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Belgique - Page 238

  • 18-25 ans (Bruxelles) : la Parole de Dieu pour se construire et se déployer

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    La Parole de Dieu pour se construire et se déployer, 18-25ans

    Bruxelles (1000) Belgique - Echanges, stages, jobs à l’étranger

    Jeunes 18- 25 ans : 

    Se poser les bonnes questions sur le sens de la vie : 

    * 1 année de formation de niveau universitaire (philosophie, anthropologie, bioéthique, écriture sainte)

    * 1 occasion unique de réfléchir comment déployer un projet de vie en vérité et ancré dans le Christ

    * 1 expérience en résidence étudiante avec d’autres jeunes catholiques

    Rentrée académique fin septembre 2015

    Accueil et découverte à Bruxelles : + 32 477 042 367

    institutsophia@yahoo.fr  /  http://www.institutsophia.org

  • L'Institut Européen de Bioéthique cherche un juriste pour un stage de 2 à 3 mois

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    Bruxelles

    Stage pour un juriste à l’Institut Européen de Bioéthique

    Qu’est-ce que l’Institut Européen de Bioéthique(IEB) ?

    • Think Tank contribuant à l’élaboration d’une réflexion personnaliste fondée sur le respect et la promotion de la personne humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. 
    • Nous avons pour mission d’éclairer, de sensibiliser et d’informer les citoyens et décideurs politiques sur les questions de bioéthique. 
    • L’IEB est indépendant, aconfessionnel. 

    Missions du stagiaire

    • Veille juridique et suivi des législations nationales européennes en matière de bioéthique
    • Automatisation de l’actualisation de celles-ci afin de tenir à jour le site internet de l’IEB. 
    • Recherches et analyse d’études au niveau belge et européen sur des thématiques bien spécifiques
    • Décryptage de l’actualité en matière de bioéthique au niveau local et européen
    • Aide à la rédaction des bulletins de l’IEB
    • Rédaction de Dossiers thématiques. 
    • Soutien au déploiement de l’Institut. 

    Profil et compétences

    • Diplôme de Droit
    • Formation en bioéthique ou en Droit biomédical
    • Très bonne capacité rédactionnelle. Esprit d’initiative
    • Bilingue français-anglais. (La connaissance du néerlandais est un plus).

    Conditions du stage

    • Durée 2 à 3 mois
    • Le stagiaire sera amené à travailler dans un environnement dynamique

    Contact : Carine Brochier +32 (0) 477 042 367
    carinebrochier@yahoo.fr

  • Belgique : qui est euthanasié pour "souffrance mentale inapaisable" ?

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    De Frédéric Haroche sur JIM.fr :

    Qui est euthanasié pour "souffrance mentale inapaisable" en Belgique ?

    Bruxelles, le jeudi 30 juillet 2015 – Une étude a été réalisée par 6 médecins et scientifiques belges et publiée par le BMJ open, sur le cas particulier de l’euthanasie pour « souffrance mentale inapaisable » qui est l’une des situations médicales ou, au terme de la loi belge, le recours à l’euthanasie est possible.

    Cette étude particulièrement détonante et étonnante (notamment pour un psychiatre confronté chaque jour à des dépressions) a porté sur les demandes de 100 patients entre octobre 2007 et décembre 2011. L’échantillon se composait de malades de 21 à 80 ans, d’un âge moyen de 47 ans. 77 % des demandes provenaient de femmes. 90 de ces 100 personnes présentaient plus d’un trouble psychiatrique. 

    Ces candidats à l'euthanasie étaient atteints en premier lieu des troubles de l’humeur [la dépression (n = 48), de troubles bipolaires (n = 10)]  et/ou de troubles de la personnalité (n=50). Ces patients souffraient également de syndrome de stress post traumatique (n=13), de schizophrénie (n=14), de troubles anxieux (n=11), de troubles des conduites alimentaires (n=10), de toxicomanie (n= 10), de troubles envahissants du développement (n =8), de troubles obsessionnels compulsifs (n =7), de troubles dissociatifs (n=7).

    En plus de leurs pathologies psychiatriques, 23 patients présentaient également des maladies "somatiques" (syndrome de fatigue chronique et fibromyalgie).

    La marche vers la mort

    Après une évaluation initiale, et des discussions entre les patients et leurs médecins à propos des options thérapeutiques qui pourraient soulager leurs souffrances, 38 patients ont bénéficié d’un changement de traitement dans le cadre d’une hospitalisation ou en en ambulatoire.

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  • Pourquoi l’abbé Ringlet reste-t-il dans l’Eglise catholique ?

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    Suite à l’article paru ici un ami nous communique la réflexion suivante : 

    « Dans la veine moderniste des deux derniers siècles illustrée par de grands ancêtres comme Lamennais, Renan et autres Loisy, j’avais pensé qu’on inscrirait peut-être un jour, dans une  note érudite, le nom d’un lointain épigone belge, dont « le Soir » a encore recueilli dévotement les oracles, ce 18 juillet.  Ses propos sont aujourd’hui (71 ans) dédiés à la mémoire et au souvenir.  A leur lecture, je me ravise : il ne suffit pas d’avoir le goût de la transgression,  de forcer le trait et de jouer les provocateurs pour atteindre le niveau de ces maîtres d’hier qui inspirèrent la figure de l’abbé Donissan à Bernanos ou celle de l’abbé Bourret à Joseph Malègue.  Nous sommes finalement ici dans un registre léger, dont la postérité me semble bien moins assurée, comme le suggère d'ailleurs malicieusement le titre ambigu de l’article du « Soir »: « je n'ai jamais tenu la femme à distance. 

    C’est en ces termes que le site Belgicatho introduisait de longues citations de l’interview données par l’abbé Ringlet au « Soir ». 

    Lecture faite, deux questions viennent à l’esprit : comment et pourquoi le comportement et les positions de l’abbé Ringlet ont-ils été tolérés (du séminaire à aujourd’hui) dans l’Eglise de Belgique ?  Pourquoi reste-t-il dans l’Eglise catholique alors que tant de chapelles l’accueilleraient sans difficulté extra-muros? 

    Nous pouvons trouver un élément de réponse à la seconde question dans un ouvrage de Karl Rahner où l’auteur s’exprime comme suit : « Pourquoi des chrétiens qui sont conscients de l’opposition de leurs conceptions avec la doctrine de l’Eglise officielle, veulent-ils pourtant rester dans l’Eglise ? Une raison en a déjà été indiquée : ils se mettraient eux-mêmes par là aussi en contradiction avec une proposition de foi déjà reconnue par eux-mêmes, celle qui concerne la véritable Eglise et son magistère. Mais il s’y ajoute certainement d’autres raisons encore. Par opposition aux temps d’un individualisme et d’un libéralisme conscient de soi, l’homme d’aujourd’hui n’a plus autant de confiance en sa propre opinion, il n’est plus si bien convaincu que l’on puisse facilement soi-même fonder une nouvelle communauté religieuse, sans se perdre dans l’esprit de secte et dans des rêveries sans issue. Lorsqu’on  éprouve ce sentiment sans pourtant réaliser la foi inconditionnée en l’Eglise, on en vient – depuis l’époque du modernisme – aux essais de bâtir sa propre petite chapelle au sein de la grande Eglise, et de former une secte ésotérique au sein de la grande communauté » (Dangers dans le catholicisme d’aujourd’hui, DDB, 1959, p.121). »

    JPSC 

  • Villers-Notre-Dame (Ath), 15 août : festivités de l'Assomption

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  • Belgique : un tiers des demandes d'euthanasie pour souffrances psychiques aboutit

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    De Christophe Herinckx sur info.catho.be :

    En Belgique, un tiers des demandes d’euthanasie pour souffrance psychique aboutit

    Sur 100 patients introduisant, en Belgique, une demande d’euthanasie pour souffrance psychique insurmontable, 35 sont effectivement euthanasiés.

    D’après une étude belge, publiée dans le Journal du Médecin et relayée par l’agence Belga, les requêtes d’euthanasie fondées sur des souffrances psychiques inapaisables restent cependant minoritaires: 100 personnes auraient formulé une telle demande entre octobre 2007 et décembre 2011.

    L’échantillon se composait de patients de 21 à 80 ans, pour un âge moyen de 47 ans, alors que la moyenne tourne autour des 60 ans pour l’ensemble des demandes d’euthanasie. Quant à la répartition selon le sexe, 77 demandes provenaient de femmes, ce qui « contraste très nettement avec la distribution 50-50 pour les demandes émanant de patients en phase terminale« , selon cette étude.

    Nonante personnes présentaient des troubles psychiatriques déjà diagnostiqués, en particulier un état de dépression et/ou un trouble de personnalité.

    Quarante-huit pour cent des demandes fondées sur des raisons psychiques étaient recevables mais 35 patients ont effectivement été euthanasiés au cours des quatre années étudiées. Deux personnes se sont suicidées avant les interventions médicales. Onze autres se sont finalement abstenues, dont deux ont retiré leur candidature.

    La procédure est généralement décrite dans cette étude comme « un acte calme et digne« . Sur l’ensemble des 35 patients euthanasiés, 30 d’entre eux étaient entourés par leurs proches et 28 sont décédés à domicile.

    Une situation interpellante

    Les chiffres publiés par l’étude en question nous rappellent d’abord que la loi belge dépénalisant l’euthanasie, telle que votée en 2002, prévoit effectivement la possibilité d’accéder à des demandes d’euthanasie émanant de personnes vivant des souffrances psychiques qu’elles éprouvent comme insurmontables. Selon L’Institut Européen de Bioéthique (IEB), les travaux parlementaires préparatoires à cette loi contenaient une volonté expresse de ne pas accéder à des demandes émanant de tels patients, qui ne sont pas en fin de vie. Par la suite, la loi a néanmoins prévu d’ouvrir la voie à une possibilité d’euthanasie pour ce type de patients.

    Toujours selon l’IEB, cet aspect de la loi est particulièrement contestable, car on décide de reconnaître aux personnes concernées la pleine possession de leur jugement et de leur libre arbitre. Alors que, par définition, l’état psychique du patient soigné pour des troubles relevant de la psychiatrie ne permet pas de prise de décision véritablement libre et autonome.

    Ne peut-on dès lors pas parler d’une forme de renoncement à soigner les personnes qui vivent des souffrances psychiques intolérables? A quel moment peut-on dire que ce type de souffrance est insurmontable à moyen ou long terme ou, en d’autres termes, inguérissable? La possibilité d’une euthanasie effective pour ces patients, effectivement prévue par la loi belge, ne risque-t-elle pas de mettre un frein au progrès des soins psychologiques ou psychiatriques que l’on peut offrir aux pesonnes qui vivent de telles situations?

  • Abbé Gabriel Ringlet : les confessions du prieur de Malèves Sainte-Marie

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    Dans la veine moderniste des deux derniers siècles illustrée par de grands ancêtres comme Lamennais, Renan et autres Loisy, j’avais pensé qu’on inscrirait peut-être un jour, dans une  note érudite, le nom d’un lointain épigone belge, dont « le Soir » a encore recueilli dévotement les oracles, ce 18 juillet.  Ses propos sont aujourd’hui (71 ans) dédiés à la mémoire et au souvenir.  A leur lecture, je me ravise : il ne suffit pas d’avoir le goût de la transgression,  de forcer le trait et de jouer les provocateurs pour atteindre le niveau de ces maîtres d’hier qui inspirèrent la figure de l’abbé Donissan à Bernanos ou celle de l’abbé Bourret à Joseph Malègue.  Nous sommes finalement ici dans un registre léger, dont la postérité me semble bien moins assurée, comme le suggère d'ailleurs malicieusement le titre ambigu de l’article du « Soir »: "je n'ai jamais tenu la femme à distance". Quelques extraits de cette entrevue, commentés par nos soins, le montrent mieux qu'une longue plaidoirie:

    Malèves Sainte-Marie ce n’est pas la Colline inspirée , ni la Roche de Solutré  mais, tout de même, l’abbé y tient sa petite cour.  « Le soleil matinal est délicieux et le cadre idyllique », note le journaliste : «  Gabriel Ringlet nous reçoit chez lui, dans la bâtisse de style fermette dont il a fait son havre de paix, à quelques enjambées du prieuré de Malèves-Saintes-Marie, véritable Q.G. de la communauté qu’il anime depuis trente ans. Un lieu qui lui a redonné le lien à la terre, vital pour ce prêtre, théologien, écrivain, ancien directeur de l’école de journalisme de Louvain-la-Neuve et vice-recteur émérite de la même université. » .

    Voilà pour le décor et voici pour les références : « Opposé dès son entrée au séminaire au célibat des prêtres, fervent défenseur de l’euthanasie, de la procréation médicalement assistée, très critique sur la façon dont les instances catholiques belges ont géré la crise de la pédophilie, Gabriel Ringlet n’a jamais cessé de dire ses quatre vérités à une Eglise qu’il n’a pourtant jamais songé à quitter. Et c’est sans doute ce qui donne à sa critique de l’institution une telle légitimité ». 

    Où commence son histoire ? « Tout commence à Pair-clavier, dans le Condroz. Mon papa, François, est maçon, il a une toute petite entreprise de maçonnerie avec son frère. A l’époque, on fait encore le métier à pied : on part à 4 heures du matin pour être sur le chantier. Quand je traverse le Condroz aujourd’hui, je peux encore dire quelles sont les maisons construites par mon papa. Mon père est donc maçon, puis clerc de notaire, puis chantre grégorien, dans les petites églises où il m’emmenait petit garçon. Cela ne paraît plus possible aujourd’hui ! Mon père a uniquement fait l’école primaire, mais il écrivait admirablement, sans une faute d’orthographe, et s’exprimait comme un intellectuel. Ma mère, Germaine, était mathématicienne : elle avait fait ses études à l’université à Liège. Si je refuse tellement le clivage entre le monde intellectuel et le monde manuel, c’est que je ne l’ai jamais vécu à la maison. J’ai toujours trouvé un dialogue extraordinaire entre mes parents venant de deux horizons différents ».

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  • Liège : quand Saint-Jacques se dévoile

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    Affiche-expo2.jpg(source)

    Une exposition (du 26 juin au 13 septembre)

    "A l’occasion du millénaire de la fondation de l’abbaye Saint-Jacques, l’église Saint-Jacques accueille, du 26 juin au 13 septembre 2015, une belle exposition consacrée aux témoins les plus significatifs et les plus prestigieux de l’histoire, l’histoire de l’art, l’archéologie et l’architecture de l’église et de l’ancienne abbaye. Cette exposition est l’occasion de fournir à un large public un regard approfondi sur l’édifice, sa genèse, son histoire et celle de l’abbaye aujourd’hui disparue, mais également sur l’éphémère collégiale, ainsi que sur l’église paroissiale actuelle, héritière d’institutions religieuses disparues. L’exposition est amplifiée par la visite de l’église Saint-Jacques elle-même selon diverses formules. Le fil conducteur de l’exposition repose sur l’histoire de l’abbaye et la mise en valeur de l’action des abbés qui ont marqué celle-ci depuis sa fondation au XIe siècle. On en compte 53 jusqu’à la sécularisation de l’église en 1785. Quelques événements particulièrement éclairants et des anecdotes qui témoignent de la vie très diversifiée de l’abbaye Saint-Jacques tout au long de son histoire sont mis en évidence."

    Infos : http://abbaye-saint-jacques.be/evenements/exposition/

    Site général : http://abbaye-saint-jacques.be/ 

  • Koter à Bruxelles : encore quelques places disponibles au kot Sophia

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    Votre fils ou votre fille ETUDIANT cherche un Kot, une colocation Un projet sympa entre jeunes catho ? 

    Quelques places disponibles au kot SOPHIA, 205 chaussée de Wavre 1050 Bruxelles (Jardin et adoration)... 
    http://www.institutsophia.org
    Ou 00 32 (0) 477 042 367

    Lien permanent Catégories : Belgique
  • Ecologie : ne pas tomber dans une vision irréelle de la création

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    Cette semaine, une chaîne télévisée française passait un reportage impressionnant sur les Virungas, une chaîne de montagnes et de volcans située entre le lac Edouard et le lac Kivu , le long de la frontière entre le Congo, le Rwanda et l’Ouganda.

    Dans cette jungle humide, sanctuaire cynégétique des pygmées batwas, la faune et la flore sont magnifiques. Du  gorille au babouin, une étonnante variété de singes l’occupe aussi. Elle ne se contente pas, comme on pourrait croire, d’y mâcher  gentiment des herbes ou des feuilles : on voit des chimpanzés carnivores faire la guerre à d’autres tribus simiesques et la conclure en dévorant leurs frères ennemis vaincus.

    Dans l’ancien parc national Albert, le Nyiragongo domine  le lac Kivu. A 3.500 mètres d'altitude au sommet du volcan, le spectacle du lac de lave au fond du cratère est toujours aussi fascinant. L’ennui c’est que cette lave bouillonnante se transforme quelquefois en une rivière incandescente qui déverse, à l’allure exceptionnelle de 100 km/heure, son magma brûlant dans les villages  jusqu’à Goma, une ville située au bord du lac Kivu : une masse d’eau (superficie 2.700 km2, volume 500 km3) sous laquelle on a découvert, piégés en  profondeur, l’existence de milliards de m³ de gaz méthane d’origine biogénique récente. Si la lave devait  entrer en contact avec ce méthane, le cocktail provoquerait une gigantesque explosion meurtrière qui ruinerait aussi pour longtemps l’ecosystème d’une des régions les plus peuplées d’Afrique de l’Est.

    Ces deux exemples illustrant l’ambiguïté de l’état présent de la nature et la pertinence relative de la franciscomania attisée par la récente encyclique « Laudato si » sur l’écologie, m’ont remis en mémoire l’interview iconoclaste  accordée voici quelques mois par Monseigneur Léonard à Olivier Rogeau pour le Vif/l’Express  (JPSC) :

    307341.jpg« Le Vif/L'Express : Monseigneur, auriez-vous pu être franciscain ?

    Mgr Léonard : Je n'ai jamais envisagé cette vocation-là.

    L'intellectuel que vous êtes aurait-il préféré devenir jésuite ? Je ne suis ni jésuite, ni franciscain, et j'en suis fort aise !

    La figure de François d'Assise n'est-elle pas fascinante ? J'ai mes réserves vis-à-vis de saint François.

    N'est-il pas le plus populaire des saints chrétiens ?

    Il est populaire pour une raison qui me laisse perplexe. Beaucoup l'admirent parce qu'il a chanté la beauté de la nature et prêché aux oiseaux. Il a répandu une conception très optimiste de la création.

    Qui vous déplaît ?

    En réalité, la vie des humains et celle des animaux est tragique. La vie animale est une boucherie, une entretuerie. C'est bien gentil de prêcher aux oiseaux, mais quand ceux-ci voient un ver de terre, ils le déchiquettent. Quand un chat voit une souris, il ne lui fait pas des choses très sympathiques !

    A la fin de sa vie, François d'Assise a composé le Cantique des créatures, qu'il chante haut et fort au pire de ses maladies. N'est-ce pas émouvant ?

    Je lui suis reconnaissant d'avoir parlé, dans son cantique, du soleil, de la lune, des étoiles, de l'eau, du feu, du vent... "Béni soit notre frère le vent", clame-t-il. Encore que, si ce vent souffle à 300 kilomètres à l'heure, ce n'est pas un frère très commode. C'est plutôt un ennemi. Notre frère le feu, on l'apprécie dans l'âtre qui chauffe la maison, pas dans les forêts incendiées. Et heureusement que saint François ne bénit pas nos frères crocodiles et serpents ! Heureusement qu'il ne dit pas "Loué sois-Tu, mon Seigneur, par toutes Tes créatures, spécialement messire le frère serpent. Tu l'as doté de muscles puissants, d'un venin actif et d'une langue effilée qui lui permettent d'étouffer et d'empoisonner sa petite victime en quelques minutes."

    Quelle est votre propre conception de la création ?

    Je suis un ardent défenseur des versets 18 et suivants du chapitre VIII de la Lettre de saint Paul aux Romains. Il y est dit que la création, dans son état présent, est "assujettie à la vanité" et "livrée à l'esclavage de la corruption". N'oublions jamais cela. François chante la beauté de la création, alors qu'elle est effroyablement cruelle. La création nous nourrit, mais elle nous tue. Elle contient tous les virus qui nous empoisonnent la vie. Je n'aime pas cet esprit franciscain béat qui célèbre sans nuance la beauté du cosmos. »

    Ref. : Mgr Léonard: "J'ai mes réserves vis-à-vis de saint François" 

  • La cardinal Sandri a visité les Chaldéens de Belgique

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    De Radio Vatican :

    Le cardinal Sandri auprès des chaldéens de Belgique

    (RV) Le Pape François souhaiterait pouvoir se rendre au Moyen-Orient pour réconforter les chrétiens persécutés et toutes les personnes dont la dignité humaine a été violée. Un de ses proches collaborateurs l’a assuré ce dimanche au cours d’une messe à Bruxelles. Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, a célébré une Divine Liturgie pour la communauté chaldéenne de Belgique. Une communauté qui porte les traces et les blessures de la violence et des brimades dont sont victimes les chrétiens d’Irak. L’archidiocèse de Bruxelles a mis une église à sa disposition.

    Dans une homélie aux accents dramatiques, le cardinal Sandri a évoqué les chrétiens d’Irak, confrontés depuis un an à la folie violente folie de l’organisation de l’État islamique et les souffrances de ceux qui sont réfugiés à l’étranger. Il a rappelé les images terribles des décapitations, des personnes brûlées vives dans des cages, des coptes égorgés sur les rivages de la Méditerranée, des églises dynamitées en Syrie, des enfants contraints de donner la mort. Et il a mis en garde contre le risque en Occident de s’accoutumer à de telles horreurs. Il a enfin invité à prier le Seigneur de délivrer l’humanité des alliances dictées par des intérêts partisans et dont les plus petits font les frais.

    Appel à une Europe plus solidaire pour les migrants

    Le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, s’est rendu en Belgique à l’invitation de l’abbé du Monastère de Chevetogne. Samedi matin, dans ce monastère dirigé par les Bénédictins, il a célébré la solennité de Saint Benoît co-patron de l’Europe. Fondé il y a 90 ans, le monastère de Chevetogne est un pont et un signe de communion entre l’Orient et l’Occident chrétiens. Le cardinal Sandri a saisi cette occasion pour inviter les moines à prier pour l’Europe qui traverse de difficultés ; il a appelé à la solidarité entre les peuples européens face à la crise économique persistante, et demandé que « cesse le scandale que constitue l’attitude des États européens à l’égard des migrants qui frappent à leurs portes, surtout ceux qui viennent de pays en guerre ou qui subissent des persécutions religieuses. Il est urgent, a-t-il insisté, de surmonter les particularismes pour parvenir à une politique extérieure commune ». 

    Pendant son séjour, le cardinal Sandri a également salué la communauté gréco-catholique d’Ukraine. La Congrégation pour les Eglises orientales tient à manifester sa proximité avec les fidèles originaires de zones de guerre ou de crise.