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BELGICATHO - Page 2167

  • Le retour de la soutane : vintage ?

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    C’est un phénomène qui touche presqu’exclusivement les clercs de la jeune génération. Sur le site “La Vie”, Jean Mercier y va de son analyse (extraits):

    Il y a exactement 50 ans, dès avant le Concile

    les différents diocèses légifèrent sur la question de l'habit ecclésiastique, permettant l'utilisation du clergyman. Jusque là, seule la soutane est autorisée par l 'Eglise, en toutes circonstances. Mais elle est de plus en plus remise en cause, à partir de la fin des années 50, au bénéfice d’un costume jugé plus pratique et plus discret.(…)

    Mon article pourraient se résumer  à deux interrogations :pourquoi l'ont-ils enlevée (en 1962) ? Pourquoi la remettent-ils (en 2012) ? Il me semble qu'en tenant ensemble ces deux interrogations, on peut comprendre beaucoup de choses de l'évolution du monde en l'espace de 50 ans.

    1962 :  cette année là »…

     comme chantait Claude François (...) on est ivre d'avenir et de renouveau, dont la société de consommation est le symbole très concret . Aux Etats Unis, la pilule contraceptive est déjà en vente, et révolutionne les rapports hommes-femmes. Ce n'est qu'une question d’années pour la vieille Europe...Il faut se replonger dans cette ivresse de modernité pour comprendre à quel point l'abrogation de l’obligation de la soutane a été, pour beaucoup de clercs, une bouffée d'oxygène, une façon concrète, notamment pour les jeunes générations de prêtres, d'anticiper l'ouverture du Concile, quelques mois plus tard.(…).

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  • Le baptême est-il un droit ?

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    Question posée par le groupe « Eglise-Wallonie » se référant à un article d’Isabelle de Gaullmyn dans le journal « La Croix » dont voici un extrait :

    « Le baptême est un droit, quelle que soit sa situation, son implication dans la communauté chrétienne : telle est la conviction de ces parents du Doubs, qui,  s’étant vu refuser le baptême pour leur dernier fils, au motif que les autres n’allaient pas au catéchisme, ont décidé de donner un retentissement médiatique à l’affaire.

    Dans les commentaires postés en dessous de l’article, on s’insurge de voir ce « droit » refusé par le prêtre. Oubliant, ou ignorant, au passage, qu’on ne se baptise pas tout seul, mais qu’on le fait dans une communauté, qu’il ne s’agit en aucune manière d’un acte privé, mais d’un sacrement qui engage.

    Ironie de l’histoire, ces revendications pour un « droit au baptême » interviennent au moment même où d’autres demandent un « droit à se faire débaptiser ». Le paradoxe n’est qu’apparent : derrière, c’est la même conception individualiste d’un acte qui n’engage que la personne, et qui peut en faire ce qu’elle veut … ». Voir la suite ici : Droit à se faire baptiser…et se faire débaptiser

    Discussion parfaitement oiseuse : pour rester dans le registre juridique, le baptême est évidemment non pas un droit « a priori » mais une grâce, un don offert par Dieu à chaque être humain, sous la condition propre à toute donation : celle d’être acceptée par le donataire. C’est pourquoi il suppose chez le baptisé la volonté d'accueillir réellement la grâce offerte pour son salut : soit que le baptisé s’y engage lui-même, s’il est capable de raison, soit par la représentation de ceux qui  assument sa responsabilité, s’il en est incapable.

    Le don de Dieu est un acte unilatéral : une fois accepté, il demeure, irréversible et irrévocable, même s’il peut, naturellement, être dilapidé par le donataire ou ses représentants. En termes plus théologiques, on dit qu’il imprime un caractère dans l’âme de son bénéficiaire.

  • Obamacare: une loi qui viole les consciences

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    A la surprise du président américain lui-même, la Cour Suprême des Etats-Unis a validé par 5 voix contre 4 la quasi-totalité de sa réforme de santé. Les chrétiens, eux, restent partagés sur la question. Le site “La Vie” commente (extraits):

    (…) L'Eglise catholique et plusieurs Eglises protestantes, notamment évangéliques, s'étaient dressées contre ce texte: bien que militant de longue date pour l'accès des plus pauvres à la couverture maladie, ces chrétiens s'insurgeaient contre une des mesures de la loi, obligeant les employeurs à offrir à leurs salariés le remboursement des frais de contraception, stérilisation ou avortement, sans exemption possible pour les établissements religieux.(…)
    Selon les  évêques catholiques "la nouvelle loi ne protège pas assez les immigrés et élargit le financement fédéral de l'avortement. Nous continuerons d'être les défenseurs cohérents d'une réforme globale du système de santé, afin d'assurer l'accès à des soins respectueux de la vie à tous, et spécialement aux plus pauvres et aux plus vulnérables". Le feuilleton n'est donc pas terminé: les quelques 23 recours déposés par des organisations chrétiennes devant la Cour suprême pour faire invalider la partie contraignante de la loi vont suivre leur chemin. Selon le Public Religion Research Institute, la majorité des évangéliques blancs souhaitent l'abrogation de cette loi; chez les catholiques, la moitié des fidèles la soutiennent. Ici:  Obama soulagé, les chrétiens divisés

    Le problème de l’objection de conscience dépasse aujourd’hui largement la question du service militaire ou des transfusions sanguines chez les témoins de Jéhovah : il porte sur les fondements mêmes de la morale naturelle 

  • Un "Al Andalous" chimérique

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    Le "politiquement et culturellement correct" qui nous est imposé voudrait que l'Andalousie médiévale constitue un modèle de cohabitation harmonieuse entre les trois monothéismes. Un historien, Serafin Fanjul, qui vient d'être admis à l'Academie d'Histoire espagnole, a consacré une partie de son oeuvre à démontrer qu'il s'agit là d'une vision chimérique, d'une vision idéalisée instrumentalisée par la bienpensance actuelle. Malheureusement, son oeuvre n'est généralement disponible qu'en espagnol.

    Voir la présentation de cet auteur sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Seraf%C3%ADn_Fanjul

  • Eugénisme : les trisomiques se rebiffent

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    La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) doit "reconnaître l'humanité et protéger le droit à la vie des personnes trisomiques et handicapées » : réunies au Conseil de l’Europe à Strasbourg, une trentaine d'associations de défense des handicapés, issues de 16 pays ont fait part de leurs inquiétudes concernant une affaire actuellement pendante devant la CEDH :

    Celle-ci concerne une Lettone, Anita Kruzmane, mère d'une fillette trisomique aujourd'hui âgée de 10 ans. Devant les tribunaux de son pays, elle a reproché à ses médecins de ne pas lui avoir proposé de test prénatal, dont elle aurait tiré les conséquences en avortant si elle avait su que son foetus était porteur d'une anomalie génétique.

    La justice lettone lui ayant donné tort, elle s'est tournée vers la CEDH, mettant en avant une violation de son droit à la vie familiale. La Cour européenne devrait se prononcer sur ce dossier sensible d'ici quelques mois.

    "L'élimination de l'enfant à naître, en raison de son patrimoine génétique, est-il un droit?", a demandé jeudi l'Irlandais Patrick Clarke, président de la fédération "Down Syndrome International".

    Pour le Français Jean-Marie Le Mené, président de la Fondation Jérôme Lejeune - qui soutient la recherche sur la trisomie et s'oppose à l'avortement -, cette affaire Kruzmane s'inscrit dans un contexte général où "la liberté de choix des parents" de garder ou non leur enfant trisomique est "menacée par une politique eugénique".

    Cette politique, qui tend à proposer un dépistage quasi-systématique aux familles, se conclut par un avortement dans la quasi totalité des cas où le foetus est diagnostiqué trisomique, a rappelé M. Le Mené.

    Ici : Trisomie: des associations dénoncent un risque de dérive eugénique

     Dépourvus de référence aux invariants du droit naturel ou de  la transcendance, les droits de l’homme s’en vont à la dérive du contrat social…

     

  • Sur les autels...

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    DECRETS DE LA CONGREGATION POUR LES CAUSES DES SAINTS

    Cité du Vatican, 28 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience le Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, au cours de laquelle il a autorisé la promulgation des décrets suivants:

    MIRACLES attribués à l'intercession de
     
    Luca Passi, prêtre séculier italien (1780 - 1866), fondateur de la Congrégation des Soeurs de Ste.Dorothée.
     
    Francisca de Paula de Jesús (Nhá Chica), laïque brésilienne (1808 - 1895)
     
    Reconnaissance du MARTYR de
     
    Manuel Borrás Ferré, évêque espagnol, Agapito Modesto (Modesto Pamplona Falguera), religieux espagnol des Ecoles chrétiennes, et leurs 145 compagnons, tués en haine de la foi de 1936 à 1939.
     
    Giuseppe Puglisi, prêtre séculier italien, tué en haine de la foi en 1993.
     
    Hermenegildo de l'Assomption (Herrmenegildo Iza y Aregita), religieux espagnol, et ses 5 compagnons trinitaires, tués en haine de la foi en 1936.
     
    Victoria de Jesús (Francisca Valverde González), religieuse espagnole, tuée en haine de la foi en 1937.
     
    Devasahayam (Lazare) Pillai, laïc indien, tué en haine de la foi en 1752.
     
    Reconnaissance des VERTUS HEROIQUES de
     
    Sisto Riario Sforza, évêque et cardinal italien (1810 - 1877).
     
    Fulton Sheen, évêque américain (1895 - 1979).
     
    Alvaro Del Portillo y Diez de Sollano, évêque espagnol (1914 - 1994).
     
    Ludwig Tijssen, prêtre diocésain néerlandais (1865 - 1929).
     
    Cristóbal de Santa Catalina (Cristóbal Fernández Valladolid), prêtre espagnol, fondateur de la Congrégation hospitalière de Jésus de Nazareth (1638 - 1690).
     
    Marie-Josèphe du Sacré Coeur (Marie-Josèphe Fitzbach), veuve canadienne, fondatrice des Servantes du Coeur immaculé de Marie (1806 - 1885).
     
    Mary Angelin Teresa (Bridged Teresa McCrory), religieuse américaine d'origine irlandaise, fondatrice des Carmélites au service es personnes âgées et des malades (1893 - 1984).
     
    Marie Margherite (Adelaïde Bogner), visitandine hongroise (1905 - 1933).
     
    Ferdinanda Riva, religieuse italienne (1920 - 1956).
     
    En outre, le 10 mai dernier, le Saint-Père a autorisé la promulgation du décret relatif au martyr de Juan Huguet y Cardona, prêtre séculier espagnol, tué en haine de la foi en 1936.

    source : news.va
  • Fête des Saints Pierre et Paul

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    La Solennité des saints Pierre et Paul sous le signe de l'unité des chrétiens

    À l'occasion de la solennité des saints Pierre et Paul, patrons de Rome, le Pape célèbrera la messe dans la basilique Saint-Pierre ce vendredi matin à 9h. Comme le veut la tradition, Benoît XVI remettra le pallium à 44 nouveaux archevêques métropolitains. Parmi eux un français, Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, et trois canadiens, dont le nouvel archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine. Cette année, la fête des saints Pierre et Paul sera placée sous le signe de l’unité des chrétiens. Le choeur de la célèbre abbaye de Westminster, personnellement invité par le Pape chantera avec celui de la chapelle Sixtine pendant la messe célébrée par le Pape. Une délégation orthodoxe de haut niveau sera présente dans la Basilique Saint Pierre. Comme chaque année, une délégation du Patriarcat œcuménique de Constantinople assistera à la célébration. Emmenée par le Métropolite de France, Mgr Emmanuel, la délégation a été reçue en audience par Benoît XVI ce jeudi. Quelques légères modifications ont été apportées au rite de la célébration. La bénédiction et la remise des palliums se dérouleront avant le début de la messe et non pas après l’homélie. Cela permettra d’abréger le rite, d’éviter d’interrompre la célébration eucharistique, et de bien montrer qu’il ne s’agit pas d’un rite à valeur sacramentelle. La messe sera accompagnée des chants du coeur de la chapelle Sixtine mais aussi ceux de la chorale de l’Abbaye de Westminster, invitée spécialement.
     
    source : news.va
  • Quand le cannabis est considéré à tort comme une drogue douce

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    Le Docteur Jean-Benoît Linsmaux, sur didoc.be, pourfend le mythe du caractère bénin du cannabis :

    Effroyable fumée

    Le cannabis est considéré à tort comme une drogue douce.

    La question de sa légalisation se pose dans plusieurs de nos pays et figure même dans le programme politique de certains partis. Il me semble avant tout important de se baser sur les connaissances actuelles de la science pour se forger une opinion à ce sujet.

    Longtemps considéré comme une drogue douce, le cannabis se révèle de plus en plus comme un produit dangereux, mais dont les effets néfastes son parfois différés, ce qui contribue à lui donner cette image « douce » chez nombre de personnes.

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  • Le Pape est-il dépassé par la gestion de l'Église au quotidien?

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    C’est la question que se pose « La Libre » dans un article signé BdO :

    (…) Benoit XVI est un grand théologien qui, c'est vrai, a moins d'expérience dans la gestion au jour le jour d'une telle institution. Il a nommé le secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone qui est l'équivalent de son Premier ministre, et un substitut (l'équivalent de son ministre de l'Intérieur) à qui il délègue les tâches et qu'il voit de temps en temps. Mais c'est vrai qu'il est assez coupé de cette gestion quotidienne. Alors que le pape Jean-Paul II se concentrait sur le rayonnement de l'Église dans le monde, Benoit XVI préfère se concentrer sur le message théologique de l'Église.

    Un autre aspect qu'il est important de prendre en compte est la relative pauvreté de l'Église. Loin des ors et du luxe qui sont souvent montrés, l'Église est dépassée aussi bien financièrement qu'humainement par rapport à ce qu'elle doit gérer. Aujourd'hui, il y a un milliard deux cents millions de catholiques à travers le monde. C'est extrêmement difficile à gérer et à coordonner. C'est donc vrai qu'au niveau de la Curie on assiste à des lourdeurs administratives et bien souvent à de l'improvisation. Si aucune religion monothéiste ne parvient à réellement coordonner son discours, on attend d'urgence des solutions. Pourquoi ne pas promouvoir plus de décentralisation, à l'exemple de ce qui se faisait jusque l'an mille? Le Pape l'a déjà prôné, mais c'est un débat très délicat au sein de la Curie.

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  • Rousseau, le "saint de la nature"

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    On nous rebat les oreilles avec le 3ème centenaire de la naissance de Jean-Jacques. C'est le moment de relire "les trois réformateurs" de Jacques Maritain dont nous trouvons ici l'excellente synthèse que voilà :

    MARITAIN ANTIMODERNE

    « Antimoderne » ! Non seulement le philosophe néo-thomiste inventa le mot (titre d’un essai de 1922, qui claque comme un coup de revolver dans un banquet républicain), mais il sut donner à la chose une clarté percutante. Elle atteint son maximum dans Trois réformateurs, partie de casse boîte métaphysique, où les « pères de la conscience moderne » -Luther, Descartes, Rousseau- sont essorillés en enfilade.

    « C’est par la tête que le poisson pourrit…La cellule où Luther a discuté avec le diable, le poêle où Descartes a eu son fameux songe, l’endroit du bois de Vincennes où Jean-Jacques a trempé son gilet de pleurs en découvrant la bonté de l’homme naturel, voilà les lieux où le monde moderne a pris naissance ».

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  • Bulletin de l'Iinstitut Européen de Bioéthique - 27 juin 2012

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    images (4).jpgSommaire

  • Pasteurs ou curateurs de faillite ?

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    Les perspectives devant lesquelles les catholiques de chez nous se trouvent aujourd’hui sont statistiquement peu encourageantes : il appert notamment que des prêtres de plus en plus vieux et toujours moins nombreux pourront de moins en moins maintenir "l’offre de services" pastoraux et liturgiques telle qu’elle existe encore aujourd’hui. Face à cette situation, certains responsables diocésains ont décidé d’anticiper les réalités à venir en réorganisant notamment les structures des paroisses (regroupées en « unités pastorales ») et des doyennés (fusionnés). Il en résulte la mise en place d’entités de plus en plus vastes avec le risque d’un éloignement des fidèles par rapport à leurs pasteurs et aux institutions ecclésiastiques : ainsi, le regroupement de certains doyennés donne naissance à de « super-doyennés » grands comme des arrondissements où il est difficile de maintenir un contact entre les instances décisionnelles et les paroissiens « de la base ».  Lorsque les églises sont fermées et que les célébrations se font de plus en plus rares, le peu de pratiquants qui subsistent se trouve de plus en plus délaissé et risque d’abandonner la fréquentation de lieux de culte trop éloignés.

    La question peut être posée : face à une situation alarmante, certaines autorités ecclésiastiques ne procèdent-elles pas à l’instar de "curateurs de faillite" s’inspirant de considérations purement humaines et quantitatives plutôt que d’une attitude créative, guidée par la foi et l’espérance chrétiennes, qui parierait sur l'action de la Providence ? Cette politique conduit tout droit à la fermeture et à la désacralisation de nombreuses églises (comme on supprime des succursales) et, voulant anticiper des réalités considérées comme inéluctables, les précède voire les provoque prématurément. Est-ce ainsi qu’ont procédé, et procèdent encore aujourd’hui sous d’autres latitudes, des évangélisateurs "fous de Dieu", résolus à communiquer le feu de la Bonne Nouvelle ?

    Quel visage va-t-on donner chez nous à cette « nouvelle évangélisation » dont on nous parle tant mais que bien souvent, comme sœur Anne, on ne voit jamais venir ? Quel sera, concrètement, l’impact de l’année de la foi dans nos communautés ? Ne vaut-il pas mieux utiliser « les quelques pains et les quelques poissons » (Jn, 6) qui nous restent pour nourrir les foules affamées de notre triste occident, tout en les confiant à Celui qui peut les multiplier, plutôt que de les laisser se perdre entre les mains de gestionnaires froids et apparemment sans espérance ?

    Concrètement, nous pensons que les ressources sacerdotales dont on dispose encore doivent être utilisées sans restrictions, sauf évidemment lorsque des prêtres sont défaillants. Le sacerdoce n’est pas un métier comme un autre où l’on attend le jour béni de la pension pour mettre les pieds dans des pantoufles. La célébration de l’Eucharistie et des sacrements devrait être la priorité des priorités pour les prêtres tandis que les laïcs peuvent assumer de nombreuses tâches qui ne relèvent pas de l’état sacerdotal. Cela suppose que ces laïcs cessent d’être des consommateurs passifs des services offerts par l’Eglise mais deviennent des agents actifs. Il est évidemment intolérable de voir Monsieur ou Madame Untel se lamenter sur-les-églises-qui-se-vident et sur les mesures de restructuration en cours, mais qui ne lèveraient pas le petit doigt pour qu’il en aille autrement. Pourtant, beaucoup de chrétiens n’attendent pas autre chose que d’être invités à un grand chantier de restauration et de revitalisation chrétiennes.  

    Des pistes et des exemples dont on peut s’inspirer existent. La fécondité de l’apostolat de certains pasteurs (comme le Père Zanetti Zorkine à Marseille), celle de communautés nouvelles (qu'elles soient du "Renouveau" ou de la "Tradition"), interpellent et montrent que rien n’est inéluctable. Encore faut-il que ceux qui sont en charge de la conduite des diocèses y croient encore, mais peut-on en douter ?