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Sciences

  • « Richard Dawkins a fait de moi un athée »

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    De Luke Collins sur le Catholic Herald :

    Richard Dawkins a fait de moi un athée

    Les Nouveaux Athées semblaient formuler des objections dévastatrices contre le christianisme, mais nombre de leurs arguments avaient déjà été réfutés des siècles auparavant.

    Il y a vingt ans ce mois-ci, Richard Dawkins publiait Pour en finir avec Dieu (The God Delusion), un livre qui a contribué à faire de moi un athée. J'étais alors élève dans une école catholique et, comme beaucoup de jeunes de ma génération, je me suis rapidement tourné vers les débats athées sur YouTube. Partout, des hommes brillants et éloquents expliquaient pourquoi le christianisme était absurde, et les chrétiens eux-mêmes semblaient incapables de leur répondre.

    Dawkins n'était pas seul. Avec Christopher Hitchens, Sam Harris et Daniel Dennett, il formait le groupe communément appelé « les Quatre Cavaliers du Nouvel Athéisme ». Ils étaient accompagnés d'une pléiade d'intellectuels, parmi lesquels Stephen Fry était sans doute le plus divertissant. Tous étaient spirituels, sûrs d'eux et souvent méprisants envers la religion ; pour un adolescent qui n'avait jamais entendu de défense sérieuse de la foi, il était difficile de leur résister.

    Ce qui me frappe aujourd'hui, c'est le manque d'originalité de leurs arguments. Qui a créé Dieu ? Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ? Comment un Dieu bon peut-il ordonner des choses apparemment terribles dans l'Ancien Testament ? L'évolution ne rend-elle pas un Créateur superflu ? Difficile d'y voir des découvertes révolutionnaires. Les philosophes et théologiens chrétiens se sont penchés sur la plupart de ces questions depuis des siècles, souvent avec une profondeur bien supérieure à celle que Dawkins a su insuffler à son best-seller.

    La nouveauté résidait dans le support. YouTube avait été lancé un an seulement avant la parution de Pour en finir avec Dieu, et l'Église y était mal préparée. Les travaux universitaires catholiques sérieux n'ont jamais manqué, mais rares étaient ceux qui atteignaient les adolescents en ligne. Les Nouveaux Athées, quant à eux, étaient à l'aise à la télévision et dans les amphithéâtres, ce qui faisait d'eux des intervenants naturels pour YouTube.

    Je me souviens avoir suivi les grands débats de l'époque : Dawkins contre le cardinal George Pell à la télévision australienne en 2012, ou encore le débat d'Intelligence Squared en 2009, où Christopher Hitchens et Stephen Fry affrontaient Ann Widdecombe et l'archevêque d'Abuja, John Onaiyekan, sur la question de savoir si l'Église catholique est une force positive dans le monde. Le débat d'Intelligence Squared était pénible à regarder. Hitchens était au sommet de son art oratoire, Fry était à la fois charmant et indigné, et les catholiques peinaient à convaincre. Au final, le public avait voté massivement contre l'Église, malgré les nombreux sophismes (non-sequiturs) flagrants d'Hitchens lors de ce même débat.

    Cela ne signifie pas que les athées avaient toujours tort, ni que leurs adversaires n'avaient aucun argument valable. Mais un débat public n'est pas un séminaire philosophique. Hitchens pouvait lancer une pique cinglante contre la religion, récolter une ovation et laisser derrière lui une argumentation à laquelle Thomas d'Aquin aurait mis plusieurs pages à répondre. Le public, bien sûr, se souvenait des applaudissements.

    Parmi les figures marquantes de cette génération, on trouve Alex O'Connor, philosophe et youtubeur anciennement connu sous le nom de Cosmic Skeptic. Comme moi, il a été élevé dans la religion catholique et a subi l'influence de Dawkins et des Nouveaux Athées durant sa jeunesse. Contrairement à moi, il demeure non-croyant, bien qu'il se définisse de plus en plus comme agnostique.

    Ce qui m'intéresse, c'est à quel point il a revu son opinion sur ceux-là mêmes qui l'ont initialement convaincu. Il a reproché à Dawkins de n'accorder que quelques pages aux Cinq Voies de Thomas d'Aquin dans son ouvrage Pour en finir avec Dieu, sans s'intéresser sérieusement aux arguments. Lors d'une conversation avec l'évêque Robert Barron, il est même allé jusqu'à qualifier le livre de « d'une pauvreté affligeante » à bien des égards.

    Il n'est pas devenu chrétien, mais il a compris que le christianisme qu'il avait autrefois rejeté était plus subtil qu'il ne l'avait imaginé. Ses conversations actuelles avec des théologiens, des philosophes et des exégètes bibliques n'ont plus rien à voir avec les anciennes vidéos où Hitchens « démolissait » un malheureux ecclésiastique devant un public conquis.

    Je trouve cela encourageant. Internet n'est plus dominé par les avis du subreddit r/atheism. D'excellents penseurs catholiques et chrétiens maîtrisent désormais ce même média et sont prêts à consacrer des heures aux questions philosophiques que Dawkins balayait avec tant de désinvolture.

    Mon propre retour au catholicisme ne s'est pas résumé à de meilleurs arguments. Il s'agissait aussi de redécouvrir la beauté de la Foi, surtout à travers la liturgie traditionnelle. Ce fut une expérience étrange : j'étais persuadé que le catholicisme n'était qu'un amas irrationnel de superstitions, puis j'ai découvert une forme de culte qui semblait exprimer une profonde compréhension de Dieu, de l'homme et du monde.

    La beauté n'établit pas la vérité, bien sûr, pas plus que l'éloquence ne prouve le mensonge. Mais elle peut vous amener à vous demander si vous n'avez pas négligé quelque chose d'important.

    Je ne regrette pas d'avoir lu Dawkins. Il m'a poussé à me poser des questions qui méritaient des réponses, et je n'aurais peut-être jamais examiné ma foi avec autant de sérieux s'il ne l'avait pas remise en question. Ce que je regrette, c'est qu'à l'époque, j'ignorais totalement l'existence de ces réponses.

    Vingt ans plus tard, j'ai du mal à voir ce qu'il reste de l'héritage des Nouveaux Athées. Hitchens est décédé en 2011, Dennett en 2024, et Dawkins se qualifie désormais de « chrétien culturel ». Ils ont entrepris de balayer des millénaires de religion en utilisant des arguments éculés et en jetant à peine un coup d'œil aux meilleures réfutations ; je soupçonne qu'un mouvement bâti sur de telles bases était voué à s'effondrer. Ce qui subsiste, c'est surtout le public : une génération d'adolescents fascinés par la critique du christianisme et qui, depuis, ont eu le temps de constater ses lacunes.

    Alex O'Connor et moi étions deux de ces adolescents. Nous sommes partis d'un point de départ similaire et sommes arrivés à des conclusions différentes. Il est resté en dehors de l'Église, tandis que j'y suis retourné. Mais nous avons au moins découvert un point commun : le catholicisme que nous avons autrefois rejeté n'était pas tout à fait celui que nous pensions rejeter.

  • Le pape Léon XIV honore une scientifique de Harvard dont la quête du savoir l’a conduite à la foi

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    De Marina Diego Lopez (ACI Prensa) sur EWTN News :

    Le pape Léon XIV honore une scientifique de Harvard dont la quête du savoir l’a conduite à la foi

    Karin Öberg occupe la chaire Thomas Dudley Cabot en sciences naturelles à l’université Harvard et dirige le Laboratoire d’astrochimie Öberg au Centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian.

    Karin Öberg. | Crédit : Photo fournie par Veasey Conway / Photographe du personnel de Harvard

    1er octobre 2026

    Le pape Léon XIV a remis la médaille Pie XI à Karin Öberg, scientifique de Harvard spécialisée en astrochimie, lors d’une audience récente avec des membres de l’Académie pontificale des sciences.

    Cette distinction, remise le 24 septembre, récompense des scientifiques de moins de 45 ans qui se sont distingués par leurs recherches et qui font preuve d’une « promesse exceptionnelle » dans leur domaine. Parmi les lauréats de cette médaille figurent plusieurs prix Nobel et le physicien Stephen Hawking.

    Öberg occupe la chaire Thomas Dudley Cabot en sciences naturelles à l’université Harvard et dirige le Laboratoire d’astrochimie Öberg au Centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian. Ses travaux portent, entre autres, sur les processus chimiques liés à la formation des planètes et à l’habitabilité chimique.

    Mais au-delà de sa carrière scientifique, Öberg a parlé publiquement de sa conversion au catholicisme et de la façon dont sa quête du savoir a influencé son chemin vers la foi.

    Dans une interview de 2011 avec l’Augustine Institute, elle a expliqué que certains aspects du monde commençaient à lui rendre difficile l’acceptation d’une vision strictement matérialiste du monde.

    « Il y avait certains faits concernant le monde qui me rendaient très sceptique à l’égard de l’athéisme ou du matérialisme pur. Je pensais qu’il était assez évident qu’il existe un réalisme moral dans ce monde, qu’il y a des choses qui sont bonnes et mauvaises, indépendamment de ce que les gens en pensent », a-t-elle noté.

    La lecture de Mere Christianity (Le Christianisme tout simplement) de C.S. Lewis a joué un rôle important dans ce processus. Comme elle l’a expliqué, la proposition de l’écrivain britannique lui a semblé raisonnable.

    « Son explication du christianisme m’a frappée comme très sensée, et elle semblait s’accorder avec les données sur le monde que j’avais déjà recueillies », a-t-elle déclaré.

    Pour Öberg, cependant, accepter intellectuellement la foi n’était pas la fin du chemin. « Ce qui a pris du temps, c’est l’aspect de la charité — vivre la foi et vraiment construire une relation avec Dieu », a-t-elle expliqué.

    La scientifique a également réfléchi aux limites et à la portée de la méthode scientifique lorsqu’il s’agit de Dieu. Elle a été claire dans cette interview : « On ne peut jamais utiliser la méthode scientifique pour prouver ou réfuter Dieu. »

    Selon elle, la science permet cependant d’apprécier quelque chose qu’elle considère comme particulièrement significatif : « à quel point l’univers est intelligible, à quel point il est soumis à des lois ». Elle a ajouté : « Cela ne peut pas être tenu pour acquis. C’est magnifique. »

    La beauté de l’univers joue également un rôle important dans sa compréhension de la relation entre science et foi. « Je suis émue. Et la beauté est, en un sens, tout aussi impressionnante pour moi », a-t-elle dit.

    Pour cette raison, Öberg a déclaré croire que la science et la foi n’ont pas besoin d’être présentées comme des chemins opposés.

    La scientifique a également parlé ouvertement du fait d’être catholique.

    « Je suis très ouverte sur le fait que je suis catholique », a-t-elle dit dans l’interview. En même temps, elle a expliqué qu’elle préfère que cette ouverture favorise le dialogue plutôt que de conduire à une imposition.

    « J’essaie d’être ouverte et d’inviter ensuite les gens à venir me parler, plutôt que de leur prêcher », a-t-elle noté.

    Öberg a également exprimé une affinité particulière pour la tradition dominicaine et pour saint Thomas d’Aquin, qu’elle a cité comme une figure particulièrement importante pour la façon dont il a uni la foi et la raison.

    Son frère, Erik Öberg, économiste spécialisé en macroéconomie à l’université d’Uppsala en Suède, a publiquement célébré la distinction reçue par Karin via son compte LinkedIn. « Je suis très fier d’elle », a-t-il déclaré.

  • Brève réflexion sur la science et Dieu

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    De Jean-Pierre Snyers :

    Brève réflexion sur la science et Dieu
     
    Je crois pouvoir écrire que le fait que notre univers soit scientifiquement daté (13,8 milliards d'années) et que (comme le suggère la science moderne), tout ce qui compose celui-ci soit contingent, laisse clairement entendre qu'il ne possède pas sa réalité en lui-même et que sa cause est forcément extérieure à lui. Espérer trouver la trace d'un élément éternel dans un univers qui a fait naitre l'espace-temps est une chose autant contradictoire que perdue d'avance. En fonction de cela, il va sans dire que si cette cause extérieure est également contingente, le même problème se pose quant à son origine et ainsi de suite vis-à-vis de ce qui précèderait... Autrement dit, sans une cause sans cause (forcément éternelle) capable de donner naissance à tout ce qui existe, rien n'existerait. Suite à cela, je pense que cette "cause sans cause" n'est pas "quelque chose" mais "Quelqu'un" qui, selon la Bible, a pour nom "Je suis celui qui suis".
     
    Jean-Pierre Snyers  (Adresse blog: jpsnyers.blogspot.com)  
  • Kraainem, 13 octobre : Conférence « La science, nouvelle alliée de Dieu » avec Michel-Yves Bolloré et Yves Dupont

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    Conférence-débat : « La science, nouvelle alliée de Dieu »

    avec

    Yves DUPONT (physicien et ancien élève de l'école Normale supérieure, auteur de "l'Empreinte de Dieu dans le monde quantique" )

    et

    Michel Yves BOLLORE (ingenieur et co-auteur de "Dieu, la Science, les Preuves", ouvrage tiré à plus de 500.000 exemplaire, préface du Prix Nobel de Physique Robert W. Wilson).

    Les deux conférenciers nous éclaireront sur les découvertes scientifiques modernes en cosmologie et en physique quantique et leur impact sur la nécessité d'une réalité spirituelle pour expliquer l'Univers.

    Quand ?

    Le 13 octobre 2026 de 20:00 à 22:00

    Adresse

    Kraainem Sport&Event Village

    Avenue Arthur Dezangrelaan 111

    1950 Kraainem Belgique

    Prix PAF: 15€

    Réservation via le QR code sur l’affiche ou via les organisateurs

    Pierre Henri Van de Putte 0479337404

    Benoît Nadler 0473670313 [email protected]

  • La méthode scientifique est-elle objective?

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    De Jean-Pierre Snyers :

    La méthode scientifique est-elle objective?

    On le sait, la méthode scientifique repose sur des axiomes (qui, par définition, sont indémontrables). Voilà qui ressemble étrangement à un acte de foi et qui semble bien manquer d'objectivité. Contrairement à ce postulat de départ, un esprit neutre ne dira pas "oui" ou "non" avant son examen et cela, parce qu'il sait que ce n'est qu'après celui-ci qu'il pourra éventuellement se prononcer. Un exemple me revient à l'esprit. Il y a quelques années, j'ai lu un livre qui avait pour but de montrer la fausseté des apparitions mariales. Seulement voilà, avant celui-ci, il en avait écrit un autre dans lequel il affirmait que le Christ n'a jamais existé.  Problème: s'il part du fait que Jésus-Christ n'a pas existé, comment une apparition de sa mère pourrait-elle avoir lieu? Il est résulte qu'à la base, tout est faussé et que sa conclusion était déjà présente avant sa recherche. Donc, aucune objectivité n'existe dans son cas. Dans le même sens, quand il examinait un miracle dans l'Evangile, Jean-Paul Sartre "savait" d'avance que le miracle est impossible et cela prouve le caractère on ne peut plus partial de son étude. 

    Par ailleurs, Emmanuel Kant a soutenu que nous ne connaissons jamais le noumène (les objets tels qu'ils sont indépendamment de nous), mais uniquement le phénomène (c'est à dire ce qu'ils sont tels qu'ils nous apparaissent à travers nos filtres mentaux). Donc, prétendre que la science décrit la réalité telle qu'elle est, s'avère intellectuellement indigent, très peu crédible. Cela dit, fort heureusement, il existe d'autres moyens de connaissances. Parmi ceux-ci: la philosophie (dont fait partie la métaphysique), la logique, le degré de probabilités, la mystique ou encore l'intuition.

    A propos de l'intuition, permettez-moi de vous faire part d'un fait qui m'est arrivé. Il y a une vingtaine d'années, mon collègue de travail a fait une crise cardiaque. Transporté d'urgence (dans le coma) à l'hôpital universitaire de Leuven, son état était particulièrement alarmant. Durant les jours qui suivirent, j'avais de ses nouvelles grâce à sa femme à qui je téléphonais. Cependant, plus le temps passait, pire c'était et cela au point où son épouse a fini par me dire que les médecins de voyaient plus qu'une seule solution: tout débrancher et le laisser mourir. Ayant marqué son accord, elle a ajouté que ses funérailles sont prêtes et que sa tombe est déjà creusée. Très bouleversé par cette triste nouvelle, j'étais dans mon bureau où se trouvaient 3000 livres philosophiques et religieux. Moins d'une minute après, j'ai pris, je ne sais pas pourquoi, un tout petit livre (que j'avais complètement oublié et que je n'avais jamais lu). Il avait trait à une apparition de la Vierge à Turzovka (en Slovaquie) vue par garde-forestier. Sans l'avoir feuilleté, je suis immédiatement tombé sur un court passage ayant trait à une dame qui avait une amie (que j'appellerai Simone) qui était dans le coma. Pensant à elle, elle fit cette prière: "Au nom de Notre-Dame de Turzovka, réveille-toi Simone" Contre toute attente, le même jour son amie s'est réveillée et fut entièrement guérie. Juste après avoir lu cela, j'ai fait la même prière en utilisant le prénom (Corneille) de mon collègue. Deux heures après, sa femme me téléphone en me disant: "Jean-Pierre, tu ne me croiras pas, Corneille s'est réveillé et, non seulement c'est le cas, mais il parle, il mange et veut se lever". 6 jours plus tard, il est sorti de l'hôpital sans aucune séquelle et vécu encore de nombreuses années en parfaite santé. Qu'en pensez-vous et qu'en pense la science actuelle? Qu'il s'agit d'un simple hasard ou d'une intervention d'un monde au-delà du matériel qui, à travers les postulats du monde scientifique, se voit refusé d'emblée?...

    Jean-Pierre Snyers (Adresse du blog : jpsnyers.blogspot.com )
  • Le linceul de Turin: l'oeuvre d'un faussaire?

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    De Jean-Pierre Snyers :

    Le linceul de Turin: l'oeuvre d'un faussaire?
     
    Lorsque qu'on regarde le linceul (ou suaire) de Turin à l'oeil nu (lors de ses rares expositions), on voit qu'il est marqué par de grandes brûlures symétriques, des taches d'eau et de sang, ainsi que d'une légère coloration jaunâtre qui fait penser à une silhouette humaine comprenant une sorte de "visage" qui est très difficile à discerner. De plus, cette image n'est visible qu'à plusieurs mètres d'elle et cela suppose que, s'il s'agit d'une peinture, un faussaire aurait dû utiliser un pinceau de plusieurs mètres de long. Ce n'est qu'à partir de l'invention de l'appareil photographique (qui, au départ d'un négatif, donne une image en positif) qu'on a pu voir clairement qu'il s'agit du portrait d'un crucifié qui rappelle le corps du Christ tel qu'il est décrit dans les évangiles. . Par quel prodige et dans quel intérêt, un faussaire aurait-il pu réaliser ce qui (avant que n'existent les photos) était loin d'être une oeuvre d'art, tout en ne sachant absolument pas qu'elle ne livrerait ses secrets que des siècles plus tard?  
     
    Seulement voilà, depuis 1978, il est scientifiquement prouvé techniquement et chimiquement que cette image n'est PAS une peinture. Pour quelles raisons les scientifiques l'affirment-ils? Afin d'être bref, permettez-moi de n'en prendre que trois. 1) Parce qu'elle ne contient aucun pigment ni de liant. Les examens au microscope, en fluorescence ultraviolette et en spectométrie ont montré que si un liquide ou un liant avait été appliqué, il aurait pénétré par capillarité à l'intérieur des fibres. 2) Parce que l'empreinte présente les caractéristiques d'un négatif photographique naturel (les zones claires et sombres sont inversées par rapport à la réalité). Même le plus doué des artistes médiévaux aurait été dans l'incapacité de peindre une image en négatif, tout en respectant une superficialité des fibres, une absence totale de liant, une tridimensionnalité cachée (l'intensité de la coloration varie en fonction de la distance entre le corps et le tissu) et une absence totale de traces de pinceau. 3) Parce que les taches de sang sont celles d'un sang humain appartenant au groupe AB, prouvant ainsi que ces taches n'ont absolument pas été peintes. 
     
    Dès lors, puisqu'il ne s'agit pas d'une peinture, on pourrait imaginer qu'un faussaire a utilisé un cadavre ou un bas-relief sculpté. Mais s'il en est ainsi,, comment se fait-il que des indices grossiers (bavures, écrasements, déformations) qui devaient être présents, ne le soient pas sur le linceul (qui possède des propriétés tridimensionnelles)?  D'autre part, voici un "détail" important. Jusqu'à notre époque, absolument toutes les représentations de la crucifixion du Christ (basées sur ce que disent les évangiles) utilisaient uniquement les mains et non pas les poignets pour désigner l'emplacement des clous. Or, sur l'image du suaire, ce sont bel et bien les poignets qui marquent la présence des clous. Scientifiquement parlant, il est prouvé que seul les poignets (et non les mains) peuvent supporter le poids d'un corps. Contradiction avec les récits évangéliques? Pas si vite! A l'époque où ceux-ci ont été rédigés, seul le mot grec "cheir" existait et ce mot pouvait aussi bien signifier les mains que les poignets et même l'avant bras. Pas d'opposition donc. Précision notable: c'est la recherche historique, anatomique, archéologique et médico-légale qui a démontré seulement au 20è siècle que pour supporter le poids d'un corps sur une croix, il faut enfoncer les clous à travers les os du poignets et non pas dans les tissus fragiles de la paume. Inutile donc de préciser qu'un faussaire du Moyen Age était dans l'incapacité totale de le savoir?
     
    Jusqu'à présent, nous avons supposé que la datation au carbone 14 réalisée en 1988 montrerait que le tissu date de l'époque médiévale (entre 1260 et 1390). Est-ce vraiment le cas? Deux principaux éléments semblent bien indiquer que non. 1) La découverte de pollens provenant de plantes endémiques du Moyen Orient (notamment de la région de Jérusalem, de la vallée du Jourdain et des zones autour de la Mère Morte. 2) La datation  aux rayons X. Les analyses scientifiques (notamment celle du Conseil International Italien) ont montré un état de vieillissement tout à fait compatible avec une fabrication du tissu il y a environ 2000 ans. Alors que la datation au carbone 14 (développée à la fin des années 1940 et qui peut -être faussée par des siècles de pollutions organiques, des incendies ou des restaurations), celle aux rayons X fut développée à la fin 2010 et est particulièrement destinée à identifier des textiles composé et lin (tels que celui du linceul). De plus, si ce suaire est du 14è siècle, comment expliquer l'existence des évocations historiques le concernant bien avant cette époque? Exemples parmi d'autres: le Mandylion d'Edesse (6è siècle), le Codex de Pray (1195) et les textes liturgiques et récits de pèlerins (datant du 7è au 10è siècle).   
     
    Après ces considérations, il reste une question fondamentale qui est: "Comment et par quel phénomène l'image s'est-elle imprimée sur le linceul?". Pour tenter d'y répondre, permettez-moi d'abord de vous faire part d'un souvenir personnel. Il y a de nombreuses années, j'ai eu l'occasion d'interviewer longuement André Frossard, Qui est-il? Décédé aujourd'hui, il fut  écrivain et membre de l'Académie française. Jusqu'à l'âge de vingt ans, il était (comme des parents) athée et communiste et n'entrait jamais dans une église...jusqu'au jour où il le fit le 8 juillet 1935. Pourquoi? Simplement pour aller chercher un ami qui y était et qu'il attendait vainement et impatiemment dans sa voiture. Entré, soudainement il fut submergé par une expérience divine qu'il décrit sous la forme d'une clarté intellectuelle et spirituelle qu'il qualifie de lumière qui, sans discours ni images, était une inondation lumineuse de la Vérité qui s'est imposée à son esprit. De plus, en ne connaissant strictement rien du catholicisme jusqu'alors, il est ressorti ce cette église en connaissant tout ce qu'elle enseigne. Irruption d'un monde immatériel dans un monde matériel, de l'éternité dans le temps (comme le sont aussi les apparitions mariales les plus crédibles comme celles de Beauraing), cette conversion fulgurante n'est pas sans rappeler celle de saint Paul qui, le chemin de Damas, a vu et entendu le Christ. Me parlant de ce qu'il a vécu, André Frossard m'a aussi affirmé que dans les semaines qui ont suivi son expérience du divin, il n'osait plus s'appuyer contre les murs car tout ce qui compose notre monde matériel n'était plus pour lui que de la vapeur colorée par rapport à ce monde substantiel (beaucoup plus consistant et plus solide que le nôtre) auquel il avait gouté. 
     
    Au regard de cela, plutôt que de fournir une explication matérielle qui est loin d'être prouvée, ne pourrait-on pas dire que l'image qu'on trouve sur le linceul serait due elle aussi à l'immatériel et que le corps du Christ en se dématérialisant, en traversant la matière afin de devenir un corps substantiel et glorieux à l'instant même de sa résurrection, aurait libéré sorte d'énergie lumineuse qui expliquerait l'impression de son image sur le suaire?...  
  • C'est dans la chrétienté qu'est née la science moderne

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    D'Olivier Bonassies sur 1000 raisons de croire :

    La science moderne est née dans la chrétienté

    La prétendue opposition de l’Église à la science est un mythe grotesque qui a été forgé au XIXe siècle. Non seulement cette vision résiste mal à l’examen historique, mais elle masque une réalité presque inverse : loin d’avoir fait obstacle à l’essor des sciences, le christianisme occidental a fourni le cadre intellectuel et institutionnel dans lequel la science moderne a pu naître et se développer. Il ne pouvait en être autrement, comme l’ont bien montré Pierre Duhem (La Science catholique, en 1906) et Rodney Stark (Le Triomphe de la raison, en 2005). Dans la logique chrétienne d’un Dieu « logos », c’est-à-dire parole, sens, rationalité, l’Église a promu le réalisme, la recherche en vue de l’explication du monde, la rationalité, la liberté, l’individu, les droits des individus, la foi dans le progrès et la raison, favorisant le développement du commerce mais aussi et surtout du savoir, de l’éducation, de l’école et des grandes universités où étaient rassemblées et développées toutes les connaissances.


    Les raisons d'y croire

    • L’Europe chrétienne, qui explore la Terre à partir du XVIe siècle (Christophe Colomb découvre l’Amérique en 1492 ; Vasco de Gama atteint l’Inde en 1498 ; Magellan fait le tour du monde en 1522), découvre qu’elle a une immense avance technologique sur le reste du monde, et c’est ce qui va conduire à sa domination globale dans les siècles qui suivent.
    • La volonté de bâtir des églises et des cathédrales toujours plus grandioses et de favoriser les arts et la civilisation a stimulé fortement le développement des sciences et des techniques. Dès ce XVIe siècle, l’Europe dispose d’inventions que personne d’autre ne détient : moulins à eau, moulins à vent, barrages, production mécanique de papier, attelages de chevaux, harnais, fers, charrue, boussole, lunettes, loupes, cheminées, horloges, chimie, astronomie, techniques agricoles, techniques de tissage, industrie textile, industrie de la fonte (cloches, canons), maîtrise de la poudre, techniques d’architecture, peinture à huile, savoir de navigation, instruments de musique (orgue, violon, clavecin), notation musicale, etc.
    • C’est au Moyen Âge, en Europe encore, que sont créées des universités, à Bologne (1088), Paris (1150), Oxford et Cambridge (XIIe siècle), et beaucoup d’autres encore, chacune avec ses propres spécialités et domaines d’excellence, maintenant ainsi une longue histoire d’excellence académique, ainsi que des contributions importantes à la recherche et à l’éducation supérieure dans le monde.
    • La science moderne prendra son essor à partir de cette base développée dans et par le christianisme et c’est pourquoi, du Moyen Âge au XXe siècle, tous les grands scientifiques qui font progresser la science moderne sont d’origine européenne et judéo-chrétienne.
    • Le martyrologe des savants persécutés par l’Église ne comporte qu’un nom : Galilée, qui fut, en tout et pour tout, condamné à résider chez lui et à réciter les sept psaumes une fois par semaine pendant trois ans, peine dont il confia l’exécution à sa fille religieuse.
    • Jamais le christianisme n’a brûlé les bibliothèques : dans les monastères médiévaux, bien au contraire, les moines et des savants ont préservé et transmis les connaissances antiques, et développé de nouvelles idées.

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  • Les archéologues en sont « absolument » certains : Bethsaïde a été découverte

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    De kath.net/news :

    Les archéologues en sont « absolument » certains : Bethsaïda a été découverte.

    10 septembre 2026

    Ces découvertes exceptionnelles remettent en question l'idée reçue selon laquelle les habitants de Galilée étaient de pauvres paysans illettrés. Elles suggèrent au contraire que les villes et villages visités par Jésus prospéraient même sous l'occupation romaine.

    Une équipe d'archéologues dirigée par le Dr Steven Notley est « absolument » certaine d'avoir découvert la ville biblique de Bethsaïda, où Jésus a accompli de nombreux miracles. Le site, situé sur les rives du lac de Tibériade, est aujourd'hui connu sous le nom d'El-Araj, rapporte le New York Post .

    Cet été, lors de la dixième campagne de fouilles, les archéologues ont mis au jour des lampes, des produits cosmétiques, des pièces de monnaie et de nombreux autres artefacts. Selon Notley, ces découvertes confirment l'hypothèse selon laquelle la cité serait l'ancienne Bethsaïda.

    L'ensemble des pièces collectées dans toute la ville dresse le portrait historique du site antique. À chaque saison, ce portrait se précise, écrit le Dr Notley sur son blog.

    « Tout ce que nous avons mis au jour confirme et soutient cette identification. Rien ne la remet en cause », a déclaré le Dr Notley au Daily Mail.

    La dixième campagne de fouilles, qui vient de s'achever, a permis d'affiner notre compréhension de Bethsaïda, ou Julias, nom que lui donnèrent plus tard les Romains, notamment pour la période du Ier au IIIe siècle de notre ère. Des indices laissent également penser que les vestiges d'un établissement hellénistique se trouvaient sous Bethsaïda.

    Les archéologues ont également découvert de la poterie en grès calcaire et plusieurs lampes hérodiennes intactes, fabriquées exclusivement à Jérusalem avant 70 après J.-C. Ce sont là des indices clairs de la présence juive dans la ville au cours du premier siècle, période durant laquelle elle s'est développée à partir de Bethsaïda pour devenir une cité romaine appelée Julias, écrit Notley.

    Ces découvertes exceptionnelles remettent en question l'idée reçue selon laquelle les habitants de Galilée étaient de pauvres paysans illettrés. Elles suggèrent au contraire que les villes et villages visités par Jésus prospéraient même sous l'occupation romaine.

    Selon la tradition biblique, Jésus guérit un aveugle à Bethsaïda et nourrit des milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons. Les apôtres Pierre, André et Philippe étaient originaires de Bethsaïda.

    Les archéologues du Centre d'étude du judaïsme ancien et des origines chrétiennes travaillent à El-Araj depuis 2016. Au fil des années, ils ont découvert des mosaïques, des églises et d'autres bâtiments, ainsi que de nombreux artefacts.

  • Le Linceul de Turin a été pendant des siècles le seul cliché en négatif au monde

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    D'Olivier Bonnassies sur 1000 raisons de croire :

    Le Linceul de Turin a été pendant des siècles la seule image en négatif au monde

    Le concept de « négatif photographique » n’a été inventé qu’au XIXe siècle, quand Nicéphore Niepce a pris la toute première photo. Sur le sel d’argent qu’il avait mis en face de la lentille recevant l’image de sa maison, s’est en effet imprimée une image tout à fait inattendue : les noirs étaient blancs, les gris clairs étaient gris foncé et inversement. On n’avait jamais vu ça, personne n’y avait jamais pensé, et il a fallu trente ans pour trouver un procédé permettant de retrouver une image en positif à partir de ce négatif. Ainsi, avant le XIXe siècle, on ne connaît, dans l’histoire du monde, aucune image d’aucune sorte qui soit en négatif, sauf une seule : celle qui est imprimée sur le Linceul de Turin. Comment expliquer cela ? D’où cette image peut-elle alors venir ? En réalité, seules la Passion et la Résurrection du Christ peuvent expliquer cette image qui est donc une preuve supplémentaire de la vérité de la foi chrétienne.


    Les raisons d'y croire

    • L’image en négatif ne peut avoir une cause humaine, puisque ne pouvant être conçue, elle était inconcevable.
    • Elle ne semble pas non plus avoir une cause naturelle commune, car les mêmes causes produisant les mêmes effets, on retrouverait alors dans l’Histoire d’autres images proches ou comparables... Or, il n’y en a strictement aucune. Absolument rien.
    • N’étant ainsi a priori ni humaine, ni naturelle, la cause de production de l’image du Linceul est donc très logiquement surnaturelle. Et l’argument décisif est que cette représentation, absolument unique et singulière, implique impérativement une cause également unique et singulière.
    • On constate, en plus, que l’image est aussi la seule à décrire admirablement un grand nombre de détails de la Passion du Christ, dont beaucoup étaient inconnus ou inconcevables au Moyen Âge. Tout est donc cohérent avec l’explication de l’authenticité du Linceul.
    • En conclusion, l’événement de la Passion et de la Résurrection du Christ apparaît comme le seul événement absolument singulier qui explique de façon rationnelle, cohérente et logique la production de cette image unique.

    En savoir plus

    L’Association Marie de Nazareth a publié à ce sujet une petite étude, une vidéo YouTube et une présentation  montrant que tous les autres éléments du dossier (500 000 heures d’analyses scientifiques de haut niveau, les analyses historiques, le test au carbone 14, les témoignages, les raisonnements) collent parfaitement avec cette conclusion, et qu’aucune autre n’est possible. Cette singularité absolue du Linceul supposant une cause, elle aussi, absolument singulière permet vraiment de conclure avec certitude, au-delà de tout doute raisonnable.

    Avant le Linceul, bien des éléments attestaient déjà de la Résurrection du Christ  :

    • Le témoignage des apôtres qui n’ont jamais renié, jusqu’au martyre.
    • Le témoignage des cinq cents autres témoins, et de tous les disciples qui les ont suivis sans hésiter.
    • Toute la période de la naissance de l’Église jusqu’à la conversion de l’Empire romain, qui ne peut s’expliquer autrement que par la foi en la Résurrection du Christ.
    • Et les innombrables apparitions et interventions du Christ, de sa Mère et des saints, à chaque époque de l’Histoire, par lesquelles sans cesse Jésus se révèle toujours vivant, etc.

    Il n’y a cependant qu’une seule preuve matérielle et il ne pouvait y en avoir qu’une seule. Pourquoi ?

    • Parce qu’au moment décisif, et singulier entre tous, où le corps physique, terrestre, du Christ est transformé en corps glorieux, il n’y avait qu’un seul objet matériel à proximité immédiate du Christ : le Linceul qui l’entourait. Il ne pouvait donc y avoir d’autre élément matériel que celui-ci...

    En conclusion, ce Linceul est bien un signe matériel incontestable de la vérité de la Passion et de la Résurrection du Christ, qui est offert providentiellement à notre époque déboussolée. N’oublions pas ce cadeau de Dieu : parlons-en autour de nous et faisons-le connaître ! À lui seul, ce linge devrait changer le monde !

    Olivier Bonnassies


    Au delà

    Le Linceul de Turin est un miroir des souffrances et de la Passion du Christ : son étude est bouleversante, et beaucoup de ceux qui ont pris le temps de rechercher la vérité sur ce linge en ont été très touchés.


    Aller plus loin

    Jean-Christian Petitfils, Le Saint Suaire de Turin – l’enquête définitive, Tallandier, 2022. Celui-ci conclut de même, sans équivoque.


    En complément

    ... et aussi de nombreuses contributions sur ce site

  • Quelques données sur l’espace et le temps

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    Quelques données sur l’espace et le temps

    Comme beaucoup le savent, la vitesse de la lumière est d’environ 300 000 km par seconde. Cela signifie que le temps nécessaire à la lumière du Soleil (situé à environ 150 millions de kilomètres) pour nous parvenir est de 8 minutes et 20 secondes. Quand nous le regardons, nous ne le voyons donc pas tel qu’il est à l’instant de l’observation, mais tel qu’il était il y a précisément 8 minutes et 20 secondes.

    Concernant l’étoile la plus proche, Proxima du Centaure, distante d’environ 4,25 années-lumière, nous ne la voyons pas non plus telle qu’elle est au moment où nous l’observons, mais telle qu’elle était il y a un peu plus de 4 ans et 3 mois. Quant à la galaxie d’Andromède — la galaxie spirale la plus proche de la nôtre, perceptible à l’œil nu dans de bonnes conditions —, on la voit telle qu’elle était il y a 2,5 millions d’années.

    Et qu’en est-il de la plus lointaine connue à ce jour ? Découverte en 2025 grâce au télescope spatial James Webb (NASA, ESA et CSA), la galaxie MoM-z14 a été observée telle qu’elle était il y a environ 13,5 milliards d’années, c’est-à-dire seulement 280 millions d’années après le Big Bang (l’âge de l’Univers étant estimé à environ 13,8 milliards d’années).

    Au regard de ces données établies par la science, comment ne pas éprouver un vertige incommensurable ?

    Cependant, en quittant le domaine de la science — qui s’intéresse au « comment », à ce qui est mesurable et observable, et non au « pourquoi » —, quels seraient les moyens de connaissance autres que celui qui réduit le réel au matériel, à nos sens et à nos dimensions habituelles ? Personnellement, j’en vois trois, plus abstraits : la philosophie et la métaphysique, la spiritualité et la mystique, ainsi que l’intuition.

    Voilà qui fera sans doute hausser les épaules de ceux qui partent du principe qu’il n’y a de connaissance que rationnelle. Pourtant, si tel est le cas, il faudrait que celui qui croit cela puisse prouver rationnellement qu’il n’y a de connaissance que rationnelle. Aucun rationaliste ne le peut : cela relève donc inévitablement d’un postulat, d’un pas dans le vide indémontrable.

    En conclusion, se pose une question philosophique bien connue : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Notre Univers (et l’existence de l’homme en particulier) a-t-il un sens, ou est-il, comme l’écrit Bertrand Russell, « une machine sans âme qui suit une trajectoire aveugle dans l’infini de l’espace et du temps » ?

    Nous voici face à un choix : croire au mystère ou croire à l’absurde. Mais si rien n’a de sens, si Russell a raison, alors la question de Camus — « dois-je ou non me suicider ? » — se pose avec une acuité terrible. Voilà où conduit l’absurde.

    Tout change, évidemment, pour celui qui croit au mystère, au sens plutôt qu’au non-sens, et qui voit à la base de tout ce qui existe une Intelligence infiniment supérieure à nous, Auteur du Big Bang. Rien que du Big Bang ? Pourquoi pas ? Si l’on part du principe que, dans cette « soupe originelle » née il y a 13,8 milliards d’années, se trouvaient déjà en germe les conditions nécessaires à l’apparition un jour de la vie et de la conscience, rien n’interdit de penser, comme l’écrit Jean d’Ormesson, que « ceux qui ne croient pas en Dieu font preuve d’une crédulité qui n’a rien à envier à celle qu’ils reprochent aux croyants ».

    J-P S

  • La physique quantique et le mystère de la création divine

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    D'Edward Pentin sur le NCR :

    La physique quantique et le mystère de la création divine

    Le physicien et professeur catholique Vincenzo Tamma explique comment la mécanique quantique révèle l'intelligibilité de la nature, renvoie au Créateur et ouvre de nouvelles voies pour un dialogue interdisciplinaire entre science, philosophie et théologie.

    Le professeur catholique Vincenzo Tamma explique comment la foi et la science sont compatibles.
    Le professeur catholique Vincenzo Tamma explique comment la foi et la science sont compatibles. (Photo : Vincenzo Tamma, photo d’Edward Pentin ; fond Shutterstock)

    LONDRES — La physique quantique, ou mécanique quantique, émerge rapidement non seulement comme un moyen de développer de nouvelles technologies, mais aussi comme une méthode scientifique pouvant aider l'humanité à mieux comprendre la vérité sur la création, révélant le mystère de son Créateur. 

    Dans cet entretien accordé au Register le 31 juillet en marge de la conférence « Une journée avec Marie » à Londres, le professeur catholique Vincenzo Tamma explique ce qu'est la mécanique quantique, comment elle se rapporte à l'action divine et comment elle peut être un outil utile dans le dialogue entre la science et la théologie. 

    « La mécanique quantique aide les croyants à réfléchir à la manière dont Dieu a créé le monde, car elle décrit le fonctionnement de la nature au niveau le plus profond », explique le professeur Tamma, directeur fondateur du Pôle de science et de technologie quantiques de l'Université de Portsmouth au Royaume-Uni. « Elle offre les connaissances épistémologiques et ontologiques les plus fondamentales sur la nature, sur la façon dont Dieu l'a voulue et ordonnée. »  

    Afin de maximiser son potentiel dans ce domaine, il appelle à la redécouverte d'une conception interdisciplinaire de l'université, telle que proposée par saint John Henry Newman, afin d'approfondir le croisement entre la théologie catholique, la philosophie et la science quantique et d'éduquer le grand public. 

    Professeur Tamma, qu'est-ce que la physique quantique en quelques mots ? 

    La physique quantique décrit les lois de la réalité à l'échelle microscopique. C'est, en quelque sorte, la science des constituants fondamentaux de l'univers, tels que les atomes, les électrons et les photons. Selon la physique quantique, ces éléments ne se comportent pas comme des objets ordinaires ; ils peuvent être observés de manière probabiliste, c'est-à-dire que l'on ne peut prédire que les probabilités d'un résultat de mesure, et non le résultat exact.

    En termes simples, elle nous offre une compréhension de la nature à son niveau le plus fondamental. Elle explique pourquoi des particules minuscules peuvent sembler être à plusieurs endroits simultanément, pourquoi la lumière peut se comporter à la fois comme une onde et comme une particule, et pourquoi les particules peuvent être liées entre elles de différentes manières malgré la distance. De plus, la physique quantique n'est pas qu'une simple théorie sur les fondements de l'univers ; elle sous-tend également de nouvelles technologies comme les ordinateurs quantiques, les capteurs ultra-précis et les communications sécurisées. Toutes ces technologies reposent désormais sur les principes fondamentaux de la mécanique quantique, ce qui nous permet non seulement de comprendre l'univers dans sa nature fondamentale, mais aussi de développer de nouvelles technologies.

    Comment cela peut-il nous aider à comprendre la vérité de la création ? 

    La mécanique quantique aide les croyants à réfléchir à la création du monde par Dieu, car elle décrit le fonctionnement de la nature au niveau le plus profond. Elle offre les intuitions épistémologiques et ontologiques les plus fondamentales sur la nature, telle que Dieu l'a voulue et ordonnée. En ce sens, les lois de la physique – et en particulier les lois quantiques – font partie du « livre de la nature », et Dieu est celui qui les a données. Comme l'a dit saint Augustin, le livre de la nature et le livre de l'Apocalypse sont deux manières complémentaires de connaître Dieu. Ils ne constituent pas un seul et même livre, et il ne faut pas les confondre, mais ils nous aident ensemble à comprendre Dieu. 

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  • Nous ne sommes pas seuls dans l'univers. Mais pas au sens où les ufologues l'entendent

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    De Stefano Magni sur la NBQ :

    Nous ne sommes pas seuls dans l'univers. Mais pas au sens où les ufologues l'entendent.

    Il se peut qu'il existe une vie intelligente dans l'univers. Mais c'est toujours et uniquement la nature humaine qui a été choisie par le Verbe pour être indissolublement unie à Lui. La publication de documents sur les ovnis et un nouveau film de Spielberg ont relancé le débat. Le théologien et physicien, le père Alberto Strumia, répond à nos questions.

    19 juin 2026

    Les ovnis et les prétendus contacts extraterrestres ont récemment connu un regain d'intérêt, grâce à la déclassification de documents par le président Donald Trump et au nouveau film de Steven Spielberg, <i> Disclosure Day</i> , dont la sortie arrive à point nommé pour relancer le débat sur l'hypothèse selon laquelle « nous ne sommes pas seuls » (une hypothèse également reprise par l'ancien président Barack Obama) et que des contacts ont « déjà eu lieu ». La question soulève également des implications théologiques, que Spielberg aborde de front dans son film, même s'il propose des réponses parfois discutables.

    Nous avons interrogé le père Alberto Strumia afin de recueillir son avis en tant que scientifique et théologien. Théologien et ancien professeur de physique mathématique aux universités de Bologne et de Bari, le père Alberto Strumia allie une vaste connaissance théologique à de solides compétences scientifiques et est la personne idéale pour répondre aux dilemmes qui interpellent l'humanité depuis les débuts de la conquête spatiale.

    Dieu a créé un univers immense, il est donc « impossible qu'il l'ait créé uniquement pour nous, sur une seule planète », comme le dit Steven Spielberg, reprenant un sentiment courant chez les ufologues, à travers les mots d'une nonne, personnage central de son nouveau film. Mais l'immensité de l'univers créé par Dieu implique-t-elle nécessairement l'existence d'une multiplicité d'espèces intelligentes ?

    Si l'on part de l'idée chrétienne de la « surabondance » divine, qui a créé non seulement l'univers physique tel que nous le percevons – du moins dans les limites de nos sens et de nos instruments d'observation – mais aussi une « création immatérielle » bien plus vaste que celle composée d'atomes et de particules, on ne peut s'empêcher de penser au « monde » des anges (y compris les renégats et les démons), des êtres plus intelligents et plus nombreux que nous (puisque chacun de nous possède un ange gardien, en plus des autres anges). Et avec elles, à celle des âmes de nos êtres chers qui nous ont précédés sur terre et qui n'ont pas encore reçu leurs corps après la Résurrection à la fin des temps. Que nous ne soyons pas seuls dans la création est un fait que la Révélation chrétienne et la foi nous ont toujours proposé, un fait auquel nous pouvons croire sans crainte. Il y a des années, le Père Giussani enseignait que la raison prend en compte la totalité des facteurs en jeu (« conscience de la réalité selon la totalité de ses facteurs », Le Sens religieux).(BUR, p. 17). Pourquoi alors ne considérer que notre univers physique dans l’œuvre créatrice de Dieu, en négligeant tout le reste ? Et l’on ne saurait dire, d’un point de vue chrétien, qu’il n’y a pas de communication avec ces êtres, puisque nous nous adressons à eux en les priant, en leur demandant leur aide (traditionnellement appelée « intercession ») et, en retour, en la recevant également sous la forme d’une protection spirituelle et physique, comme dans le cas de ceux que nous appelons « anges gardiens ». Mais en nous limitant un instant – comme la plupart d’entre nous avons l’habitude de le faire, sans même nous rendre compte de tout le reste – au cosmos matériel, on a peut-être toujours pensé que l’univers physique était peuplé d’autres « espèces intelligentes », dotées d’un corps matériel comme le nôtre (quoique d’une structure physique et biologique différente), et qui n’étaient pas seulement « spirituelles ». En principe, on ne peut l'exclure… Même avec de tels êtres, s'ils existaient, communiquer serait difficile, à moins d'utiliser un langage « universel » (pour nous comme pour eux), tel que le langage mathématique des lois logiques et physiques. Et peut-être même le langage non moins mathématique (comme le croyaient les Pythagoriciens) de la musique ; et si des extraterrestres étaient dotés d'organes sensoriels capables de percevoir les vibrations mécaniques d'une atmosphère gazeuse, ou d'un corps vibrant plus ou moins rigide, ou encore des vibrations électromagnétiques produisant une sorte d'« effet sonore » dans leur « cerveau » et leur « esprit » ? Pour l'instant, il ne semble pas qu'on en ait rencontré, du moins pas de manière certaine et prouvée. Le célèbre disque d'or Voyager , envoyé dans l'espace par la NASA à bord des sondes jumelles Voyager 1 et  Voyager 2 en 1977, constituait une tentative dans ce sens.

    Une seconde affirmation théologique du film de Spielberg (qui reflète toujours un sentiment courant chez les ufologues) : l’homme est la création suprême de Dieu « sur Terre », ce qui impliquerait qu’il aurait pu créer d’autres espèces tout aussi supérieures sur d’autres planètes. Mais si l’homme est à l’image et à la ressemblance de Dieu, est-il possible qu’il existe d’autres espèces au centre de la création, égales, voire supérieures, à l’homme ?

    Plus fascinante encore est l’idée d’être « unique » au monde, parmi notre « espèce » d’êtres « corporels » et « rationnels ». Le Verbe de Dieu, par son unicité, a uni à sa Personne divine cette nature humaine si particulière, afin de rétablir la justice originelle entre nous et le Père, que les hommes avaient librement rejetée (c’est d’ailleurs en termes de justice que nous comprenons la question du péché originel. Saint Thomas d’Aquin est le principal maître qui nous éclaire sur cette juste compréhension, parlant de l’ « amissio orignalis iustitiae » [perte de la justice originelle] , I-II, q. 81, a. 1). En effet, l’humanité du Christ est l’exemple par excellence de notre nature humaine. Et s’il devait exister d’autres espèces intelligentes, c’est toujours et uniquement la nature humaine que le Verbe choisirait d’unir indissolublement à lui (« En raison du terme [terme grec], on parle habituellement d’ union hypostatique », Jean-Paul II, Audience générale, 23 mars 1988, n° 1). Même au risque de susciter une sorte d’« envie » chez d’autres êtres intelligents, comparable à celle que les anges ont éprouvée en choisissant d’unir la nature humaine à leur nature « angélique », quoique plus élevée. Égales ou supérieures, en l’occurrence, d’autres espèces pourraient exister, mais elles n’auraient pas été librement choisies par Dieu, de même que les anges n’ont pas été choisis pour être unis hypostatiquement au Verbe, le Fils de Dieu. Nous ne dictons pas nos règles à Dieu, et sa liberté est souveraine. Et il est bon qu’il en soit ainsi.

    Nombre de catholiques sont ouverts à l'idée de l'existence d'espèces extraterrestres intelligentes. Tel était le cas du jésuite José Gabriel Funes, alors chef des astronomes du Vatican, qui déclarait en 2008 : « Il est possible de croire en Dieu et aux extraterrestres. On peut admettre l'existence d'autres mondes et d'autres formes de vie, même plus évoluées que la nôtre, sans remettre en question la foi en la création, l'incarnation et la rédemption. » Mais dans ce cas, la question de la rédemption se pose : Dieu s'est incarné en un homme pour sauver l'humanité du péché. Qu'en est-il alors des autres espèces intelligentes possibles ?

    C'est là que la doctrine catholique sur les anges nous éclaire. Les anges sont d'une nature si supérieure à la nôtre que, étant purement spirituels (« esprits purs »), par un seul acte de leur intelligence et de leur liberté, ils sont capables de choisir ou de rejeter Dieu, le Souverain Bien, méritant de l'avoir ou de le perdre pour l'éternité. Pour eux, il n'y a pas de seconde chance. Pour le reformuler en termes actuels, on pourrait dire que leur volonté est « binaire » et non « analogique » comme la nôtre. Il nous faut de nombreux actes de connaissance pour approcher le Bien, et nous disposons de nombreux actes de volonté individuels pour le choisir ou le rejeter. C’est pourquoi il nous est donné la possibilité de nous repentir, jusqu’au dernier instant de notre vie terrestre, d’un mauvais acte et d’en choisir un bon par la suite. Non seulement pour cette raison « anthropologique » (qui est une prédisposition naturelle), mais aussi, et surtout, parce que le Seigneur, par la Rédemption, nous a offert la possibilité de nous replacer dans la « juste » place devant Lui (c’est la « justice originelle »). Le sacrement de Pénitence est l’instrument concret que le Seigneur, par l’intermédiaire de l’Église, nous offre précisément pour cette raison.

    À la question de savoir s'il pourrait exister d'autres êtres corporels intelligents et libres, différents de nous, outre nous, êtres humains, auxquels le fruit de la Rédemption est donné, la réponse peut être affirmative. Les fruits de la Rédemption se répandent sur toute la Création, comme l'enseigne l'apôtre Paul : « Car la création elle-même […] aspire à être affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu » ( Romains 8:19, 21). Et ces êtres pourraient eux aussi faire partie de cette création. Bien sûr, pour l'instant, il ne s'agit que d'une hypothèse théologique. Mais, à mon avis, compte tenu de la situation désastreuse de l'humanité ici-bas, lorsque le Christ et la raison sont abandonnés, il serait préférable que nous nous préoccupions davantage de notre propre sort sur terre que de celui d'hypothétiques « autres » dont nous ignorons jusqu'à l'existence !

    Dans certains cercles du catholicisme marginal, on émet l'hypothèse que les observations et contacts avec des OVNI parfois rapportés (même si cela n'est jamais prouvé) pourraient en réalité être des apparitions de créatures célestes, voire de démons. Est-ce théologiquement plausible ?

    Des êtres surnaturels, tels que la Vierge Marie, les anges, les saints et le Seigneur lui-même, sont apparus à des êtres humains dans des contextes exceptionnels, lors d'apparitions bien connues et confirmées par l'Église, tout au long de l'histoire. Le diable lui-même s'est manifesté à certains saints et à d'autres, par des visions terrifiantes, des possessions, du harcèlement, des infestations de lieux, etc. Mais il ne faut pas confondre ces manifestations, bonnes ou mauvaises, de nature authentiquement surnaturelle, avec les « soucoupes volantes » (nom donné autrefois aux OVNI). Les anges et les saints ne sont pas des « lutins » qui se jouent des « bouffons » avec nous, les humains, pour nous surprendre ou nous effrayer. De même, des extraterrestres décrits comme plus avancés que nous ne le seraient pas s'ils se comportaient comme des clowns.