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Témoignages - Page 4

  • Espagne : 12 nouveaux bienheureux martyrs de la Guerre civile

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    De Vatican News (Sebastian Samson Ferrari):

    12 nouveaux bienheureux martyrs en Espagne. Le cardinal Semeraro nous invite à avoir une foi radicale en Christ

    24 octobre 2022

    Le Cardinal Marcello Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, a présidé, dans la Cathédrale de Santa María la Real de la Almudena, à Madrid, la Sainte Messe pour la béatification de Vincenzo Nicasio Renuncio Toribio et 11 compagnons, prêtres et religieux profès de la Congrégation du Très Saint Rédempteur (Rédemptoristes).

    "Tu donnes la fermeté dans la persévérance et accordes la victoire dans le combat". C'est la louange du Seigneur dans la Préface des Saints Martyrs que le Cardinal Marcello Semeraro, Préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, rappelle dans son homélie de la Sainte Messe qu'il a présidée ce samedi matin, 22 octobre, dans la Cathédrale de l'Almudena à Madrid. Le motif de joie pour l'Église est la béatification de 12 martyrs tués en 1936, lors de la persécution anti-chrétienne qui a frappé l'Espagne pendant la guerre civile.

    "Cela s'est passé ici même, à Madrid, où la lutte contre l'Église a été particulièrement sanglante", dit Semeraro, qui souligne que l'histoire du serviteur de Dieu Vicente Renuncio Toribio et des onze autres religieux rédemptoristes, désormais proclamés bienheureux, a été rappelée au début de la liturgie.

    Commentant les paroles de saint Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens (chapitre 4, versets 8 à 10), il affirme que l'apôtre met en évidence, d'une part, notre condition fragile, car nous sommes comme des vases d'argile. D'autre part, il révèle le secret du témoignage chrétien, en disant que ce vase fragile contient un trésor, qui est la puissance de la vie du Christ habitant en nous. Selon le cardinal, c'est le point central du texte paulinien et c'est aussi l'annonce qu'ils entendent reprendre en ce jour avec l'événement du martyre qu'ils commémorent, et c'est là, assure-t-il, que se trouve la force intérieure du témoignage des bienheureux.

    Semeraro nous conseille ensuite de porter notre attention sur les paroles de Jésus dans l'Évangile : "N'ayez pas peur" (cf. Mt 10, 26-33). Semeraro insiste, à partir du texte, sur l'importance de ne pas avoir peur et considère que, "dans ces paroles, pleines de certitude et de confiance, on trouve aussi l'autre raison pour laquelle le disciple ne doit pas se laisser vaincre par la peur, et c'est la certitude de la providence du Père, qui se manifeste même dans les oiseaux et dans les cheveux de la tête".

    Le préfet souligne le message à tirer de la béatification des martyrs : le message de la confiance totale en Dieu, ainsi que de la confiance dans l'intimité de Jésus crucifié et ressuscité avec nous.

    "La foi radicale en Dieu, qui est notre Père, et la solidarité absolue avec son Fils Jésus-Christ : voilà les coordonnées qui seules peuvent nous guider, même lorsque nous nous trouvons au milieu des peurs et des chantages humains", souligne le préfet.

    " Bien sûr, ajoute-t-il, malgré cela, l'oiseau tombe au sol et le disciple est condamné à mort. Ce scandale, qui durera jusqu'à la fin de l'histoire, nous ne pouvons le surmonter qu'avec la certitude de la foi, qu'un psaume exprime en ces termes : " Même si je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains rien, car tu es avec moi " (Psaume 23 [22], 4).

    C'est notre foi", conclut Semeraro : "Je ne craindrai aucun mal - explique saint Augustin - parce que toi, Seigneur Jésus, par la foi, tu habites dans mon cœur et tu es avec moi maintenant, afin que, après l'ombre de la mort, je sois moi aussi avec toi pour toujours" (cf. Enarr. in Ps. XXII, 4 : PL 36, 182). Je ne crains aucun mal, Seigneur Jésus, car tu es avec moi. Amen.

  • Echos du colloque autour de saint Jean-Paul II (ambassade de Pologne, 22 octobre)

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    De Colette Courtoy :

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    De gauche à droite : Bosco et Annonciade d'Otreppe, ensuite Claude Callens, Marie-Elizabeth van Rijckevorsel et Yves Thibaut

    COLLOQUE AUTOUR DE ST JEAN-PAUL II À L’AMBASSADE DE POLOGNE (22/10/22)

    Ce samedi 22 octobre, jour où l’on commémore Saint Jean-Paul II, la Fondation Jean-Paul II avait organisé à l’ambassade de Pologne un colloque sur le thème « Une après-midi pour se rassembler autour de Saint Jean-Paul II ».

    Après l’accueil par l’ambassadeur, les nombreux participants ont eu droit à une petite présentation de la vie de Jean-Paul II par des élèves de l’École catholique polonaise auprès de l’Ambassade.

    Ensuite, lors d’une table ronde animée par Yves Thibaut, journaliste à RCF, quatre intervenants ont parlé de la mission du laïcat dans l’Église :

    Claude Callens, marié depuis 1966, père de sept enfants, grand-père de dix-neuf petits-enfants. Romaniste de formation, professeur de français dans l’enseignement officiel, il a approfondi les textes des encycliques et la doctrine sociale de l’Église, enseigné à l’école de la foi à Namur et terminé sa carrière comme professeur au séminaire de Tournai. Il a parlé de ce qu’il devait à Jean-Paul II, ainsi que de son livre, à paraître dans les prochains mois, La Mission du Laïcat.

    Bosco et Annonciade d’Otreppe, mariés depuis 2016. Bosco est journaliste à La Libre Belgique, successivement correspondant particulier à Rome pour La Libre et d’autres médias catholiques, puis chargé des questions liées à la migration, à l’islam et à l’éducation, responsable de l’actualité religieuse de La Libre Belgique et enfin responsable du service Débats.

    Annonciade est professeur d’histoire. Tous les deux dans leurs métiers respectifs sont passionnés par la transmission. L’an dernier, ils ont coorganisé le Congrès Mission à Bruxelles qui fut pour eux une expérience d’Église très belle et pleine d’espérance.

    Marie-Elizabeth van Rijckevorsel, historienne de l’art, diplômée en théologie des arts à l’ICP Paris et guide conférencière dans des grands musées et expositions à Bruxelles, nous a parlé de son engagement spirituel en tant que laïque à travers l’art. L’œuvre d’art, une « rencontre qui vous transforme », peut amener aussi un développement de la foi. Dans son métier, Marie-Elizabeth ouvre aux beautés profondes de l’art et, à travers elles, aux trésors de la foi. La découverte d’une œuvre d’art peut être un moment de rencontre qui ouvre chacun à la possibilité d’un surcroit de sens. Ses visites guidées tentent de tisser un pont entre les visiteurs et les œuvres afin de dépasser la visite informative pour entrer dans le sens profond de leur proposition.

    (sur la photo ci-dessous : la consule de Pologne, Dagmara Jasinska, le cardinal Barbarin, la présidente de la Fondation Jean-Paul II, Elizabeth de Séjournet et l'ambassadeur de Pologne Rafał Siemianowski)

    Ambassadeur de Pl Consul de PL Cardinal Barbarin et E. de Séjournet.jpg

    Après une pause-café, le cardinal Barbarin, arrivé directement de Terre Sainte cet après-midi-là, a parlé de Jean-Paul II, qu’il avait rencontré à Cracovie grâce au cercle d’intellectuels qui entouraient à l’époque le cardinal Wojtyla. Il a parlé du passé de Jean-Paul II qui l’avait préparé à assurer son ministère pétrinien. On sentait chez lui, notamment lorsqu’il priait dans sa chapelle, qu’il formait un bloc avec le Christ qui est le Roc. Il a également expliqué le sens de la bulle « Ouvrez les portes au Rédempteur ». Il a parlé des trois premières encycliques de Jean-Paul II qui expliquent toute sa vision (Rédemption, Miséricorde, Travail). Il a également rappelé que Jean-Paul II, dès son ordination, s’était entouré d’un cercle de jeunes notamment de philosophes, qui priaient et réfléchissaient ensemble pour se soutenir mutuellement – Claude Callens avait également parlé plus tôt d’« équipes » ou de « cellules » de réflexion qui l’avaient aidé, lui-même, à maintenir sa foi. Le cardinal a parlé du Catéchisme de l’église catholique, document très important de son pontificat, car il y avait alors un besoin en la matière après le Concile.

    La journée s’est terminée à l’église des Dominicains, par une belle messe présidée par le cardinal Barbarin, concélébrée par Mgr Franco Coppola, le Nonce Apostolique en Belgique, Mgr Hrvoje Škrlec, chargé d’Affaires à la Nonciature Apostolique près de l’UE, et six autres prêtres. La messe était animée par la chorale Domino Cantes, attachée à l’église des Dominicains.

    Vous pouvez trouver les livres de la série « Jean-Paul II, vu par… » (éditions Mame avec la Fondation Jean-Paul II) à l’UOPC, dans les librairies diocésaines, et à la Fondation elle-même (fondationjeanpaul2belgique@gmail.com).

  • Mort et désolation à Maboya (RDC)

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    De Vatican News (Stanislas Kambashi,SJ) :

    RD Congo: mort et désolation à Maboya

    Sept morts, des maisons saccagées, le centre de santé de la paroisse catholique incendié: c’est le bilan de l’incursion des présumés ADF-Nalu dans la localité de Maboya, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans la nuit du 19 au 20 octobre, les assaillants ont mis à feu et à sang ce village, selon le témoignage de l’abbé Roger Malengera, curé de la Paroisse Regina Pacis de Maboya.

    Les habitants de Maboya ont passé la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 octobre dans la brousse et sous le crépitement des balles. Dans cette localité de l’est de la République démocratique du Congo, située sur la route entre Beni et Butembo, dans la province du Nord-Kivu, des hommes armés ont pris d’assaut la population et ont semé la mort et la désolation.

    Selon l’abbé Roger Malengera Mulamu, curé de la Paroisse Regina Pacis de cette contrée, les assaillants ne sont autres que des éléments des Forces démocratiques alliées (ADF-Nalu), un groupe armé d’origine ougandaise.

    Jour de «grande désolation»

    Pour l’abbé Malengera, «c’est un grand jour de désolation». Les balles ont commencé à crépiter peu après 1h30’ du matin. Peu avant, la communauté des petites sœurs de la présentation de Marie avait alerté le curé sur la présence des hommes en uniforme à l’entrée du centre de santé du lieu. Dans la conversation téléphonique, une religieuse médecin, qui était de garde, faisait savoir au prêtre que les assaillants forçaient la porte de la pharmacie et celle de la salle où elle se trouvait. Quelques minutes après, la conversation s’est interrompue et l’abbé a compris qu’il fallait d’urgence trouver un refuge pour se mettre à l’abri. La population s’est alors précipitée dans la brousse. «Il faisait froid, nous y étions avec des nourrissons et des femmes enceinte», témoigne le prêtre.

    Après un temps d’accalmie, à 6h30’ du matin, les habitants sont revenus au village. Ils n’ont alors constaté que les dégâts: une bonne partie du centre de santé était incendié, le corps de la «sœur docteur» était calciné dans la chambre de garde. Un malade a également péri dans l’incendie. Au village, cinq autres corps ont été retrouvés sans vie.

    Selon l’abbé Malengera, les présumés ADF-Nalu portaient sur eux des Motorolas et étaient chaussés des souliers en caoutchouc qu’ils ont abandonnés. Ils se sont ensuite enfuis, prenant la direction de «l’est de la paroisse, c’est-à-dire vers le Graben». Venue de 80 kilomètres, plus tard dans la journée, la police n’a fait que constater à son tour les dégâts matériels et humains. Les corps ont été rendus aux familles des victimes.

    «Saboter pour tuer à petit feu»

    Pour le curé de la Paroisse Regina Pacis, la seule motivation des assaillants est de saboter pour tuer la population à «petit feu». «C’est le énième sabotage, le terrorisme», a déclaré le prêtre, ajoutant que la situation d’insécurité est la même dans d’autres localités de l’est de la RD Congo comme Beni, Irumu et bien d’autres.

    L’abbé Malengera prie pour la paix et le réconfort dans ces zones. Il lance un appel au gouvernement congolais et aux forces de l’ordre, afin qu’ils assurent la sécurité des personnes et de leurs biens.

    «L’horreur a plus que dépassé le seuil»

  • Le bienheureux Charles de Habsbourg ou la politique comme une oeuvre de sainteté à l'égard des peuples

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    De Stefano Chiappalone sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    INTERVIEW / MARTIN D'AUTRICHE-ESTE

    Le bienheureux Charles de Habsbourg : la politique comme une oeuvre de sainteté à l'égard des peuples

    21-10-2022

    L'archiduc Martin d'Autriche-Este parle de son grand-père, le dernier empereur d'Autriche, dont la commémoration liturgique tombe aujourd'hui, jour anniversaire de son mariage avec Zita de Bourbon-Parme. Depuis l'île de Madère, où il est mort jeune en exil en 1922, la dévotion au souverain que saint Jean-Paul II a béatifié en 2004, le proposant comme un homme politique modèle et un homme de paix, s'est répandue dans le monde entier.


    En cette année du centenaire de sa mort, la mémoire liturgique du bienheureux Charles de Habsbourg (1887-1922), dernier empereur d'Autriche, que l'Église célèbre le 21 octobre, date de son mariage avec Zita de Bourbon-Parme (1892-1989), prend une signification particulière. La dévotion au saint empereur est encore très répandue dans le monde à travers la Gebetsliga, la Ligue de prière fondée lorsque Charles était encore enfant, sur les conseils d'une mystique hongroise, Mère Vincenzina : "Il faut beaucoup prier pour le petit archiduc, parce qu'un jour il deviendra empereur ; il devra beaucoup souffrir et sera une cible spéciale pour l'enfer".

    Monté sur le trône après le long règne de son grand-oncle François-Joseph, Charles s'est distingué en tant qu'homme de paix pendant la période dramatique de la Première Guerre mondiale, en tentant de répondre à l'appel - unique parmi les souverains européens - de Benoît XV pour mettre fin au "massacre inutile".

    En le béatifiant en 2004, Jean-Paul II a rappelé qu'en toute circonstance, politique et familiale, l'empereur s'est engagé à "chercher la volonté de Dieu en toute chose, à la reconnaître et à la suivre" et a "conçu sa fonction comme un saint service pour son peuple" : une vocation sacrée sur laquelle il ne pouvait pas "négocier", devenant indésirable pour le nouveau gouvernement républicain qui a décrété son exil sur l'île de Madère, où il est mort de privation à l'âge de 35 ans seulement, le 1er avril 1922, laissant derrière lui sa jeune épouse Zita et huit jeunes enfants.

    Une figure qui reste intemporelle en tant que modèle politique et familial, et qui incarne pour l'Europe d'aujourd'hui un message de réconciliation entre les peuples et avec ses racines chrétiennes, comme le raconte à La Nuova Bussola Quotidiana H.I.R. l'archiduc Martin d'Autriche-Este, neveu du bienheureux.

    Votre Altesse, commençons par Madère : la dévotion au bienheureux Charles est-elle encore bien ancrée un siècle après sa mort ?

    Le pèlerinage du centenaire, le 1er avril à Madère, sur la tombe même du bienheureux Charles, a été très ressenti non seulement par la famille, mais aussi par la population locale qui voue une grande vénération à son grand-père. La tombe est toujours pleine de fleurs, il y a toujours des gens qui viennent prier, l'évêque a célébré la messe pontificale... vous pouvez voir que le Bienheureux Charles est aimé à Madère.

    Donc, il y a une mémoire vivante, pas seulement une tombe... ?

    Non, absolument, au contraire. À l'aéroport, j'ai pris un taxi et le chauffeur m'a demandé d'où je venais, ce que je faisais, etc., et quand j'ai répondu que j'étais autrichien, il a dit : "Ah, mais il y a tant de vos compatriotes qui viennent pour le Bienheureux Charles ! La population participe également et a organisé une année qui lui est entièrement dédiée.

    Aujourd'hui, nous le voyons sur les autels, mais pour vous, petits-enfants, quelle était la relation avec cette figure de grand-père, que vous connaissiez indirectement mais grâce au témoignage privilégié de l'impératrice Zita ?

    Quand nous étions jeunes, nous n'en parlions pas tellement, peut-être par pudeur, mais aussi par une certaine discrétion car tout le processus était déjà en place. Ce n'est que plus tard, quand nous étions plus âgés, disons vers 12 ans, qu'ils nous en ont parlé davantage, mais pour nous, il s'agissait du grand-père, pas du "bienheureux". Nous avons ensuite fait connaissance avec la Ligue et assisté à des réunions, tant d'organisation que de prière, mais bien plus tard.

    Il y a même une imbrication entre le bienheureux Charles et saint Jean-Paul II dans les dates de son décès (respectivement le 1er et le 2 avril) et maintenant de la commémoration liturgique (21 et 22 octobre). N'est-il pas providentiel qu'il ait été béatifié par ce dernier, qui s'appelait Karol précisément en raison de l'admiration que le père du futur pape avait pour le jeune souverain ?

    Écoutez, j'ai eu exactement la même impression, identique : le dernier des cinq béatifiés ce jour-là, c'était lui, et en parlant de lui peu après, nous, les cousins, avons tous eu l'impression qu'un cercle se refermait.

    Auparavant, Jean-Paul II avait reçu la famille Habsbourg plus d'une fois.....

    J'étais présent à l'une de ces audiences et c'était très émouvant pour nous. C'était la messe du matin, assez tôt, et nous devions chanter. Ensuite, il nous a reçus, il nous a tous salués, et en sortant, me voyant, moi qui suis un peu plus grand que la moyenne, il m'a demandé : "Comment allez-vous, comment est l'air là-haut ?". Avec lui, nous nous sommes vraiment sentis en famille.

    Est-il vrai que le pape a appelé sa grand-mère "mon impératrice" ?

    C'est vrai, c'est vrai : je n'étais pas présent à cette occasion mais de nombreuses personnes m'en ont parlé.

    Les Habsbourg ont fait l'histoire de l'Europe, mais ils ont maintenant l'honneur et la charge de transmettre ces valeurs humaines et chrétiennes incarnées par le bienheureux Charles : peut-on dire, d'une certaine manière, que votre grand-père vous a transmis une "vocation" familiale ?

    Absolument, et nous le devons à notre grand-mère, qui a continué à nous transmettre ces valeurs, à nos parents, oncles et tantes et ainsi de suite, qui ont toujours porté haut ces principes, l'attachement à l'Église et à la foi. Grand-mère nous a transmis tout cela par son exemple, elle qui a vécu des choses énormes dans l'histoire, et qui a toujours été discrète, toujours humble. L'un des fruits est également les vocations sacerdotales : pendant trois siècles, il n'y en avait pas dans la famille et maintenant nous avons des cousins qui sont prêtres, dont le fils d'un de mes cousins qui a également donné un témoignage lors des célébrations du centenaire. C'est un débordement des grâces que nous avons reçues du bienheureux Charles et à travers son exemple.

    Votre grand-mère, l'impératrice Zita, est-elle aussi une "candidate" pour les autels ?

    Oui, elle a été proclamée servante de Dieu et le processus se poursuit.

    Une Europe éloignée de ses racines chrétiennes peut-elle encore se tourner vers un empereur sacré ? Ou peut-être est-ce encore plus nécessaire aujourd'hui ?

    Hélas, oui : voyez-vous, l'histoire a de curieuses récurrences. Maintenant, il y a la guerre en Ukraine, dans le territoire autrefois appelé Galice. Mon grand-père avait été stationné là-bas pendant deux ans, il connaissait donc bien le pays. Raison de plus pour qu'il soit invoqué aujourd'hui comme un champion de la paix.

    Vous ne pouvez donc pas reléguer cette figure dans le passé ?

    Non, non, c'est précisément la beauté de l'annonce des bienheureux et des saints : ils sont éternels, ils peuvent être placés dans n'importe quelle situation de n'importe quel temps. Aujourd'hui, on peut aussi le citer en exemple comme chef d'État et homme de paix, et c'est précisément ce qu'a fait Jean-Paul II. La Gebetsliga le souligne avec force : homme de paix, chef d'État et aussi père de famille, car de nos jours, la famille est menacée. Toutes ces raisons pour lesquelles il a été proclamé bienheureux sont à redécouvrir aujourd'hui.

    Votre Altesse, merci pour le temps que vous nous avez consacré...

    C'est moi qui vous remercie. Le temps consacré au bienheureux Charles est du temps bien investi (et je dis cela en tant qu'homme pratique, en tant qu'entrepreneur) car il rapporte non seulement lorsque nous serons là-haut, mais déjà maintenant. Et puis je dois dire que je suis privilégié : une fois, lors d'une conférence, j'ai dit que je suis " recommandé ", parce que je demande directement à mon grand-père de m'aider et regardez, ça marche toujours... !

  • Fatima : soeur Lucie se rapproche de la béatification

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    De Courtney Mares sur Catholic News Agency :

    La Sœur Lucie de Fatima se rapproche de la béatification

    18 oct. 2022

    La cause de béatification de Sœur Lucia dos Santos, l'aînée des enfants témoins des apparitions de Fatima, a fait un pas en avant. 

    Lors d'une réunion au Vatican, les postulateurs de la cause de Lucia ont soumis au Dicastère pour les Causes des Saints le document "positio" contenant des témoignages et des informations détaillant ses vertus héroïques.

    Le père Carlos Cabecinhas, recteur du sanctuaire de Fatima, a annoncé cette mise à jour à l'occasion de l'anniversaire, le 13 octobre, du Miracle du Soleil, la dernière apparition mariale à Fatima en 1917.

    La "Positio sur la vie, les vertus et la réputation de sainteté de Sœur Lucia de Jesus dos Santos" va maintenant être examinée par neuf théologiens. Si les preuves de sa vertu héroïque sont confirmées par le bureau des saints du Vatican et que le pape François décide de promulguer un décret, Sœur Lucia sera désignée comme vénérable dans l'Église catholique.

    Le pape François a canonisé les deux autres voyants de Fatima, Jacinta et Francisco Marto, en 2017. Les deux enfants bergers, décédés respectivement à l'âge de 10 et 11 ans, sont les plus jeunes saints non-martyrs de l'histoire de l'Église. 

    Lucie, qui avait 10 ans au moment des apparitions mariales de 1917, a survécu aux autres voyants pendant des décennies, jusqu'à l'âge de 97 ans.

    Elle a passé les 50 dernières années de sa vie dans un couvent de carmélites à Coimbra, au Portugal. Seule visionnaire de Fatima à avoir pu entendre la Vierge Marie parler lors de la série d'apparitions de Fatima, ses mémoires ont fourni un compte rendu important du message de Fatima.

    "À un moment donné, il n'y a pas de récit de Fatima sans le récit de Lucie. Je ne peux pas imaginer Fatima tel qu'il est sans que Lucie en ait rendu compte, à travers ses écrits plus ou moins connus", a déclaré José Rui Teixeira, biographe de Lucie, lors d'un événement virtuel organisé ce mois-ci à l'occasion de l'anniversaire de Fatima. 

    M. Teixeira, qui a contribué à la compilation de documents pour la cause de la sainteté de Lucie, a déclaré que sa bibliographie contenait près de 4 000 références.

    La cause de canonisation de Lucie a été ouverte en 2008, trois ans après sa mort, après que le pape Benoît XVI a accordé une dispense de la période d'attente habituellement requise de cinq ans. Plus de 15 000 lettres, témoignages et autres documents ont été recueillis au cours de la phase diocésaine de sa cause, qui s'est achevée en 2017.

    Dans sa dernière mise à jour sur la cause de Lucie, Cabecinhas a déclaré : "Prions pour la cause de béatification et de canonisation de Sœur Lucie". 

    "Confions nos intentions et nos besoins à son intercession avec la même confiance avec laquelle les pèlerins d'il y a 100 ans lui présentaient leurs demandes pour qu'elle les transmette à la Vierge."

    Courtney Mares est correspondante à Rome pour la Catholic News Agency. Diplômée de l'université de Harvard, elle a travaillé dans des bureaux de presse sur trois continents et a reçu la bourse Gardner pour son travail avec les réfugiés nord-coréens.

  • Les saints martyrs jésuites du Canada (19 octobre)

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    Saint-Martyrs Canadiens

    Les Saints Martyrs Canadiens (source)

    Canonisés et proclamés par Pie XII: PATRONS DU CANADA

    Brève biographie des Saints Martyrs Canadiens

    Le 27 septembre 1540, le basque Ignace de Loyola avec un groupe d'amis dans le Seigneur fonde l’ordre des Jésuites. En 1625, une mission des Jésuites arrivent d’abord en Acadie puis ils iront sur les rives du St-Laurent. En 1626, les Jésuites installent une mission le long de la rivière St Charles qui se situe près de Québec. Ils construisent leurs habitations et apprennent des langues amérindiennes. Le père Lejeune est alors le directeur de la communauté.

    Le père Jean de Brébeuf aura pour tâche de fonder une mission chez les Hurons-Wendat. Ils habiteront un territoire qu'on nommera la Huronie. Ce territoire est situé sur la péninsule de Penetanguishene, aux abords de la Baie Georgienne dans le comté de Simcoe en Ontario.

    Les Jésuites, ou « Robes-noires » comme les autochtones les nommaient, ont transmis le christianisme aux populations autochtones. Les missionnaires ont converti beaucoup de Hurons. Les Français ont malheureusement apporté la variole et d'autres maladies européennes. Les épidémies ont tué un grand nombre d'autochtones.

    Les Iroquois qui étaient les ennemis des Hurons, considéraient les Jésuites comme des cibles légitimes car ils se posaient en alliés des Hurons, lesquels étaient leurs ennemis. Les missionnaires furent tués lors des guerres entre les Hurons et les Iroquois.

    Saint-Jean-de-Brebeuf

    JEAN DE BRÉBEUF est né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire en Normandie. En 1617, il entre chez les Jésuites. Ses ennuis de santé lui empêchent cependant d'acquérir une connaissance théologique très étendue. De 1622 à 1625, il sera économe au collège de Rouen.

    Il est un des premiers Jésuites à arriver en Nouvelle-France. Le 19 juin 1625, il arrive donc à Québec.

    Les colons ne font pas très bon ménage avec les Jésuites. Le père Brébeuf s'installe le long de la rivière St-Charles dans un tipi et essaie de vivre la vie des Autochtones pincipalement avec les Montagnais. Il vivra une errance de 5 mois.

    En 1626, il franchit 800 milles en canot vers les villages de la Huronie. Cette route conduit les voyageurs par le St-Laurent et l'Outaouais vers la Baie Georgienne et aux Grands-Lacs. Il existait un pacte de bonne entente entre les Hurons et les Français. Champlain les côtoyait et leur faisait confiance.

    De 1626 à 1629, le père Brébeuf s'établit à Troanché, son premier défit est d'apprendre leur langue. En 1629, il est rappelé d'urgence à Québec et assiste à la prise du poste par les Kirke. En juillet 1629, il repart pour la France où il occupera différents postes. En 1633, il retourne en Huronie et cette fois pour y fonder une mission afin de tenter d'évangéliser les Amérindiens. Le 19 septembre 1634, après réflexion, Jean de Brébeuf fixe sa mission à Ihonatiria (St-Joseph) et commence l'évangélisation des Hurons qui s'avère difficile à cause de leurs moeurs. Deux ans plus tard, c'est une épidémie de petite vérole et de grippes malignes qui les frappent. La petite vérole fait tomber à 12,000 une population de 30,000 âmes. Cette épidémie souleva toute la nation contre le père Brébeuf et ses compagnons. Cette situation rendait odieuse la présence des missionnaires. Le père Brébeuf, sentant son sort vulnérable, écrit un testament dans lequel il annonce un futur massacre.

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  • Est de la RDC: Denis Mukwege appelle la Belgique à soutenir un tribunal pénal international

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    Lu sur le site web "

    Mukwege SONGBI2QVZFDVF7AQMVN7VVEEE-690x450.jpgLa Libre Afrique" ce 18 octobre 2022 :

    « Vous avez des outils diplomatiques, économiques et militaires qui peuvent arrêter cette souffrance ». Le Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018, a plaidé mercredi devant la commission des Relations extérieures de la Chambre pour que la Belgique fasse des propositions au niveau international, tant au sein de l’UE que de l’ONU, afin de faire cesser la guerre qui endeuille l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) depuis 25 ans. Il a appelé la Belgique à soutenir la mise en place d’un tribunal pénal international. Le Prix Nobel de la Paix a ainsi appelé à lutter contre « la culture de l’impunité », encourageant la Belgique à mettre en place une conférence internationale en faveur de la mise en place d’une « justice transitionnelle », évoquant le « droit des Congolais à la justice, la vérité et la garantie de non-répétition des atrocités commises ces 25 dernières années et qui se poursuivent aujourd’hui. » À ce titre, le Dr Mukwege a dit encourager la résolution déposée par Ecolo-Groen visant à demander un tribunal pénal spécial pour poursuivre les crimes contre l’humanité.

    « J’invite aussi les députés à soutenir l’initiative des députés de la RDC visant à identifier et sécuriser les sites des massacres afin que des équipes d’enquêteurs internationaux soient déployés pour exhumer nombreuses fosses communes et prélever les éléments de preuves de crime de guerre, de crime contre l’humanité, voire de crime de génocide », a-t-il ajouté.

    Prenant au mot le discours prononcé en septembre par le Premier ministre Alexander De Croo devant l’assemblée générale des Nations unies, le gynécologue et militant des droits humains a aussi appelé à « repenser la mission des Nations Unies » (Monusco) sur place. À ses yeux, celle-ci devrait se concentrer à aider la RDC à réformer son armée afin qu’elle puisse assurer la sécurité des biens et des personnes.

    Le Dr Mukwege a également appelé à « appuyer notre gouvernement en vue d’une une bonne gouvernance du secteur minier. « Le pourrissement de la situation s’explique par le fait que l’on ne s’est jamais attaqué aux causes structurelles : l’exploitation et le commerce illégal des ressources naturelles. » « Les directives sur le devoir de diligence, la traçabilité, la certification des diamants sont des initiatives vont dans la bonne direction. Mais elles ne sont pas suffisantes. Ces textes ne sont pas contraignants à tous les maillons de la chaîne », a-t-il relevé, citant le cas de la Chine.

    Enfin, le gynécologue a appelé la communauté internationale à soutenir « un processus électoral digne d’une démocratie » en RDC. Il a aussi plaidé pour l’isolement diplomatique du Rwanda. Selon lui, il existe une « similarité entre l’agression russe en Ukraine et l’agression rwandaise en RDC. »

    Denis Mukwege a dénoncé le manque d’intérêt « politique, humanitaire et médiatique » à propos de ce conflit. Il faut « mettre fin à l’indignation sélective et à la politique du double standard qui mine la crédibilité et la force du droit international. »

    Réf. Est de la RDC: Denis Mukwege appelle la Belgique à soutenir un tribunal pénal international

  • Ursula von der Leyen considère-t-elle que le gaz de Bakou justifie de se taire face à l’horreur?

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    De Simon Abkarian sur le site du Figaro via artofuss :

    Simon Abkarian: «Madame Ursula von der Leyen, le gaz de Bakou justifie-t-il de se taire face à l’horreur?»

    13/10/2022

    TRIBUNE – Le cinéaste, comédien et metteur en scène, Français d’origine arménienne, dénonce les actes de barbarie perpétrés par des soldats azéris sur des soldats arméniens faits prisonniers, atrocités filmées par leurs auteurs avec leurs téléphones portables et diffusées sur internet. L’artiste proteste contre l’attitude des dirigeants européens qui détournent les yeux et ménagent l’Azerbaïdjan d’Aliyev en raison de la crise de l’énergie.

    Chère Madame, les artistes ne peuvent rester sourds aux fracas du monde. Comme vous, qui occupez le poste prestigieux de présidente de la Commission européenne, nous sommes tenus, à notre manière, de dire si possible l’origine de ses convulsions afin de le soulager autant que nous le pouvons. Un cinéaste ou une cinéaste qui filme des scènes de violence s’interroge forcément sur la forme et le fond. Il lui faut en saisir la source, pour ensuite la transposer à l’écran. Se posent alors les questions de l’écriture, du filmage, de la lumière, du son, de la valeur du cadre de la justesse des actrices et des acteurs. Comment transposer l’horreur? Lorsque les soldats de l’armée régulière azerbaïdjanaise violent, mutilent et démembrent Gayané Abgaryan, la soldate arménienne, ils ne se posent pas la question de la valeur du plan, ni de la lumière, ni du cadre, ni de l’impact de leurs «images». Ils ne se posent aucune question d’ailleurs.

    Un soldat filme. Il a le soleil dans le dos. Son ombre se projette sur le cadavre couché et mutilé de Gayané. Les bras de la soldate sont entravés dans sa vareuse au-dessus de sa tête. On ne voit pas ses mains. Torse nu, on dirait une prêtresse qui se cambre en brandissant un calice invisible vers d’antiques dieux. Des écritures au feutre noir souillent sa peau blanche. Un caillou est enfoncé dans l’orbite de son œil gauche, sûrement parce qu’il osait les prendre pour cible. L’ombre du «caméraman» s’éloigne, élargit le plan, se promène sur d’autres cadavres. Cette fois ce sont des hommes, des militaires arméniens. Ils sont méconnaissables. C’est un Golgotha. Puis l’homme qui filme revient sur le cadavre de Gayané qu’il semble affectionner. Elle est la «pièce maîtresse» de cette œuvre macabre. Sa peau de marbre irradie ce triste spectacle.

    À lire aussi : Arménie: un peuple en danger de mort

    Un léger coup de botte fait bouger ses seins dénudés. Dans sa bouche dépasse un doigt qui se termine par un ongle manucuré, rose pâle. Le sien, celui de Gayané. Où sont les autres? Sous la vareuse? Ce doigt manucuré enfoncé dans sa bouche, était-ce celui qui appuyait sur la gâchette de son fusil de précision? Est-ce pour cela qu’ils l’ont coupé? Pour la punir?Gayané était tireuse d’élite. J’éteins la vidéo. Puis je me dis: «Pourquoi ses jambes sont-elles enterrées jusqu’à son vagin?». Je visionne de nouveau la vidéo, et je vois ce que je n’ai pas voulu voir la première fois. Ses jambes ne sont pas enterrées, mais ont été découpées à la hauteur de son bassin. Elles ne sont plus là, ses jambes. Une Vénus de Milo à l’envers, une «œuvre» contre nature. Pourquoi lui couper les jambes? J’essaie de comprendre. Est-ce parce qu’elle repoussait de ses pieds ses agresseurs, qui tentaient de la violer? Je m’imagine la taille de la lame qui mène à l’horrible scène puis je tombe sur le regard éperdu de Gayané et je renonce.

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  • 18 octobre : l'évangéliste saint Luc

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    SAINT LUC - Évangéliste - (Ier siècle)

            Saint Luc, né à Antioche, est une des principales gloires de cette ville. On sait peu de chose de ses premières années ; on ignore même si, avant sa conversion, il était païen ou observait la religion juive ; cette dernière opinion est la plus généralement adoptée. Doué d'un caractère ferme et d'une belle intelligence, il fut, paraît-il, très habile médecin, et ne dédaignait pas, dans ses loisirs, de cultiver l'art de la peinture, pour lequel il avait un goût prononcé.

            Luc serait sûrement arrivé à l'une des premières charges de la cité, quand il renonça à son brillant avenir pour aller voir, en Judée, ce Jésus qui venait d'inaugurer sa vie publique, et dont le nom, la doctrine, les miracles, faisaient grand bruit dans tous les pays voisins. Il le vit, crut en sa mission divine, et prenant pour lui la parole du Maître : Que celui qui veut être mon disciple quitte tout et me suive, il suivit dès lors le Sauveur pas à pas dans ses courses apostoliques ; il fut témoin de sa Passion, de sa Résurrection, de son Ascension, reçut le Saint-Esprit au Cénacle, le jour de la Pentecôte, et partit pour évangéliser Antioche sa patrie.

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  • Saint Luc et la Vierge Marie

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    Le site "Marie de Nazareth", très bien construit, analyse l'évangile de saint Luc (fêté ce 18 octobre) et la très riche information qu'il contient concernant la Vierge Marie :

    L'Evangile selon saint Luc et la Vierge Marie

    Saint Luc est celui qui parle le plus de la Vierge Marie : sur 152 versets du Nouveau Testament regardant la Vierge de Nazareth,  environ 90 sont en Luc (cliquer sur les liens pour accéder aux textes).

     Partie : Evangile selon St Luc

  • En mémoire d'un formidable spécialiste de ce qui s'est passé entre Pie XII et les Juifs

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    De Settimo Cielo :

    En mémoire d'un formidable spécialiste de ce qui s'est passé entre Pie XII et les Juifs
    Gumpel

    (s.m.) Reçu et publié. Le juriste et historien de l'Église Pier Luigi Guiducci, auteur de ce profil inédit du jésuite Peter Gumpel, le considérait non seulement comme un ami, mais aussi comme "un père, un collègue, un enseignant et un témoin de la foi".

    *

    PÈRE PETER GUMPEL. EN SOUVENIR D'UN AMI par Pier Luigi Guiducci

    Le mercredi 12 octobre 2022, le jésuite Peter (né Kurt) Gumpel a mis fin à son exode terrestre et a rejoint la Maison du Père. Il avait 98 ans. Il se trouvait depuis quelque temps à l'infirmerie de la Residenza San Pietro Canisio à Rome. Je lui ai rendu visite périodiquement, et j'ai passé plusieurs heures avec lui. Né à Hanovre, le 15 novembre 1923, ce religieux allemand reste connu pour ses contributions historiques, pour les rôles qu'il a joués dans son propre Ordre, pour son soutien à son confrère le Père Paolo Molinari qui a été nommé peritus à Vatican II (réf. Lumen Gentium"), pour les tâches fiduciaires qu'il a reçues des Pontifes, pour son enseignement ("Histoire des dogmes" et "Théologie de la spiritualité catholique") à l'Université Pontificale Grégorienne (Rome), pour son travail aux côtés du P. Molinari à la Postulation Générale des Pères Jésuites à Rome.

    P. Gumpel venait d'une riche famille allemande. Son grand-père paternel possédait une banque, des usines et des participations dans des sociétés. Il était conseiller du président Paul von Hindenburg. Et il était très opposé à une éventuelle nomination d'Hitler à la Chancellerie. Cependant, lorsque le leader du national-socialisme devient chancelier, une période critique commence pour les Gumpel. La famille a dû quitter l'Allemagne. Dans ce contexte, Kurt (il avait 10 ans et restait avec sa mère) a étudié en France, dans un petit village. Il commence à apprendre la langue mais il n'est pas facile - étant allemand - de s'intégrer parmi les autres enfants. Après deux ans, il a pu retourner à Berlin. En 1939, l'arrestation temporaire de sa mère motive une nouvelle expatriation. Kurt a été envoyé à Nijmegen (Nijmegen) aux Pays-Bas. Là, il a étudié dans le pensionnat dirigé par les Jésuites. Là-bas, il a appris la langue. Plus tard, il a bien connu les Pays-Bas, et lorsque la question du "catéchisme néerlandais" (1966 ; certaines déclarations hétérodoxes) a été soulevée des décennies plus tard, Paul VI l'a envoyé en tant que son propre administrateur pour visiter la Hollande.

    A cette époque, le jeune Kurt ressent une orientation vocationnelle : celle de devenir jésuite. La réaction des parents a été dure. Le père Gumpel a raconté plus tard au père Ariel S. Levi de Gualdo : "Nous étions dans la voiture, mon père s'est arrêté, m'a fait sortir et mon teckel et moi avons marché quelques kilomètres jusqu'à la maison. Quand je suis entré, mon père m'a averti de ne jamais revenir à certains fantasmes. Puis il a ajouté qu'il ne me permettrait d'entrer dans la Compagnie de Jésus que si le Souverain Pontife lui-même le lui demandait". L'A. cit. raconte que le jeune homme prit son père au mot. La famille avait rencontré et été hébergée à plusieurs reprises par l'archevêque Eugenio Pacelli, alors nonce apostolique à Berlin, qui devint ensuite pape en 1939, à qui il n'hésita pas à écrire. Un mois plus tard, le père reçoit une lettre manuscrite de Pie XII le suppliant de permettre à son fils d'entrer dans la Compagnie de Jésus.

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  • Deux martyrs italiens, victimes des nazis, ont été béatifiés

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    De Vatican News (Tiziana Campisi) :

    Béatification de deux martyrs italiens, victimes des nazis

    Victimes du massacre de Boves le 19 septembre 1943, le premier perpétré par les nazis en Italie, le père Giuseppe et le père Mario étaient respectivement curé et vicaire dans la ville piémontaise qu'ils ont tenté de sauver, le payant de leur vie. «Comme Moïse, ils ont levé les mains vers le ciel pour intercéder auprès de Dieu. Intercéder pour les autres est le devoir de tout chrétien», a lancé l’envoyé du Pape dans le nord de l’Italie.

    Martyrs parce que tués par les nazis le 19 septembre 1943 à Boves, aux côtés de la population, dans l'exercice de leur ministère sacerdotal, Don Giuseppe Bernardi et Don Mario Ghibaudo, prêtres de l'Église de Cuneo, sont bénis. Cet après-midi, le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère pour les Causes des saints, a présidé, au nom du Pape, le rite de béatification des deux prêtres à Madonna dei Boschi, un hameau de Boves. C'est là qu'a eu lieu ce qu'on appelle le massacre de Boves, le premier massacre perpétré par les nazis en Italie. Les Allemands ont frappé la population civile sans défense, incendiant plus de 350 maisons et laissant des dizaines de victimes sur le terrain. Parmi eux, le curé de la paroisse, le père Giuseppe, âgé de 46 ans, et son jeune vicaire, le père Mario, 23 ans, prêtre depuis trois mois seulement. Il y avait eu un affrontement entre résistants et nazis, deux Allemands avaient été enlevés. Le père Bernardi et un homme d'affaires sont intervenus en tant que médiateurs pour leur libération, mais malgré l'issue positive des négociations, le commandant SS a ordonné que la ville soit incendiée. Le père Giuseppe a été abattu et brûlé avec d'autres concitoyens, le père Mario a été tué alors qu'il bénissait un civil touché par le feu d'un soldat allemand. Les deux prêtres ont essayé de sauver Boves et ses habitants au prix de leur propre vie. Don Giuseppe est connu pour avoir invité des jeunes filles à prier avec lui devant le corps d'un soldat allemand, un geste qui a porté des fruits de paix et de réconciliation. Un signe de l'un de ces fruits a été la présence aujourd'hui au rite de béatification des deux prêtres d'une délégation de Schondorf, la ville natale du commandant SS responsable du massacre de Boves.

    Comme les bras de Moïse levés vers Dieu

    Dans son homélie, le préfet du dicastère pour les Causes des saints a rappelé l'image de Moïse, décrite dans la première lecture de la liturgie du jour, qui a vaincu les Amalécites en tendant les mains, «un geste d'intercession en faveur d'Israël qui souffre dans la lutte». Le cardinal Semeraro a expliqué que le catéchisme de l'Église catholique définit ce que Moïse a fait comme «une prophétie de l'intercession de Jésus sur la croix» et a ajouté que le père Bernardi et le père Ghibaudo peuvent être comparés aux «deux bras de Moïse, levés pour intercéder en faveur» de l'Église de Cuneo.

    L'amour des deux prêtres pour leur troupeau

    Le préfet du dicastère pour les Causes des saints a ensuite précisé que la tâche propre de tout prêtre est d'intercéder, que la mission sacerdotale est essentiellement «une médiation d'intercession». Pour vivre la miséricorde, il a précisé que «le prêtre intercède, non pas parce qu'il est saint, ou parce qu'il est plus méritant que les autres, mais parce qu'il croit au pouvoir rédempteur de son Seigneur en faveur du troupeau». Et c'est précisément par amour pour le troupeau qui leur a été confié que les deux prêtres de l'église de Cuneo sont morts, a souligné le cardinal Semeraro, rappelant que le père Bernardi n'a pas fui pour défendre la population et que le père Ghibaudo a été tué «dans l'exercice de son ministère sacerdotal en administrant l'absolution à un mourant». Voici leur intercession, poursuit le cardinal, qui bénit et absout. À travers eux, c'est la figure du ministère sacerdotal comme intercession qui est mise en avant, a déclaré le préfet du dicastère pour les Causes des saints, ajoutant que même le Pape François, lors de la messe chrismale de 2018, a parlé du prêtre intercesseur.

    L'intercession, tâche de tout chrétien et de toute l'Église

    «L'intercession, cependant, est la tâche de tout chrétien», a poursuivi le cardinal Semeraro, soulignant que la prière chrétienne est toujours et avant tout une intercession pour tous les hommes et que la prière du chrétien est toujours catholique et inclusive. En conclusion de son homélie, le cardinal a souligné que l'intercession «est la forme ultime de la responsabilité chrétienne envers le monde». «Quand, nous ne pouvons rien faire d'autre pour aider notre prochain», «quand nous ne pouvons rien faire d'autre, même pour la paix, même pour la réconciliation», «il nous reste toujours la possibilité de lever les bras vers Dieu et d'intercéder", a-t-il poursuivi. La mission de pratiquer la prière d'intercession, d'intercéder pour les autres, a conclu le cardinal Semeraro, incombe à chaque chrétien et à toute l'Église, et en particulier à ceux qui ont un rôle de responsabilité, qui doivent regarder les autres «avec les yeux et le cœur de Dieu, avec sa propre compassion et sa tendresse invincible».