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Débats - Page 395

  • L’Europe s’enracine évidemment dans le christianisme

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    De Jean-François Chemain sur le site Aleteia.org :

    Les racines chrétiennes de l’Europe

    L’Europe et l’Église forment depuis plus de quinze siècles un tandem inséparable. L’Europe sans l’Église ou l’Europe à la place de l’Église ne serait plus l’Europe.

    La question, éminemment inactuelle, des racines chrétiennes de l’Europe, s’invite régulièrement dans l’actualité, du Président Jacques Chirac se battant pour qu’il n’en soit pas fait mention dans le préambule de la Constitution européenne, au commissaire français Pierre Moscovici disant qu’il n’y croyait pas. Or une telle question ne devrait pas faire débat. Car sinon qu’est-ce que l’Europe ? Une donnée géographique ? Alors la Turquie en fait partie. L’ethnie, ou la langue, « indo-européenne » ? Elle comprend aussi les Iraniens, les Indiens, les Kurdes, les Arméniens… Une institution ? La Norvège a refusé d’y entrer, la Grande-Bretagne veut en sortir, d’autres la suivront peut-être… Alors peut-on donner raison au président turc, Recep Tayyip Erdogan, de l’avoir qualifiée de « club chrétien » ?

    Lire aussi : Bernard Lecomte : « Pour Jean Paul II, l’Europe était profondément chrétienne »

    Oui, car l’Europe s’enracine évidemment dans le christianisme. Elle est en effet issue de la pars occidentalis de l’Empire romain, qui était officiellement chrétien lors du partage de 395. C’est dans cette moitié d’Empire, englobant l’Afrique du Nord, que vécut saint Augustin dont La Cité de Dieu a fondé un élément essentiel pour l’avenir de l’Europe : la distinction entre la « Cité des Hommes », dont la construction est la mission de l’État, et celle de Dieu, qui relève de l’Église, même si les deux doivent coopérer. Cette distinction était nouvelle, tant la tradition romaine était celle d’une confusion entre pouvoir politique et autorité religieuse. Une juste conception de la laïcité est dès lors un élément essentiel de l’ADN européen. Voyons maintenant quelques jalons sur la route de l’identité chrétienne de l’Europe.

    Le temps des monastères

    Le moine irlandais (saint) Colomban tout d’abord, fonde à la fin du VIesiècle une série de monastères dans les actuelles France, Suisse, Allemagne et Italie, maillons de réseaux économiques et intellectuels, et bases d’une culture commune. Il est le premier à avoir utilisé le terme « Europe » pour désigner notre région (pour les Grecs, l’Europe c’était grosso modo la Thrace), dans une lettre à Grégoire le Grand (590), et une autre à Boniface IV (614) : l’Europe était, pour lui, l’espace soumis à l’autorité du Pape.

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  • Qu'est venue faire cette allusion à la Congrégation des Frères de Saint-Jean dans ce voyage pontifical aux Émirats arabes unis ?

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    D'Aline Lizotte sur le site Smart Reading Press:

    UNE ATTAQUE MALADROITE CONTRE LA COMMUNAUTÉ SAINT-JEAN

    Le pape à propos de la communauté Saint-Jean
    Lors de la conférence de presse tenue à son retour des Émirats arabes unis, le pape a reconnu pour la première fois le scandale des agressions sexuelles de religieuses par des clercs. L’hommage rendu à son prédécesseur, qui a eu «le courage de dissoudre une congrégation féminine» où «s’était installé cet esclavage des femmes, esclavage allant jusqu’à l’esclavage sexuel des femmes par des clercs et par le fondateur» visait la Communauté Saint-Jean, et l’on ne peut que s’interroger sur cette attaque maladroite et injuste au regard des faits.

    Les rencontres avec les journalistes dans l’avion qui ramène le pape à Rome après un voyage comportent toujours des surprises. Le pape parle librement, pas toujours avec prudence, mais il dit en termes simples ce qu’il pense. On est loin du protocole qui était imposé aux journalistes par Joachim Navaro Valls et par le Père Lombardi. Il n’a pas fallu beaucoup de temps à la nouvelle équipe de la communication, sous la direction de Paolo Ruffini, pour imposer son style. Les questions semblent fuser très librement, et le pape y répondrait spontanément. De plus en plus, semble-t-il.


    Que vient faire cette allusion à la Congrégation des Frères de Saint-Jean dans ce voyage pontifical aux Émirats arabes unis ?


    Mais le pape a son propre style ! Ainsi, dans le document qui terminait le Synode sur la jeunesse, il a soudainement parlé de synodalité ; après les JMJ de Panama, il a – de manière impromptue, peut-être ? – parlé du célibat sacerdotal optionnel et de la possibilité d’ordonner des hommes mariés pour les communautés de catholiques en état de précarité ; après son voyage aux Émirats arabes unis, il a parlé des agressions sexuelles dans les communautés religieuses féminines, «un dossier sur lequel nous travaillons depuis longtemps». Et soudain, il a fait allusion à une «congrégation française», dont on a obtenu le nom par le nouveau directeur de la Salle de presse, Alessandro Gisotti, qui l’a demandé au pape. Ce nom, qui va courir dans tous les journaux1 le lendemain et qui fera une nouvelle à la télévision, c’est la Congrégation des Frères de Saint-Jean ! On peut quand même se poser une question : que vient faire cette allusion à la Congrégation des Frères de Saint-Jean dans ce voyage pontifical aux Émirats arabes unis ?

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  • « Le Pape François n’a pas le même intérêt que Benoît XVI pour la liturgie traditionnelle »

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    Du site "Le Rouge et le Noir" :

    Abbé Claude Barthe : « Le Pape François n’a pas le même intérêt que Benoît XVI pour la liturgie traditionnelle »

    L’abbé Claude Barthe est aumônier du pèlerinage international Summorum Pontificum et vient de lancer une feuille de réflexion sur les questions d’actualité religieuse, Res Novae (resnovaeroma@free.fr). Spécialiste de la liturgie romaine traditionnelle et analyste reconnu de la crise actuelle de l’Église, son dernier ouvrage paru en décembre 2018 porte sur La messe de Vatican II. Dossier historique paru aux éditions Via Romana. Il a bien voulu répondre aux questions du Rouge & le Noir autour de la récente suppression de la Commission Ecclesia Dei.

    R&N : Pouvez-vous nous rappeler la finalité de la Commission Ecclesia Dei et la manière dont elle était organisée ?

    ABBÉ BARTHE : La finalité première de la Commission Ecclesia Dei permet de comprendre ce qui arrive aujourd’hui. Elle a été fondée en 1988, par le motu proprio de Jean-Paul II, Ecclesia Dei adflicta, à la suite des consécrations par Mgr Lefebvre de quatre évêques, sans mandat du pape. Son but était de « faciliter la pleine communion ecclésiale des prêtres, des séminaristes, des communautés religieuses ou des religieux individuels ayant eu jusqu’à présent des liens avec la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX) fondée par Mgr Lefebvre. » Concrètement cela consistait à organiser un monde traditionnel « officiel » :

    • avec l’érection et la supervision de communautés qui, au moins à l’origine, regroupaient des prêtres qui avaient appartenu à la FSSPX et à des communautés amies (Fraternité Saint-Pierre, prieuré puis abbaye du Barroux, notamment) et qui ne voulaient pas « suivre » les sacres d’Écône ;
    • avec l’incitation faite aux évêques diocésains de permettre « généreusement » la célébration de la messe traditionnelle dans leur diocèse, lorsque des fidèles en faisaient la demande.

    Même si la Fraternité Saint-Pie-X n’était pas la seule préoccupation de la Commission, elle était, à la manière d’une toile de fond, la plus importante. Cela est devenu encore plus vrai, lorsque, à partir de 2000, à l’occasion d’un pèlerinage de cette Fraternité à Rome, le cardinal Castrillón, Préfet de la Congrégation pour le Clergé, devenu aussi Président de la Commission, a établi des contacts avec elle en vue d’une réintégration canonique. Ils ont abouti, à titre d’étape, à la levée des excommunications des quatre évêques de la FSSPX, en 2009, par Benoît XVI.

    En revanche, le motu proprio Summorum Pontificum, de 2007, qui rendait théoriquement à la liturgie traditionnelle droit de Cité, suivi du « décret d’application », l’instruction Universæ Ecclesiæ du 30 avril 2011, a fortifié le rôle de gestion par la Commission de la liturgie traditionnelle, qualifiée de « forme extraordinaire ». On peut remarquer au passage que la Commission Ecclesia Dei, à l’époque du cardinal Castrillón, s’était arrogé la capacité d’ériger des communautés dont les membres n’étaient pas issus de la FSSPX, tel l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre.

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  • Chine : la mise au pas de l'Eglise catholique se confirme

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    De Jean-Marie Dumont sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Les catholiques chinois et la « sinisation » 

    La République populaire de Chine (RPC) célébrera en octobre les 70 ans de sa fondation par Mao Zedong. Tout porte à croire qu’à l’approche de cet anniversaire, les actions visant à « siniser » les secteurs de la société considérés comme influencés par l’étranger, notamment les groupes religieux, vont se poursuivre. C’est ce qui ressort d’une rencontre dont a rendu compte le 22 janvier l’agence Ucanews, basée à Hong Kong. Wang Zucan, n°2 du Département du travail du Front uni, agence du Parti communiste, s’est adressé à la Conférence des évêques de l’Église catholique en Chine et à l’Association patriotique des catholiques de Chine, deux organes non reconnus par le Vatican, même si les évêques qui les dirigent le sont. Évoquant l’importance de « hisser le drapeau rouge avec cinq étoiles dans les cours des églises », il leur a demandé « de progresser sur la voie de l’indépendance, de l’autonomie et de l’auto-administration de l’Église, et du fonctionnement démocratique de l’Église ». Des propos faisant étrangement écho à ceux de Benoît XVI déclarant en 2009 « les principes d’indépendance et d’autonomie, d’autogestion et d’administration démocratique de l’Église » « inconciliables avec la doctrine catholique ». À cette réunion se trouvait Mgr Joseph Ma Yinglin, l’un des sept évêques ordonnés sans mandat pontifical, dont le pape a levé le 22 septembre l’excommunication, mais qui préside toujours la Conférence épiscopale non reconnue. Dans cette rencontre, il a tenu un discours qui avait les apparences de l’allégeance, s’engageant à « progresser de plus en plus sur la voie de la sinisation pour obtenir un résultat satisfaisant pour le 70e anniversaire de la RPC ». Ce genre de rencontres et de propos illustre les incertitudes qui accompagnent le rapprochement actuel entre Rome et la Chine, les évêques dont l’excommunication a été levée ne manifestant pour l’heure publiquement aucune prise de distance notable avec le pouvoir chinois.

    Jean-Marie Dumont

    Lire également : Le Vatican s’oppose à l’intégration des catholiques clandestins à l’Église patriotique

  • Le bilan alarmant des législations suisse, belge et hollandaise en matière d'euthanasie

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    EUTHANASIE, UN BILAN ALARMANT DES LÉGISLATIONS EN SUISSE, BELGIQUE ET HOLLANDE

     de genethique.org

    Alors que la question de l'euthanasie est régulièrement posée au législateur français, un premier bilan de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en Belgique, Hollande et Suisse a été publié dans la Revue du praticien, en janvier dernier. Un bilan qui mérite une attention particulière.

    Parmi les chiffrent les plus marquants, en Belgique :

    • 50 % des euthanasies ne sont pas déclarées à la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE), ce que la CFCEE a elle-même reconnu dans son rapport 2016-2017 : « la commission n’a pas la possibilité d’évaluer la proportion du nombre d’euthanasies déclarées par rapport au nombre d’euthanasies réellement pratiquées ».
    • Sur un panel de 208 personnes décédées à la suite d’une injection létale, « 32% n’avaient pas exprimé explicitement le souhait d’être euthanasiées ». Sur ces 208 personnes, la décision n’avait« même pas été discutée avec les intéressés dans 78% des cas ». Les raisons invoquées étaient « le patient est comateux (70%), dément (21%) », «  la décision correspond au meilleur intérêt du patient selon les médecins (17 %) », « en discuter avec le patient pourrait être difficile pour lui (8%) ».
    • Dans 12% des euthanasies, les injections létales ont été administrées par des infirmières. « Dans cette situation, l’injection se fait sans la présence du médecin dans 64% des cas ».
    • La CFCEE a admis que « le caractère insupportable de la souffrance exigé par la loi est en grande partie d’ordre subjectif et dépend de la personnalité du patient, des conceptions et des valeurs qui lui sont propres ».
    • 11% des médecins généralistes pratiquant les euthanasies ont reçu une formation en soins palliatifs.

    En Suisse, l’assistance au suicide d’un patient capable de discernement est acceptable, « lorsque les symptômes d’une maladie et/ou des limitations fonctionnelles lui causent une souffrance insupportable et que les autres options ont échoué ou ont été jugées inacceptables par le patient ». L’étude relève aussi qu’en Oregon, « 40% des personnes susceptibles d’y recourir ne donnent pas suite au souhait qu’elles ont exprimé antérieurement ».

  • Confession : le droit pénal prime sur le droit ecclésiastique

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    Lu dans Le Soir de ce jour, p. 8: 

    Confession : un rappel aux évêques

    Le ministre de la Justice Koen Geens rappellera lors de la « prochaine réunion avec les représentants des cultes et des convictions philosophiques » que le droit pénal prime sur le droit ecclésiastique qui considère que le secret de la confession, au contraire du secret professionnel, est absolu. Ce rappel à l’ordre de la Conférence épiscopale résulte de la publication d’un communiqué faisant suite à la condamnation, le 18 décembre 2018, par le tribunal correctionnel de Bruges d’un prêtre de Gistel, poursuivi pour « non-assistance à personne en danger ». … Dans leur communiqué, les évêques de Belgique réaffirmaient que « l’inviolabilité du secret de la confession s’applique également par rapport aux autorités civiles ou par rapport à la justice », conférant au confesseur, au-delà de l’écoute et de la pénitence, le soin du redressement du pécheur, en l’amenant à trouver l’accompagnement nécessaire à son état. … Citant le communiqué des évêques, Laurette Onkelinx opposait que « le droit canon ne fait pas partie de notre ordre juridique en droit positif » et demandait donc au ministre Koen Geens de « rappeler formellement aux autorités (ecclésiastiques) la prééminence du droit civil sur tout autre droit, notamment religieux ». Koen Geens a répondu à sa suggestion : « Le droit pénal est d’ordre public et s’impose erga omnes . Il s’applique donc aussi aux prêtres.”

  • La Flandre apostate est orpheline de son maître à penser

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    Une chronique de Jan De Troyer sur le site de La Libre, ou plutôt un éloge et un hommage rendu à un maître à penser qui milita en faveur de l'avortement et de l'euthanasie, un hommage qui en dit long sur le dévoiement des prétendues élites intellectuelles de notre pays :

    Hommage à Etienne Vermeersch, l’aumônier de la Flandre

    Personne n’a plus influencé la Flandre après 1945 qu’Etienne Vermeersch. Hommage.

    Avec le décès par euthanasie du philosophe Etienne Vermeersch, le 18 janvier dernier, la Flandre a effectivement perdu, comme l’a écrit le journaliste Christian Laporte, "un des intellectuels flamands et même belges les plus influents". L’ancien recteur de la KUL et théologien Rik Torfs, les philosophes politologues Dirk Verhofstadt et Tinneke Beeckman, ainsi que Wim Distelmans, professeur en médecine palliative et président de la Commission fédérale d’évaluation de l’euthanasie, se sont montrés unanimes : personne n’a plus influencé la Flandre après 1945 que lui.

    Etienne Vermeersch restera dans les souvenirs par son empreinte irréfutable sur nos législations éthiques, à savoir la libéralisation de l’avortement et la législation sur l’euthanasie. Il a fourni à nos législateurs les définitions et les conditions du droit à l’euthanasie. Il y a 50 ans, l’une de ses premières batailles fut de limiter les pouvoirs de l’omnipotent Ordre des médecins. Les mesures imposées depuis lors lui ont donné raison. En 1971 déjà, il déclarait à la BRT (la télévision flamande de l’époque) que l’euthanasie était un droit humain. Par son action pour les Lumières, il a détrôné en Flandre l’omniscient dieu catholique, ce qui a inspiré à Rik Torfs de le qualifier "d’aumônier de la Flandre sécularisée".

    Dans les combats de société, Vermeersch a souvent été du côté des gagnants. Sauf dans le domaine de l’écologie. La coïncidence a voulu qu’on apprenne son décès le 24 janvier, le jour où 35 000 jeunes manifestaient à Bruxelles pour le climat. Un commentateur flamand a parlé des "petits-enfants de Vermeersch". En 1988, ce philosophe avait publié De Ogen van de Panda, un manifeste écologique qu’il considérait comme son ouvrage majeur. En matière d’écologie, qu’il prenait à cœur avant toute autre question, il a dû constater qu’il n’avait pas réussi à convaincre. Au contraire : Vermeersch a scandalisé à peu près tout le monde en défendant la thèse que le droit à la procréation devrait être limité.

    "Dans mes nombreuses conférences au sein d’organisations écologiques, j’ai toujours rencontré énormément d’enthousiasme, jusqu’au moment où j’abordais la problématique de la surpopulation. Dès cet instant, tout le monde s’indignait. Il est pourtant incontestable que tant que l’Homo sapiens continuera à se multiplier, nos efforts pour sauver la planète seront vains. Plus d’humains produiront inévitablement plus de pollution. Mais j’ai échoué à convaincre. C’est ma plus grande défaite."

    Il est facile de comprendre les réticences qu’il a rencontrées : le soutien financier aux pays en voie de développement devait, selon lui, être remplacé par des programmes de stérilisation. Ce n’était pas le seul terrain où Vermeersch choquait même les Flamands progressistes. "En proclamant le Coran comme seule source de connaissance, le monde arabe - après une période de supériorité intellectuelle - a tué tout progrès. Seulement 40 pour cent des Américains acceptent la théorie de l’évolution. C’est une culture arriérée. Dans le monde arabe, seulement 20 pour cent des gens adhèrent à la théorie de l’évolution, j’ai le droit de dire que c’est une culture arriérée." Il n’acceptait aucune ingérence religieuse dans les affaires publiques. L’égalité homme-femme était sacro-sainte. Sa critique de l’Islam était basée sur l’étude en profondeur des hadiths et du Coran.

    Il reprochait à la gauche flamande d’avoir laissé le nationalisme flamand aux mains de la droite. Une Flandre indépendante n’était selon lui pas une idée antidémocratique ou immorale.

    Après avoir appartenu à l’ordre des jésuites durant cinq ans, Vermeersch avait rejeté toute religion. Pourtant, cet athée convaincu, qui se vêtait à la Houellebecq - prolétaire, mais pas chic - disait que, dans ses derniers instants, il souhaitait écouter une œuvre religieuse, le troisième mouvement de la cantate BWV82 de Bach : "Schlummert ein, ihr matten Augen" (Endormez-vous, yeux affaiblis).

  • Selon l'évêque de Spokane les politiciens pro-avortement ne devraient pas recevoir la Communion

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    Du site "Campagne Québec-Vie" :

    L’évêque de Spokane : les politiciens pro-avortement ne «devraient pas» recevoir la Communion dans mon diocèse

  • L'Université de la Vie 2019 "La vie à tout prix?" est en ligne sur le site d'Alliance Vita

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    C'est ici : http://www.universitedelavie.fr/mediatheque/

  • Haro sur les bovins !

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    De Tugdual Derville en édito de la Matinale sur RCF (vendredi 1er février):

    Haro sur les bovins !

    La viande sans viande vient de débarquer en Amérique. Elle a – paraît-il – le goût de la viande, l’aspect de la viande, et même sa texture. Mais ce n’est pas de la viande.

    Cette drôle de pitance réjouit les adeptes de l’antispécisme. L’inventeur de ce mot, l’australien Peter Singer, conteste ce qu’il nomme le spécisme, la prétention de l’humanité à se croire supérieure aux bêtes, au point de se permettre de les asservir, de voler leurs œufs ou leur lait, et de les assassiner pour leur cuir ou pour les cuire. Singer affirme que végétalisme et véganisme sont des obligations morales. Dans le métro parisien, l’antispécisme assène ses dogmes : serrés comme des sardines, les usagers voient un poisson afficher sa revendication d’interdire toute pêche à la ligne dans la capitale – au nom de la souffrance animale – même si les « street fishers » remettent leurs prises à l’eau. Dans les gares, les affiches du groupe antispéciste PETA font carrément parler une poule et un veau : "Je suis quelqu’un. Ne me mangez-pas". Aux États-Unis, la même PETA soutient les biologistes qui élucubrent une viande « in vitro », créée en laboratoire, sans passer par la vie animale. Antispécisme et transhumanisme font bon ménage.

    Faut-il se réjouir d’une future éradication des bovins domestiques ? Les vaches vont-elles nous remercier de ne plus exister, après dix mille ans de domestication aboutissant à la magnifique « biodiversité » de leurs races ? À partir de l’auroch sauvage, l’homme a su poursuivre l’œuvre du créateur, en canalisant l’évolution.

    Le sujet de la condition animale est délicat. D’un côté les antispécistes en sont arrivés à oublier la différence homme-animal, la violence inhérente à la prédation naturelle, et surtout la spécificité de la dignité humaine, que souligne à vingt-cinq reprises le pape François dans Laudato Si’. De l’autre, la façon dont a évolué l’élevage pose question. À partir du XIXème siècle, l’esprit de la révolution industrielle a pu dénaturer cette cohabitation amicale entre l’homme et l’animal - qui légitime la mise à mort de ce dernier par son éleveur. En 1907, le promoteur de la zootechnie, André Sanson, écrivait que l’animal n’était qu’une machine, au même titre que la locomotive. Heureusement, de nombreux éleveurs continuent de prendre soin avec affection et respect de leurs animaux, sans leur imposer de souffrance inutile, mais sans non plus abandonner la saine hiérarchie homme-animal.

    Chacun à sa place, et les poules seront bien gardées.

  • François à Abu Dhabi : "cela rappelle un peu le voyage de Jean Paul II en Pologne, il y a 40 ans, quand on croyait le communisme inébranlable"

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    De Jean-Pierre Denis sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    Le printemps arabe du pape

    On entend d’ici le chœur des ricanants. Ils ne manqueront pas de nous seriner que le premier voyage d’un pape en Arabie n’a servi à rien. On les voit venir de loin, tous ceux qui nous martèleront que François le naïf a succombé au mirage oriental des pieuses incantations. On les connaît, tous ceux qui répéteront que le dialogue avec les musulmans est stérile, comme le montre la lente éradication des chrétiens d’Orient, depuis le génocide des Arméniens et des Syriaques jusqu’aux attentats les plus récents contre les Coptes. On les écoutera nous expliquer qu’à Abu Dhabi le pape a offert à un régime répressif et inégalitaire un agaçant succès d’image. On laissera circuler aussi le cortège de ceux qui ne supportent pas la-sainte-alliance-des-religions-obscurantistes-blablabla. Allez, passez, passez !

    “Comme des frères qui s’aiment“ : l’appel du pape et du grand imam d’Al-Azhar

    Pour ma part, je retiens deux ou trois choses essentielles. Que le voyage, longtemps impossible et même impensable, a eu lieu. Qu’il a occasionné peut-être le plus grand rassemblement des Émirats arabes unis, donnant aux communautés chrétiennes de ce pays une visibilité et une espérance extraordinaires. Cela rappelle un peu le voyage de Jean Paul II en Pologne, il y a 40 ans, quand on croyait le communisme inébranlable. Mais le voilà, le printemps arabe ! Le vent que ce voyage a fait souffler ne peut être arrêté par les champs de mines et les polices politiques. Il traversera une péninsule desséchée par l’argent fou, par la guerre sauvage, et par l’obscurantisme le plus extrême et le plus hypocrite. Certes, il ne renversera peut-être pas la tyrannie assassine des Séoud. Certes, il en faudra plus pour mettre fin aux souffrances des Yéménites. Et ce n’est pas demain que les travailleurs – souvent chrétiens et souvent esclaves – qui construisent les palais et les gratte-ciel de la région verront leur liberté et leur dignité reconnues. Mais ce voyage a fait sauter bien des tabous. La déclaration commune du pape et du grand imam d’al-Azhar est d’une audace claironnante, même si Ahmed al-Tayeb n’est guère qu’un rouage d’un système politico-religieux sous contrôle. Pluralisme spirituel, liberté de croyance, droits des femmes, condamnation du terrorisme et de toutes les formes d’intimidation… Tout y est.

    Cela rappelle un peu le voyage de Jean Paul II en Pologne, il y a 40 ans, quand on croyait le communisme inébranlable. 

    L’autre élément important, c’est la cohérence du message, servi par une grande liberté de ton. On réclame souvent, et à juste titre, la réciprocité des droits. Si les musulmans ont depuis 100 ans une grande mosquée à Paris, on attend que les chrétiens aient une église à Médine ou à La Mecque. Et l’on sait que, même aux Émirats, le contrôle reste draconien, sans parler de l’interdiction de toute conversion. Mais quand le pape explique que la liberté de religion ne se réduit pas à l’exercice du culte, son message a une portée qui va bien au-delà de ce pays et bien au-delà du monde arabe. S’il s’adresse à ces peuples étouffés, il concerne aussi les sociétés sécularisées, au sein desquelles on tente de plus en plus de confiner la foi dans la sphère privée.

    François n’ignore pas que, du Maroc à la péninsule Arabique en passant par l’Algérie, les migrants, ce sont les chrétiens. 

    La liberté de conscience et d’expression ne se divise pas. Elle demeure un droit universel. Là-bas comme chez nous. De même, quand le pape parle des droits des pauvres et des migrants, l’Europe souvent tousse. Sûrement, c’est parce qu’il est argentin et ne connaît pas nos problèmes ! Or François n’ignore pas que, du Maroc à la péninsule Arabique en passant par l’Algérie, les migrants, ce sont les chrétiens. Là encore, son message est très cohérent. François s’est exprimé, comme ses prédécesseurs, en héraut de l’universel et en conscience du monde. À l’heure où l’on ne plaide guère que pour les droits de son nombril, son invitation à « défendre les droits des autres » mériterait d’être méditée et entendue. Tel est le message d’Abu Dhabi.

    Lire aussi : « La visite du pape apporte le message du Christ dans un pays musulman »

  • Comment une directrice de Planned Parenthood devint Pro-Vie après avoir assisté à un avortement sous échographie

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    Du site InfoChrétienne.com :

    Une directrice de Planned Parenthood devient Pro-Vie après avoir assisté à un avortement sous échographie

    Abby Johnson a toujours souhaité aidé les femmes dans le besoin autour d’elle. Et c’est cet engagement qui l’a conduite à faire carrière au sein de l’organisation Planned Parenthood, jusqu’à devenir directrice de clinique.

    Le Planned Parenthood est une organisation américaine fournissant des services d’avortement, de contraception ou de dépistage et traitement des MST. Convaincue et dévouée à la cause des femmes qu’elle espérait servir, Abby est au fil des ans, de plus en plus troublée par les choses qu’elle voit au sein de sa clinique, comme elle le décrit dans son blog. Elle continue toutefois son travail, toujours désireuse d’aider le plus grand nombre.

    Mais le 26 septembre 2009, alors qu’elle assiste à un avortement guidé par échographie, elle regarde effarée la lutte d’un foetus de 13 semaines pour échapper à la succion de l’avortement.

    « Quand il a touché le côté du bébé, le bébé a sauté et il essayait de fuir. »

    Elle a vu le bébé être démembré lors de l’intervention pour finalement complètement disparaitre de l’écran de l’échographie. En quelques minutes l’avortement était fini.

    « J’ai été témoin d’une mort. J’ai été témoin d’une réponse humaine, cette réponse ‘combat ou fuite’ (Fight or Fly) qui est en chacun de nous. »

    L’avortement guidé par échographie ne fait pourtant pas partie du protocole du Planned Parenthood, mais ce jour là le médecin a insisté pour procéder ainsi, assurant qu’Abby en retirerait un enseignement.

    Suite à cet événement, Abby n’a plus pu envisager un embryon ou un foetus comme un simple amas de cellules, et elle devenu un ardent défenseur des bébés à naître.

    Abby raconte que la question qu’elle a le plus entendue avant un avortement est, « Est-ce que mon bébé sentira quelque chose ».

    « Pas… Est-ce que mon embryon sentira ? Pas… Est-ce que mon foetus sentira ? Mais… Est-ce que mon bébé sentira ? »

    Et à cette question, Abby répondait toujours qu’à 13 semaines, le foetus ne ressent rien, parce que c’est ce qu’on lui avait appris. Pour Planned Parenthood, le foetus n’aurait pas de développement sensoriel avant 28 semaines.

    Voir ce bébé essayer d’échapper à la canule a été un déclic dans la vie de la jeune directrice. Elle a stoppé ses activités, démissionné et est devenue l’une des oratrices Pro-Vie les plus connues aux États-Unis.

    Aujourd’hui, Abby voyage à travers le monde pour partager son histoire, éduquer le public sur les questions relatives à la vie, défendre les droits des enfants à naître et contacter le personnel des cliniques d’avortement qui travaillent encore dans le secteur. Elle est la fondatrice de And Then There Was There, un ministère conçu pour aider les travailleurs des cliniques d’avortement à sortir de l’industrie. À ce jour, ce ministère a aidé plus de 430 employés à quitter le secteur de l’avortement. Abby vit au Texas avec son mari et ses sept enfants.

    Son histoire a fait le tour du pays et elle sera bientôt porté à l’écran dans le film Unplanned, co-écrit par Cary Solomon et Chuck Konzelman, les scénaristes et coproducteurs de God is not Dead.

    Ne manquez pas la bande-annonce en VO. Il n’existe pas encore de version française.

    H.L.