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Europe - Page 66

  • Liberté des cultes et confinement sanitaire anti-covid : la colère de l'Église catholique après la jauge fixée par Macron

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    L'épiscopat catholique a interpellé dès mardi soir le chef de l'État jugeant « irrespectueuse » la limite fixée à 30 personnes pour les messes, en lui demandant de «réviser» cette mesure. Lu cet article de Jean-Marie Guénois, rédacteur en chef du « Figaro » : 

    Plutôt bien disposée avant l'intervention du président de la République, mardi soir, l'Église catholique a très vite laissé exploser sa colère après l'intervention d'Emmanuel Macron par un communiqué de la Conférence des évêques où l'Église s'est dit « à la fois déçue et surprise » car, assure-t-elle, « 30 personnes par célébration », signifie que « les catholiques n'ont pas été entendus ».

    À LIRE AUSSI :Déconfinement : réouverture des commerces ce week-end, retour du couvre-feu le 15 décembre, exception pour Noël... Ce qu'a annoncé Macron

    Dès mardi soir, indique le communiqué, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques, - assistés du pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France et du métropolite Orthodoxe Mgr Emmanuel – ont donc immédiatement « interpellé le Président de la République pour demander que soit révisée cette mesure » car « cette mesure irréaliste et inapplicable est tout à fait irrespectueuse de la réalité de la pratique religieuse des catholiques. »

    Le document de l'épiscopat s'insurge également du fait que « cette annonce n'est pas du tout conforme aux discussions qui ont eu lieu ces dernières semaines avec les ministres concernés » où l'Église catholique avait proposé «un protocole avec un espace de 4 m2 autour de chaque fidèle et une occupation partielle de l'église au 1/3 de la capacité habituelle ».

    À LIRE AUSSI :Interdiction des messes: recours et manifestations se multiplient

    Autre grief : « les catholiques sont conscients des enjeux sanitaires et sont capables de faire preuve d'une totale responsabilité dans l'application des règles de protection. La mesure annoncée paraît ignorer ce sens des responsabilités dont ils ont déjà su faire preuve depuis le début de l'épidémie. »

    Le secrétaire général de l'épiscopat, le père Hugues de Woillemont, a confirmé au Figaro que « le protocole avancé par l'Église catholique restreignait déjà à un tiers de la capacité des églises, ce qui montrait là notre fort engagement de responsabilité sans compter toutes les autres mesures sanitaires très strictes. Mais comment limiter un office de la même façon à 30 personnes, dans une petite église rurale et dans une grande cathédrale ? C'est tout à fait incompréhensible ! Et tous les évêques et tous les fidèles ne comprennent pas. Les évêques ont été immédiatement prévenus de notre réaction et nous allons, dès mercredi matin, voir avec eux les décisions que nous allons prendre ».

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  • Hongrie : "la mère est une femme, le père est un homme"; émoi européen

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    En Hongrie, « la mère est une femme, le père est un homme », l’Europe s’inquiète

    13 novembre 2020

    Le gouvernement hongrois a déposé mardi un projet d’amendement pour inscrire dans sa constitution que « la base de la relation familiale est le mariage ou la relation parent-enfant » et que « la mère est une femme, le père est un homme ». Le texte proposé a été soumis au Parlement par la ministre de la Justice, Judit Varga. Il indique que « la Hongrie protège le droit des enfants à s’identifier en fonction de leur sexe », défini comme étant uniquement celui de la naissance. « L’éducation est assurée conformément aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle de la Hongrie et la culture chrétienne », ajoute le texte, précisant qu’il est nécessaire de protéger les enfants « des nouvelles tendances idéologiques modernes du monde occidental […] qui menacent le droit des enfants à un développement sain ». L’idéologie LGBT est directement visée par ces derniers mots, qui « rendraient les programmes de sensibilisation LGBTQI à l’école impossibles ».

    Un autre texte est actuellement en discussion, également soumis au Parlement mardi : il stipule que « seuls les couples mariés pourraient adopter des enfants » et que « les célibataires devront demander l’autorisation spéciale du ministre chargé des Affaires familiales ». L’objectif semble être de freiner la possibilité, pour les homosexuels, d’adopter en tant que célibataires. En mai dernier la Hongrie a également interdit la possibilité de changer de sexe à l’état-civil (cf. En Hongrie, inscription à l’état civil du « sexe biologique basé sur la naissance et le génome »).

    La Commission Européenne à l’Egalité a indiqué « suivre » avec attention ces projets de loi hongrois. L’Estonie est également surveillée, depuis que son gouvernement a annoncé l’organisation d’un référendum en 2021 dont le but est de définir, dans la Constitution, le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Quant à la Pologne, la Commission Européenne a déjà commencé à refuser des subventions à certaines municipalités qui avaient décrété des « zones sans idéologie LGBT ». Jugeant la situation « inquiétante », Bruxelles a présenté jeudi un plan  « destiné à lutter contre les discriminations et la haine envers les personnes LGBT et à renforcer les droits des couples homoparentaux ». Ce plan de la Commission propose :

    • « une reconnaissance mutuelle entre Etats membres des droits parentaux des couples de même sexe », qui nécessiterait, pour exister, l’unanimité des Etats membres,
    • un renforcement de la « lutte contre les discours et les crimes ou délits anti-LGBT », qui « pourrait ensuite déboucher sur une obligation pour les Etats membres de punir ces infractions », et
    • une condamnation des « thérapies de conversion ».

     

    Sources : Libération, Marlène Thomas (11/11/2020) ; Le Monde (11/11/2020) ; RTBF (12/11/2020)

  • La famille est le cœur de la relance post-pandémie

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    COMMUNIQUE de PRESSE

    Résolution du Conseil de Présidence de la FAFCE

    La famille est le cœur de la relance post-pandémie 

    Bruxelles, le 12 novembre 2020

    La FAFCE a tenu mardi son Conseil de Présidence biannuel, rassemblant des représentants d’associations membres de toute l'Europe.

    Partageant la même préoccupation pour l'avenir de l'Europe après la pandémie, les membres de la FAFCE ont adopté une résolution sur "La famille est le cœur de la reprise post-pandémique", réitérant leur appel à adopter "un nouveau paradigme pour mettre la famille et les associations familiales au centre des politiques de long-terme en Europe". Le Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, a déclaré que "cette résolution pourrait être un Manifeste de ce temps. Nous poursuivrons notre travail pour convaincre les institutions européennes et les gouvernements nationaux de la nécessité d'utiliser le plan de relance et le budget de l'UE pour des politiques démographiques et familiales".

    De fait, cette résolution ne pouvait pas tomber à un meilleur moment, puisque plus tôt dans la journée le Conseil de l'UE venait tout juste de trouver un accord avec le Parlement européen sur le prochain budget à long terme de l'UE et l'instrument de relance "Next Generation EU".

    La résolution du Conseil de Présidence souligne que "les politiques d'urgence sont cruciales pour éviter l'appauvrissement des familles et constituent la juste reconnaissance de leur engagement durant la pandémie". De même, les membres de la FAFCE ont spécifiquement appelé "tous les États membres de l'Union européenne à d’urgence inclure des politiques démographiques et familiales dans le fonds de relance de l'UE afin de garantir un avenir durable pour l'Europe".

    Vincenzo Bassi a déclaré : "Par cette résolution, nous souhaitons également adresser un message aux institutions européennes, au moment même où celles-ci annoncent leur accord sur le budget de l'UE et sur le « Next Generation UE » : nous souhaitons que ces fonds soient utilisés comme un investissement pour une Europe résiliente. Cela signifie investir dans des politiques démographiques pour assurer un équilibre intergénérationnel. Sinon il s’agira d'une dette supplémentaire sur les épaules de nos enfants. Nous devons investir pour la prochaine génération, et non à ses dépens. Il est temps de donner confiance aux familles et de reconnaître leur rôle fondamental pour nos communautés".

    Lors de ce Conseil de Présidence, qui s'est déroulé en ligne en raison des restrictions sanitaires dans plusieurs pays européens, la Fédération a eu le plaisir d'échanger sur ses activités et d'accueillir deux nouveaux membres observateurs, le Human Dignity Center (Hongrie) et la Life Network Foundation (Malte).

    Lire la Résolution

    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) représente 26 associations locales et nationales: nous sommes la voix des familles d'une perspective catholique au niveau européen. La FAFCE détient un statut participatif auprès du Conseil de l'Europe et fait partie de la plateforme des droits fondamentaux de l'Union européenne.

  • Ce n'est pas l'islam qu'il faut craindre

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    Lu sur Kathnet (Peter Winemöller):

    Pas de crainte de l'Islam

    9 novembre 2020

    Il n'avait pas peur d'un islam fort, il avait peur d'un christianisme faible, c'est pourquoi le regretté journaliste Peter Scholl-Latour ne se lassait jamais de le souligner

    Il ne s'agit pas de dénigrer. Depuis le 11 septembre 2000, le monde occidental est en conflit permanent avec les parties belligérantes du monde islamique, qui a maintenant aussi trouvé ses bases en Europe. Le conflit Est-Ouest des années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, avec son ordre mondial bilatéral armé d'armes nucléaires, avait tenu le monde entier en haleine. Tous les autres conflits étaient devenus des guerres par procuration pour les superpuissances. La disparition des systèmes communistes de la sphère soviétique russe a mis en lumière le caractère dramatique et réel de ces conflits. Le 9.11.1989 a fait coïncider l'Est avec le Mur de Berlin. L'Europe est libre depuis 31 ans. Mais la liberté a ses pièges et ses graves défauts.

    Si nous pensions encore que les dix premières années après la chute du bloc de l'Est et la libération des États opprimés du pacte de Varsovie étaient arrivées à un nouvel ordre de paix mondial, c'est au plus tard avec l'attaque des tours jumelles que s'est manifestée la voie empruntée par le monde. Même alors, un coup d'œil à l'Évangile aurait pu montrer qu'une telle paix dans le monde ne pouvait pas exister. Du conflit Est-Ouest, à l'aspect presque confortable, avec sa propagande chorégraphiée, ses débats sur l'armement et le désarmement au loin et à la télévision, nous sommes aujourd'hui passés dans un monde de conflits à notre porte.

    Il s'agit essentiellement de la lutte du Moyen-Orient dominé par l'Islam contre l'ancien (!) Occident chrétien décadent. Il serait inutile de discuter ici de toute l'ampleur politique de ce faisceau de conflits. Car cela aussi est un fait. Il y a certainement des forces dans le monde islamique qui sont plus proches de l'Occident que des islamistes en guerre. D'autres utilisent leur pouvoir économique pour financer et contrôler sournoisement des conflits armés.

    En dehors de la lutte politique, il y a surtout une lutte spirituelle.

    Il n'avait pas peur d'un islam fort, il avait peur d'un christianisme faible; ainsi ne se lassait pas de le souligner le regretté journaliste Peter Scholl-Latour. Le christianisme est faible. Il est si faible qu'il est à peine capable de trouver un langage approprié pour répondre à la terreur en France et en Autriche. Dans un effort pour être extrêmement politiquement correct, on évite tout ce qui pourrait faire comprendre aux gens que ce qui s'est passé là-bas a quelque chose à voir avec l'Islam.

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  • Attentats : c'est le christianisme qui est visé en tant que tel; interview de Rémi Brague sur la Bussola

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    De la Nuova Bussola Quotidiana :

    INTERVIEW DE REMI BRAGUE

    "Les chrétiens attaqués, le schéma directeur de l'Islam primitif".

    9-11-2020

    "C'est le christianisme qui est visé en tant que tel. Les terroristes se sentent les protagonistes d'un Islam primitif, celui de Mahomet et des premiers califes : une période où le sang coulait à flot. Mais les musulmans considèrent que l'Europe est plus chrétienne qu'elle ne se reconnaît elle-même". La Bussola en dialogue avec l'islamologue Rémi Brague : "L'Islam est avant tout un projet législatif, son objectif est de faire en sorte que la loi islamique (la Charia) entre en vigueur dans le monde entier". "Personne n'est solidaire des chrétiens lorsqu'ils sont attaqués". "L'Occident fou n'est sauvé que s'il accepte la réalité et reconnaît qu'il y a du bon en lui".

    "Il devient de plus en plus difficile de prétendre que ces attaques, au nom d'Allah, n'ont rien à voir avec l'Islam, comme certains ne cessent de le répéter. C'est en fait le christianisme qui est visé en tant que tel". Dans cet entretien avec Rémi Brague, professeur émérite de philosophie arabe médiévale à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et titulaire de la chaire Romano Guardini à l'Université Ludwig Maximilian de Munich, la NBQ tente de définir le cadre de ce moment historique.

    L'Europe est soumise à l'islam et prise au piège de l'islamophobie. La France et l'Autriche ont été ciblées en tant que nations chrétiennes même si personne ne l'admet et qu'on parle encore de "fanatisme". Vivons-nous une crise de transmission de notre héritage ?

    Il devient de plus en plus difficile de prétendre que ces attaques, au nom d'Allah, n'ont rien à voir avec l'Islam, comme certains continuent à le répéter. C'est en fait le christianisme qui est visé en tant que tel. Le meurtre du père Hamel, les trois personnes massacrées à Nice, coupables d'être dans une église catholique, n'en sont que quelques exemples. Effectivement, les terroristes se sentent les protagonistes d'un Islam non moins authentique que celui des intellectuels musulmans vivant en Occident.

    Dans quel sens ?

    Quelque chose de plus proche encore de l'islam primitif, celui de Mahomet et des premiers califes : une période où le sang coulait à flot. Les musulmans considèrent que l'Europe est plus chrétienne qu'elle ne se reconnaît elle-même. Il y a un juif pratiquant qui vit à New York, l'avocat Joseph H. Weiler, qui a écrit - en italien, entre autres - une excellente brochure pour manifester et défendre l'identité chrétienne de l'Europe. Si un juif écrit à ce sujet, il est peut-être temps pour les chrétiens, ou les anciens chrétiens, d'accepter la leçon.

    L'Islam est un projet politique avant d'être une religion. La classe politique est-elle ignorante ou fait-elle semblant d'être ignorante ?

    L'Islam n'est pas seulement un projet politique. Il s'agit avant tout d'un projet législatif. Son objectif est de faire en sorte que la loi islamique (la charia) entre en vigueur dans le monde entier. La domination politique n'est qu'un moyen d'y parvenir. En vertu du "principe de charité", je préfère penser que nos dirigeants sont ignorants de l'ignorance passive et invisible. Mais cette ignorance est de moins en moins excusable.

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  • Un Munich de chaque instant

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    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour :

    5 novembre 2020

    La cohésion européenne à l’épreuve de la Turquie

    « Nous avons franchi avec la Turquie un palier inadmissible », a affirmé le 4 novembre le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, en réponse aux questions des sénateurs sur les tensions diplomatiques avec ce pays. « Nous attendons de la Turquie, qu’elle cesse son comportement belliqueux dans le voisinage européen » (en Syrie, en Méditerranée orientale, en Libye, au Haut-Karabagh) et que son président arrête de menacer la France et d’insulter son président, a précisé Jean-Yves Le Drian. Et le ministre d’évoquer le Conseil européen de décembre pour lequel, a-t-il dit, « toutes les options sont sur la table » s’agissant des relations de l’UE avec la Turquie. Toutes les options, y compris celle du profil bas ?

    Le contentieux avec la Turquie est redoutable pour l’unité de l’UE et pour la crédibilité de la France. Celle-ci est devenue la cible principale d’Erdogan, après s’être retrouvée bien seule pour soutenir la Grèce contre les incursions et les activités de forage turques dans ses eaux territoriales, en déployant des navires de guerre et des avions de combat dans la région. Pour avoir défendu le droit de publier des caricatures lors de l'hommage à Samuel Paty, l’enseignant décapité, Emmanuel Macron a été accusé d’« islamophobie » par le président turc qui en a rajouté en estimant qu'Emmanuel Macron devait « faire des examens de santé mentale » et en appelant tous les musulmans à boycotter les produits français. L’annonce par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le 2 novembre, de la dissolution du groupe ultranationaliste turc « Les Loups gris » après des attaques de Turcs (ils sont 700 000 en France) contre des Arméniens près de Lyon et de Vienne, a ravivé les tensions. Ankara a crié à la « provocation » et annoncé qu’il répliquerait « de la plus ferme des manières ».

    Du côté de l’UE, on se hâte lentement vers la fermeté. Les dirigeants de l'UE ont condamné jeudi 29 octobre les provocations et la rhétorique « totalement inacceptables » d'Ankara à l'encontre de la France, mais ne décideront aucune mesure avant leur sommet en décembre, a annoncé le président du Conseil, Charles Michel. Dans une langue toute diplomatique, il a indiqué que l'UE avait décidé de « travailler sur deux pistes : une piste positive et une piste moins positive... Jusqu'à présent la Turquie n'a pas choisi la voie positive (sic). Nous aurons l'occasion de revenir sur ce sujet en décembre », s’est-il hâté de conclure. Pas de quoi faire trembler Erdogan !

    « Si Ankara poursuit ses actions illégales, nous utiliserons tous les instruments à notre disposition », avait averti Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Mais son pays, l’Allemagne, qui accueille 4 millions de Turcs sur son territoire, est le plus tiède des 27. La chancelière Angela Merkel ne veut pas subir les contre-coups de réactions un peu vigoureuses des Européens. Engagée dans une perpétuelle médiation avec le président turc, elle bloque les demandes de sanction des autres États membres. Parmi ces membres de l’UE, outre l’Allemagne, plusieurs ont des intérêts économiques avec la Turquie : commerce, investissement, services bancaires mais aussi ventes d'armes : la Grèce a demandé à l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie de suspendre les licences accordées à la Turquie. Enfin, à des degrés divers, les pays européens subissent le chantage migratoire pratiqué sans vergogne par le président turc qui menace de dénoncer l’accord sur les réfugiés négocié en 2016 directement par Merkel au nom de l’UE avec Erdogan. Cette menace est assortie d’allusions à de possibles attentats islamiques : le 22 mars 2017, Recep Tayyip Erdogan avait carrément déclaré qu'aucun Européen ne pourrait plus « faire un pas dans la rue en sécurité » si l'Union européenne (UE) maintenait envers la Turquie une attitude hostile.

    « Ce n'est pas une question uniquement grecque, chypriote ou française, c'est une question européenne qui est sur la table. C'est pourquoi nous devons, tous ensemble, répondre à ces attaques contre l'Union européenne », insiste le leader du Parti Populaire Européen (PPE), Manfred Weber. Parmi les députés européens qui s’indignent de la passivité de l’UE et osent « mettre les pieds dans le plat », François-Xavier Bellamy (PPE) : « Erdogan frappe toujours l'Arménie, et fait de nombreuses victimes. Il menace encore la Grèce et Chypre. Il reproche maintenant à nos pays de vouloir lutter contre le terrorisme islamiste... Et le Conseil européen n’ose même pas parler de sanctions. C’est un Munich de chaque jour. » (Son intervention 21 octobre au Parlement européen) Munich ? « La politique de l’apaisement revient à nourrir un crocodile en espérant qu’il vous mangera en dernier » avait alors prévenu Churchill.

  • Attentat à Vienne, l'islamisme à l'assaut de l'Europe

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    De Roberto Cascioli sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Attentat à Vienne, l'islamisme à l'assaut de l'Europe

    3-11-2020

    Quatre personnes sont mortes (dont un terroriste) et 15 ont été gravement blessées dans le terrible attentat terroriste qui a choqué le centre de Vienne la nuit dernière. La matrice islamique de l'attentat, qui survient à un moment de grave tension entre l'Autriche et la Turquie, a été établie. Les images choquantes de l'attentat devraient réveiller les dirigeants européens et religieux qui, même après le massacre de la cathédrale de Nice, n'ont pas pu appeler les terroristes par leur nom. Il ne s'agit pas d'appeler à la guerre contre les musulmans, mais de prendre acte qu'une guerre a été déclarée et est menée par les islamistes contre l'Occident. Et il est temps de se réveiller et d'oublier les rêves et les utopies.

    Plusieurs heures après la terrible attaque terroriste qui a choqué Vienne la nuit dernière, le brouillard commence à se lever autour de cet événement. Lors d'une conférence de presse tenue ce matin vers 5 heures, le ministre autrichien de l'intérieur Karl Nehammer a déclaré que la matrice de l'attaque est certainement islamique. L'un des poseurs de bombe qui a été tué par la police est en fait un islamiste, "sympathisant de l'État islamique". Sa maison a déjà été fouillée mais le résultat n'a pas été révélé à la presse.

    Les autres données certaines, énumérées dans un tweet de 6H30 de la police de Vienne : trois victimes civiles (deux hommes et une femme), en plus de l'agresseur ; 15 blessés graves, dont un policier ; l'attaque a été menée par au moins un suspect qui a été tué par la police au cours de la fusillade ; l'agression est de nature islamique ; le suspect était en possession d'un fusil d'assaut, ainsi que d'autres pistolets ; le suspect s'est présenté avec ce qui semblait être une ceinture d'explosifs mais qui, lors de la vérification ultérieure, s'est avéré être un faux ; l'appartement du suspect a été fouillé par la police ; la police visionne et évalue les nombreux films sur l'incident (dont beaucoup, d'ailleurs, étaient déjà en train de devenir fous hier soir lors de soirées sociales).

    On ne sait donc toujours pas combien de terroristes ont terrifié les habitants du centre-ville de Vienne la nuit dernière vers 20 heures, bien que M. Nehammer ait déclaré avant la conférence de presse que les autorités pensent qu'il y a au moins un autre suspect en fuite et armé jusqu'aux dents. C'est pourquoi il a été demandé aux gens de se tenir à l'écart de la zone d'opérations et les écoles de Vienne resteront aujourd'hui fermées.

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  • Covid19 : interdiction des célébrations religieuses en France à compter du 2 novembre 2020

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    Lu sur le site web de « Famille chrétienne » sous la signature d’Antoine Pasquier:

    paroisse-vide-de-fideles_article_large.jpg« Dans son discours détaillant les mesures prises pour le confinement, jeudi soir, le Premier ministre Jean Castex a annoncé l'interdiction de toute célébration religieuse, à l'exception des enterrements et des mariages avec un nombre limité de personnes.

    Le Premier ministre Jean Castex a confirmé jeudi 29 octobre au soir, lors d'une conférence de presse, l'interdiction de toute célébration religieuse publique à compter du lundi 2 novembre. "Les cérémonies religieuses seront interdites", a-t-il déclaré dans son allocution précisant les modalités pratiques du confinement. Les lieux de culte resteront cependant ouverts. Une tolérance sera toutefois appliquée "pour les cérémonies de ce week-end de la Toussaint et pour les déplacements dans les cimetières et les commerces de fleurs". Les cérémonies d'obsèques seront, quant à elles, autorisées "dans la limite de trente personnes", ainsi que les mariages "dans la limite de six personnes". La suspension des offices religieux avait déjà été annoncée aux représentants des cultes, mercredi soir, par le ministre de l'Intérieur au cours d'une visio-conférence.

    Une liberté "non négociable"

    Plusieurs voix se sont déjà élevées pour dénoncer cette restriction de la liberté de culte. "La liberté de culte n’est pas négociable, a indiqué Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, sur Twitter. Si commerces et écoles restent ouverts, les catholiques doivent avoir le droit d’assister à la messe".

    Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, juge cette décision scandaleuse. "Nous avions prévu de célébrer des messes pour les défunts toute la semaine prochaine, à la demande des familles, notamment celles durement éprouvées lors du premier confinement. Si nous ne le faisons pas, nous manquerions à notre devoir !". Certains envisagent déjà des recours en justice, comme ce fut le cas au mois de mai dernier.

    Cette décision est d'autant plus mal acceptée par les catholiques après l'attentat perpétré jeudi matin contre la basilique Notre-Dame de l'Assomption à Nice, où trois personnes ont été tuées. "Malgré le covid, malgré la menace d’attentats, je suis partisan d’un maintien de l’exercice du culte, confie à Famille Chrétienne l’abbé Vincent Bottin, curé de la paroisse de la Sainte Famille à Nice. Nous devons pouvoir continuer à nous rendre dans les églises et à assister à la messe".

    Ref. France Confinement : le Premier ministre confirme l'interdiction des célébrations religieuses

    Ces interdits sanitaires, radicaux et successifs, auront-ils finalement aussi raison d’une pratique religieuse déjà largement érodée parmi les chrétiens occidentaux, et à qui le tour: aujourd'hui ou demain ?

    JPSC

  • L'Europe dont rêve le pape François

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    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    « Réveiller la conscience de l’Europe »: appel du pape François aux catholiques (texte complet)

    « S’engager avec courage »

    « Les chrétiens ont aujourd’hui une grande responsabilité: comme le levain dans la pâte, ils sont appelés à réveiller la conscience de l’Europe, pour animer des processus qui produisent de nouveaux dynamismes dans la société », écrit le pape François dans une lettre au cardinal Parolin.

    Il demande aux catholiques de « s’engager avec courage et détermination pour offrir leur contribution dans chaque domaine où ils vivent et travaillent ».

    Le Saint-Siège publie, ce 28 octobre 2020, une lettre du pape François au cardinal secrétaire d’État à l’occasion du 40e anniversaire de la Commission des Épiscopats de l’Union Européenne (COMECE), du 50° anniversaire de la Commission de l’établissement des rapports diplomatiques entre le Saint-Siège et l’Union Européenne et du 50° anniversaire de la présence du Saint-Siège au Conseil de l’Europe en qualité d’Observateur Permanent.

    En concomitance avec ces anniversaires, une visite du cardinal Parolin à Bruxelles avait été programmée du 28 au 30 octobre, visite annulée en raison de l’aggravation de l’urgence sanitaire. Il est prévu que les rencontres avec les Autorités de l’Union Européenne et avec les membres de la COMECE pourront se dérouler en visioconférence.

    Lettre du pape François

    A mon Vénérable Frère
    Monsieur le Cardinal PIETRO PAROLIN
    Secrétaire d’Etat

    Cette année, le Saint-Siège et l’Eglise en Europe célèbrent quelques anniversaires significatifs. Il y a cinquante ans, en effet, s’est concrétisée la collaboration entre le Saint-Siège et les Institutions européennes apparues après la deuxième guerre mondiale, par l’établissement des relations diplomatiques avec les Communautés Européennes d’alors et la présence du Saint-Siège comme Observateur auprès du Conseil de l’Europe. En 1980, a ensuite vu le jour la Commission des Episcopats des Communautés Européennes (COMECE) à laquelle toutes les Conférences Episcopales des Etats Membres de l’Union Européenne participent avec leur propre délégué, dans le but de favoriser «une plus étroite collaboration entre les dits Episcopats, dans l’ordre des questions pastorales liées au développement des compétences et des activités de l’Union».[1] Cette année, est aussi célébré le 70e anniversaire de la Déclaration Schuman, un évènement d’une importance capitale qui a inspiré la longue marche d’intégration du continent, en permettant de dépasser les hostilités produites par les deux conflits mondiaux.

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  • CNEWS: la liberté de parole des chrétiens est-elle menacée ?

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  • Le peu de foi des chrétiens allemands

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    D'Hubert Gindert sur KathNet :

    "Une radiographie de la société et de l'Eglise à laquelle nous ne pouvons nous résigner"

    21 octobre 2020

    "En Allemagne, 100 000 enfants à naître sont éliminés chaque année. Ce fait n'inquiète que 16% des Allemands - et seulement 16% des catholiques".

    Fulda (kath.net/Blog Forum Deutscher Katholiken) Lors de la conférence d'automne des évêques allemands 2020 à Fulda, le nonce pontifical, l'archevêque Eterovic, a expliqué en quelques chiffres où se situe la tâche de l'Église catholique en Allemagne. "Selon les statistiques, sur les 54 % de la population allemande qui sont chrétiens, seuls 61 % des catholiques et 58 % des chrétiens protestants croient en la résurrection de Jésus-Christ ; en outre, seuls 57 % des chrétiens protestants et 63 % des catholiques croient que Jésus-Christ est aussi le Fils de Dieu".

    Si certains de ceux qui croient en la mort et la résurrection de Jésus-Christ sont chrétiens, alors il y a encore environ 32 % de chrétiens en Allemagne. L'archevêque Eterovic ajoute : "31% des Allemands croient en un destin, 24% en l'astrologie et 15% en une renaissance".

    Cela rend inévitable la tâche réelle d'un processus de réforme tel que la "Voie synodale" : la nouvelle évangélisation, c'est-à-dire l'accomplissement du mandat missionnaire de Jésus.

    Les enquêtes représentatives de l'institut de recherche d'opinion "INSA Consuläre", basé à Erfurt, qui sont menées pour le compte de la presse quotidienne, contribuent à la "radiographie" de l'Église catholique. Les données énumérées ci-dessous s'y réfèrent.

    (...) La déclaration sur laquelle les catholiques interrogés ont été invités à se prononcer était la suivante : "Le dialogue catholique sur la réforme de la voie synodale m'intéresse" : seuls 19 % ont manifesté de l'intérêt. Plus de la moitié (53 %) ne sont pas intéressés. 28 % ne peuvent pas estimer la question, bien que les médias en aient fait état à plusieurs reprises. Ils ne sont probablement pas intéressés non plus. Cela signifie qu'environ 80% sont plutôt désintéressés.

    Ces quelque 80 % reflètent également l'intérêt de l'ensemble des Allemands, car dans cette enquête représentative, les Allemands ont tous été interrogés. Par rapport aux Allemands, près des deux tiers (63%) n'ont pas exprimé d'intérêt, seuls 11% étaient intéressés par le dialogue synodal. 17 % "ne savent pas ce qu'ils en pensent". Ainsi, environ quatre cinquièmes des Allemands et aussi des catholiques ne manifestent pas d'intérêt à l'égard d'une réforme de l'Église catholique. Ils expriment ainsi également que l'Eglise a peu d'importance pour eux personnellement et aussi pour la société dans laquelle ils vivent.

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  • Haut-Karabakh : les Arméniens se battent pour leur survie mais l'Union Européenne regarde ailleurs

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    6 octobre 2020

    Les Arméniens du Haut-Karabakh se battent pour leur survie mais l’UE regarde ailleurs

    C’est un conflit aux racines historiques profondes. Il oppose les Arméniens chrétiens aux musulmans de l’ancien Empire turc que veut aujourd’hui ressusciter le « calife » Erdogan. À mi-chemin entre le génocide des Arméniens en 1915 et notre époque, un autre dictateur, un des pires que la Terre ait jamais portés, a semé les graines de la zizanie qui ressurgit aujourd’hui : Staline. C’est lui qui a machiavéliquement rattaché le Haut-Karabakh (ou Nagorny Karabakh, le « Haut-Jardin noir ») très majoritairement chrétien à la « République socialiste d’Azerbaïdjan » musulmane, pour mieux soumettre les Arméniens après les avoir géographiquement séparés (relevons au passage que les totalitarismes communistes et nazis ont l’un et l’autre privilégié leurs rapports avec des musulmans pour les utiliser contre les chrétiens). Alors que se disloquait l’Union soviétique, les Arméniens ont conquis de haute lutte leur liberté, y compris ceux du Haut-Karabakh qui ont fait sécession de l’Azerbaïdjan au terme d’une guerre de cinq ans (1988-1994) entre Azéris et Arméniens – ceux-ci soutenant leurs compatriotes séparatistes – qui avait fait 30 000 morts entre 1988 à 1994. Des flambées de violence se déclencheront sporadiquement après le cessez-le-feu intervenu en 1994. En 2016, les Azéris avaient tenté de reprendre le Haut-Karabakh dans une « guerre de quatre jours » qui avait encore causé une centaine de victimes, de part et d’autre.

    Le 12 juillet dernier et pendant plusieurs jours, l’armée azerbaïdjanaise avait de nouveau attaqué – sans succès – l’Arménie, dont les frontières sont pourtant unanimement reconnues par la communauté internationale. Puis, le 27 septembre au matin, l’Azerbaïdjan a relancé les hostilités contre les Arméniens « séparatistes » du Haut-Karabakh (dont l’indépendance n’est pas reconnue par la communauté internationale). Militairement, le rapport de forces semble aujourd’hui disproportionné. L’Azerbaïdjan dispose d’une manne pétro-gazière qui lui a permis d’acquérir des drones d’attaque produits en Israël et en Turquie. Les Arméniens affirment que des avions F-16 turcs sont intervenus pour frapper des positions arméniennes non seulement au Haut-Karabakh, mais aussi en Arménie. Selon Erevan (capitale de l’Arménie) un de ses avions SU-25 a été abattu par un F-16, le 29 septembre. En outre, Bakou (capitale de l'Azerbaïdjan) utiliserait contre les civils arméniens des armes à sous munitions proscrites par le droit international.

    Après dix jours de conflit, les victimes ne se comptent plus seulement parmi les combattants des deux camps mais dans la population civile. En particulier à Stepanakert, la capitale du Haut-Karabakh (50 000 habitants environ), frappée depuis le week-end dernier par des bombardements de plus en plus intenses, notamment par des drones dont le maniement implique vraisemblablement le concours de militaires turcs. Le 24 septembre, soit trois jours avant la nouvelle agression azerbaïdjanaise, l’Observatoire syrien des droits de l’homme dénonçait l’envoi par la Turquie en Azerbaïdjan de djihadistes qui ont sévi contre les populations kurdes et chrétiennes en Syrie. La France a pointé la responsabilité de la Turquie dans cette présence de djihadistes au Haut-Karabakh, « un fait très grave, nouveau, qui change aussi la donne », a réagi Emmanuel Macron, le 1er octobre. Vladimir Poutine, sans accuser directement la Turquie, a exprimé sa « profonde préoccupation », lors d'un entretien avec le Premier ministre arménien. L’Azerbaïdjan est ouvertement soutenu par Erdogan qui multiplie les déclarations belliqueuses, tandis que l’Arménie espère la médiation du groupe de Minsk, coprésidé par la France, les États-Unis et la Russie sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pour établir un cessez-le-feu.

    Et pendant ce temps, que fait l’Union Européenne ? Elle déplore, exhorte à la fin des combats, mais ne sanctionne toujours pas la Turquie. « Face à la Grèce et à Chypre, au Proche-Orient hier, aujourd'hui contre l'Arménie, la Turquie menace tout ce à quoi nous tenons. Mais les chefs d'État et de gouvernement d'Europe n'ont même pas osé parler de sanctions... Comment consentir encore à cette incroyable lâcheté ? » demande le député européen François-Xavier Bellamy, ce 6 octobre, dans une vibrante intervention faisant suite aux tièdes conclusions du Conseil européen (en lien ci-dessous).