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Société - Page 229

  • RDC: toujours aucun accord entre confessions religieuses sur la composition de la Céni

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    Lu sur le site web de la « Libre Afrique » :

    ceni-690x450.jpg« Deux mois et demi après la date-butoir initialement fixée, la République démocratique du Congo (RDC) est toujours privée, faute d’accord entre les acteurs directement concernés, de toute direction à la tête de la Commission électorale qui doit organiser les scrutins prévus fin 2023 – dont la présidentielle et les législatives -, dans un contexte de méfiance entre les confessions religieuses, au risque d’entraîner un « glissement » de élections. La loi congolaise reconnaît à huit confessions religieuses la prérogative de proposer le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Il s’agit de désigner le successeur de Corneille Nangaa Yebeluo, dont le mandat a expiré l’an dernier après avoir organisé les élections générales contestées du 30 décembre 2018.

    Depuis des mois, le processus de désignation de son successeur est bloqué en raison du rejet par deux des plus importantes confessions religieuses en RDC – la puissante Église catholique et l’Église du Christ au Congo (ECC, protestante) – de deux candidatures considérées comme étant techniquement les meilleures mais ne remplissant pas les exigences d’éthique, de réputation et de l’indépendance.

    Le candidat président de la Céni proposé par les six autres, Denis Kadima Kazadi, est ainsi soupçonné par les catholiques et les protestants d’être trop favorable au président de la République, Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo.

    Le dernier rebondissement en date remonte à jeudi, avec le rappel, lors d’une conférence de presse à Kinshasa de la Conférence épiscopale du Congo (Cenco, catholique) et de l’ECC, de leur opposition à la candidature de M. Kadima. Les deux confessions religieuses ont évoqué un dossier entaché de plusieurs irrégularités dont des « menaces » et des « tentatives de corruption », affirmant détenir des enregistrements des discussions entre les huit confessions religieuses.

    Ce qui a fait bondir les six autres confessions religieuses – l’Eglise kimbanguiste, la Communauté islamique en RDC, l’Eglise du Réveil, l’Union des Eglises indépendantes du Congo et l’Armée du Salut -, qui ont, dans un communiqué conjoint, dénoncé les enregistrements comme étant un « acte illégal » passible de peine de prison et « qui ne reflète pas l’éthique tant vantée par la Cenco  et l’ECC ».

    Le groupe de six a réitéré samedi son choix, de M. Kadima, affirmant qu’il ne « cédera pas aux caprices des catholiques et des protestants ». « Nous avons désigné six confessions contre deux, ces dernières ont rejeté un principe élémentaire de la démocratie, c’est cela aussi, savoir s’incliner quand on a perdu », ont ajouté leurs représentants.

    Face à cette impasse, et en mettant un peu d’eau dans leur vin, l’Eglise catholique et l’ECC ont émis jeudi dernier le souhait de voir l’équipe actuelle de la Céni amorcer les préparatifs techniques en attendant la désignation des nouveaux membres de la centrale électorale, afin d’éviter le glissement du calendrier électoral.

    Les deux principales confessions ont été rejointes par le secrétaire permanent adjoint du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD, la formation de l’ancien président Joseph Kabila Kabange), Ferdinand Kambere. Il a, durant le week-end, appelé Corneille Nangaa – pourtant décrié pour l’organisation des élections de 2018 – à entamer les préparatifs des prochains scrutins en attendant la mise en place du nouveau bureau de la Céni.

    Ref. RDC: toujours aucun accord entre confessions religieuses sur la composition de la Céni

    À elles seules, l’Eglise catholique et l’Eglise du Christ (protestants) représentent l’immense majorité des Congolais : près de cinquante pourcents pour les catholiques et un peu plus de trente pour les protestants (les proportions n’ont guère varié depuis l’époque coloniale) : c’est dire si ces deux puissantes confessions sont financièrement moins manipulables ou corruptibles que les sectes islamiques, kimbanguistes ou autres églises du réveil approchées par l’establishment politique de la RDC.

    JPSC

  • France : selon « Le Figaro », le Ministre Darmanin et Mgr de Moulins-Beaufort s'accordent sur le secret de la confession

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    Darmanin 82fd9e13c8b934ff20289bba0a7cf8f0bec9b847022e753d7e8ec561fcc63237.jpgMais quel accord exactement ? la CEF cherche à contenter deux maîtres à la fois… Un article de Jean-Marie Guénois publié par le « Figaro » :

    « Le président de la Conférence des évêques a rencontré le ministre de l'Intérieur pour clore la polémique.

    Entre l'Église et la République, l'incident est clos. Il était né des propos de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, le président de la Conférence des évêques de France, sur France info le 5 octobre à propos du secret de la confession qui serait « plus fort que les lois de la République ». Cette phrase, qui a provoqué une polémique nationale, lui a valu d'être invité par le ministre de l'Intérieur et des Cultes, Gérald Darmanin, à s'expliquer, dans son bureau, place Beauvau, mardi 12 octobre. Et ce, à la demande expresse du président de la République.

    Dans un communiqué publié après cette rencontre, l'archevêque de Reims commence par «demander pardon» à tous ceux qui ont pu être choqués par ses paroles et par le fait que cette polémique «ait pris le pas» sur les propositions du rapport Sauvé. Devant le ministre, le prélat a d'ailleurs reconnu «la formulation maladroite» qu'il avait employée car si «la foi fait appel à la conscience de chacun» pour «chercher le bien sans relâche», cette démarche ne va pas «sans respecter les lois de son pays».

    À LIRE AUSSI Le secret de la confession est-il reconnu par les lois de la République ?

    Polémique et entretien sur lesquels est aussitôt revenu publiquement le ministre de l'Intérieur. Il participait dans la foulée de ce rendez-vous épiscopal à la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Saluant «le courage de l'Église de France» d'avoir commandé une telle étude, le ministre a précisé à propos de son échange avec Mgr Éric de Moulins-Beaufort : «Je me suis permis de le lui redire, comme je le dis à chacun des cultes, qu'il n'y a aucune loi qui soit supérieure aux lois de l'Assemblée nationale et du Sénat et qu'il n'y a aucune loi au-dessus de celles de la République.» Il a été très applaudi sur cette dernière partie de sa phrase.

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    « Échange fructueux »

    Remerciant publiquement le prélat pour « l'échange fructueux et long » qu'ils ont eu, Gérald Darmanin, a aussi abordé à l'Assemblée nationale la question du « secret de la confession », qui existe « depuis deux cents ans dans notre droit, reconnu comme un secret professionnel, au même titre que les médecins ou les avocats ». Il y a cependant une exception pour « les crimes commis sur des enfants de moins de 15 ans» : «Tout religieux ou toute personne qui a connaissance d'abus sexuels doit porter à la justice de notre pays pour la protection des enfants.»

    Sur ce même secret de la confession, Mgr Éric de Moulins-Beaufort a promis au ministre de l'Intérieur que l'Église allait lancer un «travail nécessaire» pour «concilier la nature de la confession et la nécessité de protéger les enfants». Réunis en assemblée plénière à Lourdes du 3 au 8 novembre, les évêques vont également décider d'autres «mesures et réformes à poursuivre et à entreprendre» contre ces abus.

    Plus globalement, le président de la Conférence des évêques de France, a redit au ministre «la détermination de tous les évêques et, avec eux, de tous les catholiques, à faire de la protection des enfants une priorité absolue, en étroite collaboration avec les autorités françaises». Il a cité, comme exemples, les protocoles qui existent entre 17 diocèses - sur 100 - et les parquets pour «faciliter et accélérer» le traitement des signalements «pour tout fait dénoncé».

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    Lundi prochain, Gérald Darmanin accompagnera Jean Castex à Rome. Le premier ministre sera reçu par le pape François dans le cadre du centenaire de la reprise des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. À côté des questions bilatérales, de l'écologie, des flux migratoires, il sera aussi question du rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l'Église.

    Ce sujet est une préoccupation majeure du pape François. Lors d'un entretien privé avec Angela Merkel, le 7 octobre, venue lui dire au revoir après tous ses mandats politiques, le sujet des abus sexuels dans l'Église a été l'un des thèmes de conversation. La veille, lors de l'audience générale, le pape François avait exprimé à haute voix et par trois fois sa «honte» devant les chiffres révélés par le rapport Sauvé. La commission estime que 216.000 mineurs auraient été abusés par des religieux depuis 1950.

    VOIR AUSSI - Révélation des abus sexuels: que va faire l'Église de France ? »

    Ref. Darmanin et Mgr de Moulins-Beaufort s'accordent sur le secret de la confession 

    JPSC

  • Des extrémistes hindous s'en prennent à des religieuses et à des fidèles catholiques

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/INDE - Des religieuses et des fidèles catholiques attaqués par des extrémistes hindous pour de prétendues "conversions forcées"

    12 octobre 2021

    Lucknow (Agence Fides) - Des religieuses et des fidèles catholiques ont été attaqués par un groupe d'extrémistes hindous dans l'État d'Uttar Pradesh, au nord de l'Inde. Comme l'a appris l'Agence Fides, les militants ont harcelé des religieuses et une cinquantaine de chrétiens pieux dans le district de Mau le 10 octobre. Des membres des groupes hindous radicaux "Bajrang Dal" et "Hindu Yuva Vahini" ont emmené de force sept fidèles chrétiens au poste de police voisin, où ils ont passé la nuit en détention. Parmi les sept personnes figurent trois femmes et le pasteur chrétien évangéliste Abraham Shakil, accusé d'avoir procédé à de prétendues " conversions religieuses forcées ", rapporte à Fides le père Anand Mathew, prêtre et promoteur des droits de l'homme, notant que " ces attaques sont basées sur des prétextes pour harceler et abuser des chrétiens ".

    Dans un autre incident, deux religieuses franciscaines ursulines ont été emmenées de force au poste de police et détenues pendant six heures. Les nonnes étaient au terminal de bus de la ville. Après l'intervention d'un officier de police de Lucknow, la capitale de l'État d'Uttar Pradesh, les religieuses ont été libérées. Les religieuses sont Sœur Gracy Monteiro et Sœur Roshni Minj. Elles se trouvaient à la gare routière car Sœur Minj devait prendre le bus pour rendre visite à son père malade dans l'État indien de Jharkhand. Lorsque Sœur Minj a simplement demandé l'horaire du bus, les deux personnes ont été arrêtées, agressées verbalement et emmenées de force au même poste de police où les chrétiens et le pasteur étaient détenus. "Nous avons été choqués lorsque nous avons été emmenés au poste de police sous prétexte que nous faisions partie d'une communauté chrétienne impliquée dans des conversions religieuses forcées. C'est complètement faux", a déclaré Sœur Monteiro.

    La plainte déposée par Radheshyam Singh, un hindou, affirme que les chrétiens "n'ont pas suivi les mesures sanitaires contre le Covid-19" et les accuse "d'être impliqués dans la conversion d'autres personnes au christianisme par des moyens illicites tels que la fourniture de main-d'œuvre et d'argent".

    "Ces accusations et ces incidents", note Patsy David, représentante de l'ONG ADF International, "font partie d'un plan organisé visant à opprimer les chrétiens de l'Uttar Pradesh. Selon l'ADF, 374 cas de violence contre les chrétiens ont été documentés dans l'Uttar Pradesh depuis 2017. Les agressions sont en augmentation depuis que le gouvernement de l'Uttar Pradesh a adopté la "loi anti-conversion" en septembre 2020. Dans la plupart des cas, les groupes extrémistes attaquent les salles de culte ou les maisons des chrétiens et interrompent leurs réunions, endommagent leurs biens, leur mobilier, leurs bibles et leurs publications, et les conduisent à la police. Après les attaques des extrémistes hindous et les arrestations, les fidèles sont confrontés à un intermède juridique tortueux, avec des demandes de libération sous caution auprès des tribunaux. En conséquence, de nombreux pasteurs et fidèles chrétiens sont remplis de crainte, même lorsqu'ils célèbrent un culte ou prient ensemble.

    L'Uttar Pradesh, un État à prédominance agricole de 230 millions d'habitants, est le plus grand État de l'Inde. Selon le recensement de 2011, les chrétiens sont une infime minorité, environ 350 000.

    (SD-PA) (Agence Fides 12/10/2021)

  • L'appel du muezzin retentira dans le ciel de Cologne

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    De Delphine Nerbollier sur le site du journal la Croix :

    La ville de Cologne autorise l’appel à la prière musulmane

    La cité rhénane lance un projet pilote de deux ans et suscite une vaste polémique.

    13/10/2021

    Les muezzins peuvent désormais appeler les fidèles à la prière du vendredi, la plus importante de la semaine pour les musulmans, dans un créneau prévu entre 12 heures et 15 heures, et sans dépasser la durée de cinq minutes.DORIS.H/

    L’appel à la prière pour les musulmans est officiellement autorisé à Cologne. Les autorités de la cité rhénane ont annoncé, le 6 octobre, la mise en place d’un projet pilote, en concertation avec les représentants des 35 mosquées de la ville. Les muezzins peuvent désormais appeler les fidèles à la prière du vendredi, la plus importante de la semaine pour les musulmans, dans un créneau prévu entre 12 heures et 15 heures, et sans dépasser la durée de cinq minutes.

    Chaque mosquée devra en faire la demande auprès des autorités, adapter le niveau sonore et informer au préalable les habitants du quartier. Autre condition : chaque communauté devra designer une personne chargée de répondre aux possibles plaintes. Dans deux ans, le projet devra être évalué pour être éventuellement prolongé.

    Valoriser la diversité religieuse

    Pour la maire de Cologne, Henriette Reker, sans étiquette politique, ce projet est un « signe d’acceptation mutuelle des religions ». « Nous prenons en compte les intérêts religieux légitimes des nombreux musulmans de notre ville cosmopolite », a déclaré cette élue, victime en 2015 d’une attaque au couteau de la part d’un extrémiste de droite. « Lorsque nous entendons l’appel du muezzin en plus des cloches des églises de notre ville, cela montre que la diversité est valorisée et vécue de manière concrète à Cologne », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Connue pour son imposante cathédrale et comme le siège du plus grand évêché catholique d’Allemagne, la cité rhénane compte 120 000 musulmans, soit 12 % de sa population.

    Cette annonce a suscité la satisfaction des principales associations musulmanes, à commencer par l’Union des affaires turco-islamiques (Ditib) qui a financé la plus grande mosquée de la ville. « Cette mesure est l’expression de l’implantation des musulmans qui vivent depuis des générations en Allemagne », estime cette institution, bras droit en Allemagne du ministère turc des affaires religieuses. Bülent Ucar, directeur de l’institut de théologie islamique à l’université d’Osnabrück, juge cette décision « tardive » mais conseille de ne pas utiliser de haut-parleurs « afin de ne pas trop déranger le voisinage ».

    Un « acte symbolique naïf » pour des opposants

    Car le projet divise la société. Serap Güler, ministre régionale de l’intégration en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, membre du parti conservateur CDU et d’origine turque, estime ne « pas avoir besoin de l’appel à la prière pour exercer son droit à la religion ». Sa collègue Lale Akgün, du parti social démocrate, y voit une manière pour l’association Ditib d’imposer ses vues sur les opposants au régime turc. « C’est un coup de poing dans le visage de tous les dissidents d’Erdogan », écrit-elle sur le réseau social Twitter. Quant au psychologue Ahmad Mansour, il estime que cet « acte symbolique naïf »«ne renforce pas l’acceptation envers les musulmans mais mène à plus de divisions au sein de la société ».« Dans une société laïque, il ne doit pas être question de présence de la religion dans la sphère publique mais de liberté de croyance » ajoute-t-il.

    L’extrême droite vent debout

    Sans surprise, le parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AfD) est vent debout. L’appel à la prière « est l’expression d’une revendication politique de pouvoir, de soumission et d’islamisation. L’AfD rejette cela », résume la députée Beatrix von Storch.

    Polémique, ce projet n'est toutefois pas une première outre Rhin. La région de la Hesse et d'autres villes de Rhénanie-du-Nord-Westphalie comme Munster autorisent déjà l'appel à la prière. Du ressort des autorités locales, aucune réglementation fédérale n’est à attendre sur ce sujet.

  • Tous les évêques de France devraient-ils démissionner collectivement ?

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    Oui, d'après trois personnalités connues pour leurs positions radicales; du site de la Voix du Nord :

    L’appel à la «démission collective des évêques» catholiques, après le rapport sur la pédophilie

    Il intervient six jours après la publication des travaux de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), qui a estimé à 216 000 le nombre de personnes victimes d’un prêtre ou d’un religieux en France depuis les années 1950, voire 330 000 si l’on ajoute les agresseurs laïcs en lien avec les institutions de l’Eglise.

    «Bien plus que des défaillances, le rapport de la Ciase met en lumière une véritable faillite», estiment Christine Pedotti, Anne Soupa et François Devaux. Selon eux, «n’importe quelle organisation, association, entreprise en tirerait les conséquences qui s’imposent : se défaire de ses dirigeants». «Nous demandons, comme un signe d’espoir et de renouveau, la démission collective de l’ensemble des évêques en exercice», lancent-ils.

    Selon eux, la démission «est le seul geste à la mesure de la catastrophe et de la perte de confiance dans laquelle nous sommes. C’est un premier acte de repentir concret, coûteux, à l’égard des victimes. C’est la seule attitude qui peut permettre de restaurer la maison Eglise».

    120 évêques en France

    «De plus, c’est la seule façon de rendre possible l’indemnisation des victimes car la faillite de l’institution est aussi matérielle. Les fidèles ne veulent pas contribuer pour des fautes qu’ils n’ont pas commises. Mais dans une Eglise restaurée dans laquelle tous et toutes seront représentés, cette solidarité et cette fraternité nouvelles permettront de trouver les ressources financières nécessaires», détaillent-ils.

    Tous trois font valoir que «dans l’Eglise catholique, des précédents existent : les évêques du Chili ont remis leur démission collective au pape François après qu’une gigantesque affaire de pédocriminalité a été dévoilée. En Allemagne, le cardinal Marx, archevêque de Munich, a lui aussi présenté sa démission au pape au nom de la responsabilité qu’il considérait porter au regard des abus sexuels, bien que lui-même n’ait pas failli».

    « Si tous ne sont pas coupables, tous sont responsables »

    Et de poursuivre: «sans doute, tous les évêques français n’ont-ils pas couvert des crimes, mais la structure même de la hiérarchie catholique suppose une continuité et une solidarité entre chaque évêque et son prédécesseur. À ce titre, si tous ne sont pas coupables, tous sont responsables».

    Enfin, ils suggèrent au pape François, de nommer comme «légat» (représentant officiel du pape) Véronique Margron, présidente de la Corref (instituts et congrégations religieux), en attendant de travailler à «l’Eglise d’après».

    En 2020, la théologienne Anne Soupa avait postulé à l’archevêché de Lyon pour succéder à Mgr Philippe Barbarin, afin de questionner la place des femmes dans la gouvernance de l’Eglise.

    La parole libérée, à l’origine des affaires Preynat et Barbarin, est aujourd’hui dissoute.

    La France compte un peu moins de 120 évêques.

  • Lever le secret de la confession ?

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    Du père Simon Noël osb (source) :

    Le secret de la confession

    12 Oct 2021


    Dans plusieurs pays, confrontés au problème des abus sexuels sur mineurs ou personnes vulnérables, certains veulent que le secret de la confession soit levé, dans ces cas, et que le confesseur dénonce le délinquant à la justice, sous peine d'être lui-même objet de poursuites judiciaires. Nous ne pouvons que dire non à de telles propositions.

    Faisons d'abord remarquer le manque total de réalisme sur la situation religieuse actuelle. Peu de gens se confessent encore dans nos pays. Et ces êtres totalement pervertis que sont les prêtres abuseurs se gardent bien d'aller reconnaître leurs forfaits au confessionnal et sans doute ne se confessent plus depuis très longtemps.

    Mais supposons quand même qu'un d'entre eux, touché par la grâce, aille se confesser, plein de repentir et de désir de changer complètement de conduite. Il ne pourra être absous, la miséricorde de Dieu étant infinie, que s'il revient de tout son cœur au Seigneur et à une vie de chasteté totale. 

    Le confesseur, pour tester sa sincérité, devra-t-il lui imposer de se dénoncer lui-même à la justice pour réparer ses torts? Il semble bien que non, car dans ce cas, à quoi servirait le secret de la confession? C'est en tout cas ce qu'enseigne la morale classique: "En présence de péchés, comprenant des cas de délits, il n'est jamais permis de mettre comme condition à l'absolution, l'obligation de se rendre à la justice civile, en vertu du principe naturel, accepté dans toutes les législations, selon lequel nemo tenetur se detegere" (Pénitencerie apostolique, 29 juin 2019). C'est à la justice à faire son travail. Si le prêtre coupable est ensuite mis en examen, qu'il l'accepte en signe de pénitence. Si, aucune plainte n'ayant été faite, il ne réponde jamais dans la suite de ses comportements criminels, c'est que la Providence l'a voulu ainsi et que le coupable redouble d'amour pour Dieu en se convertissant encore plus sérieusement. Tout ce qui nous arrive d'heureux ou de malheureux a été prévu par la Divine Providence, qui agit toujours pour notre bien et le salut de nos âmes.

    Par contre, le confesseur sera en droit d'imposer au coupable l'obligation de cesser toute espèce de ministère le mettant en contact avec des jeunes. Saint Alphonse dit qu'il est plus important de rompre avec l'occasion du péché que de rompre avec le péché. Souvent en effet les pénitents renoncent au péché mais pas à l'occasion du péché. Cela n'est pas réaliste et remet en cause la sincérité du repentir.

    Le secret de la confession est inviolable et absolu. C'est une institution divine et nul n'a le droit de la remettre en question. L'Eglise elle-même, le pape même, n'ont aucune autorité pour en dispenser.

    Bien plus, si le pénitent avait quelque crainte que le secret soit violé (un prêtre confesseur dont on redouterait qu'il ne parle, possibilité de micros mis par la police dans le confessionnal...), il peut omettre d'avouer ces péchés très graves et ne parler de rien. L'absolution qu'il recevra sera valide quoique indirecte, à condition que son repentir soit sincère et sa volonté de cesser d'offenser Dieu réelle et efficace. L'obligation de l'intégrité matérielle de la confession est alors en effet suspendue. Le pécheur devra cependant à une autre occasion avouer ses forfaits et recevoir une absolution directe, dès que ce sera possible et qu'il n'aura aucune crainte que le secret de la confession soit violé. C'est là ce qu'enseignent tous les manuels classiques de théologie morale. L'abbé Stock, ce prêtre allemand qui était sous l'occupation aumonier de la prison de Fresnes, ne craignait pas de dire aux résistants français prisonniers qu'il était prêt à les absoudre de tous leurs péchés sans qu'ils s'en confessent, dès qu'ils n'avaient pas confiance en lui et redoutaient qu'il soit un agent de la Gestapo.

  • Alarmant : le suicide constitue aujourd’hui la deuxième cause de mortalité chez les jeunes en Europe

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    Dans une opinion publiée sur le site de La Libre, Geert Cappelaere se fait l'écho d'un rapport publié par l'UNICEF sur la situation des enfants dans le monde

    "Le suicide constitue aujourd’hui la deuxième cause de mortalité chez les jeunes en Europe. Les garçons âgés de 10 à 19 ans se suicident deux fois plus que les filles. Seuls les accidents de la route sont plus meurtriers dans cette tranche d’âge.

    Bien qu’il soit difficile de comprendre ce qui se passe dans l’esprit d’un enfant qui prend la décision tragique de mettre fin à sa vie, les statistiques du rapport mettent en évidence un fait indiscutable : notre impuissance actuelle à venir à bout des problèmes de santé mentale des jeunes, avec les conséquences terribles que nous connaissons.

    Chaque jour, trois adolescents perdent la vie en Europe. Cette statistique préoccupante provient d’un rapport historique de l’Unicef, intitulé “La situation des enfants dans le monde 2021". Alors que les conséquences sociales et économiques de la Covid-19 se font encore sentir dans le monde entier, les données du rapport révèlent toute l’ampleur des défis qui se posent à nous au niveau de la santé mentale des adolescents en Europe.

    Le rapport révèle ainsi qu’en Europe, près de 20 % des garçons âgés entre 15 et 19 ans souffrent de troubles mentaux, contre plus de 16 % chez les filles du même âge. Neuf millions d’adolescents européens (âgés de 10 à 19 ans) vivent avec des troubles mentaux. Dans plus de la moitié des cas, il s’agit d’anxiété et de dépression. (...)

  • Avortements forcés : la CEDH reconnaitra-t-elle une violation du droit à la vie ?

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    Du site de l'European Centre for Law & Justice (ECLJ) :

    Avortement forcé : la CEDH reconnaitra-t-elle une violation du droit à la vie ?

    11 octobre 2021

    Une affaire dramatique a été communiquée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Il s’agit de femmes handicapées devenues stériles par suite d’avortements forcés en Moldavie. L’ECLJ a été autorisé par la Cour à remettre des observations écrites venant au soutien de ces femmes.

    Six ans après avoir été saisie par trois femmes avortées de force, la CEDH a enfin communiqué une terrible requête au Gouvernement moldave pour qu’il se justifie devant la Cour. La demande de la Cour est clairement formulée : l’avortement forcé subi par ces trois requérantes et la stérilisation qui en a découlée ont-ils porté atteinte à la vie privée et constitué des traitements inhumains et dégradants ?

    Ce qu’ont subi ces femmes est particulièrement terrible. D’abord, les trois femmes requérantes étaient placées en institution psychiatrique pour cause de retard mental, sans que ce handicap ne soit suffisamment grave pour les priver de leur capacité juridique. Deux d’entre elles furent violées par le médecin en chef de l’institut psychiatrique dans lequel elles étaient placées. La troisième tomba également enceinte et toutes, violées ou non, souhaitèrent garder leur enfant à naître.

    Mais le scandale ne s’arrête pas là. Une commission médicale de l’institution se réunit pour décider à leur place des suites de leurs grossesses. Une commission dans laquelle le médecin violeur de deux de ces femmes siégea et qui décida de les avorter de force, malgré leur refus explicite. Les médecins passèrent outre les refus de ces femmes, aucun tiers ne fut consulté et ils avortèrent de force ces femmes.

    Ce n’est pas tout. Après l’avortement forcé, un stérilet fut placé dans le corps d’une des femmes afin de prévenir toute grossesse future, là encore contre sa volonté. Il s’avéra que cette contraception forcée fut inutile : à la suite des procédures médicales d’avortement forcé, les trois femmes devinrent stériles.

    La violation des droits de ces femmes est si manifeste qu’on voit mal comment la Cour pourrait conclure qu’aucun de leurs droits n’a été enfreint. Cependant, toute la question est de savoir quels droits exactement ont été violés. Pour y répondre, plusieurs commentaires peuvent être faits.

    Le premier est que, oui, même si l’avortement est réalisé dans un espace médicalisé par des professionnels, c’est une opération médicale qui comporte des risques ; et parmi ces risques, il y a celui de la stérilité. C’est une réalité occultée par les promoteurs de l’avortement, mais la stérilité découlant de complications lors d’un avortement peut survenir, certes rarement, mais cette affaire est une preuve de son occurrence ponctuelle.

    Le deuxième fait saillant de cette affaire est que des femmes violées ont malgré cela souhaité garder leur enfant à naître et accoucher de celui-ci, bien qu’il fût le fruit d’un viol. Là aussi, les promoteurs de l’avortement affirment sans conteste que l’avortement en cas de viol est un droit évident et que toute femme violée voudrait toujours ipso facto y recourir. Ces requérantes montrent qu’ajouter du mal au mal n’est pas le souhait de toutes. Bien que conçus dans un acte terrible et pénalement réprimé, les deux femmes violées voulaient porter à terme ces deux enfants à naître.

    Quand bien même on supposerait qu’il existe un « droit à l’avortement » en droit international, ce qui n’est pas le cas, un avortement contre la volonté de la femme enceinte, ainsi qu’une contraception forcée et une stérilisation forcée sont évidemment des atteintes à l’intégrité corporelle et des traitements dégradants.

    Comme le montre l’ECLJ dans ses observations écrites soumises à la Cour, il y a un véritable consensus en droit international, à la fois dans les traités et à travers les interprétations d’experts, pour considérer que les opérations médicales préjudiciables à une personne sans son consentement constituent des traitements inhumains et dégradants. Il est presque certain que, dans sa décision, la Cour s’alignera sur ces textes et opinions et affirmera que l’avortement et la stérilisation forcés constituent une violation de l’article 3 de la Convention interdisant la torture et les traitements inhumains ou dégradants.

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  • Abus sexuels et secret de la confession : un faux problème

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    De Massimo Introvigne sur Bitter Winter :

    Les abus sexuels et le secret de la confession : Un faux problème ?

    10/11/2021

    Le rapport français soulève une question : les prêtres doivent-ils dénoncer les abus sexuels dont ils ont eu connaissance en confession ? Ils ne le peuvent pas. Mais cela n'arrive presque jamais.

    Comme si la tragédie des abus sexuels dans l'Église catholique française ne suffisait pas, l'irrépressible ministre déléguée chargée de la citoyenneté au ministère de l'Intérieur, Marlène Schiappa, bien connue pour ses campagnes contre les "sectes", a commencé à agiter le gouvernement au sujet du secret de la confession.

    Ce qui s'est passé, c'est que la commission indépendante qui a publié la semaine dernière un rapport alarmant sur les abus sexuels perpétrés par le clergé et les travailleurs laïcs catholiques en France a notamment recommandé que les prêtres qui apprennent l'existence d'abus sexuels sur des mineurs en confession ignorent les dispositions du droit canonique et signalent les abus à la police. Sans surprise, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, a immédiatement répondu que cette recommandation ne peut même pas être envisagée, car le secret de la confession est inviolable et les prêtres qui le rompent pour quelque raison que ce soit sont excommuniés. Schiappa rétorque que l'Église catholique ne peut être privilégiée en France par rapport aux autres religions.

    Schiappa a peut-être raison, mais le fait est que les juridictions nationales et internationales ont reconnu que le secret de la confession est inviolable non seulement dans l'Église catholique, mais aussi dans toutes les religions qui ont des pratiques confessionnelles similaires. Les abus sexuels perpétrés par des prêtres catholiques sont une tragédie que personne ne peut nier, y compris l'Église française - qui est si préoccupée qu'elle a commandé le rapport indépendant et l'a payé (une circonstance qui n'est pas toujours mise en lumière dans les commentaires internationaux). Ce n'est pas un problème français. C'est, comme l'a dit le pape François, c'est une honte mondiale qui menace l'avenir même de l'Église catholique et soulève des questions inéluctables sur le fonctionnement des séminaires et la formation des futurs prêtres.

    Or, utiliser cette tragédie comme une arme pour briser le secret de la confession, pour toutes les églises, menace gravement la liberté religieuse. En 2011, j'ai occupé le poste de représentant de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour la lutte contre le racisme, la xénophobie, l'intolérance et la discrimination à l'égard des chrétiens et des membres d'autres religions. J'ai acquis une certaine célébrité (ou notoriété, selon le point de vue) en me querellant avec l'Irlande, un pays qui s'inquiétait (à juste titre) de l'implication du clergé catholique dans les abus sexuels et qui a tenté (à tort) d'utiliser cette préoccupation pour légiférer contre le secret de la confession. J'ai également fait partie de plusieurs commissions laïques et catholiques qui ont enquêté sur les horreurs des abus sexuels commis par des clercs, et j'ai étudié ces problèmes pendant des décennies.

    La controverse sur la confession présente deux aspects. Premièrement, le secret de la confession fait partie de l'essence même de l'Église catholique. C'est l'une de ses institutions et l'un de ses principes les plus sacrés, et il existe des secrets similaires dans d'autres religions. L'idée que les religions ne devraient pas avoir de secrets, ou que les États ont le droit de les connaître tous, méconnaît le lien millénaire entre sacré et secret.

    Le 20 mars 1393, le roi de Bohême Wenceslaus IV a fait arrêter, torturer et jeter du pont Charles à Prague dans la rivière Vitava un prêtre catholique appelé Jean Népomucène, où il est mort. Le crime de Jean était d'avoir refusé de discuter avec le roi de ce qu'il avait appris en confession de sa femme, la reine Sofia. Jean a ensuite été canonisé par l'Église catholique en tant que martyr du secret de la confession et incarnation du principe selon lequel les prêtres catholiques doivent mourir plutôt que de briser le sceau de la confession. Le droit canonique réaffirme ce point. Les prêtres qui violent le secret de la confession, même pour obéir à des lois séculaires ou pour sauver leur propre liberté et leur vie, sont excommuniés.

    Le deuxième aspect de la controverse est qu'il s'agit en grande partie d'un drapeau levé pour des questions de principe. Dans ma propre étude des abus sexuels au sein de l'Église catholique, qui date de dix ans, je n'ai jamais rencontré de prêtre qui ait été confronté au dilemme de révéler ce qu'il avait appris en confession ou de laisser un agresseur sexuel en liberté. Les criminels qui abusent des mineurs ne vont pas déverser leurs secrets en confession. La jurisprudence canonique connaît de rares cas (survenus pour la plupart dans les siècles passés) de prêtres immoraux s'absolvant mutuellement en confession. S'ils étaient pris, ils étaient excommuniés, mais comme ils faisaient tous partie des mêmes réseaux criminels, ils n'auraient pas dénoncé les autres, et eux-mêmes, à la police.

    Les mineurs abusés par des prêtres peuvent le dire à d'autres prêtres, mais pourquoi devraient-ils le faire dans le contexte rituel de la confession ? Sans compter que le pourcentage de catholiques en général qui se confessent a dramatiquement diminué, et qu'il existe des paroisses, certainement en France, où seule une poignée de vieux fidèles irait se confesser. Et que ceux qui ont commis des actes honteux ou illégaux en général ne les confesseraient pas s'ils n'étaient pas sûrs que le sceau du confessionnal garantit que ce qu'ils disent au prêtre ne sera rapporté à personne d'autre.

    Dans le cas improbable où une victime parlerait de l'abus en confession, le prêtre peut toujours lui demander de répéter l'histoire une fois que le rituel de la confession a été clôturé par la formule sacramentelle de l'absolution. Bien entendu, les révélations à un prêtre en dehors de la confession ne sont pas couvertes par le sceau du confessionnal.

    Tous les ministres Schiappa de ce monde ne semblent pas comprendre comment les confessions fonctionnent réellement au 21e siècle. Ils ne se soucient pas non plus profondément de la liberté religieuse, qui est un problème non moins grave que les crimes commis par les abuseurs cléricaux.

  • Quand une église devient une salle d'escalade ou la "bonne manière de reconvertir les églises"

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    Lu sur La Capitale de ce 12 octobre (p. 6) :

    Forest : On pourra grimper dans l’église St-Antoine 

    "Une partie de l’église forestoise va être désacralisée pour permettre d’y aménager des structures grimpables. Le bâtiment accueillera une salle de bloc et une salle de corde. La commune soutient le projet. ... La particularité de ce projet est qu’il conservera une partie dédiée au culte tandis que le reste sera désacralisé pour laisser place aux sportifs. « La partie dédiée au culte sera dans le narthex [le vestibule de l’église] », confie Thierry Claessens, adjoint de l’évêque pour les questions temporelles à l’archevêché de Malines-Bruxelles. « Il y aura une séparation entre l’espace de prière et la zone d’escalade. Le projet fera en sorte que la beauté du lieu soit respectée. Il faudra également porter attention aux aspects acoustiques. » « À la commune, nous avons beaucoup insisté pour que le projet soit respectueux du patrimoine et que le projet soit ouvert à tous et avec des prix accessibles au quartier », développe Alain Mugabo (Ecolo). L’échevin de l’Urbanisme juge que c’est une bonne manière de reconvertir les églises, « une problématique à laquelle on sera certainement de plus en plus confronté dans les années à venir »."

    Effectivement... surtout si le financement des cultes est revu à la baisse comme le souhaite aujourd'hui la Région bruxelloise :

  • D'après une étude du Pew Research Center, la plupart des catholiques n'ont pas entendu parler des mesures concernant la messe traditionnelle, tandis que le pape François reste très populaire

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    De Kevin J. Jones sur le National Catholic Register :

    Nouvelle étude Pew Research : Les catholiques pratiquants désapprouvent les limites imposées à la messe traditionnelle en latin, mais le pape François reste populaire.

    L'enquête du Pew Research Center a été menée du 20 au 26 septembre auprès de 6 485 adultes américains, dont 1 374 sont catholiques, dans le cadre de l'American Trends Panel du Pew.

    11 octobre 2021

    WASHINGTON - Les restrictions du pape François sur la messe traditionnelle en latin semblent être impopulaires parmi les catholiques pratiquant régulièrement, mais la plupart des catholiques américains n'ont même pas entendu parler de ces changements, rapporte un sondage.

    "Les catholiques qui assistent à la messe chaque semaine sont à la fois plus susceptibles d'être au courant des nouvelles restrictions et plus enclins à s'y opposer que les catholiques qui y assistent moins fréquemment", a déclaré le Pew Research Center, qui a réalisé l'enquête, le 7 octobre.

    Environ 58 % des catholiques qui assistent à la messe chaque semaine ont entendu parler des restrictions. Les participants réguliers à la messe étaient les plus sceptiques à l'égard de la décision du pape. Parmi eux, 29 % désapprouvent les nouvelles restrictions, 11 % les approuvent et 17 % sont sans opinion. Toutefois, 42 % n'avaient pas entendu parler de ces changements.

    Le 16 juillet, dans Traditionis custodes, le pape François a publié des règles donnant à un évêque la "compétence exclusive" pour autoriser la messe traditionnelle en latin dans son diocèse. Les évêques ayant des groupes célébrant cette forme de liturgie dans leur diocèse doivent s'assurer que ces groupes ne nient pas la validité du concile Vatican II. Ce concile, tenu dans les années 1960, a précédé des changements majeurs dans la liturgie catholique romaine. Ces changements ont été codifiés en 1970 avec le Missel romain de saint Paul VI, le missel utilisé dans la plupart des paroisses catholiques en langues vernaculaires.

    Les restrictions imposées à la messe traditionnelle en latin constituent une rupture avec la pratique établie dans une lettre apostolique de Benoît XVI de 2007, Summorum Pontificum, qui avait reconnu le droit de tous les prêtres à offrir la messe selon le Missel romain de 1962, promulgué par saint Jean XXIII.

    Dans l'ensemble, environ deux tiers des catholiques ont déclaré à Pew qu'ils n'avaient "rien entendu du tout" au sujet des changements apportés par le pape François, 28% en avaient entendu "seulement un peu", tandis que 7% en avaient entendu "beaucoup". Dans l'ensemble, 9% ont approuvé, 12% ont désapprouvé et 14% ont refusé de répondre.

    Les catholiques qui assistent à la messe tous les mois ou tous les ans sont légèrement favorables aux nouvelles restrictions plutôt que de s'y opposer. Les opinions des répondants ne semblent pas différer de manière significative selon l'âge. Outre la pratique religieuse, l'opinion des catholiques à l'égard des restrictions concernant la messe traditionnelle en latin varie selon les partis.

    Parmi les catholiques républicains ou de tendance républicaine, seuls 4% ont approuvé la décision du pape, tandis que 20% l'ont désapprouvée. Quinze autres pour cent n'avaient pas d'opinion, tandis que 61 % n'avaient pas entendu parler de ce changement. En revanche, 13 % des catholiques démocrates ou ayant tendance à l'être ont soutenu la décision, 6 % s'y sont opposés, 13 % n'avaient pas d'opinion et 68 % n'en avaient pas entendu parler.

    Le pape François a déclaré qu'il avait émis ces restrictions sur la messe traditionnelle en latin "pour défendre l'unité du Corps du Christ", en disant : "Je suis contraint de révoquer la faculté accordée par mes prédécesseurs." Il a déclaré que la permission de célébrer cette forme de liturgie avait conduit à un "usage déformé", contraire aux intentions qui l'avaient autorisée.

    En réponse à l'action papale, certains évêques ont déclaré que les prêtres pouvaient continuer à offrir la messe traditionnelle en latin dans leurs diocèses, tandis que d'autres l'ont interdite. D'autres encore ont déclaré qu'ils avaient besoin de plus de temps pour réfléchir à leur réponse.

    Les laïcs et le clergé qui soutiennent la Messe latine traditionnelle ont eu leurs propres réactions.

    Joseph Shaw, président de la Latin Mass Society of England and Wales, a déclaré à CNA que de nombreux prêtres et laïcs catholiques se sont efforcés de combiner un intérêt pour la messe latine traditionnelle avec "une loyauté et une affection sincères pour la hiérarchie et le Saint-Père". Il a déclaré qu'ils ont été "déçus par ce document".

    Le cardinal Raymond Burke, ancien préfet de la Signature apostolique, a déclaré au National Catholic Register que le texte était "marqué par une certaine dureté" à l'égard de ceux qui assistent aux messes de forme extraordinaire.

    Ross Douthat, chroniqueur au New York Times, s'est également montré critique, opposant cette action à l'accent mis par François sur l'accompagnement des personnes : "Accompagnement pour certains, étranglement lent de leurs rites pour d'autres".

    On ne sait pas exactement combien de paroisses célébrant la messe traditionnelle en latin seront touchées par les nouvelles limites imposées par le pape, ni comment ces limites affecteront le clergé diocésain et les laïcs qui cherchent à célébrer la messe traditionnelle en latin à l'avenir. Les paroisses catholiques qui célèbrent cette messe constituent une petite minorité. En date du 8 octobre, le site Web Latin Mass Directory répertoriait 662 lieux de célébration aux États-Unis. En comparaison, il y a plus de 16 700 paroisses aux États-Unis, selon le Center for Applied Research in the Apostolate.

    L'enquête de Pew a également demandé aux personnes interrogées si elles avaient une opinion favorable ou défavorable du pape François.

    L'opinion des catholiques américains sur le pape oscille autour de 83 %, les catholiques qui vont à la messe tous les mois ou tous les ans étant légèrement plus favorables au pape François. Les catholiques démocrates ou de tendance démocrate ont approuvé le pape à 91 %, contre 71 % pour les républicains ou les sympathisants républicains. Dans l'ensemble, seuls 14 % des catholiques ont une opinion défavorable du pape.

    Cependant, 49% des catholiques républicains ou d'obédience républicaine ont décrit le pape comme trop libéral. Seuls 30% de l'ensemble des catholiques et 16% des catholiques démocrates ou d'obédience démocrate sont de cet avis.

    De fortes majorités de répondants catholiques ont tendance à être d'accord pour décrire le Pape François comme compatissant, humble et ouvert d'esprit, et ont tendance à rejeter l'idée de le décrire comme déconnecté ou naïf. Cependant, seulement 52% des personnes interrogées disent qu'il est en bonne santé physique, et les répondants républicains ou d'obédience républicaine ont tendance à être moins positifs dans leur description du Pape.

    Les catholiques américains ont tendance à être plus favorables au pape François que l'ensemble des Américains. Seulement 60 % des personnes interrogées aux États-Unis ont une opinion favorable du souverain pontife, tandis que 28 % ont une opinion défavorable.

    L'enquête du Pew Research Center a été menée du 20 au 26 septembre auprès de 6 485 adultes américains, dont 1 374 sont catholiques, dans le cadre de l'American Trends Panel de Pew. Pew précise que le sondage est pondéré de manière à être représentatif de la population adulte américaine par sexe, race, ethnie, parti politique, éducation, appartenance religieuse et autres catégories.

    Le sondage revendique une marge d'erreur de plus ou moins 1,9 points de pourcentage pour tous les Américains, de plus ou moins 4,3 points de pourcentage pour tous les catholiques, et de plus ou moins 8,4 points de pourcentage pour les catholiques qui assistent à la messe au moins une fois par semaine.

  • Se faire tatouer ?

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     9/10/2021

    On ne les avait pas vu arriver, les nouveaux candidats au tatouage… Eh oui, le tatouage s’est sérieusement embourgeoisé et démocratisé à la fois ; il fallait le faire. Tu peux être ni taulard, ni motard, ni marin, ni polynésien, et te prendre à rêver devant la vitrine d’Eurotatoo, tatoueur dans le 16e arrondissement de Paris. Guirlandes de fleurs et fée clochette pour les filles, barbelés et black panther pour… euh, les filles aussi ! Curieusement, les hommes traversent moins allègrement la « barrière des genres » : un papillon sur le biceps ? Visiblement, ça fait trop femmelette.

    Une histoire ancienne et lourde

    Pourtant le tatouage traîne avec lui une histoire assez lourde. D’ailleurs, les chrétiens en ont été peu adeptes. Dès l’Antiquité, on tatoue au fer rouge le bétail et les esclaves pour les marquer du sceau de leur propriétaire. L’Égypte ancienne le réserve aux femmes, sa signification est érotique et religieuse, sorte de dédicace gravée sur la cuisse par les dieux de la procréation. Il a été souvent contraint et punitif : les prisonniers se voient marqués d’un matricule. Il entérine aussi l’allégeance à une divinité païenne, l’appartenance à un groupe… ou la rupture avec le milieu d’origine.

    Ou alors, il est juste là pour faire joli. Mais comme il est voué à faire joli très très longtemps, son choix n’est pas laissé au hasard, et toute la symbolique que l’on croyait périmée reprend le dessus.

    L'expression manifeste d'une intériorité

    Au fond, si je veux un tatoo, c’est pour qu’un peu de mon intériorité apparaisse visiblement sur mon corps. Par ce dessin sur la peau, celui que je pense être, que je veux être, ce à quoi je crois, se trouvera affirmé, exposé et manifesté extérieurement. Le tatouage a pour intention d’établir une unité, une continuité entre l’intérieur et l’extérieur. C’est plutôt un beau projet… Voilà pourquoi la nouvelle candidate au tatouage peut aussi être une fille catholique, qui choisit une croix de Jérusalem, ou le noun des chrétiens d’Orient.

    Oui, mais… Il est en fait paradoxalement l’expression d’une vision dualiste de la personne : mon âme serait une réalité indépendante du corps –il m’appartiendrait alors de créer le lien, de marquer mon corps pour qu’enfin l’âme apparaisse et que soit visible ce que je suis vraiment ?

    Face à un candidat au tatouage, c’est bien de cette vision du corps qu’il faut discuter. Car en réalité le corps est déjà en quelque sorte la face visible de l’âme. Ton corps n’est pas un bidule étranger à apprivoiser, ton corps c’est toi. Quand je te prends dans mes bras, c’est bien toi que j’embrasse et dont je réchauffe le cœur, il n’y a pas un deuxième toi, une sorte de plan B caché derrière tout ça. Ton corps, tes bras, ta voix se suffisent à eux-mêmes pour exprimer ta seule appartenance, ta filiation au Dieu vivant et libérateur qui, par le baptême, a laissé sur toute ta personne une empreinte éternelle.