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Europe - Page 68

  • Black Lives Matter : l'hypocrisie du Parlement européen

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    De Gregor Puppinck sur le site de Valeurs Actuelles via Le Salon Beige :

    Black Lives Matter : l’indignation sélective du Parlement européen

    Black Lives Matter : l’indignation sélective du Parlement européen

    Tribune de Gregor Puppinck parue dans Valeurs Actuelles, le 28 juin :

    Le Parlement européen s’est engagé, avec véhémence, contre le racisme et pour le mouvement Black Lives Matter. Sa récente résolution sur les « manifestations contre le racisme après la mort de George Floyd » est un exemple de novlangue, multipliant les condamnations et dénonciations de discriminations structurelles et intersectorielles.

    Le Parlement dénonce le fait que « les Noirs et les personnes de couleur représentent jusqu’à 40 % de la population carcérale, alors qu’ils ne forment que 13 % du total de la population » ou encore que « le taux de mortalité en garde à vue aux États-Unis est six fois plus élevé pour les Noirs que pour les Blancs ». Dans son indignation, il omet toutefois de déplorer une autre statistique ethnique, pourtant enracinée dans l’histoire raciste de l’Amérique : celle de l’avortement. En effet, alors que les femmes noires ne représentent que 13 % de la population, 38 % des avortements visent des Noirs, soit 16 millions de “Black lives” depuis 1973. Selon l’Institut Guttmacher, une femme noire a cinq fois plus de risques de subir un avortement qu’une blanche. Ce n’est pas un hasard : 79 % des cliniques d’avortement du Planning familial sont situées dans les quartiers des minorités.

    Un racisme eugéniste

    Cibler en priorité les faibles d’esprit et les Noirs fut le projet du Planning familial, dès sa fondation par Margaret Sanger, il y a près de cent ans. Elle fut proche du Ku Klux Klan et élabora un “Negro project” pour promouvoir l’avortement des Afro-Américains. Sanger s’inquiétait de voir la société se « soumettre au diktat d’une classe d’êtres humains qui ne cessent de croître et de se reproduire sans cesse, et qui n’auraient jamais dû naître du tout ». Elle y voit un « péril pour les générations futures, sauf s’ils sont empêchés de se reproduire ». Dans l’Amérique des années 1920, comme dans l’Allemagne des années 1930, il s’agissait d’empêcher les “inférieurs” et les “déficients” de procréer, par l’interdiction des mariages mixtes, la stérilisation forcée et l’avortement.

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  • L'Union Européenne aura finalement un autre envoyé spécial pour la liberté religieuse dans le monde

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    De Marco Respinti sur Bitter Winter :

    L'UE aura un autre envoyé spécial pour la liberté religieuse dans le monde

    09/07/2020

    La fonction a été restaurée après que la Commission européenne l'ait démantelé et que beaucoup aient protesté. Bien que son nom soit encore inconnu, le travail du prochain correspondant doit commencer en Chine.

    Les signaux contradictoires en provenance de Bruxelles se poursuivent. Le 8 juillet, la Grecque Margaritis Schinas, vice-présidente de la Commission européenne (CE), a annoncé sur Twitter la décision de la CE de rétablir la fonction d'envoyé spécial pour la promotion de la liberté de religion ou de conviction en dehors de l'Union européenne, afin de montrer "[...] notre détermination à faire respecter les droits de TOUTES les confessions et convictions dans le monde entier.

    La décision est venue de manière tout à fait inattendue. En effet, le 4 juin, la CE avait écrit à la Table ronde internationale des religions à Bruxelles, qui avait soutenu le renouvellement de ce bureau, déclarant que le rôle de l'envoyé spécial serait suspendu et ajoutant vaguement que la même mission serait poursuivie d'autres manières.

    Le bureau de l'envoyé spécial a été créé le 6 mai 2016, conformément à la demande formulée par le Parlement européen dans sa résolution du 4 février 2016 qui visait à répondre aux massacres des minorités religieuses en Irak et en Syrie perpétrés par le groupe terroriste connu sous le nom d'ISIS.

    Ce poste était donc occupé par le Slovaque Ján Figel', qui avait déjà été commissaire européen et ministre des transports dans son propre pays, et qui l'a occupé jusqu'en décembre 2019, date à laquelle son mandat a expiré.

    Immédiatement, des associations et des évêques de la liberté religieuse en Europe - dont le portail d'information multilingue en ligne International Family News, que je dirige, et un groupe d'ONG et de médias pro-droits de l'homme, dont Bitter Winter - ont adressé des pétitions à la présidente de la CE, Ursula von der Leyen, pour demander un nouveau mandat pour Figel'. Mais lorsque la CE a répondu non seulement que le mandat de Figel' ne serait pas confirmé, mais aussi que le bureau de l'envoyé spécial lui-même serait supprimé, beaucoup ont été étonnés. À ce stade, nous avions émis l'hypothèse que la question pourrait avoir un rapport avec l'intention de l'UE d'éviter une confrontation directe avec des pays importants dans le monde dont le bilan en matière de droits de l'homme et de liberté religieuse est très faible.

    L'affaire a toutefois été rouverte lorsque trois importants chefs religieux allemands ont de nouveau fait appel à Mme von der Leyen.

    Maintenant que l'office de l'envoyé spécial a été reconfirmé à la satisfaction de nombreux partisans de la liberté religieuse, quelque peu réconfortés par le commentaire de Schinas selon lequel "la nomination, qui sera bientôt officialisée, montre notre détermination à faire respecter les droits de TOUTES les confessions et croyances dans le monde entier", certains doutes subsistent.

    Tout d'abord, l'office de l'envoyé spécial a été rétabli, mais le nom de l'envoyé spécial est encore inconnu. Toutes les pétitions adressées à Mme von der Leyen avaient demandé le renouvellement du mandat de Figel'.

    Nommer d'autres personnes, aussi qualifiées soient-elles, serait un coup personnel porté à un homme qui a brillamment servi dans ce rôle, malgré les nombreuses limites structurelles de sa fonction, et peut-être un changement subreptice de la politique de la CE à l'égard de la liberté religieuse elle-même. Seul l'avenir nous le dira.

    Sur le plan positif, la nomination d'un envoyé est un signe que l'UE entend prendre au sérieux la liberté religieuse, même en dehors de ses frontières, ou du moins que la Commission estime que les protestations contre l'annulation de la fonction ont été trop nombreuses pour rester sans réponse. L'UE doit maintenant prendre au sérieux toutes les violations de la liberté religieuse dans le monde, à commencer par le pays qui, par sa taille, le nombre de ses citoyens et son bilan catastrophique en matière de droits de l'homme, est le principal coupable dans le monde des violations de la liberté des croyants de toutes confessions : la Chine, qui est trop souvent restée hors du radar de l'UE.

  • Nigeria : "une persécution criminelle"

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    Le Président de la COMECE exprime sa solidarité envers les communautés chrétiennes du Nigeria

    Dans une lettre récente envoyée à la Conférence des évêques catholiques du Nigeria, S.Em. le Card. Jean-Claude Hollerich s.j., Président de la COMECE, a exprimé sa solidarité envers les communautés chrétiennes du pays africain, qui sont « victimes d'attaques continues par des terroristes, des insurgés et des milices qui, dans certains cas, s’apparentent à une véritable persécution criminelle ».

    Dans sa lettre aux évêques nigérians, le cardinal Hollerich assure que la COMECE plaidera pour une intensification de l'assistance et de la coopération de l'UE avec les autorités et les institutions nigérianes, y compris les Églises et les communautés religieuses, afin de combattre la violence et la persécution, et d'améliorer la stabilité et la prospérité du Nigeria.

    En mai 2020 déjà, dans le contexte de la persécution croissante des communautés chrétiennes dans ce pays africain, la COMECE avait appelé l'UE et ses États membres, ainsi que l'ensemble de la communauté internationale, à accroître leurs efforts afin de mettre fin à la violence au Nigeria, de traduire les criminels en justice, de soutenir les victimes et de promouvoir le dialogue et la paix.

    La COMECE a plus spécifiquement exhorté la communauté internationale à utiliser des instruments diplomatiques, politiques et financiers pour aider les autorités nigérianes à mettre un terme la violence, à traduire les criminels en justice, à soutenir les victimes et à inclure pleinement les chrétiens (47% de la population nationale) dans toutes les structures de l'État et à tous les niveaux de l'administration - y compris la police et les forces armées.

    « Mes pensées et mon cœur vont aux nombreux jeunes obligés de quitter le pays à cause de la violence et du manque de perspectives socio-économiques », a déclaré le Président de la COMECE.

    Exprimant sa proximité avec les migrants et leurs familles, avec ceux qui fuient la violence et demandent l'asile, avec les victimes de la traite des êtres humains réduites en esclavage dans nos propres pays et avec toutes les personnes déplacées qui cherchent un lieu de vie plus sûr, le Cardinal Hollerich a rappelé la nécessité de les accueillir, les protéger, les promouvoir et les intégrer.

  • Hongrie : succès spectaculaire de la politique familiale et taux d'avortements en chute libre

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    De Jan Bentz sur International Family News :

    Hongrie: La nation d’Europe la plus favorable à la famille

    Exonération fiscale pour les femmes de quatre enfants ou plus, prêts familiaux et soutien aux grands-parents pour la garde des enfants - l'Ambassadeur Edouard de Habsbourg-Lorraine parle de la politique familiale exceptionnelle de la Hongrie.

    Les succès spectaculaires de sa politique familiale et sa réponse appropriée au déclin de la population sont occultés. Orbán tient pourtant à apporter tout le soutien possible aux jeunes qui ont des enfants ou qui souhaitent fonder une famille. Et il y parvient, bien mieux que les autres gouvernements occidentaux: le gouvernement hongrois est le pays européen qui consacre le plus de ressources proportionnellement aux familles, près de 5% de son PIB.

    iFamNews (IFN) a eu l’occasion de s’entretenir avec l’ambassadeur de Hongrie auprès du Saint-Siège, Edouard de Habsbourg-Lorraine, à propos de la situation actuelle en Hongrie – et de la manière dont Orbán a pu obtenir de tels succès avec ses politiques en faveur de la famille.

    IFN: Avant l’élection d’Orbán, la Hongrie était au bord de l’effondrement démographique. Ses politiques en faveur de la famille ont-elles eu un effet positif?

    Edouard de Habsbourg-Lorraine: Tout d’abord – la crise démographique ne touche pas seulement la Hongrie. Le pape François l’a dit laconiquement devant les ambassadeurs de l’UE: « Gli Europei non fanno piu figli » (« Les Européens ne font plus d’enfants »). La Hongrie n’est active dans ce domaine que depuis quelques années, car un pays sans familles fortes ne fonctionne tout simplement pas. Et les résultats sont absolument spectaculaires. Entre 2010 et 2018, le taux d’avortement a chuté de 33,5%, les mariages ont augmenté de 43% et les divorces ont également chuté de manière significative – de 22,5% entre 2010 et 2017. Et c’était AVANT la nouvelle initiative familiale des deux dernières années. En 2019, il y a eu 84% de mariages en plus par rapport à 2010 en raison de ces nouvelles mesures. Et en 2020, la fécondité, le nombre d’enfants par femme, est de 20% plus élevée qu’en 2010. Oui, vous pouvez changer les choses.

    IFN: La Hongrie est ridiculisée et présentée comme démodée par les médias et les politiciens. Que peuvent apprendre les nations d’Europe et du monde de l’exemple de la Hongrie?

    Comme prévu, les réactions internationales ont été plutôt mitigées. Un ministre suédois a rappelé le Troisième Reich, vraisemblablement en partant de l’hypothèse erronée que les réalisations modernes étaient en train d’être bannies et que les femmes étaient forcées de retourner à la cuisine et d’avoir des enfants. Cela n’a pas de sens: en Hongrie, les femmes ont le choix. Elles peuvent préférer s’épanouir à la maison ou au travail. Les familles sont prises en charge dans les deux cas, y compris les familles avec de nombreux enfants. Mais ce n’est pas le cas dans d’autres pays.

    D’autres pays ont manifesté un grand intérêt pour nos idées et envisagent de prendre des mesures. La ministre Katalin Novák voyage beaucoup et parle de politique familiale. La démographie est l’affaire de tous.

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  • Défis démographiques et développement durable. Un nouveau chapitre pour les politiques familiales en Europe ?

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    Communiqué de presse



    Défis démographiques et développement durable. Un nouveau chapitre pour les politiques familiales en Europe ?

    Bruxelles, le 26 juin 2020
     
    "Les associations familiales ne sont pas un groupe de pression, elles ne sont pas un syndicat, et elles ne sont pas seulement une association de consommateurs ; elles sont avant tout la voix de la famille, la première communauté de base, au service de la société dans son ensemble". Ce furent les mots du Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, lors de l'ouverture du Webinaire sur "Les défis démographiques et le développement durable. Un nouveau chapitre pour les politiques familiales en Europe ?Il a poursuivit en expliquant les raisons de ce Webinaire, qui "intervient à un moment historique, qui nous montre à tous que nous ne pouvons pas négliger les défis démographiques si nous voulons construire un avenir durable".

    Au début de ce mois, la FAFCE avait souligné le fait que "la pandémie actuelle rappelle à tous que le roc de la vie des personnes est au sein de la famille". De même, la Vice-Présidente de la Commission européenne en charge de la démographie, Dubravka Šuica, a déclaré que "cette crise a mis en évidence de nombreuses vulnérabilités, dont certaines liées au profond changement démographique qui affecte déjà nos sociétés et nos communautés à travers l'Europe".

    C'est sur cette base que s'est déroulé le Webinaire de la FAFCE, animé par son Secrétaire Général, Nicola Speranza, à la fin du semestre de la Présidence croate du Conseil de l'UE, qui a placé les défis démographiques parmi ses priorités. Marko Vidakušić, coordinateur de l'équipe "Emploi et Politique Sociale" de la Représentation permanente de la Croatie auprès de l'Union européenne, a donné un aperçu des actions entreprises par le Conseil de l'UE au cours du dernier semestre, en particulier les conclusions du Conseil sur "les défis démographiques - la voie à suivre", invitant les États membres à "promouvoir et mettre l'accent sur des politiques adéquates et coordonnées qui apportent différents types de soutien financier et autre aux familles, en particulier à celles qui élèvent des enfants...".

    Ce Webinaire a également eu lieu une semaine après la publication du rapport très attendu de la Commission européenne sur l'Impact du Changement Démographique. Deša Srsen, membre du cabinet de la Vice-Présidente chargée de la démographie et de la démocratie, a présenté le rapport et a souligné que "ce rapport n'est qu'un point de départ, visant à nous équiper pour faire face au changement démographique".

    Le député européen Marco Zullo, Co-Président de l'Intergroupe sur les Défis démographiques, équilibre famille-travail et transitions des jeunes, a salué l'intérêt porté par les institutions européennes aux questions démographiques et à la famille. "Nous espérons à présent - il a poursuivi - que cet intérêt se traduira par des actions concrètes, par l'attribution de mesures spécifiques allant directement aux familles européennes. Avec l'Intergroupe "Démographie", nous sommes prêts à faire notre part au Parlement européen".

    Le député européen Karlo Ressler, Vice-Président de l'Intergroupe sur les Défis démographiques, équilibre famille-travail et transitions des jeunes, a souligné comment "la pandémie COVID-19 a aggravé les effets démographiques et a fait peser un fardeau supplémentaire sur tous les groupes de la société, y compris les familles, qui se sont à nouveau révélées être un abri fondamental contre la pauvreté et l'exclusion sociale". Il a également proposé des orientations concrètes pour faire face au changement démographique, sur la base de la politique de cohésion, tout en respectant les compétences des États membres.

    Après le Webinaire, Vincenzo Bassi a déclaré que "nous ne devons jamais oublier que l'UE a été construite par des communautés et, en fin de compte, par les familles. Nous avons pu constater aujourd'hui que nous avons des interlocuteurs très positifs au sein des institutions européennes, la Commission européenne travaillant pour la première fois clairement sur les défis démographiques à ses plus hauts niveaux. Nous sommes heureux d'apporter notre contribution avec sérénité et franchise, dans un esprit de service pour le bien commun. Nous suivons avec intérêt la préparation de la Conférence sur l'avenir de l'Europe : il n'y a pas d'avenir sans enfants et il n'y a pas d'enfants sans familles. Il est urgent de rétablir l'équilibre intergénérationnel en Europe. Pour ce faire, nous devons construire un nouveau paradigme pour placer la famille au centre des politiques publiques de long terme en Europe".
     
    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) représente 26 associations locales et nationales: nous sommes la voix des familles d'une perspective catholique au niveau européen. La FAFCE détient un statut participatif auprès du Conseil de l'Europe et fait partie de la plateforme des droits fondamentaux de l'Union européenne.
  • Le catholicisme en tête des appartenances religieuses à Londres

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    De Harriet Sherwood sur le site du Guardian :

    Londres est plus religieuse que le reste de la Grande-Bretagne, selon un rapport
    Près des deux tiers des habitants de la capitale s'identifient comme religieux, contre 53% dans le reste du Royaume-Uni, selon une nouvelle étude

    24 juin 2020

    Un Londonien sur quatre assiste à un service religieux au moins une fois par mois, contre un sur dix en dehors de la capitale. Photographie : Richard Baker/Corbis/Getty
    Londres est plus religieuse et socialement plus conservatrice que le reste de la Grande-Bretagne, confondant les perceptions de la capitale comme étant libérale et laïque, comme le montre la recherche.

    Selon l'enquête, les habitants de la capitale prient davantage et assistent à plus de services religieux que ceux du reste du pays. Elle a également révélé que les Londoniens chrétiens aident davantage leurs voisins que leurs homologues non religieux, qu'ils sont plus susceptibles de faire du bénévolat pour une initiative caritative et qu'ils sont plus enclins à faire des dons de bienfaisance.

    Cependant, une minorité significative se sent marginalisée en raison de sa foi, selon l'étude du groupe de réflexion chrétien Theos. Elle indique : "Il semble parfois qu'il y ait deux villes à Londres : l'une sacrée, l'autre laïque. Certes, il y a une divergence de valeurs considérable".

    La proportion de personnes s'identifiant comme religieuses est de 62% dans la capitale, contre 53% dans le reste de la Grande-Bretagne - un profil susceptible d'être déterminé par l'immigration et les communautés de la diaspora, selon le rapport du think tank, Religious London : Faith in a Global City.

    Un Londonien sur quatre assiste à un service religieux au moins une fois par mois, contre un sur dix en dehors de la capitale ; et 56% des chrétiens de Londres prient régulièrement, contre 32% des chrétiens du reste de la Grande-Bretagne.

    Les Londoniens sont près de deux fois plus nombreux à dire que les relations sexuelles avant le mariage sont au moins parfois mauvaises (24 % contre 13 %), et sont plus nombreux à dire la même chose à propos des relations homosexuelles (29 % contre 23 %). En ce qui concerne le suicide assisté en cas de maladie incurable, 38 % des Londoniens déclarent qu'il est au moins parfois erroné, contre 27 % en dehors de la capitale. Le sondage a été réalisé par Savanta ComRes.

    Dans l'avant-propos du rapport, Elizabeth Oldfield, directrice de Theos, écrit : "Londres est, à merveille, une ville globale, et peut à juste titre prétendre être l'une des plus diverses au monde. Nous ne devrions donc pas être surpris par les conclusions du projet "Londres religieuse" (même si je soupçonne que beaucoup le seront).

    "Nous considérons Londres non seulement comme un centre culturel, politique et économique, mais aussi comme le cœur libéral de l'Angleterre. Dans une ville aussi diversifiée, cependant, il n'y a pas une seule histoire. La vérité est que Londres est compliquée : elle est ... libérale en termes de nombreuses valeurs sociales dans l'ensemble, mais possède également des poches importantes et intenses de traditionalisme qui font que, sur de nombreuses questions dites "morales", Londres est plus conservatrice que d'autres régions du pays".

    Selon le rapport, la plus grande dénomination chrétienne à Londres est le catholicisme (35 % de la population chrétienne), suivi par l'anglicanisme (33 %). Les pentecôtistes (7 %) et les chrétiens orthodoxes (6 %) ont une présence plus importante qu'en dehors de la capitale.

    Le rapport a constaté une présence religieuse non chrétienne plus importante à Londres qu'ailleurs, un cinquième de la population londonienne s'identifiant à une religion non chrétienne, contre 7 % dans le reste de la Grande-Bretagne.

    Environ un Londonien sur dix s'identifie comme musulman, contre moins de 2 % en dehors de la capitale, et "tous les groupes religieux non chrétiens ont des concentrations de population à Londres, ce qui confirme son statut de ville-accès".

  • A quel jeu joue Erdogan ?

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    D'Adelaïde Patrignani sur Vatican News :

    Les paradoxes de l'expansionisme de Recep Tayip Erdogan

    Irak, Syrie, Libye, Méditerranée: la Turquie ne cesse d’avancer ses pions au Moyen-Orient et au-delà, semblant vouloir s’imposer comme un acteur incontournable auprès de ses voisins et des pays occidentaux. Cette stratégie conquérante n’est pas nouvelle, et se fonde sur plusieurs ambiguïtés. Mais la fragilité de la situation interne n’est pas sans risque pour le président turc Erdogan. Éclairage.

    La tension est montée d’un cran ces derniers jours entre la France et la Turquie. Les relations se sont envenimées en raison de désaccords sur la Libye et d’un incident maritime impliquant les deux pays en Méditerranée, le 10 juin dernier. Mardi 23 juin, Ankara a accusé Paris de «jouer à un jeu dangereux» en Libye en appuyant les forces opposées au gouvernement de Tripoli: le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères a ainsi retourné la formule utilisée la veille par le président Emmanuel Macron en parlant de la Turquie. Une escalade verbale à comprendre dans le cadre plus large de la stratégie expansionniste du président Recep Tayyip Erdogan.

    Une puissance militaire

    Celui-ci ne cesse en effet d’avancer ses pions au Moyen-Orient et au-delà. Aujourd’hui la Turquie est engagée militairement en Syrie, omniprésente auprès du Gouvernement d'union libyen (GNA), elle fait pression sur l’Europe avec des chantages liés aux flux de migrants, elle a déployé des troupes spéciales au nord de l’Irak le 17 juin dernier, avec opération baptisée “Griffes du tigre”.

    Actuellement, les soldats turcs sont présents dans 9 pays. Ce déploiement à l’étranger n’est pas nouveau – que l’on pense au cas de Chypre, où les troupes turques ont commencé à installer dans les années 1960, ou aux interventions turques dans le Kurdistan irakien, régulières depuis les années 1990 -, mais ses modalités ne sont pas les mêmes que dans le passé.

    «Aujourd’hui la Turquie bénéficie d’une puissance de frappe qui est différente», notamment grâce aux drones «qui lui donnent un avantage militaire stratégique», explique Guillaume Perrier, journaliste et grand reporter, correspondant du Monde en Turquie et au Moyen-Orient pendant 10 ans, auteur du livre «Dans la tête d'Erdogan» paru chez Actes Sud. Cet atout lui donne la capacité de «battre la rébellion kurde dans le Nord de la Syrie et le Nord de l’Irak».

    Un seul allié, le Qatar

    La Turquie semble profiter d’un recul de l’engagement américain au Moyen-Orient et en Libye, d’un affaiblissement des pays européens, et ce sont donc «Poutine et Erdogan qui tirent leur épingle du jeu», estime Guillaume Perrier.

    Le journaliste relève qu’«Ankara est déjà extrêmement isolée», son seul véritable allié stratégique étant le Qatar. Mais le président Erdogan «a bien compris quelles étaient les faiblesses de ses adversaires», notamment côté européen. Il n’hésite pas à mener un jeu ambigu, comme au Moyen-Orient où il se pose «en rempart des groupes jihadistes, tout en soutenant les groupes jihadistes».

    Ainsi, non sans ruse, «la Turquie parvient à faire avancer ses pions et à imposer sa vision de la région», souligne Guillaume Perrier.  

    La menace interne

    L’épineuse question de l’OTAN révèle un autre paradoxe. Membre historique de l’Alliance Atlantique, la Turquie se retrouve membre d’une organisation traversant actuellement «une crise d’identité». Erdogan en est conscient, tout comme il sait qu’aucun pays membre ne souhaite voir la Turquie quitter l’OTAN – au risque d’une alliance bien plus étroite d’Ankara avec Moscou. Actuellement, l’OTAN lui «sert à négocier avec les pays occidentaux», mais le président Erdogan sait aussi la brandir «comme un repoussoir et comme un moyen d’unifier sa population contre les prétendues visées occidentales sur la Turquie».

    La population turque, pâtissant de plus en plus des effets d’une longue crise économique, pourrait en effet menacer la stratégie expansionniste de son chef d’État. Guillaume Perrier l’affirme, le principal obstacle «est d’abord la situation interne». Derrière une façade de rayonnement politique, le régime présidentiel autoritaire muselle l’opposition et ne brille pas sur le plan économique. Ce «modèle aujourd’hui ne fait plus illusion». Le «discours conquérant» peine bel et bien à masquer «une réalité qui contredit la vision» idéale d’Erdogan pour son pays. Et qui pourrait transformer en chaos ses rêves de grandeur. 

    Entretien avec Guillaume Perrier
  • Covid-19 : un moine témoigne

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    De la solitude du monastère et de sa vie contemplative, le P. Santiago Cantera, prieur de la célèbre Abbaye bénédictine espagnole de la Vallée de « Los Caídos » analyse avec une vision de foi ce qu’a été jusqu’à présent la pandémie et les conséquences qu’elle peut avoir dans l’avenir.

    Interview  par Javier Navascués  publiée sur le portail espagnol Infocatolica et en traduction par Carlota le 17 juin sur le site web « Benoît et moi » :

    Question: La pandémie a aussi touché votre communauté, – plusieurs frères malades, l’un d’entre eux s’est trouvé dans un état grave. Nous avons prié pour lui.

    Réponse: Merci beaucoup pour vos prières. Indubitablement, nous sommes presque tous passés par la maladie, avec à l’origine un moine qui a été contaminé dans un hôpital et qui a ramené le virus au monastère. Grâce à Dieu, nous nous en sommes sortis et nous avons gardé des anticorps, mais il y a eu un autre moine qui s’est trouvé dans un état très grave et heureusement, il va beaucoup mieux et le pronostic est bon.

    Cela a été une expérience dure pour tous mais en même temps enrichissante en de nombreux aspects : l’isolement, dans la cellule, pour ceux qui ont dû le garder durant plusieurs semaines, nous a aidé à vivre pendant un temps comme des moins « reclus » ou des ermites, et cela a permis aux moines qui ont soigné les autres de s’orienter d’une manière exemplaire vers l’exercice de la charité fraternelle.  Cela nous a permis d’expérimenter la faiblesse de la condition humaine face à une épidémie et nous l’avons accueillie comme une épreuve dans laquelle nous nous sommes fortifiés spirituellement, en la vivant comme une preuve de l’amour de Dieu au milieu de la souffrance.

    Un moine de la clôture n’est pas affecté par le confinement mais il l’est par la douleur de l’humanité

    C’est cela, effectivement. L’expérience du confinement est très monastique car le moine cherche la retraite pour la rencontre avec Dieu. Mais comme disait un auteur de l’Antiquité Évagre le Pontique (vers 346-399) : « Un moine est celui qui, à l’écart de tous, est uni à tous ». Le moine, dans sa relation intime avec Dieu, amène devant Lui, au moyen de ses prières et de ses sacrifices, les besoins et les souffrances de toute l’humanité, il demande pardon pour ses péchés et il lui demande de déverser son amour sur tous les hommes, tant sur ceux qui l’aiment que sur ceux qui ne l’aiment pas. Nous pouvons dire que le coronavirus nous a fait mal aussi à nous les moines, non seulement quand nous en avons souffert au niveau personnel et communautaire, mais aussi avant et après la maladie, parce que nous souhaitons le bien des autres. À ce moment-là nous avons fait des demandes spéciales pour la fin de la pandémie durant la Sainte Messe et au cours de la prière, nous avons ajouté la récitation communautaire du Saint Rosaire avec cette intention particulière et nous avons essayé d’aider et d’offrir nos services dès que nous en avons eu la possibilité aux institutions qui pouvaient en avoir besoin. 

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  • Quand l'Irlande tourne le dos à son identité catholique

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    De Paolo Gulisano sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le gouvernement de la nouvelle Irlande post-chrétienne est né

    19-06-2020

    Quatre mois après les élections irlandaises, les anciens rivaux Fianna Fail et Fine Gael ont formé un nouveau gouvernement (avec l'aide des Verts). Le Sinn Fein, qui avait recueilli plus de voix., se retrouve à l'extérieur. Expansion de l'avortement, du gender et de la Pma sont au programme de l'exécutif, qui repose sur deux partis officiellement de centre-droit mais qui ne soutiennent plus une seule valeur catholique.

    Quatre mois après les élections générales, la République d'Irlande a un nouveau gouvernement. Le résultat du vote a été un choc pour le pays, vu la victoire inattendue du Sinn Fein qui avait atteint son sommet historique. Proche de la formation politique historique républicaine et indépendantiste, les deux partis qui constituent un bipolarisme de plus en plus imparfait sur la scène politique de l'île : le Fianna Fail et le Fine Gael.

    Ces deux partis, toujours opposés et alternatifs, représentent depuis des décennies deux âmes et deux traditions du pays : d'une part le Fine Gael, héritier de la politique qui a conduit il y a un siècle au compromis avec l'Angleterre et donc à la division de l'île, avec la fondation de l'entité administrative appelée "Irlande du Nord", fondée sur des bases sectaires anti-catholiques ; et d'autre part le Fianna Fail fondé par Eamonn de Valera et d'autres héros de la guerre d'indépendance, qui en 1921 s'étaient opposés à la signature du traité. Ces oppositions ont également conduit à la guerre civile, avec des deuils et des tragédies qui ont profondément marqué la vie des Irlandais, laissant un triste héritage qui a duré de nombreuses années.

    À cette époque, le Sinn Fein, après avoir été le Parti de l'indépendance unifiée, avait connu un déclin politique, cédant la place au Fine Gael et au Fianna Fail. La formation républicaine a continué à faire l'objet d'un certain consensus, principalement en Irlande du Nord, où elle a longtemps été le point de référence politique pour la minorité catholique de la province. Mais ces dernières années, le parti a également trouvé de plus en plus de consensus dans les comtés de la République, grâce à une proposition politique très attentive aux groupes sociaux les plus défavorisés, et dès février, il avait fait mouche.

    De leur côté, le Fianna Fail et le Fine Gael, tous deux battus aux élections, ont trouvé un accord sans précédent, afin de faire front commun contre le Sinn Fein. Mais pour former un gouvernement de large consensus, les résultats n'étaient pas au rendez-vous, et après d'épuisantes négociations, dans un climat social et politique paralysé par l'urgence du Coronavirus, les deux parties ont réussi à convaincre le petit groupe de parlementaires verts de voter pour le nouvel exécutif.

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  • Déchaînement anticatholique en Espagne

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    D'Andrea Zambrano sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    La façon dont, en Espagne, le gouvernement rouge persécute les catholiques

    19-06-2020

    "Des églises brûlées et un plan systématique d'expulsion de la foi de la vie publique : ainsi le gouvernement Podemos-Psoe fait-il de l'Espagne un lieu de martyre pour les catholiques". La Nuova Bussola Quotidiana s'entretient avec Maria Garcia, présidente de l'Observatoire de la liberté religieuse. "L'Eglise ne veut pas de conflit, elle craint la fermeture des écoles, mais l'accord gouvernemental prévoit des modifications de la liberté de l'Eglise". Anarchistes, communistes, satanistes et activistes d'extrême gauche pointés par les catholiques. Dénoncer ? "Oui, mais avec la police qui interrompt les messes, comment pouvons-nous nous sentir protégés ?".

    "L'Europe est devenue une terre de martyre pour les chrétiens et l'Espagne est l'un des avant-postes de cette persécution croissante". Il ne s'agit pas - pour l'instant - de faire le deuil de vies humaines, mais le martyre des catholiques est posé sous la forme d'un témoignage en termes de liberté d'opinion de plus en plus limitée et de sécurité des lieux de culte mise en danger. Et la pandémie a accru ces restrictions à la liberté.

    Lorsque l'Observatoire pour la liberté religieuse en Espagne a documenté que les cas contre les catholiques ont augmenté même par rapport à 2018, on a réalisé que l'alarme n'est pas un croquemitaine injustifié, d'autant plus qu'il y a trois partis au gouvernement, Podemos, Psoe et Izquierda Unida, qui montrent une attitude de "laïcité belligérante" contre l'Église et les catholiques.

    Maria Garcia préside l'Observatoire qui depuis 14 ans documente et sensibilise sur toutes les formes de persécution subies par les catholiques espagnols. Elle nous avertit tout d'abord, nous les Italiens, que nous n'avons même pas d'observatoire, mais nous commençons à voir plusieurs cas de liberté de culte limitée : "Cela vous arrive à vous aussi, les avertissements ont été vus avec la messe interrompue pendant le confinement".

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  • Le déclin démographique en Europe et ses conséquences

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    De Philippe Oswald sur "La sélection du jour" :

    L’UE se préoccupe enfin -mais à sa façon- de la chute démographique des pays européens

    18 juin 2020

    La Commission Européenne a adopté le 17 juin un rapport sur le déclin démographique en Europe et sur ses conséquences, mises en évidence, selon elle, par la crise sanitaire – mais, à notre avis, bien d’avantage par la crise identitaire. « La crise [de la Covid-19] a révélé au grand jour de nombreuses vulnérabilités, dont certaines sont liées au profond changement démographique que subissent déjà nos sociétés et communautés d'un bout à l'autre de l'Europe » a déclaré Dubravka Šuica, vice-présidente de la Commission européenne en charge de la Démographie et de la Démocratie, en présentant ce rapport. « Il est essentiel de faire face au changement démographique pour construire une société plus juste et plus résiliente » a-t-elle conclu en citant « la manière dont nous concevrons les soins de santé, les systèmes de protection sociale, les budgets publics et la vie publique dans les décennies à venir. » Si l’on peut douter que la « résilience » soit le meilleur moyen de faire face aux lourdes conséquences économiques, sociales et politiques du déclin démographique, on relève que ce rapport inaugure la création par la Commission d’un portefeuille « pour répondre au défi du changement démographique dans toute sa complexité à travers l'UE ». C’est une première.

    La situation est en effet critique. En 2018 et en 2019, les pays de l’Union Européenne ont enregistré plus de décès que de naissances. Tous sont en deçà du seuil de renouvellement des générations : 2,1 (c’est-à-dire 210 enfants pour 100 femmes en âge de procréer), le taux de natalité stagnant ou étant inférieur à 1,3 dans certains pays (Italie, Grèce, Espagne). Ceux qui, comme la France, l’Irlande, la Suède, le Danemark voient encore leur population augmenter, le doivent à l’immigration dont les instances de l’UE finiront peut-être par admettre un jour les problèmes sociaux, économiques et politiques qu’elle soulève. Au total, sur la pente actuelle, le nombre d’Européens, estimé aujourd’hui à 447 millions d’habitants (sans la Grande-Bretagne), devrait tomber à 424 millions en 2070 – soit un recul de 5% en un demi-siècle. Si l’ensemble du continent est touché par « l’hiver démographique » contre lequel mettait déjà en garde Alfred Sauvy il y a un demi-siècle, les pays les plus frappés par la dénatalité, le vieillissement et le déclin de la population, sont ceux de l’Est (Bulgarie, Roumanie, Hongrie, pays Baltes) et du Sud (Italie, Grèce, Espagne). Dans ces pays, le dépeuplement est accéléré par le départ des jeunes qui émigrent vers l’Europe de l’Ouest ou du Nord pour trouver du travail.

    Dans 50 ans, estiment les auteurs du rapport, l’UE aura perdu environ 18% de sa population active et le marché européen sera confronté à un déficit de main-d’œuvre de 12%. Pour y remédier, ils appellent à développer l’emploi des femmes (mais est-ce vraiment le meilleur moyen de relancer la natalité ?) et la formation des personnes peu qualifiées, ainsi qu’à favoriser le maintien au travail des personnes de plus de 55 ans. Mais ils restent d’une grande discrétion sur le recours à la main-d’œuvre immigrée. Interrogée à ce sujet par Le Figaro (17 juin), Dubravka Šuica répond : « Il sera sans doute nécessaire de faire appel à des travailleurs qualifiés par le biais de l’immigration extra-européenne légale. Je sais bien que la montée du populisme a été favorisée par les peurs liées à l’immigration, mais je ne crois pas que la fermeture des frontières soit une solution à nos problèmes. » Manifestement, le « logiciel » étroitement économique de la Commission européenne et ses œillères multiculturalistes ne lui permettent pas d’intégrer les deux problèmes majeurs qui se posent aujourd’hui aux pays occidentaux : la dénatalité et l’immigration. Il reviendra donc aux Etats d’y faire face – comme l’ont déjà entrepris deux « bêtes noires » de la Commission : la Pologne et la Hongrie.

    Philippe Oswald