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Témoignages

  • De l'Islam au Christ : malade, il découvre le Christ grâce à Simone Weil

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    Du site de l'ECLJ :

    Je m'appelle François Yassine, j'ai 34 ans, je viens du Maroc, de Casablanca, et le Seigneur est venu me chercher dans une famille musulmane tout à fait urbaine et moderne. C'était vraiment dans le secret, secrètement, sans parler avec personne. Je n'avais été contacté par aucun missionnaire, je n'ai été approché par aucun prédicateur. C'était vraiment dans le secret de ma chambre, de ma chambre avec ma maladie. C'était les écrits de Simone Weil et la solitude avec le Seigneur. J'ai trouvé une radicalité évangélique et philosophique qui, paradoxalement, me rend politiquement modéré mais spirituellement radical.

    Transcription de la vidéo.

    J'ai pu, grâce à l'éducation française que j'ai reçue au lycée français de Casablanca, m'ouvrir à la culture française. Quand j'avais 19 ans, je suis tombé sur une philosophe française particulièrement lumineuse, Simone Weil — avec un W, morte en 1943, pas la députée, mais la philosophe. Cette rencontre avec Simone Weil a été une révolution pour moi, une révolution de mon système de croyance et de ma vision du monde. Ce qui l'a rendue encore plus incarnée et plus touchante, c'est qu'en ce moment-là, enfin en 2012 lorsque je suis tombé sur les œuvres de Simone Weil, j'étais tombé gravement malade. J'étais sur mon lit, exactement comme Saint Ignace de Loyola sur son lit de convalescence. Malade, il avait comme lecture de chevet Sainte Thérèse d'Avila ; moi, c'était Simone Weil.

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  • De plus en plus de chrétiens sont tués dans l'est du Congo par des djihadistes affiliés à l'EI

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    D'Anna Bono sur la NBQ :

    Nouveaux massacres de chrétiens en République démocratique du Congo

    De plus en plus de chrétiens sont tués dans l'est du Congo par des djihadistes affiliés à l'EI.

    18/09/2026

    En deux mois, à partir de la mi-juillet, au moins 200 chrétiens ont été tués en République démocratique du Congo, victimes des Forces démocratiques alliées (ADF), groupe djihadiste affilié à l'État islamique depuis 2016 et membre de l'ISCAP (Province d'Afrique centrale de l'État islamique) depuis 2019, aux côtés d'Ansar al-Sunna, groupe djihadiste actif au Mozambique depuis 2017.

    Leurs attaques les plus meurtrières ont eu lieu fin août. Le 28 août, ils ont tué 29 personnes dans les villages de Mabakoa et Biam, dans la province orientale d'Ituri, où ils mènent la plupart de leurs attaques et où ils sont installés depuis plus de 20 ans après avoir quitté l'Ouganda, pays d'origine du groupe.

    À Mabakoa et Biam, les terroristes ont également incendié des dizaines de maisons. Heureusement, des centaines de personnes ont réussi à s'échapper et à se mettre en sécurité. Le lendemain, ils ont attaqué le village d'Amani, tuant neuf personnes. Deux autres ont été atteintes et tuées à l'extérieur du village. L'intensification des attaques contre les villages et l'élargissement de leur champ d'action confirment malheureusement l'échec des interventions militaires, contrairement à ce que les autorités voudraient nous faire croire.

    Depuis décembre 2024, on estime que les ADF ont tué au moins 1 370 chrétiens en Ituri et dans la province voisine du Nord-Kivu. Leur objectif étant de libérer des territoires toujours plus vastes de la présence chrétienne, comme c'est également le cas au Nigéria, ils ne se contentent pas de tuer les chrétiens, et parfois de les enlever contre rançon, mais détruisent aussi leurs maisons et leurs récoltes. Ainsi, les survivants des massacres retournent rarement dans leurs villages une fois le danger passé. Même s'ils parviennent à surmonter leur peur, il ne leur reste plus rien où revenir et ils s'installent presque toujours ailleurs. De cette façon, leurs villages deviennent des « dar al-Islam », des foyers, des terres de l'Islam.  

  • Un évêque courageux

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    D'Austin Ruse sur le CWR :

    Un évêque qui montre la voie

    L’évêque Michael Francis Burbidge du diocèse d’Arlington, en Virginie, mène la lutte pour empêcher deux changements radicaux dans la constitution de l’État.

    L'évêque Michael F. Burbidge d'Arlington (Virginie) s'est exprimé récemment au sujet de deux amendements proposés à la Constitution de Virginie. (Image : Capture d'écran / YouTube)
    Les électeurs de Virginie sont appelés à se prononcer sur deux amendements à la constitution de l'État. Tous deux se situent à l'avant-garde de la révolution sexuelle.

    Et l'évêque Michael Francis Burbidge du diocèse d'Arlington mène la lutte pour les arrêter.

    Non seulement on inscrirait l'avortement sur demande dans la Constitution de Virginie , ce qui est inutile puisque l'avortement est déjà légal dans cet État, mais on autoriserait également le personnel non médical à pratiquer des avortements, et ce jusqu'au terme de la grossesse. Sans oublier que les mineurs pourraient interrompre l'avortement sans la surveillance de leurs parents.

    L'autre amendement inscrirait le mariage homosexuel dans la Constitution , ce qui est également inutile puisque le « mariage homosexuel » a été imposé à notre pays par la Cour suprême des États-Unis. Ce même amendement protégerait « l'idéologie du genre » dans la Constitution de Virginie.

    Ce sont parmi les initiatives référendaires les plus radicales du pays. Les démocrates n'en ont besoin que pour provoquer les catholiques et les autres chrétiens.

    En temps normal, ce serait une période où la voix de l'Église serait la seule à se faire entendre, ou bien où des laïcs organisés prendraient la parole, les évêques restant pour la plupart silencieux.

    C’est assurément le cas en Virginie actuellement, mais nous constatons également que l’évêque d’Arlington prend l’initiative.

    Il y a quelques semaines, l'évêque Burbidge a lancé une campagne « Votez Non » sur le site web du diocèse. C'était déjà remarquable. Puis, il a demandé aux 70 curés de paroisse de s'engager pour faire échouer ces amendements. L'évêque a envoyé des tracts, des pancartes et des affiches, et a demandé à ses hommes de les afficher dans leurs paroisses. La plupart l'ont fait. Dimanche dernier, il leur a demandé de lire une lettre de sa part sur ce sujet à chaque messe !

    « Nous tous, en Virginie, serons bientôt confrontés à de très graves menaces juridiques qui pèsent sur le caractère sacré de la vie humaine et la sainteté du mariage. Durant la prochaine période électorale, du 18 septembre au 3 novembre, deux initiatives dangereuses seront soumises au vote de tous les électeurs. »

    Il s'est adressé directement à tous les catholiques : « Premièrement, je vous demande d'être des disciples fidèles et de vous engager à voter en visitant CatholicVoteno.com, où vous pourrez vous informer et partager la vérité sur ces initiatives légitimes et radicales. Deuxièmement, je vous demande de vérifier votre inscription sur les listes électorales et de vous organiser pour aller voter dès ce vendredi 18 septembre, date du début du vote anticipé. Je vous encourage vivement à voter tôt afin de pouvoir exercer votre droit de vote lors de cette élection cruciale. »

    Il organise même des bénévoles pour envoyer 400 000 cartes postales personnelles demandant aux catholiques de voter non.

    C'est tout simplement stupéfiant. Nous, catholiques, sommes habitués à la timidité des évêques face aux prises avec des positions politiques radicales. Ils craignent d'être taxés de « guerriers culturels » et de franchir, d'une manière ou d'une autre, cette ligne sacrée et illusoire censée séparer l'Église et l'État. Certes, l'évêque nous assure que l'Église est apolitique et que cette élection ne porte pas sur les personnes, mais sur les enjeux. Mais même cela est sidérant.

    Mais cela ne nous surprend pas vraiment dans le diocèse d'Arlington. Notre évêque n'est pas un militant culturel, mais il est aussi courageux, à sa manière discrète et persévérante.

    Il y a plusieurs années, quasiment seul parmi les évêques, il a publié une lettre catéchétique contre l'idéologie du genre . Il affirmait que personne ne peut naître dans le mauvais corps. Il disait même qu'il ne fallait pas se laisser abuser par de faux pronoms.

    Les fidèles doivent éviter d'utiliser des termes ou des pronoms « affirmant le genre » qui expriment une approbation ou renforcent le rejet de la vérité par la personne concernée. Refuser d'utiliser un tel langage n'est ni dur ni moralisateur. Dans la société en général, les catholiques peuvent subir une forte pression pour adopter une terminologie culturellement approuvée. Cependant, nul ne doit être contraint d'utiliser un langage contraire à la vérité. Le droit de dire la vérité est inhérent à la personne humaine et ne peut être remis en cause par aucune institution humaine. Les tentatives de l'État, des entreprises ou des employeurs pour imposer un tel langage, notamment par des menaces de poursuites judiciaires ou de licenciement, sont injustes. Nous devons aimer dans la vérité, et la vérité doit être fidèlement exprimée par nos paroles. Parallèlement, la clarté doit toujours être au service de la charité, dans le cadre d'une volonté plus large de conduire les personnes vers la plénitude de la vérité.

    Ce diocèse est tout à fait particulier. Petit par la taille, il n'en est pas moins dynamique. Plus de 50 hommes étudient et se préparent à la prêtrise. Un grand diocèse ne pourrait pas en compter autant. Nous avons ordonné 12 prêtres l'an dernier. Actuellement, 46 hommes et femmes sont en formation pour la vie religieuse.

    Il y a une dizaine d'années, j'ai siégé quelques années au comité d'examen diocésain. Nous n'avons pratiquement jamais eu affaire à des accusations d'agressions sexuelles. Il n'existe pas ici de sous-culture de prêtres homosexuels. Un prêtre, fervent défenseur de l'association Rainbow Zeus, a organisé une réunion Zoom avec une paroisse il y a plusieurs années. Alerté, l'évêque Burbidge nous a assuré que cela ne se reproduirait plus jamais.

    Certes, Mgr Burbidge a dû faire preuve d'une grande habileté. Lorsque le pape François a injustement restreint la messe traditionnelle en latin, Mgr Burbidge a réduit le nombre de messes célébrées de 21 à 8, soit 13 de moins. Trois de ces huit messes sont restées dans les églises paroissiales, tandis que les cinq autres ont été déplacées. Cette décision a suscité une profonde tristesse parmi les catholiques attachés au rite traditionnel. Il est à noter que l'évêque a maintenu deux de ces messes près de Washington, D.C., où l'archevêque a pourtant interdit la messe traditionnelle. Mgr Burbidge aurait pu les maintenir dans des paroisses plus éloignées, jusqu'en Virginie-Occidentale, mais il ne l'a pas fait. Il les a conservées à proximité de Washington, D.C. Enfin, récemment, et pour la première fois, la Fraternité Saint-Pierre a été autorisée à intervenir dans le diocèse pour accompagner les fidèles assistant à la messe traditionnelle.

    Prenons l'exemple des tables de communion. Elles ont été arrachées partout dans le pays. À Arlington, elles n'ont même pas été installées lors de la construction de toutes ces églises modernes et laides. Mais dès son arrivée en 2016, Burbidge a autorisé leur utilisation et leur installation. Plusieurs ont été mises en place, ou d'autres sont désormais utilisées. Et vous savez quoi ? Les fidèles les apprécient, communiant à genoux et sur la langue.

    Et malgré toutes ces églises laides, l'évêque Burbidge a entrepris l'an dernier de rénover l'architecture de sa propre cathédrale Saint-Thomas-More (elle n'était pas complètement affreuse, mais elle l'était quand même). Comme me l'a dit un ami : « Il est même parvenu à transformer une cathédrale objectivement laide en un édifice évoquant l'esthétique Tudor, ce qui n'est pas une mince affaire. »

    Et toutes les nouvelles églises en construction sont classiques, magnifiques, telles que devraient être les églises, et non pas comme ces églises futuristes construites ici lors de la fondation du diocèse il y a 50 ans. Ce diocèse est remarquable.

    Et voici notre évêque. C'est lui qui montre la voie.


  • L’Église vit véritablement une « nouvelle ère de martyre »

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    De Victoria Cardiel sur EWTN News :

    Les documents de l'Église recensent 304 martyrs en Amérique latine depuis le début du siècle.

    L’historien Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté de Sant’Egidio, affirme que l’Église vit véritablement une « nouvelle ère de martyre ».

    15 septembre 2026

    L’Église catholique a recensé 304 martyrs en Amérique latine depuis le début du siècle. Il s’agit d’hommes et de femmes tués non seulement pour avoir professé leur foi, mais aussi pour avoir défendu les pauvres, combattu le crime organisé et protégé la création.

    Leurs histoires font partie d'un catalogue mondial de martyrs promu par le Vatican, qui compte déjà plus de 1 700 cas documentés.

    « Nombre d’entre eux ont été assassinés pour des raisons liées au trafic de drogue, à la déforestation ou à leur opposition à l’exploitation des ressources naturelles », a expliqué le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les causes des saints.

    Le cardinal a fait remarquer que si beaucoup étaient des missionnaires, le groupe comprenait également des fidèles laïcs qui ont donné leur vie pour défendre l'Évangile et dénoncer les trafiquants de drogue, protéger les territoires autochtones de la déforestation ou lutter contre l'exploitation illégale des ressources naturelles.

    Comme il l'a expliqué, le point commun de ces affaires est que ces personnes sont devenues « gênantes » pour ceux qui contrôlaient les activités illicites. Leur témoignage de l'Évangile s'est heurté de plein fouet aux intérêts économiques et aux structures criminelles.

    Une conférence pour réfléchir aux nouveaux martyrs

    Semeraro a partagé ces réflexions lors de la conférence internationale « Le XXIe siècle : une nouvelle ère de martyrs ? » au Vatican, une journée d'étude et de réflexion consacrée à l'exploration du témoignage des chrétiens qui ont perdu la vie pour l'Évangile dans différentes parties du monde.

    Le rassemblement, organisé par la Commission pour les nouveaux martyrs — témoins de la foi, devait avoir lieu le 15 septembre à l'Institut pontifical augustinien de Rome.

    Le congrès international réunira à Rome certaines des voix les plus éminentes de l'Église, du monde universitaire et du journalisme afin de réfléchir au témoignage chrétien dans le monde contemporain.

    Parmi les participants figurent le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, République démocratique du Congo ; le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem ; et Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté de Sant'Egidio. Interviendront également des experts, comme Mgr Fabio Fabene, président de la Commission pour les Nouveaux Martyrs ; la journaliste Lucia Capuzzi ; l'historien Père Roberto Regoli ; et la religieuse sud-soudanaise Alice Jurugo Drajea, qui partagera la vie chrétienne au milieu de la guerre qui ravage son pays.

    Cette initiative intervient un an après la commémoration des martyrs et des témoins de la foi du XXIe siècle, présidée le 14 septembre 2025 par le pape Léon XIV en présence de représentants d'autres Églises et communautés chrétiennes à la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.

     

    La commission continue de recueillir des témoignages et des informations concernant les chrétiens tués pour leur foi, dans le but de préserver leur mémoire et de documenter les différentes formes de persécution et de témoignage chrétien à l'époque contemporaine.

    Selon les données publiées par l'organisation l'année dernière, 1 624 martyrs dans le monde ont été recensés entre 2000 et 2025. Parmi eux, 304 provenaient des Amériques, un chiffre qui reflète la nature spécifique du martyre dans cette région aujourd'hui.

    La commission a également noté que le nombre de cas recensés dépasse désormais 1 700 et qu’entre 100 et 150 nouveaux témoignages ont été ajoutés au cours de la seule année écoulée, confirmant ainsi que le phénomène est toujours d’actualité.

    La sainteté va au-delà de la canonisation

    Dans son discours, Semeraro a souligné que la sainteté dans l'Église ne se limite pas aux personnes officiellement canonisées.

    « La grâce de la sainteté dans l’Église est représentée par la canonisation, mais elle ne s’y réduit pas. Bien entendu, cela n’exclut pas la possibilité que, si les conditions nécessaires sont réunies, les procédures de béatification et de canonisation correspondantes puissent être engagées pour certaines des personnes figurant au catalogue », a-t-il précisé.

    C’est le cas, par exemple, de Floribert Bwana Chui , un jeune Congolais de la Communauté de Sant’Egidio, assassiné en 2007 pour avoir refusé d’accepter des pots-de-vin et béatifié en 2025.

    Il a toutefois souligné que l’objectif principal est de mettre en lumière le « haut niveau de vie chrétienne ordinaire » dont parle saint Jean-Paul II dans Novo Millennio Ineunte , que le pape François a plus tard qualifié de celui des « saints d’à côté ».

    La valeur anthropologique de la sainteté

    Le cardinal a également souligné la dimension profondément humaine de la sainteté chrétienne.

    « Nous avons besoin de témoins, de martyrs, qui se sont entièrement donnés pour nous le démontrer jour après jour. Nous avons besoin d’eux afin que, même dans les petits choix de la vie quotidienne, nous puissions choisir le bien plutôt que le confort, sachant que c’est précisément ainsi que nous vivons véritablement », a-t-il expliqué, citant l’encyclique Spe Salvi du pape Benoît XVI .

    Semeraro a également souligné la valeur œcuménique de ce projet, une caractéristique que, selon lui, saint Jean-Paul II avait cherché à inculquer à la commission dès sa création.

    Le martyre continue de croître au XXIe siècle

    Lors de la présentation de la conférence, l'historien Riccardi, vice-président de la commission, a affirmé que l'Église vivait véritablement une « nouvelle ère de martyre ».

    Il a rappelé que saint Jean-Paul II avait encouragé la collecte de témoignages de martyrs du XXe siècle pour le jubilé de l'an 2000, une initiative profondément marquée par son expérience personnelle sous les régimes nazi et communiste. Selon Riccardi, cette intuition s'avère encore plus pertinente aujourd'hui.

    C’est pourquoi, a-t-il expliqué, le pape François a décidé de réactiver et de consolider la Commission pour les nouveaux martyrs, convaincu que « le temps du martyre continue ».

    La réaction de l’Église a été massive. Diocèses, congrégations religieuses, mouvements laïcs, conférences épiscopales et nonciatures apostoliques ont adressé des centaines de témoignages au Vatican.

    Cet article a été initialement publié par ACI Prensa.

  • Ce que révèle une enquête sur la persécution antichrétienne en France

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    De Federico Catani sur Correspondance Européenne :

    Ce que révèle une enquête sur la persécution antichrétienne en France

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    C’est la question à laquelle tente de répondre La persécution antichrétienne a commencé, ouvrage d’Atilio Faoro, chercheur et journaliste catholique installé en France, récemment publié par Avenir de la Culture (le livre peur être commandé sur https://avenirdelaculture.info/commandez/la-persecution-antichretienne-a-commence)

    Le titre est volontairement provocateur. Peut-on réellement parler de « persécution » dans un pays où les catholiques vont librement à la messe et où personne n’est emprisonné pour sa foi ?

    L’auteur reconnaît lui-même la difficulté. La France ne connaît évidemment pas la persécution sanglante que subissent les chrétiens dans certaines régions d’Afrique, d’Asie ou du Moyen-Orient. Mais la persécution commence-t-elle seulement lorsque le sang coule ?

    C’est ici que se situe la thèse centrale du livre : avant de frapper les corps, une persécution peut commencer par transformer les mentalités, marginaliser une religion, effacer ses symboles et rendre progressivement sa présence illégitime dans la vie publique.

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  • Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840)  martyr en Chine (11 septembre)

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    Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840) 
    martyr, de la Congrégation de la Mission  

     Source

    Les années de formation

    Rien n'arrive par hasard. Ni la vie, ni la mort, ni la vocation. JEAN-GABRIEL PERBOYRE naquit à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802, dans une famille qui donna à l'Église trois Lazaristes et deux Filles de la Charité. Dans un tel environnement, il respira la foi, il reçut des valeurs simples et saines et comprit le sens de la vie comme un don.

    Dans l'adolescence, celui " qui appelle chacun par son nom " semblait l'ignorer. Il s'adressa à son frère cadet pour qu'il entre au séminaire. On demanda à Jean-Gabriel d'accompagner le petit frère durant quelque temps, en attendant qu'il s'habitue à son nouveau cadre. Il y était arrivé par hasard et il aurait dû en sortir vite. Mais le hasard révéla aux yeux étonnés du jeune homme des horizons insoupçonnés et que sa voie était ici au séminaire.

    L'Église de France était alors à peine sortie de l'expérience de la Révolution française, avec les vêtements empourprés du martyre de quelques-uns et avec la souffrance de l'apostasie d'un certain nombre. Le panorama offert par les premières années du XIX` siècle était désolant: édifices détruits, couvents saccagés, âmes sans pasteurs. Ce ne fut donc pas un hasard si l'idéal sacerdotal apparut au jeune homme, non comme un état de vie agréable, mais comme le destin des héros.

    Ses parents, surpris, acceptèrent le choix de leur fils et l'accompagnèrent de leurs encouragements. Ce n'est pas un hasard si l'oncle Jacques était Lazariste. Cela explique qu'en 1818 mûrit chez le jeune Jean-Gabriel l'idéal missionnaire. À cette époque la mission signifiait principalement la Chine.

    Mais la Chine était un mirage lointain. Partir voulait dire ne plus retrouver l'atmosphère de la maison, ni en sentir les parfums, ni en goûter l'affection. Ce fut naturel pour lui de choisir la Congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul en 1625 pour évangéliser les pauvres et former le clergé, mais d'abord pour inciter ses propres membres à la sainteté. La mission n'est pas une propagande. Depuis toujours l'Église a voulu que ceux qui annoncent la Parole soient des personnes intérieures, mortifiées, remplies de Dieu et de la charité. Pour illuminer les ténèbres, il ne suffit pas d'avoir une lampe si l'huile vient à manquer.

    Jean-Gabriel n'y alla pas par demi-mesure. S'il fut martyr, c'est parce qu'il fut saint.

    De 1818 à 1835, il fut missionnaire dans son pays. Tout d'abord, durant le temps de la formation, il fut un modèle de novice et de séminariste. Après l'ordination sacerdotale (1826), il fut chargé de la formation des séminaristes.

    L'attrait pour la mission

    Un fait nouveau, mais non fortuit certes, vint changer le cours de sa vie. Le protagoniste en fut encore une fois son frère Louis. Lui aussi était entré dans la Congrégation de la Mission et il avait demandé à être envoyé en Chine, où, entre temps, les fils de saint Vincent avaient eu un nouveau martyr en la personne du bienheureux François-Régis Clet (18 février 1820). Mais, durant le voyage, le jeune Louis, alors qu'il n'avait que 24 ans, fut appelé à la mission du ciel.

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  • Saint Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840)

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    19960602_jean-gabriel_perboyre.jpgJean-Gabriel Perboyre (1802-1840) 
    martyr, de la Congrégation de la Mission

    (http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19960602_perboyre_fr.html) 

    Les années de formation

    Rien n'arrive par hasard. Ni la vie, ni la mort, ni la vocation. JEAN-GABRIEL PERBOYRE naquit à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802, dans une famille qui donna à l'Église trois Lazaristes et deux Filles de la Charité. Dans un tel environnement, il respira la foi, il reçut des valeurs simples et saines et comprit le sens de la vie comme un don.

    Dans l'adolescence, celui " qui appelle chacun par son nom " semblait l'ignorer. Il s'adressa à son frère cadet pour qu'il entre au séminaire. On demanda à Jean-Gabriel d'accompagner le petit frère durant quelque temps, en attendant qu'il s'habitue à son nouveau cadre. Il y était arrivé par hasard et il aurait dû en sortir vite. Mais le hasard révéla aux yeux étonnés du jeune homme des horizons insoupçonnés et que sa voie était ici au séminaire.

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  • Un moine de Solesmes dénonce l'ostracisme anti-latin et anti-grégorien

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    Qui n'en a déjà fait l'expérience : dès qu'il s'agit d'introduire un peu de latin ou de grégorien dans les célébrations liturgiques, on se heurte à l'opposition des responsables de l'animation liturgique de nos paroisses qui considèrent que de telles introductions constitueraient un retour en arrière totalement insupportable.

    L'opinion du Frère Patrice Mahieu, moine bénédictin de Solesmes, publié dans La Croix :

    « L’ostracisme anti-latin et anti-grégorien persiste en France malgré les textes clairs de Vatican II »

     

    À l’heure où le pape Léon XIV œuvre pour la communion ecclésiale, frère Patrice Mahieu, bénédictin de Solesmes, pointe un paradoxe : le latin et le grégorien, pourtant défendus par Vatican II, restent marginalisés dans de nombreux diocèses français. Il appelle à une pacification liturgique.

     

    Les réflexions et contributions visant à retrouver une unité liturgique suivent leur cours, avec bonheur. Il s’agit souvent d’analyses et de propositions approfondies, fondées sur une bonne connaissance de la science liturgique. Ces lignes seront plus modestes et s’en tiendront à une simple réflexion pastorale.

    Avant même de prendre en considération le rite utilisé pour la célébration de la messe, nombre de fidèles souhaitent trouver un climat de prière et d’adoration, une célébration qui aide à nourrir le sens du sacré qui permet une vie spirituelle profonde. Pour certains, les marqueurs principaux sont le latin et le chant grégorien ; il se peut même qu’ils ne distinguent pas bien les deux rites.

    Une attente de latin et chant grégorien

    Je me souviens d’un dimanche de juin, où je venais de concélébrer, avec un père abbé, la messe conventuelle dans un monastère de la congrégation de Solesmes. C’était le missel de Paul VI, intégralement en latin et chant grégorien, avec les seules lectures, l’homélie (!) et la prière universelle en langue vernaculaire. Nous avions pris le canon romain.

    Une fidèle me rejoignit à la sortie de la messe et, en me saluant chaleureusement, s’exclama : « Merci, mon père, pour cette très belle messe tridentine ! » Je lui répondis en lui disant ma joie qu’elle ait pu prier de façon à élever son cœur vers Dieu et lui demandai ensuite : « Qu’est-ce qui vous fait dire que c’était une messe tridentine ? » La réponse fut la suivante : « Vous avez pris le canon avec tous les saints… »

    Voilà ce qu’attendent des fidèles qui se tournent vers le missel tridentin. Certains fidèles n’en demandent pas plus. Leur attente est légitime. Si elle n’est pas accueillie, peut-être seront-ils tentés de trouver ce climat liturgique à n’importe quel prix, y compris dans une participation à la liturgie eucharistique même si le célébrant n’est pas en communion avec l’évêque de Rome.

    Un attachement légitime

    J’appartiens à une génération qui a vécu à la fin des années 1960 et durant les années 1970 un rejet du latin et du chant grégorien, alors même que les principes énoncés dans Sacrosanctum Concilium sont clairs : « L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins » (SC 36,1) et « toutefois, soit dans la messe, soit dans l’administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l’emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place ». (SC 36,2)

    Un peu plus loin, on lit : « L’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place » (SC 116).

    Ce n’est pas le lieu ici de revenir sur la façon dont la réforme liturgique a été mise en place, sur le rôle des commissions conciliaires et post-conciliaires, sur les interventions des autorités ecclésiastiques. Il y aurait certainement beaucoup d’enseignements à en tirer.

    Reste que certains fidèles ont toujours été attachés à la langue latine et au chant grégorien. Cet attachement est légitime, car sanctionné par des documents ayant le plus haut degré d’autorité. Une insatisfaction de ces fidèles, encore maintenant, devrait être prise en compte.

    Un certain ostracisme « anti-latin »

    Nous pourrions nous demander si en France, en juin 2026, chaque diocèse compte suffisamment de messes célébrées intégralement en latin, suivant l’ordo en vigueur, accompagné par le chant propre de l’Église romaine, le chant grégorien.

    D’autre part, les séminaristes qui le souhaitent peuvent-ils facilement être formés à la célébration de la messe conciliaire en latin ? N’y a-t-il pas encore des blocages qui rendent impossible, de façon habituelle, une célébration de la messe en latin telle qu’elle est prévue par le concile ?

    Il n’est évidemment pas question de revenir au tout latin, et l’on voit l’effet pastoral bienfaisant, et la légitimité, qu’a l’utilisation des langues vernaculaires, mais ne rencontre-t-on pas toujours un certain ostracisme « anti-latin » ? De telles attitudes, ou un manque d’initiatives dans le sens de l’accueil des textes du concile, favorisent-ils la communion à laquelle le Saint-Père Léon XIV est si attaché et qu’il cherche à affermir et à entretenir ?

    Pour une pacification liturgique

    Les interventions les plus importantes de l’abbé de Solesmes de l’époque, dom Jean Prou, au concile, concernèrent la restauration de la concélébration qu’il appelait de ses vœux, la défense de la langue latine et du chant grégorien. Le texte conciliaire sur la liturgie montre que la pensée de dom Prou fut largement partagée par les Pères.

    De même, saint Paul VI, durant son pontificat n’a cessé de donner des indications pour que le latin ne soit pas évacué de la liturgie, et que les fidèles de tout pays puissent continuer à chanter en latin certaines parties de l’ordinaire de la messe (gloria, credo, pater…).

    Le climat actuel n’indiquerait-il pas qu’il y aurait une fécondité à ce que ces points du concile soient de nouveau présentés et reçus ? Ne serait-ce pas une contribution importante à la pacification des cœurs, à une pacification liturgique ?

  • Quand un évêque ne peut se résigner à ce qu'il n'y ait plus de prêtres

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    De Tribune Chrétienne :

    Cardinal François Bustillo : « Je ne peux me résigner à ce que la Corse n’ait plus de prêtres »

    Cardinal François Bustillo - capture
    Cardinal François Bustillo - capture
    L’évêque d’Ajaccio refuse de regarder passivement la raréfaction des vocations sacerdotales : pour lui, la foi populaire corse doit demeurer une source de renouveau et non le souvenir d’un christianisme disparu

    Dans le troisième tome de ses Carnets corses, à paraître le 16 septembre prochain chez Fayard, Son Eminence François Bustillo livre une méditation pastorale sur la Corse, ses confréries et l’avenir de ses paroisses. La Corse est une terre où la foi ne se laisse pas aisément réduire aux statistiques. Elle s’exprime dans les processions, les fêtes patronales, les chants, les confréries, les églises de village et l’attachement profond aux saints protecteurs. Mais cette ferveur populaire ne doit pas masquer l’inquiétude qui traverse l’Église insulaire : les prêtres sont peu nombreux, souvent âgés, et les communautés chrétiennes risquent de se retrouver privées de la présence sacramentelle qui les fait vivre.

    C’est cette préoccupation que le cardinal François Bustillo exprime dans le troisième tome de ses Carnets corses, le prélat porte une vision très concrète de l’Église : sans prêtres, il n’y a plus de célébration régulière de l’Eucharistie, plus de confession accessible, plus de présence pastorale stable auprès des familles, des malades et des mourants.

    L’évêque d’Ajaccio ne parle pas ici d’une fonction qu’il faudrait seulement maintenir par tradition. Le prêtre n’est pas un organisateur de cérémonies ni le gardien d’un patrimoine local. Il est celui qui rend présent le Christ dans les sacrements, annonce l’Évangile et rassemble le peuple chrétien. Lorsque les prêtres disparaissent, ce n’est pas seulement une institution qui s’affaiblit : c’est la vie chrétienne elle-même qui risque de se dissoudre.

    La Corse connaît pourtant une réalité que bien des diocèses français pourraient regarder avec attention : les confréries. Dans son livre, l’évêque d’Ajaccio les décrit comme une présence familière et vivante. Elles accueillent, prient, chantent, portent les statues des saints, accompagnent les processions et donnent à la foi une expression incarnée dans les villages : Elles sont souvent les premières à maintenir le lien entre les générations.

    Mais le cardinal ne les idéalise pas. Les confréries ne peuvent pas devenir le substitut d’une Église sacramentelle. Elles soutiennent la foi, elles la rendent visible, elles transmettent un héritage ; elles ne remplacent ni la messe ni le ministère sacerdotal. Toute la question est là : comment faire de cette vitalité populaire un terreau pour les vocations, et non un décor religieux survivant à la disparition progressive des prêtres ?

    L’enjeu dépasse largement la Corse. Dans de nombreux territoires ruraux, l’Église est confrontée à la même tentation : s’habituer à l’absence. On s’habitue à des messes de plus en plus rares, à des paroisses toujours plus vastes, à des prêtres contraints de courir d’un clocher à l’autre. On s’habitue à demander aux laïcs de compenser ce qu’ils ne peuvent pourtant pas accomplir. On finit parfois par parler de cette situation comme d’une fatalité historique. Le cardinal Bustillo refuse cette résignation. Son propos n’est pas nostalgique. Il ne rêve pas d’un temps où chaque village aurait eu son curé et où la pratique religieuse structurait naturellement toute la vie sociale. Il pose plutôt une question de foi : croyons-nous encore que Dieu appelle des hommes à donner leur vie pour le sacerdoce ? Et créons-nous les conditions humaines, spirituelles et ecclésiales pour que cet appel puisse être entendu ?

    Une vocation ne naît pas dans l’abstrait. Elle mûrit dans des familles chrétiennes, au sein de paroisses priantes, auprès de prêtres heureux de leur ministère, dans une Église qui ose demander à des jeunes : « As-tu pensé à donner ta vie au Christ ? » La crise des vocations est aussi, d’une certaine manière, une crise de la confiance et de l’audace missionnaire.

    La Corse garde une mémoire chrétienne puissante. Ses confréries, ses pèlerinages et ses traditions ne sont pas des vestiges à conserver sous verre. Ils peuvent redevenir des chemins d’évangélisation, à condition que le peuple chrétien ne se contente pas d’honorer le passé, mais accepte d’en tirer une responsabilité pour l’avenir. « Je ne peux me résigner », écrit le cardinal Bustillo. Cette phrase vaut sans doute pour toute l’Église de France : la pénurie sacerdotale est un défi immense, mais elle ne dispense jamais de prier, d’appeler et d’espérer.

    Le livre est d’ores et déjà disponible en précommande

  • Le Linceul de Turin a été pendant des siècles le seul cliché en négatif au monde

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    D'Olivier Bonnassies sur 1000 raisons de croire :

    Le Linceul de Turin a été pendant des siècles la seule image en négatif au monde

    Le concept de « négatif photographique » n’a été inventé qu’au XIXe siècle, quand Nicéphore Niepce a pris la toute première photo. Sur le sel d’argent qu’il avait mis en face de la lentille recevant l’image de sa maison, s’est en effet imprimée une image tout à fait inattendue : les noirs étaient blancs, les gris clairs étaient gris foncé et inversement. On n’avait jamais vu ça, personne n’y avait jamais pensé, et il a fallu trente ans pour trouver un procédé permettant de retrouver une image en positif à partir de ce négatif. Ainsi, avant le XIXe siècle, on ne connaît, dans l’histoire du monde, aucune image d’aucune sorte qui soit en négatif, sauf une seule : celle qui est imprimée sur le Linceul de Turin. Comment expliquer cela ? D’où cette image peut-elle alors venir ? En réalité, seules la Passion et la Résurrection du Christ peuvent expliquer cette image qui est donc une preuve supplémentaire de la vérité de la foi chrétienne.


    Les raisons d'y croire

    • L’image en négatif ne peut avoir une cause humaine, puisque ne pouvant être conçue, elle était inconcevable.
    • Elle ne semble pas non plus avoir une cause naturelle commune, car les mêmes causes produisant les mêmes effets, on retrouverait alors dans l’Histoire d’autres images proches ou comparables... Or, il n’y en a strictement aucune. Absolument rien.
    • N’étant ainsi a priori ni humaine, ni naturelle, la cause de production de l’image du Linceul est donc très logiquement surnaturelle. Et l’argument décisif est que cette représentation, absolument unique et singulière, implique impérativement une cause également unique et singulière.
    • On constate, en plus, que l’image est aussi la seule à décrire admirablement un grand nombre de détails de la Passion du Christ, dont beaucoup étaient inconnus ou inconcevables au Moyen Âge. Tout est donc cohérent avec l’explication de l’authenticité du Linceul.
    • En conclusion, l’événement de la Passion et de la Résurrection du Christ apparaît comme le seul événement absolument singulier qui explique de façon rationnelle, cohérente et logique la production de cette image unique.

    En savoir plus

    L’Association Marie de Nazareth a publié à ce sujet une petite étude, une vidéo YouTube et une présentation  montrant que tous les autres éléments du dossier (500 000 heures d’analyses scientifiques de haut niveau, les analyses historiques, le test au carbone 14, les témoignages, les raisonnements) collent parfaitement avec cette conclusion, et qu’aucune autre n’est possible. Cette singularité absolue du Linceul supposant une cause, elle aussi, absolument singulière permet vraiment de conclure avec certitude, au-delà de tout doute raisonnable.

    Avant le Linceul, bien des éléments attestaient déjà de la Résurrection du Christ  :

    • Le témoignage des apôtres qui n’ont jamais renié, jusqu’au martyre.
    • Le témoignage des cinq cents autres témoins, et de tous les disciples qui les ont suivis sans hésiter.
    • Toute la période de la naissance de l’Église jusqu’à la conversion de l’Empire romain, qui ne peut s’expliquer autrement que par la foi en la Résurrection du Christ.
    • Et les innombrables apparitions et interventions du Christ, de sa Mère et des saints, à chaque époque de l’Histoire, par lesquelles sans cesse Jésus se révèle toujours vivant, etc.

    Il n’y a cependant qu’une seule preuve matérielle et il ne pouvait y en avoir qu’une seule. Pourquoi ?

    • Parce qu’au moment décisif, et singulier entre tous, où le corps physique, terrestre, du Christ est transformé en corps glorieux, il n’y avait qu’un seul objet matériel à proximité immédiate du Christ : le Linceul qui l’entourait. Il ne pouvait donc y avoir d’autre élément matériel que celui-ci...

    En conclusion, ce Linceul est bien un signe matériel incontestable de la vérité de la Passion et de la Résurrection du Christ, qui est offert providentiellement à notre époque déboussolée. N’oublions pas ce cadeau de Dieu : parlons-en autour de nous et faisons-le connaître ! À lui seul, ce linge devrait changer le monde !

    Olivier Bonnassies


    Au delà

    Le Linceul de Turin est un miroir des souffrances et de la Passion du Christ : son étude est bouleversante, et beaucoup de ceux qui ont pris le temps de rechercher la vérité sur ce linge en ont été très touchés.


    Aller plus loin

    Jean-Christian Petitfils, Le Saint Suaire de Turin – l’enquête définitive, Tallandier, 2022. Celui-ci conclut de même, sans équivoque.


    En complément

    ... et aussi de nombreuses contributions sur ce site

  • Un nouveau rapport indique que plus de 3000 chrétiens ont été tués au Nigéria en seulement huit mois en 2026.

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    De Ngala Killian Chimtom sur le CWR :

    Un nouveau rapport indique que plus de 3000 chrétiens ont été tués au Nigéria en seulement huit mois en 2026.

    La Société internationale pour les libertés civiles et l'État de droit, Intersociety, affirme que juillet et août ont peut-être été les mois les plus meurtriers de 2026, avec 437 chrétiens tués et 393 enlevés.

    Un nouveau rapport alarmant affirme qu'au moins 3 083 chrétiens ont été tués et 3 193 enlevés lors d'attaques qui auraient été perpétrées par des groupes djihadistes au Nigéria entre janvier et août de cette année.

    Le rapport, publié dimanche par la Société internationale pour les libertés civiles et l'État de droit (Intersociety), souligne que juillet et août ont peut-être été les mois les plus meurtriers de 2026, avec 437 chrétiens tués et 393 enlevés.

    Des chiffres stupéfiants

    Outre les meurtres et les enlèvements, le rapport révèle également que 400 églises ont été attaquées et que 25 prêtres et pasteurs ont été tués ou enlevés.

    D'après ce rapport, la plupart des meurtres et des enlèvements ont eu lieu dans la ceinture centrale du Nigeria, une région où la population majoritairement musulmane du nord rencontre la population majoritairement chrétienne du sud.

    Le diocèse de Wukari, dans l'État de Taraba, a enregistré à lui seul un nombre alarmant d'atrocités : environ 239 édifices religieux ont été attaqués ou détruits entre septembre 2025 et août 2026, et près de 100 000 paroissiens ont été déracinés et contraints de fuir leurs communautés. De plus, plus de 200 communautés chrétiennes ont été pillées et leurs habitants déplacés. Seize prêtres catholiques ont été contraints à l'exil, et les résidences de huit autres ont été détruites.

    Le rapport indique en outre que l'Église des Frères au Nigéria et l'Église chrétienne réformée universelle ont collectivement perdu plus de 27 000 membres et des milliers d'églises à cause d'attaques depuis juillet 2009.

    En 2020, l'Église des Frères au Nigéria a déclaré avoir perdu plus de 8 600 membres et des centaines de lieux de culte de district à cause de Boko Haram. De même, l'Église chrétienne réformée universelle a annoncé avoir perdu 5 987 de ses membres et 753 églises.

    Le dernier rapport d'Intersociety dresse un tableau plus large de ce que l'organisation considère comme la violence à motivation religieuse au Nigéria.

    Depuis 2009, date à laquelle Boko Haram a lancé sa campagne meurtrière pour créer un califat à travers le Sahel, au moins 19 800 églises ont été attaquées.

    Emeka Umeagbalasi, chercheur principal et directeur d'Intersociety, a déclaré à CWR que le nombre de chrétiens tués au Nigéria depuis 2009 a atteint le chiffre effarant de 130 783. M. Umeagbalasi, catholique fervent, a ajouté qu'au moins 82 603 chrétiens ont été enlevés ou kidnappés durant cette période. Il prévient qu'il existe 20 % de chances que ces victimes ne reviennent jamais vivantes auprès de leurs familles ni ne renouent avec leur foi.

    L’islamisation et la question du « génocide »

    Des organisations internationales de surveillance des persécutions ont averti que les chrétiens du Nigéria sont confrontés à un programme d'islamisation.

    « Le Nigeria est depuis plusieurs années l'endroit le plus violent au monde pour les disciples de Jésus », affirme Portes Ouvertes, expliquant que l'imposition de la charia dans 12 États du nord rend la vie des chrétiens nigérians de plus en plus précaire.

    L’organisation Global Christian Relief décrit le Nigeria comme « un épicentre mondial du martyre des chrétiens », expliquant que chaque année, au moins 4 000 chrétiens sont tués par des organisations extrémistes au Nigeria, un chiffre « qui dépasse souvent le total cumulé des décès de chrétiens persécutés dans le reste du monde ».

    Au Nigéria et dans le monde entier, les responsables religieux et civils ont présenté des points de vue contrastés sur la situation des chrétiens dans ce pays qui compte environ 113 millions de chrétiens.

    En septembre dernier, l'humoriste et animateur de télévision américain Bill Maher a déclaré sans ambages que les chrétiens nigérians étaient victimes d'un « génocide ». Il a affirmé que le groupe Boko Haram avait « tué plus de 100 000 personnes depuis 2009 et incendié 18 000 églises ».

    Le sénateur américain Ted Cruz a dressé un constat similaire, écrivant sur X que « depuis 2009, plus de 50 000 chrétiens ont été massacrés au Nigéria, et plus de 18 000 églises et 2 000 écoles chrétiennes ont été détruites ».

    L’homme politique américain a accusé les autorités nigérianes d’« ignorer, voire de faciliter, le massacre de chrétiens par des djihadistes islamistes… »

    Le président Donald Trump, reprenant ces propos, a décrit le Nigeria comme un « pays déshonoré », affirmant que le gouvernement « continue de permettre le meurtre de chrétiens ».

    Même les Nations Unies ont indiqué que les violences au Nigéria ciblent principalement les chrétiens. Le 8 juin 2026, des experts de l'ONU ont mis en garde contre les violations des droits des femmes et des filles issues des communautés chrétiennes et d'autres minorités religieuses.

    Citant les lois de la charia en vigueur dans 12 États du nord, ainsi que l'application des codes sur le blasphème, les experts ont noté que « la violence visant les chrétiens et les autres minorités religieuses reste endémique ».

    « Nous sommes particulièrement alarmés par les risques très spécifiques et accrus de discrimination, de violence et d’exploitation auxquels sont exposées les femmes et les filles chrétiennes, alors que nous continuons de documenter de graves cas de violence sexuelle, d’enlèvements, d’actes assimilables à des disparitions forcées, de conversions forcées et de mariages d’enfants parmi elles », ont déclaré les experts.

     « Dans de nombreux cas, ceux qui résistent seraient menacés, punis, portés disparus ou tués », ont-ils ajouté.

    Mais le gouvernement nigérian a répliqué, arguant que « les terroristes attaquent tous ceux qui rejettent leur idéologie meurtrière – musulmans, chrétiens et personnes sans confession indifférents ».

    Les rapports d'Intersociety suggèrent cette contradiction : entre 2009 et mars 2026, 128 750 chrétiens ont été tués, et 61 400 musulmans modérés ont été tués.

    Durant cette même période, 81 100 chrétiens et 50 000 musulmans modérés ont été enlevés.

    Bien que des musulmans modérés aient également été victimes d'attaques djihadistes, l'évêque Wilfred Chikpa Anagbe de Makurdi affirme qu'il n'y a aucune ambiguïté, insistant sur le fait que ce qui se passe au Nigeria est un génocide contre les chrétiens.

    « L’élimination totale de la population chrétienne est en cours. C’est un génocide perpétré par des djihadistes », avertit l’évêque Anagbe.

    Son diocèse dans l'État de Benue, où 98 % de la population est chrétienne, est devenu un foyer de violence.

    Mgr Anagbe décrit une campagne implacable au cours de laquelle des djihadistes massacrent des civils, rasent des églises et incendient des terres agricoles, forçant les communautés à quitter leurs foyers pour occuper les terres.

    Il qualifie cela de « stratégie calculée d’islamisation ». Pour illustrer l’horreur, il a mis en lumière le massacre de Yelewata : environ 200 personnes ont été tuées, dont beaucoup brûlées vives dans une pièce fermée à clé, parmi lesquelles deux bébés de seulement trois et cinq mois.

    Umeagbalasi a déclaré à CWR que si la tendance actuelle se poursuit, le christianisme pourrait disparaître du Nigeria au cours des 100 prochaines années.

    « C’est un génocide, quelle que soit la définition », a-t-il déclaré.


  • Saint Pierre Claver (9 septembre)

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    Du site des Jésuites de la Province de France :

    Pierre Claver naquit à Verdu, en Espagne, en 1580. Il étudia les lettres et les arts à l'université de Barcelone à partir de 1596 et entra dans la Compagnie en 1602. Spécialement encouragé par saint Alphonse Rodriguez, portier du collège de la Compagnie à Majorque, il répondit à la vocation missionnaire qu'il entendit alors.

    Ordonné prêtre en 1616 dans la mission de Colombie, c'est là que, jusqu'à sa mort, il exerça son apostolat parmi les Noirs réduits en esclavage, devenu par un vou spécial " esclave des Nègres pour toujours ". Epuisé, il mourut à Carthagène, en Colombie, le 8 septembre 1654. il fut canonisé en 1888 par Léon XIII.

    Lettre de saint Pierre Claver

    Annoncer l'Evangile aux pauvres, guérir les coeurs blessés ; annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres.

    Hier, 30 mai 1627, jour de la Sainte Trinité, débarquèrent d'un énorme navire un très grand nombre de Noirs enlevés des bords de l'Afrique. Nous sommes accourus portant dans deux corbeilles des oranges, des citrons, des gâteaux et je ne sais quoi d'autre encore. Nous sommes entrés dans leurs cases. Nous avions l'impression de pénétrer dans une nouvelle Guinée ! Il nous fallut faire notre chemin à travers les groupes pour arriver jusqu'aux malades. Le nombre de ceux-ci était considérable ; ils étaient étendus sur un sol humide et boueux, bien qu'on eût pensé, pour limiter l'humidité, à dresser un remblai en y mêlant des morceaux de tuiles et de briques ; tel était le lit sur lequel ils gisaient, lit d'autant plus incommode qu'ils étaient nus, sans la protection d'aucun vêtement.

    Lire la suite