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Eglise - Page 1075

  • Le ministre des affaires étrangères du Saint-Siège dénonce les atteintes à la liberté religieuse et la persécution ouverte dont les chrétiens sont les premières victimes

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    De Radio Vatican :

    Mgr Gallagher s'alarme des atteintes à la liberté religieuse

    (RV) Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Rapports avec les États, a tenu le jeudi 30 mars 2017 à l’université catholique du Sacré-Cœur, à Milan, une conférence sur le thème «Le Saint-Siège et la défense du droit à la liberté religieuse, de Pie XI à François». Son intervention s’est insérée d'un colloque sur la liberté religieuse, organisé par l’Athénée et l’Université Panaméricaine.

    La liberté religieuse toujours plus compromise dans le monde

    Le responsable de la diplomatie pontificale a remarqué que «dans la dernière période, à l’échelle mondiale, sans exception pour le continent européen», on voit que «le respect pour la liberté religieuse est souvent compromis, avec une dégradation préoccupante des conditions de cette liberté fondamentale, qui dans différents cas a atteint le niveau d’une persécution ouverte, dans laquelle les chrétiens sont souvent les premières victimes, bien que pas les seules. Les facteurs déterminants de ces situations alarmantes sont certainement liés à la permanence d’États autoritaires et non démocratiques. À cela s’ajoute le constat que aussi dans de nombreux pays à la tradition démocratique ancienne la dimension religieuse tend à être vue avec suspicion, soit à cause des problématiques inhérentes au contexte multiculturel, soit par l’affirmation idéologique d’une vision séculariste, selon laquelle les religions représenteraient une forme de sous-culture, porteuse d’un passé à dépasser.».

    La séparation entre ce qui est de César est ce qui est de Dieu est le mérite du christianisme

    Il est d’autant plus nécessaire aujourd’hui c’est un mérite du christianisme d’avoir «contribué à créer, dans la séparation entre ce qui est de César et ce qui est de Dieu, la possibilité de développement d’un État laïc, compris non pas comme un État totalement étranger à la religion, ou pire encore comme un État agnostique, mais comme un État qui, conscient de la valeur de la référence religieuse pour ses citoyens, garantit à chacun le droit de vivre la dimension religieuse selon sa propre conscience.»

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  • Quand une universitaire bat en brèche la "Légende noire" de l'Eglise en Espagne

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    D'Anne Dolhein sur "reinformation.tv" :

    L’Inquisition a évité de grandes horreurs, affirme une universitaire qui s’élève contre la Légende noire sur l’Espagne

    Maria Elvira Roca Barea a beau être issue d’une famille républicaine et franc-maçonne et s’affirmer non croyante, elle n’en est pas moins fortement engagée dans la dénonciation de la « Légende noire » de l’Empire d’Espagne. Cette universitaire a travaillé depuis de longues années sur toutes les accusations lancées contre l’Eglise catholique, sur son rôle en Espagne, et sur l’Inquisition. S’il y a une accusation qui lui paraît juste, c’est celle que l’on devrait faire à l’Eglise elle-même qui n’a pas pris la peine de se défendre face à des mensonges qui relèvent essentiellement de la propagande religieuse et politique.

    Elle vient de publier un livre sous le titre Imperiofobia y leyenda negra, « Empirophobie et légende noire », et signe d’espoir peut-être, elle a été interviewée à son propos par le portail digital du diocèse de Malaga, en Andalousie. Voir l’Eglise catholique assumer un tel discours sur l’Inquisition et la conquête de l’Amérique latine, voilà qui est revigorant.

    Spécialiste de la littérature médiévale, Maria Elvira Roca a été au contact de l’hispanophobie pendant les années où elle a enseigné aux Etats-Unis, et à force de répondre à ce qui était avancé pour la justifier, elle a rassemblé une documentation et une argumentation très solides.

    Un nouveau regard sur l’Inquisition en Espagne

    Première légende : l’idée que la Réforme aurait fait de la religion une affaire privée en même temps que la Contre-Réforme aurait permis à la religion de conserver son rôle social. « Il n’y a rien de plus faux que cette affirmation. C’est précisément l’inverse. Quel est le pays d’Europe occidentale qui a aujourd’hui comme chef d’Etat le chef de l’Eglise ? La Grande-Bretagne. Dans quel pays a-t-il été impossible jusqu’à il y a peu d’occuper une charge publique sans appartenir à la religion nationale ? En Grande-Bretagne et dans d’autres pays protestants. Cela veut dire que le protestantisme s’est constitué en Eglises nationales et que de ce fait la dissidence religieuse s’est transformée, non en délit religieux mais en délit contre la nation, contre l’Etat. Il en a été ainsi au Danemark et dans les Etats luthériens du Saint Empire germanique. (…) C’est précisément dans le monde catholique que le délit religieux continue d’être religieux et n’est pas considéré comme portante atteinte à l’Etat », explique l’universitaire.

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  • Le pape lance les préparatifs de la rencontre des familles à Dublin en août 2018

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    De zenit.org :

    Rencontre des familles 2018: le pape lance les préparatifs (lettre complète)

    Approfondir Amoris laetitia pour que la famille soit le “oui” du Dieu Amour

    Logo de la Rencontre Mondiale des familles Dublin 2018

    Logo De La Rencontre Mondiale Des Familles Dublin 2018

    « Je désire … que les familles aient l’occasion d’approfondir leur réflexion et leur partage sur les contenus de l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia ». C’est en ces termes que le pape François a ouvert la préparation de la IXe Rencontre mondiale des familles qui aura lieu du 21 au 26 août 2018 à Dublin (Irlande), sur le thème « L’Évangile de la famille, joie pour le monde ».

    Dans une lettre de convocation rendue publique le 30 mars 2017, le pape exprime à nouveau son souhait d’une « Eglise en sortie, non pas auto-référentielle, d’une Eglise qui ne passe pas à distance des blessures de l’homme, d’une Eglise miséricordieuse ». Et il souligne le rôle des familles chrétiennes comme « lieu de miséricorde et témoins de miséricorde ».

    « La famille, par conséquent, est le “oui” du Dieu Amour », affirme le pape dans ce message signé du 25 mars, solennité de l’Annonciation à la Vierge Marie. En présentant la Lettre au Vatican, le cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, a précisé que le pape François participera à l’événement international si les circonstances le permettent.

    Nous publions ci-dessous notre traduction intégrale de la lettre du pape adressée au préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, le cardinal Kevin Farrell.

    Lettre du pape François

    Au vénéré frère cardinal Kevin Farrell
    Préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie

    Au terme de la VIIIe Rencontre mondiale des Familles, qui s’est tenue à Philadelphie en septembre 2015, j’ai annoncé que la prochaine rencontre avec les familles catholiques du monde entier aurait lieu à Dublin. Voulant désormais en commencer la préparation, je suis heureux de confirmer qu’elle se déroulera du 21 au 26 août 2018, sur le thème “L’Évangile de la famille, joie pour le monde”. Je voudrais donner quelques indications plus précises sur ce thème et son développement. Je désire en effet que les familles aient l’occasion d’approfondir leur réflexion et leur partage sur les contenus de l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia.

    On pourrait se demander : l’Evangile continue-t-il à être joie pour le monde ? Et encore : la famille continue-t-elle à être une bonne nouvelle pour le monde d’aujourd’hui ?

    Je suis certain que oui ! Et ce “oui” est solidement fondé sur le dessein de Dieu. L’amour de Dieu est son “oui” à toute la création et à son cœur, qui en est l’homme. C’est le “oui” de Dieu à l’union entre l’homme et la femme, ouverte et au service de la vie à chacun de ses stades ; c’est le “oui” et l’engagement de Dieu pour une humanité si souvent blessée, maltraitée et dominée par le manque d’amour. La famille, par conséquent, est le “oui” du Dieu Amour. C’est seulement à partir de l’amour que la famille peut manifester, répandre et re-générer l’amour de Dieu dans le monde. Sans l’amour on ne peut pas vivre comme enfants de Dieu, comme époux, parents et frères.

    Je désire souligner combien il est important que les familles se demandent souvent si elles vivent à partir de l’amour, pour l’amour et dans l’amour. Ce qui concrètement, signifie se donner, se pardonner, ne pas s’impatienter, anticiper l’autre, se respecter. Comme la vie familiale serait meilleure si chaque jour on vivait les trois mots simples “s’il-te-plaît”, “merci”, “pardon”. Tous les jours nous faisons l’expérience de fragilités et de faiblesses et c’est pourquoi nous avons tous, familles et pasteurs, besoin d’une humilité renouvelée qui façonne le désir de nous former, de nous éduquer et d’être éduqués, d’aider et d’être aidés, d’accompagner, de discerner et d’intégrer tous les hommes de bonne volonté. Je rêve d’une Eglise en sortie, non pas auto-référentielle, d’une Eglise qui ne passe pas à distance des blessures de l’homme, d’une Eglise miséricordieuse qui annonce aux cœurs la révélation du Dieu Amour qui est la Miséricorde. C’est cette miséricorde qui nous renouvelle dans l’amour ; et nous savons combien les familles chrétiennes sont lieu de miséricorde et témoins de miséricorde ; après le Jubilé extraordinaire elles le seront encore plus, et la Rencontre de Dublin pourra en offrir des signes concrets.

    J’invite donc toute l’Eglise à garder à l’esprit toutes ces indications dans la préparation pastorale à la prochaine Rencontre mondiale.

    A vous, cher frère, ainsi qu’à vos collaborateurs, se présente le devoir de décliner de façon particulière l’enseignement d’Amoris laetitia, par lequel l’Eglise désire que les familles soient toujours en chemin, dans ce pèlerinage intérieur qui est manifestation de vie authentique.

    Ma pensée se tourne de façon spéciale vers l’Archidiocèse de Dublin et toute la chère Nation irlandaise, pour l’accueil généreux et l’engagement qu’implique d’accueillir un événement d’une telle portée. Que le Seigneur vous récompense dès à présent, en vous accordant d’abondantes faveurs célestes.

    Que la Sainte Famille de Nazareth guide, accompagne et bénisse votre service et toutes les familles engagées dans la préparation de la grande Rencontre mondiale de Dublin.

    Du Vatican, le 25 mars 2017

    FRANÇOIS

  • Ce que devrait être une université catholique d'après le pape François

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    De zenit.org :

    Universités: enseigner, c’est imiter Jésus, explique le pape François (traduction intégrale)

    Message pour les 100 ans de l’université pontificale catholique du Pérou

    « Celui qui est appelé à enseigner doit le faire à partir de l’imitation de Jésus », et « pour enseigner il faut auparavant apprendre, en étant disciple », explique le pape François.

    Le pape François a en effet adressé une lettre au cardinal Giuseppe Versaldi, grand chancelier de l’université catholique du Pérou, à l’occasion des cent ans de l’université. Un lettre en date du 19 mars 2017 – anniversaire de l’inauguration du pontificat, mais surtout, fête du cardinal – : elle est publiée par le Saint-Siège ce samedi 1er avril, en espagnol.

    Plus encore, pour le pape, « enseigner et apprendre sont un processus lent et minutieux, qui requiert une attention et un amour constants, parce que l’on collabore avec le Créateur pour donner forme à l’œuvre de ses mains », c’est même une « tâche sacrée ».

    Et il rappelle que « les fins essentielles d’une institution universitaire catholique » c’est « d’être évangélisé pour évangéliser ».

    Voici notre traduction intégrale de la lettre du pape François, vu son importance pour toute université ou toute structure d’enseignement catholique.

    AB

    Lettre du pape François

    Cher frère,

    Je suis heureux de vous saluer et de saluer à travers vous ceux qui forment l’université pontificale catholique du Pérou, à l’occasion du premier centenaire de cette institution. Je m’unis à vous dans l’action de grâce au Seigneur pour tous les bienfaits reçus de sa bonté infinie au cours de ces années consacrées au service de l’Eglise et de la société de ce cher pays.

    Cet heureux anniversaire nous offre la possibilité de réfléchir à la nature et à la finalité de cette université. Dans ses statuts, elle se définit comme une « communauté de maîtres, d’étudiants, et de diplômés dédiée aux fins essentielles d’une institution universitaire catholique » (Art. 1). On trouve dans cette formulation déjà la synthèse de tout un projet, pas seulement éducatif, mais de vie.

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  • L’esprit de la liturgie

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     fontgombault.jpgDans la messe, c’est le Christ lui-même qui s’offre en sacrifice parfait : le don d’amour le plus précieux, qui purifie les offrandes humaines déposées conjointement aux pieds du Père. L’or, l’encens, la myrrhe ou le cérémonial déployé dans les rites sont une image de l’immensité de ce don que la liturgie des cieux célèbre « sans fin », comme nous le rappelle la préface de nos prières eucharistiques.   

    JPSC

  • L'intention du pape pour le mois d'avril

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    Pour les jeunes afin qu’ils sachent répondre généreusement à leur vocation en envisageant, aussi, la possibilité de se consacrer au Seigneur dans le sacerdoce ou la vie consacrée.

  • Stéphane Mercier sanctionné par l'Université prétendument catholique de Louvain

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    L'Université prétendument catholique de Louvain a décidé de sanctionner Stéphane Mercier. Il nous revient en réalité qu'il a bel et bien été licencié. Voici ce qu'en dit le site du Soir (C. Bq.) :

    Plaidoyer anti-avortement: Stéphane Mercier sanctionné par l’UCL

    La nature de la sanction disciplinaire n’est pas connue.

    La sentence est tombée vendredi soir. L’UCL a décidé de sanctionner Stéphane Mercier, le chargé de cours invité en philosophie auteur du plaidoyer anti-avortement qui avait provoqué un tollé il y a maintenant une dizaine de jours.

    La nature de la sanction disciplinaire n’a pas été rendue publique: « Cette procédure relève de la relation contractuelle entre un employeur et son employé », explique l’UCL dans un communiqué.

    Une procédure disciplinaire ouverte

    Une procédure disciplinaire avait été ouverte contre le chargé de cours invité en philosophie, suite aux propos qu’il avait tenus sur l’avortement dans le cadre de ses cours de bacheliers. Il avait notamment qualifié l’avortement de «meurtre», «plus grave que le viol».

    L’UCL s’était alors immédiatement démarquée de ces propos, rappelant «son profond attachement au rôle de l’université comme animatrice de débats et d’échanges, y compris sur des questions controversées».

    Il y a une semaine, l’université avait décidé de suspendre «les activités d’enseignement» de Stéphane Mercier, «la sérénité requise pour dispenser ses enseignements dans de bonnes conditions n’étant plus assurée».

    L’instruction de son dossier a donc été clôturée ce vendredi avec la proposition d’une sanction disciplinaire dont l’intéressé «a été immédiatement informé». «Des recours sont autorisés par la procédure et les enseignements de M.Mercier restent suspendus jusqu’à la décision finale», a indiqué l’université.

  • Défendons la liberté et le droit des professeurs à être contre l’avortement; signons la pétition

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    5.578 personnes ont signé. Aidez-nous à augmenter ce nombre 10.000 signatures.

    Le 26 mars, Stéphane Mercier a donné un speech à la Marche pour la Vie à Bruxelles. Et il a dit ceci : « Il est de ma tâche en tant que philosophe de méditer librement sur le sens et la dignité de la vie. Une université catholique devrait également, selon moi, défendre la dignité de la vie. »

    L’Université Catholique de Louvain  a signalé à Monsieur Stéphane Mercier que ses cours étaient suspendus et qu’une procédure disciplinaire avait été introduite contre lui. Un jour noir pour la liberté académique en Belgique.


    Stéphane Mercier, chargé de cours invité auprès de l’institut de philosophie, s’est exprimé contre l’avortement. Dans un texte de 15 pages, sous le titre « La philosophie pour la vie », il qualifie l’avortement de meurtre : « La vérité est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente. Et c’est même un meurtre particulièrement abject, parce que l’innocent en question est sans défense. »

    Par voie de communiqué, l’Université Catholique de Louvain a affirmé que les opinions de Monsieur Mercier étaient contraires aux valeurs de l’université (qui est pourtant une université catholique).

    L’université estime inacceptable que ces opinions soient exprimées dans le cadre des cours puisque le droit à l’avortement est établi dans la loi belge, selon l’université.

    C’est pourquoi le professeur Mercier a été convoqué par les autorités de l’université pour répondre de son texte et de son usage éventuel dans ses cours. Une procédure disciplinaire est lancée à son encontre. C’est en contradiction flagrante avec la liberté académique, la liberté d’expression, la liberté de conscience et la liberté d’enseignement. Une université, surtout si elle est catholique, doit permettre à ses professeurs et chargés de cours  de prendre position contre l’avortement dans le cadre d’une argumentation.

    Que reste-t-il du débat académique si, concernant chaque question morale, seul un avis peut être exprimé ?

    Au lieu de réagir avec des arguments dans le débat en question, l’Université Catholique de Louvain menace de faire taire ce chargé de cours qui a laissé parler sa conscience dans son travail. Cela dépasse les bornes. 

    Il est absurde que des enseignants catholiques ne puissent pas respecter le Magistère au sein même d’une université catholique.

    Cette pétition est adressée au recteur de l’Université, Monsieur Vincent Blondel.

    Demande de respect de la liberté académique

    Nous avons appris qu’un chargé de cours de votre université, Stéphane Mercier, s’est exprimé contre l’avortement dans un article. Il l’a fait dans le cadre d’un débat académique à propos de ce sujet, avec les arguments pour et contre. Nous sommes choqué d’un chargé de cours soit convoqué pour cela et que l’Université Catholique de Louvain déclare officiellement que son opinion est contraire aux valeurs de l’université. Votre université porte le nom « catholique », mais un enseignant catholique ne peut pas y transmettre les points de vue catholiques concernant l’avortement ?

    C’est non seulement indigne du nom « catholique, mais également de celui d’ « université ». A l’université, les différentes opinions doivent toujours pouvoir être confrontées les unes aux autres, dans le cadre du débat académique.

    Il est inadmissible que des contributions fondées soient exclues par avance du débat, parce que la conclusion ne plait un certain groupe de personnes.

    Pour ces motifs, nous vous demandons de réagir et de restaurer la liberté académique dans votre université.

    Bien respectueusement,

    Salutations,
    [Votre Nom]
  • Avortement et miséricorde de l'Eglise

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    Du Père Simon Noël osb, sur son blog :

    On reparle à nouveau de la position de l'Eglise face au douloureux problème de l'avortement. En Belgique ces derniers jours, avec l'étrange position adoptée par les autorités de l'université catholique (?) de Louvain, la question refait surface. Aussi je vous propose les réflexions d'un prêtre de la base, qui entend rester fidèle à l'enseignement de Jésus et de son Eglise, et qui dans son ministère pastoral a été amené plusieurs fois à rencontrer des femmes qui ont pratiqué l'interruption volontaire de grossesse.

    On nous dit qu'à une Eglise du passé, marquée par la rigidité et le dogmatisme, doit succéder enfin une Eglise tolérante et pratiquant la miséricorde. Il y a en cela une grave erreur de perspective, qui consiste à mal situer ce qu'est la miséricorde dans la vue chrétienne des choses. 

    L'enseignement de l'Eglise maintient les deux bouts de la corde: vérité et justice, d'une part, miséricorde et compréhension, d'autre part.

    Qu'est-ce que l'avortement pour l'Eglise? Pour le concile Vatican II, l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables! L'encyclique Evangelium Vitae de saint Jean-Paul II enseigne que l'avortement est le meurtre délibéré d'un être innocent! Ainsi le souverain pontife, dans son magistère, a tranché une question soulevée depuis un certain temps, dans le sens que l'avortement est une violation réelle du cinquième commandement. Il s'agit bel et bien d'un meurtre. Enfin, est-ce une coïncidence?, le pape François, le 27 mars dernier, au moment où la Belgique s'agitait autour de l'affaire Mercier, a écrit sur son compte twitter: Protéger le trésor sacré de toute vie humaine, de sa conception jusqu'à la fin, est la meilleure voie pour prévenir toute forme de violence.

    Adopter une attitude molle et libérale dans ce domaine n'est pas une attitude de miséricorde. Car il faut toujours tout faire pour dissuader une femme d'interrompre sa grossesse. Il suffit pour s'en convaincre de voir les blessures psychiques qu'une femme porte tout le reste de sa vie, lorsqu'elle a commis cette faute. Ayant détruit la vie en elle, un esprit de mort va s'installer dans son âme, et un malaise dépressif chronique et récurent risque de la torturer tout le reste de son existence. Dans tout avortement, il y a deux victimes: l'enfant et la mère.

     Heureusement des prêtres peuvent leur venir en aide, par des prières de délivrance et de guérison. Là entre en jeu la miséricorde. En effet Dieu aime le pécheur tel qu'il est et par le repentir et la confiance en la miséricorde, accompagnée d'une vraie vie de prière et de conversion, empreinte d'une totale confiance en Dieu, un véritable processus de guérison intérieure et de résurrection spirituelle est possible. De nombreux témoignages le confirment. Puisse toute femme qui a fauté trouver le guide spirituel qui l'accompagnera sur ce chemin de reconstruction, qui pourra même se terminer par cette louange de l'Exultet: heureuse la faute qui nous a valu une telle rédemption. Dieu dans sa miséricorde va jusqu'à transformer nos fautes du passé en bénédiction pour l'avenir.

    La miséricorde de l'Eglise, réclamée à cors et à cris par certains, c'est là qu'elle se situe et elle est inséparable d'un discours ferme et courageux sur les principes moraux intangibles de la morale catholique. »

     Ref. Avortement et miséricorde de l'Eglise 

    Sous peine de s’effondrer dans l’anarchie, toute société distingue l’objectivité des codes qui la structurent de la question de l’imputabilité de la faute commise par ceux qui les transgressent. L’Eglise n’échappe pas à la règle: l’objectivité du prescrit légal est une chose, la responsabilité du délinquant une autre. Les causes d’excuse et de justification, les circonstances atténuantes ou absolutoires peuvent, selon le cas, suspendre en tout ou partie l’effet de la loi, sans l’annuler. A fortiori si cette loi prend sa source dans les commandements de Dieu. La miséricorde du Seigneur qui nous juge n’annule pas ceux-ci, pas plus qu’elle ne justifie la soumission de la loi divine au relativisme des lois humaines.

    JPSC.

  • Le "rapport sur la liberté religieuse dans le monde" publié tous les deux ans par l'Aide à l'Eglise en Détresse est disponible

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    L’Aide à l'Église en Détresse publie tous les deux ans le « Rapport sur la liberté religieuse dans le monde ». Le rapport 2016 est disponible en intégralité sur http://religious-freedom-report.org/fr/home-fr/.

    Au Pakistan, la liberté de culte des minorités religieuses a été réduite, avec notamment de sérieux obstacles à la conversion et des lois ‘anti-blasphème’ infligeant des peines plus lourdes pour le blasphème.
    La violence persistante au Soudan du Sud est de nature ethnique et politique, plus que religieuse. Les responsables religieux paient cependant un lourd tribut, les missions, églises, couvents et autres lieux de culte étant souvent pris pour cible.
    L’archevêque Joseph Coutts de Karachi (Pakistan) et l’évêque Eduardo Hiiboro Kussala de Tombura-Yambio (Soudan du Sud) viendront vous parler de la situation de l’Église dans leur pays.

    Venez les écouter lors de ces journées de rencontre de l'Aide à l'Église en Détresse Belgique/Luxembourg du 24 Avril au 30 Avril 2017. Inscrivez-vous à l’aide du bulletin d'inscription ci-joint ou via info@egliseendetresse.be.

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  • Summorum Pontificum : une importante et véritable contribution à l’actuelle et future vie liturgique de l’Eglise

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    Du cardinal Sarah, via le site de l'Homme Nouveau :

    Summorum Pontificum : la source de l'avenir

    Du 29 mars au 1er avril se tiennent à Herzogenrath, au nord d'Aix-la-Chapelle, les 18èmes rencontres liturgiques de Cologne, organisées par l'abbé Guido Rodheudt. Ne pouvant être présent lors de cette rencontre, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, a adressé aux organisateurs un message substantiel que nous reproduisons ci-dessous avec son autorisation.

    Je désire avant tout remercier du fond du cœur les organisateurs du Colloque intitulé : « La source de l’avenir », à l’occasion du 10eanniversaire du motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI, à Herzogenrath, car ils me permettent d’introduire votre réflexion sur ce sujet si important pour la vie de l’Eglise, et, plus particulièrement, l’avenir de la liturgie ; je le fais avec une grande joie. Je voudrais saluer très cordialement tous les participants à ce Colloque, en particulier les membres des associations suivantes, dont les noms sont mentionnés sur l’invitation que vous avez eu la grande bonté de m’envoyer, en espérant n’en oublier aucune. Il s’agit de l’Association Una Voce-Allemagne,  du Cercle catholique des Prêtres et Laïcs des Archidiocèses de Hambourg et de Cologne, de l’Association Cardinal Newman, du Réseau des prêtres de la paroisse catholique sainte Gertrude de Herzogenrath. Comme je l’écrivais à M. l’abbé Guido Rodheudt, curé de la paroisse sainte Gertrude de Herzogenrath, je regrette beaucoup d’avoir dû renoncer à participer à votre Colloque à cause d’obligations qui sont survenues à l’improviste et se sont ajoutées à un agenda déjà bien chargé. Toutefois, croyez bien que je serai parmi vous par la prière : celle-ci vous accompagnera chaque jour, et, bien entendu, vous serez tous présents à l’offertoire de la sainte messe quotidienne que je célébrerai durant les quatre jours de votre Colloque, du 29 mars au 1er avril. Je vais donc de mon mieux introduire vos travaux par une brève réflexion sur la manière dont il convient d’appliquer le motu proprio Summorum Pontificum dans l’unité et la paix.

    Restaurer la liturgie

    Comme vous le savez, ce que l’on a appelé, au début du XXe siècle, le « mouvement liturgique », ce fut cette volonté du pape saint Pie X, exprimée dans un autre motu proprio, intitulé Tra le sollicitudini (1903), de restaurer la liturgie pour en rendre les trésors plus accessibles, et qu’elle redevienne ainsi la source d’une vie authentiquement chrétienne. D’où la définition de la liturgie comme « sommet et source de la vie et de la mission de l’Eglise » présente dans la Constitution sur la sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium du concile Vatican II (n. 10). Et on ne répétera jamais assez que la liturgie, en tant que sommet et source de l’Eglise, trouve son fondement dans le Christ lui-même. En effet, Notre Seigneur Jésus-Christ est l’unique et définitif Souverain Prêtre de l’Alliance Nouvelle et Eternelle, puisqu’Il s’est offert lui-même en sacrifice, et « par une oblation unique a rendu parfaits pour toujours ceux qu’Il sanctifie » (cf. He 10, 14). Ainsi, comme le déclare le Catéchisme de l’Eglise catholique, « C’est le Mystère du Christ que l’Eglise annonce et célèbre dans la liturgie, afin que les fidèles en vivent et en témoignent dans le monde » (n. 1068). C’est dans ce cadre du « mouvement liturgique », dont l’un des plus beaux fruits fut la Constitution Sacrosanctum Concilium, qu’il convient de considérer le motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007, dont nous sommes heureux de célébrer cette année, avec grande joie et action de grâce, le dixième anniversaire de sa promulgation. On peut donc affirmer que le « mouvement liturgique » initié par le pape saint Pie X ne s’est jamais interrompu, et qu’il continue encore de nos jours à la suite de la nouvelle impulsion qui lui a été conférée par le pape Benoît XVI. A ce sujet, on peut mentionner le soin particulier et l’attention personnelle, dont il faisait preuve en célébrant la sainte liturgie en tant que pape, puis, ses références fréquentes, dans ses discours, concernant sa centralité dans la vie de l’Eglise, et, enfin, ses deux documents magistériels Sacramentum Caritatis et Summorum Pontificum. En d’autres termes, ce que l’on appelle l’aggiornamento liturgique (« aggiornamento » est un terme italien qui signifie littéralement : « mise à jour ». Nous avons fêté le cinquantième anniversaire de la Constitution sur la sainte Liturgie du concile Vatican II Sacrosanctum Concilium en 2013, puisque celle-ci a été promulguée le 4 décembre 1963) a été en quelque sorte complété par le motu proprio Summorum Pontificum du Pape Benoît XVI. De quoi s’agissait-il ? Le pape émérite établissait la distinction entre deux formes du même rite romain : une forme dite « ordinaire », qui concerne les textes liturgiques du Missel Romain révisés suivant les indications du concile Vatican II, et une forme dénommée « extraordinaire », qui correspond à la liturgie qui avait cours avant l’aggiornamento liturgique. Ainsi, actuellement, dans le rite romain ou latin, deux Missels sont en vigueur : celui du bienheureux Pape Paul VI, dont la troisième édition date de l’an 2002, et celui de saint Pie V, dont la dernière édition, promulguée par saint Jean XXIII, remonte à 1962.

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  • Ne plus dire "ne nous soumets pas à la tentation" mais bien "ne nous laisse pas entrer en tentation"

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    Il aura fallu un demi-siècle pour qu'on s'aperçoive que la formule du Notre Père qui demandait à Dieu de ne pas nous soumettre à la tentation était assez inadéquate...

    Lu sur le site "cathobruxelles" :

    LE ‘NOUVEAU’ NOTRE PÈRE EN USAGE À PARTIR DE LA PENTECÔTE

    Communication de la Conférence des évêques francophones de Belgique concernant la prière du Notre Père.

    Le 9 mars 2017, les évêques francophones de Belgique ont décidé que la version du Notre Père prévue pour la nouvelle traduction du Missel romain en langue française pourra être utilisée dans nos communautés dès le week-end de Pentecôte des 3 et 4 juin 2017. La sixième demande du Notre Père ne sera plus : « Et ne nous soumets pas à la tentation » mais : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ».

    La formule en usage depuis 1966 – « ne nous soumets pas à la tentation » – n’est pas fautive d’un point de vue exégétique mais elle pouvait donner à penser que Dieu pourrait nous soumettre à la tentation, nous éprouver en nous sollicitant au mal. Le sens de la foi nous indique que ce ne peut pas être le sens de cette sixième demande. Ainsi, dans la lettre de Saint Jacques, il est dit clairement que Dieu « ne tente personne » (Jc 1, 13).

    La mise à jour du nouveau missel romain en français comprendra cette version du Notre Père qui a déjà été validée par la Congrégation du Culte divin et les conférences épiscopales des pays francophones.  Comme les communautés catholiques néerlandophones de Belgique et celles des Pays-Bas, utilisent depuis l’Avent 2016 une nouvelle version du Notre Père, nous avons pris la décision pour la Belgique d’adopter dès la fête de Pentecôte cette nouvelle formulation du Notre Père en langue française.

    Concrètement :

    • Une image avec la nouvelle version du Notre Père a été éditée par la CIPL. Pour se la procurer, il faut s’adresser à son évêché ou vicariat.
    • Un article sur la portée de cette nouvelle traduction nous a été cédé par le Père Jacques Rideau (ancien secrétaire général de la Commission des évêques de la francophonie pour les traductions liturgiques). Cliquez ici pour le consulter.
    • On trouvera également ici la partition du chant du Notre Père tel que prévu dans le nouveau missel ainsi qu’une proposition concernant le chant du Notre Père (musique de Rimsky-Korsakov), vu son usage assez généralisé. De nouvelles versions paraîtront bientôt ou sont déjà disponibles. Les évêques recommandent que le jour de la Pentecôte et les dimanches qui suivent – pour faciliter la mémorisation du texte – on récite ensemble (avec le signet-image) le Notre Père et qu’on prenne les versions chantées un peu plus tard.
    Un accord œcuménique sur cette version du Notre Père (par ailleurs généralement bien accueillie) prendra sans doute encore un certain temps vu le nombre de pays et de confessions concernés. Pour notre part, nous avons informé les responsables des communautés réformées et des Eglises orthodoxes de Belgique des raisons pastorales qui – vu le contexte belge – ont motivé les évêques catholiques d’autoriser son usage dès la Pentecôte.

    Le 27 mars 2017

    Mgr Jean-Luc Hudsyn

    Évêque référent francophone pour la liturgie