élevées. Une autre forme d’homicide au féminin est l’infanticide intentionnel, qui consiste à éliminer une fillette après sa naissance, dans ses 12 premiers mois : si la petite survit au foeticide, elle est abandonnée ou jetée au milieu de détritus ou dans les décharges publiques. Certaines sont brûlées vives, d’autres empoisonnées, d’autres tuées en appliquant du poison sur le sein de la mère. Mais encore, nous avons connaissance de petites filles vendues, torturées et rouées de coups. Toute cette méchanceté est due à l’extrême désir d’avoir un enfant de sexe masculin, répandu dans certaines couches de notre société. »

    Pour arrêter « ce carnage de fœtus et petites filles », estime Sœur Devadoss Joseph Margaret, « nous devons … commencer à les considérer comme un patrimoine ». « Nous devons avant tout bloquer les tests de sélection sexuelle, poursuit la religieuse. Deuxièmement, nous devons créer un environnement où chaque enfant à naître est accueilli sans préjugé de genre. Troisièmement, nous devons rappeler qu’aucune société ne peut prospérer quand la moitié de sa population est constamment traitée de manière inférieure par rapport à l’autre moitié. Quatrièmement, n’importe quelle loi écrite ne servira à rien si nous, comme société, nous n’arrêtons pas de nier aux filles la dignité, la liberté et les opportunités qui leur reviennent. »

    L’Osservatore Romano cite aussi le quotidien en ligne italien « Piccolo di Trieste » qui raconte, le 19 novembre 2017,  la campagne Nezeljena (non voulue), conduite par l’ONG monténégrine Centre pour les droits des femmes. « Des nécrologes criants, bordés d’un cadre rose, publiés parmi les annonces mortuaires sur les journaux, accrochés aux poteaux de la lumière et aux arbres, écrit Stefano Giantin. Aucune photo de la personne chère disparue, uniquement le profil d’une petite fille. « La campagne, poursuit-il, touche un problème encore irrésolu, souvent gardé sous silence, mais commun à tant de pays voisins, celui des avortements sélectifs, de l’élimination du fœtus au début de la grossesse si c’est une fille parce qu’on aurait préféré un garçon. »

    Le quotidien du Vatican évoque également le témoignage de la journaliste américaine Liza Mundy, dans son livre sur la procréation assistée Everything Conceivable. How Assisted Reproduction is Changing Men, Women, and the World (2007).

    Elle souligne que si les techniques de reproduction « résolvent beaucoup de problèmes, en même temps, elles en créent des nouveaux et radicaux, car malgré ce que l’on croit, la procréation assistée est la forme de reproduction la moins contrôlable ».

    Entre autres, Liza Mundy raconte que la sélection embryonnaire en fonction du sexe devient une réalité de plus en plus fréquente et que la réduction sélective est le secret le mieux conservé de la fécondation in vitro aux États-Unis.

    Ce livre a désormais dix ans, « mais qu’est-ce qui a changé depuis ? » s’interroge L’Osservatore Romano : « Si en Inde on ne veut pas de fille parce qu’’élever une fille c’est comme arroser le potager du voisin’ et aux États-Unis on l’écarte parce que, on le sait, les filles sont beaucoup plus difficiles à gérer pendant l’adolescence, parlons-nous vraiment de deux mondes si différents ? »

    Avec une traduction d’Océane Le Gall

  • Quand Pékin tente de limiter le tourisme chinois au Vatican

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    D'Isabelle Cousturié sur aleteia.org :

    Pékin tente de limiter le tourisme chinois au Vatican

    Selon l'agence Asianews, Pékin interdit depuis une semaine aux agences de voyage chinoises de faire de la publicité et d'organiser des visites de la basilique Saint-Pierre de Rome et du Vatican.

    Les agences de voyage en Chine confirment… Il leur est désormais interdit de faire de la publicité ou de de programmer des voyages et visites à la basilique Saint-Pierre de Rome et dans tout le Vatican sous peine d’une forte amende, en raison de l’absence de relations diplomatiques entre Pékin et le Saint-Siège. La nouvelle, parue dans un article de Radio Free Asia, est relayée par l’agence Asianews qui a eu confirmation de ses correspondants. L’interdiction est effective depuis le 16 novembre dernier. L’amende en cas de transgression s’élève 300 000 yuan, soit l’équivalent de plus de 39 000 euros selon un employé de l’agence chinoise Phoenix Holidays International Travel Agency.

    Tourisme ou pèlerinage ?

    Depuis quelques années, le tourisme chinois vers l’Italie ne cesse de grimper, selon divers agents du secteur touristique, notamment pour visiter le Vatican, les musées et la basilique Saint-Pierre. Parmi les touristes, de nombreux jeunes et un grand nombre de chrétiens qui en profitent pour faire un pèlerinage sur les tombes des apôtres. Asianews attribue ce flux à la reprise des négociations entre Pékin et le Saint-Siège, mais également aux audiences du pape François pendant lesquelles le Saint-Père, pour les saluer personnellement, se prête volontiers au jeu des selfies, se laissant photographier à leurs côtés, au milieu de leurs drapeaux rouges.

     

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