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Société - Page 462

  • Abus : même à gauche, on s'aperçoit de l'existence d'un lobby gay

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    D'Aldo Maria Valli en traduction sur le site "Benoît et moi" :

    MÊME LA GAUCHE S'APERÇOIT DU LOBBY GAY (EXTRAIT D'UN ARTICLE D'AM VALLI)

    www.aldomariavalli.it - 25 octobre 2018

    * * *

    Un magazine progressiste, Commonweal, consacre au phénomène des abus et des couvertures une enquête, signée par Kenneth L. Woodward, ex-rédacteur en chef du service "Religion" de Newsweek, dans laquelle il reconnaît que l'homosexualité a un rôle dans les scandales.

    Dans son article intitulé «Double Lives» (doubles vies), Woodward, récapitulant l'histoire de l'ex-cardinal McCarrick, écrit que les leaders religieux homosexuels non seulement commettaient des abus, mais se couvraient mutuellement: «Ce n'est pas seulement le cléricalisme qui a permis à McCarrick d'abuser de séminaristes et de jeunes prêtres pendant des décennies, bien que son comportement fût largement connu dans les milieux religieux. Et ce n'est pas seulement son influence ecclésiastique qui l'a protégé. Les réseaux homosexuels ont également joué un rôle. Par 'réseaux', j'entends des groupes de prêtres gay, diocésains et religieux, qui mènent une double vie en rompant le vœu de chasteté tout en occupant divers postes dans les offices de l'Église».

    Woodward affirme en outre qu'au cours de sa longue carrière, presque quarante ans, en tant que spécialiste des questions religieuses pour Newsweek, il a plus d'une fois entendu parler des abus sexuels et des réseaux de protection du lobby gay. «En général - dit-il - les faits étaient rapportés par des hommes hétérosexuels qui avaient abandonné leur vocation sacerdotale précisément à cause de la rencontre avec ce lobby».

    L'un des rares prêtres à avoir dans le passé dénoncé publiquement la situation, note Woodward, fut don Andrew Greeley (1928-2013), journaliste et écrivain, qui parla d'un réseau homosexuel actif dans l'archidiocèse de Chicago du temps du cardinal Bernadin. Woodward affirme aussi qu'il a entendu parler de réseaux homosexuels actifs au Vatican «composés principalement d'Italiens, qui sont généralement plus détendus que les Américains sur l'homosexualité et ne sont pas surpris quand ils connaissent des gens qui mènent une double vie».
    «On ne peut nier - écrit Woodward - que l'homosexualité a joué un rôle dans les scandales d'abus et leur dissimulation. Pour rejeter cette accusation d'homophobie, il faut être aveugle ou malhonnête».

    Selon Woodward, les hommes attirés par d'autres hommes sont «naturellement attirés» par le sacerdoce, ainsi que par d'autres professions et environnements, par exemple dans le domaine du sport, qui facilitent l'accès aux garçons et aux jeunes hommes.

    L'affaire McCarrick, dit le journaliste, aide à se faire une idée du problème. Le profil de McCarrick, en effet, n'est pas celui d'un pédophile, car il n'était pas attiré par les enfants prépubères, mais par des adolescents qu'il attirait au séminaire. Il s'agit donc d'un cas d'éphébophilie, c'est-à-dire d'une attirance sexuelle ressentie envers les enfants entre douze et dix-huit ans.

    A la fin de l'article, Woodward, fidèle à son orientation progressiste, attaque les milieux ecclésiaux «traditionalistes» (*). Toutefois, il est intéressant et significatif qu'un journal comme Commonweal ait hébergé une intervention qui dénonce ouvertement le problème du lobby gay: «La transparence totale - écrit l'auteur - n'arrivera peut-être jamais. Mais si des réformes structurelles sont nécessaires pour protéger les jeunes contre les abus, les scandales de l'été 2018 devraient être considérés comme des signes pour entreprendre une action adéquate, pas comme des occasions d'inutiles démonstration de colère, de choc, de honte et de désespoir. Le danger des doubles vies cléricales, et des secrets qui peuvent servir d'armes pour protéger d'autres secrets devrait désormais être clair pour tous . Tant qu'il y aura une Église, il y aura aussi de l'hypocrisie cléricale, mais nous pouvons et devons faire plus pour la combattre».

  • Le suicide de l'Occident est le résultat de deux déclins, l'un démographique, l'autre religieux

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Michel Houellebecq : le suicide de l'Occident résultat de deux déclins, l'un démographique, l'autre religieux

    Texte prononcé par Michel Houellebecq à Bruxelles le vendredi 19 octobre lors de sa réception du prix Oswald Spengler 2018.

    Des journalistes m’ayant demandé s’ils pouvaient écrire que j’avais été influencé par Oswald Spengler, j’ai répondu que c’était trop simplificateur, qu’il valait mieux que je m’explique plus longuement sur ce point. Tel est l’objet de ce discours.

    Je fais moi-même partie du jury d’un prix. La Fondation 30 Millions d’amis est une fondation française qui se consacre à la défense de la cause animale ; ils ont créé un prix littéraire.

    Tous les ans, les jurés reçoivent deux types de livres :

    – des romans dont l’un des personnages principaux est un animal ;

    – des essais. Soit des essais scientifiques sur tel ou tel aspect du comportement animal. Soit des essais plus militants, par exemple sur les conditions de vie des animaux en élevage industriel.

    Tous les ans, les jurés se rendent compte qu’il est possible de comparer des romans entre eux ; qu’il est possible de comparer des essais entre eux. Mais qu’il est impossible de comparer un roman et un essai ; qu’on a affaire à des entités, strictement, incommensurables.

    Nous avons fini par prendre la seule décision rationnelle, celle de diviser le prix en deux : un prix pour la fiction, un prix pour l’essai.

    On peut dire que Flaubert a influencé les romanciers naturalistes. On peut dire que Baudelaire a influencé de nombreux poètes de la seconde moitié du XIXe siècle (l’influence peut aussi être négative ; dans une large mesure, Nietzsche n’est qu’une réponse à Schopenhauer).

    Bref, les véritables influences littéraires se produisent entre des gens qui écrivent le même type d’ouvrage. Et du point de vue philosophie ou essais, on ne peut pas dire que j’ai fait grand-chose. Il y a très peu de textes, et le plus long doit faire vingt pages. En fait, on pourrait même se demander si je mérite le prix Spengler.

    La première réponse qui vient à l’esprit, c’est plutôt : « non ». Quelqu’un comme Éric Zemmour, qui a réellement produit des essais historiques de grande ampleur, et bien documentés, le mériterait dans un sens bien davantage.

    Pourtant, en y réfléchissant plus longuement, j’ai fini par me dire que la réponse était : « oui ». Et c’est là qu’il y a quelque chose de vraiment mystérieux dans le roman. Je dis mystérieux alors que j’ai déjà écrit pas mal de romans ; mais oui, pour moi, le mystère demeure, et je ne sais toujours pas comment font les romanciers, même si j’en suis devenu un. Mais le fait est qu’on apprend davantage sur la France de 1830 en lisant les romans de Balzac qu’en lisant une dizaine d’historiens, aussi sérieux, compétents et bien documentés soient-ils. Et que si quelqu’un écrit dans cent ans : « Sur l’Occident de la fin du XXe et du début du XXIe siècle, sur le déclin qu’il traversait à l’époque, Houellebecq offre un témoignage d’une grande valeur », c’est un compliment que j’accepte par avance.

    Alors oui, dans ce sens, je me sens en droit d’accepter le prix Spengler.

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  • Avortement : où sont les hommes ?

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    De Romain Scotto sur le site de l'Express :

    IVG: où sont les hommes?

    Une large majorité de femmes avortent seules, sans accompagnement du conjoint. Ce qui inquiète les professionnels de santé.

    Mains dans les poches, casque de scooter coincé sous le coude, veste zippée jusqu'au cou, Driss* n'est pas vraiment à son aise, ce matin d'octobre. Dans la salle d'attente du Planning familial de Saint-Denis - à deux pas de la Basilique - il patiente sans broncher, comme s'il n'osait pas s'approcher de cette table basse couverte de revues spécialisées sur l'IVG (interruption volontaire de grossesse). Cet agent d'entretien de 23 ans ne le sait pas, mais il est un oiseau rare. De ceux que l'on ne voit ici qu'une ou deux fois par semaine pour accompagner leur compagne en vue d'un avortement. "Elle a besoin que je sois là, elle me l'a fait sentir. Donc je suis venu. Ça me paraît normal parce qu'on n'en a parlé à personne", glisse-t-il en tournicotant les poils de sa barbe autour de ses doigts.

    Ce qui relève pour lui de l'évidence ne l'est pas, puisque seule une femme sur dix pousse la porte du Planning accompagnée de son conjoint, mari, copain, partenaire ou concubin. Bref, le "coresponsable" de la grossesse non désirée, comme on le présente dans ce centre d'accueil où 250 avortements (médicamenteux et par aspiration) sont pratiqués chaque année. Ce ratio, très faible, inquiète les soignants qui déplorent massivement la solitude des femmes dans leur parcours d'IVG, quarante-quatre ans après le célèbre discours de Simone Veil à l'Assemblée nationale. 

    Certes, beaucoup désirent avorter seules, pour diverses raisons. Et c'est bien leur droit. Mais entre celles dont l'isolement relève d'un choix et celles qui le déplorent, le rapport n'est visiblement pas équilibré. "Pour une grande majorité, bien sûr qu'elles regrettent cette situation ! Elles sont en colère, très tristes que le monsieur ne soit pas là", enrage Valérie Bobelet, trente-deux années de Planning familial sur le CV, toujours en Seine-Saint-Denis.

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  • Louvain-la Neuve : campagne publicitaire pour promouvoir une fin de vie choisie

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    Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Louvain-la Neuve : campagne publicitaire pour promouvoir une fin de vie choisie

    Le Centre d’Action Laïque (CAL) du Brabant Wallon a lancé une campagne pour encourager aux déclarations anticipées sur les « souhaits de fin de vie », notamment le refus de soins et l’euthanasie. La campagne est menée en collaboration avec l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), une association qui promeut la pratique de l’euthanasie et qui est subsidiée par la Région Wallonne et le SPF Santé Publique.

    L’ADMD a d’ailleurs rédigé l’explication de la déclaration anticipée d’euthanasie, qu’elle définit explicitement comme une « bonne mort, autrement dit une mort dans de bonnes conditions ». Le CAL conseille aussi de remplir sa déclaration avec l’aide d’un délégué de l’ADMD ou d’un délégué de Laïcité Brabant Wallon et d’enregistrer sa demande d’euthanasie et de refus de soins auprès de l’ADMD, « pour plus de sécurité ».

    Une des déclarations proposées, intitulée « Refus de soin ou non acharnement thérapeutique » sème la confusion entre ces deux notions. En commençant par ces mots, « Si je ne devais plus être capable d’exprimer ma volonté, je ne souhaite plus de traitement visant à prolonger la vie, mais simplement un traitement de confort. », elle assimile le refus d’acharnement thérapeutique à l’arrêt des soins. Or, l’acharnement thérapeutique se définit comme la mise en œuvre de traitements disproportionnés, c’est-à-dire dont le bénéfice escompté est sans commune mesure avec les désagréments qu’ils entraînent. L’arrêt de soins alors que les traitements ne sont pas considérés comme disproportionnés, peut mener à une euthanasie par omission. En effet, l’omission euthanasique consiste en la privation de soins ou traitements ordinaires et proportionnés. (Voir Dossier de l’IEB : Accompagner la personne en fin de vie : repères éthiques pour la définition de ces pratiques.)

    On peut s’interroger sur l’objectif d’une telle campagne pour les déclarations anticipées d’euthanasie, alors que le champ d’application de ces déclarations est très étroit. En effet, celles-ci ne peuvent être exécutées que si, et seulement si les personnes qui les ont rédigées se trouvent dans une situation de coma irréversible (et en aucun cas de démence). Le dernier rapport de la Commission d’évaluation et de contrôle de l’euthanasie montrait que pour la période de 2016-2017, seulement 1,3% des personnes euthanasiées l’avaient été sur base d’une déclaration anticipée, un pourcentage légèrement en baisse. (Voir la Note de synthèse de l’IEB)

    Ne faudrait-il pas tout autant informer la population sur l’existence de soins palliatifs, leur capacité à soulager la douleur et à entourer le patient dans toute sa personne ? Inciter les citoyens à décider à l’avance de leur mort ne contient-il pas une sorte de « forçage psychique », comme le dit le Dr Marc-Hélie Huon, qui pourrait se retourner contre le patient une fois qu’il se trouve dans une situation telle que décrite par la déclaration ?

    Mieux comprendre : Fiche Didactique : Déclaration anticipée en fin de vie

    Obtenir la Carte de Fin de vie de l'IEB

    Lire également : Des médecins canadiens mettent en garde par rapport à l'euthanasie

  • Pourquoi l'Eglise préfère l'inhumation à l'incinération

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    De l'abbé Dominique Blot sur le site aleteia.org :

    Enterrement ou incinération ? Ce que dit l’Église

    Au cimetière, le respect des morts : sans condamner la crémation, l’Église recommande l’inhumation des corps. "Pour les chrétiens, les morts sont avec les vivants, car tous vivent dans le Seigneur."

    En préparant les funérailles de leurs proches, beaucoup de Français choisissent l’incinération au lieu de l’enterrement. Les motivations de cette décision ne sont pas d’abord financières. Beaucoup plus complexes, elles s’expliquent par un affaiblissement de la foi en la résurrection des corps et la communion des saints.

    Valoriser le corps

    La résurrection des corps est une conviction de la foi chrétienne. La conséquence en est le grand respect pour le corps terrestre que l’on ne peut pas faire disparaître instantanément au risque de le dévaloriser. Le corps de cette personne humaine dans lequel a été semée la grâce du baptême, représente toute une histoire familiale, sociale, religieuse. Ce corps a été un lieu de bonheur mais aussi d’épreuves, de péché et de miséricorde — « temple de l’Esprit-Saint », dit saint Paul. C’est le corps de ma mère, de mon grand-père, de mon ami.

    Le « lieu de l’attente »

    À la résurrection, les corps rendus incorruptibles seront les corps de ces mêmes personnes que nous avons aimées. Leurs corps sont enterrés au « cimetière », vieux terme du haut Moyen-Âge, signifiant le « lieu de l’attente » : la résurrection des morts est intimement liée au retour définitif du Christ. Le monde chrétien se démarque du monde païen qui privilégiait la nécropole, la ville des morts, séparée de la ville des vivants, la Cité. Pour les chrétiens, les morts sont avec les vivants, car tous vivent dans le Seigneur. Les cimetières étaient souvent dans nos villages. Avec le Christ, la vie est partout, surtout chez « nos morts », beaucoup plus que nous le pensons malheureusement car notre foi en la promesse de Jésus de notre propre résurrection est bien trop faible.

    Lire aussi : Comment imaginer le paradis, la résurrection de la chair et la vie éternelle ?

    Pensons aux jeunes qui assistent à ces crémations. Quels sentiments peuvent agiter leur esprit ? Il est permis de douter que la crémation soit la meilleure manière de leur transmettre notre foi en la Résurrection des corps et l’espérance chrétienne qui devrait nous habiter.

    La communion des saints

    La communion des saints affirme que les liens spirituels vont bien au-delà des apparences. Elle est une communion entre le monde invisible et visible. Cependant, nos relations humaines passent par le corps. Jusque dans la mort, les femmes ne se détachent pas de Jésus et vont au tombeau pour embaumer son corps. Elles pensent que c’est le dernier hommage qu’elles pourront lui donner. Elles se trompent. Elles verront encore pendant quarante jours le Ressuscité ! Le chrétien est dans l’espérance que l’hommage qu’il rend au corps de celui ou celle qu’il a aimé(e) ne sera pas le dernier mais qu’il pourra continuer dans la Vie Éternelle à l’aimer corps et âme. Au contraire, la violence de la crémation est le symbole que « tout serait fini » avec la mort.

    Dans un acte de foi dans le Christ et sa Résurrection, l’Église invite à laisser de côté des raisons humaines plus ou moins légitimes en faveur de la crémation et à choisir l’enterrement du corps pour croire en la promesse que Jésus nous fait : il redonnera vie à notre corps et à celui de nos proches.

  • Des clés pour réinvestir les débats "sociétaux"

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    THIBAUD COLLIN PROPOSE DES CLÉS POUR RÉINVESTIR LES DÉBATS "SOCIÉTAUX"

     de genethique.org

    Alors que l’autorisation de la « PMA pour toutes » semble inexorable, Thibaud Collin analyse les inaptitudes à gagner « les combats sociétaux ». Il considère que « les conditions de possibilité de ces débats en détermine nécessairement l’issue », aussi est-il important de s’interroger sur « le fondement et la nature des normes permettant de répondre aux revendications de droits de tel ou tel groupe ».

    Pour le philosophe, « toutes ces lois ‘sociétales’ sont portées par deux principes immanents à la démocratie libérale contemporaine, l’un concernant le contenu – la libre disposition de l’individu par lui-même –, l’autre concernant la forme – la neutralité éthique de l’État dans un contexte de polythéisme des valeurs. L’articulation de ces deux principes donne une très grande puissance rhétorique à toute revendication sachant s’y greffer ». Et la « logique permissive » de ces lois « est un élément essentiel de leur force ». Aussi « ceux qui s’y opposent apparaissent ainsi comme des gens intolérants voulant imposer à tous leur propre conception du bien humain ».

    Quant à l’Etat, il « se déclare incompétent quant à la bonne manière de vivre sa vie humaine. Il ne se préoccupe que de l’ordre public, garanti par les lois votées selon le critère quantitatif de la majorité et le critère qualitatif des ‘droits de l’homme’. Mais comme les contenus de ces droits sont relatifs à la manière dont on conçoit l’être humain, ceux-ci sont extensibles au gré des revendications et de la nécessaire prise en compte de la diversité des croyances et des systèmes de valeurs ». Aussi, « tout opposant à cette logique permissive apparaît comme remettant en cause les valeurs formelles d’égalité des droits et de liberté individuelle, autrement dit un « fondamentaliste », un « intégriste » (ou un « fasciste »). Sa position est identifiée à une positon éthique particulière voulant indûment s’universaliser et en général inspirée de la civilisation judéo-chrétienne. Cette confessionnalisation de la critique permet de neutraliser les arguments avancés ».  

    Pour sortir de ce cercle enfermant, Thibaud Collin engage à « reprendre l’initiative pour poser le débat sur de nouvelles bases, anthropologiques et civilisationnelles » à la suite de Rémi Brague, Pierre Manent et Olivier Rey.

    Sources: Valeurs actuelles (23/10/2018) : Pourquoi la droite conservatrice a-t-elle perdu tous les combats “sociétaux” ?

  • Synode « des jeunes » : conjoncture oblige, le lobby homosexualiste a été freiné par le pape

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    Synode Pape.jpgNotre confrère  «diakonos.be» titre: «Synode des jeunes: la révolution arc-en-ciel n’aura pas lieu».

    Conjoncture oblige, "sous la pression du Pape, même les cardinaux les plus progressistes font marche arrière toute sur le thème de l'homosexualité, du LGBT et en reviennent au catéchisme ou bottent en touche".

    Sur son site « settimo cielo », Sandro Magister explique pourquoi le mouvement LGBT est demeuré sur la touche par la volonté du chef de l'Eglise. Traduction par les soins de "diakonos.be":

    « Les deux synodes sur la famille de 2014 et 2015 figurent parmi les plus téléguidés de l’histoire, au point qu’au début de la seconde session, treize cardinaux de premier plan ont été jusqu’à écrire une lettre au Pape François dénonçant les manœuvres visant à produire « des résultats décidés à l’avance sur des questions importantes et controversées ».

    En effet, les conclusions de ce double synode avaient été décidées avant même qu’il ne commence. Le couronnement de ce processus, ce fut l’exhortation synodale « Amoris laetitia » dans laquelle François donnait le feu vert à la communion des divorcés-remariés malgré l’opposition d’un bon tiers des pères synodaux.

    Par contre, le synode sur les jeunes qui s’achèvera dimanche 28 octobre prochain semble quant à lui avoir été l’un des plus calmes.

    Calme au point que même le thème le plus explosif de tous ceux qui étaient discutés – celui qui concerne l’homosexualité – a été pratiquement désamorcé.

    Les discussions en séance sont couvertes par le secret. Mais si on s’en tient à ce qui a été rendu public par les sources d’information officielles, il n’y a pas eu une seule intervention en faveur d’un changement de la doctrine catholique sur l’homosexualité.

    Et pourtant, l’« Instrumentum laboris », c’est-à-dire le document de travail sur lesquels les pères synodaux ont été appelés à débattre, semblait promettre monts et merveilles en mentionnant intentionnellement au paragraphe 197 l’acronyme LGBT, l’introduisant par là pour la toute première fois dans un texte officiel de l’Église catholique :

    « Des jeunes LGBT, par l’intermédiaire de diverses contributions parvenues à la Secrétairerie Générale du Synode, désirent ‘bénéficier d’une plus grande proximité’ et expérimenter une plus grande attention de la part de l’Église, tandis que certaines CE s’interrogent sur ce qui peut être proposé ‘aux jeunes qui au lieu de former des couples hétérosexuels décident de constituer des couples homosexuels et, surtout, désirent être proches de l’Église.’ »

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  • Norvège : une victoire en faveur de l'objection de conscience

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    EN NORVÈGE, UNE VICTOIRE EN FAVEUR DE L'OBJECTION DE CONSCIENCE

    synthèse de presse bioéthique de genethique.org

  • GPA : comment l'opinion française a basculé

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    D'Isabelle de Gaulmyn sur son blog (La Croix) :

    GPA, quand l’opinion française bascule

    Dans quelques années, on retiendra que c’est en octobre 2018 que l’opinion française a basculé en faveur de la GPA, la Gestation pour autrui. Et peut-être se trouvera-t-il un sociologue pour s’interroger sur la rapidité et la radicalité de ce mouvement… En trois semaines, il est sidérant – au sens propre – de voir comment l’idée de la GPA s’est installée, justifiée, imposée dans le paysage médiatique.

    À l’origine, le livre de Marc Olivier Fogiel, « Qu’est-ce qu’elle a ma famille ? », et la manière, émouvante, dont il raconte l’histoire de ces deux petites filles, Mila, 7 ans, et Lily, 5 ans, qu’il a eu par une GPA, avec une mère porteuse aux États-Unis, et son mari François. Ces dernières années, la GPA s’était déjà invitée dans le débat français à travers le cas des époux Mennesson, qui se battent depuis 18 ans pour faire reconnaître le lien de filiation avec leurs jumelles, nées en 2000. Mais sans doute parce qu’on ne commentait alors que l’aspect juridique, qu’on se perdait un peu dans les comparaisons entre les normes de droit français et de droit international, peut-être aussi parce qu’ils n’étaient pas  célèbres, leur combat semblait excessif, voire même soulevait une certaine gêne devant une telle obstination.

    Les larmes de Marc Olivier Fogiel

    Le témoignage de « MOF », comprendre Marc Olivier Fogiel, sa capacité à faire du « story telling », racontant comment les larmes lui sont venues le jour où il reçoit ce SMS de la mère porteuse américaine « We are pregnant », – on est enceinte… Son émotion, semblable à celle de n’importe quel père, ses joies, auxquelles tout téléspectateur peut aisément s’identifier. D’autant plus que l’animateur vedette bénéficie de la sympathie de tout le petit monde médiatique, avec, dans le rôle des bonnes fées qui se sont penchées sur les berceaux, Murielle Robin et Claire Chazal..

    150.000 euros par bébé

    Il n’est pas ici question de mettre en doute la sincérité de Marc Olivier Fogiel, de son désir d’être père. Ni non plus de douter de sa capacité à l’être, père. On souhaite évidemment tout le bonheur possible aux deux petites princesses, si mignonnes sur les épaules de leurs parents, si gracieuses, sur les images savamment distillées par les réseaux sociaux. On veut bien croire, ici, qu’il ne s’agit pas d’une simple campagne de communication, bien montée, mais d’une vraie conviction…. Simplement, on ne peut que constater la force de cette vague d’émotions et de sentiments, qui emporte tout sur son passage… À tel point que la loi permettant la PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes n’est même pas votée que la GPA déjà est présentée sur tous nos écrans comme une chose après tout plutôt positive…

    Même le prix à payer ne semble pas poser de problème : 150.000 euros par bébé, selon l’heureux papa. On frémit en pensant à l’épaisseur du contrat soigneusement bordé par des avocats qui a du accompagner la transaction. Quid des enfants si elles étaient nées mal formées ? Mais oublions. Après tout, l’argent n’empêche pas l’amour. Dans notre monde capitaliste, il est permis, même recommandé, d’aimer ce que l’on achète, surtout ce que l’on achète très cher. Quant à la « mère », qu’on nous certifie heureuse, celles qui ont eu l’extraordinaire joie de l’avoir été restent songeuses. Elles savent bien, évidemment, qu’on ne peut sacraliser les neufs mois de gestation. Que cela ne suffit pas à faire une mère. Qu’il y a « l’après », et que cet après est toujours à construire. Mais justement, quel est le prix pour qu’une mère renonce à « l’après » ? À combien évaluer la location temporaire d’un ventre ?

    Mais peu importe. La GPA désormais, c’est la belle histoire de deux petites princesses qui ont trouvé leurs rois de pères, et vivent dans un royaume où la douleur et la souffrance n’ont pas droit de cité. Une histoire sur papier glacé. Et on sait que, sur papier glacé, les questions glissent, et ne restent pas…

  • Qui sont les antispécistes ?

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    De Pauline Quillon sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Qui sont vraiment les antispécistes ?

    MAGAZINE – Pétris de bons sentiments, ces activistes, paradoxalement, laissent présager un monde terrifiant. Analyse de ces groupuscules contestataires.

    C’est une révolution qui a l’allure d’une blague potache : « Notre 16e action a permis d’exfiltrer 213 opprimés qui vivent aujourd’hui dans des sanctuaires », tweetait l’association 269 Libération Animale, le 14 septembre, sous une photo de braves poules. Mais depuis peu, ce type de propos ne suscite aucune hilarité. Au contraire. Les caillassages de boucheries, de fromageries et les intrusions dans les abattoirs se multiplient (voir encadré ci-dessous) et reçoivent un soutien grandissant de militants de la cause animale, recrutés le plus souvent dans une population jeune, diplômée voire très diplômée, de classe aisée et plutôt à gauche. Au point que cette mode semble en passe de devenir l’idéologie du XXIe siècle. Certes, les végans ne représenteraient que 1 % de la population française. Si le marché mondial est estimé à 7 milliards d’euros, il connaît en France une belle progression. En 2016, la vente des produits véganes a augmenté de 82%.

    Des actions en pagaille

    Dans la nuit du 27 au 28 septembre 2018, un abattoir a été incendié dans l’Ain. C’est le point d’orgue de diverses actions de militants de la cause animale qui défraient la chronique depuis trois ans. La CFBCT (Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs) a recensé cette année dix-neuf attaques majeures de boucheries ou de fromageries. Le mode opératoire est systématiquement le même : des individus viennent cagoulés la nuit, caillassent la vitrine et la taguent d’un slogan antispéciste. Une dizaine d’actes de vandalisme mineur (déversement de faux sang, autocollants...) a également été rapportée. Le syndicat insiste sur le caractère nouveau du phénomène : « Ce ne sont plus quelques incidents isolés. » Il précise qu’il faut une « prise de conscience d’un phénomène de radicalisation globale ».

    Ce phénomène vise également les fromageries, et surtout les élevages. En un an et demi, le groupe 269 Libération Animale a pénétré dans quinze élevages et libéré des « individus », poulets, cochons, veaux. En septembre, un tout jeune groupe, Earth Resistance, a perturbé la tenue du dernier Sommet de l’élevage, à Clermont-Ferrand. À ces actions s’ajoutent des « Nuits debout devant les abattoirs », des manifestations devant les zoos, les cirques ou les aquariums.

    Dernier cheval de bataille : le rat... qu’une campagne publicitaire dans le métro parisien lancée par Paris Animaux Zoopolis entend défendre contre ce qui serait un génocide organisé par la Ville.

    Théo Debavelaere

    Les militants de la cause animale se déchirent en plusieurs chapelles, notamment sur la légitimité du recours à la violence. Première distinction : les végans et les antispécistes (voir encadré ci-dessous). Les deux ont des ancêtres outre-Atlantique. Tous les deux sont arrivés en France il y a dix ans environ. Mais la Société végane récuse l’amalgame avec l’antispécisme et condamne son recours possible à la violence. Pour elle, le véganisme est une « consomm’action qui vise à vivre sans exploiter les animaux », il est une « technique d’expression de la compassion humaine ». Mais sous cette forme, il reste peu influent en France (13 000 « like » sur Facebook).

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  • Synode « des jeunes » : un entretien avec Mgr Fridolin Ambongo, archevêque coadjuteur de Kinshasa

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    Une interview réalisée pour KTO par Philippine de Saint-Pierre. Une occasion de découvrir la personnalité du prélat appelé à être un jour le successeur du Cardinal Laurent Monsengwo, primat de l’Eglise catholique au Congo. Avant sa nomination à Kinshasa, Mgr Ambongo fut archevêque de Mbandaka (Coquilhatville) dans l’ancienne province de l’Equateur.

    JPSC

  • L’Antéchrist selon Mgr Fulton Sheen

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    Lu sur le site web de « Pro Liturgia » :image001.jpg

    Mgr Fulton Sheen fut l’un des grands prédicateurs du 20e siècle. Au cours d’une émission radiophonique du 26 janvier 1947, il avait expliqué les 12 moyens employés par l’Antéchrist - une figure du Nouveau Testament - pour éloigner le plus possible de gens de Dieu. 
    L’Antéchrist, avait expliqué Mgr Sheen, n’attaquera pas directement le christianisme. C’est de façon très sournoise et sans éveiller le soupçon qu’il agira. Voyons comment il s’y prendra : 

    1) Il se présentera comme un grand philanthrope mettant essentiellement l’accent sur la paix dans le monde mais parlant rarement - ou uniquement de façon floue - du Dieu de Jésus-Christ. 
    2) Il écrira des articles livrant une nouvelle idée de Dieu : un Dieu dont l’image sera en harmonie avec le mode de vie des gens.
    3) Il se montrera ouvert à toutes les religions non-chrétiennes.
    4) Il abordera la question du péché qu’il réduira uniquement à des comportements qui ne sont ni généreux, ni tolérants, ni libéraux, y compris dans les domaines de la morale.
    5) Il montrera que la tolérance qui conduit à ne plus faire de différence claire entre le bien et le mal est la plus grande des vertus chrétiennes. 
    6) Il ne condamnera pas les expériences sexuelles, quelles que soient leurs formes. 
    8) Il utilisera habilement le vocabulaire religieux pour détruire la religion.
    9) Il présentera toujours le Christ comme étant la plus grande figure de tous les temps.
    10) Il dira que sa mission est de libérer les gens de cet esclavage que constituent le pharisaïsme et l’étroitesse d’esprit.
    11) Au milieu d’un amour apparent pour les hommes et d’un discours magnifique sur la création, il gardera au fond de lui le secret de la religion à laquelle il faut aboutir : celle d’une fraternité humaine sans la paternité de Dieu.
    12) Il construira une contre-Eglise imitant l’Eglise véritable. Extérieurement, cette nouvelle Eglise de l’Antéchrist sera semblable en beaucoup de points à l’Eglise du Christ, à une différence près : l’homme moderne en quête de Dieu qui la fréquentera n’y trouvera que sa propre solitude de sorte qu’il y mourra de faim, la communauté qu’il y trouvera étant incapable de répondre à ses besoins spirituels.

    Ref. Jeudi, 18 octobre 2018.

    L’Antéchrist est cette forme d’esprit, issue de l’Esprit multiforme du mal (appelé Légion par l’Ecriture): à l’aube du troisième millénaire, elle singe plus que jamais, pour mieux l’anéantir, la Parole du Christ dans ce monde dont l’évangile affirme que la figure passera au jour du jugement par le Fils de l'Homme. A son retour, celui-ci trouvera-t-il encore la foi sur cette terre (St Luc, 18, 8)? La question est posée par le Christ lui-même. La réponse est entre les mains de notre propre liberté.

    JPSC