Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :
Belgique : suicide en direct et éthique
On avait déjà le reportage End Credits. Voici aujourd’hui Allow me to dieréalisé par un journaliste d’investigation australien, Brett Mason, nous livrant sa vision de l’euthanasie en Belgique. A l’issue de sa recherche sur le régime le plus libéral au monde en matière d’euthanasie, il a publié le 15 septembre dernier un documentaire dans lequel il suit deux patients en demande d’euthanasie.
Le documentaire interroge sur le bien-fondé d’un régime qui permet l’euthanasie bien au-delà du cadre initialement prévu par la loi et dévoile ainsi le parcours vers « son suicide assisté » d’une personne âgée de 85 ans autonome et faisant ses exercices tous les matins dans une maison de retraite. Simona de Moor souhaite rejoindre sa fille décédée trois mois plus tôt. Elle mourra sans prévenir son autre fille, avec laquelle, depuis 30 ans, elle n’a plus de contact. Le journaliste suit pas à pas les préparatifs de Simona, qui semble indifférente aux réactions de ses compagnons de table, heurtés par sa décision, et la caméra filme tout le processus du suicide assisté, jusqu’au dernier souffle de Simona de Moor. Le Dr Van Hoey lui présente le breuvage létal en lui expliquant « Buvez lentement », et de la féliciter une fois le contenu avalé, juste avant de l’allonger. Cinq minutes après, Simona est morte. La loi dépénalisant l'euthanasie s’applique-t-elle au cas de Simona de Moor ? Le médecin a-t-il respecté le cadre légal ? Pour le Docteur van Hoey, ce qui prévaut est de suivre la volonté du patient et ce geste est « une mort naturelle ».
La deuxième cas de patient en demande d'euthanasie est encore en suspens. Il s’agit de Peter, un père de famille atteint de violents maux de tête dont on ne parvient pas à découvrir la cause. Estimant vouloir « se libérer de la douleur, mais aussi libérer sa famille de sa maladie, afin de ne pas être un fardeau pour sa famille alors qu’il devrait être en mesure de s’occuper de ses enfants », il envisage sérieusement l’euthanasie. Il a été contacté par le Professeur Distelmans qui se tient prêt, dès qu’il aura pris sa décision. Peter attend les résultats d’une nouvelle opération sur con cerveau en octobre pour prendre sa décision.
Le visionnage de ce documentaire ne manque pas de soulever plusieurs questions. Le cas de Simona de Moor entre-t-il dans le cadre de la loi ? Comment la Commission fédérale de contrôle de l’euthanasie se positionnera-t-elle ?
Sur un autre plan, est-il éthique de filmer le suicide d’une personne en direct, même et surtout s’il est assisté par un médecin ?
Enfin, une fois leur histoire médiatisée, les protagonistes, en situation de grande fargilité, sont-ils encore entièrement libres de reculer et de changer d’avis ?






Jürgen Mettepenningen, l’éphémère porte-parole de la conférence épiscopale belge vient de publier en collaboration avec Karim Schelkens, un professeur invité à la Faculté de théologie de la K.U.L., une biographie du cardinal Danneels, présentée ce 22 septembre à la Basilique nationale de Koekelberg. Autour de l’archevêque émérite on reconnaissait notamment l’abbé Gabriel Ringlet, ancien vice-recteur de l ’U.C. L., l’ancien premier ministre belge Mark Eyskens, l’ancien président du conseil européen et ancien premier ministre belge Herman Van Rompuy et Mgr Herman Cosijns, secrétaire actuel de la conférence des évêques de Belgique. Le journaliste Christian Laporte, qui était aussi de la partie, a consacré une page entière de « La Libre Belgique » à la promotion de cette biographie (éditions Polis) dans les termes que l’on imagine venant d’un aficionado. Le cardinal a, peut-être, été plus embarrassé par les couronnes qu’un journaliste du magazine "Knack", Walter Pauli, lui a tressées en ces termes dans l’hebdomadaire « Le Vif »:
« Alors que des chrétiens quittent l’Irak, d’autres restent, résolus à reprendre à Daech le contrôle de leur berceau historique de la plaine de Ninive. Au Kurdistan irakien, cinq milices chrétiennes s’entraînent actuellement. Certaines combattent avec les peshmergas kurdes ou avec des milices chiites, mais la plupart s’apprêtent à prendre le relais de l’armée irakienne quand une offensive - encore hypothétique - aura reconquis la plaine de Ninive.
Après une brève introduction sur l'histoire de ce sacrement et de ses enjeux théologiques, spirituels, politiques et culturels (depuis le récit de la "dernière Cène" jusqu'aux définitions du Concile de Trente), l'accent sera mis sur l'histoire des pratiques de dévotions eucharistiques dans l'espace géographique correspondant à l'ancienne Lotharingie, entre le XIIIe et le XIXe siècle. 