De Pascale Hugues sur le site du Point :
À Berlin, les églises célèbrent la messe et la fin du confinement
REPORTAGE. Fidèles masqués, bénitiers à sec..., certains lieux de culte d'Allemagne ont pu rouvrir après le déconfinement. En appliquant des règles strictes.
Un prêtre masqué qui s'avance et présente l'hostie au bout d'une longue pincette… non, ce n'est pas une scène extraite d'un film surréaliste, mais la nouvelle réalité de la messe du dimanche à l'église catholique de Sankt Ludwig à Berlin. Passé la première vague de l'épidémie de Covid-19, les cultes ont officiellement rouvert le week-end dernier en Allemagne. Saisie après l'annulation des messes de Pâques, la Cour constitutionnelle a décidé que les restrictions à la liberté religieuse devaient toujours rester « proportionnées ». « Bienvenue après huit semaines d'abstinence, lance le père Maximilian à la trentaine de fidèles venus assister à la messe de 10 heures. Votre santé nous tient à cœur et nous espérons que vous ne serez pas trop gênés par les mesures que nous avons mises en place pour vous protéger. »
Au maximum 50 personnes ont le droit de se trouver dans l'église au même moment. Pour assister à la messe, il faut s'inscrire à l'avance par téléphone et laisser ses coordonnées dans un registre déposé à l'entrée pour que la paroisse puisse vous contacter en cas de contamination. Si les directives sanitaires ont été données par l'évêché de Berlin, chaque paroisse élabore son propre concept corona. À Sankt Ludwig, on a planché pendant un bon moment pour établir un certain nombre de règles d'hygiène : après s'être désinfecté les mains, chacun est accompagné individuellement à la place qui lui a été assignée. Trois mètres au moins séparent les fidèles les uns des autres. Les familles forment de petites grappes soudées. Le port du masque est obligatoire durant tout l'office. Pendant la célébration de la messe, le prêtre et les enfants de chœur n'en portent pas. C'est juste pour venir apporter l'hostie, qu'il dépose dans les mains en coupe de chacun, que le prêtre met un masque marron assorti à sa soutane.


En quoi le stress chronique peut-il influer sur notre système immunitaire ? Et comment cultiver les émotions positives qui vont nous rendre plus résilients et résistants ? Les réponses de Nathalie Rapoport-Hubschman, médecin, psychologue et psychothérapeute. Lu sur le site du périodique « La Vie » :


