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Belgique - Page 116

  • Une "soirée non confessionnelle et méditative" pour fêter le millénaire de l'église de Tourinnes-la-grosse

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    Lu dans L'Avenir de ce 7 février (p.7)

    Brabant Wallon :

    Ils ont allumé mille bougies pour le millénaire de l’église de Tourinnes

    C’est parti! L’église Saint-Martin de Tourinnes-la-Grosse fête ses 1 000 ans en 2020! L’année sera donc marquée par une série de rendez-vous centrés sur ce lieu historique qui fait la fierté de toute une commune. La paroisse Saint-Martin s’investit donc pour inviter la population et les admirateurs à fêter ce majestueux édifice qui réunit les Tourinnois depuis dix siècles. Pour toucher un maximum de monde, des célébrations villageoises festives, spirituelles, participatives, culturelles, concertantes, amusantes, priantes, éducatives ou encore créatives sont au programme. Samedi dernier, en ouverture de ces festivités, était proposée une «fête de la lumière» au cours de laquelle quelque 400 personnes présentes, dont de nombreux enfants des écoles, renforçant le caractère transgénérationnel des hommages, ont allumé ensemble les 1 000 bougies installées dans l’église. Les organisateurs avaient annoncé une soirée, non confessionnelle et méditative, permettant d’entrer en dialogue avec l’indescriptible énergie qui se dégage du lieu.

    Extraordinaire qu'il faille recourir à une cérémonie non confessionnelle pour célébrer le millénaire d'une église catholique habitée par la présence du Christ en son Eucharistie (du moins espère-t-on qu'elle le soit toujours) plutôt que par on ne sait quelle "indescriptible énergie se dégageant du lieu".

  • Les contradicteurs du pape François

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    de Beukelaer 5e3bd009d8ad586cd5b867a7.jpgUne chronique publiée par le Chanoine  Eric de Beukelaer (1) dans la « Libre Belgique » de ce jeudi 6 février 2020 :

    « Ceux qui s’opposent à l’enseignement de François peuvent être répartis dans quatre catégories aux parois non étanches.

    Paradoxe. Nombre de traditionnels avocats de l’autorité pontificale objectent par moments contre l’enseignement du pape François. D’aucuns contrent même son magistère, en se réclamant de son prédécesseur. Pour déchiffrer l’enjeu des controverses, il est utile de connaître ces contradicteurs et ce qui les motive. En schématisant, je les répartis en quatre catégories aux parois non étanches :

    Il y a les contradicteurs pour raisons personnelles. Benoît XVI était ferme en matière doctrinale, mais doux de caractère. François, lui, est un chef qui n’hésite pas à faire acte d’autorité. Gare aux prélats qui font obstacle à son désir de synodalité ou de transparence financière. Dans la curie romaine, certains vivent douloureusement leur mise à l’écart et rejoignent, dès lors, l’opposition au Pape.

    Il y a les contradicteurs pour raisons sociétales. Héritiers des pontificats de saint Jean-Paul II et Benoît XVI, ceux-là ont une vive conscience du besoin de résister aux dogmes post-modernes que sont le relativisme et l’hyper-individualisme. Ils croient déceler dans l’inflexion du discours moral du pape François, la porte ouverte vers un reniement. Je pense qu’ils se trompent. Notre pape est doctrinalement tout à fait classique. En vrai jésuite, héritier d’une riche tradition missionnaire, il veille cependant à annoncer la joie de l’Évangile dans une société qui n’est plus chrétienne. Pour ce faire, il invite à élaborer une approche pastorale adaptée à nos contemporains, vivant aux périphéries plus que dans les sacristies. Dans sa démarche, il n’est pas isolé. Nombreux sont les couples profondément catholiques qui gardent leurs principes mais changent leurs discours quand leurs enfants grandissent en prenant des sentiers de vie buissonniers.

    Il y a les contradicteurs pour raisons politiques. Les catholiques proches des partis populistes, climatosceptiques et nationalistes, considèrent la religion comme un marqueur identitaire. En conséquence, ils voient un adversaire en ce pape qui plaide la cause des migrants et de l’écologie, se voulant l’apôtre de ponts plutôt que de murs entre les peuples. Souvenons-nous de ce ministre italien invitant il y a peu - chapelet au poing - à huer François. Du jamais-vu. Ces mouvements ont du succès auprès d’une certaine jeunesse sans racines, car ils maîtrisent à la perfection la communication sur les réseaux sociaux et son cortège de fake news.

    Il y a les contradicteurs pour raisons ecclésiologiques. Ceux-là pensent l’Église d’abord à partir du clergé, plutôt que des baptisés. Ils font, dès lors, de la discipline du célibat sacerdotal obligatoire, un absolu constitutif de l’identité catholique. Que des baptisés d’Amazonie (ou d’ailleurs) n’aient plus accès à l’Eucharistie par manque de prêtres, ne peut justifier à leurs yeux, une prudente évolution de l’appel de candidats au sacerdoce. Ce serait une "catastrophe pastorale, une confusion ecclésiologique et un obscurcissement de la notion de sacerdoce" (dixit un livre récent) que de retrouver la pratique des premiers siècles et permettre l’ordination d’hommes mariés éprouvés et reconnus ("prêtre" ne signifie-t-il pas "ancien" en grec ?). Paradoxalement, ce sont les mêmes qui acceptent que des pasteurs réformés, devenus catholiques, soient ordonnés tout en restant mariés. Leur vision de l’Église partant du clergé, ils appuient la régularisation de ceux qui viennent d’un clergé non catholique, mais refusent d’assouplir cette même discipline du célibat pour répondre aux besoins des baptisés.

    Comment réagir ? Osons un fraternel débat avec ces contradicteurs. C’est la volonté du pape François lui-même de voir une culture de la controverse théologique s’installer jusqu’au sommet de l’Église. Ce faisant, veillons bien à ce qu’un tel débat se vive en écoutant… "ce que l’Esprit dit aux Églises" (Apoc.2, 7).

    (1) : Blog : http://minisite.catho.be/ericdebeukelaer/

    Entre Célestin V et Boniface VIII, les goûts et les couleurs varient. Quoi qu'il en soit des argumentaires et classements catégoriels toujours discutables, « on ne peut pas plaire à tout le monde », comme dirait Marc-Olivier Fogiel (France 3, 2000). Les papes eux-mêmes ne sont pas en reste dans l’illustration de cet adage universel. Pourquoi y échapperaient-ils ? Après tout, aucun homme, même canonisé en raison de ses réels mérites, n’est vraiment parfait : hormis le Christ, seul vrai Dieu et vrai homme. La papolâtrie est un vilain défaut hérité de l’exaltation monarchiste des princes qui nous gouvernent. Pour le reste, demeurons, en effet, ouverts et courtois.

    JPSC

  • Eclairage : Tine Nys, l'euthanasie pour souffrance psychique en procès

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    BELGIQUE : TINE NYS, L’EUTHANASIE POUR SOUFFRANCE PSYCHIQUE EN PROCÈS

    30 janvier 2020

    Le 27 avril 2010, Tine Nys allait sur ses 38 ans quand elle a été euthanasiée pour souffrances psychiques. Sa sœur Sophie, estime que les conditions de l’euthanasie n’étaient pas réunies et porte plainte contre les trois médecins qui ont participé, de près ou de loin, à l’euthanasie de Tine. Les médecins aujourd’hui sur le banc des accusés pour un procès inédit en Belgique (cf. En Belgique, trois médecins poursuivis pour empoisonnement après l’euthanasie d’une jeune femme pour souffrances psychiques ) viennent d'être acquittés. Gènéthique fait le point avec Léopold Vanbellingen, juriste et chargé de recherche à l’Institut Européen de Bioéthique.

    Gènéthique : De quoi souffrait Tine Nys ? Dans quel contexte s’est passé l’euthanasie ?

    Léopold Vanbellingen : Tine Nys avait un passé psychiatrique assez lourd avec un suivi tant psychologique que psychiatrique assez important. Le diagnostic posé était celui d’une personnalité borderline. Sa santé s’est aggravée dans les six derniers mois après la rupture avec celui qu’elle considérait comme « l’homme de sa vie ». Peu avant l’euthanasie, un diagnostic d’autisme a été évoqué qui n’a jamais été pris en compte ni en vue d’un traitement, ni dans l’évaluation de l’euthanasie. Tine Nys s’est directement orientée vers l’euthanasie : c’était pour elle la garantie que sa volonté de se suicider serait respectée et que ce suicide se passerait sans souffrance ou sans échec. Elle a été redirigée par sa psychologue vers un centre qui avait l’habitude de considérer l’euthanasie comme un traitement possible dans les cas de souffrance psychique. Sa psychologue pensait alors l’aider. L’idée était que la possibilité de l’euthanasie rassure les patients et les éloigne de la tentative de suicide. Le risque est toutefois d’en venir à banaliser la mort et, au contraire, de conforter les personnes suicidaires dans le bien-fondé de leur désir de mort. Ce fut malheureusement le cas pour Tine Nys.

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  • Plus de 200 églises et chapelles sont vandalisées chaque année en Belgique

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    De Christophe Lamfalussy sur le site de la Libre : 

    Plus de 200 églises et chapelles vandalisées chaque année en Belgique

    Christophe Lamfalussy

    Le 21 décembre, une crèche à Saive brûlait. Le 28 décembre, la crèche de Noël de Watermael flambait sur la place Eugène Keym. "Un acte criminel" selon la police. Puis ce fut le tour de la crèche de Vilvorde le 6 janvier. Une mère dénonça les deux responsables, deux mineurs qui n’avaient que 11 et 12 ans.

    L’Église catholique belge ne comptabilise pas les dégradations de ses édifices. "Chez nous, on ne fait pas ce genre de recensions. Quand une crèche est incendiée, comme à Watermael-Boitsfort, on dit que c’est du vandalisme. Les faits ne sont pas nécessairement antichrétiens", explique Tommy Scholtes, porte-parole de l’Église.

    Pourtant les curés déposent plainte à la police lorsqu’ils constatent des dégradations - tags sur les murs, crèches incendiées, statues renversées. La police fédérale a donc des chiffres. En 2018, 220 églises et chapelles ont subi une dégradation de la propriété, 188 cimetières, 17 cures, 11 couvents et monastères, 2 abbayes mais aussi 4 mosquées, 8 temples et synagogues et 4 édifices de la communauté juive.

    Les chiffres sont constants, de 2016 à 2018. On y découvre que les édifices chrétiens sont les premiers à être vandalisés. Cela tient sans doute au nombre d’églises que compte le pays : 2 550 en Wallonie, 1 748 en Flandre selon le rapport 2018 de l’Église catholique belge, qui rappelle que les biens d’église n’appartiennent plus à l’Église depuis la Révolution française de 1789, mais que le Concordat de 1801 lui accorde des subventions publiques en guise de réparation. Il n’y a que 300 à 400 mosquées en Belgique, pour la deuxième religion du pays après le christianisme.

    Comment distinguer un crime de haine ?

    La police fédérale rencontre pourtant la même difficulté que l’Église : comment différencier un vrai acte de haine religieuse de graffitis barbouillés par des jeunes ? Sur ce point, la police précise qu’"il n’est pas possible d’extraire les crimes de haine sur base des informations présentes dans la Banque de données nationale générale (BNG)". Une des raisons est que "les codes-faits présents dans la nomenclature policière ne sont pas assez détaillés" pour identifier ces crimes de haine.

    Une autre difficulté pour bien cerner le problème est que les chrétiens ne se plaignent habituellement pas auprès des organisations qui combattent la xénophobie et le racisme.

    Chez Unia par exemple, ces chiffres étonnent. L’ex-centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, enregistre pourtant les plaintes pour discrimination et haine sur base des convictions religieuses. "Nonante pour cent des dossiers que nous ouvrons concernent les musulmans", explique son codirecteur Patrick Charlier. "L ’un des rares dossiers dont je me souviens est le cas d’un employé chrétien qui affirmait avoir été licencié parce qu’il avait protesté contre le fait que sa direction avait arboré le drapeau arc-en-ciel, celui de la Gay Pride, sur la façade."

    Le dernier rapport en date de l’Unia évoque l’ouverture de 307 dossiers liés aux convictions religieuses ou philosophiques en 2018, souvent des questions liées au port du foulard.

    © DR

  • Pierre Stéphany : comment la Libre traite l'un de ses anciens collaborateurs qui vient de mourir

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    Un ami nous fait part de ses réflexions :

    Trop catho pour "La Libre"...

       Vingt lignes: l'article paru dans La Libre Belgique de ce lundi, à l'occasion du décès de son ancien journaliste Pierre Stéphany, relève du service minimum. Il aurait été difficile d'être plus discret pour évoquer celui qui, pendant de nombreuses années, assura la couverture de l'actualité audiovisuelle, tout en se consacrant avec brio à la vulgarisation historique.

       Il est vrai que Pierre Stéphany savait mordre où il fallait, ne craignant pas notamment de dénoncer les partis pris gauchistes de la radio-télévision dite de service public. Il ne se fit donc pas que des amis, non seulement à la RTBF, mais aussi au sein même de la rédaction de La Libre où, déjà, il ne faisait plus bon d'afficher des convictions opposées à l'idéologie dominante du complexe politico-médiatique. Il y a une vingtaine d'années, la direction du quotidien ex-catholique mit fin, du jour au lendemain, à la collaboration de Pierre Stéphany. Motif (ou prétexte): un article d'humeur où il s'était moqué des chrétiens prétendus progressistes, qualifiant notamment ceux-ci de "parti de la croix gommée". Scandale !

       Pareille sanction ne risquait pas de tomber sur le journaliste de La Libre qui fit cette sublime observation que certains athées "sont si obsédés par la religion qu'ils seront les derniers à constater que l'Eglise s'est totalement effondrée", phrase mise en exergue de l'article (7 févr. 2003). Ni sur celui qui interpréta un document romain sur les sanctions internes de l'Eglise contre les prêtres pédophiles comme une tentative de les soustraire aux juridictions civiles, alors que les autorités vaticanes avaient explicitement exclu cette possibilité (l'article suscita une mise au point du père Charles Delhez, qui fut publiée dans... le courrier des lecteurs, 1 février 2002). Ni sur celui qui relaya sans réserve la vieille antienne anticléricale selon laquelle "la femme a peu à peu gagné la certitude d'avoir une âme au concile de Mâcon (586)" (4 août 2004). Ni sur celui qui a présenté sous le titre "Franquisme béatifié" l'élévation au rang de bienheureux d'une centaine de religieux exterminés par les républicains pendant la guerre civile d'Espagne (27-28 octobre 2007). Ni sur l'auteur de l'éditorial - censé, donc, engager tout le journal - qui déplora, à l'occasion de la Journée de la femme, qu' "aujourd'hui se font entendre des voix inquiétantes qui veulent revenir sur des droits – comme l'avortement – conquis de haute lutte" (8 mars 2006). Ni sur le critique cinéma qui, au détour d'une phrase dans un article portant sur un documentaire consacré à Klaus Barbie, a défini le Vatican comme "cette organisation qui se charge d'évacuer les criminels nazis vers l'Amérique latine" (7 nov. 2007).

        Nous avons cité à dessein des exemples contemporains ou proches de l'évincement de Pierre Stéphany. Cela fait longtemps, très longtemps, qu'on peut déraper dans "La Libre", mais seulement dans un sens.

         PS: A noter que l'entrefilet maigrichon de "La Libre" réussit à contenir deux erreurs:
        1) en faisant de Pierre Stéphany le coauteur avec René Haquin d'un livre sur les grandes affaires criminelles en Belgique, alors qu'il s'agissait d'un ouvrage collectif (en deux volumes) associant treize contributeurs;

         2) en affirmant que Pierre Stéphany a écrit "un livre sur l'histoire de La Libre Belgique entre 1984 et 1996", un cadre chronologique qui n'aurait strictement aucun sens. Le livre en question retrace en réalité l'histoire du journal depuis ses origines et il a été publié en 1996.
       A part ça...

  • Liège : procession et messe grégorienne de la Chandeleur, le dimanche 2 février 2020 à 09h45 en l'église du Saint-Sacrement(Bd d’Avroy, 132)

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    chandeleur 2020.jpg

    L’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) offre chaque premier dimanche du mois à 10h00 une messe particulièrement soignée sur le plan musical.

    Le dimanche 2 février 2020,  cette messe sera consacrée à la fête de la Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem, communément appelée « la Chandeleur ». Elle sera précédée (à 09h45) par la procession des cierges bénits.

    Les chants de la procession et le propre grégorien de la messe «Suscepimus » seront interprétés par la Schola du Saint-Sacrement. Se chante également au cours de la liturgie du jour le Kyriale IX des fêtes de la Vierge Marie (XIIe s.) et l’antienne mariale « Alma Redemptoris Mater » (XIe s.),

    L’organiste Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers et l’Ensemble instrumental Darius interpréteront des extraits d’une sonate de Jean-Sébastien Bach (1685-1750) et d’une sonate de Carl Philipp Emmanuel Bach (1714-1788) pour violons et continuo

     A la fin de la messe: bénédiction de saint Blaise.

    affiche_santons.jpg

    La crèche aux santons du Saint-Sacrement reste exposée jusqu’au 2 février inclusivement

    Plus de renseignements: tel. 344 10 89  email : sursumcorda@skynet.be

    ________________________________

    Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Travaux de restauration 2020 - Appel à la générosité du public

    Restauration_depliant - Copie.jpgL'ASBL Sursum Corda, propriétaire et gestionnaire de  l'église du Saint-Sacrement située au cœur historique de Liège (Boulevard d'Avroy, 132), va réaliser durant cette année 2020, du mois de mars au mois de décembre, d'importants travaux de restauration sur ce bel édifice du XVIII° siècle. Le SPW (Service Public de Wallonie) prendra une sérieuse partie des frais en charge vu qu'il s'agit d'un immeuble classé. L'ASBL fait appel à la générosité du public pour le solde. La Fondation Roi Baudouin a accepté de parrainer le projet, si bien que les dons sont partiellement déductibles d'impôt.

    Nous vous remercions déjà pour le simple intérêt que vous accordez à notre projet en regardant la vidéo ci-dessous:

    JPSC

  • La vie à naître plus que jamais menacée en Belgique : il faut prier !

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    L' IVG jusqu'au terme de la grossesse, en Belgique... ?

    Une proposition de loi a été soumise au Parlement fédéral en 2019; elle vise à réaliser une réforme sans précédent de la législation sur l'avortement.

    Au cours des derniers mois, nous avons été témoins, d'une mobilisation pour le respect de la vie comme  jamais vécue auparavant en Belgique !

    La prière privée et publique ET l'action (pétition des soignants, prises de position publiques, mails à nos parlementaires, ...)  ont en effet permis un report du vote de cette réforme législative mortifère pour notre société .

    Aujourd'hui, ... après quelques semaines de répit, la proposition de loi revient à l'agenda du Parlement dès février prochain.

    Il a été beaucoup question jusqu'à présent de l'allongement  jusqu'à 18 semaines (4,5 mois), du délai pour l'avortement.

    En réalité, la nouvelle proposition de loi vise à permettre l'avortement, non pas jusqu'à 18 semaines, mais... jusqu'au terme de la grossesse. Elle abolit toute sanction pénale en cas d'IVG, y compris lorsqu'elle est pratiquée au-delà de 18 semaines comme nous le lisons dans cette étude approfondie:

    https://www.ieb-eib.org/fr/actualite/debut-de-vie/avortement/analyse-proposition-de-loi-ivg-vers-une-depenalisation-au-dela-de-18-semaines-4-5-mois-1721.html

    Le deuxième volet de la réforme envisagée - dont il a été beaucoup moins question dans les médias - vise à empêcher l'expression de tous ceux qui pensent que l'avortement n'est pas une bonne idée.

    La proposition de loi prévoit en effet ce qui suit :

    1) L'obligation pour le médecin de rappeler les diverses possibilités d'accueil de l'enfant à naître, est supprimée (article 2 de la proposition de loi) ;
    2) L'obligation pour le médecin qui refuse de pratiquer un avortement, de renvoyer sa patiente vers un autre médecin ou un centre d'avortement, est renforcée (article 3, 1er alinéa, de la proposition);
    3)  La liberté des hôpitaux d'interdire la pratique de l'avortement dans leurs murs est supprimée (article 3, deuxième alinéa, de la proposition) ;  
    4) Celui qui tente d'empêcher « de quelque manière que ce soit », une femme  d'accéder librement à un établissement de soins pratiquant des interruptions volontaires de grossesse, sera condamné à un emprisonnement de trois mois à un an et à une amende de cent euros à cinq cents euros (article 4 de la proposition). Ainsi donc, le conjoint ou le compagnon de la femme enceinte qui lui enverrait un sms ou un email, par exemple pour lui dire que si celle-ci va se faire avorter, cela fera chavirer leur couple, se fera condamner à minimum trois mois de prison...

    En plus de toute action matérielle, continuons plus que jamais à nous rassembler dans et par la prière et particulièrement celle du chapelet. Demandons à Notre Dame d'intercéder tout particulièrement auprès du Père Eternel pour préserver notre pays d'une telle législation . Que Saint Michel Archange, patron de Bruxelles, capitale de l'Europe, nous défende dans ce combat; que Saint Joseph, patron de la Belgique, nous guide, comme il a guidé et protégé la Sainte Famille des affres du massacre des Saints Innocents.

    Sensibilisons nos paroisses, et les groupes, communautés ou mouvements dont nous faisons partie, à faire monter vers Dieu notre supplication ardente pour la protection de la vie dans notre pays et à travers le monde entier.

    Unissons-nous tous par une grande prière commune pour la protection de la vie, le weekend des 1er et 2 février prochains, premier samedi du mois et fête de la Chandeleur* en répondant, collectivement ou individuellement, dans nos lieux de vie respectifs, à l'appel du Pape Jean-Paul II :

    « Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence. Que, par des initiatives extraordinaires et dans la prière habituelle, une supplication ardente s'élève vers Dieu, Créateur qui aime la vie, de toutes les communautés chrétiennes, de tous les groupes ou mouvements, de toutes les familles, du cœur de tous les croyants ! »

     
      ET

    Venons nombreux au  Sanctuaire Notre Dame de Lourdes  
    prier le chapelet pour la Foi, la Vie et la Paix ,
     le mardi 11 février 2020 en la Fête de Notre Dame de Lourdes
     à 13.00 précises.
     Rue Léopold Ier, 296 à 1090 Jette
    Bus  : 49 et 88 (arrêt Loyauté) - Tram : 51 (arrêt Woeste) - Train :gare de Jette + bus 88 ou gare Bockstael + bus 49 et 88.

    "Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat, soyez notre
    secours contre les embûches du démon, nous vous le demandons en
    suppliant. Et vous, Prince de la Milice céleste, repoussez en enfer
    Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de
    perdre les âmes. Ainsi-soit-il."

    "A l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de
    Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l'épreuve,
    mais de tous les dangers délivre-nous toujours,
    Vierge glorieuse et bénie. Ainsi-soit-il."

    *Quarante jours après la naissance du Christ-Sauveur, la fête de la Chandeleur se rattache au mystère de Noël. Par son symbolisme, la procession de la "Chandeleur", procession aux cierges, évoque la manifestation du Christ, Lumière du monde, accueilli  au temple par le vieillard Siméon comme l'envoyé de Dieu, 'lumière pour éclairer les nations'.

  • L'une des plus anciennes processions de notre pays disparaît

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    Résultat de recherche d'images pour "processie leffinge"

    Lu sur Het Laatste Nieuws du 22 janvier, p. 7:

    L'une des plus anciennes processions de notre pays disparaît

    Une des plus anciennes processions disparaît en raison du trop grand âge des organisateurs. Depuis le Moyen Âge, une procession avec une grande statue de Marie traverse Leffinge, après qu'une fillette aveugle du village ait pu miraculeusement retrouver la vue. Mais, parce que la les organisateurs sont devenus trop vieux, il n'y aura pas de nouvelle édition de l'Onze-Lieve-Vrouweprocessie (Procession de Notre-Dame). L'ancienneté du groupe de gestion est la raison principale. "La plupart des membres ont entre 70 et 80 ans", explique Ingrid Lava, présidente de «Nous avons deux jeunes membres du conseil, mais ils travaillent à plein temps. J'ai moi-même 67 ans. L'année dernière, je suis allé de porte à porte pour recruter des gens.» Il y a encore une autre raison pour laquelle ils laisseront Marie à l'église "Chaque année, nous comptons sur environ 140 figurants - pour la plupart des enfants - mais nous ne les trouvons plus. (...) Trois processions ont déjà été supprimées au cours des trois dernières années. En 2008, il y avait encore 148 célébrations en Flandre où une statue de Marie trouvait place.

  • Belgique : des jurés récusés en raison de leur foi catholique ?

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    Nous lisons cette information sur ce site qui se base sur un article du Nieuwsblad : :

    Belgique : des jurés récusés d’un procès en assises pour leur foi catholique

    22 JANVIER, 2020

    Un avocat belge a reconnu avoir filtré les profils de jurés potentiels sur les réseaux sociaux afin de récuser les « catholiques pratiquants » dans un procès en euthanasie. Le juriste défendait un médecin accusé d’avoir mis fin aux jours d’une patiente atteinte d’autisme.

    Le procès qui se tient à Gand (Belgique) au mois de janvier 2020 résume à lui seul tout le drame de l’euthanasie légale au Plat pays. Tine Nys était atteinte d’une forme d’autisme ; en 2010, à la suite d’une “rupture affective”, la jeune femme décide de mourir, et plusieurs médecins - contre l’avis des proches qui ont saisi la justice - ont estimé qu’elle remplissait les conditions requises pour que soit mise en place une procédure de suicide assisté.

    Dans ce premier procès en Belgique concernant une euthanasie, il est aussi question de la compétence des médecins. Lors de la procédure de mise à mort, l’un des praticiens a sollicité l’aide du père de la victime en lui demandant de tenir l’aiguille dans le bras de sa fille, car il avait « oublié d’apporter des bandages ». Les parents ont aussi été invités à constater avec l’aide d’un stéthoscope, le décès de leur enfant.

    L’affaire pouvant paraître difficile pour ses clients, l’avocat de la défense, Me Walter Van Steenbrugge, a choisi d’employer les grands moyens afin de récuser les jurés susceptibles de lui être défavorables. Il a expliqué avoir mis en place un mode de filtrage : « étant donné le peu d’informations que reçoit la défense sur les jurés potentiels, il faut recourir aux réseaux sociaux afin de jauger les profils des candidats ». Etonnant procédé de la part d’un homme de droit, mais il y a plus.

    « J’assume ma volonté de récuser les personnes qui ont un profil catholique très marqué, ceux par exemple qui ont une grande dévotion mariale », a révélé l’avocat qui se défend : « je ne veux pas de juré qui considère l’euthanasie comme un meurtre ».

    Cette pratique - peu conforme à la déontologie - semble monnaie courante en Belgique. Ainsi, un autre avocat, étranger au procès de Gand, a expliqué au journal Het Nieuwsblad qu'il travaillait avec des professionnels des médias sociaux. « Ces derniers collectent autant d'informations que possible sur la liste de jurés potentiels que nous recevons dans une affaire ; ensuite, les jurés reçoivent un code couleur particulier, s’ils conviennent à la défense ».  

    En Belgique, où l’euthanasie est légale, environ six personnes meurent par jour de cette odieuse pratique.

    (Source : Catholic News Agency - FSSPX.Actualités - 22/01/2020)

  • Dès 13 semaines de gestation, le fœtus peut ressentir de la douleur pendant l’avortement

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    LES FŒTUS POURRAIENT RESSENTIR LA DOULEUR DÈS 13 SEMAINES DE GESTATION

    20 janvier 2020

    D’après une étude menée par un scientifique britannique, le professeur Stuart Derbyshire, et un médecin américain, John Bockmann, les fœtus « pourraient ressentir la douleur » dès 13 semaines de développement in utero.

    Contrairement au consensus médical qui existait jusqu’alors selon lequel, ayant un cortex trop peu développé, les fœtus de moins de 24 semaines ne ressentaient pas la douleur, les deux scientifiques affirment aujourd’hui que « le cerveau et le système nerveux du fœtus sont suffisamment développés pour qu’il ressente de la douleur ».

    En Grande-Bretagne, l’avortement est légal jusqu’à 24 semaines de grossesse. Le professeur Derbyshire, premier auteur de l’étude, est un ancien consultant du Pro-choice forum au Royaume-Uni et du Planning familial, deux organisations en faveur de l’avortement. En 2006, le scientifique avait écrit dans le British Medical Journal qu’« éviter de parler de la souffrance fœtale aux femmes souhaitant recourir à l’avortement était une politique sensée, basée sur de solides preuves que les fœtus ne peuvent pas ressentir la douleur ». Les deux scientifiques soutiennent au contraire aujourd’hui que « la femme désirant subir un avortement doit être informée que le fœtus peut ressentir de la douleur pendant l’avortement, et que l’équipe médicale devrait proposer à la femme qu’on administre un analgésique au fœtus ». Et ils écrivent dans le Journal of Medical Ethics que poursuivre avec la pratique actuelle de l’avortement sans prendre en compte ces nouveaux résultats relève de « l’imprudence morale ». Un possible changement « vite rejeté » par the British Pregnancy Advisory Service, le « plus important fournisseur d’avortements » du Royaume-Uni.

    Différentes associations en faveur de la défense de la vie ont appelé à prendre en compte ces nouvelles données, et notamment quant à la durée légale autorisée pour pratiquer un avortement. Pour le Dr Anthony McCarthy de la Société pour la protection des enfants non-nés, « une société qui déclare prendre au sérieux la souffrance animale ne devrait pas reculer devant la prise en compte de celle de jeunes êtres humains, au nom du ‘choix’ ».

    218 281 avortements ont été pratiqués en 2018 au Royaume-Uni, ce qui représente « 23% des grossesses ». Et « environ 6000 avortements par an sont pratiqués après 18 semaines de gestation ».

    Pour aller plus loin :

    Au Royaume-Uni, une étudiante sage-femme membre d'une association de défense de la vie suspendue 4 mois

    Allongement du délai légal pour avorter en Belgique : « Cette loi va trop loin »

    Sources: Daily Mail, Stephen Adams (19/01/2020)

  • RDCongo: la Cenco à Bruxelles pour demander une enquête internationale sur « la main invisible »

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    Lu sur le site web de la Libre Afrique:

    "Le président de la Conférence des évêques catholiques du Congo (Cenco), Mgr Marcel Utembi [archevêque de Kisangani, autrefois aussi dénommée Stanleyville, NdB], son secrétaire général, l’abbé Donatien Nsholé, et le secrétaire exécutif de Justice et Paix, le père Clément Makiobo, sont cette semaine à Bruxelles pour « rencontrer les partenaires du Congo », « partager nos préoccupations sur la situation sécuritaire à l’est » du pays et « leur demander de continuer à nous accompagner ». La Libre Afrique.be les a rencontrés :

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    « Bien qu’il y ait eu des redditions » de membres de groupes armés à l’est du Congo ces dernières semaines, « on continue à tuer et à semer la terreur » dans cette région, déplore la délégation de la Cenco. « En raison d’expériences malheureuses par le passé », expliquent-ils, « nos compatriotes pensent à un plan de balkanisation, ce qui explique la réaction peu respectueuse survenue lorsque le président Félix Tshisekedi a dit que les Banyamulenge sont des Congolais. Pourtant, il a dit vrai ».

    Le président Tshisekedi a suscité des réactions hostiles pour avoir dit, le week-end dernier à Londres, devant la diaspora congolaise, que « les Banyamulenge (NDLR: Tutsis des hauts-plateaux du Sud-Kivu, à l’est de la RDC) sont des Congolais. Arrêtons de nous haïr. Ils sont restés en RDC génération après génération. C’est comme vous qui avez pris la nationalité ici (NDLR: en Grande-Bretagne). Il est anormal qu’on vous déconsidère ».

    Rivalités pour la terre et occupation

    Depuis les années 80, un courant d’opinion au Congo rejette l’idée que les rwandophones, à l’est du pays, sont Congolais. Ce rejet est lié à des questions de rivalité pour la terre; de variations (de droit et d’application des textes) dans la loi sur la nationalité; d’absence d’état civil permettant de distinguer rwandophones congolais et rwandais/burundais immigrés (soit avant soit après l’indépendance); de présence massive de Hutus rwandais, civils et militaires, ayant fui la défaite du régime génocidaire en 1994 pour gagner le Kivu et y commettant de terribles exactions depuis lors; d’occupation des Kivus par la nouvelle armée rwandaise, dominée par les Tutsis (1996-1998); et de manipulations politiciennes.

    Ces dernières années, la question a été particulièrement exploitée par les adversaires politiques de Joseph Kabila, accusé de n’être pas congolais mais rwandais. Bien souvent, l’hostilité pour les rwandophones tourne rapidement au racisme anti-Tutsis, ces derniers étant présentés comme « nilotiques » et non « bantous », au contraire des Hutus. Ce sont les Tutsis rwandais que les Congolais préfèrent voir comme responsables des violences dans les Kivus, bien que la majorité des exactions y aient été commises par les groupes armés hutus rwandais (FDLR et autres) et par l’armée congolaise, selon les enquêtes.

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  • RDC : real politik au Vatican

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    De Hubert Leclercq sur le site web de la Libre Afrique :

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     " Félix Tshisekedi a été reçu vendredi matin par le pape François. Une audience qualifiée de chaleureuse, ce qui contraste avec la visite de son prédécesseur Joseph Kabila en septembre 2016.

    A cette date, la République démocratique du Congo (RDC) était à trois mois d’une élection présidentielle et Joseph Kabila ne semblait pas disposé à renoncer à présenter sa candidature malgré le fait qu’il était atteint par la limite constitutionnelle de deux mandats. Lors de leur entretien, le pape avait clairement exprimé sa désapprobation à Joseph Kabila et le ton n’avait pas été vraiment chaleureux.

    En 2018, il avait été question que le pape fasse une halte en RDC lors de son voyage à Madagascar, au Malawi et à Maurice qui devait se tenir au mois de septembre 2019. Mais le Vatican a finalement décidé de s’en tenir au trajet initial.

    Lobbying

    Un mois après ce premier rendez-vous manqué, Tshisekedi a pu « croiser » le pape François le 5 octobre, au Vatican, à l’occasion de la consécration du cardinal Fridolin Ambongo.

    Depuis cette date, Félix Tshisekedi a multiplié les signes de bonne volonté à l’égard du nouveau cardinal qui aurait joué un rôle essentiel dans la tenue de l’entretien de ce jour.

    Félix Tshisekedi espère toujours pouvoir convaincre la pape de faire prochainement une halte en RDC. Le Vatican a déjà laissé entendre que le Souverain pontife souhaitait entreprendre un voyage en Afrique centrale d’ici 2022. Djouba et Kinshasa sont deux des destinations qui pourraient être à l’ordre du jour.

    Félix Tshisekedi, désigné président grâce à son prédécesseur, cherche depuis son installation sur le trône de la RDC, des soutiens de toutes parts. Le monde catholique serait un outil majeur dans cette quête. Mais le nouveau président ne fait pas l’unanimité dans les rangs catholiques congolais. Si le cardinal Ambongo semble s’être rangé clairement de son côté; plusieurs évêques demeurent très critiques à son égard. « Un voleur reste un voleur », nous disait la semaine dernière un évêque congolais joint par téléphone. « Si François reçoit Félix, il ne doit pas penser qu’il sera absout de tous ses pêchés… », ajoutait-il.

    Pour l’heure, rien n’a filtré de cet entretien ."

     Ref. RDC : Félix Tshisekedi en audience papale

    Le même Hubert Leclercq rappelle, ici dans la foulée, ce dimanche 19 janvier,  comment Kabila a imposé Tshisekedi au mépris de la démocratie et de la morale : ce dont les puissances de ce monde, quelles qu’elles soient,  semblent  d’ailleurs s’accommoder….

     JPSC