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Doctrine Sociale - Page 26

  • Libéraux : des arguments, pas de l’ironie face au pape François !

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    Lu sur le site « Liberté politique », cet article du professeur Naudet paru dans « Les Echos » :

     « L’économiste Jean-Yves Naudet répond dans Les Echos aux libéraux comme l’essayiste Gaspard Koenig selon lequel « le pape doit se convertir à l’économie de marché ». « Les libéraux, dit-il, gagneraient à connaître la doctrine sociale de l’Église, et ils verraient qu'elle n'est pas contraire à l'économie de marché, même si son rôle essentiel est d'ordre éthique. »

    "[Les Echos, 22/10/2015] — Il semblerait que le Pape bashing soit devenu un sport à la mode. Dans une société libérale, la liberté d'opinion est primordiale et chacun peut critiquer l'opinion des autres. Encore faut-il respecter les personnes et donc les croyances et chercher à convaincre en argumentant plus qu'en ironisant.

    Dans le catholicisme, il existe des principes doctrinaux, qui s'imposent au croyant, et un domaine prudentiel, dans lequel un pape peut donner son opinion, mais qui relève plus de l'action propre des laïcs. Sur ces questions, chaque pape a sa personnalité et on comprendra qu'un Jean-Paul II, face au totalitarisme communiste, soit plus en phase avec le libre marché qu'un François, qui n'a connu que le capitalisme de connivence.

    François critique l'argent, considéré comme une idole. Mais le Christ et l'Église ont considéré l'argent comme un bon serviteur et un mauvais maître, et l'Évangile montre des exemples du bon usage de l'argent, de l'obole de la veuve à la parabole du bon Samaritain en passant par celle des talents. Critiquer l'idolâtrie de l'argent rappelle simplement que « l'homme ne vit pas seulement de pain » et donc les dimensions affectives, culturelles, spirituelles de la vie.

    L'argent est indispensable, mais il n'est pas l'horizon indépassable de l'humanité et l'idolâtrie n'est jamais bonne, y compris celle des posters de Che Guevara. Un non-croyant peut partager l'idée de Jean-Paul II selon laquelle l'histoire des hommes n'est pas celle de la lutte des classes, mais du « besoin d'aimer et d'être aimé ».

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  • Bruxelles (IET), 16 novembre : "Chrétiens en politique" avec Erwan le Morhedec (Koztoujours)

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    12087062_10153113633322823_2193337997911371093_o.jpgle 16 novembre prochain à 13h30 à l'Institut d'Etudes Théologiques.

  • Le Manifeste du courant "Pour une écologie humaine"

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  • Le message du pape pour la prochaine journée du migrant et du réfugié

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    Message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié (source)

    Une Journée célébrée le 17 janvier 2016

    Sous le titre « Les migrants et les réfugiés nous interpellent. La réponse de l’Évangile de la miséricorde », le pape François inscrit la Journée mondiale du migrant et du réfugié, célébrée au niveau ecclésial le 17 janvier 2016, dans le cadre du Jubilé de la miséricorde.

    « L’indifférence et le silence ouvrent la voie à la complicité quand nous assistons en spectateurs aux morts par étouffement, par privations, par violences et par naufrages », déclare le pape François.

    « Chacun de nous est responsable de son voisin », insiste le pape.

    Il ajoute : « Il est important de considérer les migrants non seulement en fonction de la régularité ou de l’irrégularité de leur condition, mais surtout comme des personnes qui, une fois leur dignité assurée, peuvent contribuer au bien-être et au progrès de tous, en particulier lorsqu’ils assument la responsabilité de leurs devoirs envers ceux qui les accueillent, en respectant de façon reconnaissante le patrimoine matériel et spirituel du pays hôte, en obéissant à ses lois et en contribuant à ses charges. »

    Il appelle à une information exacte qui ne cache pas les dangers auxquels sont soumis les réfugiés dans leurs pays : « Il est indispensable que l’opinion publique soit informée de tout cela et correctement, notamment pour prévenir des peurs injustifiées et des spéculations sur la peau des migrants. »

    A.B.

    Message du pape François

    Les migrants et les réfugiés nous interpellent. La réponse de l’Évangile de la miséricorde

    Chers frères et sœurs !

    Dans la bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, j’ai rappelé qu’« il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante, à fixer notre regard sur la miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père » (Misericordiae Vultus, n. 3). L’amour de Dieu, en effet, entend atteindre tous et chacun, en transformant ceux qui accueillent l’étreinte du Père en autant de bras qui s’ouvrent et qui étreignent afin que quiconque sache qu’il est aimé comme fils et se sente « chez lui » dans l’unique famille humaine. De la sorte, l’attention paternelle de Dieu est bienveillante envers tous, comme celle du pasteur avec ses brebis, mais elle est particulièrement sensible aux besoins de la brebis blessée, fatiguée ou malade. Jésus-Christ nous a parlé ainsi du Père, pour nous dire qu’il se penche sur l’homme blessé par la misère physique ou morale et, plus ses conditions s’aggravent, plus se révèle l’efficacité de la miséricorde divine.

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  • Visite du pape à Cuba: les dissidents à l’écart?

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    Lu sur le site de « Famille chrétienne »( extrait)  :

    […] Les dissidents semblent (…) pour l’heure, à l’écart. En tout cas dans la communication officielle, parfaitement maîtrisée, du régime castriste. Pour autant, si une rencontre « devant les caméras » semble exclue, il n’est pas sûr que les dissidents soient tenus à l’écart, en tout cas certainement pas du fait du Saint-Siège. La jolie et calme nonciature du quartier Miramar, sur les hauteurs de La Havane, non loin de laquelle marchent chaque dimanche les Dames Blanches pour demander la libération des prisonniers politiques, peut accueillir des dîners aux nombreux couverts ou de simples rencontres informelles.

    Et l’Église a proposé au moins à deux reprises – samedi à la nonciature et dimanche après la messe – à différents dissidents de venir saluer le pape François, tandis que la police cubaine arrêtait bon nombre d’entre eux. Un opposant au régime a également pu s’approcher de la papamobile et parler au pape, jusqu’à être ceinturé par le « service d’ordre » cubain. Ce qui est sûr, c’est que l’Église ne semble pas vouloir médiatiser une rencontre avec des groupes de dissidents. Car elle sait que le moindre écart, la moindre action perçue comme provocation par l’État totalitaire cubain pourrait anéantir des années d’un patient travail mené par l’Église cubaine pour obtenir de pouvoir exercer librement son ministère. Et, de fait, dans les circonstances actuelles, l’Église cubaine mise davantage sur la révolution de l’Évangile dans les cœurs que sur la chute du régime.

    La stratégie du pape semble être celle de l’Église cubaine

    En fait, cette première étape du voyage du pape à Cuba (la 2e commence à Holguin, la 3e aura lieu à Santiago et au sanctuaire del Cobre) semble révéler le fait que la stratégie du pape est à peu de chose près celle de l’Église institutionnelle cubaine. Celle-ci « dialogue » avec l’État cubain, grappillant mois après mois de petits espaces de liberté, tout en montrant ostensiblement qu’elle « n’a rien contre » la dissidence et en critiquant sourdement le régime.

    Ainsi le pape a-t-il discrètement salué, à son arrivée à l’aéroport de La Havane, « toutes ces personnes que, pour divers motifs, je ne pourrai pas rencontrer ». De même a-t-il consacré toute l’homélie de sa messe dite place de la Révolution au sens chrétien du service, dénonçant « la tentation du ‘‘service’’ qui ‘‘se’’ sert des autres »« Le service n’est jamais idéologique, a-t-il également souligné, puisqu’il ne sert pas des idées, mais des personnes. » Dans un univers où délateurs, petits chefs et hauts dirigeants se rejoignent dans une même oppression au prétexte de servir le parti et l’idéologie, ces paroles ont dû faire mouche.

    L’imprévu sera-t-il au rendez-vous ?

    Reste que si le pape ne fait aucun geste public, ou n’a aucune parole plus ferme sur le régime castriste, cela pourrait jeter le trouble chez la part non négligeable de la population cubaine qui n’a qu’un seul désir : en finir avec la lignée castriste et la dictature du parti unique. Et conforter l’idée, répandue chez les dissidents cubains restés sur l’île, que l’Église catholique est en fait « vendue » au régime.

    À cet égard, une lueur d’espoir réside dans l’observation de la méthode souvent adoptée par le pape jésuite : mettre en confiance, d’abord, par une attitude cordiale et des paroles de sincère bienveillance. Puis frapper les esprits par un geste fort, explicite, visible, plus difficile à critiquer qu’un discours, au moment où personne ne l’attend plus. Le pape François choisira-t-il Holguin, ville où réside le successeur d’Oswaldo Paya (meneur chrétien de la dissidence mort dans des conditions très suspectes en 2012) à la tête du Mouvement chrétien de libération, pour poser ce geste ?

    Jean-Marie Dumont »

    Tout l'article, ici  Cuba : le pape n’a pas dit son dernier mot

    JPSC

  • A propos de la crise des migrants, libres propos d’un catholique

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    A propos de la crise des migrants, libres propos d’un catholique (15 mn).https://youtu.be/pFeidwLj32Q

     

    Par Arnaud Dumouch, 8 septembre 2015. La double position de l’Eglise développée dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique au n° 2241 1° La partie éthique qui concerne la voix de l’Eglise et que reprend, comme il le doit à sa fonction, le pape François et Mgr Harpigny : « 2241 Les nations mieux pourvues sont tenues d’accueillir autant que faire se peut l’étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine. Les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l’hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent. » 2° La partie politique qui concerne l’autorité de César, donc du pouvoir profane : « 2241 Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont ils ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges. » L’Europe, malade de l’hyper-mémoire des crimes d’il y a 80 ans semble incapable, malgré les nombreux signes de 2015 (attentats), d’appliquer ce deuxième aspect. Si les hommes politiques ne se reprennent pas, c’est la construction européenne dans sa totalité que les peuples balayeront par leur vote. Légitimement effrayés par le danger sur leur identité et leur paix chèrement acquise, ils partiront avec violence dans le sens inverse des idéaux de 1968. « Le peuple qui ne se souvient pas de TOUTE son histoire, se condamne à la revivre ». Pour connaître toute l’histoire, il faudrait écouter en audio le livre de Flavius Josèphe « La guerre des Juifs et des Romains » : http://eschatologie.free.fr/livres_audio.html

     

     

  • Réfugiés : l'appel de l'évêque de Tournai

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    Accueil des réfugiés – Appel de l’Evêque de Tournai                   7 septembre 2015

    Depuis des mois et des mois, les médias nous informent sur la situation des migrants qui, en traversant la Méditerranée par des moyens de fortune proposés par des passeurs dont la plupart sont des truands, perdent une partie de leur famille et de leurs amis noyés dans la mer. Cette situation objective, manifestée par des images de morts, dont des enfants, sur les plages de Grèce, de Turquie et d’Italie, dans les gares et les camions d’Hongrie et d’Autriche, est relayée par les médias et les décisions des gouvernements de l’Union Européenne. Nous assistons à l’arrivée de nombreux migrants, disent les médias. Une fois de plus, on a trouvé un mot neutre pour évoquer une tragédie. Des migrants ! Comme si des familles qui sont obligées de quitter leur territoire, le lieu où elles sont nées, étaient des personnes qui cherchent du travail en Europe ! Quelle horreur de travestir ainsi le réel ! Il s’agit, dans la majorité des cas, de familles qui cherchent un refuge pour survivre. Pour ces familles c’est la mort ou la survie ailleurs. Imaginons un instant que des parents acceptent de voir leurs enfants être éliminés dans les semaines qui suivent par une bande de terroristes. Evoquons un seul instant les récits de nos parents, de nos grands-parents qui, en 1914 ou en 1940, devaient rapidement quitter leurs maisons pour fuir l’avancée des troupes de l’Allemagne. Était-ce réellement pour trouver un emploi en dehors de la Belgique !

    Oui, mais les Syriens, Irakiens, Afghans, etc., sont des terroristes radicalisés de l’islam qui viennent faire des attentats en Europe ! Franchement, avons-nous déjà rencontré des familles de terroristes dont les membres ont entre six mois et quarante ans ?

    Oui, mais, en Belgique, il y a beaucoup de personnes pauvres, des jeunes sans emploi, des personnes âgées sans ressources ! Et alors ! Ces personnes sont-elles toutes en danger de mort ? La plupart ne sont-elles pas des allocataires sociaux ?

    Oui, mais, il y a déjà tellement d’étrangers en Belgique. Bientôt, il n’y aura plus de vrais Belges ! Et alors ! Est-ce à nous de décider qui « peut » habiter sur le territoire de la Belgique ? Alors que personne parmi nous n’a eu l’occasion de choisir le lieu de sa naissance, de choisir sa famille, ses parents !

    Et qui va encore devoir payer l’accueil de ces personnes, de ces familles ? Toujours les mêmes, les citoyens de la Belgique. Et alors ! C’est quoi être humain ? C’est quoi respecter la dignité de tout être humain ? C’est quoi devenir solidaire de personnes, d’enfants, en danger de mort ? Depuis quand le lieu de la naissance est-il une justification de fermer les yeux sur la misère, la mort de personnes innocentes qui n’ont plus d’autres solutions que d’aller vivre ailleurs où on dit que c’est mieux que chez soi ?

    Une Europe de 500 millions de personnes est incapable d’accueillir quelques centaines de milliers de personnes réfugiées ! Mais qui sommes-nous pour avoir des idées pareilles ?

    Oui, mais l’Europe, c’est d’abord le respect de valeurs chrétiennes ! Depuis quand ? Est-ce vraiment cela que Dieu veut ? Une poche de bons chrétiens qui dressent des murs pour se protéger de personnes qui ont d’autres convictions ! Les relations séculaires avec les Juifs en Europe, on n’a encore rien compris ? L’avènement des droits de l’homme et de la démocratie au XVIIIème siècle, de la laïcité, on n’a encore rien compris ? L’intégration de musulmans au XXème siècle en Europe occidentale, on n’a encore rien compris ? Il est temps que nous nous situions face à la Parole de Dieu ! La dignité de l’homme, de tout être humain, ce n’est pas une affaire de conviction religieuse. On est un humain, point final ! Et on respecte ce fait !

    Les chrétiens qui essaient de vivre de l’Evangile n’ont pas à mettre des barrières entre les gens pour protéger un soi-disant confort. Les chrétiens lisent la Bible « en entier ». Ils sont attentifs à ce que Jésus a enseigné. Ils ont pour paradigme le témoignage des apôtres ! Tout le monde est le bienvenu pour vivre de l’Evangile, certes. Mais nous avons d’abord à exercer notre mission, le premier commandement, celui d’aimer Dieu ; le second, qui lui est semblable, d’aimer le prochain, quelles que soient ses convictions, tout simplement parce que chaque être humain est créé à l’image de Dieu !

    Merci à tous ceux qui « se donnent » pour accueillir les réfugiés avec amour dans notre pays. Merci à tous qui, dans cette manière de se situer devant le réel, travaillent en bonne intelligence avec les pouvoirs publics.

    Dans le Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise (2005), je lis au n° 505 : Le principe d’humanité, inscrit dans la conscience de chaque personne et de chaque peuple, comporte l’obligation de tenir la population civile à l’écart des effets de la guerre. Une catégorie particulière de victimes de la guerre est celle de réfugiés, contraints par les combats à fuir les lieux où ils vivent habituellement, jusqu’à trouver refuge dans des pays autres que ceux où ils sont nés. L’Eglise est proche d’eux, non seulement par sa présence pastorale et son secours matériel, mais aussi par son engagement à défendre leur dignité humaine.

    Pour exercer le discernement en conscience et prendre des décisions au plan social et politique, nous avons suffisamment d’éléments pour accueillir les réfugiés. N’attendons pas pour, avec les autorités publiques, venir à leur aide.

    + Guy Harpigny,

    Evêque de Tournai

  • Monseigneur Rey : dialoguer aussi avec Marion Maréchal Le Pen est dans la ligne de l’enseignement de l’Eglise

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    L’évêque de Fréjus-Toulon ferait-il désordre dans les milieux cléricaux qui  aiment lesindex7.jpg périphéries dans les limites de la bien-pensance politiquement correcte ?  Réponse du prélat "non conformiste" sur le site web de son diocèse :

    « Communiqué de Presse du 29 Août 2015

    Les réactions de certains medias à propos de l’Université d’été de l’Observatoire socio-politique (OSP) de Fréjus-Toulon conduisent à rappeler les éléments suivants.

    Les universités d’été, ouvertes sur inscription, ont été lancées il y a 5 ans par l’OSP de Fréjus-Toulon en lien avec les Dominicains de la Sainte-Baume. Elles sont bâties autour du triptyque suivant : d’abord, la prière, avec la participation aux offices ; ensuite, la formation à la doctrine sociale de l’Eglise avec l’enseignement de Pères dominicains et, cette année, la participation de Mgr Charles Morerod ; enfin, des échanges lors de tables rondes réunissant parmi d’autres des hommes et des femmes politiques de toutes les sensibilités.

    Le dialogue est intrinsèque à l’expression de notre Foi. L’actualité mondiale le montre bien : tout refus de dialogue entretient le fanatisme et attise la guerre. Le refus de dialoguer constitue aussi un symptôme de faiblesse de la pensée. Que ce soit dans l’ordre politique, social et religieux, la paix et le vivre ensemble requièrent le dialogue. Jésus Lui-même a engagé un dialogue avec ses contradicteurs et ses adversaires tout au long de Sa vie publique. Sans dialogue, on tombe dans l’invective, le lynchage, le procès d’intention et la diabolisation.

    Un dialogue authentique exige la réunion de plusieurs conditions : la liberté d’expression, l’écoute mutuelle jusqu’à la disponibilité à changer d’avis, et dans les matières qui regardent les universités d’été, la quête du bien commun qui transcende les intérêts particuliers. Inviter des personnalités politiques ne signifie pas cautionner leurs positions mais les conduire à accepter d’êtres interpellées, voire critiquées, dans le cadre d’échanges francs et sereins. On peut noter que ce dialogue est régulièrement organisé dans d’autres cadres, plateaux TV, débats publics ou tables rondes.

    C’est dans cet état d’esprit que les universités d’été de l’OSP ont été conçues.

    Cet été, Marion Maréchal Le Pen est l’une des personnalités politiques invitées à débattre avec d’autres personnalités politiques dans le cadre d’une table ronde sur le thème de l’engagement des chrétiens en politique. Le Front national a obtenu près de 40% des votes aux dernières élections départementales dans le Var. Il s’agit d’une réalité. Que l’on soit d’accord ou pas avec les positions du FN, nier cette réalité serait faire preuve d’autisme. Blacklister un mouvement quel qu’il soit courrait le risque de l’enfermer dans ses positions, de contribuer à le radicaliser et à l’exclure de débats où les électeurs l’ont eux-mêmes introduit sur des sujets brûlants aujourd’hui : l’Europe, l’identité nationale et l’immigration… La dénonciation par la Conférence des évêques de France, qui vient d’être rappelée par son secrétaire général, à l’encontre de certaines positions et postures politiques du Front National, nous invite non seulement à contester mais aussi à dialoguer avec l’ensemble des acteurs de la vie politique, y compris le FN, sur ces questions disputées qui traversent et divisent  l’opinion publique. Ce dialogue se déploie à partir des valeurs évangéliques de justice et de solidarité, et à partir des fondements du pacte social que rappelle l’Eglise depuis toujours: Le respect de la vie depuis son origine jusqu’à sa fin naturelle, la protection de la famille, l’accueil de l’étranger, le souci prioritaire du pauvre, la reconnaissance de la valeur du travail, les principes de solidarité entre les peuples, la liberté de conscience et d’expression et la liberté religieuse…

    L’accueil de représentants du FN dans un débat organisé par l’Eglise est une nouveauté dans sa forme, mais ne remet pas en cause les principes fondamentaux de la Doctrine Sociale de l’Eglise sur lesquels nous nous appuyons.

    La question fondamentale à laquelle nous renvoie cette polémique porte sur notre capacité à dialoguer avec tous les mouvements politiques, quels qu’ils soient, sur la base des principes d’humanité qui nous viennent de la doctrine sociale de l’Eglise et de son Magistère. Ces principes d’humanité fondent l’engagement des chrétiens en politique et le dialogue avec la société pour offrir un discernement, critiquer si nécessaire, et concourir à la promotion du bien commun et d’une écologie intégrale. »

    Ref.  Communiqué de Mgr Rey au sujet des Universités d’Eté de la Sainte Baume

    JPSC

  • « Une Eglise pauvre pour les pauvres » ? oui, mais…

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    Lu sur le site « Pro Liturgia » (Denis Crouan) :

    marie_madeleine.jpg« On trouve dans les Evangiles un passage qui remet en cause ce qu’il est convenu d’appeler l’ “évangile social”.  Mais avant de voir ce passage, il convient de définir l’ “évangile social”. Cette expression est née dans les communautés protestantes, puis a été utilisée dans les milieux catholiques. L’ “évangile social” est un mouvement qui s’est développé aux XIXe et XXe siècles et qui a consisté à appliquer une éthique qui se voulait chrétienne à des problèmes de société comme l’injustice, l’inégalité, l’alcoolisme, la criminalité, les tensions raciales, la pauvreté, le travail des enfants, les syndicats... etc. Une foi solide, disait-on, devait nécessairement porter sur des choses concrètes et apporter des réponses pertinentes à ceux qui souffrent de maux propres aux sociétés modernes et souvent déshumanisées.

    Jusqu’ici, on ne peut qu’être d’accord avec cette façon de comprendre l’Evangile. Sauf que dans ce même Evangile se trouve un passage troublant qui vient contredire l’idée communément admise selon laquelle le service des pauvres devrait être la priorité de l’Eglise.

    Ce passage montre que si le service des pauvres est essentiel, quelque chose est bien plus important. Allons directement au texte : « Comme Jésus se trouvait à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme s’approcha de lui, portant un flacon d’albâtre contenant un parfum de grand prix. Elle le versa sur la tête de Jésus, qui était à table. Voyant cela, les disciples s’indignèrent en disant : “A quoi bon ce gaspillage ? On aurait pu, en effet, vendre ce parfum pour beaucoup d’argent, que l’on aurait donné à des pauvres.” Jésus s’en aperçut et leur dit : “Pourquoi tourmenter cette femme ? Il est beau, le geste qu’elle a fait à mon égard. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Si elle a fait cela, si elle a versé ce parfum sur mon corps, c’est en vue de mon ensevelissement. Amen, je vous le dis : partout où cet Evangile sera proclamé - dans le monde entier -, on racontera aussi, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire.” Alors, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : “Que me donnerez-vous si je vous le livre ?” (Cf. Matthieu 26, 6-14).

    Les autres Evangiles relatent également cet épisode (cf. Marc 1 et Jean 12). Mais si S. Jean attribue l’objection seulement à Judas en laissant clairement entendre qu’elle est révélatrice de sa cupidité, Marc et Matthieu l’attribuent à tous les disciples présents.  Encore plus intéressant : les trois Evangiles établissent un lien entre l’objection de Jésus et la décision de Judas à livrer Jésus. Tous les disciples ont été surpris d’entendre ce que Jésus leur déclare, mais c’est surtout Judas qui réagit.

    Ce passage de l’Ecriture est étonnant et même déconcertant. On se serait attendu, en effet, à ce que Jésus reprenne la femme en lui disant qu’elle aurait mieux fait de donner son argent aux nécessiteux. N’avait-il pas enseigné, en effet, que nous serons jugés en fonction de ce que nous avons fait au plus petits de ses frères ? (Cf. Mt. 25) Alors comment se fait-il que Jésus ne réprime pas l'incohérence du geste de la femme et ne lui demande pas de donner l’argent aux pauvres ? La réponse est une nouvelle fois donnée par Jésus lui-même : “Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.”  Ici, Jésus se présente comme une sorte de visiteur occasionnel, comme quelqu’un qui n’est de passage ici-bas. Que veut-il nous enseigner par là ? Quelque chose d’essentiel : que rien, absolument rien - pas même le service des pauvres - ne peut l’emporter sur le culte et l’honneur dus à Dieu.

    Si le service des pauvres a la préséance sur ces valeurs, alors il risque de nous transformer en idolâtres : des idolâtres habillés en pasteurs, mais des idolâtres tout de même puisque nous inversons les valeurs.  Ce point capital concernant la préséance du culte rendu à Dieu sur le service des pauvres avait déjà été enseigné par les anges annonçant la naissance du Fils de Dieu. Leurs premières paroles n’étaient-elles pas : “Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté” ? Il devenait alors très clair que la glorification de Dieu devait venir en premier, la paix sur terre n’étant que le corollaire du culte rendu à majesté divine, de ce culte liturgique que l’Eglise considère comme la source et le sommet de sa vie. Un professeur de séminaire disait aux futurs prêtres : “Méfiez-vous de la pauvreté de Judas.” Que voulait-il dire ? Simplement que l’attention apportée aux pauvres peut parfois conduire à diluer la doctrine chrétienne et faire oublier que le culte rendu à Dieu doit toujours demeurer prioritaire. S’il en vient à occuper la seconde place, alors l’ “évangile social” aboutit à des accommodements hasardeux de la doctrine chrétienne, et l’authentique message évangélique finit par être présenté de façon édulcorée ou altérée. Ce qui présente un réel danger pour la foi. Un danger qui n’est autre qu’une douce - mais réelle - apostasie.

    Ref. http://www.proliturgia.org/ v. 28.08.15 

    Un légiste demanda à Jésus pour l'embarrasser : "Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi?"  Jésus lui dit : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur de toute ton âme et de tout ton esprit : voilà le plus grand et le premier commandement.  Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. A ces deux commandements se rattache toute la Loi, ainsi que les prophètes." (Mt.22, 35:40) Le second est semblable au premier dans la mesure où il se fonde sur lui.Tout le reste est idéologie.

    JPSC

  • Migrants: l’Italie entre «casse-couilles» et «politicards»

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    Lu dans "Famille chrétienne":

    mgr-nunzio-galantino-mpi.jpg" En Italie la questions des migrants oppose l'Eglise et la classe politique. En 2014, plus de 165.000 migrants clandestins ont débarqué sur les côtes italiennes. Cet afflux crée des tensions de l'autre côté des Alpes. Mgr Galantino (photo), secrétaire général de la conférence épiscopale italienne dénonce l'inefficacité de la politique gouvernementale et l'indigence du débat politique sur la question migratoire.

    Benjamin Coste

    Certaines villes tenues par la Ligue du Nord refusent d’accueillir des migrants. Pour Matteo Salvini, chef du parti populiste, « un évêque doit s’en tenir à son rôle d’évêque et arrêter de casser les couilles (sic) à ceux qui administrent les villes. » À défaut d’élégance, le propos a le mérite d’être clair. Dans sa réponse, Mgr Galantino ne donne pas dans la langue de buis. S’en prenant aux élus de la Ligue du Nord qui jugent l’Église responsable de « l’africanisation de l’Italie », le secrétaire de la Conférence épiscopale italienne a, lui, dénoncé « les populistes qui prônent des mesures indignes » et qui « se comportent comme des politicards de quatre sous ». 

    Accéder au site : RFI 
    http://www.rfi.fr/europe/20150817-migrants-refugies-italie-eglise-vatican-ligue-nord-nunzio-galantino-colaninno

    Mgr Galantino estime que le gouvernement de Matteo Renzi « est totalement absent du débat sur l’immigration ». Ami du pape, l’évêque italien se trouve conforté par les appels à l’Europe de François à « ouvrir ses portes ». De plus, pour la journaliste Marcelle Padovani, l’Église est légitime sur cette problématique de l’immigration puisqu’« un migrant sur trois est reçu en Italie dans des structures liées au monde catholique » (Caritas, communauté de Sant’Egidio…).

    Accéder au site : L'Obs http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150817.OBS4236/italie-face-aux-migrants-matteo-renzi-coince-entre-l-eglise-et-les-populistes.html

    Pour Andrea Riccardi, fondateur de la communauté Sant’Egidio et ancien ministre, « les factions politiques jouent une vilaine guerre électoraliste, réduisant un phénomène global, complexe et inarrêtable à la seule urgence des débarquements (...). Il faut à tout prix raisonner ». Du côté des politiques, on accuse le coup et on se défend : le premier ministre Matteo Renzi estime « injuste » et « démotivante » les critiques dont son gouvernement est l’objet. Son ministre de l’Intérieur juge, lui, que « nous sauvons des vies et rapatrions ceux qui ne fuient pas la guerre ou les persécutions. Nous faisons un métier différent de l'Église. »

    Accéder au site : Le Point 
    http://www.lepoint.fr/monde/immigration-le-torchon-brule-entre-l-eglise-et-les-politiques-en-italie-19-08-2015-1957795_24.php

    Le Service des Jésuites pour les réfugiés – Prix international de la paix 2014 pour son action en Syrie – appelle l’Europe à un consensus sur la question des migrants. Si la question est « certes complexe », le père Costa, responsable portugais de l’organisation, estime qu’« un effort s’impose au nom du respect des droits de l’homme et de la protection de la vie humaine. Il faut donc donner la priorité à l’accueil, à l’intégration sociale et culturelle et à l’insertion professionnelle des réfugiés et si possible au développement économique des pays de départ ».

    Accéder au site : Radio Vatican 
    http://fr.radiovaticana.va/news/2015/08/18/le_jrs_appelle_les_europ%C3%A9ens_%C3%A0_lhospitalit%C3%A9_pour_les_migrants/1165781

    Ref. En Italie, la question des migrants oppose l’Église et la classe politique

    Même si rien n’est « inéluctable », la comparaison avec l'histoire des invasions de peuples germaniques fascinés par l’empire romain est-elle irréaliste ? Sous une forme ou une autre, avec ou sans accord officiel, ils y ont immigré toujours plus massivement jusqu’à franchir le seuil critique : la romanité s’est « barbarisée », et non l’inverse. Est-ce le sort qui attend l’Europe décadente où la natalité des populations anciennes ne cesse de diminuer ? La nature a horreur du vide et finit toujours par l’emporter sur les « limes » policier, militaire ou autres qu’on prétendrait lui opposer. Mais cela ne s’est pas fait en vingt-quatre heures comme dans le "Camp des saints", roman prémonitoire (1973) de Jean Raspail. Sur le fond de la question, nous renvoyons à l'article de Pierre Mélon, publié dans un récent numéro de la revue "Vérité et Espérance-Pâque nouvelle". On peut le lire sur le site web de l'église du Saint-Sacrement à Liège, en cliquant ici: "l'immigré est-il mon prochain? charité personnelle et charité politique".

    JPSC

  • Le pape François jouerait-il avec la foi ?

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    De Guillaume de Prémare sur ichtus.fr :

    Le pape joue-t-il avec la foi ?

    Après le discours du pape à Santa Cruz, l’ancien magistrat Philippe Bilger – aujourd’hui chroniqueur médiatique – a commis pour FigaroVox un billet dans lequel il affirme que « le pape joue avec le feu, avec la foi ». On ne peut porter une attaque plus lourde contre un pape que de dire qu’il joue avec la foi, précisément parce qu’il en est le gardien ultime : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point », dit Jésus à Pierre.

    Selon Philippe Bilger, le pape jouerait avec la foi parce qu’il porterait une vision plus proche de « la lutte des classes » que d’une « classique conception de la justice sociale » ; parce qu’il donnerait du crédit à une Eglise « imprégnée de la théologie de la libération » ; parce qu’il prêcherait un Jésus-Christ « boutefeu qui pourrait être récupéré par Karl Marx ». Ainsi la doctrine du pape serait-elle erronée. La question est essentielle tant la parole de l’Eglise ne peut pas être dissociée de sa doctrine.

    La lutte des classes est une conception marxiste de l’histoire qui voit dans la classe laborieuse, non pas des personnes à défendre et respecter, mais un instrument de masse de la subversion sociale. Marx n’appelle pas les possédants à œuvrer pour la justice, il appelle le prolétariat à renverser la bourgeoisie par la Révolution, pour lui substituer un autre pouvoir, celui du prolétariat, en vue d’une société sans classes.

    Le discours du pape constitue le strict inverse du marxisme : il appelle les riches et les puissants à leur devoir de justice sociale ; et il appelle le peuple à être un acteur responsable de processus de changement, le mettant en garde contre l’illusion du grand soir révolutionnaire. Le pape ne prône pas le rêve d’une société sans classe, il prône la mise en œuvre d’un bien commun.

    Parlons maintenant de la théologie de la libération. Au plan doctrinal, cette question a été tranchée par l’Eglise sous la signature du cardinal Ratzinger en 1984, dans un document de référence intitulé Libertatis Nuntius. J’encourage à relire cette instruction doctrinale pour constater que les paroles du pape François s’inscrivent sans ambiguïté dans la doctrine traditionnelle de l’Eglise et non dans certaines errements de la théologie de la libération.

    Philippe Bilger regrette par ailleurs que le pape François « bouscule » trop vertement « la famille traditionnelle et conservatrice du catholicisme ». J’invite à revisiter l’histoire du catholicisme social au XIXe siècle. Dans son encyclique Rerum Novarum, le pape Léon XIII s’était montré au moins aussi véhément que le pape François aujourd’hui. Il avait alors bousculé les catholiques de son temps.

    Et voici ce qu’Albert de Mun, catholique social issu de l’école de pensée la plus traditionnelle, avait dit aux catholiques « bousculés » en 1892, à l’occasion de son fameux discours de Saint-Etienne : « J’ai toujours cru que les catholiques ne pouvaient se désintéresser de la question sociale, sous peine de manquer à leurs obligations vis-à-vis du peuple : aujourd’hui, depuis l’encyclique sur la condition des ouvriers, je crois qu’ils n’en ont pas le droit et que leur programme social est là, tout écrit. »

    Aujourd’hui, de la même manière, c’est la fidélité à la doctrine et à la tradition de l’Eglise qui est en jeu dans notre fidélité au pape François.

    Guillaume de Prémare

    Chronique Radio Espérance du 24 juillet 2015

  • L'encyclique Laudato si, un document catholique ?

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    L’encyclique Laudato si : Est-elle un document catholique ou un traité humaniste ? (13 mn)
    Par Arnaud Dumouch, 19 juillet 2015. Pour écouter l’encyclique complète en Audio : http://metz-catholique.fr/dossiers/en...
    Les médias classiques ne parlent que de la dimension environnementale de cette encyclique. Ils refont l’erreur qu’ils firent pour la lecture de Vatican II, dont ils déformèrent le message. Les commentateurs catholiques semblent croire les médias classiques !
    Pour écouter l’encyclique complète en Audio : http://metz-catholique.fr/dossiers/en...

    Les médias classiques ne parlent que de la dimension environnementale de cette encyclique. Ils refont l’erreur qu’ils firent pour la lecture de Vatican II, dont ils déformèrent le message. Or les commentateurs catholiques semblent croire les médias classiques !

    Il faut donc la lire ou l’écouter. Le pape François développe au contraire une ECOLOGIE TOTALE, à la manière de Tugdual Derville. Dans la ligne de toute la foi de l’Eglise, il montre que TOUT EST LIÉ et que les 5 dimensions de l’homme ne sauraient être bafouées (1° mystique –verticale, le sens ultime de la vie, le Sauveur- ; 2° la dimension spirituelle -relations humaines- ; 3° psychologique (les sentiments du bien-être) ; 4° corporelle –santé- et 5° environnementale –exaltées avec raison par nos médias-).
    Et c’est bien la dimension mystique qui débute et conclut cette encyclique. La négliger comme le fait l’Europe depuis 50 ans en exaltant l’homme et en tuant Dieu, conduit à une vengeance de la nature et à la venue d’hommes qui, en réaction, exaltent Dieu et tuent l’homme.