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Europe - Page 149

  • 28% des Russes sont favorables au rétablissement de la monarchie

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    Lu ICI :

    A l’occasion du 400ème anniversaire de la dynastie des Romanov, le Centre russe d’étude de l’opinion publique (VTsIOM) a dévoilé les surprenants résultats d’un sondage[1] portant sur un éventuel rétablissement de la monarchie. En effet, 28 % des Russes seraient favorables au retour d’une monarchie pour leur pays.

    « Près de 28% des personnes interrogées soit se prononcent pour la monarchie, soit ne sont pas opposées au rétablissement du régime monarchique. Toutefois, les interrogés ne sont pas des partisans actifs de cette idée, estimant qu’actuellement la Russie ne possède pas de personne capable d’assumer les responsabilités d’un monarque. » a expliqué le directeur du VTsIOM lors d’une conférence de presse.

    13 % des personnes sondées jugent que, en cas d’établissement d’une monarchie, le monarque devrait être un homme élu par référendum tandis que 6 % trouvent que seul un descendant des Romanov est digne de monter sur le trône.

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    [1] Sondage effectué auprès de 1.600 personnes vivant dans 138 localités de 46 régions de Russie avec marge d’erreur statistique inférieure à 3,4 %.

  • Pays-Bas : où en est l’Eglise catholique ?

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    Les Pays-Bas comptent 17 millions d'habitants dont 25% de catholiques. Contrairement aux idées reçues, les protestants sont moins nombreux. Mais l'Eglise catholique connaît une crise profonde depuis les années 60 dans ce pays où s'est imposée une vision exacerbée de la liberté individuelle qui s'est traduite par une législation désormais ultra-libérale en matière d'éthique. Côté catholique: 4 églises ferment chaque semaine dans ce pays. Pour autant, un certain renouveau de la vie chrétienne se fait sentir. Comme en témoigne les communautés nouvelles qui portent un témoignage joyeux de la foi, à la manière des premiers chrétiens. Au terme de l'Année de la Foi, Marcelo Pélissier, membre du Chemin néocatéchuménal à Amsterdam,  parlera ici à KTO du visage contemporain de cette Eglise néerlandaise, entre ombres et lumières:

  • L'Europe de plus en plus allergique au christianisme ?

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    C'est ce que l'on pourrait penser à la lecture de cette chronique parue sur Orthodoxologie

    Sommes-nous en train d'assister à la naissance de la persécution moderne des chrétiens en Europe?

    A partir de dimanche 1er septembre 2013, un petit changement, mais significatif commencera à affecter des centaines de milliers de jeunes filles britanniques du Royaume-Uni. Tous les nouveaux membres de l'organisation de forte de 450.000 guides-filles au Royaume-Uni ne feront plus la promesse de "d'aimer mon Dieu," mais plutôt "d'être fidèle à moi-même et de développer mes croyances."

    Ce changement controversé dans le serment d'adhésion est intervenu après que l'organisation des guides-filles, l'équivalent britannique des scouts féminins américains, a fait une enquête auprès de plus de 40.000 membres et a constaté que 37% des filles "ne croient pas en un dieu." Près d'un quart de toutes les filles de 8 ans au Royaume-Uni sont membres des guides-filles.

    Le changement dans l'engagement des guides-filles est très révélateur des grands changements culturels et religieux qui balaient l'Europe de l'Ouest. Traditionnellement considéré comme un continent dominé par le christianisme, les valeurs chrétiennes orthodoxes ne sont aujourd'hui épousées que par une minorité d'Européens de l'Ouest. Les opinions chrétiennes conservatrices sur tout, de l'avortement, au mariage, à l'euthanasie sont considérées non seulement comme dépassées, mais comme réellement offensives.

    Il y a tout juste un peu plus de 100 ans, plus de 80% de tous les chrétiens du monde vivaient en Europe ou en Amérique du Nord. Aujourd'hui, ce nombre a chuté en dessous de 40% et la plus forte baisse a été en Europe. On croit maintenant que plus de chrétiens vont à l'église le dimanche matin en Chine que sur l'ensemble du continent européen.

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  • France : un épiscopat dans la tempête

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    Lu sur Famille Chrétienne :

    ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE DES ÉVÊQUES DE FRANCE

    Mgr Bernard Podvin : « Le système politique est devenu fou »

    Famille, fin de vie, avortement : les questions de société ont été très présentes dans les discussions des évêques réunis à Lourdes cette semaine (5-10 novembre), à l’occasion de leur assemblée plénière. Entretien avec Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la conférence des évêques de France.

    Fin octobre, vous annonciez queles questions sociétales seraient traitées « de manière massive »entre les évêques. Le confirmez-vous ?

    Oui, tout à fait. Dès le premier jour, lors des questions d’actualité, nous avons abordé le thème de la famille. C’est un sujet tellement essentiel, qui en aimante tant d’autres : vie finissante, avortement, diaconie…

    Au terme d’une année 2013 très difficile, le sociétal est un thème sur lequel les évêques sont particulièrement vigilants. À l’égard de ces questions, c’est un prophétisme qu’ils cherchent à déployer. Un prophétisme qui englobe le court et le long terme. Les évêques ne sont pas prisonniers du temps puisqu’ils sont avant tout nommés pour servir le Christ et l’homme.

    Les catholiques sont-ils devenus une minorité ? Cette question a donné lieu à une longue discussion, le deuxième jour …

    Les évêques sont lucides sur ce que devient, numériquement parlant, la communauté chrétienne, au sens engagé du terme. En même temps, ils constatent que la sensibilité chrétienne reste très présente dans la société, par exemple lors des funérailles. Ils voient des déplacements sociologiques évidents mais ne se résigneront jamais à se laisser enfermer dans un positionnement de minorité. Ils restent convaincus que l’Église doit s’adresser à tous les hommes.

    Concernant l’offensive rapide du nouveau gouvernement sur tous les fronts, un évêque m’a confié  avoir le sentiment d’être comme dépassé par une inondation…

    En fait, c’est la société qui s’auto-dépasse. C’est le système politique qui est devenu fou. La société croit pouvoir être réformatrice de l’homme et suscite d’innombrables bouleversements éthiques, bioéthiques. L’Église déplore le fait que soient menées tant d’aventures – le mot est faible – avec des conséquences aussi considérables. Ce ne sont pas les hommes de Dieu qui sont dépassés. Le Christ est toujours dans la barque. Le dépassement est du côté de ceux qui ont des responsabilités. Et nous manquons aujourd’hui d’hommes capables de redonner une hiérarchie aux décisions qu’ils prennent.

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  • Défense de l'embryon humain : la campagne "One of Us" a réuni plus de 1.885.000 signatures

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    one_of_us_logo_01.jpgEurope : "Un de nous" dépasse les 1.885.000 signatures
    Participation active des Églises catholiques, orthodoxes et protestantes (Zenit.org)
    "Un de nous" dépasse les 1.885.000 signatures, se réjouit Gregor Puppinck, président du comité de l'initiative citoyenne européenne, dans un communiqué.

    Lundi 11 novembre 2013, le calcul des soutiens individuels apportés à l'initiative citoyenne européenne « Un de nous » - close le 1er novembre - sera terminé. Ce nombre sera supérieur à 1.885.000, ce qui fait de cette initiative pour la vie un "premier et grand succès".

    Vingt pays ont atteint le seuil minimum de signatures requis par la Commission européenne, "attestant que la volonté de défendre l'embryon humain est profondément ancrée dans les populations d'Europe", poursuit Gregor Puppinck.

    Le but de l'initiative « Un de nous » est de réaffirmer que l'embryon humain partage l’humanité des êtres humains. Elle demande donc à l'Union européenne de mettre fin au financement des activités qui détruisent les embryons humains.

    Les exigences de « Un de nous » sont les suivantes : qu'« aucune allocation budgétaire ne soit faite pour le financement d’activités qui détruisent les embryons humains, ou qui supposent leur destruction », en particulier les « activités de recherche qui détruisent les embryons humains, y compris celles qui visent à obtenir des cellules souches, ainsi que la recherche impliquant l'utilisation de cellules souches d’embryons humains à des étapes ultérieures pour obtenir celles-ci » ; pas d’allocation non plus pour « l'avortement, directement ou indirectement, à travers le financement d’organisations qui favorisent ou encouragent l'avortement. »

    L’interdiction de tels financements « contribuera beaucoup à la cohérence de la législation de l'Union européenne », estime Gregor Puppinck.

    « Un de nous » est également un succès grâce au soutien et à la collaboration des Églises chrétiennes d’Europe, ajoute-t-il : « c'est une source de joie et d'espérance de voir les Églises catholiques, orthodoxes et protestantes unies pour promouvoir le bien commun ».

    A partir de maintenant, les autorités nationales de chaque État membre ont 3 mois pour certifier le nombre final des voix valides recueillies. Puis, dans les 3 mois qui suivront, la Commission européenne et le Parlement rencontreront les organisateurs afin de discuter en détail des questions soulevées par cette initiative.

    Par ailleurs, la Commission européenne adoptera une réponse officielle pour présenter les mesures qu’elle proposera en réponse à  cette action. La Commission n'est pas obligée de proposer une législation. Toutefois, si elle décide de le faire, cette proposition sera soumise au processus législatif habituel.

  • BXL, 13-15 novembre : Migration et intégration dans l'Union Européenne

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    ‘Migration et intégration dans l’UE ’

    Assemblée plénière de la COMECE, 13-15 novembre à Bruxelles

     

    L’Europe est un continent en mouvement. La migration interne et venant de l’extérieur, particulièrement dans le cadre des demandes d’asile, a impacté la vie de toutes les communautés dans les Etats membres de l’UE. L’Eglise est profondément préoccupée par la situation des réfugiés et demandeurs d’asile, surtout après la récente tragédie au large de Lampedusa.

     

    « La migration et l’intégration » constituera le thème principal de l’Assemblée plénière d’automne de la COMECE qui se tiendra du mercredi 13 au vendredi  15 novembre prochains à Bruxelles.

     

    Les évêques délégués par les 27 Conférences épiscopales des pays membres de l’UE se réuniront sur trois jours pour auditionner des experts en charge des politiques de migration au niveau national et européen. Ils entendront également le témoignage d’acteurs de terrain et réfléchiront au moyen de soutenir leurs confrères évêques dans leur action pastorale, afin de répondre non seulement à la crise actuelle mais aussi pour développer des stratégies pastorales d’accueil et d’intégration des migrants à plus long terme.

     

    L’assemblée plénière s’ouvrira par une soirée débat publique « L’expérience de migrant » le mercredi 13 novembre à la Chapelle pour l’Europe. Le migrant est notre prochain. Afin que celui-ci se sente chez lui dans la famille européenne, il est nécessaire de comprendre l’UE de son point de vue. Cecilia Taylor Camara, Conseillère en matière de politique migratoire (Catholic Trust, Angleterre et Pays de Galles) nous décrira cette situation.

     

    Plus d’information et inscription: http://www.comece.eu/site/en/activities/events/europepoliticsandbeyond

     

    L’assemblée plénière se poursuivra à huis clos jeudi et vendredi. Les évêques de la COMECE se familiariseront avec le cadre politique et législatif de l’UE en matière de migration et d’asile grâce à un intervenant de la Commission européenne (DG Affaires intérieures) ainsi qu’à l’intégration des migrants avec le vice-directeur de la DG Immigration de la Communauté autonome de Madrid (Espagne). Enfin, ils examineront la question du trafic des êtres humains grâce au récit d’un inspecteur de police et d’une femme victime de ce trafic au Royaume-Uni.

     

    Un communiqué de presse sera publié à l’issue de l’assemblée plénière, vendredi à 12h.

  • France : la Fondation Lejeune réagit au rapport visant à faire de l'avortement un droit comme un autre

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    France: la Fondation Lejeune demande un débat de raison sur l'avortement
    Réaction au Rapport du 7 novembre (Zenit.org)
    La Fondation Lejeune demande un débat de raison sur l'avortement en France. Un rapport sur l’avortement vient d’être rendu public jeudi 7 novembre. (Voir ICI) "Ce document conduit à banaliser cet acte et à négliger des données importantes", estime la Fondation Jérôme Lejeune qui s’interroge, en tant qu’institution médicale et scientifique, "sur la présentation de l’avortement dans ce rapport" et elle "considère comme un préalable méthodologique nécessaire de rappeler sa nature et ses conséquences".  Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, commente cette publication

    Zenit - Qu’est-ce qui vous choque le plus dans le rapport du Haut Conseil  à l’Egalité des femmes et des hommes ?

    Jean-Marie Le Méné - Qu’on le veuille ou non, la réalité de l’avortement consiste à tuer un être humain avant sa naissance. Cette réalité est tellement violente qu’elle est occultée. La nature de cet acte emporte des conséquences qui ne peuvent être passées sous silence. La volonté de faire de l’avortement « un droit comme les autres » est insensée. Il convient de rappeler que le respect de la vie de l’être humain est une valeur qui est antérieure à la loi. Ce n’est pas parce que l’avortement a été hélas dépénalisé sous certaines conditions que cet acte peut être érigé en droit.  

    Minimise-t-on les conséquences d’une interruption volontaire de grossesse ?

    On ne les minimise pas, on les nie, ce qui est une attitude ni scientifique ni médicale. L’avortement – même s’il est voulu - a des conséquences psychiques et somatiques à court, moyen ou long terme sur les femmes. Mais les hommes aussi sont concernés. Il n’y a d’ailleurs aucune raison de ne pas tenir compte de leurs points de vue, de leurs souffrances, de leurs désirs. Le Haut Conseil à l’Egalité des femmes et des hommes devrait donc s’en soucier…

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  • Croatie : un referendum pour que le mariage soit défini comme l'union entre un homme et une femme

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    Lu ICI :

    Le Parlement croate a approuvé vendredi l'organisation d'un référendum pour le 1er décembre contre les mariages homosexuels dans ce pays traditionnellement catholique. De nombreux militants pour les droits des homosexuels s'étaient pourtant mobilisés.

    Le vote au Parlement est intervenu à la demande d'un collectif conservateur baptisé «Au nom de la famille». Celui-ci a rassemblé sur une pétition quelque 700'000 signatures auprès des citoyens qui souhaitent que le mariage soit défini par la Constitution comme «une union entre un homme et une femme».

    Cent quatre des 151 députés du Parlement ont voté en faveur du référendum. Treize ont voté contre. Cinq députés se sont abstenus.

    Les Croates seront invités à répondre à la question suivante: «Est-ce que vous soutenez qu'une disposition mentionnant que le mariage est l'union entre un homme et une femme soit intégrée dans la Constitution de la république de Croatie?». L'actuelle charte fondamentale ne dispose d'aucune définition du mariage.

    La tenue du référendum a provoqué un vif débat dans ce pays de 4,2 millions d'habitants entre les groupes soutenus par l'Église catholique souhaitant faire amender la Constitution afin d'interdire le mariage homosexuel, et les militants pour les droits des homosexuels qui ont dénoncé une démarche discriminatoire.

    Ce référendum sera le premier à être organisé à l'initiative des citoyens dans cette ancienne république yougoslave, indépendante depuis 1991, qui a adhéré en juillet à l'Union européenne.

  • Allemagne : l'extinction d'un peuple

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    Lu sur le blog de Jeanne Smits :

    (...) Les femmes allemandes ont mis au monde l’an dernier deux fois moins d’enfants qu’en 1964, et le nombre de naissances chutera encore après 2020 si leur fertilité n’augmente pas, a averti jeudi l’office allemand des statistiques, Destatis.

    Depuis une dizaine d’années, le nombre des naissances en Allemagne ne dépasse pas les 700 000 par an, avec des passages à 670 000 : ce fut le cas en 2012, où l’on enregistra 869 582 décès. Sur la population totale de 80 millions d’âmes, on compte désormais plus de 6 millions d'’étrangers.

    Le taux de fécondité, stable depuis une trentaine d’années autour d’1,4 enfant par femme, est très loin du seuil nécessaire pour stabiliser la population (2,1). En clair : d’une génération à l’autre, l’Allemagne perd un tiers de sa population. Un phénomène qui ne se traduit pas immédiatement dans les chiffres de la population totale puisque la durée de vie s’allonge. Et que la population – avec ses besoins spécifiques qui pèsent sur les actifs – vieillit de manière dramatique.

    Le pays a donc enregistré 673 500 naissances en 2012, un quart de moins que les 905 700 de 1990, et moitié moins que le pic de 1 357 300 naissances atteint en 1964 durant le « baby-boom », a souligné jeudi le président de Destatis, Roderich Egeler, lors d’une conférence de presse à Berlin.

    « Le niveau des naissances en Allemagne est depuis des décennies parmi les plus bas du monde », a-t-il rappelé. Et cela est d’autant plus grave que le nombre de femmes en âge de procréer va chuter après 2020 avec l’arrivée à l’âge de fertilité de générations creuses nées vers l’an 2000, ainsi qu’il l’a souligné. Jusque-là, « le chiffre des naissances annuelles restera stable a priori (…), au-delà, pour que le nombre de naissances ne chute pas, il faudrait que le taux de fécondité augmente » à au moins 1,6 enfant par femme, a-t-il estimé : 1,6 pour rester au niveau de naissances suicidaire enregistré aujourd’hui.

    Si une telle hausse ne peut être exclue, aucun signe ne la laisse présager dans les données actuelles, a souligné Roderich Egeler.

    Depuis près de dix ans, le gouvernement allemand tente de stimuler la natalité par une série de mesures, comme l’introduction en 2007 d’un congé parental d’un an payé à 66 % du salaire ou encore la garantie d’une solution de garde (crèche ou nourrice) pour tout enfant à partir d’un an. Mais ces mesures ont permis tout au plus de « stopper à court terme la baisse du nombre d’enfant par femme », a estimé Olga Pötzsch, expert des statistiques démographiques chez Destatis.

    Car la crise démographique est le reflet d’une crise morale…

  • Un rapport européen sur homophobie et discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre divise le Parlement Européen

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    Homophobie et discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre : un rapport européen qui divise (Maria Hildingsson sur Liberté Politique)

    A quelques mois des élections européennes, la Commission des libertés civiles, justice et affaires intérieures (LIBE) du Parlement européen prépare un rapport controversé puisqu’il dépasse clairement les compétences de l’UE et piétine ainsi le principe de subsidiarité.

    Le député européen autrichien Ulrike Lunacek, vice-président de l’intergroupe du Parlement européen sur les droits LGBT est le rapporteur d’un rapport proposant “une feuille de route de l’UE contre l’homophobie et la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre”. Le titre semble familier puisqu’il rappelle le nom d’une étude publiée par le Parlement européen en 2012, rédigée avec la contribution active du lobby LGBT européen ILGA Europe, intitulé “Vers une feuille de route de l’UE pour l’égalité fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre”.

    Le projet de rapport récemment publié reste encore à être développé par des amendements. Néanmoins, il est désormais évident que le rapport vise à introduire un agenda sur lequel il n’existe aucune position commune entre les Etats membres de l’UE, à savoir l’agenda promu par le lobby LGBT ainsi qu’un groupement de 150 membres du Parlement européen.

    Le rapport « appelle la Commission européenne, les Etats membres et les agences concernées à travailler conjointement sur une politique pour protéger les droits fondamentaux des personnes LGBT sur une période de cinq à dix ans, c’est-à-dire une feuille de route, une stratégie ou un plan d’action ». Les domaines annoncés comprennent : Dispositions générales dans le domaine de la non-discrimination; Non-discrimination dans les domaines de l’emploi, l’éducation, la santé, les biens et services ; Action spécifique relative aux personnes transgenre et intersexe ; Citoyenneté, familles et liberté de circulation ; Liberté de réunion et expression ; Discours et crimes de haine ; Asile ; Elargissement et action externe.  

    Différence des approches

    Le projet de rapport souligne que “le Parlement européen a demandé par dix fois un instrument politique global de l’Union européenne pour l’égalité fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre » (considération I). Cependant, un tel constat est plutôt la preuve de la différence des approches à l’égard de ces réclamations de la part des Etats membres de l’UE, ces derniers étant les acteurs compétents dans la plupart des domaines inclus dans le projet de rapport, notamment en ce qui concerne les questions relatives au droit de la famille.

    On sait par exemple qu'aucun des anciens Etats membres du Pacte de Varsovie ou de l’URSS – désormais des Etats membres de l’UE – n’ont introduit ce type de législation dont le rapport du Parlement européen fait la promotion… Un fait à prendre en considération. 

    Le président de la Fédération européenne des Associations familiales catholiques, Antoine Renard, rappelle que “l’Union européenne fait actuellement face à beaucoup de défis" et que la catégorisation des styles de vie individuels sur lesquels personne n'est d'accord n'est une solution :

    La présentation du projet de rapport à la Commission LIBE est prévue le 5 novembre.

    "La popularité [de l'UE] auprès des citoyens européens n’est pas à son apogée. Faire la promotion d’un agenda basé sur des choix de style de vie individuels et qui divise clairement les Etats membres ne peut être la meilleure solution pour accroître la cohésion sociale au sein de l’UE. Tous les citoyens de l’Union ont le droit de vivre en paix, et la dignité de chaque personne doit être respectée. Toutefois, la tendance à catégoriser les droits de l’homme n’est pas la voie à emprunter : chaque personne, chaque homme et chaque femme, sont bénéficiaires des droits de l’homme et égaux en dignité. Néanmoins nous ne devons pas oublier que ces droits ne sont pas conditionnés par un type de désir sexuel individuel mais par le bien commun. Le mariage est par exemple une institution destinée à fournir du soutien et de la protection pour un homme et une femme qui fondent une famille et élèvent leurs enfants, leur contribution à la société par l’éducation de leurs enfants est protégée par la loi".

    Maria Hildingsson est secrétaire générale de la FAFCE-Fédération européenne des Associations familiales catholiques.

  • Irlande : l'Eglise entend bien participer au débat sur le referendum à propos du mariage gay

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    Irlande : l'Eglise descend sur le terrain à l'occasion de l'organisation d'un référendum sur les unions gay (zenit en langue italienne)

    L'évêque Nulty : « le débat du referendum concerne la vraie nature du mariage. La famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme est l'institution la plus importante dans toute société"

    Le mariage entre un homme et une femme est l'unique relation possible pour « la génération et l'éducation des enfants ». C'est Denis Nulty, évêque de Kildare et Leighlin, membre du Comité exécutif de l'"Accord Catholic Marriage Care Service", qui le déclare à l'occasion du référendum irlandais sur les unions gay, annoncé hier par le gouvernement pour 2015(gouvernement qui manifeste clairement sa volonté de faire triompher l'option en faveur de ce "mariage" ndB). 

    "Le débat au coeur du référendum ne porte pas sur l'égalité ou sur la fausse séparation entre une vision religieuse et une vision civile du mariage," a déclaré Mgr Nulty tir dans un communiqué repris par l'Agence Sir. Ou plutôt, a-t-il déclaré, la discussion porte sur « la véritable nature du mariage lui-même et sur l'importance que la société accorde au rôle des mères et des pères dans le soin des enfants ».

    L'Eglise catholique, pour sa part, « continuera de faire valoir que les différences entre un homme et une femme sont fondamentales » et que les enfants ont « le droit naturel d'avoir une mère et un père ». Cela constitue - a souligné l'évêque - « lorsque c'est possible, le meilleur environnement pour eux. » L'amour conjugal, a-t-il ajouté « est l'unique forme d'amour entre un homme et une femme, et qui avantage tout particulièrement la société dans son ensemble ».

    L'Eglise, en fait, "associée avec d'autres qui n'ont aucune vision religieuse particulière", estime que la famille est fondée sur le mariage entre un homme et une femme qu'elle constitue « la plus importante institution dans toute société ». C'est pourquoi, changer la nature du mariage siginfierait « miner le pilier fondamental » de la société civile. Pour cette raison, l'Eglise ne restera pas neutre, mais, annonce l'évêque Nulty, participera pleinement au débat démocratique à propos du référendum.

  • Quand le recours à l'IVG est considéré comme un droit comme un autre

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    Les offensives pour le droit à l'avortement ne cessent pas en France, et s'inspirent même de la Belgique, ce pays laboratoire des pires dérives. À l'école des apprentis sorciers, l'élève belge a depuis lontemps dépassé le maître français :

    Du Figaro Madame (Emeline Le Naour) :

    “Le recours à l'IVG doit être un droit comme un autre”

    Mandaté en avril par la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), a rendu aujourd’hui 34 propositions pour améliorer l’accès des femmes à l’avortement en France. On en parle avec Françoise Laurant, présidente de la commission Santé, droits sexuels et reproductif au HCEfh.

    Le Figaro.fr/Madame. - Qu’en est-il de l’accès à l’avortement aujourd’hui ? 

    Françoise Laurant. – Le système d’accès aux soins se dégrade et cela tend à culpabiliser les femmes qui souhaitent une interruption de grossesse. L’IVG n’est pas encore bien reconnue, elle est considérée comme un acte médical à part. En somme, l’avortement perd en qualité ces dernières années en raison des coupes budgétaires qui, bien souvent dans le milieu hospitalier, se répercutent en premier lieu sur les services pratiquant l’avortement. Pourtant ce ne sont pas les unités les plus couteuses puisqu’un tel acte ne nécessite pas une longue hospitalisation.

    Si depuis 2006, il n’y a pas de baisse du nombre d’avortements en France qui stagnent autour de 222.000 par an, ils interviennent de plus en plus tardivement dans la grossesse, car les prises en charge ne sont pas assez rapides. Par ailleurs, nous avons constaté que les inégalités régionales se creusaient, certaines femmes doivent faire 150 km pour une consultation gynécologique. Pour beaucoup, cela reste un vrai parcours du combattant.“ Le recours à l'IVG doit être un droit comme un autre”

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