Déclaration de Mgr Robert le Gall
Le spectacle Golgota picnic, qui va être proposé chez nous à Toulouse du 16 au 20 novembre, nous pose deux questions préalables. Celle de l’intention de l’auteur : M. Rodrigo Garcia veut, dit-on, dénoncer avec force toutes formes d’intégrisme et s’insurger contre un dieu tout puissant qui lui faisait peur dès l’enfance : ce n’est pas le Dieu que les chrétiens annoncent. Celle, plus large, de la liberté d’expression d’un artiste, qui n’est pas sans limite. Est-il légitime de salir la foi de nombreux fidèles, de les heurter de front dans leur attachement au Christ ? Je ne le pense pas.
Le visage de Dieu que la personne de Jésus nous révèle jusqu’en sa mort sur la croix ne laisse pas nos contemporains insensibles. C’est cette image que l’abbé Pierre, Mère Teresa, Sœur Emmanuelle et bien d’autres ont su contempler dans tous les pauvres, en tous ceux qui subissent l’humiliation : l’image d’un Dieu qui s’est fait l’un de nous et qui a pris sur lui nos misères, jusqu’au bout ! Une multitude de chrétiens depuis des siècles a choisi de servir et d’aimer ce Dieu d’amour qui se révèle dans son apparente impuissance au Golgotha. Comment ne pas penser aujourd’hui aux nombreux chrétiens persécutés à cette heure même ?
(ZENIT.org) Benoît XVI évoque ce prêtre autrichien héroïque
A propos des « Piss-Christ », » Golgota Picnic », » et autres « Concept du visage du fils de Dieu » agitant aujourd’hui la France, hier à Paris, aujourd’hui à Rennes (avant de franchir sans doute demain nos frontières), le site de « Valeurs Actuelles » observe que « les provocations antichrétiennes nourrissent l’exaspération de plus en plus de catholiques. Au risque de favoriser leur repli sur soi ? L’Église peine à trouver la réponse » et fait notamment ce commentaire :