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Eglise - Page 346

  • France 2024 : une année sous le regard du Sacré-Coeur

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    D'Aymeric Pourbaix sur France Catholique :

    2024 : Sous le regard du Sacré-Cœur

    2 janvier 2024

    C'est à la chapelle des Apparitions que le Christ est apparu à la sainte Marguerite Marie entre 1673 et 1675. La fresque représente la seconde apparition.

    © Pascal Deloche / Godong

    Moins de 50 ans après les premières apparitions du Christ à sainte Marguerite-Marie en 1673, la peste se déclare à Marseille. Grâce à la consécration de la ville au Sacré-Cœur, des vies sont épargnées. Cent vingt ans après les événements de Paray-le-Monial, en 1793, le Sacré-Cœur devient l’emblème d’une résistance vendéenne à un régime qui veut s’attaquer à l’existence même de la foi dans notre pays. Tout au long du XIXe siècle, la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, encouragée par les papes, ne cessera d’inspirer l’action de multiples œuvres, congrégations et missions, et culminera avec la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

    Ainsi la France a-t-elle été dotée d’un trésor qu’on nous envie, mais que les Français eux-mêmes semblent délaisser : la révélation d’un amour inouï, et qui s’est incarné dans un cœur de chair et de sang pour notre salut. Ce n’est donc pas uniquement un symbole ! Ni une simple dévotion privée d’ailleurs, mais « le cœur de la religion », disait Pie XI. De fait, depuis les origines, les Pères de l’Église et les mystiques n’ont eu de cesse de contempler cette blessure ouverte du côté du Christ. Avant que par une pauvre religieuse, Marguerite-Marie, ce culte se popularise, devienne public et s’étende à l’Église universelle.

    Il n’est pas anodin non plus que ce culte ait pris son essor au moment où l’humanisme athée allait imposer son règne de fer sur les sociétés, par le biais des révolutions. Car il constitue l’exact antidote à la lutte des classes, aux divisions, et à l’individualisme : à lui seul, le Sacré-Cœur apporte un démenti au pessimisme sur la nature humaine, sur sa capacité à se réformer et à aimer. C’est toute l’inspiration d’un grand éducateur, le Père Timon-David, qui, après 1789, a placé son œuvre de rechristianisation de la jeunesse ouvrière sous la protection du Sacré-Cœur. Une inspiration qui se poursuit aujourd’hui, malgré le manque de vocations… Le Christ avait pourtant prévenu Marguerite-Marie que son Cœur serait blessé par bien des « ingratitudes ».

    Résistance au défaitisme

    Il est donc urgent, en ce début d’année, de résister au défaitisme ou au fatalisme, en se mettant sous la protection de ce divin Cœur qui a tant aimé les hommes, afin d’étendre le règne social du Christ à tout notre pays, comme il avait été demandé, sans succès, à Louis XIV. À commencer par les familles, les écoles, les lieux de formation de la jeunesse, les paroisses… et les cités difficiles ?! Rappelons-nous que le XIXe, le grand siècle du Sacré-Cœur, a aussi été celui d’un extraordinaire renouveau de la foi. « L’amitié du Christ, souligne le Père Jean Galot, s’insinue par la tendresse mais opère une révolution intérieure avec une force prodigieuse. » Il faut puiser dans cette force d’amour et dans cette histoire glorieuse pour aider la France à surmonter ses épreuves actuelles et à conserver son unité, qui n’a jamais été aussi menacée.

    Voir également : https://www.france-catholique.fr/une-annee-placee-sous-le-theme-du-sacre-coeur.html

  • Les chrétiens sont toujours les plus persécutés à travers le monde

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    Les chrétiens sont toujours les plus persécutés dans le monde

    Plus de 200 morts et 300 blessés, hommes, femmes, enfants… Multipliant les atrocités, les djihadistes ont choisi la nuit de Noël pour perpétrer cette tuerie dans une vingtaine de villages chrétiens de l'État du Plateau, dans le centre du Nigéria. De nombreux survivants ont été enlevés. « Certains habitants ont déclaré qu'il avait fallu plus de 12 heures avant que les services de sécurité ne répondent à leur appel à l'aide » rapporte Causeur (29 décembre). Les critiques redoublent contre le président fédéral, Bola Ahmed Tinubu, élu en mai dernier avec la promesse de mettre fin à ces attaques.

    Avec plus de 203 millions d'habitants, la République fédérale du Nigéria est le pays le plus peuplé d'Afrique. La population est à 53,5 % musulmane et à 45,9 % chrétienne. Mais malgré ce relatif équilibre numérique, les chrétiens sont des cibles privilégiées, pour des raisons à la fois religieuses et ethniques : dans les régions du centre et du nord-ouest, les Peuls, musulmans et éleveurs transhumants, s'opposent aux Biroms, chrétiens, et agriculteurs sédentaires. En outre, certains États du nord du pays, adeptes d'une charia radicale, pratiquent une discrimination légalisée.

    L'incendie islamiste qui embrase le Proche-Orient depuis l'intervention américaine en Irak, la guerre civile en Syrie, le terrorisme de Daech et les résurgences d'Al-Quaïda, a gagné l'Afrique. Des groupes armés djihadistes multiplient les razzias au Nigéria, au Burkina Faso, au Mali, au Niger. Avec le groupe Boko Haram, affilié à Daech, le Nigéria cumule des records d'exactions contre les chrétiens. Selon un rapport sur les « chrétiens martyrs au Nigéria », publié par la Société internationale pour les libertés civiles et l'État de droit, plus de 50 000 chrétiens ont perdu la vie au Nigéria depuis le début de l'insurrection de Boko Haram en 2009 ; 18 000 églises et 2 200 écoles chrétiennes ont été incendiées. D'après l'ONG protestante Portes Ouvertes, sur les 5.259 chrétiens enlevés dans le monde en 2022, 4.726 sont nigérians. Mais les musulmans n'embrassant pas la cause islamique n'ont pas été épargnés : 34 000 d'entre eux ont été tués au Nigéria.

    Les chrétiens, toutes confessions confondues, sont les plus nombreux dans le monde (2,2 milliards de fidèles, soit près d'un tiers de la population mondiale, loin devant les musulmans,1,8 milliard). Ils sont aussi « les fidèles les plus persécutés » souligne Charlotte d'Ornélas dans le JDD (24 décembre, en lien ci-dessous). C'est une véritable épidémie : « En 30 ans, le nombre de pays touchés par la persécution des chrétiens a presque doublé » constate Portes ouvertes dans son « Index mondial des persécutions des chrétiens 2023 » : en 1993, année du premier index, 40 pays étaient concernés. Ils étaient 76 en 2023. Même constat de l'association catholique Aide à l'Église en détresse (AED) : « Les ennemis de l'Église sont nombreux et de plus en plus virulents », explique au JDD Benoît de Blanpré, directeur de l'AED. « Nous identifions trois menaces majeures : l'islamisme, les pouvoirs autoritaires et les nationalismes ethnoreligieux qui relèguent au rang de citoyens de seconde zone toute minorité. »

    En Asie, les lois anti-conversion et anti-blasphème sont une arme redoutable dont les chrétiens font particulièrement les frais. Notamment au Pakistan (le pays des « purs » musulmans). Si le monde a vibré pour Asia Bibi, cette humble mère de famille catholique qui a passé neuf ans de sa vie dans une cellule de condamnée à mort pour un prétendu « blasphème » avant d'être libérée et exilée avec sa famille sous la pression internationale, beaucoup d'autres chrétiens sont emprisonnés ou victimes d'émeutes dans l'indifférence générale. En août dernier encore, une quinzaine d'églises ont été attaquées et des centaines de maisons de chrétiens détruites par des musulmans fanatisés au Pakistan. Des exactions semblables se produisent au Bangladesh ou en Indonésie…N'oublions pas de mentionner la Chine où des persécutions ou discriminations plus subtiles se poursuivent malgré les efforts du pape François pour amadouer le régime.

    En Inde, ce sont des hindouistes non moins fanatisés que leurs ennemis musulmans qui persécutent les croyants d'autres religions avec le silence complice du Premier ministre Narendra Modi, un hindouiste nationaliste (Courrier International). En mai dernier, ils ont tué 185 chrétiens, chassé de leurs villages 100 000 catholiques, brûlé plus de 300 églises.

    Bien qu'essentiellement chrétiennel'Amérique latine reste en proie aux persécutions, naguère inspirées par des pouvoirs francs-maçons comme au Mexique, aujourd'hui par des narcotrafiquants (70 prêtres mexicains ont été tués au cours des trente dernières années pour s'être dressés contre leur domination) ou par des pouvoirs dictatoriaux plus ou moins badigeonnés de marxisme, comme à Cuba, dans le Venezuela du dictateur Maduro, ou au Nicaragua dirigé par le couple Ortega/Murillo (Le Monde) qui vient d'emprisonner un deuxième évêque (1000RCinfo). Si « le sang des martyrs est une semence de chrétiens » selon la célèbre formule de Tertullien (160 – 220), la fécondité chrétienne du XXIe siècle s'annonce exceptionnelle !

    Pour aller plus loin :

    Un chrétien sur sept est persécuté dans le monde : « Le martyre n’est pas qu’une histoire du passé »

    >>> Lire l'article sur : Le JDD

  • Les huit apparitions de Banneux

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    De notre ami, Jean Pierre Snyers :

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    Les huit apparitions de Banneux
     

    12 jours après les apparitions de Beauraing, nous voici à Banneux Notre-Dame:  un village situé dans l'est de la Belgique, proche de la ville de Spa et pas très loin de la frontière allemande. En ce lieu fangeux, froid, venteux et couvert d'épicéas,  les hivers sont rudes.

    15 janvier 1933. La glace et la neige recouvrent la région. Il fait moins douze dégrés. A l'intérieur d'une petite maison située à l'écart de ce village, Mariette Beco attend l'arrivée de son frère Julien. Il est 19 heures. Soudain, dans le jardinet devant l'habitation, voici qu'elle aperçoit une dame d'une beauté céleste qui lui fait signe de venir. Cependant, la mère de l'enfant ne l'entend pas de cette oreille et ferme à double clés la porte de la maison.  Sept autres apparitions (entre le 18 janvier et le 2 mars) suivront. Le message de Marie? "Poussez vos mains dans l'eau. Cette source est réservée pour moi. Bonsoir. Au revoir" (18 janvier). "Je suis la Vierge des pauvres. Cette source est réservée pour moi; pour toutes les nations, pour soulager les malades. Je prierai pour toi. Au revoir" (19 janvier). "Je désirerais une petite chapelle" (20 janvier). "Je viens soulager la souffrance" (11 février. "Croyez en moi, je croirai en vous. Priez beaucoup. Au revoir" (15 février). "Ma chère enfant, priez beaucoup. Au revoir". (20 février). "Je suis la Mère du Sauveur, Mère de Dieu. Priez beaucoup. Adieu" (2 mars). Et depuis lors?... Dans une lettre pastorale datée du 22 août 1949, Monseigneur Kerkhofs (évêque de Liège) a écrit: "Nous croyons en conscience, pouvoir et devoir reconnaître sans réserve la réalité des huit apparitions de la Sainte Vierge à Mariette Beco". Aujourd'hui, quelque 500.000 pèlerins viennent chaque année aux pieds de Celle qui est venue du Ciel pour soulager leurs souffrances et leurs manques d'espérance...
     
    Les raisons d'y croire
     
    Très peu instruite et quelque peu en retrait par rapport à la religion, Mariette a délivré un message nettement au-delà d'elle-même. Par exemple, les "mots "nations" ou "soulager" sont des mots qu'elle ne connaissait pas et l'expression "Croyez en moi, je croirai en vous" qui font suite à la demande d'un signe de la part de l'abbé Jamin (curé de Banneux) était également au-delà de sa compréhension.
     
    Le décor du lieu des apparitions interpellent. 1) La neige. N'est-elle pas un symbole de la blancheur immaculée de la Vierge Marie? 2) Les sapins dont le vert perpétuel a la couleur de l'espérance n'est-il pas un signe de notre aspiration à un Royaume éternel? 3) La nuit; celle de nos doutes, de nos ténèbres intérieurs dans lesquels une belle dame lumineuse vient nous rejoindre et nous épauler. 4) Le chemin; chemin de l'homme vers Dieu et de l'ici-bas vers l'au-delà. 5) La source; symbole de Jésus-Christ, source d'eau vive et de notre baptème en vue de nous ancrer en Lui.
     
    Une peinture avait été faite pour représenter la "Vierge des pauvres". Cependant, Mariette n'en était pas satisfaite. Motif. La lumière de cette oeuvre représentait Marie comme étant éclairée de l'extérieur, tandis que selon elle, la lumière émanait de l'intérieur. Un "détail" que seul ceux qui "ont vu" peuvent savoir. De plus, pas mal de contracteurs ont essayé de lui faire dire que la phrase: "Je suis la Mère du Sauveur, Mère de Dieu" n'était pas correcte et qu'à la place d'une simple virgule, il manquait un "et". Un piège... Car en fait, s'il elle avait accepté qu'il en soit ainsi, elle aurait fait une faute théologique  dans la mesure où le dogme de la sainte trinité aurait été menacé.
     
    Durant le seconde guerre mondiale, beaucoup de juifs furent cachés à Banneux. L'un d'eux était le rabbin de Liège qui eut...une apparition de la Vierge des pauvres.
     
    De très nombreuses guérisons (paralysie, cancer, dépression, cécité...) furent constatées à Banneux  par les médecins. Difficile de croire que toutes sont fausses et qu'aucune ne provient d'une intervention surnaturelle.
     
    Phénomène quasi unique dans l'histoire des apparitions: la Vierge se déplace avec la voyante pour la conduire de chez elle à une source (qui est l'image de son Fils). Une "marche" accomplie par Marie avec celle qui la voit est très rare dans les mariophanies.
     
    La mort de l'abbé Jamin. Lui qui avait tant prié pour mourir un jour anniversaire d'une des apparitions de Banneux est décédé en 1961 le jeudi 2 mars à 19 heures, 28 ans plus tôt, le jeudi 2 mars à 19 heures eut lieu la huitième et dernière venue de la Vierge en ce lieu. Comment au vu de cela, se contenter de croire en une simple coïncidence?...
     
    Synthèse
     
    Curieux tout de même le paysage que Marie s'est choisi à Banneux...Elle aurait pu s'offrir un lieu plus confortable, un village, une colline bercés par la douceur du printemps...Ici, tout n'est que rigueur, froidure, austérité. A la clarté de midi, elle a préféré la nuit, au vert discret des feuillus, le vert profond des résineux, aux fleurs sauvages de juillet, le manteau blanc de l'hiver... Rudesse: tel est le contexte dans lequel la Vierge s'est manifestée. Tout un symbole. Car c'est dans celui-ci qu'Elle a pu dire le 11 février: "Je viens soulager la souffrance". 11 février: date de la première apparition de Marie à Lourdes et journée internationale des malades. Rien n'est laissé au hasard. La grandeur des sanctuaires. composé de chapelles, églises, vaste esplanade, chemins à travers bois, tout est présent pour que les visiteurs isolés ou en groupes soient à l'aise dans cette forêt ardennaise. Visiteurs? Comment ne pas penser à saint Jean-Paul II venu en ce lieu en mai 1985? Et Mariette? Qu'est-elle devenue?  Très discrète toute sa vie, elle a toujours aimé rappeler qu'elle n'était qu'un facteur et que la lettre déposée était bien plus importante qu'elle-même. Incognito, éprouvée dans sa vie, elle venait souvent le soir prier au lieu des apparitions. Un jour, quelques années avant sa mort (survenue en 2011), à une amie, elle a confié: "Ah, si seulement Elle pouvait revenir!". Ces simples mots ne nous en disent pas long sur sa conscience du cadeau qui lui a été fait 8 fois en 1933?...
  • Analyse critique de Fiducia supplicans

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    Ref. revue mensuelle « La Nef », 29/12/29

    (https://lanef.net/2023/12/29/analyse-critique-de-fiducia-supplicans/):

    Le Dicastère pour la Doctrine de la foi a publié le 18 décembre une « Déclaration », Fiducia supplicans, « sur la signification pastorale des bénédictions », ouvrant la porte aux bénédictions aux couples de personnes homosexuelles ou aux couples de divorcés remariés, au prix d’un trouble immense dans l’Eglise. Analyse critique :

    « Alors que la déclaration Fiducia supplicans rappelle clairement la doctrine traditionnelle sur les conditions de la bénédiction liturgique d’un couple dans le mariage, elle ouvre la voie à une bénédiction hors liturgie des ‘couples’[1] homosexuels ou de couples en situation irrégulière. Cette déclaration porte des difficultés de compréhension prêtant à une grande confusion.

    Jusqu’où peut aller la bénédiction de personnes homosexuelles ? Telle est l’une des grandes questions pastorales que soulève ce texte. Qu’une personne homosexuelle désireuse de faire un pas dans la foi puisse recevoir personnellement une bénédiction est certainement non seulement envisageable mais souhaitable. Chaque personne à tendance homosexuelle doit être accueillie avec respect et délicatesse et peut recevoir, en tant que personne, toute la tendresse de son Père du Ciel.

    Lire la suite sur le site de La Nef

  • Voici où les chrétiens ont été persécutés en 2023

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    De Tyler Arnold sur CNA :

    Voici où les chrétiens ont été persécutés en 2023

    30 déc. 2023

    Les chrétiens ont été persécutés par des groupes adverses depuis l'époque des apôtres et, dans diverses parties du monde, ils continuent de faire face à des menaces existentielles de la part de gouvernements et d'autres entités.

    À l'occasion de la fête de saint Étienne, premier martyr chrétien mort en 34 après Jésus-Christ, le pape François a déclaré lors de l'Angélus que "2000 ans plus tard, nous constatons malheureusement que la persécution se poursuit".

    "Il y a encore ceux, et ils sont nombreux, qui souffrent et meurent pour témoigner de Jésus, tout comme il y a ceux qui sont pénalisés à différents niveaux pour le fait d'agir de manière cohérente avec l'Évangile, et ceux qui s'efforcent chaque jour d'être fidèles, sans ado, à leurs bons devoirs, alors que le monde se moque et prêche le contraire", a déclaré le souverain pontife. 

    La persécution s'aggrave 

    Selon de nombreux rapports, la liberté religieuse est en recul dans le monde. Un rapport du groupe de surveillance Open Doors a révélé que la persécution des chrétiens est à son plus haut niveau depuis trois décennies. Les pires pays pour les chrétiens sont la Corée du Nord, la Somalie, le Yémen, l'Érythrée, la Libye, le Nigeria, le Pakistan, l'Iran, le Soudan et l'Inde.

    Un rapport publié en juin par l'Aide à l'Église en détresse a révélé que plus de la moitié de la population mondiale vit dans un pays où sévit une grave persécution religieuse, qu'elle soit le fait du gouvernement ou d'autres entités. Parmi les pays les plus durement touchés, on retrouve certains de ces mêmes pays : Le Nigeria, le Pakistan, l'Afghanistan, la Somalie, l'Arabie Saoudite et la Corée du Nord, entre autres. 

    Dans 23 des 28 pays classés dans la catégorie "rouge", qui est la pire catégorie en matière de persécution religieuse, la situation s'est aggravée par rapport au rapport précédent. 

    Voici quatre exemples de pays où les chrétiens ont été victimes d'une persécution brutale en 2023 :

    Nigeria
    Les conflits ethniques et religieux au Nigéria ont fait de ce pays l'une des régions les plus dangereuses au monde pour les chrétiens. Au cours du week-end de Noël, près de 200 chrétiens ont été tués lors d'une attaque terroriste dans l'État nigérian du Plateau.

    "Pas moins de 17 communautés ont été complètement touchées et détruites par ces bandits et ces criminels", a déclaré le gouverneur du Plateau, Caleb Mutfwang, dans un communiqué publié à la suite des attentats. 

    "Ce fut un Noël terrifiant pour nous sur le Plateau", a ajouté M. Mutfwang. "Cette série d'attaques a été bien coordonnée avec des armes lourdes. 

    Trois mois auparavant, en septembre, des terroristes avaient enlevé un pasteur protestant et plus de 80 autres chrétiens lors d'attaques contre deux églises distinctes. L'une des églises est située dans le nord-ouest du Nigeria et l'autre dans le centre-nord du pays. 

    Plus de 5 000 chrétiens ont été tués dans des attaques au Nigéria en 2021 et au cours des trois premiers mois de 2022, mais les chiffres complets pour 2023 ne sont pas encore disponibles.

    Libye
    Prêcher le christianisme en Libye, en particulier encourager les musulmans à se convertir au christianisme, peut encore conduire les chrétiens en prison en Libye et dans de nombreux autres pays à majorité musulmane. En avril, six Libyens, deux Américains et un Pakistanais ont été arrêtés en Libye pour avoir prêché le christianisme.

    "Les attaques contre notre vraie religion ne sont pas différentes des actes d'extrémisme et de terrorisme, et par le biais de la surveillance et de l'enquête, l'agence a surveillé l'augmentation des activités hostiles à l'islam véritable, ciblant nos jeunes des deux sexes, dont beaucoup ont quitté le pays", indique un communiqué de l'Agence de sécurité intérieure. 

    Mozambique
    Des rapports en provenance du Mozambique indiquent que les combattants de l'État islamique réduisent des femmes chrétiennes en esclavage sexuel et les forcent à se convertir à l'islam. Les terroristes tuent également ceux qui refusent de se convertir à l'islam. 

    Nicaragua
    La dictature du président Daniel Ortega a systématiquement persécuté l'Église catholique en fermant les écoles et les médias catholiques. Le régime a également arrêté des membres du clergé. 

    En décembre, juste après Noël, le gouvernement a arrêté quatre prêtres catholiques. Au total, la dictature a arrêté plus d'une douzaine de prêtres, dont l'évêque Rolando José Álvarez, qui est toujours emprisonné.

    Tyler Arnold est journaliste au National Catholic Register. Il a travaillé auparavant pour The Center Square et a été publié dans divers médias, dont The Associated Press, National Review, The American Conservative et The Federalist.

  • En 2023, 20 missionnaires ont été tués dans le monde

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    VATICAN - Missionnaires et Agents pastoraux tués en 2023

    30 décembre 2023

    Cité du Vatican (Agence Fides) - Les informations recueillies par l'Agence Fides indiquent qu'en 2023, 20 missionnaires ont été tués dans le monde : 1 évêque, 8 prêtres, 2 religieux non-prêtres, 1 séminariste, 1 novice et 7 laïcs entre hommes et femmes. Bien que les listes élaborées par Fides soient toujours susceptibles d'être mises à jour et corrigées, il y a eu 2 missionnaires tués de plus que l'année précédente. Selon la répartition continentale, cette année encore, le nombre le plus élevé est enregistré en Afrique, où 9 missionnaires ont été tués : 5 prêtres, 2 religieux, 1 séminariste, 1 novice. En Amérique, 6 missionnaires ont été assassinés : 1 évêque, 3 prêtres, 2 laïques. En Asie, 4 laïcs sont morts, tués par la violence. Enfin, en Europe, un laïc a été assassiné.

    Comme les années précédentes, l’Agence Fides utilise le terme ‘ missionnaire’ pour tous les baptisés, reconnaissant que « En vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire. Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation » (Pape François, Exhortation apostolique Evangelii gaudium, 120). Par ailleurs, depuis longtemps, la liste annuelle de Fides ne couvre pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict, mais prend en compte tous les baptisés impliqués dans la vie de l'Église qui sont morts de manière violente, même lorsque cela ne se produit pas expressément « en haine de la foi ». C'est pourquoi nous préférons ne pas utiliser le terme « martyrs », sauf dans son sens étymologique de « témoins », afin de ne pas entrer dans le jugement que l'Eglise peut éventuellement porter sur certains d'entre eux en les proposant, après un examen attentif, à la béatification ou à la canonisation.

    L'un des traits distinctifs que la plupart des agents pastoraux tués en 2023 ont en commun est sans aucun doute leur normalité de vie, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas réalisé d'actions sensationnelles ou d'actes hors du commun qui auraient pu attirer l'attention et les mettre dans le collimateur de quelqu'un. En parcourant les quelques notes sur les circonstances de leur mort violente, nous trouvons des prêtres qui étaient en route pour célébrer la messe ou pour exercer des activités pastorales dans une communauté éloignée ; des attaques à main armée perpétrées le long de routes très fréquentées ; des attaques contre des presbytères et des couvents où ils étaient engagés dans des activités d'évangélisation, de charité, de promotion humaine. Ils se sont retrouvés, sans en être responsables, victimes d'enlèvements, d'actes de terrorisme, impliqués dans des fusillades ou des violences de toutes sortes.

    Dans cette vie ‘normale’ vécue dans des contextes de pauvreté économique et culturelle, de dégradation morale et environnementale, où il n'y a pas de respect pour la vie et les droits de l'homme, mais souvent seulement l'oppression et la violence, ils étaient également unis par une autre ‘normalité’, celle de vivre la foi en offrant leur simple témoignage évangélique en tant que pasteurs, catéchistes, travailleurs de la santé, animateurs de la liturgie, de la charité…. Ils auraient pu partir ailleurs, s'installer dans des lieux plus sûrs, ou renoncer à leurs engagements chrétiens, voire les réduire, mais ils ne l'ont pas fait, même s'ils étaient conscients de la situation et des dangers qu'ils affrontaient chaque jour. Naïfs, aux yeux du monde. Mais l'Église, et finalement le monde, avancent grâce à eux, qui « ne sont pas des fleurs poussant dans un désert », et à tous ceux qui, comme eux, témoignent de leur reconnaissance pour l'amour du Christ en le traduisant dans des actes quotidiens de fraternité et d'espérance.

    Lors de l'Angélus en la fête de Saint Étienne, premier martyr de la communauté chrétienne, le Pape François a rappelé : « Il y a encore - et ils sont nombreux - ceux qui souffrent et meurent pour témoigner de Jésus, comme il y a ceux qui sont sanctionnés à différents niveaux pour avoir eu un comportement conforme à l'Évangile, et ceux qui luttent chaque jour pour rester fidèles, sans faire d'histoires, à leurs bons devoirs, alors que le monde se moque d'eux et prêche quelque chose d'autre. Ces frères et sœurs peuvent aussi apparaître comme des ratés, mais nous voyons aujourd'hui qu'il n'en est rien. Aujourd'hui comme hier, en effet, la semence de leurs sacrifices, qui semblait mourir, germe, porte du fruit, parce que Dieu, à travers eux, continue à faire des merveilles, à changer les cœurs et à sauver les hommes » (Angélus, 26 décembre 2023). (Agence Fides 30/12/2023)

  • Quand, pour la première fois depuis Vatican II, des cardinaux et des évêques…

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    De l'abbé Claude Barthe sur Res Novae :

    Pour la première fois depuis Vatican II, des cardinaux et des évêques…

     

    Du mal, Dieu peut providentiellement faire surgir un plus grand bien. La déclaration Fiducia supplicans du Dicastère pour la Doctrine de la Foi[1], affirmant dans son n. 31 qu’« il est possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe » a créé une situation nouvelle : un nombre important d’évêques dans le monde, parfois des épiscopats entiers, ont fait savoir qu’ils ne recevaient pas cet enseignement officiel en rupture avec l’enseignement pérenne de l’Église et ont interdit à leurs prêtres de procéder à de telles bénédictions. C’est un signe d’espérance au sein de l’immense déréliction d’un troupeau des fidèles qui a souvent l’impression d’être sans pasteurs.

    Deux remarques s’imposent :

    1°/ On note que beaucoup de réactions épiscopales interdisent seulement à leur prêtres de bénir des couples homosexuels.

    Cependant, il faut prendre garde au fait que refuser la bénédiction des couples de même sexe – qui causent assurément un très grand scandale – sans s’exprimer sur la bénédiction des couples irréguliers, tend à légitimer de facto ces « remariages ». Or, la demande de cette bénédiction, ou d’une prière, est de très loin la plus fréquente dans les paroisses. C’est à elle surtout que sont confrontés les curés. Un nombre non négligeable d’entre eux acceptent de bénir les couples irréguliers dans un cadre familial ou même à l’église sans être condamnés ni même rappelés à l’ordre. Il faut donc saluer les réactions épiscopales, comme celle de l’épiscopat de Hongrie, qui visent tant les bénédictions de couples du même sexe que celles des couples non mariés validement.

    2°/ On constate ainsi, à l’occasion de ces déclarations épiscopales, que les atteintes à la doctrine morale de l’Église provoquent plus aisément de salutaires réactions que d’autres infléchissements doctrinaux, comme ceux qu’on a pu noter à l’occasion du concile Vatican II et qui ont été confirmés par l’enseignement postérieur.

    Pourtant, les bouleversements de l’ecclésiologie, tels que la doctrine de la liberté religieuse ou celle de l’œcuménisme, ont été de bien plus grande conséquence du point de vue de la compréhension que l’Église a d’elle-même et de sa mission que la déclaration Fiducia supplicans ou que l’exhortation Amoris lætitia.

    Ce sont d’ailleurs ces inflexions ecclésiologiques majeures qui ont permis ensuite, comme une deuxième étape, celles concernant la morale, dans la mesure où elles ont ouvert la possibilité d’un enseignement officiel qui ne s’estime pas obligé à une cohérence rigoureuse avec le magistère antérieur.

    Ces deux points précisés, il faut saluer dans l’action de grâces le fait que, pour la première fois depuis Vatican II, des cardinaux et des évêques en exercice ont publiquement protesté contre un enseignement officiel qui n’est pas en adéquation avec la transmission ininterrompue de la Révélation par le magistère de l’Église.

  • Eglise du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) : Fête de l’Épiphanie, le samedi 6 janvier 2024 à 17h00

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  • En hommage à Benoît XVI, docteur de la foi, pour le premier anniversaire de sa mort

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    Du Père Jean-Gabriel, ocd, prieur du couvent des Carmes de Toulouse, sur le site de la Nef :

    Benoît XVI, docteur de la foi

    Le pape Benoît XVI nous a quittés il y a un an, le 31 décembre 2022. Petit hommage pour le premier anniversaire de sa mort.

    « Dieu est le véritable Père de sa créature. Ce Dieu est la vie, et la mort est donc la contradiction totale de la réalité de Dieu. Dieu ne veut pas son contraire. […] C’est pourquoi Dieu cherche la vie de sa créature, non pas la punition, mais la vie au sens plein : la communication, l’amour, l’épanouissement de l’être, la participation à la joie de la vie et à la grâce d’exister » (Le Ressuscité, DDB, 1986, p. 50). Ces propos du Cardinal Ratzinger, tirés de la retraite de Carême qu’il avait prêchée au Vatican en 1985 devant Jean-Paul II, constituent une sorte de préambule à l’enseignement que prodigua toute sa vie durant cet éminent théologien dont nous avons fêté le 31 décembre le premier anniversaire de la mort. C’est que celui qui devint pape le 19 avril 2005 sous le nom de Benoît XVI ne cessa d’affirmer – tant dans son enseignement universitaire que dans son magistère pétrinien – le primat de l’Amour de Dieu. Un Dieu créateur et rédempteur fidèle à la promesse de son Alliance avec l’homme qu’Il n’abandonne jamais en dépit de son péché, à qui Il veut communiquer Sa Vie pour le faire participer à Sa joie. La théologie du pape Benoît XVI est donc extrêmement joyeuse parce qu’elle s’enracine dans cette vertu d’Espérance dont il fera le thème principal de son encyclique Spe Salvi, du 30 novembre 2007. Une encyclique qu’il faudrait lire avec deux autres de ses textes magistériels : Deus Caritas est, sa première encyclique, qui porte sur le thème de la Charité divine, et celle que le pape François valida après la renonciation de son prédécesseur, mais dont celui-ci est l’auteur, à l’exception du dernier chapitre : Lumen fidei, l’encyclique tant attendue de Benoît XVI sur la vertu de la Foi.

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  • Note de Mgr Marc Aillet à propos de la déclaration Fiducia supplicans

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    Du site du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron :

    Note de Mgr Marc Aillet à propos de la déclaration Fiducia supplicans

    29 décembre 2023

    « Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF) vient de publier, le 18 décembre 2023, avec l’approbation du Pape François, la Déclaration Fiducia Supplicans « sur la signification pastorale des bénédictions ».

    Saluée comme une victoire par le monde laïque, et en particulier par les lobbies LGBT qui y voient enfin une reconnaissance par l’Eglise des relations homosexuelles malgré les multiples restrictions rappelées par le document romain, elle fait l’objet d’une désapprobation publique inédite de la part de conférences épiscopales entières, en particulier d’Afrique et d’Europe de l’Est, ainsi que d’évêques de tous les continents. En outre, de nombreux fidèles, y compris des recommençants, et nombre de prêtres, qui font face, dans une société en perte de repères, à des situations pastorales complexes, en faisant preuve d’autant de fidélité à l’enseignement du Magistère que de charité pastorale, expriment leur trouble et leur incompréhension.

    Interpellé par ces réactions et après avoir pris le temps de la réflexion, je souhaite adresser, comme évêque, aux prêtres et aux fidèles de mon diocèse, une note en vue des les aider à accueillir cette déclaration dans un esprit de communion avec le Saint-Siège apostolique, en donnant quelques clés de compréhension, tout en interrogeant respectueusement certains points de la déclaration susceptibles de clarification. Enfin, je voudrais inviter les prêtres de mon diocèse à la prudence, vertu par excellence du discernement. J’ai conscience que cette note est dense, mais il me semble important de traiter la question avec suffisamment de hauteur théologique et pastorale.

    Une doctrine inchangée sur le mariage

    Fiducia supplicans commence par rappeler que l’enseignement de l’Eglise sur le mariage, comme union stable, exclusive et indissoluble entre un homme et une femme, naturellement ouverte à la génération de nouvelles vies, reste ferme et inchangée (n. 4). C’est la raison pour laquelle, insiste le texte, il est impossible de donner une bénédiction liturgique ou rituelle à des couples en situation irrégulière ou de même sexe, ce qui risquerait d’induire une grave confusion entre le mariage et les unions de fait (n. 5). Il est ainsi précisé que c’est la raison pour laquelle l’ancienne Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans une réponse ad dubium, le 22 février 2021, avait conclu à l’impossibilité de donner une bénédiction aux « couples » de même sexe.

    Distinction entre les bénédictions liturgiques et les bénédictions pastorales

    Il est proposé ensuite tout un parcours biblique pour fonder la distinction entre les bénédictions liturgiques (n. 10) et les bénédictions que l’on qualifiera de pastorales, en vue d’éclairer la possibilité d’une bénédiction accordée à une personne qui, quelle que soit sa condition de pécheur, peut la demander à un prêtre, hors contexte liturgique ou rituel, pour manifester sa confiance en Dieu et sa demande d’aide afin de « mieux vivre » et de mieux ajuster sa vie à la volonté de Dieu (n. 20). Cela fait d’ailleurs partie d’une pratique pastorale élémentaire et bimillénaire de l’Eglise, en particulier dans le cadre de la dévotion populaire (n. 23-24), où il ne s’agit jamais d’exercer un contrôle sur l’amour inconditionnel de Dieu envers tous ni d’exiger un certificat de moralité, étant entendu qu’il s’agit ici d’un sacramental, qui n’agit pas comme un sacrement ex opere operato, mais dont l’efficacité de grâce dépend des bonnes dispositions de celui qui la demande et la reçoit. Jusqu’ici, le texte n’apporte rien de nouveau à l’enseignement ordinaire de l’Eglise, en ces matières.

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  • Sans prendre de gants, comment François efface l'héritage théologique de Benoît XVI

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    De sur le site du Figaro :

    Comment François efface l’héritage théologique de Benoît XVI depuis son décès

    30 décembre 2023

    ENQUÊTE - Depuis la mort du pape émérite il y a un an, son successeur impose sa vision de l’Église, sans prendre de gants.

    Le 13 mars 2013, jour de l’élection de François, la succession de Benoît XVI était actée. Le 31 décembre 2022, jour de la mort du pape émérite, sa succession était totalement accomplie. Non que l’épanouissement du pontificat de François ait été empêché par la cohabitation entre les «deux papes» mais une série de décisions drastiques prises par François depuis l’enterrement de son prédécesseur, donnent l’impression que le pontife argentin, aujourd’hui âgé de 87 ans, presse le pas pour imprimer encore plus profondément sa marque.

    Comme si la mort de Benoît XVI avait libéré son successeur d’un poids qui l’empêchait d’aller jusqu’au bout de ses réformes dont la plus durable serait une nouvelle approche de la doctrine catholique.

    «Un docteur au sein de l’Eglise»

    Dieu sait que le pontificat de Benoît XVI (2005-2013) fut précisément caractérisé par la clarté de la doctrine. Dans le quotidien Il Giornale de ce vendredi, un important cardinal italien, ancien numéro trois du pape allemand, souhaite à ce titre que ce théologien devienne…

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  • La Sainte Famille du Seigneur, modèle de toutes les familles

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    Du Frère Jean-Régis Domini sur le site de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :

    Sainte Famille du Seigneur, modèle de toutes les familles

     

    Cette fête de la Sainte Famille, modèle de toutes les familles, est l’occasion de réaffirmer la vérité sur la beauté et la grandeur du plan divin sur la famille. 

    Nous ne pouvons pas ignorer les difficultés que bien des familles et des couples rencontrent en ce moment. Tant de divorces ne seraient-ils pas la conséquence du rejet de Dieu dans nos sociétés occidentales et le fruit de l’exaltation de l’impureté et de l’égoïsme dans nos sociétés postmodernes ?

    Face au nombre croissant de familles divisées et dites recomposées, certains poussent à faire admettre, même au sein de l’Eglise, qu’il n’y a pas qu’un seul modèle de famille mais qu’il existe plusieurs modèles de familles. Le mariage ne serait vu que comme un idéal presque impossible à atteindre. Cependant, le plan de Dieu sur la famille ne peut changer car c’est un plan divin et éternel.

    Il est important de rappeler qu’il n’existe pas plusieurs modèles de familles, mais un seul modèle : la famille, née du mariage entre un homme et une femme en vue de la procréation des enfants, appelés à devenir les enfants de Dieu et à faire partie de la Famille de Dieu. Les lois du mariage données à la création valent pour les familles d’aujourd’hui et vaudront pour les familles de demain. Dieu veut la famille comme intime communauté de vie et d’amour. Le lien, qui par le mariage unit l’époux et l’épouse, est un lien indestructible. Aucune autorité ne peut dissoudre ce lien, car ce que Dieu a uni dans le mariage l’homme ne peut pas le désunir. Les époux sont appelés à devenir les collaborateurs de Dieu dans le don de la vie, ils sont procréateurs. Leur famille est sanctuaire de la vie et ce sanctuaire est sacré. La famille a mission d’accueillir, d’aimer, de protéger toute vie de sa conception à son terme naturel. La famille est aussi une petite église domestique, qui éduque les enfants à la Foi. Elle est la première école de la sainteté et, pourrions-nous dire, le premier séminaire des vocations sacerdotales et religieuses. Voila ce qui était important de rappeler en ce jour. (...)

    La sainte Famille est tout d’abord modèle de prière et de recueillement, foyer d’amour silencieux et priant qui conduit à une union intime, intense et étroite avec Dieu. La Sainte Famille à Bethleem puis à Nazareth est le foyer où grandit le Fils du Dieu vivant dans le recueillement, l’affection, la tendresse, affection et tendresse animées par l’énergie du bel amour qu’est la vertu de chasteté et de pureté. C’est donc un amour parfait, pur et sincère qui les unit. Entre la Vierge Marie, l’Immaculée, et saint Joseph, son époux très chaste, il n’y a pas d’amour plus véritable, tout entier à Dieu, tout donnés l’un à l’autre. Chacun sert l’autre avec amour, un seul cœur les anime et les unit. Cette unité tiendra toujours même dans l’exil et dans l’épreuve : unis dans les joies et les douleurs de la simple vie quotidienne. Pensons à la pauvreté de la crèche en plein hiver. La sainte Famille a connu aussi la terrible épreuve de l’exil dans un pays étranger et païen, sans connaissance ni famille, sans lieu de culte pour se réunir et prier ensemble. A Nazareth, la maison, où ils vivent discrètement, est pauvre et simple. Soulignons qu’elle est pauvre mais pas misérable. Jésus, la Vierge Marie et le bon saint Joseph nous donnent le modèle d’une vie donnée dans la charité, exemple de don désintéressé. Méditons sur les trente ans de la vie cachée de Jésus : quel exemple d’effacement, de détachement et d’humilité dans l’amour et la simplicité. Entre Jésus, le Fils de Dieu, et le bon saint Joseph, son saint protecteur, en leur cœur unis, il n’y a pas de plus grande confiance. Que la contemplation de la sainte Famille nous donne force et courage en ce temps de déconstruction de la famille. N’oublions pas la prophétie de Saint Jean-Paul II, le pape de la Famille : le troisième millénaire serait le millénaire des Familles. Sainte Famille de Nazareth, miroir sans ombre de la Trinité Sainte, modèle très pur de toutes les familles, bénissez et protégez toutes nos familles. Ô sainte Famille de Nazareth, que brûlent nos foyers au feu de votre amour !