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Témoignages

  • Des dizaines de morts lors d'attentats le dimanche des Rameaux au Nigéria

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    Du site Persecution.org :

    Des dizaines de morts lors d'attentats le dimanche des Rameaux au Nigéria

    30 mars 2026

    30 mars 2026

    Des hommes armés ont tué au moins 30 personnes lors d'une attaque perpétrée le dimanche des Rameaux à Ungwan Rukuba, une communauté située dans la zone de gouvernement local de Jos Nord, dans l'État du Plateau, au Nigeria.

    L'incident s'est produit en soirée, lorsque des hommes armés auraient pénétré dans le quartier et ouvert le feu sur les habitants. Des témoins oculaires ont décrit l'attaque comme coordonnée ; plusieurs victimes ont été recensées et plusieurs maisons ont été touchées.

    Suite à l'incident, le gouvernement de l'État du Plateau a imposé un couvre-feu de 48 heures dans certaines parties du nord de Jos afin de contenir la situation. Malgré cette restriction, des habitants, notamment des jeunes, ont manifesté dans les rues pour protester contre les meurtres et bloquer des routes dans certains quartiers.

    Des informations distinctes provenant d'Angwa Rukuba Junction, d'Eto Baba et de résidences étudiantes voisines indiquent qu'au moins dix personnes ont été tuées par balles plus tôt dans la journée de dimanche. Un travailleur humanitaire, Alex Barbir, a déclaré dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux que les victimes étaient des chrétiens attaqués le dimanche des Rameaux.

    Les témoignages des habitants divergent quant à l'identité des assaillants. Un témoin les a décrits comme des membres de Boko Haram, tandis qu'un autre a affirmé qu'il s'agissait de miliciens peuls armés arrivés à moto, ayant tiré sporadiquement avant de se replier vers les zones montagneuses avoisinantes. Au moment de la rédaction de cet article, les services de sécurité n'avaient publié aucune déclaration officielle confirmant l'identité des assaillants.

    Des sources locales ont conseillé aux étudiants vivant à proximité des zones touchées de rester chez eux, les tensions persistant.

    Attaque de Kaduna

    Dans un incident distinct survenu dans l'État de Kaduna, des hommes armés ont tué au moins 13 personnes lors d'une attaque menée tôt dimanche matin contre le village de Kahir, dans la zone de gouvernement local de Kagarko.

    Selon des sources locales, les victimes assistaient à un enterrement de vie de garçon lorsque des hommes armés ont ouvert le feu. Un habitant, Habila Markus, a indiqué que plusieurs membres de sa famille figuraient parmi les personnes tuées. D'autres ont été blessés et ont reçu des soins médicaux.

    Les autorités ont identifié les victimes dans les communautés de Kahir, Kadda et Kukyer ; les personnes tuées étaient âgées de 21 à 31 ans, selon les registres communautaires.

    Profil des attaques pendant la Semaine sainte

    Les données compilées à partir de rapports antérieurs indiquent que des attaques ont eu lieu dans l'État de Plateau pendant la période de Pâques ces dernières années.

    En 2025, un rapport de l'International Christian Concern (ICC) a documenté le meurtre d'au moins 54 chrétiens dans le village de Zikke, près de Jos, à la suite des célébrations du dimanche des Rameaux, ainsi que la destruction de plus de 100 foyers.

    En 2024, quatre personnes ont trouvé la mort à Njukkudel et Tangur, dans la zone de gouvernement local de Bokkos, le lundi de Pâques. Des incidents antérieurs, survenus en 2021 et 2022, comprenaient des attaques perpétrées durant le week-end pascal, qui avaient entraîné la destruction de maisons et le déplacement de populations.

    En 2020, neuf personnes, dont des enfants et une femme enceinte, auraient été tuées à Hura-Maiyanga, dans la zone de gouvernement local de Bassa, pendant la Semaine sainte.

    Les incidents de 2026 à Jos et Kagarko se sont produits pendant la même période du dimanche des Rameaux, s'ajoutant à une série d'attaques signalées dans l'État du Plateau et les zones environnantes pendant la période de Pâques ces dernières années.

    On peut lire aussi : Dimanche des Rameaux sanglant au Nigéria : des djihadistes massacrent plus de 40 chrétiens à Jos

  • Le catholicisme comme religion d'État, l'exception positive de Monaco

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    De Stefano Fontana sur la NBQ :

    Le catholicisme comme religion d'État, l'exception positive de Monaco

    Lors de son voyage apostolique en Principauté de Monaco, le pape Léon XIV a salué le catholicisme comme religion d'État. Un événement aujourd'hui rare, qui porte un coup dur au dogme moderne de la laïcité d'État, à condition toutefois que le catholicisme soit véritablement vécu comme religion publique. 

    31 mars 2026

    Léon XIV et la famille d'Albert II de Monaco

    Le voyage de Léon XIV en Principauté de Monaco, samedi 28 mars, présentait un double intérêt, comme l'a immédiatement souligné la presse : la Principauté est l'un des rares États catholiques où le catholicisme est religion d'État, et le Prince a récemment refusé de signer une loi, approuvée en mai dernier par le Conseil national, autorisant l'avortement jusqu'à la douzième semaine de grossesse, invoquant la religion catholique du souverain. Ces deux raisons sont liées, mais la première a manifestement suscité le plus d'intérêt. Aujourd'hui, en effet, l'idée même d'un État catholique est considérée comme un blasphème par le laïcisme dominant. De ce fait, cette visite a également pu être perçue comme une provocation envers l'un des dogmes les plus largement acceptés de la politique occidentale. Dans son message de bienvenue à la population lors de cette visite de courtoisie au Prince de Monaco, Léon XIV a fait directement référence à la question de l'État catholique dans un passage particulièrement révélateur : « La foi catholique, dont vous êtes parmi les rares pays au monde à avoir la religion d'État, nous place devant la souveraineté de Jésus. »

    Par ces mots, l'idée d'une religion d'État est acceptée positivement, ce qui constitue en soi une bonne nouvelle. Le Pape ne mentionne pas l'« autonomie légitime » de l'État, une expression qui masque souvent l'acceptation du sécularisme moderne. Il ne parle pas d'un sécularisme « ouvert » aux religions, une expression qui conduit généralement à l'indifférence religieuse et à l'égalité politique des différentes religions. En reconnaissant la religion d'État, il confirme que le catholicisme, en Principauté de Monaco, occupe une place primordiale et unique et, implicitement, affirme que cela est juste, conformément aux préceptes de l'Église catholique elle-même. Léon XIV reconnaissait implicitement une relation privilégiée entre l'État, et non seulement la personne du Prince ou sa famille, et une religion unique. La référence à la souveraineté du Christ comme fondement de la religion d'État revêt donc une importance considérable, avec tout ce que ce concept de royauté a signifié et signifie encore, malgré les récents réexamens théologiques. La souveraineté du Christ exige la religion d'État. Cela tend à faire de la situation de la Principauté non pas une exception isolée, mais la règle. D'où peut-être l'insistance du Pape sur des détails – comme la petitesse de la Principauté de Monaco – qui peuvent jouer un rôle majeur dans le plan providentiel de Dieu.

    Cette souveraineté du Christ, a poursuivi le Pape, « engage les chrétiens à devenir un royaume de frères et sœurs dans le monde, une présence qui n’écrase pas mais élève, qui ne sépare pas mais unit, prête à toujours protéger par amour toute vie humaine, à chaque instant et en toute circonstance, afin que nul ne soit jamais exclu de la table de la fraternité ». Ce développement du discours peut être compris comme la lumière que la vraie religion émane pour animer toute la société, dans une fraternité qui, si elle n’est pas fondée sur la religion, risque toujours de se perdre. Nous sommes tous frères au niveau naturel, mais sans la souveraineté du Christ, cette fraternité purement naturelle se perd.

    Le prince Albert II a également évoqué cette fonction sociale directe de la religion : « Le cadre actuel respecte qui nous sommes à la lumière du rôle qu'occupe la religion catholique dans notre pays, tout en assurant un soutien sûr et plus humain. »

    Il serait regrettable de ne pas prendre en compte les développements survenus lors de la visite papale en Principauté de Monaco. La reconnaissance du rôle public et politique (voire institutionnel) de la religion catholique constitue une contre-révolution face à l'irréligion qui domine la vie politique des pays occidentaux, notamment européens, et appelle à une profonde remise en question du concept obsolète de laïcité. Toutefois, il serait naïf de croire que les discours du Pape à Monaco constituaient un appel au retour à un régime chrétien. La Principauté, comme Léon XIV l'a lui-même reconnu, est un microcosme, une société profondément sécularisée, laïque dans son mode de vie et très prospère. Face à cette société, la religion d'État risque de devenir une simple convention, et non plus un élément de la vie quotidienne. Certes, le Prince s'est opposé à la loi sur l'avortement, mais il est tout aussi vrai que le Conseil national l'a approuvée.

    C’est là qu’intervient l’invitation du Pape à la communauté catholique, l’invitant à intégrer dans sa vie les enseignements tirés de son statut de religion d’État. Ce statut exige que la relation privilégiée avec le catholicisme se manifeste et s’accomplisse dans la vie de la communauté, dans le respect des autres religions et des différentes cultures, mais aussi en s’affirmant d’abord comme religion publique et comme culture sociale et politique. Si le catholicisme demeure cantonné à la dévotion privée, sa reconnaissance comme religion d’État risque de rester superficielle, et quelques déclarations marquantes du Prince ne suffiront pas à la garantir.

    Lire aussi : Le pape Léon à Monaco : un succès malgré la controverse

  • "L’amitié structure les âmes" (Père François Potez)

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    Du site de RCF - Radio Notre-Dame :

    Père François Potez : "l’amitié structure les âmes"

    Un article rédigé par Mélanie Niemiec - RCF, le 9 mars 2026

    Le Grand Témoin

    Père François Potez, prêtre et éducateur, au soir d’une vie de mission

    Après avoir été engagé dans la Marine, le père François Potez entre dans la communauté des Frères de Saint-Jean et est ordonné prêtre pour le diocèse de Paris en 1989. Durant ses 37 ans de sacerdoce, il s’est longuement consacré à l’éducation des jeunes et à la préparation au mariage de nombreux couples. Il aborde l’importance de cultiver des amitiés solides. 

    Père François Potez @ Paroisse Notre-Dame du TravailPère François Potez @ Paroisse Notre-Dame du Travail

    "Vous voulez ce que vaut votre cœur". Cette phrase de Jean-Paul II s'inscrit parfaitement dans sa pensée : la dignité humaine ne repose pas sur les performances extérieures, mais sur la capacité du cœur à aimer comme le Christ. Le père François Potez l’a fait sienne.

    "Homme et femme il les créa"

    Dans les différentes paroisses dont il a été le curé, le père François Potez à préparer des centaines de couples au mariage. En 2024, il a publié un livre intitulé Puisque vous avez décidé de vous aimer, dans lequel il partage ses conseils aux jeunes mariés. Parmi ces couples, il y a Camille et Séverin. Mariés par le père François à Paray-le-Monial il y a 27 ans, tous deux s’accordent pour affirmer que son accompagnement a été "fondateur" pour leur mariage. Il a grandement insisté auprès d’eux pour qu’ils ne prennent aucun engagement bénévole durant la première année de leur mariage, afin de se concentrer pleinement sur leur relation. "Nous avons suivi son conseil", racontent-ils, puis "le désir de nous engager ensemble dans notre paroisse est venu naturellement". A leur égard, il a toujours fait preuve d’une "exigence encourageante", en conservant un "regard bon et doux". Tous les deux membres de la communauté de l’Emmanuel, ils gardent le souvenir d’un prêtre "doux" et qui inspirait une "force tranquille", devenant ainsi une "vraie figure paternelle".  

    La clé de la vie, c’est de ne plus se regarder soi-même. 

    Cela vaut aussi pour le mariage. Jean-Paul II, dans sa Théologie du Corps, enseigne que la complémentarité homme-femme est un don originel de Dieu, inscrit dans la création même de l'humanité à son image (Gn 1,27). L'homme et la femme ne sont pas deux moitiés incomplètes, mais deux personnes achevées dont la différence sexuelle révèle une vocation mutuelle au don réciproque. S’inspirant des catéchèses du pape, le père François affirme que chacun est, dans le sacrement du mariage, une "icône de la communion divine". L’homme et la femme sont, ensemble, un reflet de la Trinité.

    L’art d’éduquer 

    La bonté du père François, Marie en témoigne également. Aujourd’hui médecin, elle l’a eu pour accompagnateur spirituel pendant 5 ans, durant ses études. "Il m’a beaucoup encouragée et répondait régulièrement à mes questions sur la bioéthique", se souvient-elle. Ils se sont rencontrés lorsque le prêtre était curé de Notre-Dame du Travail, dans le 14e arrondissement de Paris. A la suite d’une nuit de prière qu’il avait organisée dans sa paroisse et à laquelle Marie a participé, elle lui a demandé un entretien personnel. Chaque discussion était pour Marie l’occasion d’échanger avec un prêtre qui "lui témoignait tout son soutien". Tout comme Marie, d’autres jeunes ont eu la joie d’être accompagnés par le père François. C’est en effet pour lui un aspect très important de son ministère. Lorsqu’il secondait le père de Monteynard à l’Eau Vive, il veillait à ce que les jeunes qui fréquentaient les camps sachent vivre en communauté.

    L’amitié est une vertu qui structure l’âme. 

    Ce lieu d’éducation chrétienne place le développement des amitiés au centre de son projet pédagogique. En se connaissant profondément : son identité, son affectivité ou la sexualité masculine et féminine, chacun cultive une image positive de soi en découvrant ses talents et ses qualités. Cela permet ensuite de se mettre généreusement au service du bien commun et d’autrui. A l’Eau Vive, vivre la mixité, l’ouverture aux autres, la maîtrise de soi dans le respect et la confiance tisse des amitiés solides. Le père François estime qu’avoir des amitiés solides est "un moyen essentiel pour mieux se préparer au mariage"

  • 689 adultes seront baptisés en Belgique pour Pâques de cette année

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    En Belgique, pour Pâques 2026 (vigile pascale du 4 avril), l’Église catholique recense 689 adultes candidats au baptême (appelés catéchumènes). Ces personnes recevront le sacrement lors de la nuit de Pâques dans les différents diocèses du pays.

    Contexte et évolution

    • Ce chiffre représente une hausse d’environ 30 % par rapport à 2025 (534 catéchumènes).
    • Il s’agit d’un triplement par rapport à 2016 (229 catéchumènes), confirmant une tendance de forte croissance continue observée ces dernières années.
    • Les diocèses les plus concernés sont notamment Malines-Bruxelles (environ 248, dont 200 à Bruxelles pour l’appel décisif) et Tournai (177). D’autres diocèses comme Liège (79) ou Namur (56) contribuent également.

    Ce phénomène intervient dans un contexte de sécularisation avancée en Belgique, où l’Église catholique note une augmentation inattendue des demandes de baptême d’adultes (souvent des jeunes ou des personnes ayant vécu des épreuves personnelles). Les chiffres restent modestes en valeur absolue par rapport à la population belge, mais ils marquent un record récent.

    Note : Ces données proviennent principalement des communiqués de la Conférence épiscopale de Belgique publiés en février 2026 et sont reprises par plusieurs médias catholiques et généralistes. Elles concernent spécifiquement les baptêmes d’adultes (et parfois adolescents) célébrés à Pâques ; aucun chiffre national actualisé post-Pâques n’est encore disponible au moment de cette réponse.

    L’Église catholique en Belgique n’a pas publié d’enquête détaillée et chiffrée sur les motivations exactes des catéchumènes (comme en France), mais les communiqués officiels, les témoignages de responsables diocésains et les analyses de médias catholiques ou généralistes convergent sur plusieurs facteurs explicatifs de cette hausse continue.

    Quête de sens et recherche spirituelle dans un monde perçu comme instable

    De nombreux adultes (souvent jeunes, 18-25 ou 26-40 ans) expriment un besoin d’ancrage spirituel et d’intériorité face à l’accélération du quotidien, à la société de consommation et à un sentiment d’insatisfaction ou de « vide ». Le baptême devient un choix personnel et mûri, plutôt qu’un rite social hérité.

    Épreuves de vie comme déclencheur

    Une part importante des parcours commence après une épreuve personnelle : maladie, deuil, difficultés familiales, « vie cabossée » ou accumulation de crises (post-Covid notamment). Ces événements poussent à une recherche existentielle et à une forme de spiritualité. Des analyses soulignent que cela crée un « sentiment de manque » que la foi vient combler.

    Influence des réseaux sociaux et des médias

    Environ 70 % des nouveaux baptisés déclarent avoir nourri leur foi via les réseaux sociaux (influenceurs catholiques, témoignages en ligne). La parole religieuse y est plus « décomplexée ». On note aussi une hausse des ventes de Bibles et des recherches d’horaires de messes en ligne (via des sites comme egliseinfo.be).

    Moins de baptêmes d’enfants → plus de choix différé

    Les parents baptisent de moins en moins leurs bébés pour laisser la liberté de choix à leurs enfants plus tard. Cela explique mécaniquement une partie de l’augmentation des demandes adultes : une génération qui n’a pas reçu le sacrement enfantin le demande ensuite par conviction personnelle.

    Visibilité accrue du religieux et émulation

    • La présence d’un islam fervent rendrait la parole religieuse plus acceptable et « décomplexée », surtout chez les jeunes (effet d’émulation ou de réaction).
    • L’immigration chrétienne (notamment d’Afrique ou d’Europe de l’Est) redynamise certaines paroisses et rend le catholicisme plus visible.
    • Des stars ou personnalités affichant leur foi, ainsi qu’un regain de pratiquants dans les villes, contribuent à normaliser la démarche.

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  • Le cardinal Sarah s'exprime sur CNEWS

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    2026_03_29_09_41_29_Greenshot.pngcliquer sur l'image pour accéder à la video sur le site de CNEWS

  • Un tribunal finlandais déclare une parlementaire chrétienne coupable de « discours de haine ».

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    De Madalaine Elhabbal sur EWTN News :

    Un tribunal finlandais déclare une parlementaire chrétienne coupable de « discours de haine ».

    La Cour suprême de Finlande a acquitté Päivi Räsänen concernant son tweet de 2019 citant un verset biblique et l'a reconnue coupable d'incitation à la haine pour une brochure qu'elle a écrite il y a plus de 20 ans.

     
    26 mars 2026

    La Cour suprême finlandaise a condamné la députée Päivi Räsänen pour une accusation liée à l'expression de ses convictions chrétiennes sur le mariage et l'éthique sexuelle.

    Dans sa décision à 3 contre 2, le tribunal a déclaré que la condamnation pénale de Räsänen pour la distribution d'un pamphlet en 2004 aux côtés de son évêque luthérien Juhana Pohjola était due au fait d'avoir « mis à la disposition du public un texte insultant un groupe » en vertu d'une section du code pénal finlandais intitulée « Crimes de guerre et crimes contre l'humanité ».

    « Je suis choquée et profondément déçue que le tribunal n'ait pas reconnu mon droit fondamental à la liberté d'expression », a déclaré Räsänen dans un communiqué de presse publié le 26 mars par Alliance Defending Freedom (ADF) International. « Je reste fidèle aux enseignements de ma foi chrétienne et continuerai de défendre mon droit, ainsi que celui de chaque personne, à exprimer ses convictions dans l'espace public. »

    Le tribunal a acquitté Räsänen des accusations liées au tweet de 2019 contenant un verset biblique qui avait déclenché la bataille juridique du parlementaire.

    Dans ce texte, elle citait Romains 1:24-27 et s'interrogeait sur la façon dont l'Église évangélique luthérienne de Finlande pouvait parrainer un événement de la fierté LGBT, demandant comment ce que l'Écriture appelle « la honte et le péché » pouvait être présenté comme « une question de fierté ».

    Räsänen a déclaré qu'elle envisageait de faire appel de son affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme.

    « Il ne s’agit pas seulement de ma liberté d’expression, mais de celle de chaque personne en Finlande. Une décision favorable contribuerait à éviter à d’autres personnes innocentes de subir le même calvaire pour avoir simplement exprimé leurs convictions », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

    Cette dernière décision intervient après que Räsänen a été acquitté de toutes les charges par deux tribunaux inférieurs début 2022 et 2023 concernant le tweet, le pamphlet et un débat radiophonique de 2019.

    La Cour suprême a de nouveau examiné l'affaire Räsänen en octobre 2025 suite à un troisième appel du parquet concernant le tweet et le pamphlet, et a rendu sa dernière décision le 26 mars. Le parquet n'a pas fait appel du débat radiophonique.

    réactions sur les réseaux sociaux

    Dans une publication sur les réseaux sociaux datée du 26 mars, Sean Nelson, conseiller juridique principal des Forces de défense australiennes (ADF), a qualifié la décision du tribunal finlandais de « véritable pensée orwellienne de l'an zéro ».

    « Je ne saurais exprimer à quel point cette décision est scandaleuse et injuste », a-t-il déclaré. « Personne n'a jamais porté plainte contre sa brochure écrite il y a 20 ans. Les procureurs n'ont découvert l'existence de cette affaire qu'à la suite d'une véritable chasse aux sorcières déclenchée par son tweet sur la Bible, en déterrant le moindre prétexte. »

    Le représentant Riley Moore, républicain de Virginie-Occidentale, a réagi à cette nouvelle sur les réseaux sociaux , décrivant cette condamnation comme « faisant partie d'une tendance plus large que je dénonce depuis longtemps, où les pays occidentaux persécutent les chrétiens ».

    « En tant que pays chrétien, les États-Unis ne peuvent rester les bras croisés et regarder les fondements chrétiens de l’Occident être détruits », a-t-il déclaré.

    Le père Benedict Kiely, fondateur de Nazarean.org, a également donné son avis sur la décision, écrivant que Räsänen « est le canari dans la mine de charbon pour la liberté d'expression et la liberté religieuse en Europe ».

    « Et maintenant, le canari — et la Bible — sont reconnus coupables », a-t-il déclaré.

  • Plus de vingt-et-un mille adultes et adolescents baptisés à Pâques en France

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    D'Anne Van Merris sur zenit.org :

    Plus de 21 000 adultes et adolescents baptisés à Pâques en France

    La Conférence épiscopale française publie une enquête sur le catéchuménat en 2026

    26 mars 2026

    En France, plus de 13 000 adultes et 8 000 adolescents seront baptisés cette année à Pâques. Ces chiffres inédits sont le fruit d’une enquête approfondie de la Conférence épiscopale française (CEF) sur la situation du catéchuménat en 2026.

    Ce document a été dévoilé ce mercredi 25 mars, alors que les évêques sont en pleine Assemblée plénière à Lourdes. En tout, 21 386 baptêmes d’adultes et d’adolescents seront célébrés lors de la Vigile pascale le 4 avril prochain.

    Le nombre de nouveaux baptisés a donc augmenté de 28 % pour les adultes et de 10 % pour les adolescents par rapport à l’année dernière. 17 788 personnes ont reçu le baptême l’an dernier, et seulement 4 895 en 2021.

    Au niveau des adultes, cette croissance touche aujourd’hui toutes les provinces ecclésiastiques et les paroisses françaises, qu’elles soient rurales ou urbaines. La tranche d’âge des 18-25 ans reste la plus représentée, et un quart des catéchumènes adultes sont des étudiants.

    En ce qui concerne les adolescents, ils viennent de 89 diocèses en France, soit 90 % des diocèses.

    On observe cependant un léger ralentissement, car il s’avère difficile de comptabiliser ces baptêmes de façon exhaustive : en effet, tous les diocèses ne sont pas dotés aujourd’hui de services en charge du catéchuménat des adolescents.

    L’étude de la CEF montre également que le nombre des accompagnateurs de catéchumènes se stabilise.

    Si l’accompagnement était jusqu’à présent généralement individuel en France, l’augmentation du nombre de baptêmes d’adultes invite de nombreuses paroisses ou diocèses à une réflexion sur le mode d’accompagnement.

    « Un effet boomerang » pour tous les baptisés

    Cette augmentation fait l’objet d’une grande attention de la part de l’Église catholique, qui a lancé cette année un Concile provincial pour les diocèses d’Île-de-France et le diocèse aux Armées, dans le but de mieux accueillir et accompagner les catéchumènes, et mieux intégrer les nouveaux baptisés dans les paroisses.

    Dans notre société de consommation, ce phénomène de croissance continue aussi de surprendre et d’interroger, révélant une importante quête de sens chez les français. Selon l’enquête de la CEF, un tiers des catéchumènes affirment avoir vécu une expérience spirituelle forte avant de demander le baptême, et 40 % se sont mis en chemin à la suite d’une épreuve, qui a déclenché une recherche existentielle : la maladie, le décès d’un ami, d’un parent ou d’un grand-parent.

    « Le grand défi pour l’Église est de les accompagner dans la durée pour leur permettre de devenir des disciples, et donc des membres à part entière des communautés paroissiales » explique Mgr Olivier de Germay, archevêque de Lyon et évêque référent pour le catéchuménat au sein de la Conférence épiscopale.

    Enfin, pour répondre à ces besoins croissants, de nouvelles initiatives apparaissent un peu partout. Certains diocèses organisent des rencontres ou des pèlerinages, quelques évêques publient des orientations pastorales, et des services sont créés pour mieux accompagner les nouveaux baptisés.

    « Cette mobilisation en faveur des catéchumènes a un effet boomerang. Elle est l’occasion, pour de nombreux “vieux routiers de la vie chrétienne” de revisiter leur foi et de reprendre conscience de la façon dont Dieu peut faire irruption dans une existence et la bouleverser. Car voilà bien le signe qui nous est donné aujourd’hui : les chemins de l’être humain et de Dieu sont faits pour se rencontrer » ajoute l’archevêque de Lyon.

  • L’archevêque Fulton J. Sheen sera béatifié le 24 septembre

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    D'OSV News :

    La béatification de l'archevêque Sheen le 24 septembre sera « un moment d'immense grâce »

    CITÉ DU VATICAN (OSV News) — L’archevêque Fulton J. Sheen sera béatifié le 24 septembre à Saint-Louis, a annoncé le Dicastère pour les causes des saints le 25 mars.

    La béatification aura lieu à Saint-Louis, sous la présidence du cardinal Luis Antonio Tagle, pro-préfet du dicastère pour l'évangélisation.

    Le 9 février, le diocèse de Peoria, dans l'Illinois, avait annoncé que le Vatican avait donné son feu vert pour que la béatification de l'archevêque Sheen puisse se poursuivre, six ans après que le Saint-Siège l'eut reportée , initialement prévue pour décembre 2019, quelques semaines seulement avant la date prévue.

    Au Dôme du Centre des États-Unis

    Dans un communiqué du 25 mars, l'évêque Louis Tylka de Peoria a déclaré que la béatification aurait lieu à 14h00, heure centrale, au Dôme de l'America's Center à Saint-Louis.

    « Anticipant une forte participation, nous avons choisi ce lieu en raison de sa disponibilité, du fait qu'il soit en intérieur et de sa proximité avec le diocèse de Peoria », a déclaré l'évêque Tylka.

    L’évêque Tylka a ajouté qu’un certain nombre d’événements auront lieu à Peoria pour célébrer cette merveilleuse occasion.

    « C’est un moment de grâce immense pour l’Église, et plus particulièrement pour nous, dans le diocèse de Peoria, où l’archevêque Sheen est né, a été ordonné et a débuté son ministère sacerdotal », a-t-il ajouté. « Sa vie et son ministère continuent d’inspirer d’innombrables personnes à connaître et à aimer Jésus-Christ plus profondément. »

    « La messe de béatification sera un moment intense de prière et de célébration pour les fidèles, proches et lointains », a déclaré Mgr Tylka. « J’invite tous ceux qui ont été touchés par la vie et l’héritage de Mgr Sheen à se joindre à nous, en esprit ou en personne, pour cet événement historique. »

    « Joie indescriptible » lors de l'annonce

    Mgr Roger Landry, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires des États-Unis, a accueilli la nouvelle de la date de béatification avec une « joie indescriptible » et s'est dit « ravi » que le cardinal Tagle ait été choisi « pour être le légat pontifical, le célébrant et le prédicateur de la messe de béatification ».

    L’archevêque Sheen — qui fut lui-même directeur national des Œuvres pontificales missionnaires (1950-1966) — « est une source d’inspiration non seulement pour nous tous qui poursuivons son œuvre de prière et de soutien à l’œuvre missionnaire de l’Église à travers le monde, mais aussi pour tous ceux dont la foi a été renforcée par ses prédications, ses émissions, ses écrits et sa vie sainte de catholique », a déclaré Mgr Landry dans un communiqué du 25 mars à OSV News.

    « Le cardinal Tagle, tout comme Sheen », a-t-il ajouté, « est un prédicateur incroyablement doué, mais il saura sans aucun doute mettre l'accent sur les contributions que le bientôt bienheureux Fulton Sheen a apportées et continue d'apporter à bien des égards à l'œuvre missionnaire de l'Église. »

    Une voix majeure dans l'évangélisation

    En février, lors de l'annonce de la béatification de l'archevêque Sheen, l'évêque Tylka a qualifié le prélat de « l'une des plus grandes voix de l'évangélisation dans l'Église et dans le monde au XXe siècle ».

    « J’ai toujours admiré son engagement indéfectible au service de l’Église comme prêtre, un engagement nourri par sa profonde dévotion à la Vierge Marie et à l’Eucharistie », a déclaré Mgr Tykla. « Tout au long de sa vie, sa capacité à partager l’Évangile et à établir une véritable relation avec les gens a conduit d’innombrables âmes à une rencontre avec Jésus – une rencontre qui a transformé non seulement sa propre vie, mais surtout celle de ceux qu’il a côtoyés. »

    L'archevêque Sheen reste dans les mémoires comme l'un des évangélistes les plus influents et novateurs de l'histoire américaine. Surnommé autrefois « le porte-parole de Dieu », il annonçait la vérité divine avec une approche non conflictuelle, mais non moins vivifiante, à des millions de personnes par le biais de la radio, de la presse écrite et de la télévision.

    « Que l’annonce de la date de béatification de l’archevêque ait été faite le jour de la solennité de l’Annonciation est tout à fait appropriée », a déclaré Mgr Landry dans son communiqué. « Mgr Sheen a consacré sa vie à poursuivre l’œuvre de l’archange Gabriel, nous appelant à nous réjouir car le Seigneur est avec nous, et imitant la réponse de Marie en se mettant au service du Seigneur, laissant toute sa vie se développer selon sa parole. »

    Le prêtre a ajouté : « J'ai hâte d'être à Saint-Louis le 24 septembre pour célébrer avec les catholiques venus de tous les États-Unis et du monde entier. »

  • Causes des saints: six nouveaux vénérables, dont le Père Henri Caffarel

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    Du Père Moriba Camara, S.J. sur Vatican News :

    Causes des saints: six nouveaux vénérables, dont un Français

    Lors de l’audience accordée au cardinal Marcello Semeraro le lundi 23 mars, le Pape Léon XIV a autorisé la promulgation de plusieurs décrets concernant des causes de béatification et de canonisation. Ces décrets reconnaissent notamment l’offrande de la vie et les vertus héroïques de plusieurs serviteurs et servantes de Dieu, figures de foi issues de différents horizons et de vocations variés.

    Parmi les décisions annoncées figure la reconnaissance de «l’offrande de la vie du Serviteur de Dieu Ludovico Altieri», cardinal et évêque d’Albano au XIXᵉ siècle. Né à Rome le 17 juillet 1805 et décédé le 11 août 1867 à Albano Laziale, en Italie, Ludovico Altieri est ainsi reconnu pour le don total de sa vie au service de l’Église.

     

    Des vertus héroïques reconnues dans divers états de vie

    Le Saint-Père a également reconnu les «vertus héroïques» de plusieurs serviteurs et servantes de Dieu, issus de contextes et de vocations variés. Parmi eux, le père irlandais Edward Joseph Flanagan, fondateur de Boys Town, dont la vie sacerdotale a été marquée par un engagement en faveur de la jeunesse en difficulté, défavorisée et marginalisée. Le père Edward est né le 13 juillet 1886 à Ballymoe, en Irlande, et décédé le 15 mai 1948 à Berlin, en Allemagne

     

    Sont également reconnues les vertus héroïques du père français Henri Caffarel, prêtre diocésain, fondateur de l’association «Équipes Notre-Dame» et de l’Institut séculier «Fraternité Notre-Dame de la Résurrection». Né le 30 juillet 1903 à Lyon et décédé le 18 septembre 1996 à Beauvais, sa spiritualité conjugale continue d’inspirer de nombreuses familles à travers le monde.

     

    Le décret concerne aussi la religieuse polonaise Stanislava Samulowska, née Barbara le 30 janvier 1865 à Woryty (actuelle Pologne) et décédée le 6 décembre 1950 à Guatemala. Elle est religieuse professe de la Société des Filles de Saint-Vincent-de-Paul.

     

    Ces décrets concernent également la religieuse espagnole Maria de Bethléem du Cœur de Jésus Romero Algarín, née Maria Dolores, engagée dans la vie consacrée. Elle est religieuse professe de la Congrégation des Servantes du Divin Cœur, née le 7 octobre 1916 à Séville, en Espagne, et décédée le 12 novembre 1977 à Sanlúcar la Mayor, en Espagne.

     

    La sainteté vécue dans la vie ordinaire

    Parmi les figures reconnues par le Saint-Père figure également un laïc, Giuseppe, père de famille italien. Il est né le 15 mars 1909 à Montebaranzone, en Italie, et décède dans cette même ville le 22 juin 1965. Sa vie témoigne du fait que la sainteté peut être vécue dans les réalités quotidiennes, au cœur de la famille et du travail.

     

    À travers ces décrets, l’Église met en lumière des parcours marqués par la fidélité à l’Évangile, dans des contextes historiques et culturels divers. Ces nouvelles reconnaissances rappellent que l’appel à vivre l’Évangile avec radicalité concerne tous les baptisés, quels que soient leur vocation et leur état de vie.

  • Il y a 80 ans : la mort du bienheureux von Galen, le "lion de Munster"

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    De Stefania Falasca sur Vatican News :

    Le bienheureux cardinal Clemens August von Galen.Le bienheureux cardinal Clemens August von Galen.
    80 ans de la mort du bienheureux von Galen, visionnaire de la paix
    Le 22 mars 1946 mourait le Lion de Münster, «l’opposant le plus acharné au nazisme» comme l’avait défini en 1942 le New York Times, et qui dénonçait les bombardements alliés qui rasaient les villes allemandes. Dans sa correspondance avec le Pape Pie XII qui le créa cardinal, figurent de nombreuses réflexions toujours d’actualité.

    «Des bombes explosives et incendiaires ont été larguées sur Münster: elles ont touché la cathédrale et détruit la résidence de notre évêque. Alors que les avions volaient encore au-dessus de la ville, j’ai vu Monseigneur tout en haut, à ciel ouvert, parmi les ruines enfumées… il s’était agrippé au seul mur encore debout… miraculeusement vivant. Plus tard, je l’informai de la mort du vicaire, des prêtres et des fidèles, de toutes les religieuses cloîtrées, de l’horreur des piles de corps à demi calcinés, déchiquetés, entassés sur les décombres de la Marienplatz, de la Groitgasse… et de ceux qui, en fouillant ces décombres, essayant encore de séparer les morts des vivants, se sont retrouvés face au spectacle effroyable des enchevêtrements de cadavres de femmes et d’enfants étouffés, bouillis dans les abris».

    C'est ainsi que, dans les actes du procès canonique du bienheureux Clemens August von Galen, évêque de Münster – dont on commémore le quatre-vingtième anniversaire de la mort, survenue le 22 mars 1946 –, est décrit le bombardement mené par les Alliés en 1943 sur cette ville allemande de Westphalie. Cette ville avait été l’épicentre de cette autre Allemagne – qui, avec Mgr Clemens August von Galen, soutenu et encouragé par Pie XII, avait ouvertement résisté à Adolph Hitler et au culte du sang et de la race. N’était-ce pas en effet depuis cette cathédrale que l’évêque avait élevé la voix pour dénoncer et condamner les crimes aberrants et les barbaries du nazisme? Qu'il avait ouvertement défié les violations des droits en déclarant ne pas vouloir «de communauté de peuple avec ceux qui bafouent la dignité humaine»? Qu'il avait démasqué et dénoncé, dans ses célèbres sermons qui lui valurent le surnom de Lion de Münster, le projet nazi T4 visant à éliminer les vies inutiles? À tel point que, pour son courage audacieux et indomptable, publiquement reconnu, à peine un an auparavant, il avait fait la Une du New York Times en tant que «l’opposant le plus acharné au régime national-socialiste» et que ses célèbres sermons – pour lesquels, fou de haine, Adolph Hitler jura qu’il lui «ferait payer jusqu’au dernier centime» – furent même largués dans le ciel au-dessus de Berlin par la Royal Air Force britannique.

    Des sermons pour lesquels il reçut la reconnaissance de la communauté juive et qui, sous le Troisième Reich, furent encouragés et appréciés par Pie XII lui-même qui – comme en témoigne la correspondance entre l'évêque allemand et le Pape Pacelli, retrouvée et reconstituée dans son intégralité lors des recherches archivistiques menées dans le cadre du procès de canonisation de von Galen – révèle le soutien du Pape à son action et leur volonté commune de lutter contre la folie nazie.

    Le 4 novembre 1943 également, Mgr von Galen avait écrit à Pie XII, mais cette fois-ci pour lui faire part de la situation catastrophique dans laquelle se trouvait la ville de Münster et de sa douleur face aux victimes du bombardement allié. «Outre la souffrance de la population, la destruction des deux cents églises du diocèse l’attristait profondément, et plus encore celle de la cathédrale, à tel point qu’il ne parvint jamais à comprendre pourquoi les Alliés l’avaient délibérément fait», déclare le prêtre Theodor Holling lors du procès.

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  • Saint Nicolas de Flue (21 mars)

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    images.jpgHomélie de Jean-Paul II à la messe pour la paix à Flüeli (1984) (source)

    Nicolas de Flue (1417-1487), conseiller de son village (Sachseln, canton d’Obwald), père de famille nombreuse, se retira pendant les vingt dernières années de sa vie dans un ermitage proche de sa maison, avec l’accord de sa femme Dorothée. En 1481, sa médiation rétablit la paix entre les cantons et l’unité de la Confédération dans laquelle entrèrent les cantons de Fribourg et de Soleure.

    Après un déjeuner rapide à la nonciature de Berne, Jean-Paul II est allé en hélicoptère à Flüeli, village où vécut saint Nicolas de Flue, vénéré par les Suisses comme le « Père de la patrie » à cause de son influence pacificatrice. Le Pape a visité la maison du saint avant de célébrer la messe en plein air sur le pré attenant au lieu dit « Schiblochmatte ». Il a prononcé l’homélie suivante : 

    CHERS FRÈRES ET SOEURS,

    « Que le nom du Seigneur soit votre salut ! »

    C’est par cette formule de salutation du Père de votre patrie que je peux entrer en contact avec vous, ici à Flüeli.

    C’est ici que saint Nicolas a vécu et agi. C’est en cet endroit qu’il a vécu vingt-trois ans d’heureuse vie de famille avec sa femme Dorothée et qu’il a élevé ses dix enfants. C’est ici qu’il a décidé, à l’issue d’un dur conflit intérieur, de faire la volonté du Christ en quittant ses frères et soeurs, sa femme et ses enfants, ses champs et sa maison (cf. Mt 19, 29) afin de servir Dieu seul. C’est ici, au Ranft, qu’il a mené durant vingt ans une vie d’ermite, éloigné de tout et pourtant ouvert aux détresses du monde et de sa patrie.

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  • OIDAC Europe : Rapport de février sur le vandalisme et les incidents violents dans les églises

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    Dans une avancée juridique majeure pour la liberté religieuse, un tribunal maltais a acquitté Matthew Grech, jugé depuis 2022 pour avoir témoigné de sa conversion au christianisme lors d'une émission télévisée. Lors de cette interview, Grech avait évoqué son abandon de l'homosexualité après sa conversion et avait été poursuivi en vertu de la loi maltaise interdisant les « pratiques de conversion ». Dans son jugement, le tribunal a souligné que le débat public sur des sujets sensibles ne saurait être automatiquement considéré comme une infraction pénale.

    Une autre affaire importante est en cours devant la Cour européenne des droits de l'homme , qui a formellement examiné 20 requêtes concernant des chrétiens interdits de séjour en Turquie uniquement pour avoir pratiqué leur foi.

    Ces dernières semaines ont été particulièrement chargées pour OIDAC Europe, avec des interventions lors de deux événements parallèles du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies consacrés à l'intolérance envers les chrétiens et à la protection des lieux de culte , ainsi que des contributions à une formation de l'OSCE et à une session avec la Conférence des évêques autrichiens . Vous trouverez ci-dessous un aperçu plus détaillé de nos activités récentes.

    Rapport de février sur le vandalisme et les incidents violents dans les églises

    Nous avons le plaisir de vous présenter notre rapport de février sur le vandalisme d'églises et les violences antichrétiennes en Europe. Au total, nous avons recensé 34 crimes de haine antichrétiens , dont 11 incendies criminels, dépassant ainsi le chiffre de janvier, qui avait déjà atteint un pic.

    Parmi les incidents les plus graves, on peut citer un incendie criminel présumé visant l'autel d'une église paroissiale du Loiret, en France, une série de trois incendies criminels d'églises à Eden, aux Pays-Bas, et l' incendie de croix funéraires dans une salle de prière d'un cimetière à Amtzell, en Allemagne.

    Parmi les autres cas, on peut citer des graffitis sataniques menaçant d'incendier une église à Poznań, en Pologne, et une violente attaque contre un événement chrétien pro-vie à Coblence, en Allemagne, qui a laissé deux participants hospitalisés.

    La tendance se poursuit en mars

    Malheureusement, les attaques contre des églises se sont poursuivies durant les premières semaines de mars, notamment des incendies criminels en Autricheen Pologneen Irlande et en Suisse, où une Bible a été brûlée sur un autel. En Allemagne, une croix a été arrachée de la façade d'une église méthodiste et jetée à la poubelle, tandis qu'en Italie, une bombe artisanale a explosé contre une église à Modesto et des coups de feu ont été tirés sur une église et un tableau religieux à Tuscania.

    Lisez le rapport de février 2026

    Merci de votre intérêt et de votre soutien constants !

    Anja Tang
    Directeur exécutif
    OIDAC Europe