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Eglise - Page 118

  • Qu’est-ce qui nous libère des marécages de l’absurdité, de l’ennui, de la médiocrité ? L'homélie du pape pour la clôture du Jubilé des Jeunes à Tor Vergata

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    JUBILÉ DES JEUNES

    MESSE

    HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

    Tor Vergata
    XVIIIe dimanche du Temps ordinaire, 3 août 2025

    ________________________________________

    Paroles du Saint-Père avant le début de la Messe du Jubilé des Jeunes

    Bonjour à tous! Bon dimanche!
    Good morning! Buenos dias! Bonjour, Guten Morgen!

    J'espère que vous vous êtes tous un peu reposés. Nous allons bientôt commencer la plus grande célébration que le Christ nous ait laissée, Sa présence même dans l'Eucharistie. Que Dieu vous bénisse tous. Et que ce soit un moment vraiment mémorable pour chacun d'entre nous, lorsque, ensemble, en tant qu'Église du Christ, nous suivons, marchons ensemble et vivons avec Jésus-Christ.

    Bonne célébration à tous!

    _________________

    Très chers jeunes,

    après la Veillée vécue ensemble hier soir, nous nous retrouvons aujourd’hui pour célébrer l’Eucharistie, sacrement du don total de Soi que le Seigneur a fait pour nous. Nous pouvons imaginer revivre, dans cette expérience, le chemin parcouru le soir de Pâques par les disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-35) : d’abord, ils s’éloignaient de Jérusalem, effrayés et déçus ; ils partaient convaincus qu’après la mort de Jésus, il n’y avait plus rien à attendre, plus rien à espérer. Et pourtant, ils l’ont précisément rencontré, ils l’ont accueilli comme compagnon de voyage, ils l’ont écouté pendant qu’il leur expliquait les Écritures, et enfin ils l’ont reconnu à la fraction du pain. Alors leurs yeux se sont ouverts et l’annonce joyeuse de Pâques a trouvé place dans leur cœur.

    La liturgie d’aujourd’hui ne nous parle pas directement de cet épisode, mais elle nous aide à réfléchir sur ce qu’il raconte : la rencontre avec le Ressuscité qui change notre existence, qui éclaire nos affections, nos désirs, nos pensées.

    La première lecture, tirée du Livre de Qohelet, nous invite à faire, comme les deux disciples dont nous avons parlé, l’expérience de notre limite, de la finitude des choses qui passent (cf. Qo 1, 2 ; 2, 21-23) ; et le psaume responsorial, qui lui fait écho, nous propose l’image d’une     « herbe changeante : elle fleurit le matin, elle change ; le soir, elle est fanée, desséchée » (Ps 90, 5-6). Ce sont deux rappels forts, peut-être un peu choquants, mais qui ne doivent pas nous effrayer, comme s’il s’agissait de sujets “tabous” à éviter. La fragilité dont ils nous parlent fait en effet partie de la merveille que nous sommes. Pensons au symbole de l’herbe : n’est-ce pas magnifique, un pré en fleurs ? Certes, elles sont délicates, faites de tiges fines, vulnérables, susceptibles de se dessécher, de se plier, de se briser, mais en même temps, elles sont immédiatement remplacées par d’autres qui poussent après elles, et dont les premières deviennent généreusement nutriments et servent d’engrais, en se consumant sur le sol. C’est ainsi que vit le champ, se renouvelant continuellement, et même pendant les mois froids d’hiver, quand tout semble silencieux, son énergie frémit sous terre et se prépare à exploser, au printemps, en mille couleurs.

    Nous aussi, chers amis, nous sommes ainsi faits : nous sommes faits pour cela. Non pour une vie où tout est acquis et immobile, mais pour une existence qui se régénère constamment dans le don, dans l’amour. Et ainsi, nous aspirons continuellement à un “plus” qu’aucune réalité créée ne peut nous donner ; nous ressentons une soif si grande et si brûlante qu’aucune boisson de ce monde ne peut l’étancher. Face à cette soif, ne trompons pas notre cœur en essayant de l’apaiser avec des substituts inefficaces ! Écoutons-la plutôt ! Faisons-en un tabouret sur lequel nous pouvons monter pour nous pencher, comme des enfants, sur la pointe des pieds, à la fenêtre de la rencontre avec Dieu. Nous nous trouverons face à Lui, qui nous attend, qui frappe même gentiment à la vitre de notre âme (cf. Ap 3, 20). Et il est beau, même à vingt ans, de Lui ouvrir grandement notre cœur, de le laisser y entrer, pour ensuite nous aventurer avec Lui vers les espaces éternels de l’infini.

    Saint Augustin, parlant de sa recherche intense de Dieu, se demandait : « Quel est donc l’objet de notre espérance […] ? Est-ce la terre ? Non. Est-ce quelque chose qui vient de la terre, comme l’or, l’argent, l’arbre, la moisson, l’eau […] ? Ces choses plaisent, elles sont belles, elles sont bonnes » (Sermon 313/F, 3). Et il concluait : « Cherche celui qui les a faites, c’est Lui ton espérance » (ibid.). Puis, repensant au chemin qu’il avait parcouru, il priait en disant : « Tu [Seigneur] étais au-dedans, et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais [...]. Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi j’ai goûté [cf. Ps 33, 9 ; 1 P 2, 3] et j’ai faim et j’ai soif [cf. Mt 5, 6 ; 1 Co 4, 11] ; tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix » (Confessions, 10, 27).

    Frères et sœurs, ce sont de très belles paroles, qui rappellent ce que le Pape François disait à Lisbonne, lors de la Journée Mondiale de la Jeunesse, à d’autres jeunes comme vous : « Chacun est appelé à se confronter à de grandes questions qui n’ont pas […] une réponse simpliste ou immédiate, mais qui invitent à accomplir un voyage, à se dépasser, à aller plus loin […], à un décollage sans lequel il n’y a pas de vol. Ne nous alarmons pas alors si nous nous trouvons assoiffés de l’intérieur, inquiets, inachevés, avides de sens et d’avenir […]. Ne soyons pas malades, soyons vivants ! » (Discours pour la rencontre avec les jeunes universitaires, 3 août 2023).

    Il y a une question importante dans notre cœur, un besoin de vérité que nous ne pouvons ignorer, qui nous amène à nous      demander : qu’est-ce vraiment que le bonheur ? Quel est le véritable goût de la vie ? Qu’est-ce qui nous libère des marécages de l’absurdité, de l’ennui, de la médiocrité ?

    Ces derniers jours, vous avez vécu de nombreuses expériences enrichissantes. Vous avez rencontré des jeunes de votre âge, venus de différentes parties du monde et appartenant à différentes cultures. Vous avez échangé vos connaissances, partagé vos attentes, dialogué avec la ville à travers l’art, la musique, l’informatique, le sport. Au Circo Massimo, vous vous êtes approchés du sacrement de la pénitence, vous avez reçu le pardon de Dieu et vous avez demandé son aide pour mener une vie bonne.

    Dans tout cela, vous pouvez trouver une réponse importante : la plénitude de notre existence ne dépend pas de ce que nous accumulons ni, comme nous l’avons entendu dans l’Évangile, de ce que nous possédons (cf. Lc 12, 13-21). Elle est plutôt liée à ce que nous savons accueillir et partager avec joie (cf. Mt 10, 8-10 ; Jn 6, 1-13). Acheter, accumuler, consommer ne suffit pas. Nous avons besoin de lever les yeux, de regarder vers le haut, vers « les réalités d’en haut » (Col 3, 2), pour nous rendre compte que tout a un sens, parmi les réalités du monde, dans la mesure où cela sert à nous unir à Dieu et à nos frères dans la charité, en faisant grandir en nous « des sentiments de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur » (Col 3, 12), de pardon (cf. ibid., v. 13), de paix (cf. Jn 14, 27), comme ceux du Christ (cf. Ph 2, 5). Et dans cette perspective, nous comprendrons toujours mieux ce que signifie « l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5).

    Très chers jeunes, notre espérance, c’est Jésus. C’est Lui, comme le disait saint Jean-Paul II, « qui suscite en vous le désir de faire de votre vie quelque chose de grand, […] pour vous rendre meilleurs, pour améliorer la société, en la rendant plus humaine et plus fraternelle » (XVe Journée mondiale de la Jeunesse, Veillée de prière, 19 août 2000). Restons unis à Lui, restons dans son amitié, toujours, en la cultivant par la prière, l’adoration, la communion eucharistique, la confession fréquente, la charité généreuse, comme nous l’ont enseigné les bienheureux Piergiorgio Frassati et Carlo Acutis, qui seront bientôt proclamés saints. Aspirez à de grandes choses, à la sainteté, où que vous soyez. Ne vous contentez pas de moins. Vous verrez alors grandir chaque jour, en vous et autour de vous, la lumière de l’Évangile.

    Je vous confie à Marie, la Vierge de l’espérance. Avec son aide, en retournant dans les prochains jours dans vos pays, dans toutes les parties du monde, continuez à marcher avec joie sur les traces du Sauveur, et contaminez tous ceux que vous rencontrez avec votre enthousiasme et le témoignage de votre foi ! Bonne route !

  • Jubilé des jeunes à Tor Vergata : le pape dialogue avec les jeunes à propos de l'amitié, du courage de choisir et de l’appel à faire le bien

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    La veillée du samedi 2 août, à Tor Vergata.

    De Jacques Galloy sur RCF :

    Jubilé des jeunes à Tor Vergata : le pape dialogue avec les jeunes à propos de l'amitié, du courage de choisir et de l’appel à faire le bien.

    3 août 2025

    Moment très attendu lors du jubilé des jeunes, le pape Léon XIV a atterri en hélicoptère à Tor Vergata vers 19h30 pour la veillée avec les jeunes. Après plusieurs tours en papamobile, la veillée a débuté à 20h30. Un dialogue a eu lieu entre le pape Léon et 3 jeunes. Quel leur a t'il répondu sur les thèmes de l’amitié, le courage de choisir et l’appel à faire le bien ? Cette rencontre s’est terminée par un très beau temps de prière sous la forme d’une adoration eucharistique. Ce fut un intense moment silencieux, de communion autour de Jésus réellement présent dans le saint Sacrement.

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  • Dieu, viens à mon aide (introit du 18e dimanche du temps ordinaire)

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    DEUS, in adiutórium meum inténde: Dómine, ad adiuvándum me festína: confundántur et revereántur inimíci mei, qui quærunt ánimam meam. Ps. ibid., 4 Avertántur retrórsum, et erubéscant: qui cógitant mihi mala. ℣. Glória Patri.

    O Dieu, viens à mon aide; Seigneur, hâte-Toi de me secourir. Qu'ils soient confondus et couverts de honte, ceux qui cherchent à m'ôter la vie. Ps. ibid.,4 Qu'ils reculent en arrière et soient dans la confusion, ceux qui me veulent du mal.

  • A quoi notre coeur s'attache-t-il ? (18e dimanche du temps ordinaire)

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    timthumb.jpgEvangile de ce dimanche : Lc 12, 13-21

    Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Jésus lui répondit : « Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? » Puis, s'adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses. » 

    Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait : 'Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte.' Puis il se dit : 'Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence.'

    « Mais Dieu lui dit : 'Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ?' Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu. »

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (http://homelies.fr/(Archive 2010)

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  • Des accusations de dissimulation contre Léon XIV fomentées par un prêtre défroqué

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    D'Elise Ann Allen sur Crux :

    Des accusations de dissimulation contre Léon XIV fomentées par un prêtre défroqué

    ROME – Un groupe de défense des victimes a continué de faire valoir des allégations de dissimulation contre le pape Léon XIV malgré les révélations selon lesquelles les accusations ont été portées par un ancien prêtre qui a lui-même été défroqué pour inconduite sexuelle et qui a une rancune historique contre le pontife.

    Le 31 juillet, le Réseau des survivants des abus sexuels commis par des prêtres (SNAP) a tenu une conférence de presse pour discuter à nouveau des allégations d'abus sexuels sur plusieurs femmes du diocèse de Chiclayo.

    L'affaire concerne les allégations formulées par Ana María Quispe Díaz et ses deux sœurs contre deux prêtres de Chiclayo, Eleuterio Vásquez Gonzáles et Ricardo Yesquén, pour abus sexuels sur eux alors qu'ils étaient mineurs.

    Une source au courant d'une affaire en cours au Vatican contre Vásquez Gonzáles a déclaré à Crux que celle-ci était déjà parvenue à une conclusion, bien que les résultats n'aient pas encore été communiqués.

    Entre autres choses, le SNAP a répété de vieilles affirmations selon lesquelles le pape Léon XIV aurait dissimulé l’affaire – des allégations qui ont été formulées pour la première fois par le prêtre défroqué et ancien canoniste Ricardo Coronado.

    Ancien augustinien défroqué en décembre dernier pour inconduite sexuelle, Coronado, selon des personnes qui vivaient avec lui à la fin des années 1990 alors qu'il dirigeait une maison de formation pour l'Ordre des Augustins au Pérou, a des antécédents de comportement sexuellement inapproprié, y compris avec les jeunes hommes dont il avait la charge, et nourrit depuis longtemps du ressentiment envers le père Robert Prevost de l'époque en raison de différences idéologiques perçues.

    Díaz aurait parlé au téléphone avec l'évêque de l'époque, Robert Prevost, au sujet des abus présumés, qui se sont produits avant l'arrivée de Prevost, en 2020, et en 2022, tous les trois se sont assis avec lui pour discuter des allégations en personne.

    Ces femmes allèguent notamment qu'après s'être manifestées, Prevost n'a pas ouvert d'enquête préliminaire et n'a pas informé les autorités civiles de leurs plaintes. Elles ont ensuite déposé une plainte civile.

    Le diocèse de Chiclayo a nié ces accusations et publié une déclaration en sept points le 12 décembre 2023. Il affirme que Prevost a immédiatement ouvert une enquête, interdit au prêtre d'exercer son ministère et transmis les résultats de l'enquête préliminaire au Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF) à Rome. Il les a également exhortés à porter plainte au civil s'ils le souhaitaient, mais a averti que l'affaire n'irait probablement pas loin en raison du délai de prescription.

    La DDF et les autorités civiles ont finalement choisi de clore l'affaire en 2023, les autorités civiles invoquant le délai de prescription et la DDF le manque de preuves, mais elle a été rouverte plus tard par l'administrateur apostolique de Chiclayo, qui a pris la direction lorsque Prevost est parti, lorsque Díaz a rendu publique sa plainte.

    Jeudi, le SNAP a réitéré ses appels à la révocation des prêtres et a fourni des copies d'une lettre que Díaz a reçue en juillet dans laquelle elle était informée que Vásquez Gonzáles avait demandé plus tôt cette année « d'être dispensé des obligations découlant de son ordination sacerdotale et de quitter l'état clérical », et que le processus pourrait prendre jusqu'à six mois.

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  • Le "discours du biglietto" du cardinal Newman sur "le piège mortel d'une erreur répandue"

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    Discours du Biglietto (source)

    Cardinal John Henry Newman

    Le piège mortel d’une erreur répandue

    Lors de la béatification du cardinal John Henry Newman, le Centre international des Amis de Newman a diffusé le texte de son célèbre « Discours du Biglietto », prononcé par Newman à l'occasion de sa nomination comme cardinal. Le matin du 12 mai 1879, l'Oratorien se rendit au Palazzo della Pigna, résidence du cardinal Howard, qui lui avait prêté ses appartements, pour y recevoir le messager du Vatican porteur du « biglietto » de la Secrétairerie d'État, l'informant que, lors d'un consistoire secret tenu le matin même, Sa Sainteté avait daigné l'élever au rang de cardinal. À onze heures, les salles étaient bondées de catholiques anglais et américains, clercs et laïcs, ainsi que de nombreux membres de la noblesse romaine et dignitaires de l'Église, rassemblés pour assister à la cérémonie. Peu après midi, le messager consistorial remit le « biglietto » à Newman, puis informa le cardinal fraîchement créé que Sa Sainteté le recevrait au Vatican le lendemain matin pour lui remettre la « beretta ». Son Éminence répondit par ce qui est devenu son « Discours du Biglietto ». Cette réponse fut télégraphiée à Londres par le correspondant du « Times » et parut intégralement dans ce journal le lendemain matin. De plus, grâce à la bienveillance du Père Pietro Armellini, SJ, qui la traduisit en italien pendant la nuit, elle fut également publiée intégralement dans « L'Osservatore Romano » le lendemain, 14 mai. Le texte était accompagné d'un article intitulé « Civilisation catholique », qui décrivait le discours de Newman comme étant de la plus haute importance. Nous publions le texte intégral ci-dessous.

    Vi ringrazio, Monsignore, per la participazione che m'avete fatto dell'alto onore che il Santo Padre si degnato conferire sulla mia umile persona.... [Je vous remercie, Monseigneur, de m'avoir informé du grand honneur que le Saint-Père a daigné conférer à mon humble personne.]

    Et si je vous demande la permission de continuer mon discours, non pas dans votre langue musicale, mais dans ma chère langue maternelle, c'est parce que dans cette dernière je puis mieux exprimer mes sentiments sur cette très gracieuse annonce que vous m'avez apportée que si je tentais ce qui est au-dessus de moi.

    Tout d'abord, je suis amené à exprimer l'émerveillement et la profonde gratitude que j'ai éprouvés, et qui continuent d'éprouver, devant la condescendance et l'amour dont le Saint-Père a fait preuve envers moi en me désignant pour un honneur aussi immense. Ce fut une grande surprise. Une telle élévation ne m'était jamais venue à l'esprit et semblait en décalage avec tous mes antécédents. J'avais traversé bien des épreuves, mais elles étaient terminées ; et maintenant la fin de toutes choses était presque arrivée, et j'étais en paix. Et était-il possible qu'après tout, j'aie vécu tant d'années pour cela ?

    Il est difficile de comprendre comment j'aurais pu supporter un choc aussi terrible si le Saint-Père n'avait pas voulu faire un second acte de condescendance à mon égard, qui l'a atténué et a constitué pour tous ceux qui l'ont entendu une preuve touchante de sa bonté et de sa générosité. Il a compati à mon égard et m'a expliqué les raisons pour lesquelles il m'avait élevé à ce poste élevé. Outre d'autres mots d'encouragement, il a déclaré que son acte était une reconnaissance de mon zèle et de mes bons services pendant tant d'années à la cause catholique ; de plus, il estimait que cela ferait plaisir aux catholiques anglais, et même à l'Angleterre protestante, si je recevais une marque de sa faveur. Après de si aimables paroles de Sa Sainteté, j'aurais été insensible et sans cœur si j'avais eu encore des scrupules.

    Voilà ce qu'il a eu la gentillesse de me dire, et que pouvais-je vouloir de plus ?

    Au cours de mes nombreuses années, j'ai commis de nombreuses erreurs. Je n'ai rien de la haute perfection qui caractérise les écrits des saints, à savoir qu'on ne peut y trouver d'erreur ; mais ce que j'espère pouvoir revendiquer dans tout ce que j'ai écrit, c'est une intention honnête, l'absence de buts personnels, un tempérament obéissant, une volonté d'être corrigé, la crainte de l'erreur, le désir de servir la Sainte Église et, par la miséricorde divine, une certaine réussite.

    Et, je suis heureux de le dire, je me suis opposé dès le début à un grand mal. Pendant trente, quarante, cinquante ans, j'ai résisté de mon mieux à l'esprit de libéralisme religieux. Jamais la Sainte Église n'a eu autant besoin de défenseurs contre lui qu'aujourd'hui, alors que, hélas ! c'est une erreur qui se répand comme un piège sur toute la terre ; et en cette occasion importante, où il est naturel pour quelqu'un à ma place de contempler le monde, la Sainte Église telle qu'elle est et son avenir, je ne trouverai pas déplacé, je l'espère, de renouveler la protestation que j'ai si souvent formulée contre lui.

    Le libéralisme religieux est la doctrine selon laquelle il n'existe pas de vérité positive en religion, mais qu'une croyance en vaut une autre, et c'est cet enseignement qui gagne en force et en force chaque jour. Il est incompatible avec la reconnaissance d'une religion comme vraie. Il enseigne que toutes doivent être tolérées, car toutes sont des questions d'opinion. La religion révélée n'est pas une vérité, mais un sentiment et un goût ; ni un fait objectif, ni un miracle ; et chacun a le droit de lui faire dire exactement ce qui lui plaît. La dévotion ne repose pas nécessairement sur la foi. On peut fréquenter des églises protestantes et catholiques, tirer profit des deux sans appartenir à aucune. On peut fraterniser dans des pensées et des sentiments spirituels, sans avoir la moindre opinion doctrinale commune, ni en percevoir la nécessité. Puisque la religion est une particularité si personnelle et un bien si privé, nous devons nécessairement l'ignorer dans nos relations humaines. Si un homme adopte une nouvelle religion chaque matin, qu'est-ce que cela vous fait ? Il est aussi impertinent de penser à la religion d'un homme qu'à ses sources de revenus ou à la façon dont il gère sa famille. La religion n'est en aucun cas le lien de la société.

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  • « Nous ne sommes pas des touristes spirituels » : des jeunes signent à Rome un manifeste pour une Europe avec une âme

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    D'Almudena Martínez-Bordiú pour CNA :

    « Nous ne sommes pas des touristes spirituels » : des jeunes signent à Rome un manifeste pour une Europe avec une âme

    Des jeunes élèvent la voix depuis la basilique Santa Maria in Trastevere, le 1er août 2025. / Crédit : Daniel Ibáñez/CNA

    1er août 2025

    Nous ne sommes pas des touristes spirituels. Nous sommes des pèlerins en quête de sens. Nous arrivons avec des sacs à dos remplis de doutes, de blessures, de chants et d'espoir. Et avec une certitude au cœur : le Christ est vivant. Et il nous appelle.

    Ainsi commence le « Manifeste des Jeunes Chrétiens d’Europe », cœur du projet « Rome ’25-Chemin de Saint-Jacques ’27-Jérusalem ’33 » , qui vise à « restaurer l’âme » du Vieux Continent et invite les chrétiens à rencontrer le Seigneur à travers le pèlerinage, la guérison et l’évangélisation.

    Un jeune catholique lit à haute voix le « Manifeste des jeunes chrétiens d'Europe » dans la basilique Sainte-Marie du Trastevere, le 1er août 2025. Crédit : Daniel Ibáñez/CNA
    Un jeune catholique lit à haute voix le « Manifeste des jeunes chrétiens d'Europe » dans la basilique Sainte-Marie du Trastevere, le 1er août 2025. Crédit : Daniel Ibáñez/CNA

    Cette initiative, qui a commencé à prendre forme il y a deux ans avec le soutien de la Sous-commission épiscopale pour la jeunesse et l'enfance de la Conférence épiscopale espagnole, ainsi que de l'archidiocèse de Saint-Jacques-de-Compostelle et de l'Église de Jérusalem, invite les jeunes chrétiens de tout le continent à ouvrir un nouveau chemin de foi et d'espérance en vue du Jubilé de la Rédemption , qui sera célébré en 2033.

    L'initiative est également soutenue par le Saint-Siège et le pape Léon XIV, à qui elle a été présentée après une audience générale au Vatican le 25 juin.

    Le moment clé du projet a eu lieu le vendredi 1er août au matin, en plein Jubilé de la Jeunesse. De nombreux jeunes se sont rassemblés à la basilique Sainte-Marie-du-Trastevere pour donner la parole à une génération qui souhaite construire une nouvelle Europe avec le Christ au centre.

    « Ce manifeste est un acte de foi et un appel à l'espérance. C'est la voix d'une génération de jeunes qui ne veut pas rester en marge, qui n'a pas à crier : "Nous voulons plus [de biens matériels]", nous voulons le Christ au centre… La révolution a commencé ; l'Esprit souffle », a déclaré Fernando Moscardó, l'un des jeunes porte-parole du projet lors de sa présentation à Rome en juillet.

    À cette occasion, Monseigneur Marco Gnavi, curé de la basilique Sainte-Marie du Trastevere et hôte de l'événement du 1er août, s'est dit « surpris par l'enthousiasme des jeunes », surtout à une époque de « changements douloureux ».

    Le document a été publié sur le site officiel du projet et tous ceux « qui se sentent partie prenante » sont encouragés à le signer.

    De plus, toutes les informations, mises à jour et progrès de l'initiative seront partagés via les réseaux sociaux sous le pseudo @J2R2033 (Journey to Redemption 2033).

    Lors de l'événement du 1er août, auquel a participé Mgr Rino Fisichella, pro-préfet du Dicastère pour l'Évangélisation, plusieurs jeunes de différentes nationalités ont lu à haute voix le manifeste.

    Fisichella a également consacré du temps à prier pour la paix dans le monde, notamment pour l'Ukraine et le conflit en Terre Sainte. Parmi les personnes présentes figuraient des jeunes de Palestine et d'Israël.

    Cet article a été initialement publié par ACI Prensa, le partenaire d'information en espagnol de CNA. Il a été traduit et adapté par CNA.

  • Parlement Européen : des groupes catholiques accusés d’extrémisme dans un rapport soutenu par Bill Gates et George Soros

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    De zenit.org :

    Des groupes catholiques accusés d’extrémisme dans un rapport soutenu par Bill Gates et George Soros

    Un document alarmiste publié au Parlement européen suscite l’indignation des institutions chrétiennes

    1er août 2025

    Le 26 juin dernier, dans les murs du Parlement européen, a été présenté un rapport au titre provocateur : « La prochaine vague : comment l’extrémisme religieux regagne du pouvoir ». Un document au langage aussi audacieux qu’alarmant censé alerter les démocraties européennes. Mais pour de nombreux observateurs, notamment issus des milieux religieux et académiques, le rapport sonne creux, mais il est surtout injuste.

    Un rapport au ton accusateur : quand la foi devient suspecte

    Produit par le Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs (EPF), avec le soutien de puissants bailleurs de fonds progressistes tels que la Fondation Gates, l’Open Society de George Soros et le Fonds des Nations Unies pour la population, le rapport dénonce une prétendue offensive coordonnée de groupes chrétiens — catholiques, évangéliques et orthodoxes — visant à infiltrer les institutions démocratiques, affaiblir les droits sexuels et reproductifs et revenir sur les acquis en matière d’égalité de genre.

    Ce qui interpelle autant que ses conclusions, c’est le soutien politique transversal qui a accompagné sa publication : des eurodéputés de quatre grands groupes parlementaires, du centre-droit aux écologistes, ont co-parrainé l’événement, laissant entendre une inquiétude consensuelle à Bruxelles.

    Défendre la vie ou menacer la démocratie ?

    Derrière la rhétorique et les graphiques, un tout autre récit émerge : celui d’accusations floues, de définitions extensives et d’une tentative perçue par certains comme idéologiquement orientée pour discréditer les voix chrétiennes traditionnelles dans l’espace public.

    Le cœur du débat tient en une question essentielle : quand la défense publique de valeurs religieuses devient-elle un acte d’extrémisme ?

    Depuis des siècles, les communautés chrétiennes d’Europe participent au débat social et politique, fondant leur engagement sur des principes moraux : la défense de la vie, la protection de la famille, le rôle de la conscience dans l’éducation. Ces convictions, parfois impopulaires dans les cercles sécularisés, ne sont ni violentes ni contraires à la démocratie. Or, le rapport ne fait aucune distinction. Il qualifie de « anti-droits » ou « anti-genre » un large éventail d’organisations, y compris des universités et fondations humanitaires.

    En Espagne, sont notamment mentionnées :

    • l’Université de Navarre,
    • l’Université Francisco de Vitoria,
    • la Fondation universitaire San Pablo CEU,
    • CitizenGO,
    • et même des centres d’aide aux femmes enceintes, financés par des fonds publics.

    Leur prétendu délit ? Promouvoir la planification familiale naturelle, soutenir les événements pro-vie, défendre les droits parentaux dans l’éducation, ou encourager la recherche bioéthique fondée sur la théologie morale catholique.

    Un amalgame inquiétant

    Aucune de ces structures ne prône la violence. Aucune ne rejette les institutions démocratiques. Leurs missions sont tournées vers le dialogue, la formation, la recherche, l’action sociale. En les plaçant dans le même panier que de supposés extrémistes religieux, le rapport brouille les lignes entre désaccord moral et radicalisation politique.

    Et ce n’est pas tout : « La prochaine vague » va plus loin, accusant ces groupes d’avoir reçu 1,2 milliard de dollarsentre 2019 et 2023, provenant à 73 % d’Europe, 18 % de Russie, et 9 % des États-Unis. Le sous-entendu ? Ces fonds serviraient une stratégie souterraine concertée. Pourtant, le rapport n’apporte presque aucune preuve de coordination réelle. La majorité des donateurs identifiés sont des fondations indépendantes aux objectifs variés, souvent centrés sur l’éducation, l’éthique publique ou la démographie.

    Un rapport partisan ?

    Le document reste aussi évasif sur son propre financement et ses orientations idéologiques. Il omet de rappeler que ses principaux sponsors — parmi les plus influents du monde — soutiennent des agendas spécifiques : accès à l’avortement, théorie du genre à l’école, restrictions à l’objection de conscience religieuse.

    En dénonçant une supposée « mainmise religieuse » sur les institutions, il néglige le risque d’un excès inverse : celui d’une dérive progressiste qui marginalise toute voix discordante. En fin de compte, c’est le rapport lui-même qui, selon ses détracteurs, menace le pluralisme démocratique, en assimilant un désaccord moral à une menace extrémiste.

    La foi réduite au silence ?

    Des institutions confessionnelles de toute l’Europe ont rapidement réagi. Elles soulignent que défendre la vie, la famille, ou proposer des alternatives éthiques à l’éducation sexuelle controversée ne relève pas de l’extrémisme, mais de la conscience morale.

    Et elles préviennent : si ces voix sont exclues du débat démocratique, cela ne mènera pas à l’harmonie, mais à une polarisation encore plus profonde.

    Dans sa volonté de dénoncer une montée du radicalisme religieux, « La prochaine vague » semble confondre opposition et subversion, désaccord et danger. Or, la démocratie européenne s’épanouit non pas quand certaines voix sont réduites au silence, mais quand elles peuvent être entendues — surtout lorsqu’elles dérangent.

    La vraie « prochaine vague » ?

    Le rapport soulève finalement une question cruciale : Quel pluralisme voulons-nous construire ? Un pluralisme où les croyants sont invités à la table du débat, ou un système où ils sont étiquetés et écartés avant même d’avoir parlé ?

    Voilà, peut-être, la véritable prochaine vague qu’il faudra observer — et, espérons-le, corriger.

    Des groupes catholiques accusés d’extrémisme dans un rapport soutenu par Bill Gates et George Soros | ZENIT - Français

  • Le Jubilé des Jeunes : la soirée des Belges à Rome

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    Jubilé des Jeunes | Revivez la soirée des Belges à Rome (photos+vidéos) - CathoBel

    Célébration par Mgr Terlinden, barbecue et danses folk… revivez la soirée des Belges à Rome ! (photos+vidéos).
     
    Joyeuse soirée des belges au jubilé des jeunes à Rome | 1RCF Belgique
    Mgr Luc Terlinden, archevêque de Malines-Bruxelles, présidait la célébration en présence de mgr Patrick Hoogmartens, évêque de Hasselt, mgr Geert ...
  • R.D. CONGO : « Plus de 100 morts en juillet dans l'Ituri malgré l'état d'urgence en vigueur depuis 4 ans »

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/R.D. CONGO- Caritas à Bunia : « Plus de 100 morts en juillet dans l'Ituri malgré l'état d'urgence en vigueur depuis 4 ans »

    31 juillet 2025  
     

    Kinshasa (Agence Fides) – « Dans notre province, rien qu’au mois de juillet, plus de 100 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été brutalement assassinées lors d’attaques d’une brutalité indescriptible ». C’est ce que révèle la Caritas diocésaine de Bunia (province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo), sur le territoire de laquelle se trouve l'église Beata Anuarite de Komanda, attaquée par un commando des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet (voir Fides 28/7/2025).

    Les 100 victimes rien qu'au mois de juillet de cette année représentent, selon Caritas Bunia, « l'échec flagrant de l'état d'urgence » décrété le 3 mai 2021 par le président Félix Tshisekedi dans l'Ituri et le Nord-Kivu afin de « neutraliser les groupes armés opérant dans les deux provinces ; restaurer l'autorité de l'État par le biais d'un gouvernement militaire temporaire ; protéger les civils et stabiliser la région ».

    « Quatre ans et près de 100 prolongations plus tard, les résultats sont désastreux : de nouveaux groupes armés ont émergé et sont plus actifs que jamais », affirme Caritas. « L'impunité règne en maître et les massacres se poursuivent sans enquête ni poursuites judiciaires contre les criminels. Pire encore, des témoignages accablants révèlent la complicité, passive ou active, de l'armée congolaise, comme dans le récent massacre de Lopa où les miliciens de la CODECO ont profané l'église Giovanni da Capistrano (voir Fides 23/7/2025) ». La profanation de l'église « a contraint Mgr Dieudonné Uringi, évêque de Bunia, à fermer la paroisse dont la réouverture reste sine die ».

    Entre-temps, de nouveaux détails ont été révélés sur l'attaque du village de Komanda. Les assaillants sont entrés dans le village vers deux heures du matin depuis leur bastion sur le mont Hoyo. Ils ont attaqué l'église paroissiale Beata Anuarite, tuant une vingtaine de personnes à coups de machettes rassemblées pour une veillée de prière. D'autres corps ont été retrouvés dans des maisons et des commerces incendiés non loin de l'église, dont celui d'un homme carbonisé retrouvé dans un camion incendié par les assaillants. Au total, 43 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées.

    L'attaque du village de Komanda a provoqué, selon Caritas, une panique généralisée qui a entraîné l'exode massif de la population vers Bunia, Beni et Kisangani, ainsi que la suspension des activités économiques et religieuses. Tout cela a aggravé la crise humanitaire déjà existante en raison de l'arrivée de nouveaux déplacés. Caritas Bunia dénonce « l'inaction inacceptable des forces de sécurité et de la MONUSCO (Mission de l'ONU en RDC), qui, bien que stationnées à moins de 3 kilomètres du lieu du crime, ne sont pas intervenues pour protéger les civils ».

    Dans le communiqué envoyé à l'Agence Fides, Caritas Bunia souligne que la situation sécuritaire en Ituri se détériore : «Avec l'émergence d'un nouveau mouvement rebelle (Convention pour la révolution populaire), récemment fondé par Thomas Lubanga et ses complices en Ouganda, et les alliances contre nature entre l'armée régulière (FARDC) et les milices criminelles qu'elle est censée combattre, l'Ituri sombre dans un chaos sans précédent. La population, livrée à elle-même, ne sait plus à qui faire confiance ».

    Afin d'éviter de nouveaux massacres et d'améliorer la sécurité dans la région, Caritas demande la levée immédiate de l'état d'urgence, qu'elle qualifie de « mesure inefficace rejetée par la population » ; le remplacement de tout le personnel des FARDC et de la police déployé à Komanda pendant le massacre du 27 juillet, ainsi qu'à Lopa pendant les massacres et les destructions du 21 juillet 2025 ; la révision urgente des stratégies de protection des civils afin d'éviter de nouvelles tragédies.

    (LM) (Agenzia Fides 31/7/2025)

  • La tilma (manteau) de Notre-Dame de Guadalupe, inexplicable par la science

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    D'Ermes Dovico sur la NBQ :

    La tilma de Notre-Dame de Guadalupe, inexplicable par la science

    Nous passons en revue les principales études scientifiques sur le manteau en fibres d'agave (tilma) de l'Indien Saint Juan Diego, sur lequel l'image de Notre-Dame de Guadalupe fut miraculeusement imprimée le 12 décembre 1531 et qui est resté intact à ce jour. La Bussola s'entretient avec David Caron Olivares.

    É01_08_2025

    Image de Notre-Dame de Guadalupe, imprimée sur le manteau de saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin (1531)

    C'est l'un des plus grands miracles durables que le Seigneur ait accordé à l'humanité. Il s'agit d'une image dont l'histoire s'étend sur près de 494 ans : celle de Notre-Dame de Guadalupe, qui, le 12 décembre 1531, fut instantanément imprimée – en présence de l'évêque espagnol Juan de Zumárraga (1468-1548) et de sept autres témoins – sur la tilma (une sorte de manteau en fibres d'agave) portée par le saint indien Juan Diego Cuauhtlatoatzin (1474-1548). Le miracle se produisit au moment où le saint ouvrit la tilma, qui contenait des roses castillanes, cueillies au sommet du Tepeyac (Mexique), selon les instructions de la Vierge Marie : ces roses devaient être le « signe » qui convaincrait l'évêque de l'authenticité de ces apparitions mariales, commencées trois jours plus tôt. Mais en réalité, il y avait deux signes : précisément, les roses de Castille (hors saison et hors continent...) et l'image sur le manteau de Juan Diego, aujourd'hui conservée dans le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe construit sur le lieu des apparitions.

    Il s'agit d'une image acheiropoïétique, c'est-à-dire non réalisée par des mains humaines. Cette vérité est corroborée par les nombreuses études menées au fil des siècles sur la tilma. Cette image et le message de miséricorde laissé par la Mère céleste lors des apparitions ont eu un impact considérable sur l'évangélisation du Mexique, libérant les Indiens des anciens cultes aztèques, qui donnaient lieu à plusieurs milliers de sacrifices humains chaque année.

    La Nuova Bussola a interviewé David Caron Olivares, auteur du livre Nuestra Señora de Guadalupe. La imagen ante el reto de la Historia y de la Ciencia (Notre-Dame de Guadalupe. L'image face au défi de l'histoire et de la science), qui a récemment donné une conférence sur ce thème en Italie, le 22 juillet au sanctuaire milanais de Santa Maria alla Fontana.

    Au fil des siècles, plusieurs études scientifiques ont été menées sur la tilma à l'effigie de la Vierge de Guadalupe. Que nous apprennent ces recherches ?

    Résumons quelques faits scientifiquement inexplicables concernant l'image imprimée sur la tilma de saint Juan Diego :

    1. Le tissu de la tilma est intact et n'a subi aucune détérioration, bien qu'il soit constitué d'une fibre végétale qui se désintègre généralement en petits fragments en moins de vingt ans. Ce tissu n'a subi aucune détérioration, ni au contact de la foule, ni à la fumée des innombrables bougies, ni à la poussière, malgré son exposition sans protection pendant 116 ans, depuis l'installation du premier verre protecteur en 1647.

    2. L'extraordinaire finesse de l'image, impossible à réaliser, même pour un peintre expert, sur ce support brut sans aucune sorte de préparation préalable.

    3. Les couleurs conservent une brillance extraordinaire, alors qu'elles auraient dû pâlir, changer de teinte et craqueler, n'étant protégées par aucun vernis.

    4. En 1785, un acide très concentré et corrosif tel que l'acide nitrique fut versé sur l'image, sans détruire le tissu.

    5. Les cornées et les pupilles des yeux de la Vierge reflètent le reflet des personnes présentes dans le bureau de l'évêque lorsque l'image est apparue sur le manteau. Ces reflets ont été révélés par des études menées au XXe siècle par des scientifiques spécialisés en ophtalmologie.

    6. Les étoiles du manteau, qui correspondent aux constellations du Nord et du Sud visibles depuis le Mexique le 12 décembre, jour de la dernière apparition.

    7. En 1921, une bombe explosa devant l'image, la laissant intacte, tandis que le crucifix qui se trouvait au même endroit était nettement déformé.

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  • Newman docteur de l’Église : « Ce qui nous parle aujourd'hui, c'est sa condamnation du libéralisme religieux »

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    D'Andrea Zambrano sur la NBQ :

    Newman est docteur de l’Église : « Aujourd’hui, sa condamnation du libéralisme religieux nous parle. »

    Saint John Henry Newman sera proclamé Docteur de l'Église. Entretien avec l'évêque Edoardo Cerrato, oratorien comme le saint anglais : « Il a soutenu que la doctrine révèle sa véritable vitalité lorsqu'elle devient un principe actif, traduit en actes. Et le « discours de circonstance » dans lequel il condamne le libéralisme religieux est l'aspect que je choisis pour notre époque. »

    01_08_2025

    La nouvelle annoncée hier par la Congrégation pour la Cause des Saints, selon laquelle saint John Henry Newman serait proclamé Docteur de l'Église, n'a pas surpris Mgr Edoardo Cerrato. « C'était dans l'air », explique l'évêque émérite d'Ivrea et ancien procureur général de la Confédération de l'Oratoire Saint-Philippe Néri, la même organisation que le saint anglais a rejoint après sa conversion, dans cet entretien accordé à La Bussola, « mais c'est néanmoins une nouvelle qui nous remplit de joie et de gratitude pour la décision de Sa Sainteté Léon XIV. »

    La relation entre Cerrato et Newman est solide, grâce à leur appartenance commune aux Oratoriens, mais aussi parce que l'évêque émérite est l'un des plus grands spécialistes de la pensée et de la vie de cette figure clé de l'Église. C'est avec lui que nous cherchons à comprendre la signification de la décision du pape Léon XIV.

    Excellence, que signifie être Docteur de l'Église ?

    Il ne s'agit pas d'un titre universitaire ni d'un titre honorifique. Par ce titre, l'Église reconnaît l'autorité d'un homme ou d'une femme qui se distingue par sa sainteté et l'excellence de sa doctrine, telle qu'elle ressort de ses écrits. Les premiers Docteurs de l'Église furent proclamés par le pape Boniface VIII à la fin du XIIIe siècle ; plus tard, ce titre fut conféré à d'autres, dont quatre femmes : Thérèse d'Avila, Catherine de Sienne, Thérèse de Lisieux et Hildegarde de Bingen. Avec Newman, le nombre de Docteurs de l'Église atteignit 38.

    Qu'est-ce qui, selon vous, fait de Newman un docteur de l'Église ?

    « N'en doutez pas, Newman sera un jour docteur de l'Église », avait déjà confié Pie XII à Jean Guitton. Les raisons en seront expliquées avec autorité dans le Document du Siège apostolique qui sera publié. Je réponds à votre question en citant le titre de l'article que Mgr Fortunato Morrone, éminent spécialiste de Newman et ami proche, a publié aujourd'hui ( hier, ndlr ) dans L'Osservatore Romano : « Un intellectuel et théologien raffiné qui a témoigné de l'Évangile en l'incarnant. »

    Benoît XVI, se rendant personnellement à Birmingham pour béatifier Newman, dérogeant ainsi à une règle qu'il avait lui-même établie, a déclaré : « Il nous a laissé un exemple exceptionnel de fidélité à la vérité révélée, suivant cette lumière bienveillante partout où elle le conduisait, même au prix d'un sacrifice personnel considérable. L'Église a besoin aujourd'hui de grands écrivains et communicateurs de sa stature et de son intégrité, et j'espère que sa dévotion inspirera beaucoup de personnes à suivre ses traces. Une grande attention a été accordée, à juste titre, aux travaux universitaires et aux nombreux écrits de Newman, mais il est important de rappeler qu'il se considérait avant tout comme un prêtre. »

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