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Politique - Page 735

  • La loi naturelle incompatible avec la laïcité républicaine ?

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    promethee.jpgDans l’éditorial du dernier numéro (24 septembre 2011) du bimensuel « L’Homme Nouveau », Denis Sureau, directeur de la revue signe cet éditorial qui concerne une controverse française mais dont la portée est universelle :

    « Dans la bataille contre l’idéologie du « genre » dans les programmes scolaires, Luc Ferry, intellectuel et ministre de l’éducation émérite, est venu à la rescousse de son successeur, Luc Chatel. Dans une chronique parue dans le Figaro, s’opposant explicitement à l’enseignement de l’Église (et plus particulièrement à sa condamnation des pratiques homosexuelles), il dénonce la reconnaissance d’un ordre naturel comme contraire à la République. Il précise : « Depuis le XVIIIe siècle, toute la pensée démocratique s’est construite à l’opposé de ce naturalisme. Ce qui marque la naissance de l’humanisme moderne, c’est justement la conviction que la nature est tout sauf une norme morale ». La nature, ajoute-t-il, « pour les héritiers des Lumières, c’est d’abord l’ennemi » et « toute éducation doit nous en arracher pour nous faire entrer dans l’espace de la civilité, de l’Histoire et de la culture ». Conclusion : « En tant que républicain, je ne puis donc qu’encourager notre ministre, Luc Chatel, à tenir bon sur cette ligne-là ».

    Luc Ferry, de son point de vue, n’a pas tort. Le Gender n’est qu’un avatar tardif du libéralisme moderne qui, se fondant sur le désir de l’individu, exalte sa capacité indéterminée de s’autoconstruire, d’être le créateur de ses valeurs. A cette folie, seule peut s’opposer une théologie qui perçoit dans la Création les traces de son Créateur, un « plus d’être » qui ne peut venir qu’au-delà de la nature visible, et qui la tire comme hors d’elle-même. Le Genre ou la Création, telle est bien l’alternative ».

    Pour Luc Ferry et ses semblables les droits et devoirs humains n’ont rien d’imprescriptible : ils résultent d’un « contrat social » toujours amendable, selon des mécanismes « démocratiques », eux-mêmes aléatoires. Sur ce point, une controverse (au sens de la disputatio médiévale) avait été organisée, au théâtre Quirino à Rome le 21 septembre 2000, entre le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, et un professeur à l’Université romaine de la Sapienza, le philosophe Paolo Flores d’Arcais, pour explorer des voies de convergence possibles. Au moment décisif du dialogue, le modérateur – Gad Lerner, journaliste à la  Repubblica – s’est demandé si des principes aussi fondamentaux que ceux du Décalogue ne pourraient pas être retenus comme base éthique commune, même par des athées (qui y souscriraient seulement « velut si [comme si] Deus daretur »). Mais cette proposition fut aussitôt rejetée par le philosophe laïc. 

    Ce dernier nia que certaines règles morales ou de droit naturel  puissent constituer des postulats, ou des acquis irréversibles, pour l’humanité : le contrat social est toujours relatif, contingent, renégociable. Ainsi, certains revendiquent-ils maintenant à l’ONU l’insertion de nouveaux « droits » (à l’avortement, à l’euthanasie, au choix du « genre » etc.) dans une Déclaration universelle des droits de l’homme vieille de 50 ans à peine (1948) ! Tout s’écoule, disait déjà le vieil Héraclite. Pareille impasse montre à quel point une définition véritablement universelle (« ubique, semper et ab omnibus ») des droits (et donc des devoirs) humains sans Dieu semble aléatoire.

     

     

     

  • Sur la raison et la politique en Occident

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    Il y a quelques jours, nous avons relayé le discours prononcé par le Saint père devant le Bundestag. Notre consoeur de Benoît et moi y revient, en reprenant le commentaire de Giuliano Ferrara (Il Foglio) à propos de cette brillante invitation à l’ouverture de l’intelligence.

     Source :

     http://benoit-et-moi.fr/ete2011/0455009f1b06c3101/0455009f6a0f18808.html

     Dans le splendide discours au Bundestag (cf : http://www.zenit.org/article-29016?l=french), le parlement de sa patrie, est réapparu dans une lumière claire, douce et brillante - la lumière de l'intelligence et de la raison - ce formidable professeur Ratzinger qui a été élu pour guider l'Eglise de Rome sur une plateforme de lutte intellectuelle et éthique contre la dérive relativiste et nihiliste venue de l'Occident moderne.

    Benoît XVI a surpris tout le monde. Pas d'élan pastoral d'inspiration minimaliste, aucune catéchèse ordinaire, mais à la place, un rappel clair, énergique, et extraordinaire de la substance de ce qui est politique et public, et de la question philosophico-juridique autour de la façon de faire le bien, de mener une vie juste, de conduire des gouvernements et des états justes, de faire des lois justes dans un monde qui ne dépend plus de la tradition, de l'autorité intrinsèque de la foi, mais de la démocratie majoritaire.

    Les géants usent de mots simples et de concepts accessibles à tous, ils ne sont pas ésotériques (ndt: au sens "réservés aux initiés"), ils parlent au centre fort et réaliste de l'intelligence humaine. Tout comme l'a fait le pape, s'adressant aux Damen und Herren du Bundestag. Évitant les polémiques, et caressant la vérité comme un enfant le ferait avec un jouet

    Le discours, on doit le lire dans sa version intégrale, et sa signification est sans ambiguïté. Ce n'est pas un discours qu'il est possible de détourner par des sophismes et des polémiques. Si nous sommes libres, si nous sommes dans un monde laïc, si nous sommes maîtres de notre destin, c'est parce que nous sommes chrétiens.

    Le christianisme n'a pas imposé la Révélation comme une loi, ce n'est pas la charia, ce n'est pas un espace mythique pour des dieux querelleurs. A la base des droits humains (ndt: j'hésite à traduire par "droits de l'Homme", trop connoté), des réalisations des Lumières, de l'idée moderne même de conscience, il y a le choix chrétien et catholique en faveur de la loi naturelle et de la loi de la raison, il y a le parcours historique enraciné dans les vérités écrites par saint Paul dans la Lettre aux Romains, dans Augustin d'Hippone et dans la culture des Pères de l'Église.

    Même ceux qui n'ont pas la foi comprennent que l'origine du tout ce que nous sommes est mystérieuse, que quelque chose d'inconnaissable est à la base de ce qui est, et que sans la reconnaissance de l'être des choses, la pensée et le monde s'écroulent en un délire du sujet qui se fait le créateur du monde, le portant à une destruction certaine.

    Le Pape a fait une référence délicate et savoureuse à l'écologie, dans la terre d'origine du phénomène des Verts, et a ajouté, avec un esprit espiègle, que l'écologie est d'abord et avant tout l'écologie humaine.

    Il n'y avait pas besoin de parler d'avortement, de sexualité, d'amour, profane, de coutumes et traditions de l'occident postmodernisme , pour être clair et sans détour. L'Église est beaucoup de choses, bien sûr, et sa fonction ou sa vie communautaire comme corps mystique du Christ dépasse d'un coup, qu'elle soit majoritaire ou minoritaire parmi les hommes et les femmes importe peu, toute autre fonction. Mais Benoît XVI a rappelé à un grand et puissant pays de la vieille Europe, qui a dans son passé la tragédie et la culpabilité du plus tragique totalitarisme de l'histoire, que les chrétiens sont, dans leur totalité agissante, une grande agence de la culture humaine capable de contrer tout totalitarisme, y compris relativiste et nihiliste, en engageant dans l'espace public leur conscience théologique, philosophique et politique.

     

  • L’euro à l’épreuve des réalités économiques et sociales

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    Lors d'un entretien avec Michel Droit, le 14 décembre 1965 entre les deux tours de l'élection présidentielle, le général de Gaulle avait prononcé sa célèbrissime "petite phrase" :"Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe ! l'Europe ! l'Europe !... mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien".

    Des sauts de cabri, l'Europe en a, certes fait plusieurs depuis 1965. L'euro en est un mais, à l'épreuve de la crise économique et monétaire actuelle, Pascal André dans un éditorial de l'hebdomadaire "Dimanche" à paraitre le 25 septembre s'interroge sur la réalité qui  sous-tend cette monnaie: "Quelle Europe voulons nous"?":

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  • Les fondements du droit par Benoît XVI

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    papst-bundestag.jpgA l’invitation du Président du Bundestag, le Pape s’est adressé au Parlement fédéral dans un discours magistral, d’une très grande intelligence, consacré aux sources du droit. Les développements consacrés par le Saint père au droit naturel méritent à n’en pas douter une lecture attentive, qui permet de cerner l’intimité intrinsèque, mise à mal par les positivistes, entre « l’être » et le « devoir être », avec les implications que cela comporte au niveau de la nature et de la raison, et de leur lien entre eux.

     

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  • Le respect du plus faible ou l’Evangile face aux expulsions de Roms

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     Ce lundi 19 septembre, environ 70 personnes, Roms pour la plupart, provenant des Balkans, ont été expulsées de la gare de Nord à Bruxelles, où elles avaient trouvé refuge. Parmi elles : des familles avec de jeunes enfants. Les voilà ainsi disséminées à travers Bruxelles, alors que les autorités se renvoient la balle : étant citoyens européens, les Roms ne peuvent demander l’asile en Belgique, ni dans un quelconque autre Etat de l’Union européenne.

    L’éditorial de La Libre de ce jour constatait, d’une plume dépitée : « Les CPAS, déjà débordés par l’afflux important de demandeurs d’asile, renvoient la balle au fédéral qui, ennuyé, se drape dans les textes législatifs qui ne l’obligent effectivement à rien envers ces Roms, indésirables ici comme là-bas. Mais, bon sang ! Ne peut-on pas faire preuve de 5 minutes de courage politique pour éviter que des bébés, des enfants, des femmes enceintes, dorment désormais sur l’herbe détrempée d’un parc ? »

     Et de conclure d’un terrible : « Bonne nuit, Mesdames et Messieurs les responsables, et surtout, faites de beaux rêves ».

     

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  • Erdogan serait-il en train de ressusciter l'empire ottoman ?

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    C'est en tout cas la conviction de Herodote.net qui écit :

    "Tandis que la Grèce et l’Europe s’enfoncent dans des difficultés sans nom, le Premier ministre turc effectue une tournée triomphale en Égypte, Tunisie et Libye, pays arabes autrefois ottomans.

    Menaçant d’intervenir contre Israël avec sa flotte, il se présente en nouveau champion de la cause arabe. 

    Il y a quinze mois, Herodote.net a pressenti cette résurrection de la Turquie ottomane.  Notre analyse n’a pas pris une ride. Elle se voit amplement confirmée par les événements de ces derniers jours…"

       Voir ici : Le réveil ottoman

  • Islamiser les vestiges de l’antiquité chrétienne d’Afrique du Nord ?

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    Avril2008_220.jpgUn groupe d’une vingtaine de militants salafistes ont envahi jeudi la basilique romaine du Kef (nord-ouest) dans le but de transformer le lieu en mosquée, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre. Les salafistes entendaient récupérer le site, arguant que le monument a constitué un lieu de culte musulman avant de redevenir une basilique en 1966 sous le régime Bourguiba, selon le journal. «Des musulmans sont entrés dans la basilique pour préparer le lieu à accueillir la prière du vendredi», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Hichem Meddeb, précisant ne pas être en mesure de les identifier comme étant des salafistes. «Les forces de l’ordre les ont dispersés dans le calme, des pourparlers avec le gouverneur ont eu lieu, et ils ont été invités à présenter une demande officielle au ministère du Culte», a-t-il ajouté. «Jusqu’à preuve du contraire, le monument reste une basilique», a-t-il déclaré.

    La basilique du Kef est un monument archéologique de l’époque byzantine (VIe siècle) transformée en mosquée au XVIIe siècle avant de récupérer sa vocation première puis de devenir un lieu touristique et culturel. Le Kef compte des dizaines de monuments historiques puniques, romains et islamiques. Le ministère de la Culture tunisien a récemment annoncé une enveloppe de 600 000 dinars (environ 300 000 euros) pour restaurer tous les sites culturels et religieux tunisiens (…).

    C’est ici : Le zèle des salafistes tunisiens

  • Le Liechtenstein dit non à l'avortement

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    18/09/11 – 16h00
    VADUZ (NOVOpress)
    - Voici un résultat électoral démocratique qui risque fort de contrarier les tenants de la bien pensance contemporaine, pour qui le droit à l’avortement est devenu un droit quasi-sacré et les IVG de masse qui en découlent l’incarnation de la “liberté” et du “progrès”.

    En effet, au cœur de la vieille Europe, un petit État refuse encore ce catéchisme que l’on avait fini par croire obligatoire.

    Le Liechtenstein a ainsi rejeté aujourd’hui la légalisation de l’avortement, en votant majoritairement “non” à une initiative populaire soumise à référendum.

    Ce résultat est un satisfecit pour le prince Aloïs von et zu Liechtenstein, qui avait affirmé son opposition à cette initiative.

    Selon les premiers résultats officiels, 52,3% des votants ont rejeté le projet de légalisation intitulé “aider plutôt que punir”.

    [cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [http://fr.novopress.info/]

  • Témoignage d'un jeune séminariste chinois : Chine : « Même si je ne suis pas prêtre, je resterai un témoin du Christ »

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    ROME, Vendredi 16 septembre 2011 (ZENIT.org) – Nous publions cet entretien accordé à l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) par un séminariste chinois.

    Il veut être prêtre.  Paul a bientôt trente ans et vient tout juste de terminer ses études au séminaire. De nationalité chinoise, il a grandi dans un petit village d’une province de l’ouest. Après avoir participé aux JMJ de Madrid avec un autre jeune de sa région, le voici en France. Alors même qu’il était en route pour l’Espagne, les autorités chinoises sont venues dans sa famille pour demander où il était. Elles avaient tenté de dissuader Paul de venir en Europe. Entretien.

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  • L'Initiative Globale d’ADF se bat pour la vie, la famille, et la liberté religieuse

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    C-Fam.jpg

    Par Thomas McFeely

    NEW YORK, 16 Septembre (C-FAM) Depuis 1994, l’Alliance Defense Fund se bat avec succès dans les cours américaines et les parlements pour la liberté de religion, la sainteté de la vie, et la défense du mariage et de la famille. Maintenant, ADF apporte ses conseils qui ont montré leur efficacité en pratique au niveau interne, sur l’arène internationale, grâce à leur « Global Initiative », qui a été lancée récemment. ADF a été fondée en 1994 par l’avocat Me Alan Sears, accompagné de 35 leaders chrétiens évangéliques, dont le fondateur de l’organisation Focus on the Family , James Dobson. Son but était de créer une force légale concentrée, capable de remporter des victoires judiciaires contre les créatures libérales monstrueuses, tel l’American Civil Liberties Union.

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  • Les nouvelles prévisions de l’ONU sur les population prévoient aussi un monde plus grisonnant que celui qu’on imaginait

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    C-Fam.jpgPar Susan Yoshihara, Ph.D.

    Ce qui est peut-être le plus significatif, c’est la croissance soudaine du nombre des personnes âgées (de plus de 65 ans) et encore plus âgées ( plus de 80ans). D’ici à 2050, ces groupes représenteront 2% de plus dans la population en Allemagne, en Inde, au Japon, en Russie, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis que les prévisions précédentes.

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  • L'extrémisme islamiste est la règle dans l'enseignement en Arabie Saoudite

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    Une étude réalisée par le Centre pour la liberté religieuse que l'Institut Hudson a publié dix ans après le 11-Septembre, confirme que l'Arabie saoudite, d'où proviennent 15 des 19 terroristes qui ont préparé le carnage, est toujours engagée dans une forme violente de l'islam dans son système scolaire et dans les manuels scolaires pour les enfants. «Le gouvernement d'Arabie saoudite a commandé plus de manuels scolaires aux extrémistes religieux wahhabites qui travaillent ensemble pour maintenir le contrôle sur le pays", a déclaré Nina Shea, directrice du Centre, dans une interview avec l'AIIC.

    En conséquence, les textes encore enseignés aux élèves affirment que «les juifs et les chrétiens sont les ennemis» des musulmans et que "la lutte de cette nation (les musulmans) contre les juifs et les chrétiens ... continuera aussi longtemps que Dieu le veut."

    Les livres scolaires décrivent les Juifs comme des «singes» et les chrétiens comme des «porcs» et préconisent la peine de mort pour les apostats de l'islam, tout en encourageant la violence contre les non-musulmans qui refusent de faire un pacte ou un accord pour se placer  sous la protection des musulmans.

    Selon Shea, "certains Saoudiens eux-mêmes reconnaissent le problème posé par le programme à la nation."

    "Toutefois, la promotion de la violence et de l'extrémisme fait partie intégrante des manuels scolaires nationaux en Arabie Saoudite, particulièrement ceux de religion. Cinq millions d'étudiants saoudiens y sont exposés dans les classes d'Arabie chaque année."

    "En outre, en tant qu'autorité contrôlant les deux sanctuaires les plus sacrés de l'Islam, l'Arabie saoudite est capable de répandre ce matériel religieux parmi les millions de pèlerins musulmans chaque année. Par conséquent, ces enseignements peuvent avoir une influence large et profonde", indique le rapport.

    source : http://infocatolica.com/?t=noticia&cod=10058 (traduit de l'espagnol)