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Eglise - Page 520

  • Les Eglises européennes invitent les citoyens à se faire vacciner contre le COVID-19

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    Communiqué de presse, 14/12/2021

    Appel conjoint des Présidents de la COMECE et de la CEC

    Les églises européennes invitent les citoyens à se faire vacciner contre le COVID-19

    Appelant à la responsabilité et à la prudence face à la pandémie actuelle de COVID-19, et encourageant la vaccination ainsi que le respect des mesures sanitaires nécessaires, le Révérend Christian Krieger, Président de la Conférence des Églises Européennes (CEC) et S.Em. le Card. Jean-Claude Hollerich sj, Président de la Commission des Épiscopats de l'Union Européenne (COMECE) ont lancé l'appel commun suivant :

    En ce temps de l'Avent, manifestons l'amour du Christ en faisant preuve de responsabilité et d'attention envers tous. Alors que la pandémie de COVID-19 entre dans sa deuxième année, les églises européennes encouragent chacun à respecter les mesures sanitaires nécessaires et à se faire vacciner.

    Selon les rapports, les infections au COVID-19 sont toujours en hausse en Europe, alors que les médecins et les services paramédicaux sont épuisés et que les hôpitaux risquent de s'effondrer à tout moment.

    Les variations des taux de vaccination à travers l'Europe donnent des indications claires sur les raisons de cette situation dramatique. Dans plusieurs États Membres de l'Union Européenne, le recours à la vaccination complète reste malheureusement très inférieur au seuil nécessaire pour enrayer la propagation du virus, bien que des vaccins soient disponibles.

    Après avoir écouté les experts en science et en médecine, nous pensons que la vaccination est actuellement le moyen le plus efficace de contrer la pandémie et de sauver des vies humaines. La vaccination offre une protection non seulement à nous-mêmes mais aussi à nos frères et sœurs, notamment les plus fragiles d'entre nous. Il s'agit donc d'un acte d'amour et d’attention envers les autres, mais aussi de responsabilité et de justice sociale. 

    Nous reconnaissons que la décision de se faire vacciner peut ne pas être facile à prendre et que les raisons d'hésiter peuvent être multiples. Certains peuvent ne pas être en mesure de se faire vacciner en raison de problèmes médicaux graves. D'autres peuvent avoir peur ou douter de ses effets. Nous les encourageons à clarifier leurs préoccupations et à prendre une décision en connaissance de cause après avoir demandé l'avis des autorités et des experts compétents.

    Malheureusement, nous assistons également à la diffusion de fausses informations et d'affirmations infondées dans nos sociétés concernant la vaccination, instrumentalisant la pandémie en suscitant la peur et la polarisation à un moment où nos sociétés ont besoin de cohésion, d'unité et de solidarité.

    Nous appelons fermement tous ceux qui portent une responsabilité dans la société, y compris les acteurs politiques et médiatiques, ainsi que les membres de nos églises, à contrer toute tentative de désinformation.

    Nous appelons tous les acteurs de la société à sensibiliser et à encourager chacun à prendre des mesures responsables pour se protéger et protéger les autres, en particulier ceux qui ne peuvent pas être vaccinés pour des raisons de santé ou autres.

    Nous souhaitons également réitérer notre appel à l'Union Européenne et à ses États Membres pour qu'ils respectent leurs engagements en matière de partage des vaccins et qu'ils intensifient les efforts mondiaux visant à garantir un accès équitable aux vaccins contre le COVID-19 pour tous, y compris dans les régions où les systèmes de santé sont plus faibles.   

    Alors que nous nous préparons à célébrer Noël, rappelons-nous : « Une voix proclame : ‘Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu’. » (Isaïe 40.3)". Dieu a envoyé son Fils sur Terre pour exprimer son amour et sa sollicitude à notre égard. Cette bonne nouvelle reste très actuelle. Donnons-en un témoignage vivant, faisons preuve de responsabilité et d'attention envers les autres.

  • Kraainem : le couvent des Sœurs de la Visitation devient un foyer pour les pauvres

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    De kerknet.be :

    Kraainem : le couvent des Sœurs de la Visitation devient un foyer pour les pauvres

    14 décembre 2021

    Les Sœurs de la Visitation confient leur couvent de Kraainem à la famille Querton qui en fera un refuge pour les pauvres.

    Interieur van het klooster van de zusters Visitatie in de Hebronlaan in Kraainem © Amis Européens du Monastère de la Visitation à Kraainem (Brussels) Intérieur du cloître des Sœurs de la Visitation, avenue d'Hébron à Kraainem © Amis Européens du Monastère de la Visitation à Kraainem (Bruxelles)

    La communauté des Sœurs de la Visitation de Sainte-Marie, en accord avec les supérieurs de la Congrégation française et l'archidiocèse de Malines-Bruxelles, a décidé de donnner une nouvelle affectation à son couvent de l'avenue Hebron à Kraainem. Ce faisant, elles répondent à l'appel du pape François et du Vatican aux instituts de vie consacrée. Le décret de fermeture du monastère de Kraainem a été publié le 1er décembre 2021 à Rome par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée. 

    Pas de futur

    L'âge et la santé fragile de la majorité des sœurs, leur petit nombre, le vaste domaine avec des coûts d'entretien considérables et l'impossibilité de revitaliser le couvent de manière à assurer les responsabilités de gestion, de formation et d'économie, ont conduit les sœurs à présenter une demande de fermeture du couvent à la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée à Rome, explique Sr. Marie-Catherine Pétiau, déléguée épiscopale pour la vie consacrée dans l'archidiocèse de Malines-Bruxelles. Les sœurs ont choisi de rejoindre les monastères de la Visitation de Sainte Marie, respectivement à Annecy, Thonon-les-Bains, Moulins, Paray-le-Monial et Scy-Chazelles. Quatre sœurs vivront dans la Résidence Nazareth à Uccle et une sœur réside déjà dans la Maison des Petites Sœurs des Pauvres à Bruxelles.

    Refuge  

    Avec le consentement de Rome, les sœurs ont choisi de confier les terrains de leur couvent de Kraainem à la famille Querton. La famille est active dans divers secteurs caritatifs et dans les médias catholiques. Sr. Pétiau : "Inspirée par les fondateurs des Sœurs de la Visitation de Sainte Marie, la famille a entrepris de faire du site de Kraainem un refuge pour les pauvres, de préserver le site et l'œuvre de Dom Bellot, bénédictin et architecte français, d'y mener des activités caritatives et sociales, notamment en aidant les enfants et les mères vulnérables, fondée sur les valeurs de l'Évangile, et de promouvoir les principes traditionnels de la vie monastique, tels qu'une maison partiellement permanente, une forme de vie communautaire et des activités agricoles dans l'esprit de "Laudato Sí", l'encyclique verte du pape François."

    Vente

    Le produit de la vente sera partagé équitablement, conformément aux directives de Rome, entre les couvents abritant les sœurs de la communauté de Kraainem et la Fédération France-Nord des Sœurs de la Visitation de Sainte-Marie, qui prendra en charge les soins des sœurs qui séjournent en maison de retraite.

  • Inde (Karnataka) : nouveaux actes antichrétiens

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/INDE - Un prêtre catholique attaqué, des livres saints chrétiens brûlés

    13 décembre 2021

    Bangalore (Agence Fides) - Un homme non identifié a attaqué un prêtre catholique avec un couteau dans l'état de Karnataka, dans le sud de l'Inde. Comme l'a appris Fides, le 11 décembre, un inconnu a pénétré dans l'église de Saint-Joseph Travailleur à Baibhav Nagar, dans le district de Belagavi, et, sans aucune raison, a essayé d'attaquer le curé, le père Francis D'Souza.

    L'incident a eu lieu à la résidence du père D'Souza, un prêtre catholique du diocèse de Belgaum. L'assaillant, qui se cachait près de la maison, a essayé de frapper le prêtre avec une grande lame dès qu'il a quitté la maison. Le père Francis s'est enfui, tandis que l'agresseur essayait de le poursuivre. Dans l'agitation, les habitants du quartier se sont précipités sur les lieux, et l'homme a alors pris la fuite. La police a lancé une enquête après avoir obtenu les images des caméras de surveillance. Les enquêteurs ont identifié l'accusé et des recherches sont en cours pour l'arrêter. L'accusé, selon les premières reconstitutions, semble avoir des problèmes mentaux.

    "J'ai été attiré à l'extérieur de la maison par le chien qui aboyait nerveusement, et j'ai remarqué que la porte principale était ouverte. Je suis sorti pour la fermer, quand un homme, armé d'un long couteau, a essayé de m'attaquer. Je me suis enfui et j'ai appelé à l'aide", a déclaré le père D'Souza, après avoir échappé de justesse à la mort.

    Dans un autre incident, des groupes hindous radicaux ont mis le feu à des livres religieux chrétiens à Kolar, également dans le Karnataka, accusant une église protestante locale de faire du prosélytisme. L'incident s'est produit alors que des représentants de la communauté chrétienne faisaient du porte-à-porte dans le cadre d'une campagne de prédication.

    Selon la Commission pour la liberté religieuse de l'Association évangélique indienne (EFI), l'incident de Kolar est le 39e épisode de violence contre les minorités religieuses chrétiennes au Karnataka au cours des 12 derniers mois. Selon les sources locales de Fides, ces incidents se sont multipliés depuis que le gouvernement de l'État, dirigé par le Bharatiya Janata Party (BJP) pro-hindou, a commencé à examiner un projet de loi visant à interdire les conversions religieuses forcées.

    Au Karnataka, les chrétiens représentent 1,87% de la population de ce vaste État du sud de l'Inde, (recensement de 2011), qui compte 61 millions d'habitants, dont 84% d'hindous et 13% de musulmans.

    (SD-PA) (Agence Fides 13/12/2021)

  • Les "retouches" apportées au Missel romain

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    De Pierre Wolf-Mandroux sur le site du Pèlerin :

    Comprendre la nouvelle traduction du Missel

    Une nouvelle traduction du missel romain est entrée en vigueur le 28 novembre. Le Pèlerin passe en revue les principales retouches avec le frère Henri Delhougne, coordinateur de la traduction.

    30 novembre 2021

    «Il ne s’agit pas d’une révolution théologique. J’ai prié cinquante ans avec le précédent missel et je m’en trouvais bien! » Le frère bénédictin Henri Delhougne, de l’abbaye de Clervaux (Luxembourg), sait bien que la liturgie est un sujet toujours passionnel, notamment en France. Aussi tient-il d’emblée à désamorcer toute polémique. Celui qui fut le coordinateur de la Commission francophone de traduction du missel romain a le sentiment du devoir accompli, après des années de travail méticuleux avec des évêques francophones du monde entier. Le résultat fera-t-il consensus ? «Il s’agit moins d’atteindre un consensus qu’une communion dans la foi, la prière et la charité», modère le père Olivier Praud, membre du Service national de pastorale liturgique et sacramentelle. Cet immense chantier fut lancé en 2001, lorsque la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements demanda aux conférences épiscopales du monde de revoir la traduction du missel romain, parfois imprécise, à partir de l’édition « typique » en latin. Celle-ci fut publiée en 1970, puis actualisée en 2000 et 2008. La nouvelle traduction française est entrée en vigueur le premier dimanche de l’Avent (28 novembre) dans les paroisses francophones. Elle ne deviendra obligatoire qu’au printemps 2022 pour tenir compte des problèmes de livraison. Elle bouleversera les habitudes oratoires. Les retouches touchent à toutes les célébrations: Avent, Pâques, messe pour les défunts… Voici les principaux changements dans l’ordinaire de la messe, expliqués par le frère Delhougne.

    Rites initiaux

    Avant : (prêtre) « La grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père, et la communion de l’Esprit Saint, soient toujours avec vous. »

    Maintenant : « La grâce de Jésus, le Christ, notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père, et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous. »

    Pourquoi ? « Christi, dans l’édition latine, n’avait pas été traduit. Nous l’avons rétabli. Nous avons choisi “Jésus, le Christ” et non “Jésus Christ” pour être sûr que l’on prononce le “t”. Sinon, on entend “Jésus crie”. C’est plus une question de sonorité que de théologie ! »


    Avant : (prêtre) « Préparons-nous à la célébration de l’Eucharistie en reconnaissant que nous sommes pécheurs. »

    Maintenant : « Frères et sœurs, préparons-nous à célébrer le mystère de l’Eucharistie, en reconnaissant que nous avons péché. »

    Pourquoi ? « Il n’y a pas le terme “sœur”, en latin. Pour tenir compte des femmes dans les assemblées, nous l’avons ajouté. Les évêques canadiens étaient particulièrement sensibles à cet enjeu.
    En latin, la traduction littérale est “préparons-nous à célébrer les saints mystères”. Cela reste difficile à saisir. Nous devions veiller à ce que le texte reste compréhensible. Qu’il ne sente pas la traduction. Le mystère a une grande importance dans la liturgie. Il ne s’agit pas de quelque chose sur quoi notre raison vient buter, mais quelque chose de positif et de fructueux dans la vie chrétienne. Nous l’avons donc gardé, ajoutant “de l’Eucharistie” pour que le fidèle sache de quoi il s’agit. »


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  • Quand, par la volonté du pape, les portes s'entrouvrent à un "divorce catholique"

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction française sur Diakonos.be :

    On sait que le Pape François parle sans retenue dans les conférences de presse en avion, pour dire tout et son contraire. Mais il prend également son envol lorsqu’il rencontre les évêques italiens à huis clos.

    Pour preuve, les deux heures de colloque secret qu’il a eu avec les évêques italiens réunis en assemblée plénière fin novembre. Officiellement, rien n’a filtré au-dehors. Mais il n’y a eu qu’une seule matière sur laquelle le Pape a étrillé son malheureux auditoire. Celle-là même qu’il avait incorporée le 26 novembre, au terme de la séance, dans un motu proprio tout autre qu’amical, par lequel il chargeait une commission « ad hoc » d’inspecter un à un les quelque deux cent diocèses italiens pour s’assurer de leur obéissance ou pas à ce que le Pape François avait décidé concernant les procès en nullité matrimoniale.

    La modification de ces procédures aura sans doute été la plus grande nouveauté pratique de ce pontificat, lancée par surprise en août 2015, dans l’intervalle entre les deux synodes pour la famille, avec le motu proprio « Mitis Iudex ».

    François avait introduit cette innovation dans le dos des pères synodaux, qu’il savait en grande partie réfractaires, et en ignorant l’avis contraire de son théologien et cardinal de confiance Walter Kasper qui, en février 2014, en prononçant le discours inaugural du premier et dernier consistoire des cardinaux de ce pontificat, tout en invoquant le feu vert à la communion des divorcés remariés, avait mis en garde contre « un élargissement des procédures en nullité » qui en réalité « donneraient la dangereuse impression que l’Église serait en train de procéder de manière malhonnête à accorder ce qui serait en réalité des divorces ».

    Mais cet élargissement, François le voulait à tout prix et à sa manière, en particulier en confiant le rôle de vérifier les motifs de nullité et de prononcer les jugement non plus à des tribunaux ecclésiastiques régionaux, avec leurs magistrats et avocats dans le respect du droit, mais aux évêques eux-mêmes, en tant que pasteurs « et donc eux-mêmes juges » de leurs fidèles, avec des procédures drastiquement simplifiées et de manière extra-judiciaire, dans un régime de gratuité totale pour les demandeurs.

    Afin de couler sa volonté dans une loi, le Pape avait mandaté en 2014 une commission, mais surtout un homme, Mgr Pio Vito Pinto, qui était à l’époque doyen de la Rote Romaine.

    Cette commission avait rédigé une réglementation qui avait immédiatement suscité un déluge de critiques de la part de canonistes incontestablement plus compétents que l’auteur matériel du motu proprio « Mitis Iudes ». Mais François n’en a tenu aucun compte, même au risque de mettre en premier lieu l’Église italienne dans de graves difficultés, alors que cette dernière était l’une des mieux organisées au monde dans cette matière, avec un réseau efficace de tribunaux régionaux et des coûts de procédure réduits, s’échelonnant d’un maximum de 525 EUR jusqu’à la gratuité totale en fonction du niveau de vie des demandeurs. Les juges et les avocats commis d’office étaient directement rémunérés par la Conférence épiscopale, avec les revenus du denier du culte. Rien de comparable avec ce qui se passait dans d’autres régions du monde, dont certaines étaient totalement dépourvues de tribunaux, surtout en Amérique latine, le continent d’où provient le Pape.

    Immédiatement mis sous pression par François et ses émissaires – avec à leur tête le secrétaire général de la CEI de l’époque, Mgr Nuzio Galantino -, les évêques italiens ont d’abord tenté de parer le coup en changeant le nom des tribunaux ecclésiastiques, qui sont passés de « régionaux » à « interdiocésains ». Mais dans certaines régions, surtout du Sud de l’Italie, certains diocèses ont commencé à faire cavaliers seuls en exigeant un tribunal propre, avec des résultats partout désastreux par manque de personnel compétent.

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  • Pays-Bas : huit paroisses sur dix sont dans le rouge et devront être fermées

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    D'Albert Soued sur dreuz.info :

    11 DÉCEMBRE 2021

    Mosquée Fatih, Amsterdam (ancienne église, convertie en 1981)

    « Il ne s’agit pas d’un Grand Remplacement, mais d’un Grand Renoncement ».

    L’Église catholique des Pays-Bas est entrée dans une telle spirale, selon une étude du journal Trouw, que huit paroisses sur dix sont dans le rouge et devront être fermées.

    De 1970 à 2008, 400 églises catholiques ont été démolies ou transformées. Depuis lors, le rythme s’est accéléré de façon spectaculaire. En moyenne, deux églises ferment chaque semaine. Un cinquième de toutes les églises de Hollande ont déjà été converties.

    La Hollande compte encore six mille églises. Jusqu’à 80 % d’entre elles perdront leur fonction religieuse dans les années à venir. Il y a un manque d’argent et de fidèles et la démolition est imminente.

    La cathédrale Sainte-Catherine d’Utrecht, achetée par le musée d’art religieux adjacent, a également été vendue. Depuis 1853, tous les prêtres de Hollande étaient consacrés dans cette cathédrale.

    À Eindhoven, une église a été transformée en lieu de rencontre pour les enfants. D’autres sont des gymnases, des piscines et des magasins de meubles. Le monastère dominicain de Nimègue a été abandonné et est maintenant un hospice.

    • Il y a cinquante ans, les Pays-Bas comptaient 2,7 millions de catholiques « actifs ».
    • En 2016, ils étaient 173 000.
    • En 2030, ils seront un peu plus de 63 000.
    • Entre 1970 et 1985, le nombre de catholiques néerlandais a chuté de 70 %.

    Le cardinal Wim Eijk lui-même a expliqué au journal De Gelderlander que le christianisme en Hollande est proche de sa fin.

    • D’ici dix ans, a-t-il dit, dans l’archidiocèse d’Utrecht, le plus grand et en théorie le plus actif de toute la Hollande, seules 15 des 280 églises actuelles continueront à célébrer la messe.
    • Un cinquième de toutes les églises néerlandaises ont déjà été converties à d’autres usages.
    • Et une étude de Trouw montre que 25 églises ont été converties en mosquées.

    Les « églises mortes », comme on les appelle, peuvent également être vues et achetées sur Internet, sur des portails tels que www.redres.nl et www.replican.nl.

    • L’église Saint Jacobus, l’une des plus grandes et des plus anciennes de la ville d’Utrecht, où les paroisses sont déjà passées de 316 à 49, a été transformée en résidence de luxe par le cabinet d’architectes Zecc, un groupe spécialisé dans la conversion d’églises en bâtiments de qualité dans le style Bauhaus.
    • Dans la seule région d’Overijssel, au moins 20 églises fermeront leurs portes d’ici à 2025.

    Un groupe de résidents locaux s’oppose à la démolition prévue de l’église catholique Theresia à La Haye.

    Selon le consultant immobilier Colliers International,

    • 1 700 autres églises perdront leur fonction d’ici à 2030.
    • Dans la province néerlandaise de Frise, 250 des 720 églises existantes ont été transformées ou fermées.
    • La mosquée Fatih Camii d’Amsterdam était autrefois l’église Saint-Ignace.

    Par Giulio Meotti, traduction et adaptation, Albert Soued, paru dans Aroutz Sheva le 8 décembre 2021.

  • Consubstantiel : la fin d’une formule ambiguë

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    Nicaea_icon.jpgLe 28 novembre 2021, les fidèles du « novus ordo missae » (1970) ont pu enfin redécouvrir l’une des plus essentielles formules théologiques définies par l’Église au IVe siècle : la consubstantialité, mettant fin à la traduction erronée « de même nature que le Père  ». Une réflexion d’Annie Laurent lue sur le site web de la revue « France Catholique » :

    « Parmi les changements apportés à la nouvelle traduction du Missel romain, qui entre en vigueur le premier dimanche de l’Avent, il en est un qui revêt une signification d’une grande importance puisqu’il s’applique explicitement à l’expression de la foi catholique. C’est, en effet, rien de moins que la profession de foi en la divinité du Christ dont il s’agit. La formule « de même nature que le Père », contenue dans le Credo de la messe – forme ordinaire –, est remplacée par «  consubstantiel au Père  », qui est la traduction exacte en français du latin consubstantialem Patri.

    L’usage du français à la messe est un fruit de Vatican II. Dans sa Constitution Sacrosanctum concilium (1963), le concile préconisait l’emploi des langues locales (§ 36) afin de favoriser «  la participation pleine, consciente et active à la liturgie  » (§ 14, 21). Le latin perdait alors son exclusivité dans le rite romain.

    Traduction gallicane

    Mais, anticipant la promulgation du nouveau Missel par saint Paul VI (1969), une traduction «  gallicane  », mise à l’essai dans les paroisses, connut un trop rapide succès, ce qui entraîna de vives réactions d’intellectuels catholiques, justement à propos du Credo. Ainsi de «  Suis-je schismatique ?  » : cette tribune publiée sous ce titre par le philosophe Étienne Gilson dans La France Catholique du 2 juillet 1965 est particulièrement explicite. L’auteur se dit gêné par ce « de même nature que le Père  ». Comment la consubstantialité pouvait-elle être changée en une simple connaturalité, se demandait-il : « Deux êtres de même nature ne sont pas nécessairement de même substance. Deux hommes sont de même nature, mais chacun d’eux est une substance distincte, et c’est même pourquoi ils sont deux. »

    Admettant que l’Église agissait ainsi « pour faciliter aux fidèles l’accès des textes liturgiques », il commentait : « On le veut si ardemment qu’on va jusqu’à éliminer du français certains mots théologiquement précis, pour leur en substituer d’autres qui le sont moins, mais dont on pense, à tort ou à raison, qu’ils “diront quelque chose” aux simples fidèles. De même nature semble plus facile à comprendre que de même substance.  » Voulant à tout prix éviter de soupçonner l’Église d’intention hérétique, Gilson voyait néanmoins dans la nouvelle formule « une sorte d’avachissement de la pensée théologique ».

    Ref. Consubstantiel : la fin d’une formule ambiguë

    Restauration ? oui et non puisque le choix est donné entre le credo de Nicée-Constantinople et celui, plus elliptique, du symbole des apôtres et sous réserve de savoir par ailleurs si le choix réservé entre ces deux versions sera lui-même respecté dans le contexte de la permissivité liturgique en usage de fait au sein du nouvel ordo missae…

  • Sur KTO : rencontre avec Bertrand Vergely

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    Sur KTO Télévision :

    Normalien, agrégé de philosophie, Bertrand Vergely est professeur en khâgne, mais aussi à l’Institut Saint-Serge, haut lieu de l’orthodoxie à Paris. Il aime se définir comme « artisan-philosophe » et s’intéresse aussi aux questions théologiques. Incomparable "vulgarisateur" de la philosophie, il interroge profondément son lien à la foi. Parmi ses livres récents : Notre vie a un sens (Albin), Obscures Lumières (Cerf), La Tentation de l’homme-Dieu (Le Passeur) ou Retour à l’émerveillement (Albin).

  • Eglise et pédophilie : affirmer le caractère systémique est «une faute majeure des évêques»

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    De sur le site du Figaro :

    Pédophilie dans l'Église : accepter le caractère systémique est «une faute majeure des évêques», pour Pierre Manent

    Le rapport très médiatique de la CIASE ou commission Sauvé sur les crimes de pédophilies dans l'Église a avancé des chiffres terribles sur les crimes pédophiles commis au sein de l'Église depuis les années 1950. Après cet examen de conscience et comme un mea culpa, les évêques avaient exprimé, en la parole de Monseigneur de Moulins-Beaufort, leur «honte» et leur «effroi».
     

    Quelques semaines plus tard, une étude critique des chiffres du rapport Sauvé a été envoyée au pape François par huit intellectuels de l'Académie catholique de France. Cette étude souligne « la méthodologie défaillante et contradictoire », le « manque de rigueur scientifique », « l'hostilité vis-à-vis de l'Église », les « biais » et les « a priori idéologiques » contenus dans le rapport de la CIASE, autant de qualificatifs qui ont rapidement fait réagir Jean-Marc Sauvé dénonçant un «tissu d'attaques venimeuses».

    Un des auteurs de cette étude critique, le philosophe Pierre Manent, a dénoncé à nouveau, sur l'antenne de RCF Anjou , les conclusions «extrêmement graves» de la commission Sauvé. Le philosophe critique en particulier «la notion de caractère systémique» qui suggère que «la structure même» de l'Église «est coupable». «Quelles en sont les conséquences ? Tout d'abord, que les membres individuels, c'est-à-dire les véritables coupables, sont exonérés de leur faute puisque c'est l'organisation qui est coupable. D'autre part, si le système est coupable, cela veut dire que la réforme du système ne peut pas venir de l'organisation elle-même», a analysé le philosophe ajoutant que la réforme que promet la commission «c'est la déconstruction du prêtre catholique. On touche au sacrement... à la confession... [...] quelle est la légitimité de cette commission qui ne se présente pas (à juste titre) comme catholique mais qui propose pourtant une réforme entière de l'Église catholique ?».

    «Extrapolation statistique fragile»

    L'intellectuel déplore en effet que la commission Sauvé ait «dressé des extrapolations hasardeuses et a ensuite pris prétexte de ce travail pour proposer des réformes. Ce qui dépasse largement son mandat».

    Pierre Manent est également revenu lors de cette interview sur la façon dont le rapport Sauvé a été annoncé à l'opinion publique. «48 heures avant la remise du rapport, les médias ne parlaient déjà que de cela et annonçaient que l'Église allait être submergée par un tsunami de révélations sur le fléau de la pédophilie. Le rapport a été remis, non pas véritablement au président de la CEF, mais à l'opinion publique. […] Sans que la CEF n'ait eu le temps de prendre connaissance du contenu de ce rapport qu'elle avait elle-même demandé. Elle a donc été, pendant quelques jours, assommée par un chiffre faramineux, que tout le monde a pris pour l'addition réelle des faits avérés».

    Le texte critique des 8 membres de l'Académie catholique revient en effet sur le chiffre principal de 330.000 victimes, une «extrapolation statistique fragile et non adaptée au type d'actes que l'on veut inventorier».

    Ecouter, sur RCF, l'entretien accordé par Pierre Manent :

    L'entretien en son intégralité :

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  • Veni, Veni Emmanuel

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    Zoltán Kodály

    Veni, veni Emmanuel, Hymne de l'Avent des anciens livres liturgiques français - texte et mélodie du XVIIIème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël.

    1. Veni, veni Emmanuel,

    Captivum solve Israël,

    Qui gemit in exilio,

    Privatus Dei Filio.

    R/. Gaude ! Gaude !

    Emmanuel nascetur pro te Israël.

    Viens, viens Emmanuel

    Libère Israël captif

    Qui gémit en exil

    Privé du Fils de Dieu

    Réjouis-toi, réjouis-toi,

    l’Emmanuel naitra pour toi Israël.

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  • Nanterre : la procession mariale du 8 décembre a été agressée

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    De sur le site du Figaro :

    «Sur le Coran je vais t'égorger» : à Nanterre, des catholiques en procession victimes de menaces

    Dans la soirée du 8 décembre, une trentaine de fidèles de la paroisse des Fontenelles, à Nanterre, a été prise à partie par une dizaine de personnes au cours d'une procession aux flambeaux organisée en l'honneur de la Vierge Marie, célébrée par tous les catholiques en la fête de l'Immaculée Conception - et singulièrement aux Fontenelles, dont l'église paroissiale lui est dédiée. Au cours de cette vive altercation, des insultes et des menaces ont été proférées à l'encontre du clergé et des paroissiens présents, de sorte que les organisateurs ont dû renoncer aux stations prévues le long du parcours pour regagner plus vite le point d'arrivée de la procession.
    Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a condamné des «actes inadmissibles». «La liberté de culte doit pouvoir s'exercer en toute sérénité dans notre pays. Soutien aux catholiques de France», a déclaré le ministre.

    Les fidèles traités de «kouffars»

    Un catéchumène de la paroisse a d'abord publié un récit sommaire des faits sur ses réseaux sociaux, qu'a confirmé au Figaro Jean-Marc Sertillange, diacre permanent au service de la paroisse. «Notre procession, qui a lieu chaque année le 8 décembre pour la fête de la paroisse, devait partir de l'église Saint Joseph pour gagner l'église Sainte Marie, dans le quartier Pablo Picasso. L'itinéraire d'à peine un kilomètre avait été autorisé par la préfecture après une déclaration déposée par mes soins.»

    «Mais peu après 19h, et alors que nous n'avions avancé que de quelques centaines de mètres, une bande d’inconnus sur le chemin s'en sont pris à nous verbalement au moment de la première station de prière». Le diacre mentionne trois meneurs principaux, et une dizaine de personnes, menaçantes, assistant en retrait à la scène. Selon lui, les fidèles auraient été copieusement insultés, traités de «kouffars» («mécréants»), et menacés. «Wallah sur le Coran je vais t'égorger» lance l'un des agresseurs en direction du prêtre qui ouvrait la procession. «Ils nous ont ensuite jeté de l'eau, puis ont arraché l'un des flambeaux qu'ils ensuite envoyé dans notre direction» ajoute-t-il.

    La police, qui s'était rendue au départ de la procession avant de quitter les lieux une fois celle-ci partie, est alors revenue voir les fidèles ; à leur vue les agresseurs ont pris la fuite. La procession a alors repris, mais sans faire de nouvelles stations, les organisateurs ayant jugé plus raisonnable d'attendre d'être parvenus dans les jardins de l'église paroissiale pour ce faire.

    Une plainte déposée lundi

    Jean-Marc Sertillange assure avoir signalé ces faits auprès de la préfecture et du commissariat, avec qui il discutera à l'avenir de l'adaptation du dispositif de sécurité pour les processions de la paroisse. Il portera plainte lundi contre les agresseurs. Une source policière confirme de son côté le témoignage recueilli par Le Figaro, indiquant toutefois ne pas connaître «la teneur des insultes», et indique que «ce jour (samedi 11), un dispositif de sécurisation des offices a été mis en place à Nanterre».

    L'évêque de Nanterre Mgr Rougé, qui a échangé depuis avec le diacre, lui a fait savoir qu'il se rendrait dans les prochains jours au contact des paroissiens. «Le diocèse a pris contact avec les autorités publiques pour que la sécurité des fidèles, légitimement inquiets, soit dès maintenant et à l'avenir pleinement assurée» précisait ce samedi soir un communiqué du diocèse de Nanterre.

  • "Action Vivre Ensemble" réagit à l'émission "Investigation"

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    De  sur cathobel.be :

    Action Vivre ensemble réagit au reportage sur l’asbl Rafaël

    Engagée elle-même dans la lutte contre la pauvreté, l’asbl , dont la campagne d’Avent bat son plein, attend des explications de la part de l’asbl Rafaël. Cette dernière, mise en cause dans divers médias, fait en effet partie des associations qu’ soutient.

    Suite au reportage « Dons aux pauvres, l’étrange disparition » diffusé mercredi soir sur la RTBF dans le cadre de l’émission Investigation (la une) et dans divers médias, Action Vivre Ensemble s’est dit « choquée et indignée par les faits reprochés tels qu’ils ont été présentés dans l’enquête: malversations financières, abus de pouvoir, conditions d’occupation des personnes sans papiers. »

    Dans un communiqué publié ce jour sur son site, elle indique que l’asbl Rafaël a bénéficié de son soutien financier pour son travail auprès des personnes sans papiers, dans la ligne de son objet social. Action Vivre Ensemble a, par exemple, permis à cette asbl d’acheter une camionnette pour récupérer l’aide alimentaire. Et cette année, elle soutient, à hauteur de 5.000 euros, son projet de relogement des personnes sans papiers.

    « Le processus de sélection des projets et les vérifications quant à la mise en œuvre sur le terrain n’ont pas laissé paraître de signaux en lien avec les accusations telles que portées par le reportage », écrit Action Vivre Ensemble qui a cependant sollicité les responsables de Rafaël pour qu’ils apportent éclaircissements et justifications, dans un bref délai. En attendant, et jusqu’à nouvel ordre, Action Vivre Ensemble précise qu’elle n’apportera pas de nouveau soutien à cette asbl Rafaël.

    Action Vivre Ensemble tient, par ailleurs, à réaffirmer sa confiance dans le travail de nombreuses associations de lutte contre la pauvreté. « Elles font, en effet, un travail de terrain essentiel et dans des conditions très difficiles », insiste l’association qui affirme vouloir poursuivre avec une « même détermination sa mission rendue possible grâce à l’engagement des associations partenaires et de ses volontaires, donateurs, donatrices et salarié·e·s qui se battent au quotidien pour un monde plus juste ».

    Lire également : Projet Rafaël: l’autre enquête