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Témoignages

  • Le cardinal Ruini analyse les derniers pontificats : « François a peu tenu compte de la tradition »

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    D'InfoVaticana :

    Le cardinal Ruini analyse les derniers pontificats : « François a peu tenu compte de la tradition »

    À ses 95 ans, le cardinal Camillo Ruini ne parle pas comme un homme retraité, mais comme l’une des grandes consciences du catholicisme italien contemporain. Dans une longue interview accordée au journal italien Corriere della Sera, l’historique président de la Conférence épiscopale italienne —pendant seize ans— offre un bilan sur les derniers pontificats, la crise de la foi en Occident et l’avenir du christianisme.

    « C’était une décision erronée »

    La renonciation de Benoît XVI en 2013 a marqué un avant et un après dans l’histoire moderne du papauté. Ruini ne cache pas que ce geste l’a profondément affecté. Il assure que cela l’a pris « complètement par surprise » et qu’il l’a vécu avec tristesse.

    Et quand on lui demande s’il considère que c’était une erreur, il répond sans détour :

    « Je vous dis la vérité : c’était une décision erronée, du moins c’est ainsi que je le vois. »

    Cependant, le cardinal introduit une nuance importante : il reconnaît que Joseph Ratzinger connaissait mieux que quiconque sa situation physique et spirituelle, et il évite de juger sa conscience. Mais il insiste sur le fait que la décision ne l’a pas convaincu.

    Sur le profil du pape allemand, il trace un bilan équilibré. Il met en avant sa stature intellectuelle —« avant tout un grand théologien »—, mais admet que l’exercice du gouvernement n’était pas son point fort. C’est un jugement significatif venant de celui qui a participé au conclave de 2005 et qui a connu de première main le climat interne de l’Église après la mort de Jean-Paul II.

    Un changement brusque et en tension avec la tradition

    L’analyse du pontificat de François est plus complexe et révèle l’inconfort d’une génération ecclésiale face au virage pastoral des dernières années.

    Ruini reconnaît que le changement introduit par le pape argentin a été « trop grand et trop soudain ». Il ne parle pas de rupture, mais de difficulté personnelle face à une transformation accélérée.

    « Il me semble un bilan complexe, avec des aspects très positifs et d’autres beaucoup moins. Il est trop tôt pour dire lesquels prévaudront. »

    Parmi les aspects positifs, il mentionne la valeur personnelle du pape : « Son grand courage ». Mais « il n’a pas tenu suffisamment compte de la tradition ».

    Ce n’est pas une accusation mineure. Pour Ruini, la tradition n’est pas un élément ornemental, mais la structure même de la continuité ecclésiale. Et il ajoute que « ce n’est pas par hasard qu’il a peut-être été plus aimé par les non-croyants que par les croyants ».

    La référence indiscutable

    S’il y a une figure qui émerge avec netteté dans l’interview, c’est celle de Jean-Paul II. Ruini ne doute pas à l’indiquer comme le plus grand pape de la période qu’il a vécue.

    « Pour moi, le plus grand est Jean-Paul II. »

    La raison est double : spirituelle et géopolitique. Wojtyła a été, selon les mots de Ruini, un « véritable leader mondial ». Il a su affronter le communisme sans ambiguïté et a compris que la sécularisation n’était pas un destin inévitable, mais un défi qui exigeait une nouvelle évangélisation.

    Ruini se souvient que, dans les années quatre-vingt, certains secteurs ecclésiaux considéraient que le monde était déjà définitivement sécularisé. Jean-Paul II pensait le contraire. Et Ruini s’est aligné avec lui.

    Concile oui, post-concile non

    Le cardinal rejette la lecture simpliste qui identifie le Concile Vatican II avec la crise postérieure. Pour lui, le problème n’a pas été le Concile, mais la période qui a suivi.

    Après la clôture conciliaire, explique-t-il, on en est venu à remettre en question même des vérités centrales comme la divinité du Christ ou des aspects fondamentaux de la morale catholique. Face à cette dérive, il affirme avoir réagi avec fermeté.

    Il ne se définit pas comme traditionaliste au sens nostalgique. Il ne défend pas non plus un retour à la liturgie en latin, car il considère essentiel que les fidèles comprennent la langue dans laquelle on célèbre. Mais il redéfinit avec précision le concept qu’il considère décisif :

    « Tradition ne signifie pas revenir en arrière. ‘Tradere’ signifie transmettre. Tradition est la continuité de l’Église. »

    Crise de la foi et perte de repères moraux

    Ruini n’édulcore pas le diagnostic : en Occident, la crise de la foi est « incontestable ». Les églises vides et les séminaires avec de rares vocations ne sont pas, pour lui, de simples phénomènes sociologiques, mais des signes d’une transformation culturelle profonde.

    Il reconnaît qu’aujourd’hui on parle moins qu’avant des soi-disant valeurs non négociables —la défense de la vie, l’indissolubilité du mariage, la morale sexuelle—, mais il avertit que l’Église ne peut y renoncer :

    « Nous ne pouvons pas cesser de parler de ces valeurs. Elles font partie du contenu de notre foi. »

    La réponse principale, insiste-t-il, n’est ni tactique ni politique, mais spirituelle : prière, conversion et nouvelle évangélisation.

    Le jugement, l’enfer et le réalisme chrétien

    Dans la partie finale de l’interview, Ruini confesse avoir peur de la mort, surtout à cause du jugement de Dieu, bien que cette inquiétude soit atténuée par la confiance en la miséricorde divine.

    Il ne croit pas, en revanche, que l’enfer soit vide :

    « Je ne le crois pas. Je crains que l’enfer ne soit absolument pas vide. »

    Devant la question de savoir si le Fils de l’Homme trouvera la foi sur terre quand il reviendra, il répond sobrement :

    « Hélas, ce n’est pas certain. »

    Et pourtant, sa conclusion n’est pas désespérée. À long terme, il se déclare optimiste. La raison n’est pas sociologique, mais théologique :

    « Dans l’origine du christianisme, il n’y a pas seulement l’homme. Il y a Dieu. »

    À 95 ans, Ruini n’offre ni recettes ni consignes, mais mémoire historique, conscience doctrinale et la conviction que l’Église ne perdure que lorsqu’elle transmet —sans amputations ni ambiguïtés— ce qu’elle a reçu.

  • Noël Pinot (21 février) : un martyr de la Révolution française

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    Bienheureux Noël Pinot
    Prêtre et martyr
    (1747-1794)

            Né à Angers, seizième enfant d'une famille très croyante, Noël devint prêtre en 1771. Il en est l'archétype dans la campagne du Louroux où il officia.

            Comme de nombreux saints prêtres, il refusa de prêter serment à la Constitution de 1789, rappelant que ses pouvoirs spirituels ne lui viennent que de Dieu et non d'une loi civile. Il fut arrêté dans la nuit du 8 février alors qu'il s'apprêtait à célébrer clandestinement la messe.

            Condamné à mort, il fut guillotiné le 21 février 1794, encore vêtu de ses ornements de messe. Il a été béatifié par Pie XI le 31 octobre 1926.

    source : Evangile au Quotidien

    Saint of the Day – 21 February – Blessed Noel Pinot (1747-1794) Priest and  Martyr – AnaStpaul

    et du blog du Mesnil-Marie :

    ... C’était un prêtre angevin, né en 1747, qui était curé de la paroisse du Louroux-Béconnais lorsqu’éclata la grande révolution. (voir aussi ici, et ici)

    Ayant repoussé le serment constitutionnel, il refusa de s’exiler et continua son ministère clandestinement, jusqu’à ce que – vendu par un paroissien – il soit pris par les révolutionnaires, dans la nuit du 8 février 1794, au moment même où il s’apprêtait à célébrer la Sainte Messe dans une grange.
    Il fut conduit à Angers et comparut devant le tribunal révolutionnaire, qui – personne ne s’en étonnera ! – le condamna à la peine capitale.

       Son exécution eut lieu le 21 février 1794.
    Par dérision, les révolutionnaires voulurent le revêtir des ornements sacerdotaux avec lesquels il avait été capturé.
    En gravissant les marches de l’échafaud, l’abbé Noël Pinot commença la récitation des prières au bas de l’autel : « Introibo ad altare Dei… »

       La volonté sacrilège des révolutionnaires tournait court pour céder la place au sublime : comme il arrive bien souvent, « le diable porte pierre » (ainsi que le disent les hommes) c’est-à-dire qu’un acte malveillant peut avoir des rebondissements totalement opposés à ce que ses instigateurs avaient prévu.
    En l’occurrence, l’exécution de l’abbé Noël Pinot fut une glorification du sacerdoce catholique et manifesta, avec un réalisme saisissant, à quel point le prêtre à l’autel est identifié à Notre-Seigneur, qui agit en lui et par lui dans la célébration des sacrements.

       Le martyre du Bienheureux Noël Pinot s’inscrivait dans la continuité logique d’un sacerdoce perpétué dans l’Eglise pour actualiser et renouveler, à travers toutes les générations et jusqu’à la consommation des siècles, le Saint Sacrifice rédempteur. Cela réalisait magnifiquement la parole de Saint Paul : « Je vous en conjure donc, frères, par la miséricorde de Dieu : offrez vos corps en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu ; ce sera pour vous le culte véritable » (Rom. XII,1).

  • A 31 ans, il renonce à l'euthanasie grâce à la réussite d’un traitement

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Belgique : à 31 ans, il renonce à l'euthanasie grâce à la réussite d’un traitement

    15 février 2026

    Antoine Peters, un Belge de 31 ans victime d’addictions et souffrant d’une profonde dépression, souhaitait recourir à l’euthanasie. Il y a finalement renoncé grâce à un traitement « de la dernière chance » (cf. Stimulation cérébrale profonde : trois Espagnols renoncent à l’euthanasie).

    Un traitement risqué

    C’est en octobre 2025, alors qu’il vient de publier son premier livre autobiographique, Trop tard pour l’innocence, qu’il révèle avoir introduit une demande d’euthanasie. Antoine a subi de la sismothérapie, c’est-à-dire un traitement par électrochocs dirigés vers le cerveau, sous anesthésie générale. Sans succès. Il doit alors subir une sismothérapie bilatérale : « C’est quelque chose qu’on ne fait quasi jamais, parce que le risque de séquelles est grand. Et l’intensité des décharges est deux fois plus forte. C’est vraiment très éprouvant » explique-t-il. Mais après la deuxième séance : « Tout a changé ».

    A la suite de ce traitement, Antoine Peters témoigne ne plus avoir d’idées noires, de mélancolie ou d’envie de consommer. Il explique ressentir à nouveau certaines émotions : « J’ai pleuré alors que ça m’était plus arrivé depuis mes 18 ans. C’est comme si j’évacuais la douleur encaissée ces dernières années », explique-t-il. « Mon esprit est beaucoup plus apaisé. »

    « Il faut vraiment sensibiliser sur la dépression »

    Antoine décide alors de se remettre à écrire, un deuxième livre intitulé Refaire battre les ruines. Il est également allé témoigner dans son ancienne école et exprime son souhait de faire de la pair-aidance, c’est-à-dire de partager son parcours avec des personnes qui traversent les mêmes difficultés.

    « Il faut vraiment sensibiliser sur la dépression et la détection de certains signaux d’alarme, interpelle-t-il. Ces derniers sont souvent négligés. »

    Source de la synthèse de presse : L’avenir, Julie Wolff (10/02/2026)

  • Fin de vie, euthanasie... Un infirmier belge alerte

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    Du site youtube du Figaro :

    En Belgique, la loi légalisant l’euthanasie, en vigueur depuis 2002, a profondément estompé la frontière entre les soins palliatifs et l’euthanasie. Trufin, infirmier en soins palliatifs, qui n’a jamais souhaité participer à des protocoles léthaux, l’a constaté à ses dépens, essoré par les critiques de certains de ses supérieurs et de ses collègues. Selon lui, la liberté de conscience, bien que garantie dans la loi, est très fragile dans les faits, au point que certains médecins finissent par y renoncer. Il regrette également que la légalisation de l’euthanasie ne se soit jamais accompagnée des moyens suffisants pour que les soins palliatifs profitent à tous, et met en garde la France contre un scénario similaire. L’infirmier, désormais en phase avec la philosophie de l’établissement qui l’emploie, livre un plaidoyer pour l’accompagnement humain, jusqu’aux derniers moments.

  • Les défaillances dramatiques de l'Etat nigérian

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    De sur le Catholic World Report :

    Les enlèvements d'hommes d'église sont un fléau au Nigeria, tandis que des religieux déclarent le pays « État failli ».

    Une campagne de violence dévastatrice qui dure depuis 15 ans a fait 185 000 morts au Nigéria, selon un rapport de la Société internationale pour les libertés civiles et l'État de droit (Intersociety).

    Une vague de terreur s'est abattue sur le centre du Nigeria, marquée par une série d'enlèvements et de meurtres d'une violence inouïe. Le dernier incident en date remonte au 6 février, lorsque des hommes armés ont enlevé neuf adolescents, fidèles de l'église catholique Saint-Jean-de-la-Croix, dans le district d'Utonkon, lors d'une veillée de prière.

    « Notre communauté est en deuil », a déclaré John Okpali, un habitant, à News Central. « Ces enfants étaient désarmés, ils étaient vulnérables… Leurs familles souffrent, toute la communauté est en deuil. »

    Il s'agissait de la deuxième église visée en deux jours. Juste avant l'aube du 5 février, des terroristes présumés ont pris d'assaut la paroisse de la Sainte-Trinité, dans le diocèse catholique de Kafanchan, et ont enlevé le curé, le père Nathaniel Asuwaye, ainsi que dix autres personnes.

    L’évêque Michael Ekwoyi Apochi du diocèse catholique d’Otukpo a condamné l’attaque du 6 février, la qualifiant de « profondément triste et regrettable », et a appelé à prier pour la libération saine et sauve des otages. Il a souligné que de tels actes de violence ne sont pas isolés dans la région, rappelant qu’au moins sept chrétiens avaient été enlevés dans la même localité en décembre.

    « C’est quelque chose dont nous sommes témoins tous les jours », a-t-il déclaré.

    Climat d'insécurité croissant

    Ces attaques soulignent le climat d'insécurité croissant qui règne dans ce pays d'Afrique de l'Ouest. Une semaine auparavant, près de 200 personnes avaient été massacrées dans l'État de Kwara – un incident que le président Bola Tinubu a qualifié de « lâche et barbare », précisant que les hommes armés avaient pris pour cible des villageois qui refusaient d'imposer un régime autoritaire. Par ailleurs, les ravisseurs des neuf adolescents exigeraient une rançon de 30 millions de nairas (environ 22 000 dollars).

    « Il est louable que les membres de la communauté, même musulmans, aient refusé d’être enrôlés de force dans une croyance qui prône la violence plutôt que la paix », a déclaré le président dans un communiqué.

    La vague d'enlèvements et de meurtres est tellement alarmante que les religieux et chefs religieux nigérians n'ont pas hésité à exprimer leur mécontentement, déclarant à CWR que la recrudescence des enlèvements visant les chrétiens et les prêtres reflète un « État défaillant et en voie de défaillance » incapable de protéger ses citoyens.

    « L’enlèvement de prêtres est le reflet de l’incapacité de l’État nigérian à protéger ses citoyens », a déclaré le père Stan Chu Ilo dans une interview exclusive accordée à CWR.

    Le prêtre catholique nigérian du diocèse d'Awgu et professeur de recherche principal au Centre pour le catholicisme mondial et la théologie interculturelle de l'université DePaul a noté que les dernières attaques sont également « une indication que les agents pastoraux sont ciblés au Nigéria par ces groupes [terroristes], soit pour faire une déclaration [que nous sommes toujours là et que nous pouvons toujours vous faire du mal], soit pour renforcer le discours que beaucoup d'entre nous ont fini par adopter et qui nous inquiète, selon lequel les prêtres, les agents pastoraux, sont des cibles d'attaques délibérées de la part de ces islamistes radicaux », a-t-il déclaré à CWR.

    « Que ces cibles soient choisies au hasard ou non, les prêtres, les agents pastoraux et les chrétiens en général sont visés au Nigéria », a-t-il ajouté.

    La révérende sœur Cecilia Ojetunde, membre des Sœurs Franciscaines de l'Immaculée Conception, Ilesa, État d'Osun, dans l'ouest du Nigéria, a exprimé des sentiments similaires, déclarant à CWR que « des personnes sont enlevées comme des marchandises en échange d'argent ».

    « La plupart de ces ravisseurs en ont fait un commerce », a-t-elle déclaré.

    Les attaques contre les chrétiens constituent un problème national plus vaste.

    Une campagne de violence dévastatrice qui dure depuis 15 ans a fait 185 000 morts au Nigéria, selon un rapport de la Société internationale pour les libertés civiles et l'État de droit (Intersociety).

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  • Qui sera béatifié en 2026 ?

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    De Luke Coppen sur The Pillar :

    Qui sera béatifié en 2026 ?

    En 2026, cinq cérémonies de béatification sont déjà confirmées, et sept autres sont considérées comme imminentes.

    Le nombre moyen de bienheureux varie considérablement d'une année à l'autre, une seule cérémonie de béatification pouvant aboutir à la béatification d'un seul nouveau bienheureux à plusieurs centaines. Le pape Benoît XVI, par exemple, a béatifié 498 martyrs de la guerre civile espagnole en 2007.

    Treize cérémonies de béatification ont eu lieu en 2025 : une sous le pontificat du pape François et douze sous celui de son successeur, le pape Léon XIV. Il est trop tôt pour dire si le nombre de béatifications augmentera ou diminuera sous le pontificat du pape né aux États-Unis. Il est fort probable qu’il reste sensiblement le même, avec peut-être une légère hausse du nombre de bienheureux américains.

    En 2026, cinq cérémonies de béatification sont déjà confirmées, et sept autres sont considérées comme imminentes.



    béatifications confirmées

    La première cérémonie de 2026 a eu lieu samedi dernier. Le cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les causes des saints, a présidé la béatification, le 7 février, du prêtre espagnol du XIXe siècle Salvador Valera Parra .

    Valera a été surnommé « le Curé d'Ars espagnol » car, bien qu'étant un élève peu brillant, il a néanmoins eu un impact profond sur ses paroissiens grâce à son dévouement au travail pastoral, notamment au confessionnal.

    Les prochaines béatifications sont prévues le 6 juin. Semeraro présidera la béatification de Jan Świerc et de huit compagnons à Cracovie, en Pologne. Les neuf membres de l'ordre salésien ont été assassinés dans les camps de concentration nazis d'Auschwitz et de Dachau en 1941 et 1942.

    Le 6 juin également, le cardinal Michael Czerny, préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral, béatifiera les prêtres tchèques Jan Bula et Václav Drbol , exécutés sous le régime communiste du pays au début des années 1950.

    Un mois plus tard, le cardinal Luis Antonio Tagle, propréfet de la Section pour la Première Évangélisation et les Nouvelles Églises Particulières du Dicastère pour l'Évangélisation, présidera la béatification du prêtre vietnamien Francis Xavier Truong Buu Diep . Ce dernier, homme travailleur qui a fondé des paroisses au Cambodge et au Vietnam, a été tué par des déserteurs de l'armée japonaise en 1946.

    La cinquième béatification confirmée aura lieu le 27 septembre à Bologne, en Italie. Semeraro béatifiera les prêtres Elia Comini Ubaldo Marchioni et Nicola Capelli , exécutés par les nazis en 1944.

    béatifications attendues

    Plusieurs autres causes ont atteint le stade de la béatification. Cependant, elles ne figurent pas encore sur la page du Dicastère pour les causes de béatification des saints , avec une date et un lieu confirmés.

    Le 27 janvier 2025, le pape François a reconnu le martyre de Pedro de Corpa et de quatre de ses compagnons, communément appelés les martyrs de Géorgie . Ces frères franciscains ont été tués en 1597, dans l'actuel État américain de Géorgie, en signe d'odium fidei (haine de la foi). Certaines sources indiquent qu'ils pourraient être béatifiés en octobre.

    Dans l'un de ses derniers actes officiels, le 14 avril 2025, le pape François a reconnu le martyre du prêtre italien Nazareno Lanciotti . Missionnaire au Brésil, Lanciotti a été tué dans l'État du Mato Grosso en 2001. Sa béatification aura vraisemblablement lieu au Brésil.

    Le 18 décembre 2025, le pape Léon XIV a reconnu un miracle attribué à l'intercession de l'homme d'affaires argentin du XXe siècle Enrique Ernesto Shaw , ouvrant la voie à sa béatification, probablement à Buenos Aires.

    Le même jour, Léon XIV a également reconnu le martyre du séminariste Ignacio Aláez Vaquero et de 10 compagnons , tués en odium fidei dans la province de Madrid pendant la guerre civile espagnole.

    Le 22 janvier 2026, le pape Léon XIII a reconnu un miracle attribué à l'intercession d' Angela Caterina Isacchi , la fondatrice italienne de la Congrégation des Ursulines du Sacré-Cœur de Jésus d'Asola, réputée pour son travail pastoral et éducatif.

    Le même jour, le pape a reconnu le prêtre franciscain du XXe siècle, Augusto Rafael Ramírez Monasterio, comme martyr. « Fray Augusto » a été torturé par l’armée guatémaltèque, apparemment pour avoir refusé de rompre le secret de la confession, et tué aux abords de la ville de Guatemala en 1983.

    Enfin, l'évêque de Peoria, Louis Tylka, a annoncé le 9 février 2026 que le Vatican avait approuvé la béatification de l'archevêque Fulton Sheen, pionnier du télévangélisme. La messe de béatification de Sheen devrait avoir lieu fin septembre ou début octobre.

  • Foi et raison réconciliées : Michael Ray Lewis, un ancien athée, explore la création

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    De Dante Alba sur zenit.org :

    Foi et raison réconciliées : un ancien athée explore la création

    Dans Universe Designed, Michael Ray Lewis mêle science et foi pour partager son parcours du scepticisme à la conviction chrétienne

    12 février 2026

    Frustré de ne pas pouvoir « réfuter » les croyances chrétiennes comme il l’avait prévu, il a commencé à mener ses propres recherches sur les preuves présentées par les théologiens et les scientifiques chrétiens. Un moment décisif a été sa découverte d’une conférence de l’astrophysicien Hugh Ross qui abordait la création d’un point de vue conciliant science et foi.

    Michael Ray Lewis, producteur, éditeur et cinéaste américain, s’est imposé comme une voix influente à la croisée de la science, de la philosophie et de la foi avec la sortie de son dernier documentaire, Universe Designed. Au-delà de sa qualité cinématographique, ce documentaire témoigne d’une profonde transformation personnelle qui l’a conduit à passer du scepticisme athée à la conviction que l’univers témoigne de l’existence d’un concepteur intelligent.

    Lewis, directeur et fondateur de la société de production Turtle Moon Films, n’a pas toujours eu cette approche. Élevé sans foi religieuse significative, il a vécu jusqu’à l’âge de 26 ans convaincu que la science et la logique suffisaient à expliquer la réalité et que la croyance en Dieu était inutile ou irrationnelle.

    Son scepticisme était, selon ses propres termes, « agressif », remettant en question ceux qui croyaient sans vraiment prendre le temps d’examiner leurs arguments. Le tournant dans la vie de Lewis s’est produit chez lui, plus précisément dans son mariage. C’est sa femme qui a d’abord senti que Jésus l’appelait à revenir à la foi, ce qui a conduit Lewis à l’accompagner à l’église plus par soutien conjugal que par conviction spirituelle.

    Cependant, ce qui semblait au départ être une routine familiale s’est transformée en une impulsion à approfondir des questions qu’il avait auparavant écartées.  Frustré de ne pas pouvoir « réfuter » les croyances chrétiennes comme il l’avait prévu, il a commencé à enquêter par lui-même sur les preuves présentées par les théologiens et les scientifiques chrétiens. Un moment décisif a été sa découverte d’une conférence de l’astrophysicien Hugh Ross qui abordait la création d’un point de vue conciliant science et foi. Cette vidéo a déclenché des années d’études en cosmologie, biologie, histoire et philosophie, jusqu’à ce que Lewis conclue finalement que la foi chrétienne offrait des explications plus solides et satisfaisantes que son ancien naturalisme.

    Après trois ans de recherches intensives, Lewis a pris la décision de donner sa vie au Christ à l’âge de 29 ans, en 2016. Depuis lors, il a consacré sa carrière à partager des preuves qui, selon lui, aident tant les croyants que les sceptiques à envisager la plausibilité d’un univers conçu, au-delà des simples dogmes religieux.

    Foi et raison réconciliées : un ancien athée explore la création | ZENIT - Français

  • Turquie : comment l'urbanisme est utilisé pour saper les institutions chrétiennes

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    De Bryan Lawrence Gonsalves pour EWTN News (CWR) :

    Comment l'urbanisme est utilisé pour saper les institutions chrétiennes en Turquie

    Selon un nouveau rapport documentant les restrictions en vigueur dans plusieurs villes, les autorités utilisent les lois de zonage et les règlements d'urbanisme pour empêcher la construction d'institutions chrétiennes.

    Selon ce nouveau rapport, l'urbanisme est devenu un outil primordial pour restreindre les institutions chrétiennes en Turquie, les autorités utilisant les réglementations de zonage, les codes du bâtiment et les procédures administratives pour empêcher la construction d'églises et limiter les communautés religieuses.

    L'étude de 88 pages, publiée par la Fondation Ayhan Şahenk en décembre 2024, documente comment les municipalités turques utilisent les plans d'aménagement urbain pour désavantager systématiquement les institutions chrétiennes à travers le pays. Le rapport examine des cas à Istanbul, Ankara, Izmir et dans d'autres grandes villes où des décisions de zonage ont bloqué ou fortement restreint la présence chrétienne.

    « L’urbanisme est instrumentalisé comme une forme de persécution insidieuse », a déclaré Laki Vingas, défenseur des droits des minorités et ancien représentant de fondations orthodoxes grecques en Turquie, qui a contribué au rapport. « Ce que l’on ne peut obtenir par l’interdiction directe, on l’obtient par l’obstruction procédurale. »

    Le rapport met en lumière plusieurs mécanismes par lesquels la réglementation urbanistique désavantage les communautés chrétiennes. Dans le quartier de Beyoğlu à Istanbul, siège du Patriarcat œcuménique historique de Constantinople, des modifications répétées du zonage ont empêché les institutions arméniennes catholiques et grecques orthodoxes de mener à bien des projets d'entretien et d'agrandissement. Des propriétés appartenant depuis des décennies à des fondations minoritaires ont été reclassées de telle sorte que leur usage religieux actuel ne soit plus conforme aux nouvelles catégories d'utilisation des sols.

    Dans un cas documenté, l'église catholique arménienne de l'Assomption de Samatya, à Istanbul, a sollicité en 2018 l'autorisation d'effectuer des travaux de rénovation. Sa demande a été rejetée au motif que le bâtiment, construit en 1902, n'était pas conforme au zonage en vigueur dans le secteur, bien que l'église occupe les lieux depuis plus d'un siècle. Les autorités municipales ont suggéré à la communauté de renouveler sa demande si elle changeait la destination du bâtiment pour un usage non religieux.

    Des schémas similaires se dessinent à Ankara, où les communautés chaldéennes catholiques et syriaques orthodoxes se voient refuser à plusieurs reprises des permis de construire. Les demandes déposées par la communauté chaldéenne catholique du quartier de Çankaya à Ankara en 2015, 2017 et 2019 ont toutes été rejetées pour des raisons techniques liées aux restrictions de hauteur des bâtiments, aux marges de recul et aux ratios de stationnement, des règles que le rapport juge appliquées de manière sélective à l'encontre des minorités religieuses.

    « Les réglementations elles-mêmes peuvent sembler neutres », a déclaré Turgut Tatlılıoğlu, expert en urbanisme et co-auteur de l’étude. « Mais lorsqu’on examine leur application, on constate une discrimination manifeste. Les églises sont soumises à des normes qui ne s’appliquent pas aux mosquées ni aux bâtiments commerciaux situés dans les mêmes zones. »

    Le rapport note que si la loi turque autorise techniquement la construction de lieux de culte chrétiens, aucun nouvel édifice religieux n'a reçu l'approbation finale et n'a été achevé en Turquie depuis les années 1960. Les communautés protestantes, qui ont connu une croissance significative en Turquie au cours des deux dernières décennies, sont confrontées à des difficultés particulières car elles ne disposent pas de bâtiments historiques ni du statut de fondation.

    La rive asiatique d'Istanbul offre un autre exemple. La révision de 2023 du plan d'urbanisme du quartier de Kadıköy par la municipalité métropolitaine d'Istanbul a reclassé plusieurs parcelles appartenant à des fondations orthodoxes grecques et apostoliques arméniennes. Des propriétés initialement classées en zone « religieuse et éducative » ont été requalifiées en zones « résidentielle » ou « commerciale », empêchant de fait leur utilisation à des fins religieuses et ouvrant potentiellement la voie à une expropriation ultérieure si les communautés ne peuvent justifier d'un usage conforme.

    Le rapport de la Fondation Ayhan Şahenk documente également des retards administratifs qui équivalent de facto à des refus. La communauté syriaque orthodoxe de Mardin a déposé une demande de construction d'une nouvelle église en 2012. Après douze années d'examen administratif, de multiples demandes de documents complémentaires et plusieurs modifications apportées pour répondre à des objections techniques, la demande reste en suspens, sans aucune indication quant à une éventuelle résolution.

    Vingas a souligné le contraste avec la construction de mosquées, où les demandes sont généralement approuvées en quelques mois et bénéficient de procédures simplifiées. « L’État facilite activement la construction de mosquées par le biais de la Diyanet », a-t-il déclaré, en référence à la Direction des affaires religieuses de Turquie. « Les communautés chrétiennes vivent une expérience inverse : un véritable labyrinthe bureaucratique conçu pour épuiser leurs ressources et leur patience. »

    Le rapport formule plusieurs recommandations, notamment l'établissement de procédures transparentes et égales pour toutes les communautés religieuses, la fin de l'application sélective des réglementations d'urbanisme et la création d'un mécanisme d'examen indépendant pour les cas où des institutions religieuses sont confrontées à des restrictions de zonage.

    La Constitution turque garantit la liberté de religion et le pays est signataire de la Convention européenne des droits de l'homme. Toutefois, le rapport souligne que des pratiques administratives sapent systématiquement ces protections par le biais de mécanismes difficiles à contester juridiquement, car ils apparaissent, en apparence, comme de simples décisions d'aménagement neutres.

    Le Patriarcat œcuménique, dont le siège se trouve à Istanbul depuis 1 700 ans, a maintes fois fait part de ses préoccupations concernant ces restrictions auprès des autorités turques et des organisations internationales. Malgré son importance mondiale pour la chrétienté orthodoxe, le patriarcat est confronté à d’importantes limitations de ses droits de propriété et de sa capacité à former des membres du clergé en Turquie.

    Les communautés chrétiennes de Turquie ont connu un déclin dramatique au cours du siècle dernier. Alors qu'en 1914, les chrétiens représentaient environ 20 % de la population anatolienne de l'Empire ottoman, ils constituent aujourd'hui moins de 0,2 % des 85 millions d'habitants de la Turquie. Le rapport suggère que des pratiques d'aménagement discriminatoires contribuent à ce déclin continu en rendant de plus en plus difficile pour ces communautés le maintien de leur présence institutionnelle.

    Les représentants du ministère turc de l'Intérieur et de la municipalité métropolitaine d'Istanbul n'ont pas répondu aux demandes de commentaires concernant les conclusions du rapport.

  • Martyrisés pour avoir défendu le dimanche

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    Sans nous réunir en assemblée le dimanche, nous ne pouvons pas vivre
    (Zenit.org - Anita BourdinL'héritage des martyrs d'Abitène

    Le martyrologe romain fait mémoire, le 12 février, des saints martyrs d’Abitène, saint Saturnin et ses compagnons, 31 hommes et 18 femmes, martyrs pour avoir défendu le dimanche. Le pape Benoit XVI a ainsi résumé leur message: "Sans nous réunir en assemblée le dimanche pour célébrer l'Eucharistie, nous ne pouvons pas vivre." "Sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre", disait en effet le prêtre Saturnin, d'Abitène, sur les bords de la Mjerda, en Tunisie, près de Carthage, tué en haine de la foi, en 304, sous l'empereur romain Dioclétien.

    Ils furent arrêtés par les magistrats de la colonie et les soldats de garde dans la maison d'un particulier où ils célébraient le Jour du Seigneur et l'Eucharistie, malgré l'interdiction du prince. Ils ont ensuite été conduits à Carthage et interrogés par le proconsul. Ils se proclamèrent tous chrétiens, même sous la torture, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient pas suspendre l'assemblée dominicale. Parmi eux se trouvaient des jeunes: Félix le jeune, fils de Saturnius, son frère Saturnius le Jeune, Marie, jeune consacrée, le petit Hilarius, une jeune femme, Victoria, que son frère, Fortianus, païen, voulait sauver malgré elle. Ils sont restés jusqu'au bout incroyablement solidaires.

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  • Le physicien italien Antonino Zichichi, figure clé du dialogue avec la science de Jean-Paul II, est décédé à 96 ans.

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    D'Edward Pentin sur le NCR :

    Le physicien italien Antonino Zichichi, figure clé du Dialogue avec la science de Jean-Paul II, est décédé à 96 ans.

    Dans des paroles prophétiques pour l'ère actuelle de l'IA, en 2014, il exhortait l'Église et le monde politique à se souvenir que les êtres humains peuvent périr en faisant un mauvais usage de la technologie, mais jamais en découvrant la vérité — un écho de la confiance de Jean-Paul II dans la compatibilité de la science authentique et de l'espérance chrétienne.

    Antonino « Nino » Zichichi, décédé à l'âge de 96 ans, était non seulement l'un des physiciens expérimentaux les plus éminents d'Italie, mais aussi l'un des interlocuteurs les plus respectés du Saint-Siège dans le dialogue exigeant entre science et foi. 

    Pendant de nombreuses décennies, et particulièrement durant le pontificat du pape saint Jean-Paul II, il a aidé le Vatican à s'adresser avec crédibilité au monde scientifique, démontrant que la rigueur de la physique et la force de la foi catholique peuvent s'éclairer mutuellement.  

    Parallèlement, il n'hésitait pas à critiquer des théories telles que l'évolution darwinienne et le changement climatique anthropique, qu'il jugeait dépourvues de rigueur scientifique.

    Dans un hommage publié en ligne, la Première ministre italienne Giorgia Meloni l'a qualifié de « géant de notre temps » qui « a toujours affirmé que la raison et la foi ne sont pas ennemies, mais alliées — "deux ailes", pour reprendre les mots de saint Jean-Paul II, "avec lesquelles l'esprit humain s'élève vers la contemplation de la vérité". »

    Né dans la ville sicilienne de Trapani le 15 octobre 1929, le jeune Nino étudia la physique à l'Université de Palerme et s'orienta rapidement vers le monde émergent de la physique des particules à haute énergie, travaillant dans les grands laboratoires d'Europe et des États-Unis. 

    Dans les années 1960, il travailla au CERN, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire près de Genève, où des scientifiques étudient les constituants fondamentaux de la matière et les forces de l'univers, puis au Fermilab, le laboratoire national américain de référence pour la physique des particules, situé à l'ouest de Chicago. En 1965, il dirigea l'équipe qui observa pour la première fois un minuscule fragment d'antimatière composé de deux antiparticules, les antiparticules du proton et du neutron.

    « C’était un grand scientifique et un catholique fervent », a déclaré au Register le père Paul Haffner, auteur de * La tiare et l’éprouvette : les papes et la science du Moyen Âge à nos jours* . « De nombreux projets majeurs en physique internationale portent son nom. » 

    Zichichi appartenait à une génération de scientifiques qui avaient grandi dans un monde marqué par la guerre et l'angoisse nucléaire et qui, par conséquent, ressentaient profondément que la science portait une grave responsabilité morale – un thème qui allait plus tard résonner profondément dans ses conversations avec les papes et dans son long service en tant que membre de l'Académie pontificale des sciences. 

    De plus, cela l'incita, en 1962 – alors âgé d'une trentaine d'années seulement – ​​à fonder la Fondation et le Centre de culture scientifique « Ettore Majorana » , également connu sous le nom de « Centre Erice », dont l'objectif était de donner un nouveau sens à la science et à sa culture. Ce centre devint également un lieu où des personnalités éminentes de tous les domaines scientifiques pouvaient rencontrer de jeunes gens sélectionnés dans le monde entier, sans barrières idéologiques, politiques, géographiques ou raciales.

    En 1965, il fut appelé à l'Université de Bologne, où il occupa une chaire de physique supérieure pendant des décennies, mais son regard était déjà tourné vers un horizon plus large, où les universités, les laboratoires internationaux et l'Église pourraient collaborer pour le bien de l'humanité.

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  • St Pierre de Jésus Maldonado Lucero, prêtre et martyr au Mexique (+ 1937)

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    D'Evangile au Quotidien :

    St Pierre de Jésus Maldonado Lucero

    St Pierre de Jésus Maldonado Lucero

    Fête le 11 Février

    Saint Pedro de Jésus Maldonado Lucero

    Prêtre et martyr au Mexique

    Pedro de Jésus Maldonado naît à Sacramento, Chihuahua, le 8 juin 1892. À l’âge de 17 ans, il répond à l’appel de Dieu et entre au séminaire de Chihuahua. De santé fragile, il souffre des mauvaises conditions sanitaires prévalant à l’époque dans cette institution.

    En 1918, il est envoyé à El Paso, au Texas, pour y recevoir les Ordres; il est ordonné prêtre le 25 janvier 1918 dans la Cathédrale St. Patrick, par Jésus Schuler s.j., évêque de El Paso.
    Le Père Maldonado célèbre sa première Messe dans la paroisse Sagrada Familia de Chihuahua le 11 février, jour de la Fête de Notre-Dame de Lourdes.

    Le 1er janvier 1924, il est nommé curé de la paroisse Santa Isabel, où il suscite l’enthousiasme de ses paroissiens ; l’Adoration au Saint Sacrement, ainsi que d’autres pratiques religieuses, prirent de l’essor. Le Père Maldonado avait aussi encouragé ses ouailles à plus d’amour et de dévotion envers la Vierge Marie.

    En 1926, le gouvernement mexicain entame une persécution à l’encontre de l’Église. Le culte public est suspendu ; les églises, séminaires et écoles religieuses sont fermées. L’État de Chihuahua est en partie épargné des hostilités, grâce aux mesures prudentes instituées par les autorités locales.
    Avant 1931 il y a une nouvelle vague de persécution religieuse ; l’état de Chihuahua aussi est embrasé par la violence. Des prêtres sont persécutés et exilés. Des responsables et des enseignants catholiques sont forcés de signer des déclarations indiquant qu’ils renonçaient à leur Foi. Toute manifestation publique, visant à dénoncer l’action du gouvernement, était aussi interdite.

    En 1934, le P. Maldonado, arrêté et expulsé d’El Paso, demande de réintégrer sa paroisse le plus tôt possible.

    Revenu au Mexique en 1936 à Boquilla del Rio, une ville situé près de Santa Isabel, il  réside là bas en compagnie d’une famille catholique qui avait transformé une partie de sa maison en lieu où célébrer la Messe.

    Le 10 février 1937, Mercredi des cendres, Pedro de Jésus confessait des gens lorsqu’un groupe d’hommes ivres et armés part à sa recherche à travers la ville.
    Bien que des fidèles tentent de le cacher, le Père fut capturé. Ses ravisseurs le firent marcher pieds nus jusqu’au centre de la ville. Tout au long du trajet, le prisonnier récita le rosaire à voix haute, accompagné par ses paroissiens qui marchèrent et prièrent à ses côtés.
    Lorsque le groupe arriva à l’hôtel de ville, un fonctionnaire municipal attrapa le Père Maldonado par les cheveux et le frappa d’un coup de poing. Un leader politique dégaine son pistolet et vise le Père Maldonado qui s’effondre.
    Voyant qu’il vivait toujours, ses persécuteurs le frappèrent avec la crosse de leurs fusils et le trainèrent jusqu’au deuxième étage du bâtiment, l’abandonnant, inconscient. Découvert par un groupe de femmes on l’amena à l’hôpital où on lui donna l’extrême-onction.

    Le Père Maldonado est mort en martyr, le 11 février 1937, et son sacrifice n’a pas été vain. Le 26 avril 1937, le gouverneur de Chihuahua signe, en effet, une requête autorisant la reprise du culte public dans son État.
    Le 1er mai, les cloches de la Cathédrale sonnèrent à nouveau, appelant les fidèles à la Messe. Le jour du premier anniversaire de la mort du père Maldonado, le culte public avait repris partout dans l’État de Chihuahua. Le gouvernement venait de mettre un terme à toutes persécutions à l’encontre des Catholiques.

    Pedro de Jesus Maldonado Lucero, victime de la ‘Guerre Cristera’ a été reconnu comme un authentique martyr de la foi et, comme tel, a été béatifié le 22 novembre 1992 et canonisé, avec 24 autres martyrs mexicains, le 21 mai 2000, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005)

    Canonisés le 21 mai 2000 :

    Prêtres : Cristóbal Magallanes Jara, Agustín Caloca Cortés, Román Adame Rosales, Rodrigo Aguilar Alemán, Julio Álvarez Mendoza, Luis Batis Sainz, Mateo Correa Magallanes, Atilano Cruz Alvarado, Miguel de la Mora, Pedro Esqueda Ramírez, Margarito Flores García, José Isabel Flores Varela, David Galván Bermúdez, Pedro de Jesús Maldonado Lucero, Jesús Méndez Montoya, Justino Orona Madrigal, José María Robles Hurtado, Toribio Romo González, Jenaro Sánchez Delgadillo, Sabas Reyes Salazar, David Uribe Velasco, Tranquilino Ubiarco  Robles.

    Laïcs : Salvador Lara Puente, Manuel Morales, David Roldán Lara.

    Source principale : reflexionchretienne.e-monsite.com (« Rév. x gpm »).
  • Fulton Sheen bientôt béatifié : un apôtre qui a transformé l'Église

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    De Mgr Roger Landry sur le NCR :

    Fulton Sheen bientôt béatifié : un apôtre qui a transformé l'Église

    COMMENTAIRE : L’archevêque Sheen incarnait la sainteté et la mission, les deux aspects les plus fondamentaux de la vie chrétienne.

    L'archevêque Fulton Sheen.
    L'archevêque Fulton Sheen. (Photo : Diocèse de Peoria)

    L'annonce tant attendue de la béatification prochaine de l'archevêque Fulton Sheen (1895-1979) apporte une immense joie non seulement aux endroits où il a exercé son ministère — Peoria, Westminster, Washington DC, New York et Rochester — mais aussi à travers les États-Unis et le monde entier. 

    L'archevêque Sheen, prédicateur catholique le plus célèbre de l'histoire américaine, a su tirer parti des tribunes naissantes de la radio et de la télévision pour communiquer avec passion, joie et un charisme débordant les vérités de la foi catholique et le don de la vie. Il y a ajouté un talent d'écriture prodigieux – 66 livres et des dizaines de milliers de chroniques – ainsi que des retraites audio, des conférences et des séries catéchétiques, des homélies et des sermons très populaires qui remplissaient les églises et les stades. 

    Grâce à la rediffusion régulière de ses émissions télévisées par EWTN, à la réimpression de ses livres et à la numérisation de nombreuses œuvres audio, il continue d'avoir un impact énorme sur la foi des catholiques à travers le pays et le monde.  

    Sheen compte déjà parmi les prédicateurs les plus éloquents de tous les temps, aux côtés d'Augustin, Chrysostome, Bernard, Bossuet et Lacordaire. Sa béatification prochaine – et nous prions pour sa canonisation un jour – assurera et renforcera son influence durable sur la vie catholique, et permettra à tous ceux qui ne pourront jamais égaler son éloquence de connaître et d'imiter ce qui, dans ses vertus, est exemplaire. 

    Nous pouvons nous concentrer sur ce que nous pouvons tous apprendre de lui concernant les deux aspects les plus fondamentaux de la vie chrétienne : la sainteté et la mission, être un fidèle disciple de Jésus et un apôtre fervent, cherchant avec enthousiasme à amener Jésus aux autres et les autres à lui. 

    L'archevêque Sheen était un fervent disciple de Jésus. Lorsqu'il reçut un Emmy Award en 1952, il plaisanta en disant qu'il souhaitait remercier ses auteurs, Matthieu, Marc, Luc et Jean. Un jour, alors qu'il récitait avec l'acteur Richard Burton le psaume 23, « Le Seigneur est mon berger », Burton fit remarquer à l'assistance émue que s'il connaissait le psaume, l'archevêque Sheen, lui, connaissait le Berger. Quiconque lit son ouvrage le plus célèbre, Vie du Christ , comprend que le bienheureux Fulton était bien plus qu'un brillant érudit du Sauveur : c'était un ami reconnaissant qui l'aimait comme un trésor inestimable. De même, quiconque écoute ses célèbres méditations du Vendredi saint sur les Sept Dernières Paroles de Jésus ne peut que conclure qu'il connaissait le Seigneur profondément. 

    Cet amour permet de comprendre comment l'archevêque Sheen est devenu le plus grand apôtre de l'heure sainte eucharistique — et le plus grand vulgarisateur de la prière en présence du Saint-Sacrement — dans l'histoire de l'Église. 

    Lire la suite