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Actualité - Page 698

  • Eclairant : les précautions de saint Charles Borromée à Milan lors de l'épidémie de peste de 1576

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    File:Ciampelli San Carlo Borromeo, XVII d.C.jpg - Wikimedia Commons

    Les faits exposés ci-dessous rétablissent la vérité historique souvent malmenée par ceux qui mettent en avant l'action de saint Charles Borromée à Milan lors de la peste de 1576-1577 comme s'il s'était soucié uniquement de maintenir le culte sans s'être préoccupé des mesures sanitaires.

    Source : https://www.breviarium.eu/2020/03/28/peste-san-carlo-quarantena/

    (traduction rapide)

    Charité & Quarantaine: la vraie histoire de la peste de Saint Charles

    28 mars 2020

    La propagation imposante de l'épidémie de Covid-19 a entraîné la suspension, sur tout le territoire national (italien), des célébrations eucharistiques à participation populaire, validement organisées par les Ordinaires diocésains, acceptant pleinement les indications fournies par la Conférence Episcopale Italienne dans l'interprétation de la Dpcm n.52 / 2020 et conformément au principe de collaboration mutuelle avec l'État conformément à l'art. 1 du Concordat.

    Il semblerait que les reconstitutions historiquement inexactes récemment diffusées aient été affectées par l'influence néfaste exercée par les Lumières et les brochures anticléricales des XVIIIe et XIXe siècles qui, dans le but d'attribuer la responsabilité de la propagation de l'infection à la partie milanaise de la Réforme catholique, avaient pour intérêt de décrire Charles Borromée comme totalement inconscient des précautions sanitaires nécessaires. (...)

    Les nombreux témoignages des contemporains de Borromée et les chroniques détaillées relatives à l'épidémie dramatique de 1576-1577 renvoient un tableau très différent de la narration déformée et caricaturale proposée par les commentateurs tendancieux qui voudraient présenter le cardinal (...) prêt à accepter consciemment le risque d'affecter la santé d'autrui, avec la subversion totale du sens même du Sacrifice eucharistique qui en découle.

    Au début de 1576, Milan fut envahie par la grande joie et l'inquiétude suscitées par la décision de Grégoire XIII d'accepter l'appel du cardinal Borromée par lequel le saint archevêque avait demandé au pape l'extension du jubilé, célébré à Rome en 1575, au diocèse ambrosien, pour permettre aux Milanais et aux Lombards n'ayant pas pu se rendre à Rome au cours de l'année précédente de profiter de l'Indulgence. Avec le début solennel de l'année jubilaire extraordinaire, le 12 février, des milliers de pèlerins de tout le diocèse se sont rassemblés dans la ville. Informé de la propagation de la peste à Trente, Venise et Mantoue, initialement précédée par une simple fièvre grippale, le marquis d'Ayamonte Antonio de Guzman y Zuñiga, gouverneur de Milan, a introduit en avril des restrictions strictes sur les pèlerinages, à condition que l'entrée dans la ville soit autorisé seulement à de petits groupes d'une douzaine de personnes en possession d'un document, délivré par les autorités sanitaires du territoire d'origine, qui certifie l'absence de symptômes imputables à une maladie pestilentielle. (...)

    Bien que le Tribunal de la santé, au fur et à mesure de la progression de la contagion dans les municipalités du duché, ait pris des mesures de plus en plus strictes pour prévenir la propagation de la peste dans l'État milanais, comme l'isolement des villages touchés par la peste, l'introduction de restrictions d'accès à la ville, la suspension de tout événement impliquant des rassemblements de personnes, la limitation des échanges, la surveillance quotidienne des six portes laissées ouvertes pour le transit des seuls détenteurs de «factures» et le nettoyage quotidien des rues , les premiers cas de peste sont survenus à Milan au cours du mois de juillet. L'épidémie a éclaté définitivement au début de la deuxième décade d'août, lors de la visite de Jean d'Autriche, qui a immédiatement quitté la ville. Alors que le marquis d'Ayamonte s'est également dépêché de prendre sa retraite avec son tribunal de Vigevano, imité par une grande partie de l'aristocratie et même par de nombreux membres de la magistrature de la ville qui ont déménagé dans leurs résidences de campagne, saint Charles, qui était allé à Lodi pour aider l'évêque Antonio Scarampo, alors sur le point de décéder à cause de la peste, a décidé de retourner immédiatement à Milan.

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  • Coronavirus en RDC: le Prix Nobel Denis Mukwege pour un confinement des plus de 60 ans

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    Mukwege B9717155043Z.1_20181005143617_000+GREC5V1D9.3-0.jpgLe Prix Nobel de la paix congolais Denis Mukwege a plaidé samedi pour un confinement des personnes de plus de 60 ans et le port du masque afin de lutter contre la propagation du coronavirus qui a fait 25 morts en République démocratique du Congo (RDC). Interrogé sur l’éventuelle expérimentation d’un vaccin contre le Covid-19, le Dr Mukwege s’est par ailleurs montré prudent après la polémique suscitée par cette question sur le continent: « Si on demande mon avis, je dirai qu’il faut commencer par vacciner la Chine, l’Europe et l’Amérique » où le virus a déjà tué plusieurs milliers de personnes. Lu sur le site web de La Libre Afrique :

    « Le gynécologue a recommandé «un confinement partiel des personnes âgées de plus de 60 ans, souvent plus à risques. Ceci permettra de protéger les plus fragiles, qui sont les plus exposés aux complications mortelles », lors d’une conférence de presse à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est).

    Le confinement général est difficile selon lui: « la grande majorité de nos populations n’a pas des logements spacieux, salubres et surtout elles doivent sortir tous les jours pour trouver à manger ».

    Désigné par les autorités pour coordonner la riposte contre le coronavirus dans la province du Sud-Kivu, Mukwege recommande « le port obligatoire de masque pour tout le monde » afin de « rompre la chaine de transmission du Covid-19 ».

    « Notre chance réside dans la jeunesse de notre population, les moins de 60 ans représentent 96% de la population », s’est réjoui le Dr Mukwege.

    La RDC a déclaré 307 cas de Covid-19, avec 25 décès depuis l’annonce de l’épidémie le 10 mars, selon le dernier bilan officiel. La majorité des cas sont à Kinshasa (295), avec quelques-uns en province dont quatre dans le Sud-Kivu.

    A Kinshasa, la commune de la Gombe – siège des institutions, banques et grandes ambassades-, considérée comme épicentre de l’épidémie est confinée depuis le 6 avril. Les autorités devraient se prononcer en fin de journée sur la prolongation ou non de ce confinement qui court jusqu’au 20 avril. »

     Ref. RDC: le Prix Nobel Denis Mukwege pour un confinement des plus de 60 ans

     JPSC

  • Turquie : Erdoğan impose l’islam sunnite et efface les traces des minorités ethniques et religieuses

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    De Verda Kimyonok sur ORIENTXXI.Info :

    En Turquie, Erdoğan annexe le patrimoine culturel des minorités

    Dans le sud-est du pays, proche de la frontière syrienne, le gouvernement turc se livre à une révision de l’histoire. Islamisation de lieux culturels et cultuels, réforme de l’organisation territoriale : tout est fait pour imposer l’islam sunnite comme moteur de l’identité turque, en effaçant les traces des minorités ethniques et religieuses.

    Église de la grotte Saint-Pierre d’Antakya, aujourd’hui musée Dosseman/Wikimedia Commons

    La promotion du nationalisme et de l’islam et la volonté de Recep Tayyip Erdoğan de s’illustrer comme un président bâtisseur ont produit un discours officiel visant à accentuer l’homogénéisation de la société dans un pays à la population initialement très diverse. En effet, depuis l’arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP) en 2002, le gouvernement a pris soin de renouveler la lecture de l’histoire nationale. Cette révision est illustrée par la rénovation de certains sites culturels et cultuels dans les régions périphériques de la Turquie, le long de la frontière syrienne, qui prend la forme d’une appropriation.

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  • L'Allemagne envisage la reprise des activités religieuses

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    De Vatican News :

    L’Allemagne étudie une relance progressive des activités religieuses

    Le gouvernement d’Angela Merkel, qui enregistre de bons résultats dans la lutte contre le coronavirus, évalue avec les responsables des principales religions du pays les modalités d’une réouverture des lieux de culte.

    En Allemagne, l'entrée du pays dans la "phase 2" est à l'étude avec le relâchement relatif des mesures de confinement de la contagion du Coronavirus et donc la possibilité d’une réouverture des lieux de culte. Le gouvernement fédéral a eu une réunion à ce sujet avec les principales institutions religieuses du pays: les Églises catholique et protestante, le Conseil central des Juifs, l'Église orthodoxe et le Conseil de coordination des musulmans.

    La conférence des évêques allemands écrit sur son site web que son nouveau président, Mgr Georg Bätzing, a représenté les évêques allemands à la réunion : «nous sommes heureux que les représentants des gouvernements fédéral et des Länder, des Églises et des communautés religieuses aient convenu à l'unanimité qu'au cours de la semaine prochaine, les moyens concrets d'un assouplissement progressif des restrictions sur les réunions religieuses et donc aussi sur les fonctions religieuses seront examinés», indiquent les évêques.

    Les différentes communautés religieuses présenteront donc prochainement les propositions qui seront examinées par l'État pour vérifier leur compatibilité avec les exigences de la protection sanitaire et de la protection contre l'infection : «Nous travaillons dans un esprit de collaboration avec les autorités gouvernementales pour développer des solutions qui tiennent compte à la fois de la protection de la population contre les dangers de la pandémie et de la grande valeur de la liberté religieuse, précisent les évêques. Les fidèles apprécieront cela comme un signe d'espoir, car beaucoup d'entre eux, surtout en ces temps d'insécurité et d'isolement, souffrent grandement des restrictions imposées à la pratique religieuse.»

  • Mozambique : des djihadistes détruisent la plus antique mission de la province de Capo Delgado

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Attaque de la plus antique Mission de la province de Capo Delgado

    16 avril 2020

    Maputo (Agence Fides) – Des groupes terroristes djihadistes opérant dans la province septentrionale de Cabo Delgado ont assassiné le Vendredi Saint cinq personnes dans l'archipel des Quirimba selon le quotidien Carta de Mocambique.

    Les djihadistes, qui se sont faits passer pour des civils, ont transporté de petites embarcations à terre dans l'archipel, à une distance de quelques 7 Km le 2 avril dernier.

    Ils ont alors pris position sur l'île de Quirimba dans la soirée de ce même jour, lancé leur attaque meurtrière le lendemain matin. Des cinq personnes assassinées, trois se sont noyées en tentant de s'enfuir. Quelques 60 personnes ont été prises en otage avant d'être relâchées plus tard au cours de cette même journée. Ainsi que cela est devenu la norme dans le cadre des incursions islamiques, les insurgés ont attaqué l'école primaire locale, un centre sanitaire, la résidence officielle du chef du poste administratif de Quirimba et détruit un nombre non précisé de maisons de la population locale.

    Par ailleurs, de nouveaux détails ont émergé concernant les attaques perpétrées la semaine passée dans le district de Muidumbe. Dans le village de Muambula, les terroristes ont tué cinq personnes et saccagé l'établissement d'enseignement secondaire du lieu ainsi que la mission de Nangololo, qui comprend l'une des églises les plus antiques de Cabo Delgado.

    Selon S.Exc. Mgr Luíz Fernando Lisboa, Evêque de Pemba, les maisons des missionnaires ont été détruites et l'église a subi des dommages, les missionnaires étant parvenus à se réfugier à Pemba. (L.M.) (Agence Fides 16/04/2020)

  • Parce que la vie est ce que nous avons de meilleur...

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    Des considérations qu'on n'aura aucun mal à transposer dans le contexte belge :

    « LA VIE EST CE QUE NOUS AVONS DE MEILLEUR »

    16 avril 2020

    Dans une tribune pour le journal La Croix, Pascale Morinière, présidente des Associations familiales catholiques (AFC), revient sur les évolutions relatives à l’accès à l’avortement en France (cf. En France, l'IVG médicamenteuse à domicile possible jusqu'à 9 semaines La santé d’un pays se mesure-t-elle à son taux d’avortement ?). Après avoir « repoussé le délai de l’avortement médicamenteux en ville et à domicile de sept à neuf semaines d’aménorrhée », le ministre de la santé, Olivier Véran, « réfléchit à une autorisation pour recourir à l’IMG (Interruption Médicale de Grossesse) pour ″détresse psychosociale″, telle que prévue dans la loi actuelle », « en cas de recours tardif après douze semaines de grossesse ». Des mesures « présentées comme provisoires » mais pour lesquelles on est en droit de se demander si elles ne seront pas « ensuite définitivement entérinées ». Pour  Pascale Morinière, cil s’agit d’une position « anachronique ». De son côté, l’essayiste Eric Zemmour dénonce : « On est encore une fois en 1984. La novlangue est telle dans tous les domaines qu’on la retrouve tout le temps ». L’avortement n’est pas « ″un soin″ comme s’obstine à le dire le ministre de la Santé, ainsi que les ″féministes et le Planning familial″ ».

    Pour la présidente des AFC, « notre pays vit une situation de détresse inconnue de cette génération et éprouve combien la vie est précieuse et fragile ». « Nous nous battons contre le coronavirus dans les hôpitaux, nous sommes prêts à restreindre nos libertés individuelles et nous mettons notre économie quasiment à l’arrêt, convaincus que la vie vaut infiniment plus que tout », rappelle-t-elle. Elle affirme : « Sans solidarité les uns avec les autres et sans attention aux plus fragiles non seulement nous aurons du mal à survivre mais, de plus, nous ne serons simplement plus humains ». « La vie est ce que nous avons de meilleur, sinon à quoi bon tous les efforts que nous consentons, l’héroïsme de nos soignants et la longue patience des Français confinés ? »

    Pour Pascale Morinière, le « droit des femmes à disposer de leur corps », les « droits sexuels et reproductifs des femmes » sont des « arguments du ″monde d’avant″ ». Des arguments « dépassés aujourd’hui par la radicalité de ce combat entre la vie et la mort que nous vivons ». Pourtant, « pour tout responsable politique, la faute capitale est de paraître remettre en cause le droit à l’avortement ».

    La présidente des AFC interroge : « Nos responsables politiques, en particulier le ministre de la santé, n’ont-ils pas mieux à faire dans les circonstances actuelles que d’ajouter encore à la détresse ? » « Peuvent-ils réfléchir à l’avortement comme à un problème de santé publique (…) pour tenter d’en faire baisser le nombre plutôt que de s’efforcer de le maintenir et de l’élargir lorsqu’une crise sanitaire survient ? » « Il serait bon que nos gouvernants se sentent investis de la responsabilité de chaque vie et non seulement de celles qui auraient une valeur économique », estime-t-elle.

    Pour aller plus loin :

    Sources: La Croix, Avortement, n’ajoutons pas à la détresse, Pascale Morinière (15/04/2020) – Valeurs actuelles (10/04/2020) – France catholique (17/04/2020)
  • Quand le Fonds des Nations Unies pour le Développement (FNUAP) se fait le chantre de la promotion de “l’avortement sans risque” 

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    L’IVG CONSIDÉRÉ COMME UN OBJECTIF DE DÉVELOPPEMENT DURABLE PAR L’ONU

    17 avril 2020

    Malgré les « objections de nombreux pays membres de l’ONU », le Fonds des Nations Unies pour le Développement (FNUAP) « a récemment inclus l’avortement dans ses analyses des Objectifs de développement durable ».

    Parmi les « Objectifs de Développement Durable » (ODD), le cinquième, relatif à « l’égalité de genre », inclut les questions de « droits de santé sexuelle et reproductive ». L’une « des plus controversés des négociations » au cours de laquelle les délégués « ont insisté sur l’insertion d’un avertissement dans l’Objectif contre un retour sur les accords précédents qui avaient rejeté un droit humain international à l’avortement, laissant à chaque pays le droit de légiférer sur la question ».

    Au terme des négociations des ODD, les pays ont délégué le « détail des mesures de cet objectif au FNUAP ». Parmi les indicateurs : le nombre de pays ayant des lois et des règlements qui garantissent un accès « égal » et « entier » à « un droit au soin, à l’information et à l’éducation concernant la santé sexuelle et reproductive » pour les femmes et les hommes « de 15 ans et plus ». Afin d’évaluer cet indicateur, le FNUAP a sélectionné « 13 points » dont « “l’avortement”, comme sujet de “service de santé maternelle”, et “l’éducation sexuelle intégrale” ». Dans l’analyse qu’elle a publiée, l’agence affirme en effet que « l’avortement est une composante de “la santé sexuelle et reproductive et des droits reproductifs” ». « Les données nous montrent qu’il existe des barrières légales à un accès entier et égal à la santé sexuelle et reproductive et aux droits reproductifs dans de nombreux endroits », ajoute-t-elle. « De telles barrières portent surtout sur l’accès légal à l’avortement », avec un taux de « réussite » de « 30% seulement » estime le FNUAP. Ainsi les lois autorisant l’avortement sont qualifiées de « victoires » dans le rapport, quand leur absence représente un « “obstacle” à l’accès à la santé et aux droits » selon le Fonds.

    « Outrepassant son mandat, qui n’inclut pas la promotion de l’avortement », le FNUAP « s’est fait le chantre de la promotion de “l’avortement sans risque” », « comme moyen de prévenir “l’avortement à risque” ». Et elle fait « la promotion de son insertion dans les résolutions négociées dans les réunions de l’ONU ». L’agence continue cependant d’affirmer ne pas œuvrer « en faveur du changement du statut légal de l’avortement ».

    Pour aller plus loin :

    Sources: C-Fam, Rebecca Oas (10/04/2020)

  • Le pape : "Attention à ne pas virtualiser l'Eglise, à ne pas virtualiser les sacrements !"

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Sainte-Marthe : attention à une foi « virtuelle » (Traduction complète)

    La familiarité avec le Seigneur se vit en communauté et avec les sacrements

    En ce temps de pandémie et de confinement, le pape François a mis en garde contre le danger d’une foi « virtualisée », sans la pratique des sacrements et sans la communauté, en célébrant la messe matinale, ce 17 avril 2020.

    En directe streaming depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le pape a médité dans son homélie sur « la familiarité » du chrétien avec le Seigneur : mais il s’agit d’une familiarité « toujours communautaire », a-t-il ajouté. « Oui, elle est intime, elle est personnelle mais en communauté. Une familiarité sans communauté, une familiarité sans le Pain, une familiarité sans l’Eglise, sans le peuple, sans les sacrements, est dangereuse. Elle peut devenir une familiarité – disons-le – gnostique, une familiarité seulement pour moi, détachée du peuple de Dieu. »

    Le confinement oblige à des aménagements, mais il faudra « sortir du tunnel », pas « y rester », a-t-il prévenu.

    Voici notre traduction de l’homélie du pape.

    Homélie du pape François

    Les disciples étaient des pêcheurs : Jésus les avait appelés pendant leur travail. André et Pierre travaillaient avec leurs filets. Ils laissèrent leurs filets et suivirent Jésus (cf. Mt 4,18-20). Jean et Jacques, pareil : ils laissèrent leur père et les jeunes qui travaillaient avec eux et ils suivirent Jésus (cf. Mt 4,21-22). L’appel s’est fait dans leur métier de pêcheurs. Et ce passage de l’Évangile d’aujourd’hui, ce miracle de la pêche miraculeuse nous fait penser à une autre pêche miraculeuse, celle que raconte Luc (cf. Lc 5,1-11) où il est arrivé la même chose. Ils ont pris du poisson, alors qu’ils pensaient ne rien avoir. Après sa prédication, Jésus a dit : “Avance au large” – “Mais nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre !” – “Allez”. “Sur ta parole – dit Pierre – je vais jeter les filets.” Il pêchèrent une telle quantité – dit l’Évangile – qu’il furent saisis d’“un grand effroi” (cf. Lc 5,9), par ce miracle. Aujourd’hui, dans cette autre pêche, on ne parle pas d’effroi. On voit un certain naturel, on voit qu’il y a eu du progrès, un cheminement dans la connaissance du Seigneur, dans l’intimité avec le Seigneur ; je dirais que c’est le mot juste : dans la familiarité avec le Seigneur. Quand Jean vit cela, il dit à Pierre : “C’est le Seigneur !”, et Pierre s’habilla et se jeta à l’eau pour aller vers le Seigneur (cf. Jn 21,7). La première fois, il s’était agenouillé devant Lui : “Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur.” (cf. Lc 5,8). Cette fois-ci il ne dit rien, c’est plus naturel. Personne ne demandait : “Qui es-tu ?”. Ils savaient que c’était le Seigneur, la rencontre avec le Seigneur était naturelle. La familiarité des apôtres avec le Seigneur avait grandi.

    Nous aussi chrétiens, dans notre chemin de vie, nous sommes en marche, nous progressons dans la familiarité avec le Seigneur. Le Seigneur, pourrais-je dire, est un peu “sans façons”, mais “sans façons” parce qu’il marche avec nous, nous savons que c’est Lui. Ici personne ne lui a demandé “qui es-tu ?”: ils savaient que c’était le Seigneur. Le chrétien a une familiarité quotidienne avec le Seigneur. Ils ont sûrement pris leur petit-déjeuner ensemble, avec du poisson et du pain, ils ont certainement parlé de beaucoup de choses avec naturel.

    Cette familiarité  des chrétiens avec le Seigneur est toujours communautaire. Oui, elle est intime, elle est personnelle mais en communauté. Une familiarité sans communauté, une familiarité sans le Pain, une familiarité sans l’Eglise, sans le peuple, sans les sacrements, est dangereuse. Elle peut devenir une familiarité – disons-le – gnostique, une familiarité seulement pour moi, détachée du peuple de Dieu. La familiarité des apôtres avec le Seigneur était toujours communautaire, signe de la communauté. Elle allait toujours avec le sacrement, avec le Pain.

    Je dis cela parce que quelqu’un m’a fait réfléchir sur le danger de ce que nous sommes en train de vivre en ce moment, de cette pandémie qui nous a conduits à tous communiquer même religieusement à travers les médias, à travers les moyens de communication ;même cette Messe, nous sommes tous en communication, mais pas ensemble, spirituellement ensemble… Il y a un grand peuple : nous sommes ensemble, mais pas ensemble. Le sacrement aussi : aujourd’hui vous avez l’Eucharistie, mais les personnes qui sont connectées avec nous n’ont que la communion spirituelle. Et ce n’est pas l’Eglise : c’est l’Eglise d’une situation difficile, que le Seigneur permet, mais l’idéal de l’Eglise est toujours avec le peuple et avec les sacrements. Toujours.

    Avant Pâques, quand est sortie la nouvelle que j’allais célébrer Pâques dans la basilique Saint-Pierre vide, un évêque m’a écrit – un bon évêque : bon – et il m’a réprimandé. “Mais comment cela, Saint-Pierre est si grande, pourquoi ne pas mettre au moins 30 personnes, pour que l’on voie du monde ? Il n’y aura pas de danger …”. Je pensai : “Mais qu’a-t-il en tête pour me dire ça ?”. A ce moment-là je n’ai pas compris. Mais comme c’est un bon évêque, très proche du peuple, il voulait me dire quelque chose. Quand je le verrai, je lui demanderai. Puis j’ai compris. Il me disait : “Attention à ne pas virtualiser l’Eglise, à ne pas virtualiser les sacrements, à ne pas virtualiser le peuple de Dieu. L’Eglise, les sacrements, le peuple de Dieu sont concrets. C’est vrai qu’en ce moment nous devons faire cette familiarité avec le Seigneur de cette façon, mais pour sortir du tunnel, pas pour y rester. Et c’est la familiarité des apôtres : pas gnostique, pas viralisée, pas égoïste pour chacun d’eux, mais une familiarité concrète, dans le peuple. La familiarité avec le Seigneur dans la vie quotidienne, la familiarité avec le Seigneur dans les sacrements, au milieu du peuple de Dieu. Ils ont fait un chemin de maturité dans la familiarité avec le Seigneur  apprenons à le faire nous aussi. Dès le premier moment, ils ont compris que cette familiarité était différente de celle qu’ils imaginaient, et ils sont arrivés à cela. Ils savaient que c’était le Seigneur, ils partageaient tout : la communauté, les sacrements, le Seigneur, la paix, la fête.

    Que le Seigneur nous enseigne cette intimité avec Lui, cette familiarité avec Lui mais dans l’Eglise, avec le sacrements, avec le saint peuple fidèle de Dieu.

    Traduction de Zenit, Anne Kurian

  • Bruxelles : apaisement en vue à la Cambre ?

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    Après avoir réuni plus de 2300 signatures pour protester contre le départ des deux chanoines prémontrés à l'abbaye de la Cambre, les paroissiens qui avaient entrepris de mobiliser les fidèles mettent fin à cette campagne; voici leur message :

    Prions pour la réconciliation!

    Défendons la communauté de La Cambre

    APR 17, 2020 —

    Chers Amis signataires de notre pétition,

    Nous avons eu la joie d’être contactés par le Père Abbé de Leffe.

    Sa longue lettre semble ouvrir la voie vers un dialogue constructif dans la charité et la vérité entre toutes les parties concernées, y compris cette fois, nous l’espérons, les représentants des paroissiens.

    Voilà pourquoi nous clôturons aujourd'hui la pétition.

    Nous vous demandons à tous de prier pour que ces rencontres puissent se faire dans un esprit de communion, et qu’une solution puisse être trouvée pour le petit peuple de Dieu à la Cambre qui a soif de l’eau vive.

    Nous prions également pour notre Cardinal actuellement hospitalisé et lui souhaitons un prompt rétablissement, ainsi que pour nos pasteurs Mgr Kockerols et l’Abbé Luc Terlinden qui, avec les PP Hugues et Tanguy, ont aujourd'hui charge de nos âmes.

  • In memoriam : André Manaranche, jésuite franc-tireur

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    Andre-Manaranche-decede-coronavirus-93_0_430_288.jpgDans la nuit de Pâques, dimanche dernier 12 avril 2020, le Père jésuite André Manaranche nous a quittés à l’âge de 93 ans, emporté par l’épidémie de coronavirus.

    Des amis se souviennent du temps où, alors jeunes Liégeois rassemblés autour de leur mentor l’abbé Guy Janssens, ils réunirent plus de mille auditeurs au Palais des Congrès de la Cité ardente pour écouter ce fils de saint Ignace dont ils appréciaient le profil: conseiller religieux des routiers des Scouts d’Europe, sociologue fuyant la théologie sociologisante et qui, pour fuir l’ambiance ouest-européenne, avait aussi consacré de nombreuses années de sa vie à l’Afrique francophone réceptive à une formation alliant le sens du contact humain à une foi solide. 

    JPSC

    Sur le site de l'Homme Nouveau, l'abbé Thierry Blot lui rend un hommage justifié :

    In memoriam : Père André Manaranche

    In memoriam : Père André Manaranche

    Le 12 avril dernier, le Rév. Père André Manaranche, de la Compagnie de Jésus, mourait du coronavirus tandis que l’Eglise chantait l’Exultet pascal. Le devoir de piété filiale m’incite à rendre hommage à ce prêtre que le Seigneur Jésus a rappelé à Lui en la nuit de Pâques si spéciale de cette année 2020. Cet humble témoignage s’ajoute à ceux qui ont été publiés dans L’Homme Nouveau en 2014 ; ils concernaient deux autres figures sacerdotales de premier plan que j’ai eu la grâce de connaître chez les Scouts d’Europe, les abbés Edmond Barbotin[1] et Pierre Gaudray[2].

    Qui était le Père André Manaranche ? Je n’ai aucunement la prétention d’épuiser la richesse de cette personnalité exceptionnelle dans un article aussi bref. Il reviendra à d’autres d’écrire sa biographie, de présenter et d’analyser son œuvre prolifique (sa bibliographie ne compte pas moins de trente-cinq livres !), qui couvre des domaines aussi divers que la théologie fondamentale et celle du sacerdoce, les sciences sociales, l’apologétique, la morale, l’ecclésiologie…sans oublier ses nombreux ouvrages de nature pastorale destinés plus particulièrement aux jeunes. A partir de quelques faits qui surgissent spontanément de ma mémoire, le lecteur pourra se remémorer et redécouvrir ce trésor théologique et pastoral que le Père Manaranche nous a offert tout au long de sa vie avec générosité et humilité, et évoquer ses propres souvenirs qui ont émaillé ses rencontres avec ce prêtre bon et fidèle que les jeunes de l’Ecole d’Evangélisation de Jeunesse-Lumière appelaient affectueusement « Tonton », sans oublier ses innombrables conférences, méditations, homélies prononcées en divers lieux (abbayes, séminaires, paroisses…), ainsi que la lecture de ses ouvrages et de ses nombreux articles parus dans diverses revues[3].

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  • Le 70ème anniversaire de la liquidation des ordres religieux en Tchécoslovaquie

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    Dans la nuit du 13 au 14 avril 1950, des centaines de religieux et religieuses tchécoslovaques sont expulsés manu militari de leurs couvents et monastères, incarcérés ou envoyés dans des camps spéciaux, tandis que leurs biens sont confisqués. L’Eglise slovaque se souvient aujourd’hui de cette dramatique répression du régime communiste.

    «Nous sommes reconnaissants au Seigneur d’avoir donné la grâce à beaucoup de témoigner de leur foi avec fidélité» : dans un message publié sur le portail internet «Vie religieuse», Mgr Viliam Judák, évêque de Nitra et président du comité historique de la Conférence épiscopale slovaque, rappelle les terribles événements survenus lors de «la nuit des barbares», celle du 13 au 14 avril 1950. Ce soir-là, aux alentours de minuit, la police secrète du régime communiste, flanquée de milices supplétives, fait irruption dans plusieurs dizaines de monastères masculins et féminins, procédant à l’arrestation des religieux et religieuses qui s’y trouvent.

    Cette opération surprise est connue sous le nom d’Akce K (opération K) ; minutieusement planifiée, elle visait à liquider le clergé et les congrégations religieuses, perçus comme une menace par le régime de Prague, inféodé à Moscou. Les autorités communistes, hostiles à toute religion et adeptes de l’athéisme d’État, se défiaient de l’Église catholique, celle-ci représentant pour eux une structure qu’ils ne pouvaient contrôler, et donc, potentiellement dangereuse.

    Une liquidation programmée en deux phases

    L’annihilation programmée de la vie religieuse en Tchécoslovaquie fut pensée en deux phases. La première (du printemps 1948 à l’automne 1949) vit la réduction progressive mais significative de l’influence des congrégations, avec une diminution de leur nombre et de leurs activités, lesquelles ne devaient d’ailleurs pas s’opposer à la ligne du Parti communiste. Au cours de cette période, plusieurs prêtres furent également accusés d’espionnage et de haute trahison, comme lors du procès Machalka, où une dizaine de religieux, -jésuites, dominicains, prémontrés et rédemptoristes de l’Église grecque-, furent condamnés à des peines de prison.

    Ces attaques ciblées furent le prélude à la seconde phase (de l’automne 1949 à la fin des années 1960) qui vit donc la désagrégation effective des ordres religieux. À cette époque, sur le territoire correspondant à l’actuelle Slovaquie, l’on comptait 16 congrégations religieuses masculines, auxquelles correspondaient 96 monastères et 1 019 religieux ; 24 congrégations religieuses féminines, regroupant 4 253 religieuses sur 168 monastères.

    Raflés, internés ou emprisonnés

    Lors de cette nuit funeste, évoque encore Mgr Judák, des centaines de religieux furent raflés et envoyés dans plusieurs établissements spéciaux, pour y être «rééduqués». Plusieurs furent soumis à la torture physique et psychologique, jusqu’à ce qu’ils acceptent de renoncer à leurs vœux. De nombreux autres furent emprisonnés ou exécutés, si bien qu’à la fin de l’année 1952, l’actuelle Slovaquie ne comptait plus aucun religieux.

    Les congrégations féminines subirent le même sort, mais la grande majorité des religieuses demeurèrent fidèles à leur vocation, souligne Mgr Judák.

    Les monastères et couvents vidés de leurs habitants, ainsi que leurs dépendances, furent réquisitionnés par le régime communiste qui transforma certains de ces bâtiments en casernes militaires. Cette saisie s’accompagna d’un pillage en règle des nombreuses œuvres d’art, objets historiques et livres anciens dont ces congrégations étaient, depuis des siècles, les gardiennes.

    Témoignages de foi et de fidélité

    L’Église tchécoslovaque, condamnée à la clandestinité, se reconstruisit lentement ; ce n’est qu’après la Révolution de velours (1989) qu’elle put de nouveau sortir au grand jour et retrouver sa place dans la société.

    La liquidation de ces congrégations, vécue comme un douloureux martyre, ne peut être cachée, insiste Mgr Judák. Ce triste anniversaire rappelle, selon lui, combien grande peut être la malveillance de l’homme, mais combien aussi la fidélité à Dieu dans l’amour peut porter du fruit, citant de nombreux témoignages de foi et de courage donnés par de nombreux religieux et religieuses, durant ces années de ténèbres et de persécutions.

  • Messes et sacrements : la leçon d'un évêque américain

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    D'Angela Pellicciari sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Messes et sacrements, la leçon d'un évêque américain

    17-04-2020

    «Nous devons annoncer la vie éternelle en Jésus-Christ. D'autant plus en ces temps difficiles où le peuple a besoin d'espoir et de consolation. "La mort de deux de ses amis prêtres pour coronavirus a fait que Mgr Peter Baldacchino a décidé de reprendre la célébration de la messe avec le peuple. Raisons qui servent de guide .

    "Nous avons été appelés par le Christ et ordonnés pour servir le peuple du diocèse de Las Cruces (Nouveau-Mexique), pour apporter espoir et consolation en ces temps difficiles": avec ces mots, Peter Baldacchino, le seul évêque à le faire aux USA, a décidé de revenir pour célébrer les messes en public et a exhorté les prêtres de son diocèse à faire de même, naturellement dans le respect des précautions prévues par l'Etat.

    Baldacchino n'est pas un inconscient, un naïf qui ne connaît pas la douleur distribuée à pleines mains par le coronavirus. Bien au contraire. Dans la lettre qu'il a écrite aux fidèles du diocèse, il a précisé que c'est précisément le sacrifice héroïque de deux de ses plus chers amis prêtres, morts de coronavirus, qui l'ont poussé à revoir sa position antérieure.

    «S'il est certain que nous devons prendre toutes les précautions raisonnables pour réduire l'infection du coronavirus, il est également certain qu'en tant que prêtres, nous devons offrir à la population le service le plus important et le plus essentiel de tous. Les dernières semaines ont montré que la politique de maintien à domicile a de nombreuses conséquences imprévues ": les demandes d'aide auprès des services de santé mentale ont augmenté de 891%, de même que les violences pratiquées à l'intérieur des murs de la maison. "Pour parler franchement", des personnes enfermées dans la maison, aux perspectives d'emploi incertaines, avec la terreur de tomber malade, "ont surtout besoin d'une parole d'espoir".

    «Nous devons annoncer la vie éternelle en Jésus-Christ. C'est précisément l'urgence de cette nouvelle qui a poussé les apôtres à évangéliser, et cette urgence n'a certainement pas diminué de nos jours. Le Christ est vivant et nous sommes ses ambassadeurs". Les messes télévisuelles, a-t-il noté, représentent une tentative de combler un vide, "mais je suis de plus en plus convaincu qu'elles ne suffisent pas".

    L'évêque du petit diocèse de Las Cruces a ensuite abordé un point délicat qui ne concerne pas le seul État du Nouveau-Mexique et pas même les États-Unis seuls: Baldacchino a rappelé combien récemment l'État du Nouveau-Mexique a exclu les églises de la liste des "services essentiels" ":" Je suis en désaccord de toutes mes forces. Il me semble que si nous faisons le décompte quotidien des victimes de l'épidémie, nous oublions combien sont ceux qui sont morts spirituellement ". Les prêtres «peuvent et doivent continuer à exercer leur ministère. Les fidèles ne doivent pas être privés des sacrements, surtout lorsqu'ils sont en danger de mort ".

    Depuis son existence, l'Église a été confrontée à un pouvoir temporel. Depuis que l'Église existe, elle défend sa liberté contre le pouvoir temporel. Depuis que l'Église a existé, elle a exposé la vie de ses ministres (et pas seulement) pour défendre la liberté religieuse. Pour défendre l'annonce de la victoire sur la mort.

    Les chrétiens ne peuvent pas se plier aux dispositions de ceux qui considèrent la réalité terrestre comme la seule à considérer.