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Culture - Page 201

  • Dans le cadre de la Fête de l’Orgue 2018 à Liège (4-21 mai)

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    CHAPELLE DE BAVIÈRE

    JEUDI 10 MAI A 15h00 et 17h00

    Accès exceptionnel:

    Visite guidée suivie d'un concert :

    BACH, PURCELL, BABOU, CHAUMONT…

    Jean-Marie Verdière, présentation de la chapelle

    Muriel Bruno, soprano • Éric Mairlot, orgue

    PAF libre

    inscription préalable requise :

    tous les jours de 10 h à 11 h

    portable 0476 40 87 82 

    courriel : asblliegelesorgues@gmail.com

    En 1894, lors du transfert de l'hôpital de Bavière au boulevard de la Constitution, la Chapelle Notre-Dame (1606) fut reconstruite par l'architecte Demany. Dédiée à saint Augustin et classée depuis 1990, c’est une réplique exacte de l'ancienne chapelle. La majorité des éléments intérieurs sont anciens (mobilier, escalier en marbre, tribune, orgue…). Georges Simenon y fut enfant de choeur et les funérailles de sa mère y eurent lieu le 8 décembre 1970. L’orgue est un beau spécimen de l’âge d’or classique liégeois. Accès exceptionnel !

    Folder Sursum Corda-page-001.jpg

    JPSC

  • Mai 68 : sous les pavés, l'Esprit ?

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    Du site de l'hebdomadaire "La Nef" :

    Mai 68 : Sous les pavé, l’Esprit

    Gérard Leclerc, éditorialiste à France Catholique et Radio Notre-Dame, fin analyste de la vie des idées, vient de publier un essai original sur Mai 68, dont il nous parle ici.

    La Nef – Comment résumeriez- vous en quelques mots le phénomène mai 1968 ?

    Gérard Leclerc – On fait bien de parler de phénomène, car Mai 1968 est d’une essence très particulière. À tel point qu’il a surpris même ses initiateurs. À l’origine, ce sont quelques groupuscules d’extrême gauche qui lancent l’agitation, à Nanterre et au Quartier latin. Mais l’affaire prend une ampleur inattendue, au point de provoquer une mobilisation de génération. On peut parler avec le regretté Paul Yonnet de « peuple adolescent » qui se révolte contre l’ordre établi, sans trop savoir le but qu’il poursuit. Les gauchistes révolutionnaires classiques comme les trotskistes veulent réitérer la révolution léniniste de 1917, mais rien ne marche comme ils l’attendent. On va s’apercevoir que d’une révolution politique on est passé à une révolution culturelle dont le contenu va se préciser dans la décennie soixante-dix.

    Vous montrez que Mai 1968 a paradoxalement renforcé le capitalisme moderne : pourriez-vous nous expliquer par quel mécanisme ?

    Dès lors qu’une révolution de type communiste n’est plus possible et que c’est une révolution des mœurs qui s’amorce, on va s’apercevoir que c’est l’économie libérale qui s’accorde le mieux avec la sollicitation des désirs. La publicité va d’ailleurs s’emparer de cette thématique au service de la consommation. Un auteur libéral comme Jean-François Revel avait perçu presque sur-le-champ que la révolution envisagée trouvait son terrain d’élection aux États-Unis d’Amérique et sûrement pas dans la Russie soviétique. D’ailleurs il est remarquable que la plupart des révolutionnaires de 68 se transformeront en cadres performants de l’économie libérale. L’évolution d’un journal comme Libération est significative de cette mutation. À l’origine, Serge July et ses camarades avaient créé un brûlot révolutionnaire d’une extrême violence. Rapidement Libé se ralliera au libéralisme politique et économique. On peut dire la même chose de Daniel Cohn Bendit, figure symbolique de 68, qui suivra la même évolution.

    Vous évoquez à plusieurs reprises un « basculement anthropologique », avec un changement d’attitude devant la vie, ainsi que la « rupture » des années 1964-1969 telle que Chaunu l’avait analysée très tôt, responsable de la chute de la pratique et de la fécondité : que sont ce basculement et cette rupture, et leurs conséquences ?

    Ce basculement anthropologique explique 68, il le précède. Le « peuple adolescent » en exprimera le sens, mais il a été lui-même forgé par les transformations imposées par la société industrielle au stade des Trente Glorieuses. Il va abandonner les références des générations précédentes, celles de la guerre et de la reconstruction. Que ces références soient de gauche ou de droite, elles se distinguaient par un caractère commun, de type sacrificiel. On se sacrifiait pour la patrie ou pour la révolution. Il n’est plus question de se sacrifier et d’assumer, par exemple, la continuité démographique qui avait permis le baby-boom. Le grand historien qu’était Pierre Chaunu avait signalé un changement fondamental des « attitudes devant la vie » qui se traduisait statistiquement par la baisse du nombre des mariages et plus encore par un affaissement démographique. Pierre Chaunu avait même parlé de « peste blanche » à propos de la diffusion massive des contraceptifs qui allait provoquer en Europe un véritable hiver démographique.

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  • Eglise du Saint-Sacrement à Liège: de l’univers baroque aux voix du plain-chant

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    Concert le vendredi 4 mai 2018 à 20h00 

    Visitez le monde de Jean-Sébastien Bach :

    Le vendredi 4 mai 2018 à 20h00, le Quatuor instrumental Darius, le Choeur de Chambre Praeludium et Patrick Wilwerth (orgue et direction) vous feront visiter le monde de Jean-Sébastien Bach, ses maîtres et ses disciples. Au programme, Bach, Krebs, Kuhnau, Zelenka, Buxtehude,Graupner…

    concert st sacrement 4 mai 2018 flyers 4 mai 19.jpg

    Internet : http://www.praeludium.be / P.A.F. 10€ (pas de réservation) /

    Tel. 0495 79 80 38

    http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2018/04/09/eglise-du-saint-sacrement-a-liege-le-vendredi-4-mai-a-20h-vi-6041939.html

     

    Messe du premier dimanche du mois, le 6 mai 2018 à 10h00 :

    Plain-chant et Trio instrumental (orgue, violon et violoncelle)

    Le dimanche 6 mai prochain,  5e après Pâques, l’église du Saint-Sacrement  offrira aussi à 10 heures une célébration la messe particulièrement soignée sur le plan musical avec le concours de l’Ensemble instrumental Darius (Anne-Sylvie Primo, violon, Florence Bailly, violoncelle et Patrick Wilwerth, orgue positif) qui jouera des extraits d’oeuvres de Georg Friedrich Haëndel,  Antonio Vivaldi et Astor Piazzola. Le plain-chantModifier de la messe « vocem jucunditatis », dédié au thème de la joie pascale, sera assuré par la Schola du Saint-Sacrement. 

    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_mai2018.jpg

    Plus de renseignements : tel 04 344 10 89  ou email : sursumcorda@skynet.be

    Extraits musicaux sur le site web :

    http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2018/04/23/eglise-du-saint-sacrement-a-liege-joie-pascale-pour-premier-6045863.html

     JPSC

  • Libres propos sur l’emploi des langues dans la liturgie

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    -missel-romain-1962-leglise-Saint-Sulpice-Paris_0_1400_939.jpgQue la langue du culte se distingue de celle de la vie courante est un phénomène sinon universel, du moins largement répandu dans beaucoup de liturgies.

    Cela était déjà vrai dans l’Antiquité païenne : à Rome, du temps d’Auguste, des collèges sacerdotaux comme les danseurs saliens ou les frères arvales conservaient pieusement des « carmina » dans une langue devenue archaïque. On ne les chantait pas moins. A la même époque, dans les synagogues juives, la Loi était lue en hébreu, langue alors tombée en désuétude, quitte à être traduite ou expliquée en araméen ou en grec. Jusqu’à un certain point cela reste encore vrai de nos jours dans l’orthodoxie, avec l’usage du slavon ou du grec ancien, et dans le catholicisme occidental avec le latin dont le concile Vatican II pose en principe que, sauf cas particuliers,  l’usage sera conservé dans les rites (constitution « sacrosanctum concilium », art. 36. 1).

    Mais pourquoi ? Par tendance, une liturgie est normalement conservatrice. Parce qu’elle est le lieu de la vérité qui ne varie pas. Modifier le rite, a fortiori la langue qui en est le caractère le plus marquant, pose la question du respect du sens, de la fidélité, dans un domaine par hypothèse délicat : celui de l’acte qui, dans le culte chrétien en tout cas, relie à l’absolu de Dieu. C’est une première explication mais, s’agissant du latin, il y en a d’autres, liées au contexte historique et, d’une manière générale, à la culture catholique.

    Des premiers temps à l’époque patristique

    Au fond, dans la liturgie chrétienne, les « distanciements » du langage quotidien ont existé dès l’origine. Lorsque le Christ institue l’Eucharistie au soir du Jeudi Saint, il le fait dans le contexte d’un rite juif, en araméen sans doute mais encadré par des psaumes hébraïques, c’est-à-dire dans une langue morte depuis le retour de l’exil à Babylone (538 av. J.-C.).

    Gagnant l’empire romain, le christianisme célébrera d’abord en grec : parce que celui-ci est  accessible aux nouveaux convertis, alors issus en majorité de la partie orientale de l’empire? Peut-être, mais surtout parce que le grec est, à la mesure du monde hellénistique, la langue de culture universelle susceptible d’exprimer avec exactitude la foi et les raisons de croire, mieux qu’aucun des dialectes de la Romania.  Depuis le IIe siècle avant notre ère, cette langue y exerce en effet une emprise intellectuelle que ne diminue pas l’éclat de la littérature latine dans les siècles suivants : à l’époque de Virgile et de Cicéron, de la bouche des maîtres d’école, les enfants des citoyens de Rome apprennent d’abord le grec. Et, cent ans avant le Christ, à Alexandrie, les savants juifs ont aussi achevé un tour de force : transposer en grec les concepts de la bible hébraïque. C’est la version dite « des Septante », un nouveau passage de la mer rouge, en quelque sorte : passage décisif, providentiel, qui ouvre la voie de la fusion ultérieure du message chrétien, de forme originairement sémitique, dans la pensée hellénique.

    A ces titres, le grec s’imposa aussi comme langue liturgique, même dans l’Occident latin, jusqu’au IVe siècle en tout cas. Est-ce à dire qu’il y fut compris de tous ? Sûrement pas. A Lyon, en 250 de notre ère, saint Irénée célébrait en grec, même s’il a dû prêcher en latin ou en celte dans la campagne gauloise. Et, à Rome vers 375, le pseudo-Ambroise (Ambrosiaster) parle encore des Latins qui, à la messe, chantent en grec sans comprendre : mais, peu importe, ajoute-t-il, car l’Esprit-Saint sait ce que demande l’âme chrétienne.

    Des temps barbares à celui des cathédrales

    Alors qu’au Ve siècle l’empire romain d’Occident se sépare de son homologue oriental et s’effondre sous le coup des grandes invasions, le latin triomphe paradoxalement sur ses décombres comme unique langue de culture, au détriment du grec (1) et la liturgie s’y latinise, mais peu à peu : en fait, du IVe au VIIIe siècle, le culte en Occident est encore bilingue, avec même un retour offensif du grec au VIIIe siècle.

    La question d’une célébration du culte en langues « barbares » ne s’y est jamais posée (2).  Sans doute, dans ce qui deviendra l’Empire byzantin, les Orientaux avaient-ils pu adopter leurs langues particulières comme langues liturgiques, parce que chaque peuple y possédait une écriture, une littérature cultivée, souvent plus ancienne que le grec. Mais, rien de tel en Occident : les peuplades anarchiques qui s’y implantèrent alors en masse sont largement analphabètes, sans passé historique ni langues abouties. Avec celui du pullulement des schismes orientaux s’opposant les uns aux autres, ce spectacle confus servit aussi de repoussoir, confortant la prévalence du latin comme langue de l’Eglise d’Occident et ciment de son unité, doctrinale comme disciplinaire.

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  • Bruxelles (La Cambre), 3 mai : le Messie de Händel

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    concert-03-mai-der-messias-web.jpg

  • L'euthanasie en plein boom aux Pays-Bas

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    PAYS-BAS : LE NOMBRE D’EUTHANASIES A AUGMENTÉ DE 67 % EN CINQ ANS

     de genethique.org

    4 188 euthanasies ont été réalisées aux Pays-Bas en 2012. En 2017 il y en a eu plus de 7 000. C’est une étude, publiée dans le British Medical Journal, qui annonce ces chiffres.

    Steven Pleiter, « militant de l’euthanasie », est le directeur de la Levenseindekliniek[1], une clinique qui ne réalise que des euthanasies, notamment pour les personnes qui ont déjà essuyé un refus ailleurs. Il estime que cette forte augmentation est liée à « la fin du ‘tabou’ pour tuer des patients qui veulent mourir ».

    Si sa clinique a euthanasié 32 patients en 2012, il prévoit d’en euthanasier environ 720 d’ici la fin de l’année, et pour cela il recrute des médecins et des infirmières, à grand renfort de publicité, à la télévision, à la radio et dans les revues médicales, afin de passer de 57 médecins à plus de 100, car explique-t-il, «  Je m’attends à beaucoup plus de croissance dans les années à venir ».

    [1] Pays-Bas: une clinique ne respecterait pas les directives officielles en matière d'euthanasie

    Sources: Bioethics Observatory (20/04/2018)

  • Mai 68 : la grande désintégration

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    Du Figaro Vox (LeFigaro.fr) du 2 mars 2018 :

    Éric Zemmour : «Mai 68, la grande désintégration»

    ANALYSE - Famille, autorité, héritage, nation : au-delà de son aspect festif, le mouvement de Mai 68 précipita, par la remise en cause des valeurs traditionnelles, la grande désagrégation des sociétés occidentales.

    Maintenant on sait. On sait que Mai 68 n'était qu'une ruse de l'histoire. On sait que le marxisme emphatique des jeunes révolutionnaires n'était qu'une manière détournée de faire le jeu du marché. On a lu Régis Debray, dès 1978, et Luc Ferry, au milieu des années 1980. Avant eux, l'Américain Christopher Lasch, et tous les autres depuis. On sait que la «crise de civilisation» diagnostiquée alors par Georges Pompidou était surtout une mutation du capitalisme, qui passait d'un système fondé sur la production, l'industrie et l'épargne, à une économie basée sur la consommation, les services et la dette.

    On sait que même la «grève générale», rêve séculaire de tous les syndicalistes, a été noyée sous les augmentations de salaires - bientôt dévorées par la dévaluation du franc et l'inflation - et le retour de l'essence dans les stations-service pour les départs du week-end de la Pentecôte.

    On sait que le talent du slogan travaillé dans les ateliers de la Sorbonne s'est reconverti dans les agences de publicité. On sait que la libido des étudiants de Nanterre qui voulaient aller dans le dortoir des filles s'est transmuée en pulsion de consommation. On sait que leur universalisme utopique a fait le lit du marché mondial des capitaux et des marchandises.

    On sait que leur antiracisme généreux a forgé dans l'ouest de l'Europe des sociétés multiculturelles où chacun suit sa coutume, ses racines, sa loi religieuse. On sait que l'austérité virile des militants maoïstes a été subvertie et vaincue par le féminisme hédoniste du MLF et des mouvements «gays».

    On sait que Mai 68 a commencé avant mai 1968. A Vatican II, avec la chute de la pratique du catholicisme. Ou en cette même année 1965, avec la fin du baby-boom démographique. Ou en 1967, avec la légalisation de la pilule. Ou avec les émeutes raciales de Los Angeles ou les manifestations contre la guerre du Vietnam, ou l'émergence du «politically correct», la défense véhémente des minorités.

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  • Il y a 50 ans : Mai 68 ou la subversion au secours du marxisme

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    Du site "Ichtus.fr", cette analyse parue en janvier 2007 qui garde toute son actualité :

    Mai 68 : la subversion au secours du marxisme

    Le 2 mai 1968 les premiers pavés volent au Quartier Latin. Le 3 mai la police fait évacuer la Sorbonne occupée par les étudiants. C’est la première nuit des barricades au Quartier Latin qui se termine par 596 interpellations. Le 10 mai, 60 barricades sont érigées par les étudiants qui exigent la libération de leurs camarades (selon le schéma de la praxis marxiste : provocation-répression-mobilisation) arrêtés dans la nuit du 3 au 4 mai. Le 13 mai de jeunes ouvriers se mêlent aux manifestations étudiantes. Le 15 mai les syndicats représentatifs, et particulièrement la CGT, bien mieux implantée dans le monde du secteur secondaire des usines que dans celui plus diversifié du tertiaire et particulièrement dans celui de l’enseignement, indiscipliné et individualiste, rattrapent le train en marche et décrètent la grève générale avec occupation des lieux de travail. La France s’arrête.

    Une subversion qui se développait dans les coulisses

    Ce calendrier insurrectionnel dans un pays prospère qui s’apprête aux vacances, marque une étape historique par l’irruption sur la scène politique d’une subversion des mœurs qui se développait depuis longtemps dans les coulisses, et par le renouvellement d’une pensée marxiste à la fois exsangue sur le plan théorique et gravement compromise avec la dictature soviétique. La contestation suintait déjà dans les caves du Saint Germain des Près d’après-guerre. L’on trouvait dans les librairies du Quartier Latin tous les ouvrages, interdits par la censure anglaise ou américaine, d’une subversion intellectuelle qui avait démarré avec Miller, Joyce et Laurence et ne devait que s’amplifier par la suite. Il y eut la Lolita de Nabokov, puis L’homme de gingembre de J.P. Douleavy, suivi du Festin nu de William Burrought, ce dernier achevant d’écrire son roman en 1958 à Paris, au fameux Beat Hotel de la rue Gît-le-Cœur, là où vivaient à temps partiel, depuis le début des années 5O, Gregory Corso et Allen Ginsberg, pour ne citer qu’eux. « C’est jazz, l’endroit gronde, les filles ont les épaules nues, c’est le beat, la génération cool, toujours là et toujours très loin. Sur Time Square, des punkies traînent à peine sortis de taule… » [[- In On the road, sortit en 1957. Il s’appelait en fait Jacques Lebris de Kerouac et était issu d’une vieille famille bretonne émigrée aux Etats-Unis. On the road portait sur sa couverture l’explicitation de sa démarche : « This is the Bible of the « beat generation », the explosive best-seller that tells all about today wild youth and their fanatic search.]]. En quelques vers, Kerouac donnait le ton avec des expressions et des émotions qui vivent toujours aujourd’hui. Les punks et les beatnicks étaient nés dont la descendance sera nombreuse et perdure encore aujourd’hui. La production cinématographique viendra prêter main forte à la littérature. En 1956, c’est la sortie de Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, avec Brigitte Bardot qui devient du jour au lendemain le symbole de la jeune femme libérée. En 196O, la France découvre le A bout de souffle de Jean-Luc Godard avec Claude Chabrol comme conseiller technique. Godard impose son premier long métrage comme le symbole de la « nouvelle vague ».

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  • Le libéralisme : une erreur anthropologique

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    Du Figaro Vox (LeFigaro.fr) (Eugénie Bastié) :

    John Milbank : « Le libéralisme est une erreur anthropologique »

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans « La politique de la vertu », le théologien et philosophe britannique John Milbank, théoricien du « blue socialism » propose une alternative au libéralisme dans le retour d'une éthique des vertus et une économie sociale de marché fondée sur la coopération.

    John Milbank est un théologien chrétien anglican, professeur de religion, politique et éthique à l'université de Nottingham. Il a publié La politique de la vertu avec Adrian Pabst (Desclée de Brouwer, 537p, 24€).

    FIGAROVOX.- Dans votre livre «La politique de la vertu», vous critiquez abondement le «libéralisme» qui est selon vous dans une «métacrise». Qu'entendez-vous par là?

    John MILBANK.- Le libéralisme peut vouloir dire beaucoup de choses. C'est avant tout une erreur anthropologique: l'intuition d'Hobbes et de Locke de construire une théorie politique en partant des individus isolés, détachés de tous liens. L'individu est décrit comme une créature inquiète et désirante faisant preuve de volonté, et non plus comme un être constitué par ses liens aux autres ayant des finalités. Ce libéralisme pense de façon abstraite l'individu en dehors de tout contexte culturel, social ou historique. Il s'agit de déterminer ce qu'un système politique doit nécessairement être, en le déduisant d'un hypothétique état de nature, sans traits culturels. Alors que le libéralisme est souvent associé à l'optimisme, il fait preuve en réalité d'un pessimisme anthropologique radical, même s'il est censé être socialement amélioré par le miracle de la main invisible. Une autre forme d'anthropologie libérale est celle de Rousseau, qui pense lui aussi l'individu isolé de tout comme originellement bon. L'association a tendance à corrompre l'individu, en introduisant la rivalité, l'avidité. Cela implique un différent type d'ingénierie sociale pour produire une société qui minimise la rivalité. Ce sont deux formes de pessimisme: pessimisme au niveau de l'individu jugé intrinsèquement égoïste, ou pessimisme au niveau d'un processus culturel jugé intrinsèquement corrupteur. Dans les deux cas, cela repose sur une dualité instaurée entre nature et culture.

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  • "Jésus - L'enquête" avec SAJE - BELGIQUE : c'est parti ! Un évènement à ne pas manquer !

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    Ce vendredi soir, la projection de JESUS L’ENQUÊTE à 20h au Cinescope de Louvain-la-Neuve a inauguré la naissance de Saje en Belgique. Plusieurs séances suivront à Bruxelles, Tournai, Mons, Liège et Namur. 

    BILLETERIE POUR LES SÉANCES AVEC ÉCHANGE-DÉBAT EN BELGIQUE

     

    BRUXELLES – Samedi 28 avril 17h00, Cine-Aventure BXL

    La projection débute à 17h00, le film dure 1h52min.
    Arrivez à temps. Fermeture des portes à 16h45
    Capacité de la salle: 107 places, non numérotées

    La projection sera suivie d’un échange-débat de 30 minutes sur le film et sa thématique: la résurrection de Jésus de Nazareth, dialogue entre foi et raison.
    Modérateur: Jean-Jacques Durré, Rédacteur en chef de Cathobel / Dimanche
    Intervenante: Véronique de Stexhe, Bibliste IET, animatrice d’ateliers bibliques et animatrice RCF
    Intervenant: Pasteur Paul Every, Eglise Protestante Evangélique de Bxl, professeur de théologie et d’apologétique à l’Institut Biblique Belge

    ACHAT DE PLACES:

    AVANT-PREMIERE

    Les places de l’unique séance de l’Avant-Première s’achètent à l’avance par cette billeterie en ligne. https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-bxl Sauf si c’est sold-out, il sera possible d’acheter quelques places le jour même à l’accueil du Cinéscope. Billeterie pour les autres avant-premières en Belgique : https://www.sajedistribution.be/billeterie/

    SEANCES DEBUT MAI :

    Le Cine Aventure prévoit une programmation régulière du film dès le début du mois de mai, achetez ces billets via la billeterie disponible sur le site du cinéma : http://cinema-aventure.be/index.php?mact=Agenda,cntnt01,DetailEvent,0&cntnt01id_event=2203&cntnt01returnid=66 – Le Cinéma Aventure va programmer le film tant qu’il y aura de la demande.

    TOURNAI – Mardi 1 mai 19h30, Imagix Tournai: 

    Première projection et une seconde séance est prévue le samedi 5 mai 14h30 , sauf si la demande est telle qu’il faut ajouter des séances…
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-tournai
    Modérateur: Jean-Jacques Durré, Rédacteur en chef de Cathobel / Dimanche
    Intervenant: Mgr Guy Harpigny, Evêque de Tournai
    Intervenant: Pasteur Harry Bryans, Eglise protestante Baptiste

    MONS Mercredi 2 mai 19h30, Imagix Mons: 

    Première projection et une seconde séance est prévue le samedi 5 mai 14h30 , sauf si la demande est telle qu’il faut ajouter des séances…
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-mons
    Modérateur: Fabien Ruelle, Directeur d’antenne PhareFM Mons
    Intervenant: Olivier Fröhlich, Vicaire Général de l’Evêché de Tournai
    Intervenant: David Remy, Pasteur de l’église Protestante Evangélique de Petit-Wasmes

    LIEGE 1 – Mardi 8 mai 19h30, Théâtre de Liège: 

    Projection privée et séance unique.
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-theatre-de-liege
    ou à la librairie Siloé-CDD, rue des Prémontrés 40, 4000 Liège
    Modérateur: Laurent Verpoorten, Journaliste RCF Liège
    Intervenant: Chanoine Jean Pierre Pire, Curé-Doyen Unité Pastorale Notre-Dame des Ponts aux Rives d’Outremeuse
    Intervenant: Georges Quenon, Pasteur EPUB Dinant – responsable de l’émissions Présence protestante EPUB

    LIEGE 2 – Mercredi 9 mai 19h30, Trocadéro Liège: 

    Projection privée et séance unique.
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-trocadero
    ou à la librairie Siloé-CDD, rue des Prémontrés 40, 4000 Liège
    Modératrice: Sophie Delhalle, Master en Histoire ULiege et journaliste Cathobel / Dimanche Cathobel / RCF Liège
    Intervenant: Pasteur Salvatore Chiazza, Eglise Evangélique Nouvel Impact
    Intervenant: Abbé Olivier Windels, Responsable de la cathéchèse du diocèse de Liège

    NAMUR – Lundi 14 mai 19h30, Quai 22, UNamur

    Projection privée et séance unique.
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-namur
    ou à la librairie Siloé, Rue du Séminaire, 11B, 5000 NAMUR, Tél. : 081/24.08.20
    Modérateur: à confirmer
    Intervenant: Abbé François Vanandruel, Curé Paroisse ste Julienne
    Intervenant: Pasteur Jean-Luc Ramanantombotsoa, EPUB Namur

    LA LOUVIERE – Dimanche 27 mai 18h00, Le Stuart 

    Projection privée et séance unique, sauf si la demande est telle …
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-la-louviere
    Modérateur: à confirmer
    Intervenant: à confirmer
    Intervenant: à confirmer

    En partenariat avec les Eglise évangéliques et catholiques de La Louvière.

  • Bavière : une croix dans chaque bâtiment public

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Bavière — Une croix dans chaque bâtiment public


    Markus Söder

    « Symbole d’identité culturelle » : tous les bâtiments publics bavarois devront à l’avenir être ornés d’un crucifix. Ainsi en a décidé le gouvernement du Land de Bavière en Allemagne.

    « L’islam ne fait pas partie de l’Allemagne » : c’est avec cette phrase que les politiciens bavarois multiplient ces dernières semaines les provocations selon Der Spiegel. Et, notamment, le chef de la CSU, Horst Seehofer, ainsi que son successeur en tant que ministre-président, Markus Söder. Pour eux, l’Allemagne est marquée par le christianisme. Dans un sondage INSA du 21 avril 2018, la CSU est donnée largement gagnante avec 42 % des intentions de vote.

    Afin qu’il n’y ait aucun doute à ce sujet, des croix devront être accrochées dans chaque bâtiment public bavarois à partir du mois de juin. « Une croix clairement visible à l’entrée de chaque bâtiment officiel, symbolisant l’histoire et la culture bavaroise, représentera ostensiblement les valeurs fondamentales de l’ordre juridique et social en Bavière et en Allemagne », a déclaré la Chancellerie à l’issue d’une réunion. Les règlements ont été modifiés en conséquence.

    « La croix est le symbole fondamental de l’identité culturelle et du caractère chrétien et occidental », peut-on encore lire. La nouvelle mesure s’applique « à tous les services administratifs de l’État libre de Bavière à compter du 1er juin 2018. » Les municipalités, cercles (arrondissements) et districts sont invités à « agir en conséquence ».

    Le FDP a vivement critiqué cette décision. Son chef, Christian Lindner a écrit sur Twitter que la façon dont la CSU « instrumentalise en permanence la religion à des fins partisanes » lui rappelait « tout simplement Erdogan ».

    Source : Der Spiegel

    Lire aussi : Bavière : quel sens le crucifix peut-il avoir dans des bâtiments publics officiels ?

  • Le Coran au défi de la science

    IMPRIMER

    Editions Docteur Angélique

    LE CORAN DECREE
    Le défi de la science

    Florence Mraizika

    ISBN : 978-2-918303-28-2
    Format 20 x 13
    124 pages, 12,00 €

    Parution : avril 2018

    Politique Aristote

    Présentation

    Aujourd’hui, une chose est surprenante : musulmans et musulmans intégristes se réfèrent eux-mêmes au Coran pour se justifier. Mais les uns vivent en paix et les autres – comme Daech – assassinent, tuent, pillent, violent en se rapportant au même Coran.
    Il y a donc un grand malaise.

    Nos pays occidentaux osent à peine parler du Coran, premier pilier de l’islam, de peur d’être immédiatement taxés d’islamophobes. Autant il est permis de passer à la critique scientifique les textes fondateurs des autres religions, autant, là, il semblerait que cela soit interdit.

    Fort heureusement, de très éminents scientifiques étudient le Coran, surtout les plus anciens manuscrits connus. En France, en Allemagne, aux Etats-Unis, à Jérusalem, au Caire, etc., cette petite communauté scientifique – les meilleurs dans chaque discipline – publient régulièrement leur découverte.

    Ce petit livre, très facile de lecture, est la synthèse des dernières découvertes scientifiques concernant le Coran. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre (l’auteure a épousé un musulman) mais de rechercher scientifiquement si ce qui est affirmé dans le Coran est vrai, possible, faux. Bref de passer le Coran au défi de la science.

    Ainsi, si le Coran est incréé dans un arabe pur, pourquoi l’arabe utilisé serait-il postérieur à Mahomet ? Comment expliquer les différentes strates de composition du corpus coranique ? Pourquoi dans les textes les plus anciens connus, n’y a-t-il pas de voyelle, permettant ainsi des interprétations diverses ? Pourquoi sont-elles apparues plusieurs siècles après Mahomet ? Etc.

    Doctorante à l’EPHE-Sorbonne sous la direction de Marie-Thérèse Urvoy, Florence Mraizika répond à toutes les interrogations. Ces réponses nous permettent d’appréhender enfin, avec une vision sans doute plus scientifique, le Coran.

    L'auteur

    Diplômée d’araméen de l’université Hébraïque de Jérusalem et docteur des Mines de Saint-Étienne, Florence Mraizika est doctorante à l’EPHE-Sorbonne en Histoire, textes et documents, sous la direction des Professeurs Marie-Thérèse Urvoy et François Déroche. Elle est spécialiste de l’intertextualité Bible-Coran et a exploré durant deux ans, à l’Institut Catholique de Toulouse, le motif de l’alliance biblique dans le Coran ainsi que les strates de composition du corpus coranique.

    Table

    I. Histoire des documents

    Qu’est-ce que le Coran ?

    Le Coran peut-il être lu par tout un chacun ?

    Le Coran n’aurait-il donc pas été écrit en arabe ?

    Depuis quand existe le courant sceptique ?

    Le Coran a-t-il un problème avec les autres livres ?

    Quel est le premier pilier de l’islam ?

    Le Coran est-il un livre ?

    Comment les scribes ont-ils pu réorienter le sens du corpus ?

    Y a-t-il d’autres indices de composition ?

     

    II. Histoire des lieux et contexte

    La Mecque est-elle la Ville Sainte ?

    La parole est aux qiblas

    Des lieux saints nomades

    Muhammad est-il acteur de l’histoire ?

    Alors Muhammad ne serait ni l’auteur du Coran ni le fondateur de l’islam ?

    Des documents et des doctrines à la barre de l’Histoire

    L’islam, mille-feuille ou hérésie ?

    Le mille-feuille des affidés. De la montée sur Jérusalem aux alliances et fitnas politiques

    Le Dôme, bible à ciel ouvert, bâtie sur mesure pour les judéoarabes

    Aïssa

     

    III. Une doctrine de l’outre-tombe

    Le Coran a-t-il un problème avec la vie ?

    La conception de Dieu des musulmans est-elle radicalement différente de celle des chrétiens ?

    Qu’est-ce que la foi des musulmans peut apporter aux chrétiens ?

    Le problème du mal dans le Coran. Dieu en est-il l’auteur ?

    Quelle est la définition coranique du Bien et du Mal ?

    Pourquoi cette angoisse de l’après-mort est-elle si vivace ?

    La vision du Paradis est-elle uniquement charnelle ?

    Le musulman est-il un parfait messianiste ?

    Le Jihâd est-il garant de vie éternelle ?

    Qui sont les associateurs ?

    Au final, quelles certitudes peut-on avoir ?