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Foi - Page 665

  • La loi, un phare et non une borne (Mt 5, 17-37) / Prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 6e dimanche du temps ordinaire

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    Prédication (archive du 16 février 2014) par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Mt 5, 17-37) pour le 6e dimanche du temps ordinaire.

    http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org

    Évangile :

    Sermon sur la montagne. Surpasser la justice des scribes et des pharisiens (Matthieu 5, 17-37)

    Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou. Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne commettras pas d'adultère. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère avec elle dans son coeur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi : car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi : car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne s'en aille pas dans la géhenne. Il a été dit encore : Si quelqu'un renvoie sa femme, qu'il lui donne un acte de répudiation. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d'union illégitime, la pousse à l'adultère ; et si quelqu'un épouse une femme renvoyée, il est adultère. Vous avez encore appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t'acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment, ni par le ciel, car c'est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Cité du grand Roi. Et tu ne jureras pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Quand vous dites 'oui', que ce soit un 'oui', quand vous dites 'non', que ce soit un 'non'. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais. »

  • Jean Guitton et la crise actuelle

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    Du Père Simon Noël, moine bénédictin de Chevetogne, sur son « blog » :

    « Suite à des commentaires reçus à propos de mon dernier article, je voudrais préciser qu'en parlant de conservateurs et de progressistes, je n'ai fait qu'utiliser une terminologie courante dans la presse actuelle. La crise actuelle de l'Eglise est d'une nature beaucoup plus grave que les crises du passé. Il s'agit d'un affrontement entre la foi catholique et l'apostasie pure et simple. A ce sujet voici ce que Paul VI confiait à son ami Jean Guitton: “Il y a un très grand trouble en ce moment dans le monde et dans l’Église, et ce qui est en question, c’est la foi. Il arrive maintenant que je me redise la phrase obscure de Jésus dans l’Évangile de saint Luc : ‘Quand le Fils de l’Homme reviendra, trouvera-t-il encore de la foi sur la terre ?’ Il arrive que paraissent des livres où la foi est diminuée sur des points importants, que l’épiscopat se taise, qu’on ne trouve pas ces livres étranges. Et c’est cela qui, à mes yeux, est étrange. Il m’arrive de relire l’Évangile de la fin des temps et de constater qu’il y a en ce moment certains signes de cette fin. Est-ce que nous sommes proches de la fin ? c’est ce que nous ne saurons jamais. Il faut toujours nous tenir prêts à la fin, mais tout peut durer très longtemps. Ce qui me frappe quand je considère le monde catholique, c’est qu’à l’intérieur du catholicisme une pensée de type non-catholique semble parfois avoir le dessus, et il se peut que cette pensée non catholique à l’intérieur du catholicisme devienne demain la plus forte. Mais elle ne représentera jamais la pensée de l’Église. Il faut que subsiste un petit troupeau, même si c’est un troupeau tout petit”. Il se tait, puis il dit : “Ce qui manque au catholicisme en ce moment, c’est la cohérence”, et il répète plusieurs fois ce mot « cohérence ». Il semble dire: “C’est au Pape qu’il appartient de redresser, de réunir, de rendre cohérent ce qui est incohérent”. Il se tait. » (Jean Guitton, Paul VI secret, pp. 168-169.)

    Ref. Jean Guitton et la crise actuelle

    JPSC

  • Ni progressiste, ni réactionnaire, juste catholique

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    Les propos « clivants » qui polluent aujourd’hui plus que jamais le message évangélique, du haut en bas des structures de l’Eglise, appellent une mise en garde : ils obscurcissent l’essentiel de la foi aux yeux et aux oreilles de beaucoup.  Lu sur le site web « aleteia » :

    Parlant une novlangue issue des pires dystopies [1], la plupart des médias actuels pensent le monde (ou aimeraient qu’on pense le monde) d’une manière duale. Contaminé par l’esprit de la machine, s’installe de plus en plus un monde binaire qui réagit par slogans plus que par analyses fines, par réactions pavloviennes de rejet plutôt que par utilisation de la raison.

    Parmi les dichotomies savamment installées trône celle qui oppose les « progressistes » aux « réactionnaires ».

    D’un côté, nous aurions des personnes ouvertes d’esprit, libres, tolérantes, amies du progrès et de la technologie… sans que jamais l’on prenne la peine de définir exactement ces mots ou ces expressions. 

    De l’autre, on aurait des personnes fermées, nostalgique d’un âge d’or réel ou fantasmé, rêvant de revivre sans électricité et de revenir aux superstitions d’antan. Ces personnes seraient également désireuses de maintenir la prééminence d’une ethnie sur une autre ou entérineraient la supériorité d’un sexe sur l’autre.

    Jamais peut-être, que ce soit lors de l’élection américaine ou la campagne présidentielle française, on a clivé la société en stéréotypes aussi affirmés. À un point qu’il est impossible de poser un jugement nuancé sur les actions du président Trump sans se faire traiter par les uns de « réactionnaire » (qui semble une insulte réellement terrible) et d’avoir une sympathie amusée pour une tirade du candidat Mélenchon sans se faire fusiller par les autres comme le dernier des « progressistes ». 

    « Le monde ne va nulle part »

    Ces deux postures sont, en réalité, absurdes tant elles relèvent plus de la propagande que de la réalité. Par exemple, le progrès, c’est vouloir aller dans la bonne direction au niveau individuel ou collectif. Si la société dans son ensemble marche vers un précipice, ceux qui marchent à l’avant et remarquent le ravin reviennent naturellement sur leurs pas pour le dire et pour que l’on change de direction. Alors que les médias les traiteraient volontiers de réactionnaires, ils sont en réalité les plus grands progressistes… 

    Mais le pouvoir paradigmatique médiatique est tellement prégnant en ce moment, que la plupart semble vouloir s’enfermer dans les cases préfabriquées et trop souvent nos réactionnaires conservateurs affaiblissent leurs positions traditionnelles par des déclarations réellement sexistes ou racistes alors que nos progressistes ne font que céder aux pires sirènes d’une modernité déboussolée.

    Alors quoi ? Quelle attitude adopter en tant que catholique ? Chesterton disait volontiers : « Il n’y a pas de direction où aille le monde. Il n’y en a jamais eu. Le monde ne va nulle part, au sens des anciens optimistes progressistes, ou même celui des vieux réactionnaires pessimistes. (…) Le monde est ce que les saints et les prophètes ont vu qu’il était ; il ne va pas simplement pour le mieux ou pour le pire. Il y a une chose que fait le monde : il oscille. Laissé à lui-même, il ne va nulle part, quoique avec l’aide de vrais réformateurs de bonne religion et philosophie il puisse aller mieux à maints égards, et parfois pour des périodes de temps considérables. (…) En fait, c’est fondamentalement ce que l’Église a toujours dit, et c’est pourquoi elle a été toujours plus décriée depuis environ quatre cents ans » [2].

    Sans doute que la meilleure position pour un catholique est non d’adopter une posture stéréotypée dictée par l’extérieur médiatique ou par une coutume quelconque mais se demander à chaque fois si telle innovation technique ou sociétale, si tel comportement, changement ou fixisme participent de l’accomplissement (telos) évangélique ou au contraire nous en éloigne.

    _____ 

    [1] Le moteur « Décodex » récemment mis en service par le journal Le Monde entérine cette vision en fournissant un véritable permis de s’exprimer et d’être lu aux sites d’informations.

    [2] G.K.Chesterton, Le puits et les bas-fonds, DDB, 2016, pp 60-61.

    Ref. Ni progressiste, ni réactionnaire, juste catholique

    JPSC

  • Qui sont les catholiques du Japon ?

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    À l’occasion de la sortie du film Silence de Martin Scorsese, mercredi 8 février, La Croix se penche sur cette petite minorité respectée et active qui représente moins d’1 % de la population de l’archipel.

    « Au fond du baptistère de la cathédrale Sainte-Marie de Tokyo se trouve le drapeau japonais, le « Hinomaru », représentant le soleil levant. Pour Régis Anouilh, rédacteur en chef d’Églises d’Asie, la présence de ce symbole national dans la cuve baptismale est emblématique de l’identité catholique au Japon.

    Une question qui peut être résumée, selon le spécialiste, de la façon suivante : « comment concilier une appartenance pleine et entière à l’Église catholique et le caractère japonais ? »

    « Le catholicisme a toujours été perçu comme étranger »

    « Dans l’esprit des Japonais, poursuit-il, il y a une forme d’incompatibilité entre les deux car le catholicisme a toujours été perçu comme étranger ». C’est d’ailleurs l’une des problématiques posées par le film Silence, qui sort mercredi 8 février dans les salles.

    À LIRE : « Silence », la quête spirituelle de Martin Scorsese

    Près de cinq siècles après l’arrivée des premiers missionnaires, il y a aujourd’hui, selon les chiffres des registres paroissiaux, environ un million de catholiques au Japon, dont plus de la moitié est issue de l’immigration.

    Ces derniers, arrivés à la faveur de l’ouverture au compte-gouttes du pays à l’arrivée d’étrangers il y a une vingtaine d’années, viennent principalement des Philippines. Mais ce sont aussi les représentants des deuxième et troisième générations de ces Japonais ayant émigré en Amérique latine au début du XXesiècle, où ils ont perdu leur langue d’origine et se sont convertis au catholicisme, avant de revenir au Japon. Une situation qui pose de nouveaux défis pastoraux.

    Quant aux catholiques japonais, ils ne sont que 450 000 sur près de 127 millions d’habitants, soit 0,36 % de la population totale, qui est à 71 % bouddhiste et à 15 % shintoïste. Il existe également une petite minorité protestante.

    Très peu de conversions

    Ce pourcentage est stable et la communauté ne connaît pas de croissance. « Au Japon, se convertir, c’est comme se retrancher d’une société fortement homogène », assure Régis Anouilh. Cette communauté pourrait toutefois être bientôt menacée par le déclin. L’année dernière, sur l’ensemble des 16 diocèses du pays, un seul jeune homme est entré au Grand séminaire japonais.

    Si l’ensemble de l’épiscopat est local depuis 1940, le poids du clergé étranger est encore important dans le pays. Sur environ 1 800 prêtres (religieux ou non), 519 sont des missionnaires étrangers, « un héritage historique », explique Régis Anouilh.

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  • La béatification d'un samouraï

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    De zenit.org (Marina Droujnina) :

    Japon: béatification du samouraï martyr Takayama Ukon

    Le cardinal Amato préside la célébration

    Le martyr japonais Takayama Ukon – ou dom Justus Takayama – (1552-1615), seigneur féodal et samouraï, qui a choisi l’exil plutôt que d’abjurer la foi chrétienne, a été béatifié à Osaka, au Japon, ce mardi 7 février 2017, annonce Radio Vatican.

    La messe de béatification a été présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

    « Éduqué à l’honneur et à la loyauté, il fut un authentique guerrier du Christ, a dit le préfet, non pas par les armes dont il était expert, mais par la parole et l’exemple. Sa fidélité au Seigneur Jésus était si fortement enracinée dans son cœur qu’elle l’a conforté dans la persécution, l’exil et l’abandon. Perdre sa situation de privilège et se voir réduit à une vie pauvre ne l’attristèrent pas, mais il resta serein et même joyeux parce qu’il demeurait fidèle aux promesses de son baptême ».

    « Il avait saisi le message central de Jésus, qui est la loi de la charité, a poursuivi le cardinal Amato. C’est pourquoi il était miséricordieux avec ses sujets, il aidait les pauvres, il donnait leur subsistance aux samouraïs dans le besoin. Il a fondé la confraternité de la miséricorde. Il rendait visite aux malades, était généreux en aumône, portait avec son père Dario le cercueil des défunts qui n’avaient pas de famille et veillait à les faire ensevelir. Tout cela provoquait l’étonnement et le désir de l’imiter ».

    Né en 1552, Justus Takayama Ukon est baptisé à l’âge de 12 ans quand son père Dario se convertit au catholicisme à la suite de la prédication du jésuite saint François Xavier.

    Seigneurs féodaux, le père et le fils parviennent à dominer la région de Takatsuki et mènent leur politique en tant que chrétiens avec la fondation de séminaires et la formation de missionnaires et de catéchistes : sur ses territoires, sur une population de 30 mille personnes, environ 25 mille se convertissent sous leur influence.

    Lorsque les persécutions des chrétiens commencent en 1587 par l’expulsion des missionnaires, nombreux sont ceux qui rejettent le catholicisme pour sauver leurs vies et leurs biens. Justus Takayama Ukon et son père renoncent aux honneurs en choisissant la pauvreté.

    En 1614, quand le christianisme est définitivement interdit, pour ne pas abjurer, Takayama Ukon part en exil aux Philippines avec 300 chrétiens après avoir été persécuté et chassé du Japon. Il meurt de fièvre quarante jours environ après son arrivée.

    (traduction de Constance Roques)

  • Le message du pape pour le Carême 2017 : la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare

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    De zenit.org :

    Carême: « La Parole est un don, l’autre est un don », message du pape (Texte complet)

    Un temps pour se convertir et changer de vie

    Le message du pape François pour le Carême 2017 intitulé « La Parole est un don. L’autre est un don », a été publié ce 7 février. Le pape y médite sur la parabole du riche et de Lazare, mettant en garde contre l’attachement à l’argent et encourageant à « une conversion sincère ».

    « Le pauvre devant la porte du riche ne représente pas un obstacle gênant mais un appel à nous convertir et à changer de vie », écrit-il. Le pape recommande notamment de lire la Parole de Dieu qui est « une force vivante, capable de susciter la conversion dans le cœur des hommes et d’orienter à nouveau la personne vers Dieu ».

    Le temps du Carême commencera le 1er mars, Mercredi des Cendres, jusqu’au Dimanche de Pâques, 16 avril.

    Message du pape François

    La Parole est un don. L’autre est un don.

    Chers Frères et Sœurs,

    Le Carême est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination sûre: la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort. Et ce temps nous adresse toujours un appel pressant à la conversion: le chrétien est appelé à revenir à Dieu «de tout son cœur» (Jl 2,12) pour ne pas se contenter d’une vie médiocre, mais grandir dans l’amitié avec le Seigneur. Jésus est l’ami fidèle qui ne nous abandonne jamais, car même lorsque nous péchons, il attend patiemment notre retour à Lui et, par cette attente, il manifeste sa volonté de pardon (cf. Homélie du 8 janvier 2016).

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  • Uccle, 14 mars : Le Dialogue des Carmélites de Bernanos par le Théâtre de l'Arc-en-Ciel

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    " Ne pas tomber dans le piège de croire le mal vainqueur !"

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  • Giorgio La Pira : un maître à penser dans la culture catholique européenne

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    Giorgio La Pira

    Un mystique en politique (1904-1977) (Desclée de Brouwer)

    AGNÈS BROT

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    Date de parution : 01.02.2017; nombre de pages : 228

    Présentation :

    Qui, en France, se souvient de Giorgio La Pira ? Et pourtant, cet acteur important de la vie politique italienne du siècle dernier reste un maître à penser dans la culture catholique européenne.

    Très investi auprès des pauvres, maire de Florence pendant de nombreuses années, l'admirateur de Dante et de Savonarole demeure un exemple de chrétien entré en politique, cohérent avec sa foi. Sa vie publique, témoignage de probité, de générosité et d'oubli de soi, a été celle d'un frère universel cherchant, envers et contre tout, le bien commun.

    Homme d'une foi profonde, nourri par une vie spirituelle intense, voire contemplative, le « saint maire » aura été un infatigable artisan de paix, réfléchissant et oeuvrant dans les débats de la politique internationale, du Moyen-Orient à l'Europe, des processus de décolonisation au conflit vietnamien. Contre vents et marées, sa vie fut une vivante illustration de sa devise : « Espérer contre toute espérance ». Son procès en béatification a été ouvert le 9 janvier 1986.

    Agnès Brot dresse un portrait original de ce témoin pour notre temps, mettant la pensée et l'action du tertiaire dominicain en résonance avec l'enseignement et le témoignage du pape François. Une autre façon d'affirmer, à la suite de Giorgio La Pira, qu'entrer en politique peut aussi être un chemin de sainteté.

    Diplômée de l'Institut d'études politiques de Toulouse, Agnès Brot a dirigé le Centre d'études Edmond Michelet. Elle est l'auteur, avec Guillemette de La Borie, de Héroïnes de Dieu. L'épopée des missionnaires au XIXe siècle(Artège Poche, 2016) et de À la recherche d'Edmond Michelet (Le Passeur, 2014).

  • Être sel de la terre par des actes; prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 5e dimanche du temps ordinaire

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    Être sel de la terre par des actes / Michel-Marie Zanotti-Sorkine (223e)
    Prédication (archive du 9 février 2014) pour le 5e dimanche du temps ordinaire

    http://www.delamoureneclats.fr / Références bibliques : http://aelf.org/

    Évangile : Sermon sur la montagne. Le sel de la terre et la lumière du monde (Matthieu 5, 13-16)

    Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n’est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

  • Dimanche 5 février 2017: messe du premier dimanche du mois à l'église du Saint-Sacrement à Liège

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    Messe du 1er dimanche du mois

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    célébrée à Liège

    en l’église du Saint-Sacrement, Boulevard d’Avroy, 132

    (face à la statue équestre de Charlemagne) 

    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_2.0 (2).jpg

    Cette messe mensuelle est organisée avec le concours de l’Ensemble instrumental Darius, l’organiste Patrick Wilwerth et la Schola grégorienne de cette église, avec un programme approprié à la célébration du jour (livrets à votre disposition)

    Voir et entendre ici :

    http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2017/01/25/dimanche-5-fevrier-2017-messe-du-premier-dimanche-du-mois-a-5903186.html

     JPSC

  • Film « Silence » de Scorcese : questions et ambiguïtés

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    "Silence", la dernière œuvre cinématographique de Martin Scorsese, réalisateur du film blasphématoire "La dernière tentation du Christ", a été projeté en avant-première au Vatican au début du mois de décembre 2016, en présence de quelques 300 jésuites du monde entier et de quelques autres invités du pape. Le pape François, qui a eu une entrevue très cordiale avec le réalisateur et sa famille, et le supérieur des Jésuites, retenus l’un et l’autre par d’autres obligations, n’ont toutefois  pas assisté à la projection. Dans le n° 289 - février du mensuel « La Nef », Christophe Geffroy analyse le film qui sort en France le 8 février prochain :

    silence.png

    "Avec Silence, le cinéaste américain Martin Scorsese nous offre un film à la fois grandiose et terriblement ambigu sur le martyre et l’apostasie.

    Point de vue 

    Le film que Martin Scorsese a tiré du roman de Shûsaku Endô, Silence (1), paru en 1966, est à la fois grandiose, exceptionnel et en même temps oppressant et éprouvant avec un message plus qu’ambigu ! Il faut reconnaître au metteur en scène d’avoir été très fidèle au roman et d’avoir admirablement rendu l’atmosphère accablante dans laquelle vivaient les catholiques japonais persécutés au XVIIe siècle. La caméra est superbe et le jeu des acteurs parfait. L’histoire, inspirée de faits réels, est celle des deux derniers jésuites portugais à être envoyés au Japon après les grandes et féroces persécutions perpétrées dès la fin du XVIe siècle et qui prirent une ampleur encore plus cruelle lorsque le catholicisme fut officiellement interdit en 1614. Deux jeunes jésuites portugais, le Père Sebastiao Rodrigues (inspiré de la figure historique de Giuseppe Chiara et joué par l’excellent Andrew Garfield qui crevait déjà l’écran dans Tu ne tueras point de Mel Gibson) et le Père Francisco Garupe (Adam Driver) sont envoyés au Japon où tous les prêtres ont été massacrés. Leur but, outre de conforter les chrétiens japonais laissés sans pasteur, est d’enquêter pour connaître la vérité sur l’apostasie du supérieur jésuite sur place, le Père Cristovao Ferreira (Liam Neeson), qui était leur mentor et dont on dit qu’il vit désormais, sous le nom de Sawano Chuan, avec une épouse et qu’il écrirait même contre la foi catholique.

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  • Le cardinal Müller critique les « interprétations confuses » d’Amoris laetitia

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    Le point de vue de Nicolas Senèze, correspondant de « La Croix » à Rome, publié dans dans le supplément « Urbi et Orbi » du journal  :

    « Proposant sa propre interprétation de l’exhortation Amoris laetitia, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi attaque, sans les nommer, les textes des évêques de Malte et de la région de Buenos Aires, pourtant soutenus par le pape François.

    Dans un entretien à la revue italienne Il Timone, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, met en garde contre les « interprétations confuses » de l’exhortation Amoris laetitia, notamment en ce qui concerne les divorcés remariés.

    > LIRE AUSSI : Amoris laetitia, une nouvelle approche des divorcés remariés

    « Amoris laetitia doit être clairement comprise à la lumière de toute la doctrine de l’Église », estime le gardien du dogme catholique selon qui les évêques ne doivent pas interpréter ce texte « en fonction de leur propre compréhension de l’enseignement du pape ».

    « Il n’est pas possible d’aller au-delà des déclarations du magistère quand il s’agit de déclarations regardant la foi divine catholique révélée », précise le cardinal Müller, qui se concentre notamment sur les difficultés d’interprétations d’Amoris laetitia par rapport aux textes Veritatis splendor et Familiaris consortio de Jean-Paul II.

    Ces textes avaient été invoqués par les quatre cardinaux frondeurs dans leurs « doutes » adressés au pape sur Amoris laetitia, et dont le cardinal Müller avait reçu une copie.

    > LIRE AUSSI : Amoris laetitia, quatre cardinaux écrivent leurs « doutes » au pape

    Selon le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, l’enseignement de Familiaris consortio sur le fait que les couples de divorcés remariés doivent vivre dans la continence pour accéder à l’eucharistie est toujours valable.

    « C’est non seulement une loi positive de Jean-Paul II, mais qui exprime un élément constitutif de la théologie morale chrétienne et de la théologie des sacrements », insiste le cardinal Müller pour qui la « confusion » autour d’Amoris laetitia « concerne également la non-acceptation de l’encyclique Veritatis splendor et de sa claire doctrine du mal intrinsèque ».

    « La tâche des évêques n’est pas de ne pas créer la confusion »

    « Pour nous, le mariage est une expression de la participation à l’unité du Christ Époux et de son épouse l’Église, explique-t-il. Ce n’est pas, comme certains l’ont dit au cours du Synode, une simple et vague analogie. Non ! Cela est la substance du sacrement, et aucune puissance dans le ciel et sur la terre, ni un ange, ni pape, ni un concile ou une loi des évêques, n’a le pouvoir de le changer. »

    Une déclaration qui va néanmoins à rebours du texte même d’Amoris laetitia dans lequel le pape François souligne que « l’analogie entre le couple mari-femme et celui Christ-Église est une analogie imparfaite ».

    > LIRE AUSSI : Amoris laetitia, un regard lucide sur le couple et la famille

    Dans son interview, le cardinal Müller rappelle également qu’« on ne peut pas dire qu’il y a des circonstances où l’adultère n’est pas un péché mortel » et met en garde contre « la casuistique qui peut facilement conduire à des malentendus ».

    « La tâche des prêtres et des évêques n’est pas de créer la confusion, mais de rendre les choses claires », précise-t-il, soulignant la nécessité de « ne pas se référer à des petits passages d’Amoris laetitia » mais de « tout lire dans son ensemble afin de rendre plus attrayant pour les gens l’Évangile du mariage et de la famille ».

    > LIRE AUSSI : L’accueil des divorcés dans l’Église avance à petit pas

    « Ce n’est pas Amoris laetitia qui entraîne des interprétations confuses, mais certains de ses interprètes », conclut le cardinal.

    Sans se rallier aux quatre cardinaux frondeurs, avec lesquels il avait pris ses distances, le gardien du dogme catholique se démarque pourtant aussi des interprétations du texte soutenues par le pape lui-même et le Saint-Siège.

    > LIRE AUSSI : « Une correction fraternelle » du pape « n’est pas possible », affirme le cardinal Müller

    Sans les citer explicitement, il critique en effet fermement les interprétations données par les évêques de la région de Buenos Aires – auxquels le pape avait pourtant répondu de sa main qu’« il n’y a pas d’autre interprétation » que la leur – ou par ceux de Malte – donnée officieusement en exemple par L’Osservatore romano, le quotidien du Saint-Siège.

    > LIRE AUSSI : Le pape félicite des évêques argentins pour leur interprétation d’Amoris laetitia

    > LIRE AUSSI : Les évêques de Malte permettent l’accès à l’eucharistie de divorcés remariés

    Ref. Le cardinal Müller critique les « interprétations confuses » d’Amoris laetitia

    Le meilleur moyen d'ôter les doutes sur la position de Rome n’est pas de donner une interview dans une revue, mais de publier un texte officiel émanant de la congrégation  pour la doctrine de la foi. Sinon, on s’expose au type de commentaire exprimé par Nicolas Sénèze en exergue de son article : « Proposant sa propre interprétation de l’exhortation Amoris laetitia, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi attaque, sans les nommer, les textes des évêques de Malte et de la région de Buenos Aires, pourtant soutenus par le pape François »

    JPSC