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Spiritualité - Page 323

  • Bruxelles, 10 février : "Pour qui et pourquoi veux-tu donner ta vie ?"; une conférence exceptionnelle de l'abbé Pierre-Hervé Grosjean

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  • La Déclaration sur la Fraternité signée à Abu Dhabi par le pape et le grand imam d'al-Azhar

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/EMIRATS ARABES UNIS - Signature d’une Déclaration d’Abu Dhabi sur la fraternité de la part du Pape et du grand imam d’al-Azhar

    Abu Dhabi (Agence Fides) – Un Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune signée par le Pape François et le cheikh Ahmed al Tayyeb, grand imam d’al-Azhar, en tant qu’instrument visant à attester aux yeux du monde que « la foi porte le croyant à voir dans l’autre un frère à soutenir et à aimer » et que « de la foi en Dieu, qui a créé l’Univers, les créatures et tous les êtres vivants – égaux pour Sa Miséricorde – le croyant est appelé à exprimer cette fraternité humaine en sauvegardant la Création et tout l’Univers et en soutenant toute personne, en particulier les plus nécessiteuses et les plus pauvres ». Tel est l’événement imprévu qui a marqué la participation du Pape à la Conférence sur la fraternité humaine en cours à Abu Dhabi au cours de l’après-midi du 4 février dans le cadre de sa visite apostolique aux Emirats arabes unis.

    La signature de ladite déclaration a eu lieu au Founders Memorial, après les interventions tenues à la conférence par le Prince héritier, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, par Ahmed Al-Tayyib, grand imam d’al-Azhar, et par le Pape François. Les trois hommes sont entrés dans la salle de la conférence en se tenant par la main. Le grand imam d’al-Azhar, dans son intervention, a révélé que l’idée de signer ensemble un document sur la fraternité humaine et la paix était née autour d’une table à la Domus Sanctae Marthae, au Vatican, à l’occasion d’une visite de ce même cheikh Ahmed al Tayyeb au Pape François.

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  • "Sans transcendance, pas de fraternité possible"

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    Un ENTRETIEN AVEC GUILLAUME DE TANOÜARN publié sur le site de France Catholique :

    Plaidoyer pour la fraternité

    propos recueillis par Guillaume Bonnet

    Dans Le Prix de la Fraternité (Tallandier), l’abbé Guillaume de Tanoüarn entend proposer le trésor chrétien à un monde qui ne l’est plus, englué dans le rationalisme des Lumières, sans transcendance et à bout de souffle. Une vision qui ne manquera pas de susciter le débat.

    Votre réflexion sur la fraternité s’appuie sur un diagnostic : l’homme contemporain est amputé d’une partie de lui-même...

    Guillaume de Tanoüarn : Il existe trois dimensions principales chez l’homme. La dimension de la sensualité dans tous ses états, que flatte la société de consommation. La dimension de la rationalité, c’est-à-dire du calcul ; et dans nos sociétés, on sait très bien compter ! Ce qui est beaucoup plus difficile à percevoir dans la société actuelle, c’est la troisième dimension, celle de la foi, qui touche au cœur, à l’émotion. C’est une dimension fondamentale de l’être humain, mais que notre société a obscurcie et dont elle se moque souvent.

    À partir de quand a-t-on commencé à occulter cette dimension ?

    Au XVIe siècle, la Réforme a déclenché de grands troubles politiques que l’on a résolus avec l’adage «  Cujus regio, ejus religio  » – à chaque région sa religion, selon la religion du prince qui la gouverne. Il oblige les sujets à partager la religion de leurs princes (ou l’inverse). On a le droit de chercher la Vérité, mais en s’enfermant dans les limites de l’opinion religieuse de son souverain. C’est une sorte de «  politique d’abord  » qui s’affirmerait au détriment de la quête spirituelle.

    Cette évolution n’a pourtant pas été accueillie sans réaction ?

    En effet, il y a eu au XVIIe siècle une réaction mystique et personnaliste, incarnée par des figures flamboyantes comme le cardinal de Bérulle, saint Vincent de Paul ou Bossuet qui estimaient pouvoir laisser libre cours à leur recherche. Mais Louis XIV n’était pas très favorable à cette liberté. Les jansénistes vont en faire les frais : à Port-Royal, leurs morts seront déterrés avant que les structures du vieux monastère ne soient arasées. Supprimer les morts, c’est un acte absolument moderne dans sa dimension totalitaire. La prise en charge de la question religieuse par l’autorité politique au XVIe siècle a été dramatique pour l’église. Et le rationalisme des Lumières me semble la conséquence assez lointaine de ce rétrécissement du champ religieux.

    Jean-Jacques Rousseau joue aussi un rôle clé dans la montée du rationalisme politique, dites-vous.

    Rousseau établit une théorie de l’absolutisme qui s’adapte assez bien à la monarchie bourbonienne. Selon lui, un roi efficace ne doit pas se fonder sur la majorité des suffrages exprimés, mais sur l’unanimité présumée d’une population qui se réduit à ce que l’on appellera l’opinion publique. En l’occurrence, celle des salons et des académies. Celle de l’élite sociologique. Rousseau va essayer de fonder la fraternité sur une idée commune, celle de l’opinion publique que tout le monde doit partager, sous peine d’être considéré comme un faux frère. Nous y sommes. C’est la fraternité exclusive. On la retrouve chez les djihadistes qui s’appellent frères entre eux, surtout pour mieux marquer le caractère haïssable de ceux qui ne sont pas frères.

    Vous vous attardez aussi longtemps sur Bernard Mandeville...

    De Spinoza, Mandeville a tiré un rationalisme extrême et un refus de la foi en un Dieu personnel. Et l’idée par conséquent que le monde politique est livré aux forces qui le construisent, dans un mécanisme implacable qui tient lieu de morale. La morale, pour Mandeville, n’est rien d’autre que le pouvoir mécanique des plus forts,, qui indique aux plus faibles de quelle manière leur faiblesse est tolérable. C’est ce que nous vivons aujourd’hui.

    Aujourd’hui le pouvoir appartient aux plus riches. Et les peuples auront beau dire et beau faire, ils ne peuvent pas faire en sorte que ce que la petite élite mondiale a décidé ne se passe pas. Au rebours de cette perspective mécaniste et rationaliste ou comptable, pour que la liberté économique soit profitable, comme l’expliquera Friedrich Hayek beaucoup plus tard, il faut des structures culturelles fortes, des traditions. Et ce que j’ai appelé une foi commune.

    Rousseau comme Mandeville, dont nous sommes les héritiers contraints, rejettent la transcendance. Or, dites-vous, «  sans transcendance, pas de fraternité possible  ».

    La transcendance qui rend la fraternité possible, c’est la paternité. Il n’y a pas de frères et sœurs sans père au moins putatif. Sans l’expression d’une figure paternelle, verticale, qui représente la loi commune. Attention ! Cette verticalité sur laquelle s’adosse la fraternité ne doit pas être exclusive, mais venir d’une foi qui inclut. Fonder la fraternité sur une idée, transcrite dans la loi, c’est la rendre exclusive. C’est le problème des religions fondées sur la loi, et en particulier de l’islam. Ces musulmans qui s’enferment dans la loi vont obligatoirement vers une forme de discrimination négative, entre ceux qui observent la loi et les autres. Alors que la foi, elle, est universelle. C’est d’ailleurs pour cela que, depuis la fin du premier siècle, on appelle les croyants chrétiens des «  catholiques  », des universels.

    Guillaume de Tanoüarn, Le prix de la fraternité, Tallandier, 336 pages, 18,90 €.

  • "Vive le célibat des prêtres!"

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    Une opinion de Christophe Doat, Norman Ishimwe Sinamenye, Annie Torres, Calixte des Lauriers et Benoit Gary publiée sur le site de La Libre :

    Vive le célibat des prêtres!

    Nous, jeunes catholiques, nous souhaitons prendre la plume pour remercier tous les prêtres que nous avons croisés sur notre route et qui vivent le célibat dans ses difficultés et ses joies.

    Régulièrement, les uns et les autres se positionnent quant à l’opportunité ou non d’ordonner dans l'Eglise catholique, des hommes mariés. Mercredi dans ces pages, le Père Charles Delhez s.j. appelait de ses voeux à ce que le Pape François l’autorise. Monseigneur Kockerols, à l’occasion du synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel convoqué à Rome en octobre dernier, s’était lui-même prononcé sur le sujet, au nom de la conférence des évêques de Belgique, indiquant que “certains jeunes, qui ont puisé dans la vocation baptismale leur appel à s’engager par les liens du mariage, répondraient volontiers 'me voici' si l’Église devait les appeler au ministère presbytéral”.

    À son retour de Panama, où les JMJ ont rassemblé des 600000 jeunes du monde entier à l’appel de leur foi, le pape François lui-même a par ailleurs réaffirmé son souhait de conserver la formule actuelle du célibat sans recourir à l’ordination d’hommes mariés. Il a toutefois souligné la nécessité de se pencher sur les solutions pastorales pouvant être apportées pour permettre aux chrétiens vivant dans des régions fortement reculées de pratiquer les sacrements.

    De belles initiatives

    Si nous ne vivons pas personnellement le célibat des prêtres, nous imaginons la solitude de certains, et constatons avec joie que dans certaines paroisses, l’église a su répondre positivement en évitant que les prêtres n’y vivent trop seuls. Oui, il est parfois difficile d’espérer, et d’imaginer l’Église de Belgique que verront nos enfants mais nous ne pouvons pas non plus nous empêcher de nous réjouir de tant de belles initiatives de l’Eglise où déborde la joie de l’Evangile et où prêtres et laïcs collaborent en communion.

    Au pied de la croix, la plupart pensaient que le rêve d’un projet fou finissait. Et pourtant, la résurrection a tout transformé et résonne encore aujourd’hui dans le cœur de milliards d’êtres humains. Aussi, plutôt que de regarder la croix en cherchant diverses solutions, dont l’ordination d’hommes mariés qui ne semble pas avoir fait ses preuves (1), nous espérons que puissent être remises en avant la beauté et le signe prophétique qu’est le sacerdoce. Nous ne pensons pas qu’une prêtrise à deux vitesses, qui se partagerait entre des prêtres mariés qui officieraient à mi-temps, et d’autres, célibataires, à temps plein, conserve à la fois le sens et la profondeur que revêt aujourd’hui le célibat. Cette solution risque plutôt de confondre et d’abîmer deux vocations (celle d’époux et celle de prêtre) qui sont complémentaires, mais pas identiques. "Le fondement du célibat, écrivait en octobre dernier dans La Croix le père Cédric Burgun, directeur au séminaire des Carmes à Paris, c’est la consécration de toute une vie au Christ. Or, un homme marié fait un don différent. Saint Paul le disait déjà : les époux sont attentifs aux affaires de leur conjoint. D’ailleurs, dans le sacrement de mariage, c’est la femme ou le mari qui est un des moyens de se donner au Christ. Dans le sacerdoce, c’est le ministère lui-même qui a ce rôle, par le célibat. Ce sont donc deux vocations distinctes. Je crains qu’en 'mariant le prêtre' on fasse du ministre ordonné un homme comme tout le monde. Or, la consécration de son corps est déjà une signification de la présence de Dieu dans le monde, indépendamment de ce qu’il dit ou fait."

    Nous cherchons une espérance

    Certains se diront sans doute que nous recherchons des principes auxquels nous raccrocher. Nous recherchons plutôt une espérance et le témoignage que Dieu peut combler, aujourd’hui comme hier, le coeur du prêtre. Et que ce prêtre, au nom de l’amour et non contre lui, peut pleinement consacrer sa vie à Dieu et à ceux qu’il est amené à servir.

    Alors bien sûr, il y a une urgence : les vocations sacerdotales manquent en Belgique. Mais nous pensons aussi qu’il est dans le rôle de nos évêques et de l’église belge de travailler à encourager les vocations, à soutenir nos prêtres en offrant aux catholiques de Belgique une Eglise inspirante, décomplexée, prête à assumer pleinement le message de l’évangile dans sa vérité et ses exigences. Certains diocèses et communautés en Europe continuent d’attirer les vocations, inspirons-nous. De plus, de même qu’il est faux de laisser entendre que célibat et pédophilie sont liés, il est tout aussi faux de penser que l’abondance des vocations est liée à la question du célibat. "L’abondance des vocations vient de communautés qui sont vraiment dynamiques et rayonnantes. Le manque de vocations n’est donc pas d’abord une crise du sacerdoce, c’est une crise du croyant. Ce n’est pas en ordonnant quelques hommes mariés supplémentaires que l’on résoudra la crise" (2).

    Si nous souhaitons lancer un appel, c’est justement celui de redire à nos évêques et à nos prêtres combien nous avons besoin de l’espérance qui habite nos aînés. Partagez avec nous le souffle de votre foi, de ce qui vous fait vivre et de ce qui est beau dans votre vocation. Nous aurons alors des églises plus vivantes et plus missionnaires. Bien sûr l’Église institutionnelle de demain ne sera plus celle de nos grands-parents. Nous souhaitons que l’Eglise d’aujourd’hui et de demain vive davantage de l’héritage de Vatican II qui redonnait une plus grande place à la communion des états de vie, une agilité missionnaire associant mariés et célibataires, laïcs, diacres et prêtres. Les lieux, au rayonnement prophétique, qui existent déjà, seront des foyers de joie et se multiplieront. Nous ne voulons pas confier notre énergie ni aux larmes ni aux solutions tièdes, nous souhaitons investir notre vie dans le monde, dans la réalité de nos contemporains, dans les souffrances liées à l’injustice, le témoignage de notre foi, et le magnifique message, plein et entier, qu'elle porte et fait fructifier. Nous voulons une Eglise missionnaire, joyeuse, en communion.

    (1) Cfr Jean Mercier. Célibat des prêtres. La discipline de l’Église doit-elle changer?

    (2) https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Ordination-hommes-maries-Il-faut-pas-tout-remettre-cause-2018-10-11-1200975350

     
  • Avec saint Ignace, se laisser enseigner et imprégner par la manière dont Dieu est avec nous dans notre histoire

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    Un "topo" proposé par le site Notre-Dame du WEB :

    Topo#6 - Notre histoire de salut

    Notre histoire de salut…ou le salut dans notre histoire.

    Dans notre monde et notre actualité troublés, nous pouvons nous laisser enseigner et imprégner avec saint Ignace par la manière dont Dieu est avec nous dans notre histoire.

    Profondément aimés, attendus, espérés par Dieu, nous découvrons sans cesse son vrai visage et son cœur : la toute-puissance d’Amour. Un amour créateur, un amour qui pardonne. Cet amour est aussi un amour qui pâtit avec chacun de nous : il compatit. Sa compassion l’amène à nous sauver, et à nous sauver parmi nous, avec nous.

    Nous rêverions que notre salut passe par un claquement de doigt, n’est-ce-pas ? Ce serait tellement plus facile. Et pourtant … Dieu a fait le choix d’une histoire et du temps. Nous parlons de l’histoire de notre salut qui prend place dans la Grande Histoire du Salut.

    Car je ne me sauve pas tout seul et je ne suis pas sauvé tout seul. Ce que je suis, je le suis par et avec les autres. Qui s’est donné la vie tout seul ? Qui peut vivre sans relation ?

    Oui, Dieu m’aime personnellement et il aime toute l’humanité. C’est tous et chacun qu’il veut sauver. Pourquoi ? par Amour.

    St Ignace propose, dans ses Exercices, de nous regarder et de regarder le monde, comme Dieu peut le voir. Je peux demander une connaissance intérieure de ce Dieu qui s’est fait Homme. Entrer dans le cœur de Dieu et me mettre à son école. Entrer dans le regard de Dieu, ce regard de Bonté sur notre monde, sur chacun de nous, sur moi et sur la création.

    Je prends le temps de regarder notre monde. Qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que j’entends ? Quel regard est-ce que je porte sur le monde, sur ce qui m’entoure ?

    Comment Dieu voit-il ce monde ?

    Et Dieu, que voit-il ? Un monde, avec ses contrastes. Contrastes des personnes : des jeunes, des vieux, des enfants, des hommes, des femmes. Mais aussi ceux qui sont très habillés et ceux qui sont presque dévêtus, à cause du climat. Il y a différentes couleurs de peau.

    Contrastes des situations : avec ses joies et ses souffrances, l’amour et la haine, la paix et la guerre. Les uns sont en bonne santé, les autres malades, les uns riches, les autres pauvres, les uns riant, les autres pleurant, les uns ouverts à la vie, les autres enfermés sur eux-mêmes, les uns naissant, les autres mourant etc.

    Il voit ce monde qui va à sa perte, qui souffre et qui est perdu.

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  • Avoir des racines fortes : une nécessité selon le pape

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    Vigile JMJ de Panama : discours du pape François (source)

    Samedi 26 janvier 2019, le pape François a célébré la Vigile en présence des jeunes venus du monde entier pour les JMJ de Panama.

    Chers jeunes, bonsoir !

    Nous avons regardé ce beau spectacle sur l’Arbre de Vie qui nous montre comment la vie que Jésus nous offre est une histoire d’amour, une histoire de vie qui veut se mêler à la nôtre et plonger ses racines dans la terre de chacun. Cette vie n’est pas un salut suspendu “dans les nuages” attendant d’être déversé, ni une “application” nouvelle à découvrir, ni un exercice mental fruit de techniques de dépassement de soi. Elle n’est pas non plus un “tutoriel” avec lequel on apprendrait la dernière nouveauté. Le salut que le Seigneur nous offre est une invitation à faire partie d’une histoire d’amour qui se tisse avec nos histoires ; qui vit et veut naître parmi nous pour que nous donnions du fruit là où nous sommes, comme nous sommes et avec qui nous sommes. C’est là que le Seigneur vient planter et se planter ; il est le premier à dire “oui” à notre vie, à notre histoire, et il veut que nous aussi disions “oui” avec lui.

    Il a de cette manière surpris Marie et il l’a invitée à faire partie de cette histoire d’amour. Bien sûr, la jeune de Nazareth ne sortait pas sur les “réseaux sociaux” de l’époque, elle n’était pas une “influencer”, mais sans le demander ni le rechercher, elle est devenue la femme qui a le plus influencé l’histoire.

    Marie, l’“influencer” de Dieu. En peu de mots elle a osé dire “oui” et faire confiance à l’amour et aux promesses de Dieu, seule force capable de rendre toutes choses nouvelles.

    Le force du “oui” de cette jeune attire toujours l’attention, son “qu’il en soit ainsi” dit à l’ange. Ce fut une chose différente d’une acceptation passive ou résignée, d’un “oui” voulant dire : on verra bien ce qui va se passer. Ce fut quelque chose de plus, quelque chose de différent. Ce fut le “oui” de celle qui veut s’engager et risquer, de celle qui veut tout parier, sans autre sécurité que la certitude de savoir qu’elle était porteuse d’une promesse. Elle aura, sans doute, une mission difficile, mais les difficultés n’étaient pas une raison pour dire “non”. Elle aura des difficultés, certainement, mais ce ne seront pas les mêmes difficultés qui apparaissent quand la lâcheté nous paralyse du fait que tout n’est pas clair ni assuré par avance. Le “oui” et les envies de servir ont été plus forts que les doutes et les difficultés.

    Ce soir aussi, nous écoutons comment le “oui” de Marie fait écho et se multiplie de génération en génération. Beaucoup de jeunes, à l’exemple de Marie, risquent et parient guidés par une promesse. Merci Erika et Rogelio pour le témoignage que vous nous avez offert. Vous avez partagé vos craintes, vos difficultés et le risque vécu à la naissance de votre fille Inès. Vous avez dit à un moment : « A nous parents, en diverses circonstances, il en coûte d’accepter l’arrivée d’un bébé qui a une maladie ou un handicap », cela est certain et compréhensible. Mais le plus surprenant est lorsque vous avez ajouté : « A la naissance de notre fille, nous avons décidé de l’aimer de tout notre cœur ». Avant son arrivée, face à toutes les annonces et les difficultés qui apparaissaient, vous avez pris une décision et avez dit comme Marie : « Qu’il en soit ainsi », vous avez décidé de l’aimer. Devant la vie de votre fille fragile, sans défense et dans le besoin, la réponse a été un “oui” et là nous avons Inès. Vous avez cru que le monde n’est pas seulement pour les forts ! Dire “oui” au Seigneur, c’est oser embrasser la vie comme elle vient, avec toute sa fragilité, sa petitesse et, souvent, avec toutes ses contradictions et ses insignifiances, du même amour dont Erika et Rogelio nous ont parlé. C’est embrasser notre patrie, nos familles, nos amis tels qu’ils sont, aussi avec leurs fragilités et petitesses. Embrasser la vie se manifeste aussi quand nous accueillons tout ce qui n’est pas parfait, pur ou distillé, mais non pas moins digne d’amour. Une personne, n’est-elle pas digne d’amour parce qu’elle est handicapée ou fragile? Une personne n’est-elle pas digne d’amour parce qu’elle est étrangère, parce qu’elle s’est trompée, parce qu’elle est malade ou en prison ? Jésus a fait ainsi : il a embrassé le lépreux, l’aveugle et le paralytique, il a embrassé le pharisien et le pécheur. Il a embrassé le larron sur la croix et il a même embrassé et pardonné à ceux qui le crucifiaient. Pourquoi ? Parce que seul celui qui aime peut être sauvé. Seul celui qui embrasse peut être transformé. L’amour du Seigneur est plus grand que toutes nos contradictions, nos fragilités et nos petitesses, mais c’est précisément à travers nos contradictions, nos fragilités et nos petitesses qu’il veut écrire cette histoire d’amour. Il a embrassé le fils prodigue, il a embrassé Pierre après son reniement et il nous embrasse toujours, toujours, après nos chutes, en nous aidant à nous relever et nous remettre sur pieds. Parce que la véritable chute, celle qui est capable de ruiner notre vie, c’est de rester à terre et ne pas se laisser aider.

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  • Liège : de la procession de la Chandeleur au Premier dimanche du mois de février 2019 en musique

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    Deux célébrations marqueront le prochain week-end à l’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) :

    → le samedi 2 février à 17h00, la procession des cierges de la Chandeleur, suivie de la messe grégorienne, de la bénédiction de saint Blaise (et du partage des crêpes de la fête dans la salle de réception) ;

    → La messe du premier dimanche du mois en musique (chant grégorien, orgue et violons) le dimanche 3 février à 10h00 avec le concours de Patrick Wilwerth, Anne-Sylvie Primo et Frédéric Vandendunghen (Ensemble Darius)

    Fête de la Chandeleurfinal.jpg

    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_fevrier2019.jpg

    _______________

    Sursum Corda asbl, Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Siège social : Rue Vinâve d’île, 20 bte 64. Tel. 04.344.10.89. E-mail : sursumcorda@skynet.be.

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    Faire un don pour la restauration de l’église du Saint-Sacrement ? Vous pouvez faire un don (fiscalement déductible des revenus imposables à partir de 40€)  en versant le montant de votre choix sur le compte IBAN : BE10 0000 0000 0404 – BIC : BPOTBEB1 de la Fondation Roi Baudouin, avec, en communication, la mention (indispensable) : 128/2980/00091

  • "Que tout ce qui respire loue le Seigneur" : un ouvrage consacré à la musique dans la Bible

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    "Que tout ce qui respire loue le Seigneur"

    La musique dans la Bible : des éléments sur la musique vocale, instrumentale, la danse, 

    par Joseph Blanchard

    Couverture souple

    336 pages

    ISBN : 9782322164127

    Éditeur : Books on Demand

    Date de parution : 12/10/2018

    L'auteur : 

    Joseph Blanchard, musicien, a plusieurs diplômes (contrebasse, orgue, musique de chambre, direction chant choral). Il a suivi une formation solide pendant 4 ans à la Faculté de Théologie Catholique de Strasbourg et s''intéresse depuis longtemps à l'histoire de l'art, à l'archéologie. Il pratique également l'aquarelle … 

    Ecrire un livre sur la musique dans la Bible suppose bien évidemment porter plusieurs casquettes. L'une d'entre elles est d'avoir fait cette recherche comme un étudiant avec un maître de thèse. Il s'est donc entouré de spécialistes (hébreu, grec, musicologie, théologie ..).

  • Quand le pape François donne des leçons d’économie politique : une analyse contredite par les chiffres?

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    Pape-François.jpgDu vaticaniste Sandro Magister sur son blog « settimo cielo » traduit par notre confrère « diakonos.be » :

    "Pendant que le Pape François était en tournée à Panama pour les JMJ, le Gotha de la finance mondiale se réunissait à Davos en Suisse, la « Montagne enchantée » du roman de Thomas Mann, fresque grandiose de la bourgeoisie du dix-neuvième siècle.

    Un contraste visible. Parce que le Pape est par antonomase le pape des pauvres et de la révolte des exclus contre les puissants.

    Il est vrai qu’en pratique les hommes les plus riche du monde et les pontes de la finance se battent pour être reçus par lui au Vatican et lui offrir leur obole. Et François les accueille à bras ouverts et les couvre d’éloges : des magnats de Google et d’Appel à la présidente du FMI Christine Lagarde (photo), « une femme intelligente qui soutient que l’argent doit être au service de l’humanité ».

    Mais cela n’affecte pas le discours dominant qui place invariablement ce pape dans le camp des pauvres et des exclus. Avec une prédilection toute particulière pour ceux qu’il appelle les « mouvements populaires » anticapitalistes et no global, en particulier ceux qui sont sud-américains, qu’il a convoqués et rencontrés à plusieurs reprises et auxquels il aime adresser des discours interminables d’une trentaine de pages chacun, véritables manifestes politiques de son pontificat.

    Pourtant depuis quelque temps, plutôt qu’à ces « mouvements populaires », François s’adresse davantage aux jeunes auxquels il a consacré un synode en octobre dernier. Mais son message reste toujours le même.  Les jeunes sont les « exclus de la société », ils sont victimes d’une paupérisation progressive du monde dans lequel « les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres » alors que de plus en plus de richesses se concentrent dans les mains de quelques-uns et que la pauvreté s’étend inexorablement à des franges de plus en plus larges de la société.

    Les médias du Vatican se font tout naturellement l’écho de ce discours, surtout depuis que « L’Osservatore Romano » a lui aussi a été rappelé à l’ordre, c’est-à-dire prié de « faire corps » en toute circonstance avec le Pape.

    Andrea Monda, le nouveau directeur du quotidien du Saint-Siège, a rapidement apporté la preuve de son adhésion à la vision économique et politique de François à travers une interview accordée un célèbre théologien protestant américain, Harvey Cox, qui se trouve en totale harmonie avec cette vision, sous un gros titre s’étalant sur toute une page : « La religion populaire, unique espérance contre la domination du Dieu marché ».

    Cette interview, publiée à la veille du voyage de François au Panama, est intéressante par ses réponses mais encore bien plus par ses questions, visant toutes à défendre – entre les éclairs apocalyptiques de « la Guerre des étoiles » – la thèse selon laquelle « le Marché [toujours en majuscules, ndlr] est un véritable empire contre lequel les hommes, et même les peuples, doivent se rebeller et résister ».

    *

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  • Il faudra bien qu'on sorte de la débâcle de l'après Vatican II !

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    L'Editorial de Bernard Dumont de la Revue Cattolica paru ce 23 janvier 2019 :

    L’attente d’une issue

    L’historien et sociologue Pietro De Marco, s’exprimant dans un entretien avec Daniele Matzutzi dans le journal Il Foglio le 6 septembre 2018, a évoqué la paralysie, ou l’aphasie régnant après l’échec des attentes quasi-messianiques de l’époque conciliaire. « Après des décennies de subversion et un projet raté, ce chemin obligé n’a eu et n’a qu’un seul résultat pour ceux qui sont restés dans l’Église : l’immobilisation de la capacité originaire et constante du jugement que celle-ci porte sur les hommes qui lui ont été confiés, et le passage prévu de la tragédie à la farce : une “révolution chrétienne” […] qui devient une prédication humanitaire, usée et dépassée. Chez le chrétien, cette immobilisation du jugement, sous le prétexte trompeur de se mettre à l’écoute de l’Évangile et de l’homme, précède généralement la phase de dépendance mimétique envers les paradigmes laïques, dans une sorte de fascination, puis l’éloignement croissant d’avec le centre, les fondements devenant étrangers au croyant. » Il s’agit donc d’un processus d’aliénation progressive, de transformation des âmes chrétiennes en coquilles vides. Le cardinal Müller, dans un autre entretien, accordé le 21 novembre 2018 à LifeSite News, a complété ce jugement en estimant qu’il y a actuellement dans l’Église une influence rampante de l’athéisme, influence qui est cause et effet de la crise qui persiste depuis cinquante ans, dont l’un des aspects est d’avoir transformé des ministres du Christ en fonctionnaires de la sécularisation. 

    Cet athéisme est sournois, il est avant tout pratique, jamais (ou exceptionnellement) explicitement théorisé, ou alors seulement de manière oblique, par adoption de jugements dictés par le monde antichrétien. Les auteurs spirituels ont vu dansl’acédie, qui est un dégoût des choses de Dieu, la racine de ce genre de chutes, imputable à la routine et au laisser-aller, ouvrant la voie à l’immoralité charnelle, châtiment de l’orgueil, de la vanité, du désir de plaire. Le fait est que ce qui se passe aujourd’hui illustre nettement cet abandon de la vigilance et ses conséquences.

    La « réforme » entreprise depuis bientôt six ans a redonné de la vigueur aux pires tentations de servilité envers le monde qui avait marqué les lendemains immédiats de Vatican II. Mais, comme le dit Pietro De Marco, elle est usée, située entre la reprise de thèmes sociaux dépassés – migrants, réchauffement climatique et périphéries enthousiasment moins que l’attente messianique de la révolution sociale, d’autant que si cette dernière avait pour elle un esprit de combat, il n’en va certes pas de même avec ces thèmes résiduels, essentiellement conventionnels ou sentimentaux – et la nécessité d’accepter les nouvelles exigences de la culture dominante, ce qui ne peut qu’aggraver la dérive vers le laxisme et la corruption morale, à un point beaucoup plus spectaculaire qu’il y a un demi-siècle. Ce retour tardif est donc décalé et n’est pas même arrivé à se repenser sur des bases d’une élaboration idéologique cohérente, se contentant de reprendre la rhétorique du jour, tributaire de la pensée faible caractéristique des décompositions de la modernité tardive. En comparaison de la période initiale, la dépendance est donc nettement accentuée. Et si l’éclatement des innombrables scandales profitent à la propagande anticatholique, ils n’en sont pas moins ressentis comme ne coïncidant pas avec l’image jusqu’ici donnée d’un pape François encensé de toutes parts, mais dorénavant pris dans la contradiction entre fracassantes déclarations de tolérance zéro, et refus de mettre un terme à la promotion de personnages scandaleux.

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  • "Click to pray" : la nouvelle application inaugurée par le pape

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    De Vatican News :

    Le Pape inaugure l’application de prière Click To Pray

    Le Pape François a ouvert son profil de prière sur l’application Click To Pray (clique pour prier), dimanche 20 janvier, lors de l’Angélus, place Saint-Pierre.

    Le Pape François a présenté l'application officielle du Réseau Mondial de Prière du Pape, qui inclut sa branche jeune, le Mouvement Eucharistique des Jeunes - MEJ.

    Six langues disponibles

    Ce réseau de prière en ligne dispose d'un site internet, des applications mobiles sous Android et iOS, ainsi que de réseaux sociaux. Toute la plateforme est en six langues (espagnol, anglais, italien, français, anglais, portugais et allemand). Cette plateforme de prière est constituée de trois sections principales: «Prie avec le Pape», où se trouvent les intentions mensuelles du Saint-Père pour les défis de l'humanité et de la mission de l'Église; «Prie chaque jour» qui aide à vivre une prière régulière, trois fois par jour; «Prie en réseau» un espace conçu pour que les utilisateurs (dont le Pape François) puissent partager leurs prières et prier les uns pour les autres. 

    L’application de prière des JMJ

    Pour se connecter au profil personnel du Pape (https://www.clicktopray.org/es/user/papafrancisco_fr), il suffit de cliquer sur le bouton «Pape François» dans la section «Prier en réseau». Click To Pray est la plateforme de prière officielle des JMJ 2019 de Panama (22-27 janvier 2019).

    Prier ensemble

    «Internet et les réseaux sociaux sont une ressource de notre temps, une occasion pour rester en contact avec les autres, pour partager valeurs et projets, et pour exprimer le désir de former une communauté», a déclaré le Pape après la prière de l'Angélus ce dimanche place Saint-Pierre.

    «La toile peut nous aider aussi à prier en communauté, à prier ensemble», a ajouté François avant de présenter à la fenêtre du palais apostolique la plateforme «Click to Pray» à l'aide d'une tablette tactile. «Ici, j'insèrerai les intentions et les demandes de prières pour la mission del'Église», a-t-il précisé en appuyant sur la tablette.

  • Commission « Ecclesia Dei » : vie et mort d’un dicastère manqué

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    Ecclesia Dei pape_francois_islam.jpgOriginairement la Commission Ecclesia Dei -fondée en 1988 par le motu proprio du même nom, édicté par le pape par Jean-Paul II- avait un objet englobant deux aspects distincts :

    -1°)  la protection des communautés de fidèles désireuses de conserver l’usage des formes liturgiques antérieures aux réformes de Paul VI et de la spiritualité qui en découle ;

    2°) le dialogue pour faciliter la réconciliation doctrinale avec les communautés rejetant tout ou partie des conclusions du concile Vatican II et les actes de l’autorité pontificale qui s’en suivirent.

    La protection des communautés visées au premier point s’est traduite par le motu proprio "Summorum Pontificum" rendu public par Benoît XVI le 7 juillet 2007. Celui-ci confirme la licéité et précise le statut de l’ « usus liturgique antiquior » ainsi que le rôle de la commission "Ecclesia Dei" dont le mandat est même élargi : si un évêque ne veut pas pourvoir à la forme de célébration demandée par «un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure», il en sera référé à cette Commission pontificale (art. 7), et si l'évêque souhaite pourvoir mais se trouve dans l'impossibilité de le faire, il peut y recourir pour obtenir conseil et soutien (art. 8).

    Pour rencontrer le second point, qui concerne essentiellement la Fraternité Saint Pie-X,  le  pape Benoît XVI, décida ensuite, par le motu proprio « Ecclesiae unitatem » publié le 8 juillet 2009, de rattacher la Commission « Ecclesia Dei »  à la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) dont le préfet devient aussi le président de la Commission.

    Le nouveau motu proprio, publié aujourd’hui par le pape François, supprime cette Commission aux motifs un peu sybillins que :

    - d’une part, les travaux de celle-ci seraient devenus essentiellement de nature doctrinale;

    - d’autre part,  les communautés célébrant selon la forme extraordinaire auraient désormais « atteint une vraie stabilité de nombre et de vie ».

    Qu’est-ce à dire, si on lit aussi entre les lignes ?

    - d’une part, le dialogue doctrinal en cause ne sera plus confié à un organe spécifique, qu'il se situe en dehors ou au sein de la CDF ;

    - d’autre part, les communautés célébrant selon l’ «usus antiquior » seront stabilisées en l’état (nombre et charismes spirituels) : une simple « section » administrative de la Congrégation de la doctrine de la foi (CDF) sera chargée d'exécuter cette œuvre de vigilance et de tutelle…

    Quant à Mgr Pozzo, Secrétaire de la défunte Commission, le pape François lui a confié l’administration et les finances du chœur de la Chapelle sixtine: une promotion ?

     JPSC