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Eglise - Page 1267

  • Lefebvristes : François peut-il réussir là où Benoît XVI a échoué ?

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    De Jean-Marie Guénois, dans le « Figaro » d’hier :

    « La nouvelle était dans l'air, elle est maintenant confirmée: Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X a été officiellement reçu au Vatican mardi 23 septembre par le Préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Gerhard Müller.

    C'est la première fois depuis l'accession du pape François, en mars 2013, que le chef de file des Lefebvristes reprend ainsi contact avec Rome alors qu'il ne s'est pas privé de critiquer le nouveau pape, très éloigné du style traditionnel et qu'il a décliné la main tendue par Benoît XVI jusqu'à la dernière minute de son règne.

    Malgré ce contexte, le communiqué publié mardi par le Vatican est extrêmement positif. Il indique que l'entretien a duré deux heures. Qu'il s'est déroulé dans un «climat de cordialité». Et surtout qu'à l'occasion de l'examen de «quelques problèmes doctrinaux et canoniques» les deux parties ont «l'intention» de «procéder par étape et dans un délai raisonnable au dépassement des difficultés». Avec «la perspective désirée d'une pleine réconciliation».

    Le ton du communiqué et sa conclusion rappelle ceux qui furent publiés au cours du pontificat de Benoît XVI.

    Ce pape comme aucune autre mit tout en œuvre - ce fut pourtant l'un des échecs de son pontificat - pour atteindre cet objectif. Il accéda aux demandes des Lefebvristes: rétablissement de la messe dite en latin au titre d'un rite extraordinaire, levée des excommunications pour les évêques ordonnés par Mgr Lefebvre dont Mgr Fellay mais aussi le fameux Mgr Williamson.

    Mais ceux-ci refusèrent finalement de réintégrer l'Église catholique dans le cadre d'une structure spécifique que Rome voulait créer pour eux. Il est vrai qu'une bonne partie des fidèles de la Fraternité Saint Pie X était fermement opposée à cette perspective.

    Contre toute attente - car le pape François n'a jamais fait part d'une sympathie particulière pour ce mouvement qui conteste radicalement les orientations du Concile Vatican II - il semble que les négociations vont donc reprendre. Jamais en effet le Vatican n'aurait publié un communiqué aussi optimiste si la réunion de mardi s'était mal passée.

    Pour sa part, la Fraternité Saint Pie X a publiée dans l'après-midi de mardi son propre communiqué, plus neutre dans le ton, mais qui synthétise ainsi la rencontre: «Au cours d'un entretien cordial, les difficultés doctrinales et canoniques ont été exposées, et la situation actuelle de l'Eglise évoquée. Il a été décidé de poursuivre les échanges afin d'éclaircir les points de divergence qui subsistent».

    Réf. Le Vatican et les Lefebvristes reprennent les négociations

    JPSC

  • Le christianisme, porteur de violence ?

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    Lu sur didoc.be :

    Après un premier article sur "Religions et Violence" (voir ici), un autre auteur, Emmanuel Cabello*, fournit dans le texte ci-dessous un nouvel éclairage. A partir de l’analyse du même document de la Commission Théologique Internationale, Mgr Cabello aborde une question plus spécifique : le christianisme porte-t-il en lui un germe de violence ?

    Un survol, même rapide, de l’histoire de l’humanité, montre que l’homme est un être religieux. Il semble évident, à partir d’une expérience universelle, que l’ouverture à la divinité est inscrite dans l’homme. Par ailleurs, le monothéisme est considéré depuis des siècles comme la forme la plus évoluée de la religiosité.

    Ceci dit, ces derniers temps, on perçoit dans la modernité une tendance progressive à privilégier une sorte de « polythéisme », une conception plurielle du bien et du juste. A la racine de ce changement, on trouve l’idée que le monothéisme constitue non seulement une menace évidente et radicale pour l’autonomie de l’individu, mais aussi un grave danger pour la paix sociale. Dans cette optique, le fait d’affirmer une vérité objective universelle implique qu’un groupe humain la possède, ce qui justifierait sa prétention de dominer le reste de l’humanité. La résurgence actuelle de certains fondamentalismes religieux serait la preuve de ce lien entre vérité et violence.

    Il conviendrait donc de remplacer le monothéisme par un « polythéisme », c'est-à-dire par un relativisme des valeurs qui assure une coexistence pacifique. Mais cette proposition pose également question : le relativisme ne peut-il générer différents mondes humains incommunicables ? Le polythéisme des valeurs n’engendrera-t-il pas — comme l’histoire nous l’apprend — la violence entre les différents dieux ? Les accusations contre les monothéismes ne contiennent-elles pas en germe de nouvelles persécutions ? Les âpres conflits qui déchirent la société occidentale (pensons aux polémiques liées au début et à la fin de la vie, à la conception de la famille, au rôle de la religion dans la vie publique, etc.) ne sont-ils pas la conséquence de l’affaiblissement d’un « éthos » chrétien, commun à toute une civilisation ? Et enfin, si la conscience humaine est vidée de son légitime occupant historique, cet espace ne sera-t-il pas livré à l’arbitraire humain ?

    L’histoire, magistra vitae, nous montre une fois de plus que les remplaçants de Dieu — la race, la nation, le parti, l’argent — n’ont pas apporté à l’homme la paix et le bonheur qu’ils promettaient. Ils ont été plutôt des dieux pervers qui ont occupé la place du Dieu bon et créateur de la tradition monothéiste.

    Notons également que les attaques contre le monothéisme se focalisent souvent sur le christianisme, malgré le fait que ce dernier est génétiquement pacifique et pacifiant, en dépit des déviations surgies au cours de l’histoire.

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    Lien permanent Catégories : Eglise, Idées
  • Le Supérieur de la fraternité Saint-Pie X a été reçu au Vatican

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    Cité du Vatican, 23 septembre 2014 (VIS). Ce matin, le Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi s'est entretenu pendant deux heures avec Mgr.Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité sacerdotale St.Pie X, accompagné par ses Assistants l'Abbé Nikolaus Pfluger et l'Abbé Alain-Marc Nély. Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller était accompagné du Secrétaire et du Secrétaire adjoint du dicastère Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, et Mgr.Joseph Augustine Di Noia, OP, ainsi que de Mgr.Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei. Les parties, qui ont examiné certaines questions d'ordre doctrinal et canonique, ont convenu de procéder par paliers mais dans un délai raisonnable vers le dépassement des difficultés. Et ce dans la perspective désirée d'une pleine réconciliation.

  • Quelle place pour le catholicisme dans le monde occidental ?

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    Sur le site Figaro-Vox, le sociologue Mathieu Block-Côté se pose la question vue du Québec. Extraits :

    La chose est connue mais conserve une part mystérieuse qui intrigue encore les historiens et les sociologues: alors que le Québec était jusqu'aux années 1960 un bastion nord-américain du catholicisme, celui-ci s'est brutalement effondré dans la dynamique de la Révolution tranquille. Un pays particulièrement pieux s'est vite transformé en société radicalement sécularisée, ce dont les Québécois, aujourd'hui, se font encore une fierté (…).

    Mais la question du catholicisme n'est pas morte avec sa pratique. Elle s'est transposée, au fil des ans, dans la mémoire collective. Longtemps, on a présenté son expulsion de la vie publique comme une libération.(…). Pour autant, on la voit resurgir peu à peu, au fil des commémorations et des débats portant sur l'héritage culturel de l'Église(…)

    C'est que le catholicisme, abandonné dans la pratique, puis passé dans la mémoire, se pose de plus en plus à la manière d'une référence identitaire que le débat public pousse à redécouvrir, non pas à la manière d'une foi, mais bien davantage, à la manière d'une culture qu'on ne saurait abolir sans s'oublier soi-même.

    Cette redécouverte de la fonction identitaire de l'héritage catholique s'est jouée surtout, ces dernières années, autour d'un débat passionnel: la place du crucifix à l'Assemblée nationale, où il trône au-dessus du fauteuil du président. Certains au nom du multiculturalisme, d'autres au nom d'une conception intransigeante de la laïcité, ont multiplié les appels pour qu'on le décroche. Sa présence serait une offense aux citoyens d'autres confessions religieuses, comme aux incroyants. La riposte a manifestement convaincu une majorité de citoyens: le crucifix est là à la manière d'un rappel historique, et non pas comme le symbole d'une subordination du politique au religieux. Surtout, le catholicisme, au Québec, n'est pas une religion parmi d'autres. Toutes les convictions sont égales devant la loi, mais toutes les religions ne sont pas égales devant la culture.

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  • À Bruxelles, la paroisse Sainte-Catherine s’inspire du Père Zanotti-Sorkine

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    24 (1).jpgLe commentaire de l’hebdomadaire « Famille Chrétienne », ce 22 septembre, sous la plume de Matthieu Bruynseels :

    « Fermée depuis plusieurs années, cette église de la capitale belge a été reprise par des jeunes prêtres de la Fraternité des Saints-Apôtres, une communauté inspirée par le Père Zanotti-Zorkine.

    Les fêtards connaissent le quartier pour la boîte de nuit « Madame Moustache » située juste à côté de l’église, et les libres-penseurs, pour son musée de la Franc-maçonnerie à 500 mètres de là. À Bruxelles, l’église Saint-Catherine est une sorte d’ovni au cœur d’un secteur complètement déchristianisé. Un ovni qui a fermé il y a trois ans, le diocèse trouvant l’église trop chère à entretenir et n’ayant plus assez de prêtres pour la laisser en activité.

    Enterré, le projet de halle aux poissons ! 

    Ce samedi 20 septembre, tout a changé. Mgr André-Joseph Léonard a procédé à la réouverture de la paroisse, en y nommant trois prêtres récemment ordonnés de la Fraternité des Saints-Apôtres. Cette communauté, fondée par l’archevêque de Malines-Bruxelles, s’inspire de l’abbé Michel-Marie Zanotti-Sorkine. Si la venue du curé de la Canebière lui-même à la paroisse Sainte-Catherine a été un temps évoquée, elle n’est plus d’actualité aujourd’hui, depuis sa nomination officielle au sanctuaire Notre-Dame du Laus (Hautes-Alpes).

    « Cette église est devenue chaleureuse par le travail de ceux qui l’ont transformée ! », se réjouit Mgr André-Joseph Léonard. En effet, à Sainte-Catherine, les travaux de rénovation de ce véritable paquebot, qui avait beaucoup souffert des trois ans de fermeture, ont été intégralement pris en charge par des simples fidèles. Un projet visait même à transformer cette immense église en une halle aux poissons… « C’est inacceptable de transformer une église en centre commercial. Quand on voit que Jésus a chassé les marchands du Temple ! » pestent Martine et André, un couple venu pour l’occasion.

    Une volonté de dialogue, notamment avec les musulmans

    « Il y a beaucoup de gens qui attendaient la réouverture de cette église », déclare de son côté Jean-Désiré, habitant le quartier depuis douze ans. Le profil des nouveaux prêtres ne laisse pas cet Africain indifférent : « Ils ont un grand souci de la liturgie, je crains juste que ça ne hérisse les soi-disants progressistes ».

    Il faut dire qu’une dizaine de jeunes hommes en soutane (les trois prêtres et plusieurs séminaristes), ça ne se voit pas tous les jours. Une marque de fabrique de cette petite communauté, rappelée par Mgr Léonard dans son homélie : « Je demande à mes trois collègues d’aller à la rencontre des gens. Ils seront clairement identifiables comme prêtres, et comme nous avons beaucoup de frères musulmans qui portent un habit religieux, le dialogue s’instaurera ».

    Une volonté de s’affirmer sans entrer en confrontation mais sans se cacher non plus, partagée par les fidèles présents, qu’ils soient pratiquants réguliers ou non. « Je ne vais pas à l’église, mais je réfléchirai car c’est un superbe monument. Il faut qu’il reste ouvert », nous explique une dame. Une de ses amies est plus impliquée : « Je prie tous les jours pour qu’il y ait davantage de baptisés, et pour l’instant je suis exaucée ». 

    Réf. À Bruxelles, la paroisse Sainte-Catherine s’inspire du Père Zanotti-Sorkine

    JPSC

  • Syrie : une église mémorial du génocide arménien détruite par les djihadistes de l'Etat islamique

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    ASIE/SYRIE - Destruction de l’église mémorial du génocide arménien de Deir el-Zor de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique »

    Deir el-Zor (Agence Fides) – Les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont détruit une église arménienne de Deir el-Zor, la ville à majorité kurde qu’ils ont conquise ces derniers jours. La nouvelle, diffusée par des témoins locaux, a été confirmée par le Ministre des Affaires étrangères arménien, Edward Nalbandian, qui a condamné comme « une horrible barbarie » la destruction de l’église où étaient conservés les restes de victimes du Génocide arménien.
    L’église avait été consacrée en 1991 en tant que mémorial du Génocide et comprenait également un musée conservant les restes de victimes des massacres subis voici un siècle par les arméniens en territoire ottoman, massacres particulièrement concentrés justement dans la zone désertique autour de Deir el-Zor.
    Au sein du gouvernorat de Deir el-Zor, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont tué, en août dernier, des centaines de membres des tribus locales et ont également combattu, ces mois derniers, les miliciens islamistes d’al-Nusra afin de s’assurer le contrôle de la zone, riche en pétrole. (GV) (Agence Fides 22/09/2014)

  • Des nominations qui confirment le cap du pape François

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    De Anna Latron, sur le site de La Vie :

    Deux nouveaux archevêques de l'“ère François”

    Mgr Blase Cupich nommé à Chicago, Anthony Fisher à Sydney : deux nominations qui, selon les spécialistes, symbolisent l'“ère François” et dessinent le portrait-robot de l'“évêque François”.

    Un nouvel archevêque a été nommé à Chicago par le pape François, ce samedi 20 septembre : Mgr Blase Joseph Cupich, qui était depuis septembre 2010 évêque du diocèse de Spokane, remplacera Francis George, l’actuel archevêque, après son intronisation en novembre prochain.

    Ordonné prêtre en 1975, Blase Joseph Cupich a occupé diverses fonctions dans l’archidiocèse d’Omaha (Nebraska) et a, notamment, été secrétaire à la nonciature à Washington. En 1998, il a été nommé évêque de Rapid City (Dakota du sud), par Jean-Paul II. En 2010, c’est Benoît XVI qui l’a nommé à Spokane. Tout au long de ces dernières années, il a, par ailleurs, exercé diverses responsabilités au sein de la conférence épiscopale américaine. Il présidait notamment le commission pour la protection des enfants et des jeunes. Il était également président de l'Association américaine de l'enseignement catholique.

    Pour Crux (en anglais), le nouveau site Internet d’information catholique porté par le Boston Globe, cette nomination marque, aux Etats-Unis, “l'avènement de l'ère François”.

    Avec l'arrivée de Cupich, âgé de 65 ans, à la tête du troisième plus grand diocèse du monde, “le paysage américain a changé”, estime Crux. “Il s'agit de la quatrième nomination par François à la tête d'un archidiocèse majeur depuis juillet dernier”, après Mgr Rainer Maria Woelki à Cologne (Allemagne), Mgr Carlo Osoro Sierra à Madrid (Espagne) et Anthony Colin Fisher à Sydney (Australie).

    Jeudi 18 septembre, le pape a en effet nommé ce dominicain à la tête de l'archidiocèse de Sydney. Le principal organisateur des JMJ de 2008 et actuel évêque de Parramatta succède ainsi au cardinal George Pell, devenu préfet du Secrétariat pour l’économie du Vatican, à la tête de cet archidiocèse de 600.000 catholiques.

    Agé de 54 ans, Anthony Colin Fisher a été ordonné prêtre en 1991. En 2000, il a été le directeur et fondateur de l’Institut pontifical Jean Paul II pour les études sur le mariage et la famille, à Melbourne. Il était également membre de l'Académie pontifical pour la vie.

    Le vaticaniste Rocco Palmo, sur son blog “Whispers in the Loggia”, voit dans ces deux nominations un signe fort envoyé directement par le pape (en anglais). “Sur un plan plus large, en attendant, les dernières 48 heures ont apporté ce qui pourrait bien finir par être les deux nominations les plus conséquentes de François sur l'ensemble de son pontificat dans l'Eglise anglophone.”

    Pour Crux, ces quatre récentes nominations permettent de dessiner le portrait-robot de “l'évêque François” : “Sur le plan idéologique, des hommes modérés plutôt que durs ; sur le plan pastoral, des hommes qui mettent l'accent sur le souci des pauvres et des marginaux; et sur le plan personnel, des dirigeants n'ayant pas de personnalité tape à l'oeil, avec la réputation d'être accessible et pratique.”

    Quant au vaticaniste de La Stampa, Andrea Tornelli, il conseille (en anglais) de lire en intégralité le discours du pape prononcé ce jeudi 18 septembre devant les évêques nommés au cours de l'année (en italien). Selon lui, François y ajoute “de nouveaux éléments du portrait robot du pasteur idéal qu'il a présentés à d'autres occasions”.

  • Soyez un vrai Nazrani!

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    Soyez un vrai Nazrani!

    « Voyez comment ils s'aiment », on disait des premiers chrétiens. Comment pouvons-nous nous appeler  des chrétiens et en même temps rester indifférents, alors que beaucoup de nos coreligionnaires sont pourchassés et massacrés et leurs femmes et leurs enfants emportés, souvent au nom d'une version barbare de « Allah »?

    Nos frères persécutés au Moyen-Orient sont souvent appelés « Nazrani », disciples de Jésus le Nazaréen. Comme c'est arrivé sous Hitler avec les Juifs, ils reçoivent un signe : la «ن" , la première lettre de leur nom arabe.

    Allons-nous subir cela résignés dans notre fauteuil TV ?

    Laissons ce fauteuil vide le samedi 27 septembre et laissons-nous faire nous-mêmes partie des nouvelles de la journée. Avec beaucoup d'autres et comme « Nazranis » solidaires,  laissons-nous secouer la communauté internationale face à la souffrance de la communauté de foi la plus persécutée dans le monde entier.

    Venez et laissez entendre votre voix au service de nos frères et sœurs dans une grande détresse !

    MANIFESTATION CONTRE LA PERSÉCUTION DES CHRÉTIENS

    Samedi 27 septembre 2014 à 15 h.

    MALINES, VEEMARKT

    Cet événement est une initiative conjointe d'une large plate-forme de chrétiens engagés et d’organisations chrétiennes, dont le Forum laïc Catholique-romain.

    www.stopchristenvervolging.be

  • Célibat des prêtres : stop ou encore ?

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     unnamed.jpgFace à la pénurie des vocations sacerdotales, l’idée de permettre l’ordination d’hommes mariés  fait son chemin dans l’Eglise. La question d’un changement ou du moins d’une inflexion de la discipline de l’Eglise catholique sur le célibat sacerdotal est aujourd’hui posée ouvertement  par des évêques et par le pape François lui-même. Le célibat sacerdotal passe pour être un caillou dans la chaussure de l’Eglise, un archaïsme cruel responsable de la crise des vocations et des scandales pédophiles. Des lieux communs qu’explore et démonte une passionnante enquête de Jean Mercier

    Journaliste, rédacteur en chef adjoint à l’hebdomadaire La Vie, en charge des questions religieuses, Jean Mercier ne se satisfait pas des lieux communs et des idées toutes faites. Lu sur le site « aleteia », cette interview de l’auteur par Ph. Oswald (extraits) :

    Questions à Jean Mercier : 

    (…)

    -On présente « le mariage des prêtres » comme « la » solution à la crise des vocations et « la » réponse aux scandales sexuels qui secouent l’Eglise. Double illusion ?

    -Oui. Le “mariage” des prêtres n’a jamais existé, sauf en France au moment de la Révolution ! C’est très différent de l’ordination d’hommes mariés. La crise des vocations est complexe…Le problème est d’abord la crise de la masculinité vis à vis du don de soi. On ne trouve que très peu d’hommes prêts à devenir enseignants, par exemple, bien que mariés.
    Par ailleurs, le sacerdoce est dévalorisé chez les catholiques. Ils n’ont pas envie que leur fils, ayant fait de belles études, se fasse curé. Là est le nœud.
    Quand à imaginer que l’existence de prêtres mariés pourrait éviter les scandales sexuels des clercs, on rêve… La pédophilie est une perversion qui concerne majoritairement des hommes mariés.

    -Pressés de se prononcer sur l’«ouverture» de l’Eglise à un assouplissement de la règle du célibat, de nombreux évêques et le pape François lui-même commencent par répondre que celui-ci est une mesure disciplinaire et non dogmatique. Mais vous semblez les contredire en répondant : « quasi dogmatique » !

    -Oui, parce que nous sommes dans une zone grise entre le dogme et la discipline. Dire que le célibat n’est qu’une règle disciplinaire est vrai sur la forme, mais pas sur le fond. Le célibat est une tradition profondément enracinée dans la culture du catholicisme, et aussi dans la tête des non-catholiques. Le célibat est au cœur de l’identité du prêtre. Ce n’est pas en bousculant celle-ci qu’on remplirait les séminaires. Au contraire !
      
    -Votre enquête croise les aspects historiques, sociologiques, psychologiques, théologiques, mais finalement, n’est-ce pas l’aspect mystique qui justifie ultimement le célibat : le prêtre configuré au Christ ?

    -Le prêtre n’est pas seulement, comme tout baptisé, un “autre Christ”. Il est Jésus “lui-même” quand il célèbre la messe et qu’il pardonne les péchés. Il assume totalement le “je” de Jésus. Le célibat n’a de sens que dans l’étroite identification qui existe entre le prêtre et Jésus. Le prêtre partage, de façon mystique, l’union conjugale qui existe entre le Christ et l’Eglise. Ce n’est pas qu’une définition théologique mais une réalité existentielle, que les prêtres vivent selon des modalités diverses.

    -Votre pronostic sur la probabilité que l’Eglise décide d’ordonner prêtres des « viri probati », c’est-à-dire des hommes mariés ayant fait leurs preuves, parallèlement à des célibataires ?

    -Si j’en crois ce que semble penser le Pape, cette évolution se ferait à partir des Eglises locales, et ne serait pas décidée d’en haut. La sagesse voudrait que Rome maintienne la règle du célibat, quitte à étendre le champ des dérogations pour ordonner des hommes mariés, en reconnaissant des vocations très ciblées, discernées avec grand soin. Rien ne serait plus grave que de transformer, à tour de bras, d’excellents laïcs en médiocres curés. L’enjeu de fond de la pénurie de prêtres est la foi, c’est-à-dire la confiance que Dieu donne un vrai bonheur à ceux qui s’engagent dans la prêtrise, et donc le célibat.

    Célibat des prêtres. La discipline de l’Eglise doit-elle changer ?  Jean Mercier, éditions DDB Desclée de Brouwer, 350 pages, 19,90 €

    Réf. Célibat des prêtres : stop ou encore ?

    Les grasses sont de notre fait. JPSC 

  • Cardinal Kasper : ceux qui l'attaquent sur le mariage attaquent le pape François

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    Lu sur le blog de Jeanne Smits (extrait) :

    "Le cardinal Kasper revient à la charge. A quelques semaines du synode extraordinaire sur la famille, celui qui avait lancé au dernier consistoire sa bombe sur l’accès des divorcés « remariés » à la communion vient d’accorder plusieurs interviews en italien et en allemand où il accuse ceux qui ont manifesté leur désaccord avec lui de viser, en réalité, le pape lui-même. C’est en particulier dans un entretien publié par Il Matino que le cardinal se montre le plus virulent : certains de ses adversaires, dit-il, pourraient bien « vouloir une guerre doctrinale »(…).Pour caricaturer le propos, ou plutôt pour en dégager l’ossature, on pourrait dire que Kasper accuse en définitive ses opposants, qui mettent en avant la doctrine traditionnelle de l’Eglise, de se satisfaire de la damnation des divorcés « remariés », de vouloir les envoyer en enfer.

    Ce faisant il s’appuie sur l’autorité du pape, assurant avoir rendu visite par deux fois à François qui serait comme lui dans l’attente d’un « synode pastoral », et dont il a obtenu l'accord (…)."

    Lire la note ici : Cardinal Kasper : ceux qui l'attaquent sur le mariage attaquent le pape François

    JPSC

  • Réouverture de l'église Sainte-Catherine présidée par Mgr Léonard

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    Ce samedi 20 septembre, S.E. Mgr A-J. Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles a présidé la messe pontificale marquant la réouverture de l'église Sainte-Catherine. Cette église située en plein centre-ville avait été fermée par le diocèse en 2011 et il avait été question de la désacraliser pour en faire un marché aux légumes.

    Les concélébrants étaient MM. les abbés Bernier, Prima et Schaub (Fraternité des Saints Apôtres) et M. l'abbé Claude Castiau (doyen de Bruxelles-Centre).

    Le Pater a été chanté en latin et un acolyte tenait un plateau de communion devant chaque personne allant communier. 

    De nombreux badauds venus faire les emplettes dans ce quartier fort animé ont assisté à la messe et prenaient des photos avec leurs smartphones. 

    Des feuillets avec horaires de messe, chapelet et adoration ont été distribués.

    La messe pontificale a été suivie d'un cocktail sur le parvis et d'un concert d'enfants alsaciens, auquel a assisté S.E. l'archevêque.

    Lire également : 

    http://eglisesaintecatherine.be/

    http://fraternitedessaintsapotres.com/

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  • La Leçon de Ratisbonne disculpée (*)

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    Lu sur le site « Benoît et moi » cette traduction d’un texte de l’écrivain américain George Weigel (extraits) :

    « Dans la soirée du 12 septembre 2006, mon épouse et moi étions en train de dîner à Cracovie avec des amis polonais quand un vaticaniste italien agité (pardon pour la redondance d’adjectifs) [il est permis d'apprécier modérément l'humour yankee] m’a appelé pour me demander ce que je pensais de « Zees crazee speech of zee pope about zee Muslims» (ce discours dément du Pape sur les musulmans)

     (…) Huit ans plus tard, la Leçon de Ratisbonne est vue de façon bien différente. En effet ceux qui l’avaient vraiment lue en 2006 avaient compris que loin de gaffer, Benoît XVI avait exploré, avec la précision d’un érudit, deux questions-clef, dont les réponses influenceraient profondément la guerre civile qui faisait rage au sein l’islam, - une guerre dont le résultat déterminerait si l’islam du XXIème siècle est sans danger pour ses fidèles et pour le monde.

    La première question concernait la liberté religieuse : les Musulmans pouvaient-ils trouver à l’intérieur de leurs propres ressources spirituelles et intellectuelles, des arguments islamiques pour la tolérance religieuse (incluant la tolérance envers ceux qui se convertissent à d’autres croyances) ? Ce développement souhaitable, suggérait le Pape, pourrait nécessiter beaucoup de temps (et même des siècles) pour l'élaboration d'une théorie islamique plus complète de la liberté religieuse.

    La seconde question concernait la structure des sociétés islamiques: les Musulmans pouvaient-ils trouver, une fois encore à l’intérieur de leurs ressources spirituelles et intellectuelles propres, des arguments islamiques pour faire la différence entre l’autorité religieuse et l’autorité politique dans un état juste Ce développement également souhaitable, rendrait peut-être plus humaines en elles-mêmes les sociétés musulmanes, et moins dangereuses pour leurs voisins, surtout s’il était lié à un courant islamique émergent en faveur de la tolérance religieuse. (…)

    L’Église catholique, comment l’a ouvertement admis le Pape, avait connu ses luttes internes alors que se développait sa propre exigence de liberté religieuse dans un contexte politique de gouvernement constitutionnel, dans lequel l’Église jouait un rôle clef dans la société civile, mais sans la gouverner directement. Mais le catholicisme avait finalement fait la chose suivante: non pas se rendre à la philosophie politique séculière, mais utiliser ce qu’il avait appris de la modernité politique pour revenir à sa propre tradition, redécouvrant des éléments de sa pensée sur la foi, la religion et la société qu’il avait perdus au fil du temps (…).

    Ce processus de redécouverte et de développement était-il possible dans l’islam? C’était la Grande Question posée par Benoît XVI dans la Leçon de Ratisbonne.  C’est une tragédie de proportions historiques que la réponse ait été d’abord mal interprétée et ensuite ignorée. Les résultats de cette mauvaise interprétation et de cette ignorance, et de beaucoup d’autres mauvaises interprétations et ignorances, - sont maintenant horriblement évidents au Moyen Orient (…).

    Quant au débat sur l’avenir de l’islam proposé par Benoît XVI, il parait aujourd’hui assez improbable. Mais s’il devait avoir lieu, les responsables chrétiens devraient préparer le chemin en nommant directement et franchement les pathologies de l’islamisme et du djihadisme; en cessant de présenter des excuses anti-historiques pour le colonialisme du XXème siècle (imitant sans conviction le pire des blablas académiques occidentaux, sur le monde arabe islamique) et en déclarant publiquement que l’usage de la force, utilisée prudemment et avec l’objectif de défendre les innocents, est moralement justifiée quand il faut affronter des fanatiques sanglants comme les responsables du royaume de la terreur qui a ravagé cet été la Syrie et l’Irak. 

    (*) Le titre original en anglais est "Regensburg vindicated", qu'on peut aussi traduire par "justifié"

    Réf. LA LEÇON DE RATISBONNE DISCULPÉE

    George Weigel (Baltimore, 1951-) est un écrivain américain, spécialisé dans la théologie et les sciences politiques.

    Originaire du Maryland il étudia à l'Université Sainte-Marie de Baltimore et obtint sa maîtrise au collège universitaire Saint-Michel de Toronto. Il a vécu à Seattle et a enseigné la théologie à Kenmore avant de revenir à Washington au centre de recherche Woodrow-Wilson. Il préside actuellement à la chaire d'études catholiques et de politique publique de Washington.. Il est particulièrement connu pour sa biographie de Jean-Paul II: « Jean-Paul II, témoin de l'espérance ».

    JPSC