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De Philippe Oswald sur aleteia.org :
Synode sur la famille : dans un mois, le grand débat
La famille, cellule de base de la société et de l’Eglise, est malade. Elle sera auscultée du 5 au 19 octobre par les évêques du monde entier, à la demande du pape François.
Avec le réalisme visionnaire qui le caractérisait, le saint pape Jean Paul II avait fait de la famille la priorité de son pontificat. Il lui avait consacré de nombreux discours, une exhortation apostolique (Familiaris Consortio), une encyclique (Evangelium vitae), sa « Lettre aux familles » de 1994… Son œuvre sur la sexualité et la théologie du corps est sans précédent. On lui doit aussi des créations majeures : le Conseil pontifical pour la famille (institué le 13 mai 1981 : le jour même de l’attentat qui faillit lui coûter la vie !), les instituts Jean Paul II pour la famille, les rencontres mondiales des familles… et le premier synode sur la famille en 1980.
Trente-six ans ont passé depuis l’élection de Jean Paul II. Loin d’avoir remis en cause cette priorité accordée à la famille, ses successeurs n’auront cessé de labourer le champ qu’il avait défriché. Benoît XVI a parlé du « rôle de premier plan » des familles chrétiennes dans la cité et dans l’Eglise : « De même que l’éclipse de Dieu et la crise de la famille sont liées, a-t-il souligné, de même la nouvelle évangélisation est inséparable de la famille chrétienne ».
Quand les familles chrétiennes s’affadissent et ne transmettent plus la foi, non seulement l’Eglise mais toutes les sociétés en pâtissent. Voilà pourquoi le prochain synode sur la famille s’intitule : « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ».
Quant au pape François, on ne compte plus ses homélies et discours sur l’amour conjugal et familial, y compris ses confidences sur le rôle de sa propre famille dans sa vie et sa vocation. Et c’est à saint Jean Paul II, le jour même où il procédait à sa canonisation, que le pape François a confié ce nouveau synode sur la famille, cette assemblée générale extraordinaire qui sera prolongée par l’assemblée générale ordinaire de 2015, sur le même thème, tant la tâche est immense !
« L’instrument de travail » (Instrumentum laboris) préparé sur la base d’un questionnaire envoyé dans le monde entier a fait remonter à Rome, via les diocèses, une masse d’informations souvent douloureuses sur ce que vivent les familles contemporaines. Sur ce plan aussi, la mondialisation a fait son œuvre ! Difficultés éducatives, crises conjugales, divorces, souvent sur fond de précarité et de chômage, oubli ou incompréhension de ce que sont les liens du mariage, toute cette somme de souffrances a fait dire à Mgr Paglia, le président du Conseil pontifical pour la famille, que « Le Synode doit s’équiper comme un hôpital de campagne » !. Le défi pastoral est immense, à la hauteur de l’enjeu.
Le problème le plus médiatisé concerne la situation des divorcés remariés. Mais ce ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt, même si celui-ci est de taille. Le pape François l’a dit sans ambages dans l’avion qui le ramenait de Terre Sainte, le 26 mai dernier : « Je n’ai pas aimé que de nombreuses de personnes, y compris d’Eglise, des prêtres, aient dit “Ah, le synode, pour donner la communion aux divorcés remariés“. (…) Non, la chose est plus large. Aujourd’hui, nous le savons tous, la famille est en crise. Elle est en crise mondiale. Les jeunes ne veulent pas se marier, ou ils ne le font pas, ou ils vivent ensemble. Le mariage est en crise, la famille aussi. »
Sur le site « Riposte Catholique », cette mise au point du Cardinal Burke, préfet du tribunal de la signature apostolique » (la « cour de cassation » des juridictions ecclésiastiques) :
« Le cardinal Burke a fait une vigoureuse mise au point sur les propos du pape François qui, interrogé sur les homosexuels, avait déclaré lors d’une interview informelle : « Qui suis-je pour juger ? » « Nous devons juger les actes, nous n’avons pas le choix », a expliqué le préfet de la Signature apostolique lors d’une interview télévisée. Mais il s’agit de juger les actes, et non les personnes, a-t-il ajouté.
Les propos du pape ont été largement diffusés et utilisés pour faire croire à un changement de l’enseignement de l’Eglise à propos de l’homosexualité et des actes homosexuels, comme s’il avait fait disparaître tout jugement moral à cet égard. Ces fausses notions à propos de la déclaration de François, ainsi que les qualifie John-Henry Westen de LifeSite, ont été éclairées de manière décisive par le cardinal.
« Des jugements à propos de certains actes, nous en portons tout au long de la journée : c’est là le sens de la loi naturelle – choisir le bien et éviter le mal. »
Pour autant, précise-t-il, si nous pouvons juger les actes et les qualifier de gravement peccamineux, nous ne pouvons pas dire à telle personne en particulier qu’elle est en état de péché grave : « Peut-être commettez-vous l’acte sans savoir qu’il est gravement peccamineux, ou peut-être n’êtes-vous pas pleinement consentant, qui sait ? Ce type de jugement-là est à part. Mais les actes eux-mêmes, nous devons les juger, et nous ne pourrions pas avoir une bonne vie morale sans cela. »
Rappelant que nous aurions très peu tendance à dire : « Qui suis-je pour juger ? » si nous voyions commettre un meurtre, le journaliste de Catholic Action Insight Thomas McKenna interroge alors le cardinal sur le véritable sens des paroles du pape François : celui-ci voulait-il que l’on ne condamne plus le « mariage » homosexuel, par exemple ?
« Ce n’est certainement pas ce qu’il voulait dire car il a lui-même dit à d’autres occasions qu’il est un fils fidèle de l’Eglise. (…) Je ne suis pas non plus intolérant à l’égard des personnes qui sont attirées par le même sexe. J’ai une grande compassion pour elles, spécialement dans notre société actuelle où bien des jeunes gens sont menés vers l’activité homosexuelle alors qu’ils ne l’auraient pas été par le passé, en raison du relâchement complet des mœurs et de la corruption de celles-ci. J’ai une grande compassion pour eux mais cette compassion signifie que je veux qu’ils connaissent la vérité, afin qu’ils évitent les actes peccamineux pour leur propre bien, pour leur propre rédemption – cela implique d’aider ces personnes. Aujourd’hui, certes, cela est mal reçu de la part d’homosexuels qui ont un projet politique agressif, mais cela ne veut pas dire que ce ne soit pas la bonne approche. »
Et face à cette pression, le silence reviendrait à « présider à la destruction de notre société ». Un silence et une inaction qui sont encouragés par les « erreurs de compréhension » à ce propos : « Malheureusement, cela conduit beaucoup de gens à ne pas faire ce qu’ils devraient faire, c’est-à-dire aider les personnes qui souffrent dans cette situation ».
Ref. Qui suis-je pour juger ? » Le cardinal Burke éclaire les propos de François sur les homosexuels
JPSC
Du Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :
Euthanasie : plainte contre la Belgique devant la CEDH
L’Alliance Defending Freedom (ADF) vient d’annoncer le dépôt d’une requête dirigée contre la Belgique devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme par Tom MORTIER, dont la mère est décédée suite à une euthanasie pratiquée par le Docteur DISTELMANS, au motif que cette patiente souffrait d’une « dépression incurable ». Son fils n’en fut avisé que le lendemain du décès au terme d’une conversation téléphonique reçue de la part de l’hôpital.
Monsieur MORTIER se plaint de la violation des articles 2 (droit à la vie), 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) et 13 (droit à un recours effectif) de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
Il allègue notamment que le Législateur belge est allé beaucoup trop loin, entre autres en ce que la Loi relative à l’euthanasie fait prévaloir de manière excessive et déraisonnable l’autonomie personnelle sur l’intérêt public supérieur protégé par le droit à la vie.
Affaire à suivre.
(Source : http://www.adfmedia.org/News/PRDetail/9291)
On pourrait croire à de la fiction. Mais non, l'ancien président israélien a bel et bien fait cette proposition au Souverain Pontife : créer une super-organisation mondiale des religions qui serait présidée par le pape. L'homme politique israélien imagine donc bien voir le successeur de Pierre présider une assemblée de représentants des religions en vue d'établir une sorte de tranquillité universelle où les religions cohabiteraient harmonieusement sous la tutelle d'un tel organisme. Cette utopie chimérique est-elle vraiment compatible avec le dessein de Dieu sur l'humanité appelée à communier dans la seule vraie foi ? Mais qu'est-ce qui peut bien laisser croire à l'ancien président que le pape pourrait envisager de jouer un tel rôle ?
Shimon Peres propose au Pape la création d'une ONU des religions (Radio Vatican)
(RV) Shimon Peres était au Vatican ce jeudi matin, en visite privée auprès du pape François. Au cours de l’entretien, l’ancien président israélien a proposé au Pape la création d’une Organisations des religions unies, une ONU des religions en somme, souhaitant voir le Pape en prendre la tête.
Une proposition que le Pape aurait accueillie « avec attention et intérêt », a affirmé le père Federico Lombardi, tout en précisant que le Souverain Pontife n’a pris aucun engagement personnel. « Il y a des dicastères du Saint-Siège dévolus à cette activité, ceux pour le dialogue interreligieux et de Justice et Paix, a déclaré le Pape à Peres. Les cardinaux Tauran et Turkson suivront avec attention cette proposition ».
« Aujourd'hui, les guerres éclatent essentiellement avec comme prétexte, la religion », observe Peres au cours d’un entretien à l'hebdomadaire italien catholique Famiglia Cristiana. « Pour lutter contre cette dérive nous avons l'Organisation des Nations unies, poursuit-il. Mais c'est une institution politique, qui n'a ni les armées dont disposaient les nations ni la conviction qu'engendre la religion ». Pour l’ancien président israélien, l’ONU a donc fait son temps, et devrait être remplacée par une Organisation des religions unies, une ONU des religions. « Ce serait la meilleure manière de s'opposer aux terroristes qui tuent au nom de la foi », souligne-t-il, avant de suggérer que le Pape François, « Le seul leader respecté en tant que tel par les religions les plus diverses » soit à la tête de cette institution.
Rappelons que le 8 juin dernier, le pape François, en un geste historique, avait invité Shimon Peres et Mahmoud Abbas au Vatican, afin de prier pour la paix. Les trois hommes, auxquels s’était adjoint le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée.
(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)
Lu sur le Salon Beige :
FSSPX : Mgr Fellay rencontrera le cardinal Müller
Les contacts se poursuivent entre les autorités romaines et celles de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.
Le supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X, Mgr Bernard Fellay, doit rencontrer le 21 septembre, pour la première fois, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Au mois d'août, un prêtre de la FSSPX a été autorisé à célébrer une messe dans la chapelle Saint-Pie X en la basilique Saint-Pierre de Rome.
"Les gestes de bienveillance, même limités, ont malgré tout une importance : ils démontrent que Rome refuse toujours de traiter la FSSPX comme une communauté chrétienne séparée. Rome préfère considérer ce dossier comme une affaire interne à l’Église."
Abuja (Agence Fides) – « Ce qui se passe actuellement dans le nord-est du Nigeria est très semblable à ce qui s’est passé récemment dans le nord de l’Irak » déclare à l’Agence Fides le Père Patrick Tor Alumuku, Directeur des Communications de l’Archidiocèse d’Abuja, commentant les récentes conquêtes territoriales de la secte islamiste Boko Haram dans le nord du Nigeria (voir Fides 03/09/2014). « Comme les guérilleros du prétendu « Etat islamique » en Irak, Boko Haram a commencé depuis au moins deux ans à miner le moral de la population et des militaires au travers d’une série d’attentats toujours plus spectaculaires pour lancer ensuite l’attaque visant à la conquête territoriale ».
« Ils ont commencé par attaquer les écoles, sous le prétexte qu’ils ne veulent pas de l’éducation occidentale, puis ils ont frappé les postes de police et par la suite, ils ont levé la barre en attaquant les casernes de l’armée – explique le Père Tor Alumuku. Boko Haram a ensuite pris pour cible les bureaux gouvernementaux d’une commune à l’autre. Entre temps, la secte semait la panique en plaçant des bombes sur les marchés. Rien n’a été laissé au hasard. Il s’est agi d’une activité préparatoire qui a duré longtemps avant de passer à la conquête et au contrôle du territoire. Cela me semble très similaire à ce qui s’est passé en Irak » observe le prêtre.
« Les attaques contre les églises et les chrétiens faisaient donc partie de cette stratégie plus ample visant la conquête du territoire, « libéré » de la présence des chrétiens, comme cela a été le cas justement en Irak » précise le Père Tor Alumuku.
Le Directeur des Communications de l’Archidiocèse d’Abuja rappelle que « récemment, on a découvert que des financements à destination de Boko Haram proviennent de la péninsule arabique par l’intermédiaire d’AQMI (Al Qaeda au Maghreb islamique). Parfois, les fonds transitaient par des bureaux de change. C’est pourquoi la Banque centrale du Nigeria a imposé des contrôles plus sévères à ces activités ».
Le prêtre souligne ensuite « ne pas être d’accord avec ceux qui affirment que Boko Haram n’est pas liée à d’autres groupes qui partagent l’idéologie d’Al Qaeda. Boko Haram, née dans la réalité locale nigériane voici quelques années, a été aidée dans sa croissance par AQMI, qui fournit des armes volées dans les arsenaux libyens ainsi que des combattants entraînés. Les groupes djihadistes chassés par les forces françaises du Mali l’an dernier, se sont rendus au nord du Nigeria pour grossir les rangs de Boko Haram ».
Le Père Tor Alumuku rappelle entre autre que, « pour des groupes comme Al Qaeda, le Nigeria constitue un objectif fondamental parce qu’il est l’un des pays comptant le plus grand nombre de musulmans au monde. Sur 170 millions d’habitants, près de la moitié sont des musulmans. Les extrémistes espèrent y trouver une base forte à partir de laquelle lancer l’attaque contre d’autres pays d’Afrique. Je pense cependant qu’ils ne prennent pas en considération la complexité du Nigeria, un Etat fédéral qui compte 36 Etats ».
Le Père Tor Alumuku avertit enfin : « Ne permettons pas aux extrémistes chrétiens, qui sont bien présents au Nigeria, de combattre Boko Haram parce qu’alors la situation deviendrait explosive et incontrôlable. Nous, catholiques et autres chrétiens modérés, sommes jusqu’ici parvenus à freiner les extrémistes chrétiens parce qu’il n’est pas possible de combattre la violence par la violence » conclut le prêtre. (L.M.) (Agence Fides 04/09/2014)
Lahore (Agence Fides) – Récemment a été rendu public le cas de deux autres chrétiennes, arrachées à leurs familles, « converties » à l’islam et contraintes à épouser des musulmans. L’Agence Fides l’apprend de l’Avocat chrétien Sardar Mushtaq Gill, défenseur des droits fondamentaux et responsable de l’ONG pakistanaise LEAD (Legal Evangelical Association Development). L’une des deux femmes est instruite alors que l’autre est analphabète, d’humble condition sociale. « Il s’agit de cas très difficiles et délicats à traiter » explique Maître Gill à Fides. « J’ai contacté un certain nombre de religieux musulmans, en demandant leur avis sur les mariages forcés. Ils ont répondu que forcer tant la conversion que le mariage constituent des actes illégaux et illicites non seulement au regard de la loi civile mais également de la loi islamique ».
Maître Gill raconte à Fides l’un des deux cas. Une jeune chrétienne dénommée Sairish, a été contrainte à épouser un musulman en 2009 même si, dans son cœur, elle n’a pas abandonné la foi chrétienne et a continué à prier le Christ après son mariage. Après quelques années, elle a eu le courage de se rebeller et de fuir, s’adressant à Maître Gill pour demander assistance légale et sécurité. Sa vie est en danger parce que, pour les musulmans, si elle devait se déclarer chrétienne aujourd’hui, elle commettrait une apostasie et devrait être punie de mort.
La LEAD sensibilise actuellement l’opinion publique à ce thème afin de soulever la question des conversions et des mariages forcés au Pakistan, en particulier au détriment des femmes appartenant aux minorités chrétienne et hindoue. Selon des données recueillies par l’Agence Fides, ce sont quelques mille femmes pakistanaises, chrétiennes et hindoues, qui, chaque année, sont converties de force et contraintes à contracter un mariage avec des musulmans. Il arrive par ailleurs que de tels cas finissent devant les tribunaux où les femmes, sous la menace et le chantage, déclarent s’être converties et mariées librement, le cas étant par suite classé. (PA) (Agence Fides 05/09/2014)
Le réalisateur de The Cut sur le génocide arménien menacé de mort
Le cinéaste Fatih Akin reçoit des menaces de mort à cause de son traitement du génocide arménien au cinéma. (source)
Présenté à la Mostra de Venise, The Cut raconte l'odyssée de Nazareth (Tahar Rahim), un Arménien rescapé du massacre des siens par l'armée turque en 1915, qui va parcourir toute la planète à la recherche de ses filles disparues. Réalisé par l'Allemand d'origine turque Fatih Akin, le film fait partie de la sélection officielle de la Mostra de Venise (qui se déroule jusqu'au 14 septembre) et promet de créer la polémique en Turquie.
Comme l'a déclaré Akin en conférence de presse à Venise (où il avait reçu en 2009 le Lion d'or pour Soul Kitchen), l'extrême-droite et les nationalistes turcs n'ont pas apprécié son traitement de l'Histoire et The Cut -qui n'a pour l'instant été projeté qu'au public des festivaliers de la Mostra- lui a valu des menaces de mort de la part d'extrémistes. Si The Cut est projeté en Turquie, des nationalistes l'ont prévenu qu'il pourrait subir le même sort que Hrant Dink, journaliste abattu en 2007 par un jeune nationaliste.
"J'ai passé sept ou huit ans de ma vie à travailler sur ce film, j'avais le temps de mesurer les conséquences", a déclaré Akin, sûr de lui, à la presse. Le génocide arménien, qui s'est déroulé à partir d'avril 1915 en pleine Première guerre mondiale, a fait plus d'un million de morts, et n'a toujours pas été reconnu par la Turquie.
The Cut sortira en salles françaises le 14 janvier 2015, comme pour commémorer le centenaire du génocide. Bande-annonce ici
Al-Qaeda crée une branche indienne pour « répandre le djihad » en Asie du Sud
Le leader d’al-Qaeda, Ayman al-Zawahiri, vient d’annoncer dans un message vidéo, la création d’une branche indienne du mouvement islamiste afin d’étendre le djihad sur le sous-continent.
S’exprimant alternativement en arabe et en ourdou, le chef d’al-Qaeda a annoncé dans une vidéo de 55 minutes diffusée sur Internet ce jeudi au petit matin (heure indienne), qu’une branche de la mouvance islamise allait être créée pour l’Asie du Sud.
La mission de cette unité indienne, a-t-il expliqué, sera de « lancer le djihad dans toute l’Inde », mais aussi en Birmanie et au Bangladesh, partout « où règne l’injustice et l’oppression ». Parmi les régions « à délivrer », Ayman al-Zawahiri a cité l’Assam, le Gujarat (avec la ville d’Ahmedabad, capitale du sultanat du Gujarat au XIVème siècle), mais aussi Islamabad, capitale du Pakistan, ainsi que le Cachemire.
Le groupe « al-Qaeda in the Indian Subcontinent » (AQIS, al-jihad Jamaat Qaidat fi’shibhi al-qarrat al-Hindiya) sera chargé « d’anéantir les frontières artificielles » qui divisent les musulmans dans cette partie du monde, pour les rassembler sur un même territoire, a-t-il poursuivi dans son allocution, rapportée par SITE, centre américain de surveillance des sites islamistes.
Le leader islamiste a conclu en appelant la communauté musulmane (oumma) de l’Inde à se soulever pour « lever le drapeau de la guerre sainte, rétablir la charia (loi islamique) et libérer les terres qui lui appartenait avant que l’ennemi infidèle ne l’occupe ». L’étape suivante étant de « rétablir les califats », territoires placés sous l’autorité d’un calife, cumulant les fonctions de chef d’Etat et de chef religieux.
Cette nouvelle branche d’al-Qaeda, a-t-il encore expliqué, sera formée du regroupement, déjà acté depuis deux ans, de combattants dépendant de l’autorité du Pakistanais Assim Oumar, lui-même subordonné au chef des Talibans afghans, le mollah Mohammed Omar, auquel Ayman al-Zawahiri a renouvelé sa loyauté dans sa vidéo.
Chronique de Gérard Leclerc (France Catholique) du septembre sur Radio Notre-Dame:
À la veille même du centième anniversaire de la mort de Charles Péguy à Villeroy, il n’y a vraiment qu’une façon de lui rendre hommage, c’est de le lire et de le relire. Le lire et le relire, comme il lisait lui-même, c’est à dire d’un œil neuf, toujours aux aguets, ne serait-ce que pour conjurer le spectre de ce qu’il redoutait : les pensées habituées, les pensées toutes faites. Pour cela, il convient de refuser à tout prix de lui accoler des étiquettes, de le faire entrer dans des catégories où il étoufferait. Ainsi, je viens de lire dans une notice qu’au dernier versant de sa vie, l’auteur duMystère de la charité de Jeanne d’Arc se serait rapproché du « conservatisme ». Rien de plus absurde à mon sens.
Je sais bien que le conservatisme a des acceptions assez différentes dans la culture anglo-saxonne et dans la nôtre, avec des notes moins péjoratives. Que l’on se réclame de lui plutôt que du progressisme socialiste ou non, ne me gène nullement. Mais dans le cas de Péguy, son emploi conduit à l’impasse, et surtout au contre-sens. On peut, certes, alléguer sa formidable polémique contre le moderne, qui paraît invraisemblable, ahurissante, en une époque où on ne cesse de décliner la modernité sous les modes les plus laudatifs. Mais avec lui, il faut toujours creuser au plus profond, au plus décisif, sans peur des engouements du moment.
Charles Péguy, ainsi que le montre un vrai lecteur comme Benoît Chantre, est d’abord un prodigieux écrivain, parce que dans ses textes s’affirment toujours l’exactitude et la beauté du verbe. Le procès qu’il dresse contre la modernité est celui d’un déni de profondeur, celle qui qualifie notre être intérieur. La littérature, la grande, la poésie, mais aussi la philosophie mettent à jour notre humanité, celle qu’efface ce positivisme dont voulait nous délivrer Bergson. Mais Péguy va encore plus loin dans son travail, avec son regard de théologien, qui le place, comme le veut Hans Urs von Balthasar, parmi les génies du christianisme. La veille où il mourut, Péguy alla fleurir la statue de la Vierge, signant ainsi son œuvre et sa vie, dans le mouvement d’une inextinguible espérance.
Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 4 septembre 2014.
La mort du Lieutenant Charles Péguy
Source : RTBF
L’ancien premier ministre français, au « Figaro », sans langue de bois :
« LE FIGARO - Que faire pour lutter contre les exactions des djihadistes en Irak?
François FILLON - On ne peut répondre que par la force au danger et à la menace que représentent ces djihadistes, organisés, suréquipés. Il y a des milliers d'apprentis terroristes étrangers qui se sont engouffrés dans leur combat fanatique. On ne peut pas les laisser faire et ignorer leur crime, non! Barbarie, cynisme, violences inouïes… C'est une sorte de fascisme intégriste où tout opposant mérite la mort. Sans parler de l'esclavage ou de la traite des femmes… À cinq heures de vol de Paris, on vend des femmes sur le marché et on s'en vante! On assassine des enfants, des vieillards, des handicapés… C'est une question de civilisation. C'est l'humanité qui est interpellée par cette violence radicale. J'appelle donc à la force et à une réponse militaire puissante! Le président Obama a raison quand il dit qu'il faut éradiquer l'État islamique, car c'est l'alerte rouge en Irak. Cette menace pèse désormais sur le monde entier.
Comment s'engager concrètement?
Il y a trois urgences pour l'Irak. La première est humanitaire. Les réfugiés que j'ai rencontrés vivent dans des conditions épouvantables. Ils ne sont pas dans des camps mais dans les rues, les parcs, les églises, là où ils peuvent. Il fait actuellement 50° à l'ombre mais il va bientôt faire très froid, car cela va durer un certain temps. Je demande donc la réunion d'une conférence des pays donateurs pour organiser une aide immédiate en matière de logement, de santé et de scolarisation. Je suis choqué de constater l'inaction de l'Europe qui réagit d'ordinaire très rapidement à ce genre de drame.
Sur le plan militaire?
Il faut constituer sous l'égide de l'ONU une coalition internationale qui soit en mesure d'intervenir, y compris sur le terrain. La proposition de François Hollande de réunir une conférence internationale sur la question irakienne est une bonne idée. Je la soutiens à fond, à condition de déboucher sur l'implication dans le conflit des pays de la région comme la Turquie, l'Iran et les pays du Golfe, car il y a des interrogations sur qui aide et finance l'État islamique. Et pourquoi la plupart des combattants islamistes arrivent par la Turquie…
Quelle est votre troisième urgence?
Le gouvernement français doit se porter juridiquement devant la Cour de justice internationale, contre les auteurs de ces crimes et contre les dirigeants des États qui les soutiennent et les financent.
La France en fait-elle assez?
Il faut reconnaître que la France s'est engagée. Les livraisons d'armes ont commencé. J'ai rencontré les responsables militaires kurdes qui sont élogieux à cet égard, même si cela ne va pas assez vite. Ma démarche n'est pas partisane. Dans cette crise irakienne, la politique française va dans le bon sens, même si elle n'est pas assez puissante. Le président de la République devrait prendre des initiatives plus visibles pour entraîner les Européens.
Voyez-vous des risques de répercussions en France?
Si on ne stoppe pas l'État islamique aux portes du Kurdistan, le combat sera demain à Istanbul, Francfort, Paris, Londres… Il faut éviter la contagion et être absolument intransigeant en «criminalisant» toute participation à ce djihad pour que des citoyens français ou des personnes qui vivent sur notre territoire et qui manifestent d'une manière ou d'une autre un soutien à cette guerre puissent être pénalement responsables, condamnés, expulsés s'ils ne sont pas de nationalité française.
Pourquoi êtes-vous parti là-bas?
J'ai évoqué l'urgence humanitaire et militaire, mais il y a au cœur de cette question celle des chrétiens d'Orient. Leur extinction est désormais possible. La France a un rôle spécifique dans ce domaine que l'histoire lui a confié. J'estime donc nécessaire de mettre la lumière du projecteur sur eux. »
Réf. François Fillon : «Il faut une puissante réponse militaire en Irak»
Merci à Jean-Marie guénois pour cette interview. Enfin un catholique concret, politiquement engagé sans langue de buis dans cette odieuse affaire où, après tant d'autres, le pape lui-même a vidé l’eau de quelques bénitiers; ce qui est peut-être, après tout, son rôle. JPSC