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Société - Page 158

  • Mobilisation pour la vie en Pologne : une réponse à la crise actuelle du mariage et de la famille

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    Narodowy Marsz dla Życia i Rodziny. Tłumy na Placu Zamkowym w Warszawie.  "Maszerujemy w obronie tradycyjnych wartości" | Warszawa Nasze Miasto

    De TVN Warzawa :

    Sous la devise " Je te promets ", environ 10 000 personnes ont parcouru les rues de la capitale polonaise dimanche pour participer à la Marche nationale pour la vie et la famille.

    "Des marches similaires sont organisées tout au long de l'année dans 150 villes de Pologne, et rassemblent plusieurs centaines de milliers de personnes", a déclaré Pawel Ozdoba, président du Centre pour la vie et la famille, qui était chargé d'organiser la marche.

    Le président polonais Andrzej Duda a salué les participants dans un message vidéo spécial.

    L'événement a eu lieu pour la 17e fois. Au cours de l'année, de telles marches sont organisées dans environ 150 endroits en Pologne et rassemblent des centaines de milliers de personnes.

    Je te le promets. La Marche pour la vie et la famille a traversé Varsovie.

    18 septembre 2022

    Marche pour la vie et la famille

    - Cette année, nous voulons rappeler aux époux et à ceux qui sont appelés à cet état le sens et la signification du vœu de mariage", a déclaré l'organisateur de la Marche pour la vie et la famille, Paweł Ozdoba. La marche a été précédée d'une prière commune et d'un spectacle d'Arka Noego. 

    Après la prière de l'Angelus dirigée par le recteur de la paroisse de la cathédrale, Monseigneur Bogdan Bartholomew, la 17e Marche nationale pour la vie et la famille s'est élancée dans les rues de la capitale en direction de l'église Sainte-Croix, rue Krakowskie Przedmieście. Elle s'est achevée par une Sainte Messe à 13 heures, présidée par le gardien spirituel de la communauté des "Guerriers de Marie", le prêtre salésien Dominik Chmielewski. Les participants à la 17e Marche nationale pour la vie et la famille ont défilé sous le slogan "Je te promets".

    Une réponse à la crise actuelle du mariage et de la famille

    Comme l'a expliqué le président du Centre pour la vie et la famille Paweł Ozdoba, la marche est une réponse à la crise actuelle du mariage et de la famille. - Elle est causée, entre autres, par divers programmes sociaux et politiques qui tentent de désavouer le mariage et la famille, de changer leur signification ou de redéfinir la compréhension du mariage, a-t-il déclaré.

    Il a souligné qu'"en dehors des situations pathologiques, il vaut la peine de se battre pour le mariage, d'essayer de le maintenir et de rechercher la compréhension. - Souvent, cela nécessite aussi une aide extérieure, par exemple en prenant conseil auprès d'un psychologue ou d'un autre spécialiste, mais l'expérience de nombreux couples montre qu'ils parviennent à surmonter les difficultés", a souligné Mme Ozdoba.

    Comme il l'a souligné, "à Varsovie, un mariage sur deux se brise, et à l'échelle nationale, un mariage sur trois se brise". - Le plus souvent, la principale raison de la rupture est la soi-disant incompatibilité de caractères", a-t-il ajouté.

    La première marche a eu lieu en 2006 à Varsovie. Depuis lors, l'organisation de la marche a été prise en charge par plus de 150 villes et villages du pays.

  • France : les évêques plaident pour «une aide active à vivre» plutôt que pour une «aide active à mourir»

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    Du site du Figaro.fr :

    Fin de vie : les évêques catholiques pour «une aide active à vivre»

    Cette tribune, publiée sur le site du journal Le Monde vendredi 16 septembre, est signée par le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France (sorte d'exécutif), qui compte dans ses rangs notamment Eric de Moulins-Beaufort, président, Jean-Marc Aveline, cardinal et archevêque de Marseille ou encore Laurent Ulrich, archevêque de Paris. Il intervient peu après l'avis rendu par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), qui accepte, pour la première fois, la possibilité d'une aide «active» à mourir.

    «Besoin de relation et de proximité»

     
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    «À l'écoute de malades, de soignants, de familles, d'acteurs des soins palliatifs, nous percevons que le besoin essentiel du plus grand nombre est d'être considérés, respectés, aidés, accompagnés, non abandonnés. Leur souffrance doit être soulagée, mais leurs appels expriment aussi leur besoin de relation et de proximité. L'attente la plus profonde de tous n'est-elle pas l'aide active à vivre, plutôt que l'aide active à mourir ?», interrogent-ils.

    Selon les évêques, «depuis plusieurs décennies, un équilibre s'est progressivement trouvé dans notre pays pour éviter l'acharnement thérapeutique et promouvoir les soins palliatifs. Cette voie française a pu faire école et dit quelque chose du patrimoine éthique de notre pays», plaident-ils.

    Question «délicate»

    Mais, regrettent-ils, les soins palliatifs «sont encore absents d'un quart des départements français». «Durant la crise liée au Covid-19, notre société a fait de lourds sacrifices pour sauver la vie, en particulier des personnes les plus fragiles (...)», font-ils valoir. «Comment comprendre que, quelques mois seulement après cette grande mobilisation nationale, soit donnée l'impression que la société ne verrait pas d'autre issue à l'épreuve de la fragilité ou de la fin de vie que l'aide active à mourir, qu'un suicide assisté ?», interrogent-ils.

    «La question de la fin de vie est si sensible et si délicate qu'elle ne peut pas se traiter sous la pression», plaident-ils, alors qu'un débat national va s'engager. Il est pour eux «nécessaire d'écouter sérieusement et sereinement les soignants, les associations de malades, les accompagnants, les philosophes, les différentes traditions religieuses pour garantir les conditions d'un authentique discernement démocratique.»

  • Le pape, Naples et les Napolitains : une nouvelle interview de François

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    Du site du Mattino :

    18 septembre 2022

    Interview exclusive du Pape François : "Naples est dans mon cœur; ici dans le Sud, l'histoire peut changer de cours".

    Votre Sainteté, Naples est une métropole qui domine la Méditerranée et qui, pour cette raison même, domine aussi votre pontificat de manière particulière. C'est en effet le bassin de la mare nostrum, lieu de transit des migrations et donc des grandes tragédies de ce temps, qui constitue l'espace privilégié de ses interventions, désormais centrées sur le retour tragique de la guerre au cœur de l'Europe et sur une pandémie qui, en plus de provoquer le deuil, semble avoir frappé et secoué l'humanité de l'intérieur.

    "Je suis allé à Naples. D'une certaine manière, ça me rappelle Buenos Aires. Parce que ça me rappelle le Sud. Et je suis vraiment du Sud. J'ai voyagé en Méditerranée, dans la mare nostrum, et j'ai vu de mes propres yeux les yeux des migrants. J'ai vu la peur et l'espoir, les larmes et les sourires pleins d'attentes trop souvent trahies. Je ne pourrai jamais oublier les paroles que leur a adressées à Lesbos en 2016 mon ami et frère, le patriarche œcuménique Bartholomée : Celui qui vous craint ne vous a pas regardé dans les yeux. Ceux qui vous craignent n'ont pas vu vos visages. Ceux qui te craignent n'ont pas vu tes enfants. Quand je pense à la Méditerranée, à Lesbos, à Chypre, à Malte, à Lampedusa, je pense que les terres que cette mer baigne sont précisément celles où Dieu s'est fait homme. Jésus est né ici, ce qui était son berceau est en train de devenir un cimetière sans pierres tombales, un mare mortuum. Et donc je pense aussi que nous ne devons pas oublier que l'avenir de chacun ne sera pacifique que s'il se réconcilie avec les plus faibles. Car quand on rejette les pauvres, on rejette Dieu qui est en eux, et on rejette la paix. C'est pourquoi je mets toujours en garde contre ceux qui veulent tisser le monde de la peur, de la méfiance, des murs et des guerres, au lieu de la confiance, de la fiabilité, des ponts et de la paix.

    Il est facile d'effrayer le public en instillant la peur de l'autre. Il est plus difficile de parler de rencontre avec l'autre, de dénoncer l'exploitation des pauvres, les guerres souvent largement financées, les accords économiques conclus à fleur de peau, les manœuvres secrètes de trafic d'armes et de prolifération de leur commerce. Mais c'est ce que nous sommes appelés à dire en tant que chrétiens : raisonner avec un schéma de paix et non de guerre, d'amour et non de haine ; même dans les moments qui nous semblent les plus sombres".

    Mais comment allons-nous sortir de la guerre ? A quoi ressemblera le monde après la guerre ?

    "Aujourd'hui, nous sommes mesurés par la guerre en Ukraine. Et aussi avec de nombreuses autres guerres. Dans son message pour la Journée mondiale de la paix en 2002, au lendemain de l'attaque des tours jumelles, saint Jean-Paul II a écrit que l'ordre brisé ne peut être pleinement rétabli que si la justice et le pardon sont combinés. Les piliers de la paix véritable sont la justice et le pardon, qui est une forme particulière d'amour. C'est le chemin. Il y a un temps pour tout. Avant le pardon, il y a la condamnation du mal. Il est pourtant essentiel de ne pas cultiver la guerre, mais de préparer la paix, de semer la paix. Ne pas se résigner à l'idée que pour vaincre le mal, il faut utiliser ses propres armes. Comme je l'ai répété lors de la réunion au Kazhakistan avec les chefs religieux, seul le dialogue est la voie à suivre. Et il est nécessaire de dialoguer avec tout le monde".

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  • Mobilisation pour la Vie en Suisse

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    De catho-ch.news :

    Une Marche pour la vie particulière après l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade

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    Ce samedi 17 septembre les défenseurs de la vie se sont rassemblés pour la 12e fois à Oerlikon pour manifester contre l'avortement, ayant pour slogan "24 heures pour une vie".

    Deux initiatives en préparation

    Cette année l'événement avait une signification particulière après l'annulation de l'arrêt "Roe v. Wade" par la Cour suprême des Etats-Unis.
    Les milieux chrétiens et conservateurs ont soumis deux initiatives pour durcir la législation actuelle sur l'avortement en Suisse. La première, intitulée "la nuit porte conseil", vise à introduire un jour de réflexion avant chaque avortement tandis que la seconde prend le contre-pied des avortements tardifs.

    De retour après plusieurs années d'interdiction

    La ville de Zurich a approuvé cette marche de protestation cette année, alors qu'elle l'avait interdite à plusieurs reprises. Les tribunaux on finalement donné raison aux organisateurs.

    La Marche pour la vie doit faire face à des provocations satanistes et à la violence de la gauche

    L'évêque auxiliaire émérite du diocèse de Coire, Mgr Eleganti, a célébré une messe pour la Marche pour la vie à Oerlikon. La police était sur place pour éviter toute attaque depuis que des inconnus ont inscrit des graffitis "am Arsch fürs Läbe", "brûler" et "666" sur les murs de l'église.

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    Pendant la marche des contre-manifestants de gauche venus masqués ont tenté de perturber l'événement, criant notamment "Tous ensemble contre le fascisme". Huit personnes ont été interpellées parmi ces contre-manifestants tandis que plus de 150 personnes ont été contrôlées par la police et expulsées.

  • RDC : corruption au sommet de l’Etat, toujours le même cirque

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    Lu sur le site web « Afrikarabia » :

    C’est une vidéo qui fait grand bruit. On y voit Vidiye Tshimanga, l’un des conseillers les plus influents de la présidence congolaise déballer le mode d’emploi du mal qui ronge depuis des décennies la République démocratique du Congo : la corruption. Par le menu, le conseiller stratégique de Félix Tshisekedi explique à de faux investisseurs comment obtenir de très juteuses licences d’exploitations minières en évitant toutes sortes de « tracasseries ». Dans la vidéo, Vidiye Tshimanga tente de convaincre ses interlocuteurs qu’il est l’homme de la situation. « Si je demande au président quelque chose, il donne. Moi, c’est le président… Le président ne fait pas d’affaires directement ». Pour montrer son influence auprès du chef de l’ Etat, le conseiller rapporte qu’il a financé la campagne électorale de Félix Tshisekedi. Des propos qui ont choqué à Kinshasa.

    Monsieur 20%

    Dans cette vidéo révélée par le journal suisse Le Temps, et un consortium de journalistes (OCCRP) spécialisé dans la lutte contre la corruption, Vidiye Tshimanga détaille le fonctionnement du système de corruption, grâce à sa société Cobamin : « Avec Ivanhoe, ils ont 80%, j’en ai 20. Mes 20% sont divisés en deux. Donc vous avez 10%, c’est Cobamin. Les autres 10%, c’est parce que dans la loi minière, vous avez l’obligation d’avoir une personne congolaise (dans la société)… Cette personne est quelqu’un que nous avons choisi ». Les deux journalistes du Temps, affirment pour l’instant, « ne pas avoir trouvé dans les registres congolais des sociétés détenues conjointement par Cobamin et Ivanhoe ou ses filiales ». Par contre, l’enquête révèle que la Cobamin a pu obtenir un permis minier à proximité de ceux d’Ivanhoe… un mois seulement après l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. Simple coïncidence ?

    « Un montage grossier »

    Vidiye Tshimanga détaille également le circuit qui permet le tour de passe-passe financier pour toucher ses rétrocommissions : « La société ne sera pas à mon nom, car je suis une personnalité politiquement exposée. Nous avons des trusts qui sont sur l’île Maurice, nous avons différentes façons de le faire, mais généralement, nous mettons les noms des personnes que nous contrôlons dans le pays. Mais c’est nous qui dirigeons (…) Je suis toujours derrière. » Face au scandale qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux, Vidiye Tshimanga a décidé de démissionner ce vendredi. Dans sa lettre rendue publique, il dénonce un « grossier montage » et affirme détenir un enregistrement audio qui contredirait les propos tenus, « sortis de leur contexte ». Le conseiller assure enfin au chef de l’ Etat, qu’il n’a cessé de défendre la lutte contre la corruption « ainsi que les anti-valeurs qui ont trop longtemps gangréné notre Nation ».

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  • 4.000 personnes ont marché pour la vie à Berlin

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    De kath.net/news :

    4.000 personnes à la Marche pour la vie à BERLIN

    Marche pour la vie 2022 : grand rassemblement et manifestation pro-vie dans le centre politique de Berlin

    "Les femmes n'ont pas besoin de la phrase : tu ne peux pas y arriver. Elles ont besoin d'être accompagnées avec délicatesse pour pouvoir développer leur grand potentiel". C'est avec ces mots que la sage-femme Sarah Göbel a donné un aperçu de la situation des femmes en conflit avec leur grossesse lors de la manifestation d'ouverture de la Marche pour la vie de cette année. La plupart des femmes aimeraient avoir leur enfant de manière autodéterminée, mais elles sont soumises à une forte pression extérieure. Même après un avortement, il faut absolument continuer à soutenir les femmes. Sylvia Pantel, directrice de la Fondation pour les valeurs familiales et ancienne députée du Bundestag, a parlé de la perspective sociopolitique de ce drame. Elle a commenté les citations précédemment enregistrées de politiciens de la coalition gouvernementale et d'une représentante des Jusos, qui veulent établir l'avortement comme un soin de santé et qui nient l'humanité de l'enfant avant sa naissance.

    Un autre thème important abordé dans une interview avec le professeur Paul Cullen, médecin, était la liberté de conscience des personnes travaillant dans le domaine médical. En Suède, les sages-femmes ne peuvent travailler que si elles pratiquent des avortements, alors qu'au Canada, pour la première fois, un tribunal a donné raison à une infirmière qui refusait de se faire vacciner pour des raisons de conscience, car de nombreux vaccins sont fabriqués avec des lignées cellulaires d'enfants avortés. Hubert Hüppe, député du Bundestag et ancien délégué du gouvernement fédéral pour les intérêts des personnes handicapées, a évoqué de nombreuses autres menaces pesant sur les personnes avant et après la naissance, notamment les formes sélectives de diagnostic prénatal et la légalisation du suicide assisté. "Le droit à la vie est le droit fondamental le plus important. Si on ne l'a pas, on n'est plus rien".

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  • L'euthanasie en Belgique : de l'”acte exceptionnel” à la “banalisation”

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Euthanasie en Belgique : de l'”acte exceptionnel” à la “banalisation”

    16 septembre 2022
     

    Alors que l’euthanasie devait être « un acte exceptionnel », le professeur Benoît Beuselinck, oncologue belge, note qu’en 2019, le nombre de cas a atteint 2700 en Belgique pour une population de 11 millions d’habitants, soit un décès sur 40. Mais en réalité tous les actes ne sont pas déclarés, affirme le médecin. Ainsi, un décès sur 25 fait suite à une euthanasie. Il ajoute que « dans 16% des cas, l’euthanasie n’est pas faite en situation terminale ».

    Un acte banalisé

    Vingt ans après la dépénalisation, l’euthanasie figure sur le dépliant sur la fin de vie donné par l’hôpital. Et aussi sur « le formulaire que vous remplissez à l’entrée dans un Ehpad, précise-t-il. C’est mis sous votre nez sans le demander ».

    Une « banalisation » de l’euthanasie qui n’est pas toujours bien vécue par les soignants, témoigne le professeur. Certains ont l’impression de faire « le travail des pompes funèbres ».

    Les soins palliatifs en péril

    Le professeur Beuselinck s’inquiète sur l’avenir des soins palliatifs. Il craint « que les unités de soins palliatifs se transforment en “maisons d’euthanasie” ».  Il constate que « certains patients redoutent les soins palliatifs par peur de l’euthanasie ». « Les gens commencent à penser qu’il faudra un jour choisir entre souffrir horriblement et demander l’euthanasie », regrette-t-il.

    « J’ai l’impression que nous remplaçons petit à petit le soin et l’accompagnement par la mort, et la solidarité par l’autonomie », déplore l’oncologue. Il invite les Français à « préserver l’authenticité des soins palliatifs ».

    Source : Le Quotidien du médecin, Charlène Catalifaud (16/09/2022)

  • Un déprogrammeur chinois honoré par Xi Jinping

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    De sur Bitter Winter :

    Un déprogrammeur chinois honoré par Xi Jinping

    16/09/2022

    Liu Yanfu, l'architecte de l'un des plus grands réseaux de centres de déprogrammation en Chine, a reçu un prix lors de la Conférence nationale de félicitations.

    Les médias de Mongolie intérieure (que ses habitants non han préfèrent appeler Mongolie du Sud) et nationaux publient de somptueux éloges de Liu Yanfu, chef de section au Comité politique et juridique du Comité municipal de Wuhai du Parti communiste chinois. Liu a été récompensé par Xi Jinping le 30 août par l'un des prix décernés aux "fonctionnaires dont le peuple est satisfait" lors de la Conférence nationale de félicitations de la Chine.

    Wuhai est une ville de niveau préfecture en Mongolie intérieure, et la section que Liu dirige s'appelle la section de coordination anti-Xie-Jiao. Liu est également connu pour avoir contribué à la création, en Mongolie intérieure, de l'un des plus grands réseaux chinois de "maisons de soins" (关爱之家), c'est-à-dire de centres où les membres du xie jiao sont emmenés pour être déprogrammés. Comme les lecteurs de Bitter Winter le savent, "xie jiao" est souvent traduit par "sectes", mais cette traduction est à la fois anachronique et inexacte. Le "xie jiao" est utilisé en Chine depuis le Moyen Âge pour désigner des formes de religion "illégale" et des mouvements religieux considérés comme hostiles au gouvernement.

    Le Falun Gong, l'Église de Dieu Tout-Puissant et l'Association des Disciples sont considérés comme les principaux xie jiao en Chine aujourd'hui, et il existe une liste des xie jiao mise à jour périodiquement. Cependant, la sécurité publique et les tribunaux ont une grande latitude pour désigner comme xie jiao les groupes inclus ou non dans la liste.

    La machinerie anti-xie-jiao en Chine est énorme. Le prix décerné à Liu met en lumière sa taille et ses caractéristiques. Liu est un ancien militaire de haut rang, qui s'est reconverti à plein temps dans l'anti-xie-jiao en 2007. Les motivations de la récompense nous apprennent qu'il a appliqué la stratégie militaire à la lutte contre le xie jiao dans la région de Wuhai, et qu'il a organisé plus de 1 850 événements anti-xie-jiao. Il a également tiré parti du système de grille, qui a divisé toute la Chine en grilles de 100×100 mètres pour la surveillance, en installant un correspondant anti-xie-jiao dans chaque grille de Wuhai.

    Le principal succès de Liu réside toutefois dans la mise en place en Mongolie intérieure d'un réseau de 83 "maisons de soins", centrées à Wuhai, où les membres du xie jiao sont emmenés pour être déprogrammés, ce qui, en Chine, est parfois appelé "résoudre la confusion idéologique".

    Selon les motivations du prix, Liu a remporté un grand succès avec ses "Caring Homes", qui sont devenus un modèle national. Le fait qu'il y ait 83 établissements de ce type dans une région de Mongolie intérieure donne une idée de l'ampleur des opérations de lutte contre le xie-jiao et des efforts de déprogrammation des membres du xie-jiao en Chine aujourd'hui.

  • D'après le pape, l'Occident se fourvoie

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    De Catholic News Agency :

    Pape François : "L'Occident sur de mauvaises voies".

    15 sept. 2022

    Discutant, sur le vol entre le Kazakhstan et l'Italie, de la dégradation morale de l'Occident, en particulier concernant l'avancée de l'euthanasie légale, le pape François a déclaré que la région a pris le mauvais chemin et que la mise à mort devrait être laissée "aux animaux."

    "Il est vrai que l'Occident dégénère", a déclaré le pape lors de sa conférence de presse en vol du 15 septembre, en réponse à une question sur la perte des valeurs en Occident, et en particulier sur la poussée de l'euthanasie légale en France, en Italie et en Belgique.

    "Il n'est pas, en ce moment, au plus haut niveau d'exemplarité ... L'Occident a pris de mauvaises voies", a déclaré le pape.

    Pressé sur le problème de l'euthanasie, le pape François a déclaré : "Tuer n'est pas humain, un point c'est tout. Si vous tuez - avec motivation, oui - à la fin vous tuerez davantage. Ce n'est pas humain. Laissons le meurtre aux animaux".

    Le pape François a visité le Kazakhstan du 13 au 15 septembre, participant au septième congrès des chefs des religions mondiales et traditionnelles, un sommet interreligieux, et rendant visite aux catholiques et aux fonctionnaires de cet État d'Asie centrale.

    Au cours de la conférence de presse en vol, le pape a également abordé la guerre russo-ukrainienne et le droit de l'Ukraine à se défendre, les relations entre le Saint-Siège et la Chine, et a critiqué le fait que la participation au congrès interreligieux kazakh risque l'indifférentisme.

    Concernant les préoccupations relatives à la liberté religieuse en Chine, et en particulier à Hong Kong, le pape François a déclaré : "Pour comprendre la Chine, il faut un siècle. Et nous ne vivons pas dans les siècles. La mentalité chinoise est une mentalité riche, et quand elle devient un peu malade, elle perd sa richesse. Pour comprendre, nous avons choisi la voie du dialogue."

    "Il y a une commission bilatérale Vatican-Chine qui, a-t-il dit, se déroule bien."

    "C'est lent parce que le rythme chinois est lent. Ils ont une éternité pour aller de l'avant. Un peuple d'une patience infinie. Mais des expériences que nous avons eues avant, nous pensons aux missionnaires italiens qui sont allés là-bas et qui étaient respectés comme des scientifiques. Nous pensons aussi aujourd'hui aux nombreux prêtres ou croyants appelés dans les universités chinoises parce qu'ils valorisent la culture", a-t-il déclaré.

    "Il n'est pas facile de comprendre la mentalité chinoise mais il faut la respecter. Je respecte toujours. Et ici au Vatican, il y a une commission de dialogue qui avance bien, le cardinal Parolin la préside et il est, en ce moment, l'homme qui connaît le mieux la Chine et le dialogue avec les Chinois. C'est une chose lente, mais on avance toujours d'un pas."

    Le pape a mis en garde contre une "classification" de la Chine dans un binaire démocratie-antidémocratie, "parce que c'est un pays tellement complexe avec ses rythmes."

    "Et il est vrai qu'il y a des choses qui nous semblent non démocratiques, c'est vrai", a-t-il ajouté.

    "Plus que de classer, j'essaie de soutenir la voie du dialogue", a dit le pape. "Dans la voie du dialogue, tant de choses sont clarifiées. Et pas seulement de l'Eglise mais d'autres domaines ; par exemple l'étendue de la Chine, les gouverneurs des provinces sont tous différents, il y a aussi différentes cultures à l'intérieur de la Chine, qui est un géant. Comprendre la Chine est une chose énorme, mais il ne faut pas perdre patience, cela demande beaucoup. Mais nous devons poursuivre le dialogue".

    Se tournant vers l'Ukraine, le Saint-Père a déclaré que l'armement du pays "peut être moralement acceptable", rappelant que "se défendre est non seulement légal mais aussi une expression de l'amour de la patrie." Il a affirmé le droit d'une nation à se défendre lorsque cela est nécessaire.

    A propos du dialogue avec la Russie, le Pape François a déclaré qu'"il est toujours difficile de comprendre le dialogue avec les Etats qui ont commencé la guerre... C'est difficile, mais nous ne devons pas l'écarter, pour donner l'opportunité du dialogue à tous, à chacun. Parce qu'il y a toujours la possibilité qu'avec le dialogue les choses puissent changer, même en offrant un autre point de vue, un autre point de considération."

    Il poursuit : "Mais je n'exclus pas le dialogue avec toute puissance qui est en guerre, même si elle est l'agresseur. Parfois, le dialogue doit se faire comme ça, mais il faut le faire. Ça pue, mais il faut le faire. Toujours un pas en avant. La main tendue, toujours, parce qu'avec le contraire on ferme la seule porte raisonnable pour la paix. Parfois, ils n'acceptent pas le dialogue - c'est dommage - mais le dialogue avance toujours, il est au moins proposé. Et c'est bon pour celui qui offre".

    Sur le risque d'indifférentisme, le pape François a déclaré que "s'il n'y a pas de dialogue, il y a l'ignorance ou la guerre. Mieux vaut vivre en frères ; nous avons une chose en commun, nous sommes tous humains. Vivons comme des humains, avec de bonnes manières : Qu'est-ce que tu penses, qu'est-ce que je pense ? Mettons-nous d'accord, parlons, apprenons à nous connaître".

    Développant sa discussion sur la dégénérescence de l'Occident, le pape François a demandé : "Qu'est-ce que l'Occident a perdu, pour oublier d'accueillir ?" Il a noté son besoin de croissance démographique, considérant "l'hiver démographique que nous avons. Nous avons besoin de personnes, tant en Espagne, en Espagne surtout, mais aussi en Italie."

    À cette fin, il a souligné la nécessité d'accueillir, de promouvoir et d'intégrer les immigrants.

    Le pape a mis en garde contre le populisme et a déclaré que l'Occident "est peut-être (...) en train d'expirer un peu."

    "Mais nous devons reprendre les valeurs. L'Europe doit reprendre les valeurs des pères qui ont fondé l'Union européenne - ces grands", a-t-il dit, en faisant auparavant référence à Ven. Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide De Gasperi.

  • France : l'Ordre des médecins n'est pas favorable à l'euthanasie

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    L’Ordre des médecins « pas favorable » à l’euthanasie

    15 septembre 2022

    Jeudi, le président du Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom), François Arnault, a déclaré que l’Ordre n’était « pas favorable à l’euthanasie ». Si la France légiférait sur le sujet, une clause de conscience devrait être instaurée (cf. L’objection de conscience : un droit fondamental parce qu’elle est un devoir). « Il faut que la loi protège le médecin dans l’accompagnement qu’il serait amené à faire », explique-t-il. Sans toutefois s’opposer au fait d’adresser le patient à un confère non objecteur (cf. Avortement et euthanasie : l’Association médicale mondiale veut limiter l’objection de conscience).

    Il est « nécessaire que chaque département dispose d’établissements dédiés à la fin de vie, avec des soignants formés et soutenus », a rappelé François Arnault qui juge la France « très en retard » sur le sujet. « Il faut lutter contre ces inégalités d’accès aux soins palliatifs », insiste-t-il.

  • Hongrie : les femmes qui envisagent de se faire avorter devront au préalable écouter les battements de cœur de leur foetus

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    De LifeSiteNews :

    Une nouvelle loi hongroise exige que les femmes entendent les battements de cœur du fœtus avant de décider de l'avortement

    Un membre conservateur du Parlement a salué cette règle comme "la première mesure en faveur de la vie" depuis que la Hongrie a légalisé l'avortement en 1956.

    14 septembre 2022

    BUDAPEST (LifeSiteNews) - Le gouvernement hongrois a publié un décret qui exige que les médecins montrent aux femmes qui cherchent à avorter "les facteurs indiquant la présence des fonctions vitales de l'embryon." Selon les rapports, cela signifie que les femmes devraient écouter le son des battements de cœur du bébé à naître. 

    Dans un communiqué publié lundi 12 septembre, le ministère de l'intérieur a déclaré que "près de deux tiers des Hongrois associent le début de la vie d'un enfant aux premiers battements de cœur" et que des équipements modernes peuvent contribuer à fournir des informations pertinentes aux femmes enceintes en détectant les battements de cœur au début de la grossesse. Le nouveau règlement devrait entrer en vigueur le 15 septembre. 

    Le fait de voir les signes vitaux d'un bébé à naître a, par le passé, fait changer d'avis des mères qui souhaitaient avorter. Un exemple récent en est une femme du Texas qui a choisi de ne pas avorter après avoir vu ses jumeaux à l'échographie. 

    Lire également la synthèse de presse de gènéthique.org : Hongrie : une nouvelle mesure pour limiter l’avortement

  • Quelle est la place de la famille dans la nouvelle évangélisation ?

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    De l'abbé Stéphane Seminckx sur didoc.be :

    La famille chrétienne, un phare dans la nuit

    13 septembre 2022

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    Le climat actuel

    La « mid-life crisis », la « crise des 40 ans », est dépassée. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à la crise du « quart de vie », un malaise existentiel qui semble toucher une majorité des jeunes adultes entre 25 et 35 ans. Les premiers à en parler furent les Américaines Alexandra Robbins et Abby Wilner dans leur livre, publié en 2001 : Quarterlife Crisis, the Unique Challenges of Life in your Twenties. Cette crise se caractérise par une démotivation, une recherche éperdue de sens, une soif d’épanouissement personnel : même avec un diplôme sous le bras, même avec un bon job, on ne sait pas quoi faire de sa vie.

    Que faire de notre vie ? Pourquoi ce déficit de motivation ? Lors de l’homélie de la messe d’entrée en conclave, le 18 avril 2005, le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, avait eu ces mots célèbres : Nous nous dirigeons vers une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien pour certain et qui a pour but le plus élevé son propre ego et ses propres désirs. Cette expression — dictature du relativisme — nous situe au cœur de la crise contemporaine.

    Beaucoup de gens sentent confusément que nous vivons une sorte d’époque-charnière, un tournant dans l’histoire. Mais ils en méconnaissent le motif. Depuis la renaissance, les prétentions de la raison humaine n’ont cessé de grandir, créant de grands mouvements philosophiques et idéologiques, qui nous ont souvent conduits au désastre. Le 20ème siècle a été le siècle le plus meurtrier de l’histoire, avec deux guerres mondiales, plusieurs génocides, la légalisation de l’avortement, la préparation de la mentalité euthanasique. Les idéologies marxiste et nationale-socialiste sont responsables de dizaines de millions de morts. Une certaine idéologie capitaliste ultra-libérale tue aussi, de façon plus subtile, en asphyxiant les consciences et les aspirations les plus profondes de la personne au nom du seul profit.

    A l’heure actuelle, la décomposition des idéologies (Benoît XVI, Via Crucis 2005) a entraîné une sorte de rejet, d’écœurement face à toute prétention de vérité, face à toute autorité. Le monde politique a perdu toute crédibilité, de même que l’Eglise, que l’autorité parentale, etc. Seules les sciences dites « exactes » peuvent prétendre à la vérité de ce qui est prouvé par les mathématiques ou l’expérimentation scientifique. Tout le reste n’est que goût, opinion ou idée personnelle. Il n’y a plus d’idéal : si rien n’est vraiment vrai, rien n’est vraiment bon, rien ne vaut la peine de s’engager. Il y a un déficit énorme d’espérance aujourd’hui. En termes plus terre à terre, on parlerait d’un déficit de « motivation ». Pour quoi vivre, en définitive ? Quand rien n’en vaut vraiment la peine, après un temps, on est fatigué de tout.

    Plus fondamentalement, s’il n’y a plus de vérité, il n’y a plus de liberté, plus de capacité d’aimer. Car la liberté est la capacité de se donner à ce qui est vrai et bon. Pourquoi voyons-nous tant de jeunes hésiter à se lancer dans la vie ? Pourquoi tant de jeunes couples, de jeunes vocations pour l’Eglise sont si fragiles ? Pourquoi réduisons-nous tout à notre intérêt, au calcul utilitariste, jusqu’à la réalité la plus belle, l’amour, ramené à l’érotisme, à la recherche effrénée du plaisir sensuel, tentant de justifier toutes les expériences sexuelles, même les plus viles ?

    La raison humaine est malade, avec le danger, comme pour toutes les pathologies de la raison, que nous ne soyons même plus en état d’en prendre conscience : de même que le sourd ne peut pas entendre qu’il est sourd, de même, le relativiste n’accepte pas son relativisme, car il le relativise.

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