Jean Vanier, "le petit François"
"Qu'il donne comme vision de son règne celle du petit pauvre François m'a profondément ému." Jean Vanier, fondateur de l'Arche, répond aux questions de Thierry Lyonnet sur RCF.
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"Qu'il donne comme vision de son règne celle du petit pauvre François m'a profondément ému." Jean Vanier, fondateur de l'Arche, répond aux questions de Thierry Lyonnet sur RCF.
Excellente analyse de Henri Hude sur Liberté Politique :
Nous sommes devant un Nouvel Ordre moral "à rebours". Le philosophe, auteur d’un récent essai sur La Force de la liberté explique les mécanismes pervers par lesquels il s'impose autour du consentement universel qu’il existe des propositions morales vraies… y compris pour prétendre qu’il n’y a pas, en vérité, de morale !
Que chacun regarde en lui-même, ou autour de lui, surtout s’il habite un pays occidental. Qu’il veuille bien se demander qui sont les moralistes et les censeurs les plus ardents et les plus puissants. Qui légifère pour restreindre la liberté d'opinion ? Il est très clair que ce ne sont pas les tenants des morales se présentant ouvertement comme objectives et normatives, mais au contraire les négateurs de telles morales. (Négateurs qui en plus se moquent du monde et manipulent, puisqu'en réalité ils sont plus dogmatiques que tout autre.)
Aux yeux de ces « négateurs » prétendus, en réalité bigots intolérants du nihilisme d'État, la morale objective et normative est très exactement un mal, voire le mal, et le principe de l’action bonne réside précisément dans le rejet de ce genre de morale objective et normative. Il est patent qu’ils tirent de là toute une doctrine des mœurs, et qu’ils mettent cette doctrine à la base de toute la vie sociale. Ils établissent ainsi un ordre moral d’un nouveau genre, qui, pour le contenu, se situe souvent au rebours de l’ordre antérieur, mais qui ne manque ni de violence culpabilisatrice, ni d’énergie impérative, ni de vigueur coercitive.
D'après Austin Ruse, "il est difficile de mesurer l’ampleur du succès en termes défensifs. Mais le débat sur la vie à l’Onu nous y oblige. L’objectif du mouvement pro vie à l’ONU est d’éviter que l’avortement devienne un droit de l’homme. De ce point de vue, les militants pro vie ont arraché une victoire de plus lors de la Commission de l’Onu sur la condition de la femme. Stefano Gennarini était sur place et vous explique pourquoi."
Durant les années où j'ai enseigné la religion à des élèves du secondaire, je me suis souvent posé la question de savoir si un jour on ne nous interdirait pas de dispenser des contenus en contradiction avec les nouvelles orientations éthiques de la société. Peut-on, par exemple, continuer à professer que la sexualité repose sur la différence sexuelle sans être taxé de facto d'"homophobie"? Et, dans la mesure où l'enseignement libre est subventionné par la collectivité, a-t-on le loisir d'y délivrer un message en contradiction avec les lois autorisant l'IVG, l'euthanasie, la procréation assistée, etc ? La situation telle qu'elle se présente aujourd'hui à l'ouest du Canada et que Jeanne Smits analyse sur son blog permet de voir plus clairement dans quelle direction nous allons :
Le ministre de l'Education du Yukon (ouest du Canada) a interdit, de manière publique, l'enseignement du point de vue catholique sur l'homosexualité dans les écoles catholiques recevant des fonds publics. Par une lettre ouverte envoyée le 19 mars à l'évêque local, Mgr Gary Gordon, Scott Kent a explicitement ordonné que cet enseignement ne soit plus donné, rapporte LifeSite.
Dans un premier temps, la semaine dernière, Mgr Gordon avait donné un début de suite aux injonctions ministérielles en acceptant de ne plus faire figurer sur le site d'une école catholique le contenu de cet enseignement, tout en précisant que cet enseignement serait bien donné aux élèves au sein des écoles catholiques dépendant de son diocèse. Le ministre Scott Kent a donc réagi en disant que cela ne suffisait pas.
En clair : la loi du Territoire prime l'enseignement religieux dans toutes les écoles confessionnelles du Yukon. Ou encore : la morale laïque a préséance sur la morale confessionnelle (ou naturelle). Ou encore : non à une loi morale qui primerait sur la loi civile, comme le déclarait naguère Jacques Chirac, suivi en cela par quelques autres qui avaient pu nous sembler plus proches…
L'Evangile du jour : Jean, chapitre 11, vv 45-57
Quand Lazare fut sorti du tombeau, les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu'il avait fait.
Les chefs des prêtres et les pharisiens convoquèrent donc le grand conseil ; ils disaient : « Qu'allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l'un d'entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n'y comprenez rien ;
vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu'il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés.
A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir. C'est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque des Juifs approchait, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la fête.
Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu'en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu'on puisse l'arrêter.
L'homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (Homélies.fr - Archive 2009)
La réanimation de Lazare porte son fruit de conversion : les témoins, nombreux, « crurent en Jésus ». L’Evangile précise qu’il s’agit de juifs venus entourer la famille dans son deuil ; aussi, vu la situation sociale de Lazare, on peut supposer qu’il s’agissait de notables. Probablement même du parti des pharisiens puisque « quelques-uns allèrent trouver leurs confrères pour leur raconter ce que Jésus avait fait ».
Un entretien d’Olivier Figueras avec l’abbé Claude Barthe, sur le site de la Revue Item :
— L’élection du premier pape du nom de François est vécue comme un grand changement. Est-ce aussi votre avis ?
— Fondamentalement, non. Malheureusement, non. Je veux dire que le contexte de cette élection est celui d’une crise, sans aucun précédent dans l’histoire de l’Église, de la foi, de la transmission de la foi, de la catéchèse, crise qui ne cesse de croître. Elle est liée à un démantèlement de la liturgie romaine qui la reflète et l’accentue. Elle se propage en outre par une sécularisation (et un effacement) du clergé et des religieux, et une perte étonnante chez tous du sens du péché, qui banalise en somme la sécularisation du point de vue moral. On parlait jadis de croyants non pratiquants. Or, aujourd’hui, en France et dans un certain nombre de pays d’Occident, la pratique devient résiduelle et, en outre, les pratiquants qui restent sont bien loin d’être tous des croyants. Dans le reste du monde, notamment dans des pays où le nombre des prêtres est important voire croissant, la montée de l’hétérodoxie et de l’absence de formation théologique est plus qu’angoissante. Cette tempête qui secoue l’Église au sein de l’ultra-modernité et d’un monde agressivement sécularisé réduit considérablement l’événement de l’élection pontificale du 13 mars, par ailleurs important. Mais la réalité massive reste inchangée : la barque prend eau de toute part, pour citer le pape précédent.
— Qui est le pape François ?
— Il est né en 1936 en Argentine d’une famille d’émigrés italiens (il a 76 ans, c’est-à-dire à quelques mois près l’âge auquel a été élu le pape Jean XXIII). Il est entré chez les jésuites, a été provincial de son ordre en Argentine, de 1973 à 1979. Jean-Paul II l’a nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires en 1992, puis coadjuteur (avec droit de succession) en 1997. Il devint archevêque de la capitale d’Argentine en 1998, cardinal en 2001, et véritable chef de l’Eglise d’Argentine.
Depuis dix ans que la loi sur l'euthanasie a été adoptée en Belgique, plusieurs élus ont tenté de restreindre l'objection de conscience des médecins et autres personnels soignants. Leur manœuvre consiste à priver le médecin de l'une de ses libertés les plus fondamentales en tant que praticien: le choix de guider son patient en âme et conscience. Sous l’appellation fallacieuse « d’usage responsable » de la clause de conscience (Proposition de loi 5-1919/1 de Mr. Ph. Mahoux), certains voudraient interdire l’objection de conscience aux institutions de soins en général (idem.) et risquerait d’obliger les médecins refusant de pratiquer l’euthanasie à transférer le dossier médical à un confrère acceptant de mettre fin à la vie de son patient.
Dans les faits, l’objection de conscience serait bridée, tant pour les praticiens que pour les institutions de soins. Des propositions faites par Mmes K. Lalieux et Chr. Defraigne rejoignent cet esprit dangereux pour la liberté médicale.
L'objection de conscience des médecins et membres du personnel soignant doit être préservée ! Le Collectif "Marche Pour la Vie" organise le dimanche 24 mars à 14h à Bruxelles un grand rassemblement pour dénoncer cette restriction des libertés et pour défendre le droit de tout personnel de santé à agir "pour l'utilité des malades, selon son pouvoir et son jugement" (Serment d'Hippocrate).Nous serons rejoints par des médecins, infirmières, personnels para-médicaux, travaillant en secteur hospitalier et en soins palliatifs, qui témoigneront publiquement de leur accompagnement de la souffrance dans la dignité.Des personnes atteintes de handicap s’exprimeront également sur la dignité de toute vie, malgré les difficultés.Tous, nous participerons à un rassemblement pluraliste et non-confessionnel, avec pourentre autres pour mot d'ordre: Touche pas à mon objection de conscience !
Entre midi et midi trente, j'écrivais :
Nous venons d'assister, ce vendredi vers midi, à un petit épisode très significatif qui s'est produit sur le site de La Libre. On ne sait trop comment, mais par miracle, une opinion (celle d'un enseignant, Jean-François Nandrin) extrêmement critique à l'égard de la façon malhonnête dont la RTBF a commenté les premiers moments du nouveau pontificat a été mise en ligne sur La Libre. De nombreux lecteurs ont alors embrayé et posté leurs commentaires sous cette opinion. En très peu de temps, la quasi-unanimité des intervenants (35 environ) se sont exprimés en renfort de l'opinion de Jean-François Nandrin et ont manifesté leur désapprobation à l'égard de la RTBF. Cela a dû déplaire aux modérateurs de La Libre qui ont brutalement fermé ce "forum" sans autre forme de procès et sans aucune explication. J'ai pu constater cela "en direct". Vraiment surprenant !
... mais, à 14H et quelques minutes, le fil des commentaires a été remis en ligne dans La Libre; nous nous sommes peut-être emballés un peu vite. C'était sans doute la pause de midi !
Nous venons de recevoir (14H16) cette explication de Dorian de Meeus, rédacteur en chef de LaLibre.be :
"Juste un bug de serveur. Accusation gratuite et sans vérification... Tous les sujets étaient sans commentaires entre 12h et 14h. Rédacteur en chef de LaLibre.be"
Nous en prenons bonne note et nous retirons donc la supposition que nous avions formulée de façon trop rapide à propos de cette fermeture surprenante.
En tout cas, nous vous invitons à aller lire ces commentaires qui manifestent une attitude extrêmement lucide à l'égard de la RTBF. Celui-ci, par exemple :
YW
Jean-François Nandrin, Enseignant
En boucle, le présentateur a demandé si le rituel de la présentation (gardes, musique, balcon) était de la "propagande".
Le direct de la RTBF lors de l’élection du pape laisse pantois par sa propagande antichrétienne goguenarde. Où est le service public d’information neutre ? Dans la France laïque, l’objectivité voire même la sympathie envers le pape ne semble pas poser problème aux grands médias ?
En boucle, le présentateur a demandé si le rituel de la présentation (gardes, musique, balcon) était de la "propagande". Quelle curieuse obsession! Quel mot chargé de sens! L’inflexion donnée à ce "reportage", ce n’est pas de la propagande?
On imagine mal le nouveau chef spirituel d’un milliard de personnes et chef d’Etat être élu, enfiler son pyjama et aller se coucher : oui, il y a un rituel bien huilé - tout comme d’ailleurs celui qui préside à un journal télévisé. Oui, il y a une présentation publique empreinte de fierté. En boucle aussi, la question de la doctrine : va-t-il la changer ou non ? Mauvaise question, bonne propagande : la doctrine serait donc à changer d’urgence, bonnes gens. Comme l’a finement répondu notre Archevêque, les cardinaux "ont probablement élu un pape catholique" ; il aura donc la doctrine catholique.

Sur Benoît-et-moi, nous trouvons cet excellent lien vers un référencement des messages, homélies et articles du futur pape (depuis 2005) avec accès aux textes; c'est ICI. Les textes sont en espagnol mais il y a aujourd'hui des "moteurs de traduction" (google chrome, bing translator, etc) assez satisfaisants qui permettent de comprendre assez rapidement la teneur des textes rédigés en langues étrangères, même s'il faut prendre garde parfois à d'énormes contre-sens.