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Témoignages

  • Apparitions : le message de la Vierge Marie au Nigéria

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    De Muji Kaiser sur le CWR :

    Le message de la Vierge Marie au Nigéria

    Parmi les nombreux messages de Marie à Aokpe, il y avait un appel à ses enfants à prier, en particulier le Rosaire, à assister fréquemment à la messe et à recevoir régulièrement les sacrements. La Vierge Marie a parlé de la miséricorde de Jésus et a imploré le repentir.

    Christiana Agbo (au centre) à Aokpe, au Nigéria, en 1996. (Image : Capture d'écran d'une vidéo YouTube)
    La persécution des chrétiens qui a actuellement lieu au Nigéria a été prédite par la Vierge Marie lors d'une apparition approuvée par l'Église et dont beaucoup n'ont jamais entendu parler.

    En 1992, la Vierge Marie est apparue à une jeune fille nommée Christiana Agbo à Aokpe, un village reculé de la région du Centre du pays Dans son premier message à Christiana, Marie a dit : « Je viens du Ciel. Je suis le refuge des pécheurs. Je viens du Ciel pour gagner des âmes pour le Christ et offrir un refuge à mes enfants dans mon Cœur Immaculé. Je te demande de prier pour les âmes du Purgatoire, pour le monde et de consoler Jésus. Accepteras-tu ? »

    Christiana répondit « Oui » sans hésiter.

    Christiana, âgée de douze ans, était issue d'une famille catholique fervente et neuvième d'une fratrie de dix enfants. La prière occupait une place centrale dans la vie de la famille Agbo. Aokpe (prononcé ah-OK-peh) était un petit village majoritairement catholique où le rosaire était récité avec dévotion. Malgré leur foi profonde, les habitants d'Aokpe ne pouvaient concevoir que leur minuscule village ait reçu une visite céleste. Aussi, lorsque les visions de Christiana furent rendues publiques, on les attribua à des esprits maléfiques.

    À mesure que la nouvelle des visions de Christiana se répandait, elle dut faire face aux critiques et aux réprimandes publiques du curé, un missionnaire anglais fervent dévot de Marie. Sa famille fut ostracisée par la communauté et les visites sur le lieu des apparitions furent interdites.

    Entre-temps, Christiana continuait de recevoir la visite de la Vierge Marie.

    La mère de Christiana, Regina, savait que sa famille avait toujours été fidèle à Dieu et ne croyait pas que sa fille fût visitée par un esprit malin. Pour s'en assurer, elle conseilla à Christiana de prier le Rosaire avec la Vierge Marie lors de sa prochaine apparition, confiante en son pouvoir contre le mal. Marie apparut de nouveau à Christiana, toujours en octobre, le mois du Rosaire. Christiana décrit la vision comme celle d'une belle femme vêtue d'une robe bleue, un voile bleu brillant lui couvrant la tête, le dos et les épaules. Les mains jointes sur la poitrine, elle tenait un Rosaire. Émerveillée par cette vision, Christiana oublia complètement les instructions de sa mère.

    Christiana ne parlait que très peu l'anglais à cette époque, mais Marie s'adressa à elle dans son dialecte natal, l'idoma, disant : « Je suis la Sainte Mère, je viens du Ciel, je suis le refuge des pécheurs. Le temps de révéler mon nom n'est pas encore venu. Le nom que je révélerai sera puissant. N'aie pas peur. Christiana, où est ton chapelet ? » Christiana courut dans la chambre de ses parents, prit le chapelet de sa mère et retourna vers la Vierge Marie. Ensemble, elles prièrent, Marie ne disant que le Gloire au Père, prononçant les mots de tout son être, comme si Dieu était devant elle.

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  • Le Cardinal Michel Czerny rend hommage aux martyrs du communisme à l'approche des béatifications de prêtres

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    De Tyler Arnold sur le CWR :

    Un cardinal tchèque rend hommage aux martyrs du communisme à l'approche des béatifications de prêtres.

    Le cardinal Michael Czerny a évoqué cette semaine le martyre des catholiques qui ont témoigné de Jésus-Christ sous le régime communiste en Europe centrale et orientale, lors de la conférence « Bienheureux martyrs sous le communisme » organisée à Rome par l'ambassade de la République tchèque auprès du Saint-Siège.

    Czerny, préfet d'origine tchèque du Dicastère pour le service du développement humain intégral, a évoqué les causes de canonisation de deux prêtres tchèques — le père Jan Bula et le père Václav Drbola — qui seront béatifiés le 6 juin.

    « Le témoignage du père Jan et du père Václav s’adresse à chacun de nous individuellement dans nos luttes quotidiennes, grandes et petites », a déclaré Czerny lors de la conférence du 20 mai, selon Vatican News, média du Vatican .

    « Leur martyre nous enseigne qu’il n’existe aucune situation humaine — aussi dégradante ou injuste soit-elle — dans laquelle le Christ ne puisse être témoigné », a-t-il déclaré.

    Selon le Dicastère pour les causes des saints , les deux prêtres furent emprisonnés et tués entre 1951 et 1952, dans le contexte de la persécution de l'Église catholique par le régime communiste tchécoslovaque après la Seconde Guerre mondiale. Ils appartenaient au diocèse de Brno.

    Les deux prêtres œuvraient beaucoup auprès des jeunes catholiques et furent finalement emprisonnés. Selon le dicastère, ils furent accusés à tort en prison d'avoir comploté pour assassiner des responsables communistes et furent par la suite exécutés.

    Le dicastère affirme qu'ils ont été persécutés et tués en raison de leur travail pastoral et de la haine du régime envers la foi catholique.

    « Pour Jan et Václav, les mains de Dieu ont été leur soutien derrière les barreaux de la prison de Jihlava, leur défense lors des longs interrogatoires et la sauvegarde de leur dignité, qui est restée intacte même au milieu des humiliations les plus dégradantes », a déclaré Czerny lors de la conférence.

    « Le régime communiste ne voulait pas seulement les tuer ; il voulait anéantir leur identité sacerdotale », a-t-il déclaré. « Il voulait qu’ils trahissent, qu’ils renient, qu’ils renoncent à leur foi. »

    Czerny a déclaré que Bula et Václav « ont su transformer les ténèbres de la haine et le froid de l’échafaud en un lieu de rencontre vivante avec le Seigneur ». Il a ajouté qu’ils « ont témoigné par leur vie même que la lumière peut percer les nuages ​​sombres de l’histoire ».

    « Nous admirons la splendeur du grain de blé qui, après être resté caché pendant des décennies dans le sillon du sol de Bohême et de Moravie — nourri malgré une histoire difficile et fertilisé par le sacrifice — jaillit maintenant sous nos yeux », a déclaré Czerny.

    Cette pousse, qui a percé le sol gelé de l'athéisme et de l'oppression, est la preuve qu'aucune violence ne peut étouffer la vie de Dieu chez ceux qui se confient à lui.

    Cardinal Michel Czerny

    préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral

    « Ce germe, qui a percé le sol gelé de l’athéisme et de l’oppression, est la preuve qu’aucune violence ne peut étouffer la vie de Dieu chez ceux qui se confient à lui », a-t-il ajouté.

    Czerny a déclaré que la béatification des deux martyrs démontre la réalité de la promesse du Christ dans Matthieu 28:20 : « Je suis avec vous tous les jours », le préfet ajoutant que la promesse « brille accomplie et inscrite dans le sang et la joie de ces deux prêtres ».

    « Puisse leur sacrifice nous aider à être des chrétiens, des citoyens, des hommes et des femmes qui savent donner leur vie au service, au pardon et à la vérité », a-t-il déclaré, « car au-delà du voile de l’épreuve et de la mort, nous attend la lumière éclatante du sourire aimant de Dieu et une joie que personne ne pourra jamais nous ravir. »

    Le pape Léon XIV a approuvé la béatification des deux prêtres en octobre 2025, ainsi que celle de neuf serviteurs de Dieu martyrisés par le régime nazi en raison de sa haine de la foi catholique.

  • Quatre-vingt martyrs de la guerre civile espagnole et le patriarche maronite Hoyek seront béatifiés

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    Le monument aux martyrs de Santander, le patriarche maronite Elias Hoyek, Constantin Vendrame, un missionnaire salésien en Inde

    Le monument aux martyrs de Santander, le patriarche maronite Elias Hoyek, Constantin Vendrame, un missionnaire salésien en Inde 

    De Benedetta Capelli sur Vatican News :

    80 martyrs de la guerre civile espagnole et le patriarche maronite Hoyek seront béatifiés

    Le Pape a autorisé la promulgation de six décrets du Dicastère pour les Causes des Saints. Les martyrs de Santander et le patriarche libanais Hoyek seront béatifiés. Le missionnaire salésien Costantino Vendrame, le carme déchaussé du Cameroun frère Jean Thierry, la religieuse espagnole María Ana Alberdi Echezarreta et le frère laïc capucin frère Nazareno da Pula sont élevés au rang de vénérables

    Fidèles à leur peuple dans la persécution ou l’épreuve. Telle est l’histoire des 80 martyrs de Santander, en Espagne, et du patriarche maronite libanais Elias Hoyek, qui seront prochainement béatifiés. Lors de l’audience d’aujourd’hui, 22 mai, avec le cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, le Pape Léon XIV a autorisé la promulgation des décrets correspondants. Seront désormais vénérables le jeune carme déchaussé camerounais frère Jean-Thierry de l’Enfant-Jésus et de la Passion, la religieuse conceptionniste franciscaine espagnole Mère María Ana Alberdi Echezarreta, ainsi que les Italiens frère Nazareno da Pula, frère capucin, surnommé «le saint des bonbons», et Costantino Vendrame, missionnaire salésien en Inde, «le plus pauvre parmi les pauvres».

    Témoins de la foi pendant la persécution religieuse en Espagne

    C'est dans le contexte de la guerre civile espagnole des années 1930 et de la persécution religieuse qui s'ensuivit que s'inscrit le témoignage de foi et d'amour des Serviteurs de Dieu Francisco Gonzáles de Córdova et de 79 de ses compagnons: certains furent jetés à la mer, les mains et les pieds liés, avec une pierre attachée au corps; d'autres disparurent à bord du navire-prison «Alfonso Pérez»; d'autres encore ont été tués et brûlés; certains sont morts dans une sorte de camp de concentration. Sur les 80, 67 étaient des prêtres, 3 des religieux carmélites, 3 des séminaristes et 7 des laïcs.

    L'histoire de Francisco Gonzáles de Córdova témoigne d'une grande fidélité envers les personnes qu'il accompagnait dans son ministère de prêtre à la paroisse de Santa María del Puerto, à Santoña. Pendant la persécution, il refuse de fuir malgré l'interdiction de célébrer la messe et d'administrer les sacrements. Il est fait prisonnier et emmené sur un navire transformé en prison; dans la cale du navire, il continue à confesser les prisonniers et à réciter le rosaire chaque jour. Lorsqu’il est appelé pour être exécuté, il demande à être le dernier afin de pouvoir absoudre et bénir ses compagnons. Il avait 48 ans.

    Père du Grand Liban

    Le miracle qui conduira à la béatification du patriarche maronite libanais Elias Hoyek remonte à 1965, avec la guérison de l’officier de l’armée Nayef Abou Assi, musulman d’origine druze, atteint d’une «spondylolyse bilatérale» chronique, qui s’est réveillé un jour en parfaite santé après avoir rêvé du patriarche. Né le 4 décembre 1843 à Helta (Liban), Elias Hoyek entre au séminaire à l’âge de 16 ans, se rend à Rome pour étudier la théologie et y est ordonné prêtre en 1870. De retour au Liban, avec Mère Rosalie Nasr, il fonde à Ebrine la Congrégation des Sœurs Maronites de la Sainte Famille, premier institut religieux féminin de vie apostolique au sein de l’Église maronite. Il est élu patriarche d’Antioche des Maronites en 1899 et, pendant trente ans, il s’occupe de la formation du clergé et de la catéchèse des fidèles. Il devient une figure de référence de la société libanaise qui aspirait à l’indépendance vis-à-vis de l’Empire ottoman, nouant des relations avec les autorités et défendant son peuple.

    Au début de la Première Guerre mondiale, il ouvre les portes des couvents et des monastères pour nourrir ceux qui étaient épuisés par le conflit, quelle que soit leur confession religieuse: il est condamné à la déportation par les autorités ottomanes, mais parvient à l'éviter grâce à l'intervention du Pape et de la diplomatie austro-hongroise. En 1920, le nouvel État du Grand Liban voit le jour, auquel il contribue en participant aux négociations avec les autorités de l’Empire ottoman. Il meurt en 1931 à Bkerké. C’était un homme de dialogue, d’une grande charité pastorale, qui vécut dans la pauvreté évangélique, jouissant d’une telle affection et d’une telle estime qu’on le surnommait le «Père du Grand Liban».

    Frère Nazareno de Pula, Carme Déchaux du Cameroun Frère Jean Thierry, la religieuse espagnole María Ana Alberdi Echezarreta

    Frère Nazareno de Pula, Carme Déchaux du Cameroun Frère Jean Thierry, la religieuse espagnole María Ana Alberdi Echezarreta

    Offrir sa vie pour les vocations

    Le frère carmélite déchaussé camerounais Jean-Thierry de l’Enfant-Jésus et de la Passion, décédé à l’âge de 23 ans à Legnano, en Italie, en 2005 des suites d’un cancer des os au genou, est déclaré vénérable. «Quelle lumière, quelle lumière… Comme Jésus est beau!»: tels furent ses derniers mots avant de mourir. Une vie marquée par une forte dévotion mariale, par la prière constante du Rosaire, une vie animée par le désir d’être un autre Christ pour les autres. Né en 1982, sa vocation naît très tôt, à l’âge de 8-9 ans, grâce à la rencontre avec un missionnaire Oblat de Marie Immaculée au Cameroun. En 2003, il est accueilli dans la famille des Carmes déchaux. L’année suivante, il découvre qu’il est malade et subit l’amputation d’une jambe. Ses confrères le transfèrent en Italie pour qu’il y soit soigné, mais il n’y a plus grand-chose à faire ; la demande de profession religieuse «in articulo mortis» est déposée et, le 8 décembre 2005, Jean-Thierry revêt l’habit du Carmel et prononce ses vœux solennels. Il demande alors qu’on ne prie plus pour sa guérison, mais pour les vocations, pour lesquelles il offre sa vie. Il meurt le 5 janvier 2006.

    Devenir sainte dans la charité

    La douceur et la charité ont marqué la vie de la nouvelle vénérable Mère María Ana Alberdi Echezarreta, religieuse espagnole née au Pays basque en 1912. Orpheline de ses deux parents à l’âge de 7 ans seulement, elle commence très tôt à travailler, mais découvre sa vocation religieuse grâce à sa rencontre avec un prêtre. En 1932, à Madrid, elle revêt l’habit blanc des Sœurs conceptionnistes franciscaines; quatre ans plus tard, elle prononce ses vœux solennels. La guerre civile espagnole éclate alors et elle est contrainte de quitter son monastère, où elle reviendra pour devenir d’abord maîtresse des novices, puis, en 1953, abbesse, réélue à plusieurs reprises lors des chapitres suivants. Une tâche difficile après la guerre et après le Concile Vatican II, à la suite duquel elle travaille à la révision des Constitutions de l’Ordre. Elle guide sa communauté avec sagesse et douceur, insufflant la paix à ceux qu’elle rencontre. En 1998, elle tombe malade d’une affection qui l’entraîne vers la mort. Le but de sa vie a été de devenir sainte en aimant.

    Le plus pauvre parmi les pauvres

    Le salésien Costantino Vendrame est lui aussi déclaré vénérable. Il a passé une grande partie de sa vie parmi les pauvres en Inde, témoignant de l’amour de Dieu toujours avec le sourire, devenant ainsi un grand exemple de charité évangélique. Né dans la province de Trévise en 1893 dans une famille aux valeurs chrétiennes solides, il choisit très jeune la voie du sacerdoce et se confie aux salésiens, exprimant son amour pour la mission. Ordonné prêtre le 15 mars 1924 à Milan, il reçoit le 5 octobre le crucifix missionnaire à Turin, dans la basilique de Marie Auxiliatrice. Il part alors pour l’Inde, d’abord en Assam, puis au Tamil Nadu. Il se fait pauvre parmi les pauvres, parcourt de longues distances à pied pour attirer de nombreuses personnes vers le Christ. Contraint à une interruption forcée pendant la Seconde Guerre mondiale, il est emprisonné avec beaucoup d’autres, mais là encore, il fait preuve d’une force spirituelle qui console et soutient ses compagnons de captivité. Atteint d’une forme grave d’arthrose, il meurt à Dibrugarh, en Inde, le 30 janvier 1957, à la veille de la fête de saint Jean Bosco.

    Le saint des bonbons

    Les bonbons à l'orange et au citron étaient les compagnons de voyage de frère Nazareno da Pula: en les offrant, il recommandait de dire un "Je vous salue Marie" à la Vierge Marie en en mangeant un. C'est pour cette raison qu'il est connu comme le «saint des bonbons»; aujourd'hui encore, ses confrères capucins les distribuent aux fidèles, après les avoir bénis dans sa petite cellule, au sanctuaire dédié à Notre-Dame de la Consolation, voulu par le frère Nazareno lui-même, à Pula, près de Cagliari. Né dans cette petite commune sarde en 1911 au sein d’une famille paysanne nombreuse, Giovanni Zucca fut envoyé en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale et, capturé par les Anglais en Éthiopie en 1941, il fut retenu prisonnier pendant environ 4 ans.

    À son retour, il rencontre Padre Pio de Pietrelcina et lui fait part de son désir de devenir frère et de rester à ses côtés, mais celui-ci l’invite à retourner en Sardaigne pour y poursuivre sa vocation. En 1951, à l’âge de 39 ans, Giovanni demande à entrer comme frère laïc dans l’ordre des Frères Capucins de Sardaigne. Admis au noviciat du couvent de Sanluri, il reçoit l’habit des Capucins et prend le nom de frère Nazareno. Homme de prière, toujours prêt à accomplir les tâches les plus diverses avec humilité, mendiant, cuisinier, jardinier, il s’installe en 1986 dans une petite maison dans la campagne de Pula, où sera érigé quelques années plus tard le sanctuaire dédié à la Vierge Marie. C'est là que repose son corps depuis son décès en 1992, des suites d'un cancer.

  • Sainte Rita de Cascia, l'avocate des pauvres et de ceux qui n'ont rien (22 mai)

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    Du pape Jean-Paul II lors de l'audience du 20 mai 2000 (pèlerinage jubilaire des fidèles de sainte Rita de Cascia et des Chevaliers du Travail) (source) :

    ... Quel est le message que cette sainte nous transmet? Il s'agit d'un message qui transparaît de sa vie:  l'humilité et l'obéissance ont été la voie sur laquelle Rita a marché vers une assimilation toujours plus parfaite au Crucifié. Les stigmates qui brillent sur son front sont la preuve de l'authenticité de sa maturité chrétienne. Sur la Croix avec Jésus elle a, d'une certaine façon, obtenu le diplôme de cet amour, qu'elle avait déjà connu et exprimé de façon héroïque entre les murs de sa maison et en participant à l'histoire de sa ville.

    Suivant la spiritualité de saint Augustin, elle devint une disciple du Crucifié et "experte pour souffrir", elle apprit à comprendre les peines du coeur humain. Rita devint ainsi l'avocate des pauvres et de ceux qui n'ont rien, obtenant pour ceux qui l'ont invoquée dans les situations les plus disparates d'innombrables grâces de consolation et de réconfort.

    Rita de Cascia fut la première femme à être canonisée lors du grand Jubilé du début du XXème siècle, le 24 mai 1900. En décrétant sa Sainteté, mon prédécesseur Léon XIII observa qu'elle plut tant au Christ qu'il voulut la marquer du sceau de sa charité et de sa passion. Un tel privilège lui fut accordé en raison de son humilité singulière, de son détachement intérieur des passions terrestres et de l'admirable esprit de pénitence qui accompagnèrent chaque moment de sa vie (cf. Lett. apos. Umbria gloriosa sanctorum parens, Acta Leonis XX, pp. 152-53).

    J'ai plaisir aujourd'hui, cent ans après sa canonisation, à la reproposer comme signe d'espérance en particulier aux familles. Chères familles chrétiennes, en imitant son exemple, sachez vous aussi trouver dans l'adhésion au Christ la force de porter à terme votre mission au service de la civilisation de l'amour!

    Si nous demandons à sainte Rita quel est le secret de cette extraordinaire oeuvre de renouveau social et spirituel, elle nous répond:  la fidélité à l'amour crucifié. Rita, avec le Christ et comme le Christ, parvient à la Croix toujours et uniquement par amour. Alors, comme elle, nous tournons notre regard et notre coeur vers Jésus mort et ressuscité pour notre salut. C'est lui, notre Rédempteur, qui rend possible, comme il le fit pour cette chère sainte, la mission d'unité et de fidélité qui est propre à la famille, même dans les moments de crise et de difficultés. C'est encore lui qui rend concret l'engagement des chrétiens dans l'édification de la paix, en les aidant à surmonter les conflits et les tensions, malheureusement si fréquents dans la vie quotidienne.

    La sainte de Cascia appartient au grand groupe des femmes chrétiennes qui "ont eu une influence significative sur  la  vie  de  l'Eglise,  ainsi que sur celle de la société" (Mulieris dignitatem, n. 27). Rita a bien interprété le "génie féminin":  elle l'a vécu intensément, tant dans sa maternité physique que spirituelle.

    J'ai rappelé, à l'occasion du sixième centenaire de sa naissance, que sa leçon "se concentre sur ces éléments typiques de spiritualité: l'offre du pardon et l'acceptation de la souffrance, non pas en raison d'une forme de résignation passive [...], mais en vertu de cet amour envers le Christ qui, précisément lors de l'épisode du couronnement, a subi, en même temps que d'autres humiliations, une atroce parodie de sa royauté" (Insegnamenti, V/1 [1982], 874).


    Très chers frères et soeurs, la dévotion à sainte Rita dans le monde est symbolisée par la rose. Il faut espérer que la vie de tous ses fidèles soit également comme la rose cueillie dans le jardin de Roccaporena au cours de l'hiver qui précéda la mort de la sainte. C'est-à-dire qu'il s'agisse d'une vie soutenue par l'amour passionné pour le Seigneur Jésus; une existence capable de répondre à la souffrance et aux épines par le pardon et le don total de soi, pour diffuser partout le bon parfum du Christ (cf. 2 Co 2, 15), à travers l'annonce cohérente et vécue de l'Evangile. Chers fidèles et pèlerins, Rita redonne sa rose à chacun de vous:  en la recevant spirituellement engagez-vous à vivre comme les témoins d'une espérance qui ne déçoit pas, et comme des missionnaires de la vie qui vainc la mort.

    En relation : Sainte Rita de Cascia, celle qui espère contre toute espérance

  • Un nouveau film sur saint Maximilien Kolbe sort sur les écrans

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    D'Anne Van Merris sur zenit.org :

    Maximilien Kolbe (1894–1941) a donné sa vie pour qu'un père de famille vive © sajedistribution.com

    Maximilien Kolbe (1894–1941) a donné sa vie pour qu'un père de famille vive © Sajedistribution.com

    Un film sur saint Maximilien Kolbe sort au cinéma en France « Maximilien Kolbe, une vie donnée » sur les grands écrans

    20 mai 2026

    Ce 20 mai 2026, un nouveau film sur la vie de saint Maximilien Kolbe sort dans les salles de cinéma en France. Ce prêtre franciscain polonais est mort martyr dans les camps de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir offert volontairement sa vie pour sauver celle d’un père de famille condamné.

    Le film « Maximilien Kolbe, une vie donnée » est réalisé par l’américain Anthony D’Ambrosio et produit par la société Saje distribution. Il relate des dernières semaines de la vie du saint à Auschwitz dans le « bunker de la faim », où il a été enfermé avec neuf autres prisonniers. 

    L’approche de ce long-métrage est assez inédite, car la plupart des récits existants sur le P. Kolbe s’arrêtent avant cette période d’enfermement qui devait l’amener à la mort.

    © sajedistribution.com

    © sajedistribution.com

    Maximilien Kolbe est entré très jeune dans la vie religieuse et a poursuivi ses études à Rome, où il a fondé le mouvement marial « Milice de l’Immaculée ». Il s’est vite distingué par son dévouement spirituel et intellectuel, notamment à travers la création et la diffusion d’un journal catholique, qui a connu un essor considérable en Pologne. Il a également créé le monastère marial de Niepokalanów, l’un des plus grands d’Europe, puis a étendu sa mission au Japon où il a fondé une communauté.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, le P. Kolbe a aidé des réfugiés, y compris de nombreux juifs, avant d’être arrêté par les nazis. Déporté à Auschwitz, il s’est porté volontaire en 1941 pour mourir à la place d’un autre prisonnier, et a été enfermé dans le bunker de la faim. Après trois semaines sans nourriture et sans eau, le prêtre était encore en vie, alors que tous ses compagnons étaient morts. Mais le 14 août 1941, les soldats allemands lui ont injecté une dose létale de phénol. Les codétenus du P. Kolbe sont ainsi morts avec un chant et une prière sur les lèvres, après avoir été soutenus humainement et spirituellement par le prêtre franciscain. Jusqu’à leur dernier souffle, celui-ci les a réconfortés, a été leur confident, leur a donné l’absolution et leur a redonné l’espérance contre toute attente.

    « Aujourd’hui, alors que nous sommes plus isolés, enfermés dans nos propres prisons mentales et en quête d’espoir, l’histoire de saint Kolbe agit comme une lumière qui guide vers la paix et le ciel » a confié Anthony D’Ambrosio à l’occasion de la sortie de son film. « Il était guidé par une vision différente, tournée vers quelque chose de plus profond que le succès ou la victoire terrestre. C’est une fin qui dit que, quelle que soit l’obscurité, l’espoir demeure et l’amour finit toujours par triompher. Dans le monde d’aujourd’hui, je crois que c’est profondément porteur d’espoir ».

    Maximilien Kolbe rappelait lui-même que la sainteté ne consiste pas d’abord à accomplir des choses extraordinaires, mais à unir sa volonté à celle de Dieu. « Si je veux ce que Dieu veut, alors je serai un saint » avait-il dit, évoquant fréquemment l’abandon total à la volonté divine.

    Le P. Kolbe a été béatifié à Rome le 17 octobre 1971 par saint Paul VI et a été canonisé martyr de la foi en 1982 par saint Jean-Paul II. Il est pour le monde actuel un témoignage lumineux de don de soi, de foi et de courage.

    Un film sur saint Maximilien Kolbe sort au cinéma en France | ZENIT - Français

  • Vingt-cinq martyrs de la furie anticatholique au Mexique

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    Fêtés aujourd'hui : le P. Christophe Magallanes (1869-1927) et ses 24 compagnons, prêtres et laïcs, martyrs du Mexique; le P. Christophe a été béatifié en 1992.

    Au Mexique, dès 1913, un décret ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les congrégations religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des prêtres est rendu obligatoire. En 1924-1928, le général Plutarco Elias Calles, qui a juré de détruire la foi chrétienne, mène une politique anticléricale et provoque le soulèvement des "Cristeros" qui résistent (1926-1929). Ils affrontent les régiments du pouvoir, qui entrent à cheval dans les églises, profanent le Saint-Sacrement, et se déchaînent. Vingt-deux des martyrs dont on fait mémoire aujourd'hui étaient des prêtres diocésains, comme Christophe Magallanes, et trois d'entre eux étaient des jeunes de l'action catholique. L'un d'eux, Manuel Morales, âgé de 28 ans, était marié et père de trois petits enfants. Avant d'être fusillé, il s'exclama: "Je meurs, mais Dieu ne meurt pas, il aura soin de ma femme et de mes enfants". (source)

    Sur abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/, on approfondit le contexte historique :

    Après le régime autoritaire du général Porfirio Diaz (1876-1911) le Mexique entre dans une période d’instabilité politique, et même de guerre civile (1914-1917), marquée par un caractère anticlérical prononcé jusqu’à la veille de la 2e guerre mondiale. Ainsi dès 1913, un décret ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les congrégations religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des prêtres est rendu obligatoire. En visite au Vatican en 1915, l’archevêque de Guadalajara dit à Benoît XV : « Nous payons les fautes de nos pères – Les cruautés des conquistadores ? demande le pape. Et l’évêque de répondre : Moins ces cruautés que l’erreur d’avoir écarté les indigènes du sacerdoce ». On sait que les ‘Indios’ étaient déconsidérés. Quant au clergé alors en place, il n’est pas toujours à la hauteur. On lui reproche souvent d’être intéressé et dissolu. (Graham Green, dans son roman “La Puissance et la gloire”, dresse le portrait saisissant d’un prêtre à la fois trop humain et plein de foi.) En 1917, une Constitution anticléricale est votée. Elle est d’abord appliquée avec un certain pragmatisme par le général ‘indios’ Obregon, un anticlérical qui agit cependant avec prudence dans les régions où la foi est plus vive.

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  • Quand un évêque visite une « paroisse LGBTQ »

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    Du blog de Mgr Mutsaerts, évêque auxiliaire du diocèse de Bois-Le-Duc (NL) :

    Visiter une « paroisse LGBTQ »

    J'ai récemment célébré une messe de confirmation dans une paroisse de notre diocèse. Un drapeau arc-en-ciel flottait devant l'entrée de l'église. J'ai demandé à l'un des confirmands – nous étions dehors, prêts pour la procession – ce qu'il en pensait. Il n'y a pas prêté beaucoup d'attention, mais aurait préféré voir un drapeau du PSV (club de foot). C'est le genre de paroisse qui se dit inclusive , comme cela est devenu évident après la messe, autour d'un café. « Nous sommes une église LGBTQ+, une église arc-en-ciel. »

    Je pensais commencer par une question simple : que signifie concrètement être inclusif ? Au sens le plus courant, cela signifie n’exclure personne. Une noble aspiration, difficile à rejeter. Mais dès qu’on concrétise cet idéal, dès qu’on l’applique aux croyances, à la morale et aux visions du monde, un problème se pose : on ne peut pas tout embrasser sans aussi rejeter quelque chose.

    Une Église – qu’elle se nomme « Église arc-en-ciel » ou non – n’est par définition pas un bâtiment vide, mais une maison de convictions. Elle professe quelque chose. Elle enseigne quelque chose. Elle dit implicitement, et souvent aussi explicitement : ceci est vrai, et cela ne l’est pas. Dès que l’on fait cela – j’ai l’habitude de le faire –, une frontière se crée, aussi modérée et bienveillante que soit notre attitude.

    L’« Église inclusive » prétend souvent accueillir tout le monde, quels que soient les origines, l’identité ou les convictions. Cela semble noble, presque évangélique. Mais c’est là que le paradoxe s’installe : on accueille tout le monde – à condition qu’ils partagent certaines opinions sur l’identité, la sexualité et la vérité. Quiconque remet cela en question, quiconque s’exprime sur la morale ou l’anthropologie dans une perspective catholique traditionnelle, se rend vite compte que la porte n’est pas aussi grande ouverte qu’on le promettait.

    Ce n’est pas un péché propre aux « églises arc-en-ciel ». Même la paroisse catholique la plus orthodoxe fixe des limites. Là non plus, toutes les convictions ne sont pas les bienvenues. La différence réside toutefois dans l’honnêteté avec laquelle ces limites sont reconnues. L’Église traditionnelle dit : « Voici ce que nous croyons, et si vous le contestez, nous engagerons le dialogue avec vous, mais nous n’abandonnerons pas nos convictions. » L’Église inclusive dit autre chose : « Nous n’excluons personne », alors qu’elle exclut implicitement certaines convictions.  Une ouverture d’esprit, c’est bien, mais la question est : chez qui ou dans quoi tout le monde est-il le bienvenu ? C’est comme si une association disait que tout le monde est le bienvenu chez elle, mais sans qu’on sache vraiment de quel genre d’association il s’agit. L’inclusivité sans contenu est vide de sens.

    Le cœur du problème, c’est qu’aujourd’hui, le terme « inclusif » ne signifie souvent plus « tout le monde est le bienvenu », mais plutôt « tout le monde est le bienvenu à condition d’adhérer à nos principes moraux ». Ce n’est pas de l’inclusion, mais une nouvelle forme d’orthodoxie. Quiconque n’adhère pas à cette orthodoxie est considéré comme un hérétique et exclu. C’est ce qui m’est apparu clairement lors de cette discussion autour d’un café. Si l’on remet prudemment en question leur point de vue et que l’on souhaite réellement engager une discussion – non pas pour provoquer, mais simplement pour aborder la sexualité, la nature humaine, ce que signifie être un homme ou une femme, et ce genre de sujets. J’ai été immédiatement « censuré » parce que mon point de départ ne cadrait pas avec leur « religion arc-en-ciel ». L’inclusion ne s’avère pas être une porte ouverte, mais une porte d’entrée soigneusement gardée.

    La vraie question n’est pas : ces Églises sont-elles inclusives ou exclusives ? La vraie question est : quelle vérité osent-elles reconnaître, et quelles limites osent-elles admettre honnêtement ? Car une communauté qui nie ses limites ne devient pas plus ouverte, mais plus floue, et finalement moins accueillante, précisément pour ceux qui cherchent sincèrement.

    L'homme ne peut vivre sans limites, mais il ne peut pas non plus vivre sans miséricorde. Une Église qui sait préserver ces deux aspects – qui professe la vérité tout en gardant la porte ouverte au pécheur, à celui qui doute et même à celui qui conteste – sera peut-être moins à la mode, mais d'autant plus humaine. La véritable inclusivité ne commence pas par l’abolition des limites, mais par leur reconnaissance honnête et par la volonté – malgré ces limites – d’offrir quand même une place à table à l’autre. Cette paroisse n’était pas disposée à cela, comme on l’a vu par la suite. On avait expressément demandé à un garçon de se retirer et de ne plus participer à la préparation à la confirmation. La raison ? Il trouvait le Vendredi violet tout simplement « n'importe quoi ». Je l'ai formé ailleurs une semaine plus tard. Un garçon qui a des opinions et du caractère. Cela ne cadre apparemment pas avec cette paroisse tolérante, qui n'exclut personne, inclusive, large, ouverte, accessible, hospitalière, généreuse, accueillante, ouverte d'esprit, compréhensive et ouverte d'esprit.

    +Rob Mutsaerts

    le 29 avril 2026 

  • La formule gagnante d'un pèlerinage français en pleine expansion

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    D'Edward Pentin sur le NCR :

    La formule gagnante d'un pèlerinage français en pleine expansion

    Le pèlerinage au sanctuaire Sainte-Anne-d'Auray en Bretagne allie évangélisation, liturgie traditionnelle et patrimoine culturel pour attirer les nouvelles générations à la foi.

    En 2024, des pèlerins se rendront au sanctuaire Sainte-Anne en Bretagne via le Feiz e Breizh.
    Des pèlerins se rendent au sanctuaire Sainte-Anne en Bretagne en empruntant le Feiz e Breizh en 2024. (Photo : Courtoisie du Feiz e Breizh)

    Un pèlerinage en pleine expansion dans l'ouest de la France montre comment un nouveau mouvement catholique peut être fondé avec succès en se concentrant sur la mission, la tradition et le patrimoine. 

    Le pèlerinage Feiz e Breizh , qui signifie « Foi en Bretagne », a débuté en 2017, à l’initiative de quatre amis laïcs catholiques et avec le soutien de leur ordinaire local, l’évêque Raymond Centène de Vannes. 

    « Ils souhaitaient créer un événement unique qui rassemble les gens autour de l'essentiel : leur foi », explique Korantin Denis, l'actuel directeur du pèlerinage. « Leur objectif était donc de créer un pèlerinage familial ouvert à tous. »

    Le voyage de deux jours, couvrant 30 à 40 miles à la fin du mois de septembre, se termine au célèbre sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray, où la grand-mère de Jésus est apparue à Yvon Nicolazic au XVIIe siècle — la seule apparition de sainte Anne, patronne de la Bretagne, enregistrée et approuvée par l'Église. 

    « Le pèlerinage renforce la communauté et tisse des liens entre hommes et femmes partageant les mêmes racines », a déclaré Denis lors de la conférence traditionaliste Pax Liturgica au Vatican en octobre dernier. « Il s’agit du renoncement évangélique aux plaisirs de la vie. Nous privilégions l’amitié et le sacrifice, en nous dépouillant du superflu pour nous concentrer sur l’essentiel. » 

    Bien que moins important que des événements majeurs comme le pèlerinage de Chartres, qui attire environ 20 000 participants à la Pentecôte, Feiz e Breizh a connu une croissance rapide. Ouvert à tous, il a vu sa fréquentation passer de 120 pèlerins lors de sa première édition à environ 2 200 en 2025, ce qui en fait l'un des plus importants pèlerinages catholiques de Bretagne.

    Denis attribue cette croissance à un esprit de sacrifice partagé et à un effort collectif. « Cela conduit à la vertu de compassion, à la souffrance partagée avec autrui, qui se mue en une véritable charité fraternelle et en une miséricorde sincère », explique-t-il. « En définitive, le pèlerinage est un cheminement vers un but noble et transcendant. Durant ces deux jours, nous nous efforçons d'obtenir les grâces dont notre pays a besoin – des grâces pour notre société, nos familles et nous-mêmes – car la première vertu que nous recherchons par la prière est de préserver la foi. »

    Famille Feiz et Breizh
    Des familles avec de jeunes enfants participent. (Photo : Courtoisie de Feiz e Breizh)

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  • Chine : la répression ciblée contre les chrétiens

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    De la chaîne youtube du Monde :

    Il est environ 3 heures du matin, à Yayang, en Chine, quand des centaines d’agents de police en tenues anti-émeute donnent l’assaut contre une église et embarquent les fidèles. Leur tort : avoir refusé d’arborer le drapeau de la République populaire de Chine sur leur lieu de culte. Le Monde a authentifié des vidéos issues des réseaux sociaux chinois, collecté des témoignages et obtenu des images satellites inédites. Ces preuves racontent comment, en quatre jours, en décembre 2025, les autorités chinoises ont mis au pas les chrétiens de la ville de Yayang. Cette répression n’est qu’un exemple des campagnes menées par Pékin contre les chrétiens qui refusent de se soumettre à son autorité. Avec l’aide de plusieurs spécialistes du sujet, nous retraçons l’histoire de cette communauté dans le pays, et les raisons du durcissement de la politique du régime à son encontre.

    Voir : Six chrétiens arrêtés dans le Guizhou pour fraude et « organisation de mineurs »

  • On fête aujourd’hui saint Yves

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    saint-yves.jpgExtrait d’une notice de Hervé Marie Catta :

    « Yves Hélori de Kermartin est né au Minihy de Tréguier en 1253, sous le règne de Saint Louis. Il est mort là, à deux kilomètres de Tréguier , le 19 mai 1303. Ses parents, petits nobles bretons comme il y en avait tant, l'envoyèrent faire ses études à l'Université de Paris, d'abord en lettres, puis en droit. (…).

    C'est l'époque où l'Eglise, par son droit appelé " canonique " - les " canons " sont les règles de droit - influe beaucoup sur le droit et la procédure en adoucissant les coutumes d'origines barbares et féodales. Aussi beaucoup de plaideurs préfèrent s'adresser à ses tribunaux. Il faut donc de nouveaux juges bien instruits dans le nouveau droit et Yves Hélori est appelé par l'Archidiacre de Rennes, un assistant de l'Evêque alors, à tenir les fonctions de Juge d'Eglise autrement dit " Official ".

    (…) Yves accepte à Tréguier d'être ordonné prêtre et on lui confie la paroisse de Tredrez, plus tard celle de Louannec. Yves a été un modèle de prêtre avant d'être un modèle d'avocat et de juge. Ce qu'on sait, par le procès de canonisation, ce sont les transformations et conversions qu'il opérait par ses sermons , ses visites et ses entretiens avec les personnes. Il lui est arrivé de prêcher cinq fois le même jour à des endroits différents : Tredrez, Saint Michel en Grève, Trédarzec et Pleumeur. Ce qui veut dire qu'on aimait venir de partout entendre ce saint prêtre humble et dont la piété faisait aimer la piété. Il ne ménageait pas sa peine pour aller dire l'espérance de Dieu aux pauvres gens de la campagne bretonne. Il faisait tout le chemin à pied, jamais à cheval.(…).

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  • Saint Simon Stock et le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel

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    mignard-n-saint-simon-stock-232x300.jpgSaint Simon Stock est fêté aujourd'hui. Catholique.org propose la notice biographique qui suit (et qui est empruntée à Mgr Paul Guérin, édition 1863, p. 229-233 -- Bollandistes, Paris, éd. 1874, tome V, p. 582, ...avec les inconvénients d'un style hagiographique assez daté.)

    Anglais d’origine, saint Simon Stock naquit d’une très illustre famille du Kent dont son père était gouverneur. Lorsqu’elle le portait, sa mère le consacra à la Sainte Vierge. On le voyait souvent tressaillir entre les bras de sa mère lorqu’elle prononçait le doux nom de Marie. Pour apaiser ses cris et ses pleurs, il suffisait de lui présenter une image de la Vierge Marie. Il n’avait pas encore un an qu’on l’entendit plusieurs fois articuler distinctement la salutation angélique. Cette dévotion précoce ne peut provenir que d’un mouvement extraordinaire de l’Esprit-Saint.

    A douze ans, Simon se retira au désert dans le creux d’un arbre, d’où lui vint le surnom de Stock qui signifie "tronc", en langue anglaise. Sa nourriture consistait en herbes crues, quelques racines et pommes sauvages, un peu d’eau claire lui servait de breuvage.

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  • Une vie au service de Dieu, Vladimir Ghika (1873-1954) (16 mai)

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    On fête aujourd'hui une grande figure du catholicisme roumain, victime du communisme :

    source

    Une vie au service de Dieu, Vladimir Ghika (1873-1954)

    Vladimir Ghika est né le 25 décembre 1873, dans une famille régnante roumaine, à Constantinople, où son père représentait la Roumanie auprès de la Porte Ottomane. Sa mère est descendante d’une famille française. Il est baptisé et confirmé dans l’Eglise orthodoxe.

    Il arrive en 1878 en France, suit des études à Toulouse où il est licencié en droit, et ensuite à Paris où il intègre avec son frère l’Institut d’Études Politiques.

    Il souhaite devenir prêtre, et après des études à Rome, il obtient en 1898 une licence en philosophie et un doctorat en théologie. 

    En 1902, après de longues réflexions, il fait son entrée officielle dans l’Église catholique.

    Suite à une rencontre providentielle avec sœur Pucci, il introduit Les Filles de la Charité en Roumanie. Fidèle à la « théologie du besoin », qui sera la règle de sa vie, Vladimir va se vouer, avec une immense disponibilité pour les pauvres, les malades, les blessés, à diverses actions de charité.

    Pendant la Grande Guerre, on retrouve Vladimir Ghika à Rome ou Paris où il continue ses activités charitables dans les hôpitaux peuplés des blessés, victimes du tremblement de terre d’Avezzano en 1915, ou des tuberculeux de l’hospice de Rome. A Paris, il développe une importante activité diplomatique, il défend les intérêts de la France dans les milieux civils et ecclésiastiques, et œuvre au rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. Le 4 octobre 1921, la France lui accorda la Légion d’honneur.

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