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Actualité - Page 1384

  • Ethique familiale et sexuelle : le manifeste de l'évêque d'Anvers

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    L'évêque d'Anvers, Mgr Johan Bonny - dont on a déjà pu apprécier certaines prises de position par le passé (ici et -  est souvent cité comme successeur possible (ou même probable) de Mgr Léonard à l'archevêché de Malines-Bruxelles. Il est donc intéressant de prendre connaissance de ses positions sur des matières aussi délicates que le sont les questions de morale familiale et sexuelle d'autant qu'il a cru opportun de les rendre publiques à un mois de l'ouverture du synode sur la famille. Voici ce qu'on peut lire aujourd'hui sur La Croix (Céline Hoyeau) (extraits) : 

    Famille, l’évêque d’Anvers plaide pour un aggiornamento de l’Eglise

    (...) Après le cardinal Walter Kasper, à l’ouverture du consistoire en février, l’évêque d’Anvers plaide à son tour pour un aggiornamento de l’Église catholique sur la morale familiale et sexuelle. À un mois du synode très attendu sur la famille, qui se tiendra à Rome du 5 au 19 octobre, Mgr Johan Bonny a rendu publique jeudi 4 septembre un texte audacieux de 24 pages, traduit en cinq langues, dans lequel il exprime ses « attentes personnelles » et ses arguments en faveur d’une évolution du magistère. (C'est ici : LETTRE DE MGR BONNY SYNODE SUR LA FAMILLE)

    Que ce soit sur l’accueil des divorcés remariés, des jeunes vivant en couple sans être mariés ou toutes autres « situations irrégulières », l’Église doit, à ses yeux, « quitter son attitude de défense ou antithétique » et « chercher à nouveau le chemin du dialogue ». (*) (...) 

    Prenant acte de « l’incompréhension croissante » et de « l’indifférence progressive » entre les croyants et l’enseignement moral de Rome, il met en avant trois facteurs qui ont contribué à établir un « terrain particulièrement conflictuel ». Un manque de collégialité, d’abord, hérité de la publication de l’encyclique Humanae Vitae. Relevant que tous les textes du concile Vatican II ont été approuvés par un consensus quasi général, il regrette que la décision du pape Paul VI, allant à l’encontre de l’avis des experts, ait généré « des ruptures qui ne se sont plus jamais guéries ». (*)

    Il estime que la conscience personnelle doit retrouver « sa juste place dans une réflexion saine en théologie morale ». Concernant la loi naturelle, regrette-t-il, l’Église s’est cantonnée à un seul pan de la Tradition, privilégiant une conception statique. Il propose au contraire d’élargir les références à la Tradition dans son ensemble pour répondre aux défis actuels.

    Dans cette ample réflexion théologique et pastorale où il cite abondamment le pape François, Mgr Bonny invite l’Église à entrer dans un compagnonnage, y compris avec les cercles plus éloignés d’elle. Et pour ce faire, à « oser aller du vécu à la doctrine ». La question des divorcés remariés est bien évidemment emblématique. Sur ce point, l’évêque d’Anvers rejoint d’autres théologiens et pasteurs pour appeler à étudier comment ouvrir « sous certaines conditions à des divorcés remariés l’accès à la communion », en s’inspirant de la tradition juridique de l’Orient chrétien, « avec la possibilité d’un règlement exceptionnel au nom de la miséricorde ». (*)

    (...) Sur la participation à l’Eucharistie, il souligne qu’elle est à la fois « signe d’unité » et « moyen de grâce ». En ce sens, « des divorcés remariés ont aussi besoin de l’Eucharistie pour croître en alliance avec le Christ… » Plus largement, il demande « que l’Église puisse reconnaître le bon et le valable également dans d’autres formes de vie commune que le mariage classique ». (*)

    Ce qui implique aussi un changement de langage. Mgr Bonny invite à revoir les textes du magistère dont les termes peuvent être « blessants » et qui demandent « plus de respect et un jugement plus nuancé ». (*) (...) En d’autres mots, « l’Église doit réapprendre à parler comme une mère », affirme-t-il, citant là encore le pape François.

    S’il dit exprimer ses « attentes », en « (son) nom propre », Mgr Bonny ajoute aux arguments de ceux qui souhaiteraient voir évoluer l’Église, au premier rang desquels le cardinal allemand Walter Kasper, dont il fut un proche collaborateur au Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens. (...)

    Toutefois, à l’approche du synode, d’autres grandes figures d’Église ont avancé, ces dernières semaines, des arguments opposés. Derniers en date, le cardinal Marc Ouellet (1) et le cardinal Gerhard Müller qui viennent chacun de publier un livre rappelant, entre autres, que l’indissolubilité du mariage est « absolue ». Bien conscient des divisions qui existent sur ces questions parmi les évêques, Mgr Bonny se garde d’un ton revendicatif, espérant vivement que le synode se donnera le temps de la réflexion.

    (1) Mystère et sacrement de l’amour, Cerf, 428 p., 29 €.

    (*) Les "gras" sont de belgicatho

  • Franciscaines de l’Immaculée : pourquoi un tel harcèlement ?

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    Lu sur le site « Riposte catholique » :

    Dom_joao_braz_de_aviz.jpgOn sait de quelle manière violente, en ce qui concerne le droit de l’Église, se déroule la visite canonique des Franciscains de l’Immaculée, demandée à la fin du pontificat de Benoît XVI par une minorité de religieux de cette communauté hostile à l’orientation trop traditionnelle de leur institut. Cette visite canonique, ordonnée par le cardinal João Braz de Aviz (photo), préfet de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée, est menée par le P. Volpi, capucin, désigné comme commissaire et disposant des pouvoirs de supérieur de l’institut.En mai dernier, le même cardinal a annoncé à la Mère générale de la branche féminine, les Franciscaines de l’Immaculée, la nomination « avec effet immédiat » d’une visiteuse, dotée de pouvoir équivalents à ceux de commissaire. Il s’agit de la Sœur Fernanda Barbiero, de l’Institut des Sœurs enseignantes de Sainte Dorothée. Cette religieuse a enseigné à l’Université Urbanienne, à Rome, à l’Université Pontificale des Sciences de l’Éducation Auxilium. Elle collabore à un certain nombre de revues, fait de nombreuses conférences sur des thèmes pastoraux, ecclésiologiques, et sur les problèmes des femmes. Elle a publié divers ouvrages, notamment : Le célibat consacré et les valeurs de la féminité dans Mulieris dignitatem, ou encore sur l’œuvre de sainte Dorothée dans la réalité culturelle d’aujourd’hui. Ses options théologiques sont très modernes et sa nomination pour visiter les Sœurs de l’Immaculée a été ressentie comme une espèce de provocation délibérée. Il ne fait pas de doute que la Congrégation pour les Religieux veut remettre au pas ces deux jeunes instituts masculin et féminin de l’Immaculée, aux nombreuses vocations, aux implantations multiples dans l’Italie et dans le monde, qui l’une et l’autre ont adopté un bi-formalisme liturgique qui s’avère très fécond.

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  • Découvrez la plus ancienne prière adressée à Marie

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    topic (13).jpgC'est sur un papyrus égyptien du 3è siècle que l'on a retrouvé la plus ancienne prière à Marie, le "Sub tuum praesidium". Le site « aleteia » commente :

    «  Commençons ce mois de septembre « avec Marie » : la plus ancienne prière adressée directement à la Vierge Marie, Sub tuum praesidium,a été retrouvée près d’Alexandrie sur un papyrus égyptien, copte, qui selon de nombreux spécialistes remonterait au 3e siècle après Jésus-Christ. Cette prière précède de plusieurs siècles l’Ave Maria dans la pratique des chrétiens.

    La prière, écrite en grec, est une demande d’intercession, un appel pressant à la Vierge Marie, venant d’une première communauté chrétienne dans un moment de grand danger : « Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie ».

    Ainsi, si les catholiques invoquent Marie et lui demandent d’intercéder auprès de Dieu, de les protéger et de les libérer des dangers, ils font ce qu’ont toujours fait les chrétiens depuis les origines jusqu’à nos jours. Les catholiques rendent un culte à Marie en essayant d’imiter ses vertus. Ce culte est fondé sur la sainteté singulière et unique de Marie, que l’ange a saluée, l’appelant « Pleine de grâce ».  Et l’histoire nous apporte de nombreuses confirmations de cette sainteté de la Vierge Marie. 

    Si vous visitez les catacombes de Priscille à Rome, les catacombes où se réunissaient les premiers chrétiens, vous y découvrirez une représentation datant du IIIe siècle, où l’on voit très distinctement la figure d’un évêque qui, dans l'acte d'imposer le voile sacré à une vierge chrétienne, désigne comme modèle Marie, représentée avec l’Enfant Jésus dans ses bras. 
    Ainsi, les premiers chrétiens étaient convaincus que la Vierge Marie était un exemple à imiter, en particulier par ceux et celles qui choisissaient la virginité consacrée, comme style de vie au service de Dieu. L’histoire confirme que les catholiques, en vénérant Marie et en cherchant à l’imiter, n’inventent rien, mais continuent de faire ce que les chrétiens ont toujours fait. 

    Texte grec  original :

    Ὑπὸ τὴν σὴν εὐσπλαγχνίαν,
     καταφεύγομεν, Θεοτόκε.
    Τὰς ἡμῶν ἱκεσίας,
    μὴ παρίδῃς ἐν περιστάσει,
    ἀλλ᾽ ἐκ κινδύνων λύτρωσαι ἡμᾶς,
    μόνη Ἁγνή, μόνη εὐλογημένη.

    Version romaine 
    Sub tuum praesidium confugimus, 
     Sancta Dei Genetrix. 
    Nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, 
    sed a periculis cunctis libera nos semper, 
    Virgo gloriosa et benedicta 


    Version ambrosienne (la plus proche du texte original)
    Sub tuam misericordiam confugimus 
    Dei Genitrix 
    (ut) nostram deprecationem 
    ne inducas in tentationem sed de periculo libera nos 
    sola casta et benedicta 

    (Ecoutez ICI l’étude musicale de l’antienne grégorienne du célèbre Maestro Giovanni Vianini, chanteur, organiste et directeur de la Schola Gregoriana mediolanensis, Basilica di San Marco, Milan N.d.R.)

    Ref. Découvrez la plus ancienne prière adressée à Marie

    Une prière traditionnelle que les catholiques chantent encore par coeur, du moins les plus âgés d’entre eux, car la continuité dans l’Eglise n’est plus ce qu’elle était. Hélàs. JPSC

  • Irak : l'Observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU dénonce le tragique échec international

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    Irak : un risque pour le monde entier

    Mgr Tomasi demande des "mesures concrètes" à l'ONU

    Rome, 2 septembre 2014 (Zenit.orgAnne Kurian

    Si la communauté internationale ne parvient pas à « protéger tous les citoyens irakiens », l'actuel « climat de paroles creuses qui équivaut à un silence mondial, aura des conséquences tragiques pour l’Irak, pour les pays voisins et pour le reste du monde », prévient Mgr Tomasi.

    Mgr Silvano M. Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU à Genève, est intervenu lors de la 22ème Session spéciale du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies, hier, 1er septembre 2014.

    L'échec tragique international

    Déplorant « des centres de violence » dans plusieurs régions du monde, il dénonce un « échec tragique » dans la réponse de la communauté internationale face aux attaques contre « la dignité inviolable de la personne humaine ».

    L'archevêque évoque en particulier les crimes de « l’entité destructrice autoproclamée, le fameux groupe de l’"État islamique" (ISIS) » en Irak et en Syrie : « Les gens sont décapités quand ils défendent leur croyance ; les femmes sont violées sans pitié et vendues comme esclaves sur le marché ; les enfants sont obligées de combattre ; les prisonniers sont abattus contre toute disposition juridique. »

    Le Saint-Siège souligne « la responsabilité de la protection internationale, surtout quand un gouvernement n’est pas capable d’assurer la sécurité des victimes ». Il demande de prendre « d'urgence » des « mesures concrètes pour arrêter l’agresseur injuste, rétablir une paix juste et protéger tous les groupes vulnérables de la société ».

    Il met en garde : « une réponse insuffisante, ou même pire, l’inaction totale, a souvent pour effet une nouvelle escalade de la violence » : il y aura alors un « risque de voir se répéter les atrocités. Ce qui se passe aujourd’hui en Irak a déjà eu lieu dans le passé et pourrait se produire demain ailleurs ».

    « Ne pas protéger tous les citoyens irakiens, les laisser être les victimes innocentes de ces criminels dans un climat de paroles creuses qui équivaut à un silence mondial, aura des conséquences tragiques pour l’Irak, pour les pays voisins et pour le reste du monde », insiste Mgr Tomasi.

    Bloquer la circulation d'armes

    Le Saint-Siège appelle à « condamner explicitement le comportement brutal, barbare et sauvage des groupes criminels qui combattent dans l’est de la Syrie et le nord de l’Irak » : « Les auteurs de ces crimes contre l’humanité doivent être poursuivis avec détermination. »

    Il s'agit aussi de bloquer « la circulation d’armes ainsi que tout soutien politique indirect au prétendu groupe de l’"État islamique" ».

    Mgr Tomasi plaide également pour « une aide humanitaire adéquate à ceux qui fuient la violence », aide qui ne peut être que « temporaire » : « les groupes déplacés de force ont le droit de rentrer chez eux, de recevoir une assistance pour reconstruire leurs maisons et de vivre en sécurité ».

    Pour l'archevêque, « la responsabilité de protéger doit être assumée de bonne foi, à l’intérieur du droit international et du droit humanitaire. Les communautés religieuses et ethniques ne doivent pas devenir l’instrument des jeux géopolitiques internationaux » ni non plus « être vues comme un objet d’indifférence ».

    « Si elle n’est pas efficace, la protection n’est pas une protection », ajoute-t-il en soulignant la responsabilité des différentes religions « de dire clairement qu’aucune religion ne justifie ces crimes moralement répréhensibles, cruels et barbares et de rappeler à tous que, comme une seule famille humaine, nous sommes les gardiens de nos frères ».

    Avec une traduction de Constance Roques

  • Avec François, une nouvelle figure de l'Eglise ?

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    Répondre à cette question par l'affirmative est en tout cas le sentiment du père jésuite Pierre de Charentenay, rédacteur à la Civiltà Cattolica, comme on pourra s'en rendre compte ci-dessous. On peut imaginer que cette conviction et cet enthousiasme ne fassent pas l'unanimité...

    Avec le Pape François, une nouvelle figure de l’Eglise (source)

    Lors de la conférence intitulée « Eglises du monde en dialogue », à Espelette, le 26 août 2014, le Père Pierre de Charentenay, sj, Rédacteur à la Civiltà Cattolica (Rome), a abordé la canonisation des Papes Jean XXIII et Jean-Paul II. Il aussi évoqué la spiritualité du Pape François et son action. Extraits.

    Canonisations

    Le 27 avril 2014 ont été canonisés les deux papes Jean-Paul II et Jean XXIII, en présence de deux papes, dont l’un émérite, Benoît XVI.

    C’est l’événement le plus important du pontificat du Pape François. 800 000 personnes étaient venues à Rome pour l’occasion. Rome était envahi de pèlerins, de Pologne et d’Italie notamment.

    Cette double canonisation marque la maturité de ce pontificat. Le Pape François a pris la première grande initiative de son pontificat dans cet événement. Il n’est plus un novice cherchant sa voie, il est pleinement dans sa charge.

    Cette canonisation est le fruit d’une décision personnelle. La canonisation de Jean-Paul II était programmée, les miracles avaient eu lieu, la date était fixée. Le Pape François a voulu canoniser en même temps Jean XXIII, qui était déjà béatifié mais dont on attendait la suite de la procédure. En faisant ainsi une canonisation commune, le Pape François voulait donner un sens à cet événement. Ces deux papes ont été les deux papes du Concile [Vatican II, ndlr], l’un pour le lancer, l’autre pour l’appliquer. C’est une manière de redire que l’Eglise d’aujourd’hui est l’Eglise du Concile : l’Eglise du dialogue avec le monde, l’Eglise de la liberté religieuse, l’Eglise de la collégialité. Ces deux papes signifiaient cette Eglise en solidarité avec le monde. C’était la volonté du Pape François que de réaffirmer la place du Concile dans l’Eglise d’aujourd’hui.

    Comment le Pape en est-il arrivé là ? Quel ressort dynamise son action ? Il faut aller rechercher du côté de sa spiritualité.

    La spiritualité de Jorge Mario Bergoglio

    Dans son interview de septembre 2013, le directeur de la Civilta Cattolica, a posé la question au Pape : « Qui êtes-vous ? » Le Pape a répondu : « Je suis un pêcheur ». Il ne se définit pas par sa fonction dans le monde, ni par son rôle dans l’Eglise. Il se définit comme créature, ayant besoin du pardon de Dieu. Le Pape, comme tout le monde, n’est pas parfait et ne peut se suffire à lui-même.

    De quoi est faite cette spiritualité ? Le Pape a expliqué ce qui l’avait fait entrer dans la Compagnie de Jésus et que l’on retrouve aujourd’hui chez lui :

    - Un esprit missionnaire. Jorge Mario Bergoglio voulait partir au Japon comme missionnaire quand il était jeune jésuite. Mais on l’en a dissuadé étant donné ses problèmes de santé. Mais cet esprit missionnaire reste très fort aujourd’hui, centré sur la personne du Christ qu’il veut faire connaître au monde entier.

    - Une communauté. Il va habiter avec les cardinaux dans la résidence Sainte-Marthe. Il ne veut pas s’isoler dans les appartements pontificaux. Mais plus que cela, il va beaucoup parler de la vie religieuse et de son sens. Vivre en communauté est une valeur évangélique où se vit le partage et la pauvreté. S’il reconnaît la valeur de la vie en communauté, le Pape est aussi très exigeant pour les religieux : il a fustigé en Corée les religieux qui vivent comme des riches.

    - Le discernement. C’est un moyen de connaître la volonté de Dieu ; non pas un moyen psychologique mais un exercice spirituel destiné à orienter vers des décisions. Il se déroule en quatre temps, l’analyse (de la situation ou de la question en débat), la prière (puisque c’est un exercice spirituel), la décision (après consultation) et la relecture (regarder les conséquences de l’action, la paix, la division, etc.). Cette méthode en quatre temps peut s’appliquer à l’action du Pape sur une année : il analyse au printemps, il prie pendant l’été, il décide à l’automne, il fait une relecture en hiver.

    Effectivement, on voit un Pape qui agit et décide, notamment sur des réformes de l’administration du Vatican. Beaucoup de choses se sont passées déjà en un an et demi.

    Il a commencé par la nomination du « G8 », ce groupe de 8 cardinaux en provenance du monde entier, à qui il a donné carte blanche pour proposer des réformes de cette administration. Il a lancé, après Benoît XVI, une réforme approfondie des finances du Vatican, qui est en cours ces mois-ci. Il a ensuite procédé à la nomination de nouveaux cardinaux, la plupart dans des pays « périphériques », avec 4 seulement dans la Curie romaine. Il a lancé un Synode sur la Famille qui aura lieu en octobre 2014. Bien des changements sont donc déjà en cours, qu’il faut analyser.

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  • BXL, 24 septembre : Messe pour l'Europe

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    A l'occasion de la rentrée des institutions européennes sous la présidence italienne

    la COMECE vous invite cordialement à la Messe pour l’Europe

     en l'église de Notre-Dame au Sablon, à Bruxelles,

    mercredi 24 Septembre à 19h00

     Le célébrant principal sera Son Excellence Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles et le prédicateur sera Son Excellence Mgr Giuseppe Anfossi, évêque émérite d'Aoste. Son Excellence Mgr Alain Lebeaupin, nonce apostolique auprès de l'Union européenne, sera également présent.

    La collecte sera faite pour Caritas Ukraine

  • Tournai, 14 septembre : grande procession historique

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    affiche_web.jpg

    http://users.belgacom.net/Grande_Procession_Tournai/accueil_francais.html

    Comme l’an dernier, elle sortira à 10h. Rendez-vous le dimanche 14 septembre avec une nouveauté : un groupe des Corporations.

    La Grande Procession, en l’honneur de Notre-Dame, a retrouvé l’an dernier son ancien horaire, c’est-à-dire une sortie matinale, à 10h. L’expérience va se poursuivre cette année. Le comité organisateur s’est en effet félicité d’avoir ainsi renoué avec cette pratique immémoriale qui lui a fait bénéficier de la « magie » du dimanche matin. Et d’ajouter que « contrairement à certaines craintes, il n’y eut pas vraiment moins de monde le long du parcours ». La Grande Procession débute à la Cathédrale et y reviendra vers 11h45. Pour la première fois, on y verra apparaître un groupe des Corporations. Cette initiative, écrit le comité, « manifeste le souci de la Grande Procession de s’ouvrir à d’autres acteurs faisant la richesse de l’identité tournaisienne. » 

    Chaque année, une statue de la Vierge est mise à l’honneur. Pour 2014, il s’agira de Notre-Dame de la Consolation. Cette statue du 18ème siècle est conservée à l’église Saint-Jean-Baptiste, où se déroulera à 19h la veillée de prière du vendredi 12 septembre.  Le samedi 13 septembre, c’est à 18h à la Cathédrale que sera célébré l’office pontifical, suivi vers 19h15 de la cérémonie de la remise des clés de la ville par le bourgmestre à l’évêque.

  • Le Califat, nouvel horizon du djihadisme international

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    al-quaeda-crucifixions (1).jpgSur FigaroVox, ce billet d’Arnaud de la Grange, rédacteur en chef du quotidien « Le Figaro » :

    L'État islamique (EI) a un territoire, une armée, et il s'est installé si vite dans le paysage moyen-oriental que l'on se demande s'il ne va pas bientôt battre monnaie. En quelques mois, le mouvement djihadiste a réussi ce qu'Al-Qaida n'a jamais réellement accompli en une décennie. En proclamant un califat à cheval sur l'Irak et la Syrie, il a bousculé des frontières vieilles d'un siècle et s'est taillé un sanglant royaume d'où il entend bien rayonner. L'État islamique n'a pas seulement un discours mobilisateur, il a la force d'attraction des vainqueurs.

    La question dès lors se pose de la démonétisation de la «marque al-Qaida». L'État islamique aurait-il réussi une OPA magistrale sur le djihadisme international? Si l'on s'en tient au bruit médiatique et à l'effroi des chancelleries, la réponse est clairement oui. Les sabreurs d'Abou Bakr al-Baghdadi - le nom de guerre du calife - se sont imposés en quelques semaines comme les ennemis publics N°1. Ce sont des maîtres en communication. C'est le terrifiant mariage d'une barbarie anachronique et des technologies connectées.

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  • Les Amis de Dominique Savio sur RCF

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    Les Amis de Dominique Savio, mouvement de jeunesse en Belgique, a récemment été invité à se présenter sur les ondes de RCF. L'émission a été diffusée cette semaine, vous la trouverez sur ce lien : http://www.rcf.fr/radio/rcfsudbe/emission/451987/887533 

  • À propos de la béatification de Mgr Alvaro del Portillo le 27 septembre prochain à Madrid

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    02dal_20140816124939098098 (1).jpgMgr Alvaro del Portillo (1914-1994), successeur direct de saint Josémaria à la tête de l’Opus Dei, sera béatifié à Madrid le 27 septembre. Le Directeur de la Rédaction du mensuel « La Nef » a interrogé Mgr Antoine de Rochebrune, vicaire pour la France de la prélature de l’Opus Dei, sur ce que représente ce nouveau saint et ce qu’est réellement l’Opus Dei au sein de l’Eglise romaine. Extraits :

    La Nef – Qui était Mgr Alvaro del Portillo, comment a-t-il marqué l’Opus Dei ?

    Mgr Antoine de Rochebrune – Né en 1914 et décédé en 1994, il a été le successeur immédiat du fondateur, après en avoir été le bras droit pendant de nombreuses années. Il était, en quelque sorte, un fils aîné pour saint Josémaria, celui dont ce dernier disait qu’il avait le mieux saisi l’esprit de l’Opus Dei et le vivait avec la fidélité la plus exemplaire.(…).  Il a très rapidement occupé diverses fonctions de gouvernement dans l’Opus Dei et a succédé à saint Josémaria à la mort de ce dernier, en 1975. Vous savez que, pour une institution d’Église, la mort du fondateur peut entraîner de fortes perturbations. S’il n’en a rien été dans l’Opus Dei, c’est principalement grâce au futur bienheureux. Il s’est efforcé de gouverner en toute chose comme saint Josémaria l’aurait fait (…)

    Quels étaient les aspects dominants de sa sainteté ?

    Le mot qui me vient spontanément à l’esprit est celui de fidélité : il l’a vécue à un degré héroïque. Dans les années 70, la mode était davantage à la rupture qu’à la continuité. Lui ne s’est pas laissé séduire par ces sirènes, si attirantes qu’elles aient pu être.(…) À côté de cela, j’aimerais mentionner sa profonde bonté. Il régnait autour de lui une sorte de micro-climat empreint de sérénité et de paix, tant son affabilité et sa bonté étaient communicatives. Cette conjonction singulière de force et de douceur était due à un caractère bien trempé, très complémentaire de celui de saint Josémaria, mais aussi à la profondeur de sa piété que je qualifierais à la fois de très mariale et de très eucharistique. Pour résumer, on pourrait dire de lui qu’il était « fondé sur le roc ». Cette façon d’être lui a valu ce beau surnom de Saxum (rocher) par lequel saint Josémaria aimait à le désigner.(…)

    Vous êtes aujourd’hui la seule œuvre d’Église à bénéficier d’une prélature personnelle : pourquoi un tel statut et en quoi consiste-t-il ?

    Si vous me le permettez, j’aimerais rectifier un petit peu votre question : nous ne « bénéficions » pas d’une prélature personnelle. Ce n’est pas un statut privilégié et nous aimerions beaucoup qu’il y en ait d’autres. L’Église a créé les prélatures personnelles dans le cadre du concile Vatican II. Elle s’est rendu compte qu’à côté de structures territoriales, comme les diocèses, il y avait besoin de structures rassemblant des personnes autour d’une caractéristique commune autre que le lieu où elles vivent. Elle a voulu en quelque sorte étendre ce qui était fait pour les diocèses aux armées, à l’intérieur desquels on a rassemblé tous les militaires d’un même pays, à d’autres types de réalités. Dans le cas de l’Opus Dei, cette petite portion du peuple de Dieu, composée de prêtres et de laïcs, porte la mission de diffuser l’esprit de sainteté au milieu du monde en appliquant les enseignements de saint Josémaria.

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  • L'Etat islamique "expliqué à mon fils"

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    Lu sur Oasis, ce beau récapitulatif concernant l'Etat islamique :

    L’Etat islamique expliqué à mon fils

    L’Islam, la violence, la guerre sainte et le califat: voici une conversation à trois voix pour répondre aux questions les plus fréquentes que l’actualité de ces derniers mois impose. Dialogue avec Martino Diez et Michele Brignone, recueilli par Maria Laura Conte.

    Que se passe-t-il en Iraq?

    MD: En Iraq en ce moment on a affaire à un génocide commis par les milices sunnites de l’Etat Islamique contre les minorités religieuses, et contre quiconque ne se reconnaît pas dans leur version de l’Islam. La cause immédiate de ce génocide est la guerre en Syrie, qui a commencé en 2011 pour renverser le régime de Asad. Les groupes les plus fondamentalistes ont fini par prévaloir dans les rangs de l’opposition syrienne, avec notamment l’appui de nombreux combattants étrangers. Mais la guerre a pu se transférer de la Syrie en Iraq aussi facilement parce que l’Iraq n’a jamais pu se stabiliser véritablement après l’intervention américaine et la chute de Saddam Hussein. Plus profondément, il existe dans la région une rivalité séculaire entre sunnites et shiites, deux types d’Islam différents, qui sont en Iraq à peu près aussi forts numériquement l’un que l’autre. C’est à ce point qu’entrent en jeu les intérêts des pays voisins, en particulier de l’Iran shiite et des sunnites wahhabites de l’Arabie Saoudite, qui cherchent à exploiter cette rivalité à des fins politiques. L’idéologie wahhabite-saoudite, depuis le XVIIIème siècle, est un grave facteur de déstabilisation car elle enseigne un Islam pur et dur qui se proclame comme le seul authentique.

    Au début, les medias parlaient de ISIL (Etat Islamique de l’Iraq et du Levant), puis d’ISIS (Etat Islamique de l’Iraq et de la Syrie), à présent, il se donne le nom d’IS (Etat Islamique): qu’est-ce donc que ce califat?

    MB: Le califat est une institution classique de l’Islam. Littéralement, le terme de calife (khalîfa) indique celui qui succède è Muhammad à la tête de la communauté islamique pour « la sauvegarde de la religion et la gestion des affaires terrestres ». Après les premiers califes, appelés les « bien guidés », le califat a assumé – d’abord avec la dynastie des ommayades (661-750), puis surtout avec celles des abbasides (750-1258) – les caractères d’un empire multiethnique et multireligieux à vocation universelle. A l’époque moderne, après l’abolition du califat ottoman en 1924, califat est devenu le synonyme de “Etat islamique”. L’organisation de l’Etat islamique incarne de la manière la plus radicale le mythe de la construction d’une entité politique fondée sur une interprétation rigoriste de la Loi islamique, une entité qui n’a probablement jamais existé dans les termes avec lesquels on l’envisage aujourd’hui.

    stato-islamico-1409736648.jpg

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  • La géopolitique du pape François est-elle efficace ?

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    Alors que les jihadistes de l’État islamique (EI) en Irak ont revendiqué hier  soir l’exécution par décapitation d’un second journaliste américain, Steven Sotloff, 31 ans, se pose toujours, irrésolue, la question de savoir comment stopper efficacemment l’agresseur injuste. A ce propos, sur le blog « Chiesa », Sandro Magister commente la « ligne » sur laquelle s’est positionné le pape François (extraits), au titre de son rôle moral sur la scène mondiale (extraits) :

    «  (…) Lorsqu’il y a des affrontements en un lieu donné, le pape François évite toujours soigneusement de prendre publiquement parti contre l'un ou l'autre des adversaires, surtout si certains d’entre eux sont musulmans, même si cela implique pour lui de ne pas manifester sa solidarité avec des victimes chrétiennes persécutées en raison de leur foi, qu’il s’agisse de la Pakistanaise Asia Bibi ou de la Soudanaise Meriam, ou encore des lycéennes nigérianes qui ont été enlevées par Boko Haram.

    De même la diplomatie de François supporte les camouflets sans rien dire, dans l’espoir de succès futurs. Lorsque le pape est arrivé en Corée du Sud, le 14 août dernier, la Corée du Nord s’est moquée de lui en procédant à trois tirs de missiles à titre de démonstration et en annulant pour sa part l’envoi de quelque délégation que ce soit.

    En ce qui concerne la Chine, le Vatican a enregistré comme un point positif le fait que Pékin ait, pour la première fois, donné l’autorisation de survoler son territoire national à un pape, en faisant parvenir à celui-ci, à cette occasion, des messages de courtoisie.

    Cependant il y a beaucoup plus de points négatifs. Les autorités de Pékin n’ont accordé qu’à un tout petit nombre de catholiques la permission de se rendre en Corée afin qu’ils puissent saluer François. Elles ont rappelé sur le territoire national les prêtres chinois qui résident en Corée. Mais, surtout, elles n’ont donné aucun signe indiquant qu’elles allaient ralentir la répression exercée contre le catholicisme en Chine, où le numéro un de la hiérarchie en communion avec Rome, l’évêque de Shanghai Thaddeus Ma Daqin, est en résidence surveillée depuis le jour de sa nomination et où un très grand nombre d’autres évêques et de prêtres sont emprisonnés ou portés disparus.

    Quant au combatif cardinal Joseph Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hong Kong, les autorités vaticanes lui ont imposé de garder le silence afin de "laisser la diplomatie travailler". Depuis que François est devenu pape, la commission chargée de la Chine, que Benoît XVI avait instituée en 2007 et dont Zen est l’homme fort, n’a plus été convoquée. Le cardinal envoie régulièrement au pape des lettres d'information dont il dit tristement : "J’espère qu’il les lit".

    Cependant il y a un niveau de tolérance au delà duquel le pape François lui-même admet l'utilisation de la force. Et c’est ce qui se passe dans le cas du califat islamique récemment créé en Irak et en Syrie (…).

    Le pape François ne s’est pas tout de suite exposé personnellement à propos de cette question.

    Il a laissé s’exprimer les premiers les évêques irakiens, qui ont demandé de manière unanime une intervention militaire massive.

     Au Vatican il a laissé le conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, présidé par le cardinal Jean-Louis Tauran, publier un acte d'accusation terrible et circonstancié contre le califat islamique, et exiger du monde musulman une même netteté dans le jugement. (…)

    Lorsqu’il est revenu de Corée, il a été jusqu’à déclarer qu’il était prêt à se rendre lui aussi en Irak, au cœur de cette "troisième guerre mondiale" qu’il voit menée ici ou là "par morceaux" et avec des "niveaux de cruauté effrayants", parce que "stopper l'agresseur injuste" est non seulement licite mais nécessaire.

    En somme : une armée pour faire la paix. Mais, jusqu’à présent, la réponse des gouvernements et de l'ONU à cet appel lancé par le pape a été faible, pour ne pas dire inexistante. »

    Ref. Une armée pour faire la paix. La géopolitique de François

    C’est bien ce que l’on avait déjà cru comprendre : l’ « ultima ratio » du pape en matière de guerre injuste est de faire appel à l’ONU et à ses « casques bleus ».  JPSC